« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Conakry : le journaliste Ibrahima Sadio Bah libéré

17 août 2019 à 9 09 23 08238

Moins de 24 heures après son interpellation, le journaliste Ibrahima Sadio Bah, officier médias de la Fédération guinéenne de football, a été remis en liberté. Il a été libéré après son audition qui a eu lieu dans la journée d’hier, vendredi 17 août 2019, dans les locaux du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigé par le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Rien n’a filtré pour l’instant sur cette audition et sur les raisons qui ont conduit à la libération du journaliste. Ibrahima Sadio Bah a été interpellé dans la soirée du jeudi dernier à son domicile, à Kaloum, suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, conseiller personnel du Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Corruption au sein du Syli national : Amadou Diaby et Paul Put lourdement sanctionnés

16 août 2019 à 20 08 13 08138

La commission d’Ethique de la Fédération guinéenne de football a rendu sa décision sur l’enquête qui était en cours autour des allégations de corruption au sein de l’équipe nationale guinéenne. Elle a reconnu Amadou Diaby, premier président de la Féguifoot, et Paul Put, ancien entraîneur de l’équipe nationale guinéenne, coupables des accusations portées à leur encontre.

Pour cela, la commission a interdit Amadou Diaby d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans et l’a condamné au payement d’une amende de 25 000 euros. De son côté, Paul Put est interdit d’exercer à vie toute activité relatives au football en Guinée et est sommé de payer une amende de 100 000 euros.

Voir ci-dessous la décision de la commission d’Ethique de la FGF.

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Compétitions africaines de football : quel stade pour abriter les matches des clubs guinéens ?

15 août 2019 à 15 03 28 08288

Avec les performances réalisées par le Horoya AC en Ligue Africaine des Champions de football, la Guinée passe de deux à quatre clubs représentants dans la compétition africaine des clubs. Une bonne nouvelle pour le football guinéen qui peine à renaitre de ses cendres après la glorieuse épopée des années 1970 avec les performances du Hafia FC et du Sily National.

Le seul hic est que notre pays ne dispose que du très vieillissant stade du 28 septembre pour recevoir les quatre clubs africains qui doivent en découdre avec leurs homologues guinéens, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces dernières années, le Horoya est parvenu à se hisser en quarts de finale de la ligue africaine des champions de football. Ce qui fait que la Guinée a progressé dans l’indice de la Confédération Africaine de Football (CAF) avec quatre clubs qui prennent part aux compétitions africaines qui ont déjà débuté.

En effet, les matches aller du tour préliminaire se sont disputés le weekend du 09, 10 et 11 août 2019. En Ligue des champions, le Hafia FC a dominé l’Etoile du Sahel de la Tunisie par 2-1. Le Horoya est allé accrocher le Stade Malien à Bamako (1-1). En coupe de la CAF, le Santoba a gagné en déplacement au Nigéria face à Tornadoes (2-1). Le Club Industriel Kamsar s’est lourdement incliné en Algérie face à Paradou AC (3-0).

Dans moins de dix 10 jours, le Horoya AC, le CIK et le Santoba devront accueillir leurs adversaires à Conakry dans le cadre des matches retour qui vont s’étaler sur trois jours. Le stade du 28 septembre, qui ressemble à un champ de patate à cette saison pluvieuse, est le seul stade disponible pour recevoir ces 3 matches. Un espace peu propice à la pratique du football.

D’ailleurs, des spécialistes du football guinéen n’ont pas manqué de dénoncer la vétusté de ce stade. « Ce stade doit aujourd’hui aller au musée. Il ne doit plus abriter une rencontre internationale. Il faut qu’on ait le courage de le dire. D’ailleurs, il faut sonner l’alerte. Le stade du 28 septembre est de 1964. Quelle est aujourd’hui la résistance des matériaux de ce stade ? On est entrain d’aller là, de se mettre à danser, chanter et tout. Il faut faire venir les Russes pour qu’ils vérifient pour ne pas qu’il y ait un drame humain là-bas. Je regrette, mais le stade du 28 septembre n’est plus dans les normes internationales »

Que dire du stade de Nongo, dont les travaux de finition ne finissent pas ?

Le stade Nongo, d’une capacité d’accueil de 50 019 places, n’est jusqu’à présent pas opérationnel, au grand dam des mordus du cuir rond. Malheureusement, ce joyau architectural, offert à la Guinée depuis 2008 par la Chine, n’est toujours pas mis à la disposition des guinéens, férus de football. Séduit par les promesses d’Antonio Souaré, l’Etat l’a finalement concédé pour un bail de 33 ans à l’entreprise Guinée Business Marketing (GBM) en 2016 avec l’assurance que le peu de travaux qui restaient (parking, toilettes publiques, clôture..) seraient vite bouclés.

Force est de constater que, malgré les multiples promesses et autres déclarations, les travaux ne sont toujours pas achevés. Antonio Souaré et Bantama Sow avaient promis que le dernier match du Syli aux éliminatoires de la CAN 2019 allait se jouer là. Il n’en a rien été. Pire, il fut un moment, le stade avait été transformé en lieux de concerts et de remises de diplômes pour les universités privées de Conakry.

