Prélèvement de 5% sur le salaire des travailleurs ? Les précisions d’Elhadj Mamadou Diaye (CNTG)

23 août 2021 à 20 08 14 08148
Elhadj Mamadou Moustapha N’Diaye de la CNTG

Comme annoncé précédemment, les travailleurs de Guinée pourraient voir une « amputation de 5% » sur leur salaire de base indiciaire à la fin de ce mois d’août. Ce prélèvement (prévu par le gouvernement) entre dans le cadre des cotisations sociales allant dans le sens de la prise en charge sanitaire des travailleurs (la protection sociale). Mais, compte tenu les conditions de précarité des travailleurs et du contexte de crise économique et sanitaire dans lequel se trouve la Guinée, certaines organisations syndicales s’insurgent déjà contre un tel prélèvement. Elles estiment également qu’il y a assez de zones d’ombre à éclaircir avant l’application de cette mesure qui va directement impacter sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Cependant, à la confédération nationale des travailleurs de Guinée (l’une des plus grandes centrales syndicales du pays), le principe est déjà acquis pour le prélèvement de ces 5%. Et, cette position aurait été réitérée au gouvernement ce lundi, 23 août 2021, par le secrétaire général de ladite centrale syndicale.

« La protection sociale c’est en Guinée ici seulement qu’on ne parle pas de ça. Mais, il faut savoir que le travailleur ne peut pas se prendre ne charge à 100%. Mais, chez nous ici, il n’y a aucune disposition pour pouvoir soulager le travailleur. C’est pourquoi nous nous avons proposé cette forme de protection là au gouvernement. Ça n’a pas été facile, mais au moment où nous parlons il y a une loi sur ça. Et, cette loi est applicable à tout moment. Donc, pour ce qui concerne le cas de ce mois d’août, nous ne pouvons dire que nous sommes étrangers à ça. On est déjà averti, puisqu’avant cette échéance on a tenu des réunions dans les gouvernorats pour passer l’information. Et, partout où notre délégation est passée, l’adhésion totale des travailleurs a été acquise. Bien sûr, on ne peut pas toucher 100% des concernés par ça (cette cotisation). Mais, le principe a été accepté. Et, on attendait seulement le moment opportun pour mettre ça en application. Donc, c’est nous qui sommes à la base de cette protection sociale. En tout cas, notre centrale syndicale (CNTG) est partie prenante. Et, aujourd’hui même, le gouvernement a invité notre secrétaire général (Amadou Diallo) pour pouvoir échanger avec lui. Il (Amadou Diallo) a réaffirmé la position de la CNTG par rapport à ce principe de prélèvement de ces 5% », a expliqué Elhadj Mamadou Diaye, membre du secrétariat de la CNTG chargé du département éducation ouvrière.

Pour ce syndicaliste, les travailleurs ont un « avantage considérable » avec ce programme de protection sociale. Mais, il précise qu’il y a une période moratoire de six mois (à partir du début de la cotisation) avant le début d’application de ce programme d’assurance santé.

« Pour celui qui est payé à 1 500 000 francs par mois, les 5% de ce montant font à peu près 75 000 francs. Donc, mon cher ami, si on te demande 75 000 francs par mois pour qu’on puisse te soigner décemment, vous ne voyez pas que c’est avantageux ? Il y a un avantage terrible là-bas. Il faut savoir que toute chose a un début. Le travailleur, ses enfants, sa femme tout ça a un coût. Si vous voulez qu’on aligne tout cela, les gens (les travailleurs) ne pourront pas supporter. Donc, nous nous prenons d’abord le travailleur qui va cotiser ; après ça, quand tout le monde va adhérer à l’idée (la cotisation), on verra. Parce qu’il faut préciser qu’il y a un moratoire de six mois pour qu’on ait une caisse bien garnie avant de commencer à faire l’application. D’ici là, on aura à mettre en place les préalables que certains ne cessent de citer actuellement (les carnets, les structures sanitaires concernés,…) Il ne faut pas que les gens pensent que quand on prélève ce mois-là l’application va aussi commencer ce même mois. Il faut un temps moratoire. Au jour d’aujourd’hui, malgré que les travailleurs ne cotisent pas, l’Etat fait des évacuations à coup de millions de francs guinéens. Donc, si l’Etat a fait un pas dans ce sens là il faut qu’on l’accompagne. Surtout que le bénéficiaire c’est le travailleur », a indiqué Elhadj Mamadou Diaye.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Prélèvement de 5% sur le salaire des fonctionnaires ? Pépé Balamou dénonce une main « des syndicalistes corrompus »