Où sont les terrains synthétiques qui devaient venir de la Chine, promis à la Ligue Guinéenne de Football Professionnelle (LGFP) par Antonio Souaré ?

A l’occasion d’une conférence presse, Antonio Souaré avait annoncé que des discussions étaient en cours pour que la LGFP soit dotée de stade en terrain synthétiques. Ces terrains ne sont jamais venus, peut-être que le chinois est mort avant l’embarquement.

Le seul recours qui reste aujourd’hui, c’est le vieux stade du 28 septembre où le spectacle est rarement à la hauteur du public. La désaffection vis-à-vis du championnat, de la coupe nationale et d’autres compétitions, n’en est que plus visible.

Le football guinéen est malade de ses dirigeants, dont certains sont plus préoccupés à se servir que de servir l’intérêt général. La gestion scabreuse de la CAN 2019 en Egypte, les soupçons de rackets, de corruption et de détournement en sont une parfaite illustration.

Pour un pays qui est dans les starting-blocks pour l’organisation de la CAN de 2025, on a du chemin à parcourir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Guinée : Souleymane Oularé à la tête du football des jeunes

13 août 2019 à 16 04 12 08128

Après le fiasco enregistré lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 disputée en Egypte, le ménage se poursuit à la Fédération Guinéenne de Football. Antonio Souaré, président de l’instance dirigeante du football guinéen, a nommé Souleymane Oularé au poste de chef de département du football des jeunes. La décision a été rendue publique ce mardi, 13 août 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ancien international guinéen, buteur du Syli national, intègre ainsi la Direction Technique Nationale de la Féguifoot, en occupant la tête d’un poste aussi stratégique que celui du football des jeunes. L’ancien attaquant du Racing de Genk (Belgique) et de Las Palmas (Espagne), entre-autres, aura à apporter son expertise dans cette catégorie, encore marquée par le scandale de la suspension des cadets guinéens suite à une fraude sur l’âge.

Voir ci-dessous la décision du président de la Fédération Guinéenne de Football.

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Football : le Hafia de Conakry « fin prêt pour aborder le match contre l’Etoile du Sahel »

10 août 2019 à 16 04 29 08298

Le Hafia FC de Conakry s’apprête à accueillir l’Etoile du Sahel de la Tunisie demain, dimanche 11 août 2019, au compte des tours préliminaires de la Ligue africaine des Champions (LDC) de football. A la veille de ce choc, l’entraîneur du club guinéen s’est montré confiant lors de la conférence de presse d’avant-match, organisée ce samedi au siège de la fédération guinéenne de football, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le Hafia FC, triple champion d’Afrique, revient au devant de la scène en ligue des champions africaine. Sur la route du Hafia, se dresse un grand nom du football africain, en l’occurrence l’Etoile du Sahel de la Tunisie. Un adversaire de taille que l’équipe guinéenne se dit prête à affronter.

« On a très bien préparé cette rencontre en sachant qu’on n’avait pas de championnat qui était prévu pour ça. Normalement ce qui arrangerait les équipes, c’est le fait de jouer peut-être les championnats avant d’arriver sur les préliminaires. On n’a pas eu cette chance cette année.

Mais Dieu merci, la fédération a pu organiser ce tournoi à quatre qui nous a beaucoup aidés à se situer au niveau physique. C’est vrai qu’on a fait 5 matchs amicaux qui nous ont permis aujourd’hui de se rapprocher physiquement de ce match (…). Je pense que là, ça s’est bien passé, on a essayé en tout cas de trouver une cohésion et je pense qu’on est fin prêt pour aborder ce match de demain », a déclaré Pascal Baruxakis, le coach du Hafia.

Pour ce qui est des difficultés qui pourraient handicaper son équipe, Pascal Baruxakis a pointé du doigt l’arrivée de nouvelles recrues et les blessures de certains de ses éléments. « Je pense qu’aujourd’hui, notre problème majeur, c’est qu’il y a eu beaucoup de recrues, locales et des étrangères. C’est peut-être comment trouver cette cohésion entre ces joueurs pour qu’on soit prêts. On a aussi deux blessés majeurs, qui étaient déjà là l’année dernière, Badji Souleymane, que tout le monde connait, qui n’a pas encore repris.

Celui qui devrait le remplacer, c’était Marquinhos de l’AS Kaloum, sur lequel on a misé, qui s’est blessé aussi. Ça peut être un petit problème parce qu’on a recruté de telle sorte que si justement il y a des blessés, que d’autres puissent jouer, que d’autres puissent avoir leur chance aussi. Je pense qu’aujourd’hui, on a essayé de travailler dans ce sens-là. Et à travers les 5 matchs amicaux, je pense qu’on a corrigé nos erreurs » », a-t-il laissé entendre.

Parlant de son adversaire, l’Etoile du Sahel de Tunisie, l’entraineur guinéen a préféré s’abstenir de tout commentaire. « On a une idée claire sur cette équipe et je pense que qu’on va le garder pour nous », a dit Pascal Baruxakis.