23 août 2021 à 20 08 11 08118
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE)

Créées après de longues années de lutte syndicale en Guinée, l’institut national d’assurance maladie obligatoire (INAMO) et la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE) doivent être supportées par les cotisations sociales des travailleurs (5%) et l’Etat (18%). Seulement, depuis 2014, c’est grâce à la subvention de l’Etat (à hauteur de 23%) que ces deux entités fonctionnent. Et apparemment, cette année, l’Etat ne compte pas payer à la place des travailleurs. D’ailleurs, il serait prévu de commencer le prélèvement de ces 5% sur les salaires des travailleurs à partir de la fin de ce mois d’août. Mais, au sein de la classe ouvrière, ce prélèvement annoncé fait déjà grincer des dents. Certains syndicats dénoncent l’inopportunité d’une telle action (en cette période de crise économique et sanitaire) et soupçonnent une volonté des autorités de maintenir les travailleurs dans la précarité. C’est le cas notamment au niveau du syndicat national de l’éducation (SNE) où on demande carrément au gouvernement de sursoir à cette mesure.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 23 août 2021, le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balmou, a exprimé sa désapprobation de cette initiative des autorités. Il assure que c’est une « fuite en avant » de « syndicalistes corrompus », des « opportunistes » qui induisent le gouvernement en erreur dans le but unique de pouvoir conserver leurs places au soleil.

« Le syndicat national de l’éducation s’inscrit dans une posture totale de désapprobation de ce prélèvement de 5% sur les salaires de base indiciaires des fonctionnaires en activité. Pour nous, il n’y a pas eu d’explication, de campagne d’information et de sensibilisation. Les centrales syndicales dites représentative, notamment la CNTG, ont fait une fuite en avant en prenant une équipe et aller se promener en touristes dans les huit régions administratives du pays et en ne touchant pas réellement les vrais travailleurs. Nous nous pensons que ces syndicalistes qui se sont mêlés à cette démarche-là sont des syndicalistes corrompus jusqu’à la moelle des os, des opportunistes qui défendent leurs intérêts personnels et les postes qu’ils occupent dans les différentes institutions sociales… Ils se soucis peu de leurs mandants qui croupissent aujourd’hui dans la misère. Depuis 2017, le salaire du fonctionnaire guinéen n’a connu aucun centime d’augmentation, alors que préalablement à chaque deux ans, qu’il y ait grève ou pas, il y avait toujours une légère augmentation du salaire des fonctionnaires due à la cherté de vie et à la baisse du pouvoir d’achat. Tout récemment, le SNE a prévenu que l’anticipation des examens nationaux à ces deux stratégies machiavéliques : augmenter le prix du carburant à la pompe et prélever les 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires. Donc, pour des syndicalistes sérieux, l’heure n’était pas au prélèvement d’un salaire qui est sacré et alimentaire. Tous les fonctionnaires en république de Guinée sont endettés jusqu’au cou dans les banques primaires (prêts scolaires, prêts fonctionnaires, crédits flash…) avec des taux d’intérêts exponentiels à hauteur de 14 à 15%. Donc, que ces syndicalistes-là s’associent à l’Etat en cette période de soudure (le mois d’août) pour prélever 5% sur les salaires, ce n’est pas bon. Aujourd’hui, l’heure est aux mesures d’accompagnement, parce qu’il y a eu l’augmentation du prix des produits pétroliers à la pompe. Donc, pour des syndicalistes sérieux, c’était d’interpeller le gouvernement sur les mesures d’accompagnement qu’il fallait apporter, parce qu’aujourd’hui le transport et le loyer ont augmenté, les prix des denrées de premières nécessités ont flambés. Il y a tous ceux problèmes ; et, au lieu que nous syndicats on se rencontre pour parler de ça, c’est d’enfoncer les travailleurs dans la précarité, la souffrance capable de les tuer plus que les maladies contre lesquelles on veut les défendre », s’est indigné Michel Pépé Balamou.

A en croire ce leader syndical, le SNE n’est pas opposé à une cotisation sociale allant dans le sens de la prise en charge sanitaire des travailleurs. Mais, il est fermement attaché au respect des préalables qui doivent conduire à cette cotisation. Car, beaucoup d’interrogations subsistent encore cette assurance qu’on miroite aux fonctionnaires.

« La prise en charge médicale existait en Guinée pendant la première république, parce qu’il y avait des élèves qui avaient même des cahiers de visite médicale. Il y avait la dotation des fonctionnaires en denrées de premières nécessités. Mais, il y a eu une rupture depuis 1984. Et, quand il y a rupture depuis plus de 30 ans, il faut tout reprendre. Et, pour cela, il faut un véritable débat national pour qu’il y ait une large communication là-dessus. Et, aujourd’hui, les interrogations par rapport aux préalables que nous nous fixons c’est : Où sont les hôpitaux publics dignes de nom dans les communes, les préfectures, les régions, les sous-préfectures, les districts capables de prendre en charge ces fonctionnaires-là ? Où se trouvent les pharmacies ou les officines publiques où le fonctionnaire va assurer son ordonnance ? Qui doit être pris en charge (le fonctionnaire, sa femme, ses enfants) et à hauteur de combien de pourcent ? Quelles les maladies qui sont pris en charge ? Mais, pour l’instant rien n’est dit là-dessus. Il ne faut pas qu’on se moque de notre intelligence. C’est bien vrai qu’il faut une assurance maladie obligatoire, mais il faut d’abord créer les conditions. C’est comme si vous parlez de logement sociaux, les bâtiments n’existent pas, vous vous commencez à rendre de l’argent avec les gens. Donc, nous nous pensons que le président de la république doit savoir raison gardée. Les syndicalistes qui sont en train de l’induire en erreur aujourd’hui sont les mêmes qui ont induit en erreur le président Lansana Conté en 2006 et 2007. Vous avez vu récemment le cas des transporteurs qui ont désavoué leur syndicat, ils sont allés en grève et sont revenus fixer leur prix. Qu’est-ce que le syndicat des transporteurs a pu apporter au président de la république. Donc, si le président de la république veut de l’accalmie dans le pays, il doit sursoir d’abord à ce prélèvement jusqu’à ce qu’on demande l’avis des personnes concernées. Puisque pour nous, toute assurance maladie qui sera faite pour nous sans nous est contre nous », a martelé Michel Pépé Balamou.

Pour ce syndicaliste de l’éducation, les enseignants sont visés par ce prélèvement pour le mois de septembre. Mais, Pépé Balamou assure que le SNE qu’il dirige n’exclura aucun moyen, aucune stratégie pour marquer son opposition. Il en appelle d’ailleurs à la mobilisation et à la sérénité des enseignants pour faire front commun contre cette mesure qui est un affront.

« Nous (le SNE) considérons cela comme une provocation, une déclaration de guerre. Et donc, nous disons aux enseignants de rester sereins et de se mobiliser. On sait qu’ils (les autorités) attendent le mois de septembre pour pouvoir défalquer pour les enseignants. Mais, si jamais ils touchent un franc sur ça (le salaire), nous nous allons descendre au niveau de notre base pour qu’on se fasse entendre par les moyens légaux que la loi met à notre disposition. Nous n’excluons aucune proposition, aucune stratégie. Mais, pour l’instant, nous allons nous réunir en intersyndical et nous adresser au gouvernement pour faire une alerte pour que le gouvernement comprenne que l’éducation n’est pas un secteur à toucher. Parce que ce prélèvement sera la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Et, je pense que c’est la boite pandore qu’il ne faudrait pas ouvrir. Il n’est pas encore tard pour qu’on se rencontre pour définir les modalités afin de créer les conditions minimales d’application d’une assurance maladie obligatoire. Sinon ça sera insulter la conscience des travailleurs, c’est être insensible à la misère et à la précarité dans lesquelles les travailleurs végètent aujourd’hui. Et, la responsabilité première est bien entendu les syndicalistes véreux, opportunistes et corrompus. Mais, nous aurons à en découdre avec ces syndicalistes », a dit Michel Pépé Balamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : une personne testée positive au COVID-19 prend la fuite (DPS)

18 août 2021 à 18 06 53 08538

« Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus, le malade a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue ».