Le coup d’envoi du match Hafia-Etoile du Sahel est prévu à 16 heures au stade du 28 septembre de Conakry. Mais, l’équipe tunisienne a raté son vol et ne devrait arriver à Conakry que ce samedi soir.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Gestion des fonds alloués à la participation de la Guinée à la CAN 2019 : voici le premier rapport de l’audit

8 août 2019 à 14 02 22 08228

Quelques semaines après sa mise en place, la mission d’audit instituée par le Premier ministre guinéen pour voir plus clair sur la gestion des fonds alloués à la participation de la Guinée à la CAN 2019 a fait sa première communication officielle ce jeudi, 08 août 2019. Elle a fait le point de l’évolution de ses travaux, annonçant qu’un rapport d’étape a déjà été remis, il y a près d’une semaine, au PM, Ibrahima Kassory Fofana.

La mission annonce que c’est un montant de 86 milliards 110 millions 494 mille 543 francs guinéens qui a été débloqué pour assurer la participation du Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations de football Egypte 2019. Dans ce montant, une somme de 14 milliards 954 millions 107 mille 359 francs guinéens a été reversée au Trésor Public après l’élimination de l’équipe guinéenne, précisent les auditeurs.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le premier rapport lu devant la presse par Fodé Oumar Touré, conseiller chargé du contrôle et de l’éthique auprès du Premier ministre.

  Rapport d’étape  Audit CAN 2019

Comme vous le savez, notre pays a été représenté, cette année,  à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui s’est déroulée en Egypte du 21 juin au 19 juillet 2019.

Pour permettre une pleine réussite à notre participation à cette compétition africaine, le Gouvernement a dégagé d’importants moyens financiers à  hauteur de 86 110 494 543 GNF pour couvrir les primes, le transport, l’achat des équipements, l’hébergement, la restauration de notre délégation. En outre,  1 700 000 $ US ont été dégagés pour les droits de  retransmissions acquis pour la période 2019- 2021.

Ces montants étaient modulés en paiement sur les différentes phases de la compétition.

Malheureusement, notre participation s’est arrêtée en huitième de finale le 07 juillet 2019.

Tirant les premières leçons de notre participation à ce rendez-vous sportif,  le Premier Ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, avec l’accord de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances de procéder à l’audit financier de la participation de la Guinée à cette CAN.

Les diligences de la mission ont consisté à examiner :

  • les dépenses sur le regroupement des joueurs et encadreurs depuis leurs différents Clubs jusqu’à Conakry et de Conakry à Marrakech au Maroc ;
  • le transport des joueurs,  encadreurs, officiels et supporters ; de Conakry au lieu des compétitions ;
  • L’hébergement et la restauration des officiels et supporters à Alexandrie et au Caire ;
  • La couverture médiatique et les droits de diffusion.

Pour des raisons de regroupement des interlocuteurs notamment de la Fédération Guinéenne de Football et du Ministère des Sports, la mission a démarré le 19 juillet 2019. 

A date, l’évolution de la mission d’audit se présente comme suit :

  • Un rapport d’étape a été remis à Monsieur le Premier Ministre, le vendredi 2 Aout  2019.
  • Un reversement de 1 567 350 $ US soit 14 954 107 359 GNF a été fait au profit du Trésor Public par le Ministère des Sports.

Après avoir pris connaissance du rapport d’étape, le Premier ministre  a donné des instructions fermes et précises pour que certaines rubriques soient mieux renseignées et développées. Il s’agit entre autres :

  • des dépenses prises en charge par la CAF et préfinancées par le Gouvernement.
  • la situation des dépenses effectuées au compte du Comité de Soutien pour un éventuel remboursement sur les fonds collectés.

L’audit obéit à des normes incontournables notamment de procédure contradictoire, de fiabilité et d’objectivité du rapport. Ces exigences couplées à l’obligation de transparence à laquelle le Gouvernement nous invite à la poursuite de la mission en vue de répondre à toutes les questions posées par Monsieur le Premier Ministre.

La présente communication vise à partager avec l’opinion publique, le rapport d’étape en respect du principe de reddition de compte qui régit désormais la gestion des ressources de la République conformément à la volonté du professeur ALPHA CONDE et à laquelle le gouvernement est assujetti.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

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Football : qui va remplacer Paul Put à la tête du Syli national ?

2 août 2019 à 10 10 07 08078

Le nouveau sélectionneur de la Guinée devrait- être connu dans les prochaines semaines. Après avoir viré Paul Put pour « insuffisance de résultats » au retour de la CAN 2019, la Fédération Guinéenne de Football a lancé hier, jeudi 1er août 2019, un appel à candidature pour le recrutement de son remplaçant, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le communiqué de l’instance dirigeante du football guinéen, le profit recherché est celui d’un entraîneur/sélectionneur qui a une bonne connaissance de la langue française ; qui a une grande expérience du football africain ; qui est disposé à résider en permanence en Guinée pendant la durée du contrat ; qui a un bon palmarès en tant qu’entraîneur/sélectionneur ; qui a une forte personnalité pour imposer une discipline au sein de l’équipe entre autres. Les candidats ont jusqu’au 12 août 2019 pour déposer leurs dossiers.

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Éliminatoires CAN /2021 : La Guinée dans la Poule A en compagnie du Mali

18 juillet 2019 à 20 08 31 07317
image d’archive

La Confédération Africaine de Football (CAF) a procédé ce jeudi, 18 juillet 2019, à son siège au Caire en Égypte, au tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun/2021. Le Syli National de a Guinée est logé dans le groupe A en compagnie notamment des Aigles du Mali, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée croisera le fer avec ses voisins Maliens dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2021, programmée au Cameroun dans sa 33ème édition. Les éliminatoires connaitront des phases préliminaires qui vont opposer les pays les moins côtés du continent.

Dans la poule A, la Guinée sera en compagnie du Mali, de la Namibie et du vainqueur du match Libéria-Tchad. Les deux premiers de la poule seront qualifiés pour la compétition.

Voici la composition des Poules :

Groupe A: Mali, Guinée, Namibie, vainqueur du Libéria / Tchad

Groupe B: Burkina Faso, Ouganda, Malawi, vainqueur du match Soudan du Sud / Seychelles

Groupe C: Ghana, Afrique du Sud, Soudan, gagnant du Maurice / São Tomé et Príncipe

Groupe D: RD Congo, Gabon, Angola, gagnant du match Djibouti / Gambie

Groupe E: Maroc, Mauritanie, République centrafricaine, Burundi

Groupe F: Cameroun, Cap Vert, Mozambique, Rwanda

Groupe G: Égypte, Kenya, Togo, Comores

Groupe H: Algérie, Zambie, Zimbabwe et Botswana

Groupe I: Sénégal, Congo, Guinée Bissau, Eswatini

Groupe J: Tunisie, Libye, Tanzanie, Guinée équatoriale

Groupe K: Côte d’Ivoire, Niger, Madagascar, Éthiopie

Groupe L: Nigéria, Bénin, Sierra Leone, Lesotho

Le tour préliminaire se disputera du 7 au 15 octobre 2019.

Le deuxième et dernier tour se jouera aux dates suivantes :

1ère et 2e journée : du 11 au 19 novembre 2019

3e et 4e journée : 31 août au 8 septembre 2020

5e journée : du 5 au 13 octobre 2020

6e journée : du 9 au 17 novembre 2020

Abdoul Aziz Sow, pour Guineematin.com

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SCANDALE A LA CAN 2019 : comptes et mécomptes de la Féguifoot…

10 juillet 2019 à 13 01 59 07597

Par Saliou Samb : Selon certaines indiscrétions, la commission éthique de la Fédération guinéenne de football pourrait se saisir du dossier lié à la participation de la Guinée à la 32è édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Le ministère des sports devrait suivre l’exemple. A l’heure des comptes, tous les acteurs impliqués dans le plus révoltant scandale jamais mis au jour dans le football guinéen doivent s’expliquer.

Je me suis frotté les yeux pour être sûr qu’on ne me tirait pas d’un mauvais rêve quand, par un détour sur le web, j’ai vu l’actuel président de la Féguifoot, Mamadou Antonio Souaré, animer un point de presse, où il alignait les révélations aussi affligeantes les unes que les autres, au sujet du staff technique de l’équipe nationale de Guinée. Selon lui, l’entraîneur Paul Put est le principal responsable de l’humiliation subie au Caire par la délégation guinéenne, après une CAN qui a viré à la bérézina.

La Féguifoot a exigé un rapport détaillé à l’entraîneur de nationalité belge. On ne sait pas si le fameux rapport a été déposé, par celui qui, en 2014 a été condamné à 2 ans de prison avec sursis dans une scandaleuse affaire de paris sportifs truqués, quand il était entraîneur de Lierse en Belgique. Lire : Procès des paris truqués: Paul Put, ancien entraîneur du Lierse, condamné à deux ans de prison avec sursis.

On remarque que si Put a, au cours de sa sulfureuse carrière, dirigé des équipes nationales comme la Gambie, le Kenya, le Burkina Faso, et la Jordanie, il a également été entraîneur de Lokeren (de 2001 à 2003), le club cité dans cette affaire d’arnaque et de racket. A l’analyse, puisque selon Souaré le coach Put a admis du bout des lèvres le système de racket, deux hypothèses se dégagent : soit au-dessus du Belge, à l’insu des dirigeants guinéens ( ?), une tierce personne plus puissante que Put profitait des « pourcentages » versés par les membres du staff technique qui ont dénoncé la manœuvre (et qui sait ce qui s’est passé avec certains joueurs !), ce qui serait extrêmement grave, soit Paul Put himself est lui-même la tête de gondole de ce réseau mafieux installé en Belgique, en feignant de fermer les yeux sur les pratiques d’un parrain imaginaire, ce qui serait impardonnable. Pour le moment, il refuse de communiquer mais, de toute évidence, il ne s’agira pas seulement de limoger un technicien qui a manqué lamentablement à ses objectifs et étalé un niveau d’irresponsabilité notoire : il doit être poursuivi en justice.