Âgé de 58 ans et originaire de la préfecture de Tougué, Thierno Abdoulaye Baldé a été testé positif au COVID-19 hier, mardi 17 août 2021, à l’hôpital régional de Labé. Mais, ce vieil homme a fait la ruse pour tromper la vigilance des médecins et prendre la poudre d’escampette. Les autorités sanitaires locales ont déjà entrepris des démarches pour le retrouver, mais le patient a même éteint son téléphone, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, ce patient était allé à l’hôpital régional pour une autre maladie. Mais, les médecins lui ont quand même soumis à un teste COVID. Malheureusement, son résultat s’est avéré positif. Mais, aux environs de 18 heures, ce vieil homme porteur de COVID-19 s’est enfui de l’hôpital. Et, jusqu’à présent, les autorités n’ont aucune nouvelle de lui.

Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

« C’est effectif ! Une personne testée positive au coronavirus a pris la fuite ce mardi aux environs de 18 heures et on est en train de la rechercher à travers la ville. Je précise que lui (le patient en fuite), il n’est pas dans un état alarmant comme les autres. Il n’est pas  essoufflé. Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Selon les informations, il est venu de Tougué et s’appelle Thierno Abdoulaye Baldé, âgé de 58 ans.  Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus par le responsable du CT-EPI, le malade en question a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue. Parce qu’il n’était pas encore admis au CT-EPI. C’est pourquoi  nous demandons le concours de tout le monde, y compris sa famille, de nous assister pour qu’on puisse le retrouver. Parce qu’il a même éteint son téléphone portable. Si les parents même cachent les malades ça devient une difficulté pour nous. On souhaite vraiment que les gens acceptent de collaborer, car c’est dans l’intérêt de nous tous. Mais, nous allons mettre en place une équipe pour le rechercher en ville », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo.

La fuite de ce patient inquiète, d’autant plus qu’elle intervient à un moment où le COVID-19 connait une explosion à Labé. 97 cas hospitalisés se trouvent actuellement au CT-EPI de la préfecture. Et, depuis le début du mois d’août, 13 cas décès y ont été enregistrés.

D’ailleurs, dans un entretien ce mercredi, le directeur régional de la santé de Labé, Docteur Mamadou Houdy Bah, a indiqué que cinq (5) cas du très contagieux variant Delta ont déjà été enregistrés dans cette région de la Moyenne Guinée.

« La situation commence à être inquiétante. Nous avons envoyé récemment des échantillons à Conakry pour le séquençage. Et, les résultats que nous avons reçu ont montré que 5 cas sont du variant Delta. Et parmi les 05 cas, il ya un (1) qui est venu de Kouratongo (dans la préfecture de Tougué), une localité très reculée d’ici. C’est pour dire que le virus est parti très loin, parce que Kouratongo est une localité très éloignée de nous. Je me dis que c’est les conséquences de la fête de tabaski que nous avons célébrée il y a de cela quelques semaines. Parce que je sais que des gens sont venus de partout pour aller dans leurs villages. Et, le plus souvent, si ces derniers ont une maladie contagieuse, ils peuvent facilement contaminer les autres. J’interpelle tout un chacun à être vigilant et à respecter les mesures sanitaires », a laissé entendre Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Recrudescence de la Covid-19 en Guinée : Dr Ben Youssouf Keïta encourage la vaccination

3 août 2021 à 8 08 55 08558
Dr Ben Youssouf Keïta

Apparue en Guinée en mars 2020, la COVID-19 connait une recrudescence ces derniers temps dans le pays. Avec 25801 cas confirmés (dont 229 décès hospitaliers) à la date du 30 juillet dernier, le pays peine encore à stopper la chaine de contamination. La présence des variants (notamment le très contagieux variant delta) a visiblement accru la contamination ; et, le pays a enregistré neuf (9) morts vendredi dernier, un nombre record d’autant plus qu’il est le plus grand total journalier de décès dans le pays depuis que le coronavirus y est apparu. La situation inquiète les autorités sanitaire du pays et les leaders d’opinion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 02 août 2021, Dr. Ben Youssouf Keïta, membre du bureau exécutif de l’UFDG et ancien président de la commission santé de la 8ème législature de l’Assemblée Nationale, a invité à la population à accepter la vaccination pour construire « une immunité collective » dans le pays. Il indique que la Guinée fait face une « deuxième vague de COVID-19 » ; et, le refus de la vaccination et l’inobservation des mesures barrières ne feront qu’empirer les choses dans le pays.  

 « Cette forme de coronavirus que nous avons en ce moment là, c’est la deuxième vague de chez nous. C’est le variant delta qui est plus meurtrier, plus contagieux. Effectivement, les moyens mis à la disposition de l’ANSS sont là, mais la population paraît traîner les pieds pour la vaccination. Les mesures n’ont pas été honnêtement respectées par la population. C’est ça le danger. Parce qu’on ne peut pas dire qu’il y a manque de vaccination alors qu’il y a les vaccins. Les gens traînent à aller se faire vacciner. Imaginez-vous, il y a que 5% de la population qui est vacciné. Et, pour atteindre l’immunité collective, il faut que les 70% de la population soient vaccinés. La population doit suivre les consignes des autorités en prenant l’exemple même de nos principaux leaders d’opinion, les chefs religieux catholiques et même les leaders politiques. Le président de la République s’est fait vacciner, le président Cellou Dalein Diallo aussi s’est fait vacciner. Ces deux personnes sont les plus influentes du  pays. On doit prendre exemple sur eux. On ne voit pas pourquoi la population traîne les pieds pour aller se faire vacciner… De l’autre côté, il faut combattre l’intoxication. Parce qu’il y a de l’intoxication dans les réseaux sociaux pour dire que quand tu te fais vacciner, dans le vaccin, il y a une puce. Quand tu te fais vacciner, on peut te répertorié partout où tu es. Ça, c’est non seulement désinformer, mais intoxiquer aussi la population afin qu’elle n’aille pas se faire vacciner. Donc, face à une telle situation, le gouvernement doit faire d’abord une campagne de sensibilisation à bâton rompu sur tous les médias et dans toutes les langues du pays. Aussi, faire venir suffisamment des vaccins, au minimum (20 millions de vaccins), prendre des mesures coercitives et inclure toutes les ONGs pour informer et sensibiliser la population pour qu’elles aillent se faire vacciner. Dans ce cas, celui qui refuse de se faire vacciner, on le sanctionne », a indiqué Dr Ben Joussouf Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineatin.com

Tel : 620589527/664413227

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Lutte contre la Covid-19 : Lions Club Guinée vole au secours des élèves sourds-muets de Boulbinet

29 juin 2021 à 21 09 27 06276

Le Lions Club Guinée, en partenariat avec Médico Lions Club de France, a offert 10 mille visières à l’école des sourds-muets de Boulbinet. Ce don vise à protéger les élèves de cet établissement scolaire contre la pandémie de Covid-19. La remise officielle de ces équipements de protection a eu lieu ce mardi, 29 juin 2021, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est dans le cadre de la célébration du mois de l’enfant (juin) que le Lions Club Guinée avec ses LEOs et son partenaire de Médico Lions Club de France ont décidé de faire ce geste en faveur des élèves de l’école des sourds-muets de Boulbinet.  Une façon pour ces organisations humanitaires d’aider ces enfants vulnérables à se prémunir contre la pandémie de coronavirus qui sévit en Guinée.

Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France

« À ce 31ème anniversaire du mois de l’enfant, le Lions club focalise son attention sur le thème suivant : La protection de nos enfants contre le Covid-19. Mettre à l’abri ces enfants qui ont une déficience auditive est sans doute une obligation pour nous tous. Ces enfants, n’ayant pas cette faculté de dire facilement ce qu’ils ressentent, ont un grand risque d’exposition au Covid-19. C’est dans ce cadre que nous faisons ce don de 10 mille visières de protection, dans l’optique de les protéger contre la Covid-19 », a indiqué Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France.