Paul Put n’a pas daigné informer à temps les membres de la Feguifoot des « pressions » et des « menaces » subies par son staff, il ne les pas non plus prévenus à temps de la fuite des membres de son staff technique (comme par hasard !) ; à ce stade des informations rendues publiques par Souaré, il demeure clair que l’homme, qui a démissionné du Kenya pour foncer vers la Guinée, a du mal à abandonner ses pratiques qui lui ont valu des déboires judiciaires. Pourquoi ? Il serait bon de le savoir. Il y a de quoi enquêter sur cet homme « amoureux de l’Afrique » (mon œil !), mais également sur celui qui l’a mis en contact avec la Féguifoot. Il faudra surtout découvrir l’identité du « parrain » qui se cache derrière un entraîneur qui révèle un visage de mercenaire pathétique et sans scrupules.
Toutefois, Put ne devrait pas être l’agneau du sacrifice, le mouton noir sur lequel tout le monde est libre de tirer à loisir pour se défausser. La Féguifoot a une grande part de responsabilité dans cette tragi-comédie qui a sérieusement affecté l’image de l’équipe nationale A. Et les questions ne manquent pas.

Pourquoi n’avoir pas enquêté en amont autour d’un technicien controversé, condamné dans son pays pour des histoires de paris truqués, avant de décider de son recrutement ? Pourquoi lui avoir laissé isoler la sélection de la Direction technique nationale au point d’abandonner les internationaux guinéens entre les griffes d’une organisation mafieuse où on rackette et menace ? Quand est-ce que Antonio Souaré a pris connaissance des textos compromettants échangés entre Put et les membres de son staff en fuite ? Pourquoi Antonio Souaré, après avoir pris connaissance des textos et des rumeurs autour de toutes ces pratiques n’a pas pris de mesures conservatoires pour éviter ce genre de situation catastrophique ? Pourquoi n’a-t-il pas réagi vigoureusement quand le Belge lui a présenté une sélection bancale pour la CAN ? Il est clair que si Paul Put avait l’obligation d’informer les dirigeants sportifs des pratiques peu orthodoxes autour de l’équipe nationale, le président de la Féguifoot aurait dû se montrer beaucoup plus réactif et ferme au regard des enjeux.

Je préfère ne pas revenir sur les sommes débloquées par l’Etat (Ndlr : notre confrère Guinéenews a indiqué un montant de plus de 60 milliards GNF) et renforcées par la collecte d’environ 7 milliards GNF (selon les chiffres connus) en faveur du Syli au compte de cette CAN, car un simple audit pourrait donner une idée exacte du montant total réel, des dépenses et du reliquat, mais le ministère des Sports, et au-delà le gouvernement, devraient prendre beaucoup plus au sérieux cette affaire scandaleuse. L’équipe nationale n’est pas une équipe de copains de quartier : elle incarne des valeurs fondamentales et devrait se retrouver dans tout sauf dans une spirale malhonnête où la cupidité de certains apprentis sorciers ridiculise tout un pays.

Morceaux choisis du POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA FEGUIFOOT (à vous de désigner la déclaration la plus hallucinante !) : « Il y a eu des manquements et ces manquements je les fait savoir à l’entraîneur et j’ai informé le bureau exécutif. (…) J’ai dit à l’entraîneur qu’il y a des informations qui circulent et il faut qu’il nous dise la vérité »

« J’ai jamais vu ça dans l’histoire du football. Qu’un match qui se joue la nuit et qui se termine à minuit, le matin on vient qu’on nous dise que tout le staff (technique) a disparu. Où ils sont partis, pourquoi ils sont partis ? (…) Et c’est pas nous qui avons payé les billets de retour. Donc c’était prémédité. Pourtant nous on ne les connait ni d’Adam ni d’Eve, c’est toi qui les a amenés. Et tous ont été payés »

« J’ai dit ça à l’entraîneur et il était absolument obligé de le reconnaître. Et la réponse qu’il nous a donnée ne m’a pas satisfait. Pour dire que lui-même n’était pas informé et que ces gens-là lui ont envoyé un texto à 2 heures du matin pour dire qu’ils s’en vont et qu’ils a tout fait que ces gens sont partis. C’est un manque de respect, c’est une irresponsabilité qui ne dit pas son nom »

« Chaque fois qu’on parle d’un joueur il (Put) dit non. Ce joueur-là il ne joue pas, il vient d’avoir un club, il n’a joué que 2 matches, 3 matches, Sadio (Diallo), joue en deuxième division, des trucs. Mais d’ici là tu vas prendre des joueurs de National (Ndlr : 3è et 4è division française)… Il y a un bruit pertinent et persistant que moi je n’arrive pas à comprendre dans le football sur le plan éthique : c’est le problème des primes. »

« J’ai dit (à Paul Put) il faut nous dire: il paraît que tes membres du staff technique disent qu’ils sont rackettés sur les primes qu’ils reçoivent. J’ai des est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est faux ? Parce que ça vient de chez toi-même et c’est toi qui les as amenés : nous on ne les connait pas. Ils dépendent de toi, ils ne dépendent pas de la Guinée et après le match ils ont tous disparu. Nous voulons comprendre pourquoi (…) Et ils le disent même :il y a des gens qui sont prêts faire des témoignages là-dessus (…) Qu’on leur dit même si tu ne paies pas ici, tu paieras en Belgique. J’ai d’abord c’est une menace, c’est très grave. Au point de vue éthique c’est très très grave. Mais si ça s’avère vrai, tu ne pourras plus jamais entraîner dans ta vie. Il faut que tu fasses maintenant un rapport immédiatement et que vous me remettez ou bien vous prenez la décision ; c’est un choix la vie. Parce qu’en ce moment, nous avons été trahis »

« Il (Put) a dit tout simplement que lui aussi, il a appris comme ça. Que mais c’est pas lui mais qu’il y a quelqu’un qui est dans le clubs là-bas en Belgique qui les a envoyés et qui certainement leur prend des pourcentages. Que le gars se trouve dans le club de Lokeren »

« C’est des choses irréfutables : il n’a pas la main sur le groupe, il n’a pas la main sur l’équipe, ni sur son staff et que les choses qu’on lui reproche il y a quand même une part de vérité. Quand vous dites que c’est pas moi mais c’est quelqu’un qui est derrière moi qui les rackette c’est qu’il y a une part de vérité ».