Youssouf Keita, directeur par intérim de l’école des sourds muets de Boulbinet

Ce geste humanitaire est accueilli avec beaucoup de joie par les bénéficiaires. Youssouf Keïta, le directeur par intérim de l’école des sourds-muets de Boulbinet, a vivement remercié les donateurs. « Au nom de la direction nationale de l’action sociale, au nom de la direction de l’école, je vous dis grand merci. Ce geste va dans le cadre de la protection sanitaire des enfants sourds-muets. Ces enfants sourds-muets sont les plus exposés aux différentes maladies. Ils n’entendent pas, ils ne parlent pas.

Ils sont les plus vulnérables au point de vue communication. Les informations passent à la radio et à la télé, mais pas en langue des signes. Sur ce, l’ONG qui a pensé aux enfants sourds-muets pour leur protection sanitaire,  l’ensemble des encadreurs et des élèves vous disent merci. Lions Club Guinée n’est pas à sa première fois ici. L’ensemble des apprenants sollicitent votre appui continuel pour donner un espoir d’avenir dans tous les domaines », a dit le premier responsable de l’école.

A noter que Lions Club Guinée et ses LEOs ainsi que Médico Lions Club de France sont tous membres du Lions Club international. Une organisation caritative qui existe depuis plus de 103 ans et qui œuvre au bénéfice des communautés. Elle compte 600 membres en Guinée et 1.700.000 dans le monde.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Hajj 2021 et Covid-19 : l’Arabie Saoudite n’autorisera à aucun pays d’envoyer de pèlerins…

12 juin 2021 à 12 12 06 06066

Guineematin.com vient d’avoir cette importante nouvelle qui était très attendue par le monde musulman. Ceux qui espéraient accomplir cette année le cinquième pilier de l’islam doivent prier Dieu de leur accorder encore la santé et les moyens de tenir jusqu’à l’année prochaine. Coronavirus oblige, aucun pays étranger n’aura l’autorisation d’envoyer de pèlerins cette année (2021) en Arabie Saoudite.

Le Royaume n’accordera aucun visa pour le pèlerinage de cette année, qui sera exclusivement réservé aux saoudiens et aux étrangers qui résident en Arabie Saoudite. Au total, les autorités saoudiennes n’accorderont la possibilité de faire ce rite musulmans qu’à 60 000 fidèles.

À suivre !

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12 ans déjà ! BÂ Mamadou dans nos Cœurs et nos Convictions

25 mai 2021 à 14 02 51 05515

26 Mai 2009 – 26 Mai 2021, la fondation BÂ Mamadou nous convie à la douzième commémoration du décès de son compagnon et leader bien aimé qu’on avait coutume d’appeler affectueusement le « Doyen BA Mamadou ». Cette Commémoration se fera cette fois-ci encore sans cérémonie, sans regroupement, Coronavirus oblige hélas, mais de Cœur et d’esprit nous la faisons dans la communion et la réflexion sur la vision de l’homme de conception et de l’action pragmatique qu’il fut.

Nous ne devons pas oublier que BÂ Mamadou était avant tout l’écriture, les textes qu’il publiait régulièrement depuis le tout premier « la Guinée peut-elle être redressée ? » du premier avril 1990 Au-delà de la mobilisation des masses, il écrivait, critiquait et proposait mieux.

Notre Constat d’aujourd’hui est que ce qu’il est encore et toujours dans une préoccupante actualité, on le cite : « il faut pouvoir susciter chez le guinéen une attitude mentale lui permettant de reconnaitre les blocages qui existent et de les combattre afin qu’il puisse participer au redressement économique indispensable …, il faut passer de la mentalité de subsistance à la mentalité de développement … »

Dans les pages suivantes de son texte il est beaucoup question de la corruption et de l’impunité, « la corruption résultant du non-respect de la chose publique ; en rappelant que « dans tous ces scandales il n’ya jamais de vrai responsable, jamais de poursuites judiciaires, jamais d’information claire sur les suites données, etc. » Oὺ en sommes-nous toujours ? Si les choses ont bougé c’est par reculade.

Toujours dans cet écrit de 1990 on lit : « un observateur averti avait indiqué que l’Administration à été privatisée par les fonctionnaires guinéens. En effet chaque fonctionnaire considère sa parcelle de pouvoir comme son capital propre qu’il doit faire fructifier à son seul profit. Comme il n’est pas jugé sur l’accomplissement de sa tâche, il n’a aucun souci à se faire ».  Alors oὺ en sommes-nous, toutes tares de plus en plus grandissantes et d’actualité.

Par rapport aux propos quotidiens qu’il tenait, il revenait comme un leitmotiv l’exigence de la concertation, des rencontres et des partages d’opinion, la tenue d’une conférence nationale incontournable pour partir du bon pied dans la transparence et le bon chemin. Ses Vœux et sa vision n’ont pas vu le jour, la Guinée est toujours à la recherche d’elle-même, de son chemin et des « lendemains qui chantent ». Rien. Sur beaucoup de plans la situation est pire que celle d’hier, les maux que le Doyen avait inlassablement dénoncés sont et demeurent.

Nous sommes en 2021, 12ans après sa mort, on nous sort du chapeau un secrétaire permanent au dialogue national, allons donc, bon vent, Alléluia !

La présidente, Hadja Aïssatou BAH

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Mohamed Sacko (imam) à Aly Jamal Bangoura : « qu’il le veuille ou non, nous allons prier dans nos mosquées… »

8 mai 2021 à 10 10 03 05035

Mohamed Sacko, imam de la mosquée Nafaya, du secteur II du quartier Senkèfara

« S’ils veulent interdire les prières nocturnes, ils n’ont qu’à fermer d’abord les marchés, l’Assemblée nationale, les ministères, les universités… Ils n’ont qu’à fermer partout où il y a du monde… Nous ne sommes ni des rebelles, encore moins des terroristes. Nous sommes des musulmans. Nous nous battons pour notre droit », a lancé l’imam Sacko.

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Manifestations en Haute Guinée : « c’est un ras-le-bol qui est exprimé », selon Taran Diallo

7 mai 2021 à 11 11 41 05415

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) et membre de l’ANAD

Les manifestations qui ont secoué la Haute Guinée ces derniers jours continuent de susciter le débat au sein de l’opinion nationale. Beaucoup se demandent comment l’interdiction des prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours du ramadan peut susciter autant de colère dans une région connue pour être un bastion traditionnel du parti au pouvoir. Mais l’opposant Alpha Oumar Taran Diallo, lui, a une idée sur l’origine des mouvements de protestation.

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Fête des travailleurs ou des chômeurs : et si on se concentrait sur l’essentiel ?

1 mai 2021 à 14 02 55 05555

Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique

Nous célébrons cette journée internationale des travailleurs dans un contexte de crise sanitaire marqué par l’apparition de la Covid-19. Même si pour le moment il est tôt d’évaluer les effets négatifs du Coronavirus sur l’activité économique, notre économie subit de plein fouet l’impact de ce dernier car, à date des secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie, le transport, la culture, le commerce, entre autres, sont durement affectés.

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Boké-Manifs à Dapilon: vers une sortie de crise

30 avril 2021 à 17 05 54 04544

La grève déclenchée par les employés de la Société WAP au port de Dapilon, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké, est en passe d’être résolue. Une médiation dirigée par les sages de la localité se tient ce jeudi pour permettre la reprise des activités minières.