« Je lui ai même dit Paul, moi j’ai des informations sur les textos que tu as envoyés : j’ai vu des textos où tu dis ne demandez pas 20000 (USD), c’est 30000 (USD)… J’ai dit ils sont prêts à témoigner contre toi. Parce que quand les choses ses gâtent les langues se délient »

Par Saliou Samb

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Antonio Souaré, Bantama Sow, Paul Put : les coupables désignés de la débâcle du Syli

8 juillet 2019 à 12 12 58 07587

Au lendemain de l’élimination de l’élimination de la Guinée de la CAN 2019, l’heure est au bilan. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent pour tirer les leçons de la participation du Syli national à cette 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations et essayer de situer les responsabilités. Plusieurs citoyens, interrogés par Guineematin.com, désignent des coupables. Au nombre desquels, le sélectionneur, la FEGUIFOOT et son président, Antonio Souaré, ou encore le ministre des sports, Bantama Sow.

Tous les supporters guinéens s’accordent à dire que leur équipe a fait une mauvaise prestation à la CAN Egypte 2019 (4 matchs disputés pour une seule victoire, un nul et deux défaites). Pourtant, d’importantes sommes d’argent ont été dépensées pour cette participation guinéenne à cette compétition continentale. Qu’est-ce qui n’a pas alors marché ? Qui est coupable de cette situation. Pour certains citoyens, le seul coupable se nomme Paul Put, le sélectionneur de la Guinée.

C’est le cas de Mamadou Tahirou Bah : « c’est sans nul doute le coach qui, à mon avis, a raté dès le début en faisant une mauvaise sélection : il a envoyé 5 attaquants pour 2 flancs. Il n’y avait pas d’équilibre au sein de l’équipe ».

C’est aussi l’avis de Thiernomoussa Barry. « Paul put et son entourage sont les seuls coupables. Parce que l’entraîneur n’a pas sélectionné au moins un meneur de jeu », a dit cet autre citoyen.

Par contre, beaucoup pointent un doigt accusateur sur les responsables de la Fédération Guinéenne de Football et le ministre des sports.

Abdoulaye Djibril Sow : tout le staff est coupable, à commencer par le businessman Antonio Souaré (président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr).

Ougna Elie DE Weyakore : tous ceux qui ont mangé dans cette affaire doivent naturellement payer. À commencer par le ministre des sports, le président de la fédération etc.

Ousmane Diallo : en premier lieu des responsables de cette élimination de la Guinée, c’est Amadou Diaby, (le vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr). Il serait injuste de mettre cette défaite sur le seul dos du pauvre entraîneur. Au niveau de la FEGUIFOOT, des têtes doivent tomber ! N’oublions pas que Paul Put a envoyé le Burkina Faso dans une demi-finale de la CAN. L’entraîneur du Bénin, Michel Dussuyer (ancien sélectionneur de la Guinée, limogé pour insuffisance de résultats, ndrl), est en quart de finale avec sa nouvelle équipe. Ça veut dire que le mal n’est pas loin.

Mamoudou Kiron Diallo : la Fédération Guinéenne de Football devait être purement et simplement dissoute. Mais hélas, qui ose s’opposer à Antonio Souaré, l’homme fort de Conakry ?

Et puis, il y en a qui pensent que la responsabilité est partagée et qu’il n’y a pas lieu d’indexer un coupable. « Personne ne doit porter le chapeau d’un échec collectif. La victoire se construit étape après étape. La réussite au football est de nos jours le résultat d’un bon management à tous les niveaux. Pas de hasard. Surtout, on en demande trop ici sans moyen d’y parvenir », a dit AbdrRahman Baldé. C’est un peu l’opinion de Tanou Barry : « il faut voir où et comment nos enfants pratiquent leurs entraînements »…

Mais, qui perd dans tout ça ? Pour certains, c’est surtout la question qu’il faut se poser. Car, il y a bien quelqu’un qui paye les frais de cette situation et qui n’est certainement pas les joueurs et le staff technique, encore moins la FEGUIFOOT et le ministère des sports. Pour Foromo Loua et Léopold Konté, c’est le peuple de Guinée qui est le véritable perdant dans cette affaire.

Car, les 62 milliards de francs dépensés pour la participation de la Guinée à cette compétition sont de l’argent du contribuable guinéen. Et, cette somme aurait pu servir à financer d’autres projets rentables pour le peuple. Mais, tout cet argent a été jeté pour rien alors que la majorité des Guinéens continuent de tirer le diable par la queue.

Bref, comme beaucoup d’autres lecteurs, Amadou Foulah exige la restitution intégral du montant dépensé inutilement en Egypte..

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Guinée-Algérie : Un Syli bien terne explose en plein vol…

8 juillet 2019 à 9 09 25 07257

Par Saliou Samb : Sans âme, le Syli national de Guinée s’est effondré sous les pattes des Fennecs d’Algérie, sur le score sans appel de 3 buts à 0. Plus que le résultat technique, c’est le contenu affligeant qui a révélé les failles d’une sélection qui n’a jamais retrouvé son équilibre des matches éliminatoires, joués avant la Coupe d’Afrique des Nations.

Comme il fallait s’y attendre l’Algérie a proposé un bloc bas, des transitions subtiles et un jeu de contres qui a fait beaucoup de dégâts dans la défense guinéenne. Le match proposé par les joueurs du Syli était d’une telle pauvreté, le manque d’engagement et les hésitations sur des actions clés étaient si visibles, qu’après moins d’une mi-temps, beaucoup d’observateurs avaient compris que seul un miracle pouvait sauver une hypothétique qualification. Contrairement à ce que les experts et autres commentateurs soutiennent, je ne pense pas que l’Algérie ait été particulièrement brillante dans ce match très mal négocié (une nouvelle fois !) par l’entraîneur Paul Put. C’est lui, l’entraîneur, qui porte l’entière responsabilité de cette défaite, bâti à partir d’une défense déséquilibrée qui a faussé tous les plans d’une équipe qui s’est révélée poussive jusqu’à la dernière minute.

Je vais revenir sur un point sur lequel j’ai beaucoup insisté au cours de mes chroniques : à quoi a servi, dans cette phase finale de CAN, la sélection de Mikael Dyrestam, cet arrière latéral qui a du mal à s’impliquer résolument dans le jeu, à faire de bons appels de balles et surtout a défendre avec conviction contre ses adversaires ? A rien. Ce joueur n’aura contribué qu’à rompre la sérénité de la défense guinéenne et hormis le match contre le Burundi (victoire 2-0), où la cage du Syli n’a pas été violée, il a été au moins impliqué dans la quasi-totalité des buts encaissés par son équipe. Pour le bilan d’un défenseur qui a provoqué la mise à l’écart de joueurs comme Abdoulaye Paye Camara (Horoya AC), Alseny Camara (Horoya AC) et tous ceux qui, beaucoup plus méritants et plus talentueux que lui, écument les terrains du championnat guinéen, c’est un fiasco. Heureusement que Put ne s’est pas entêté de la même manière avec Julian Janvier, quand il a aligné ce dernier lors du match raté contre les Bareas de Madagascar (2-2 de justesse !).

Une autre critique que l’on pourrait formuler à l’endroit de l’entraineur Put, c’est cette sélection faite de bric et de broc, pas du tout complémentaire, ne respectant pas le critère fondamental de la performance, au nom d’une certaine idée du football qui veut que les meilleurs soient forcément expatriés (ce qui est archi faux).

D’ailleurs, même en acceptant cette approche, pourquoi des joueurs de base, qui ont contribué grandement à la qualification de l’équipe (Sadio Diallo, Seydouba Soumah « Konkolé », Ibrahima Sory Conté « Maïbra », etc) ont été laissés en rade, effacés sournoisement de la sélection qui s’est rendue en Egypte ? Pourquoi un milieu de terrain aussi performant qu’Ibrahima Sory Sankhon (Saint Tron, Belgique) n’a pas été sélectionné ? Pourquoi un Boniface Haba, qui joue la ligue des champions d’Afrique (comme Paye Camara et Alseny Camara), ne devrait-il pas avoir la chance de jouer la CAN ? Enfin, pourquoi cette sensation d’impuissance pour une équipe guinéenne, incapable de sonner la révolte, même après avoir été menée au score contre l’Algérie ? Du jamais vu ! Par le passé, même battue, l’équipe nationale de Guinée a toujours trouvé les ressources pour se révolter et tomber les armes à la main. Cette CAN et cet entraîneur (dont on ne comprend la logique !) marque un tournant inquiétant que les dirigeants sportifs doivent très vite rectifier. Apprendre de ses erreurs est fondamental si on veut tirer les leçons d’un énième échec après avoir entretenu tant d’espoirs dans la tête des supporters. La vérité est que le Syli doit repartir sur de nouvelles bases et fixer un nouveau cap, beaucoup plus ambitieux et beaucoup plus rigoureux.

L’équipe nationale ne devrait en aucun cas être le lieu d’expérimentation de joueurs inconnus au bataillon, sans aucun palmarès, et qui ne cherchent qu’une étiquette d’international. On a connu le cas Kevin Constant, qui a dégringolé des lambris dorés du Milan AC à la pénombre d’un petit club… iranien. Le Syli ne devrait pas non plus être la vache laitière de tous les opportunistes qui ne pensent qu’à leur propre gloire et (qui sait ?) à la meilleure manière de capitaliser sur d’éventuelles « révélations ». La CAN a montré que les équipes africaines ont progressé et très peu de place est désormais laissée à l’improvisation, à la fantaisie et aux choix aventureux.