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Ramadan et Covid-19 : ce que l’ANSS demande aux musulmans de Guinée

14 avril 2021 à 8 08 17 04174

Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire alerte sur les risques de propagation de la pandémie de Covid-19 pendant le ramadan en Guinée. En effet, ce mois de jeûne et de pénitence pour les musulmans connaît de grands regroupements de personnes, notamment dans les mosquées. C’est pourquoi l’ANSS a organisé une conférence de presse hier, mardi 13 avril 2021, pour se prononcer sur cette situation. Elle a mis l’occasion à profit pour donner quelques conseils à mettre en œuvre pour minimiser les risques de contamination, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Lutte contre la COVID-19 : l’ONG « Lions Clubs International » offre d’importants kits sanitaires au CTEpi de Kenien

26 mars 2021 à 11 11 35 03353

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19 en Guinée, l’ONG Lions Clubs International, en partenariat avec Medico Lions Clubs de France, a fait un important don de kits sanitaires au Centre de Traitement Épidémiologique de Kenien. La cérémonie de remise a été organisée le mercredi dernier, 24 mars 2021, dans la salle de conférence de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, en présence du Directeur général adjoint de l’ANSS, Dr Bouna Yattassaye, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

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Crises sanitaire et économique : Dr Mauro Sidibé appelle à une « trêve politique » en Guinée

23 mars 2021 à 15 03 52 03523

Dr Moron Sidibé, président du parti Alliance des Forces du Changement (AFC)

Président préfectoral de l’ordre des médecins à Kankan et président du parti Alliance des Forces du Changement (AFC), Dr Mandiouf Mauro Sidibé se montre très préoccupé par la propagation de la pandémie de Covid-19 en Guinée. C’est pourquoi ce médecin-gynécologue et homme politique, préconise une « trêve politique » afin que toutes les attentions soient focalisées sur la lutte pour l’éradication de cette maladie dans le pays. Il a lancé cet appel dans une déclaration publiée le dimanche, 21 mars 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

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Covid-19 à l’université de Kankan : les précisions d’un responsable de l’institution

19 mars 2021 à 17 05 40 03403

Comme annoncé précédemment, quatre cas positifs de Covid-19 ont été enregistrés cette semaine à l’université Julius Nyerere de Kankan. Comment en est-on arrivé là ? Le responsable de la communication de l’institution d’enseignement supérieur a répondu à cette question dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Kankan, ce vendredi 19 mars 2021.

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Coyah et Dubréka ou « l’apartheid » dans l’assainissement

19 mars 2021 à 15 03 55 03553

image d’archive

Il aura fallu Coronavirus et ses corollaires de restrictions pour que les autorités guinéennes nous parlent « du Grand Conakry ». Entendez les cinq communes de la capitale plus Coyah et Dubréka. Sur le papier ces deux préfectures et leurs communes urbaines sont rattachées à la préfecture de Kindia. Mais sur le papier seulement. Dans les faits, Coyah et Dubréka partagent tout avec Conakry.

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Maison centrale : Madic 100 frontière positif au Covid-19, son procès en appel renvoyé

18 mars 2021 à 12 12 11 03113

Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière

Le procès en appel de Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, ne s’est finalement pas ouvert ce jeudi, 18 mars 2021, comme c’était prévu. Le dossier a été renvoyé au 8 avril pour des raisons de santé. En effet, l’opposant a contracté récemment le coronavirus à la Maison centrale de Conakry et se trouve hospitalisé au centre de traitement situé dans cette prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Lutte contre la Covid-19 et les VBG : l’ONG AGUICOPS à l’école primaire de Kobaya Plateau

12 mars 2021 à 8 08 30 03303

L’association guinéenne pour la consolidation de la paix et de la solidarité (AGUICOPS) poursuit ses efforts visant à éradiquer la pandémie de Covid-19 en Guinée. C’est dans ce cadre qu’elle a procédé ce jeudi, 11 mars 2021, à la remise d’un important lot de kits sanitaires à l’école primaire de Kobaya Plateau, dans la commune de Ratoma (Conakry). L’ONG a mis l’occasion à profit pour sensibiliser les élèves sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Vaccination contre la Covid-19 : Dr Edouard Zoutomou appelle à la prudence

11 mars 2021 à 10 10 32 03323

Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP)

Confrontée depuis quelques semaines à une nouvelle flambée du coronavirus, la Guinée a lancé récemment une campagne de vaccination en vue de mettre fin à la propagation de la maladie. Mais cette démarche ne rassure pas totalement Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, le président du parti UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès). L’opposant appelle à la prudence face aux vaccins qui sont sur le marché et dont on ne connaît pas suffisamment l’efficacité et les effets secondaires. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 10 mars 2021.

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