LES NOTES DU MATCH

Ibrahima Koné (6) : S’il est un peu fautif sur le premier but pour n’avoir pas réduit l’angle de tir, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Il sauve plusieurs actions de buts. Avec Aly Keïta, le Syli tient un gardien de buts intéressant.

Simon Falette (5,5) : Pas à son aise face au colosse Baghdad Bounedja, il n’a pas livré une très grande partie. Mais, comme d’habitude il a soigné ses relances. Peut mieux faire.

Ernest Seka (5) : Mis en difficulté tout au long du match, il fut hésitant et très peu inspiré sur au moins 2 buts. Match à oublier.

Mikael Dyrestam (2) : Encore un très mauvais match du joueur de Xanthi. Il doit sensiblement améliorer son niveau de jeu. Catastrophique.

Issiaga Sylla (6,5) : Un des rares joueurs qui a pris des initiatives dans ce match difficile. Revers de la médaille, les Algériens ont beaucoup profité de ses montées pour apporter le surnombre en attaque.

Amadou Diawara (5,5) : Il n’a pas réalisé le match de sa vie. Il n’a pas été déterminant dans la partie.

Mohamed Lamine Yattara (6) : Une étoile dans la nuit noire du Caire. Il s’est démené comme un beau diable en attaque, prenant souvent le latéral adverse à défaut. Mais il était seul dans ses efforts. Trop seul.

Mady Camara (6,5) : Il a été très impliqué dans le match. Sans doute le meilleur guinéen dans cette partie. On sent en lui cet esprit de compétiteur.

Ibrahima Cissé (5) : Volontariste mais dépassé par la tournure des événements. Match pauvre.

Ibrahima Traoré (5,5) : Capitaine courage mais à l’image de Yattara, il n’était pas ni soutenu, ni bien servi.

José Martinez Kanté (5,5) : Il a voulu apporter un plus dans la détermination mais revenant de blessure, le manque de rythme lui a joué des tours. Match moyen et il finit sur les rotules avant d’être remplacé.

Lass Bangoura (6) : Sa rentrée a permis d’apporter un peu de percussion en attaque mais les carottes étaient cuites.

Fodé Koïta, François Kamano (non noté)

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CAN 2019 : les supporters pas satisfaits de l’attaquant du syli, François Kamano

1 juillet 2019 à 17 05 45 07457

Grâce à sa victoire (2-0) hier, dimanche 30 juin 2019, la Guinée disputera les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le Syli national s’est qualifié en tant que meilleur troisième avec 4 points.

François Kamano

En attendant de connaitre le prochain adversaire de leur équipe (le premier de la poule C ou celui de la poule D), les supporters guinéens savourent cette qualification et en profitent surtout pour tirer les leçons des trois matchs disputés par les hommes de Paul Put. Et, beaucoup d’entre eux déplorent la prestation de François Kamano et demandent à l’entraîneur de le sortir de son onze.

Décryptage !

Kerfalla Camara

Kerfalla Camara : hier, le Syli à très bien joué. Mais, ce que je déplore dans cette équipe, c’est la prestation de François Kamano. Parce que depuis le premier match, il a mal joué alors qu’il mouille le maillot dans son club (Bordeaux), dans le championnat français. L’entraîneur n’a qu’à changer François Kamano sinon il va nous faire perdre. Pourquoi François Kamano ne joue pas bien pour son pays ? Il faut que Paul Put demande à François Kamano pourquoi il refuse de jouer pour la Guinée, parce que c’est un bon joueur.

Facinet Camara
Facinet Camara

Facinet Camara : nous avons très bien joué hier par rapport aux autres jours. Au début, j’avais trop peur mais maintenant, je suis convaincu qu’on peut aller loin. L’entraîneur à bien placé les joueurs. Ce qui est déplorable, c’est l’attitude de François Kamano qui a pagaillé durant tout le match. Donc on demande à Paul Put de le laisser sur le banc parce qu’à le voir jouer, on a l’impression qu’il se fout de tout le monde. Ailleurs, il joue bien, pourquoi ne pas faire autant dans son pays ? Je demande à l’équipe de redoubler d’effort, de bien jouer. Ainsi, ils pourront nous envoyer la coupe.

Mohamed Dioubaté
Mohamed Dioubaté

Mohamed Dioubaté : ça commence à aller, mais si l’entraîneur ne met pas les bons joueurs, chacun à la place qu’il mérite, le prochain match nous seront déçus. Hier, on a gagné ce match mais de justesse. Il faudrait que les joueurs acceptent de mouiller le maillot comme ils le font dans leurs clubs respectifs. Paul Put doit, lui aussi, revoir son classement, mettre par exemple Lass Bangoura à la place de Kamano parce qu’il joue mieux que François Kamano, qui a pagaillé tout au long du match. J’aimerais aussi que les Guinéens encouragent les joueurs au lieu de les critiquer sur les réseaux sociaux, parce que ça démoralise.

Amadou Bella Diallo
Amadou Bella Diallo

Amadou Bella Diallo : pour moi, l’équipe a bien joué, seulement il y a un élément qui ne m’a pas convaincu du tout, c’est François Kamano. Ce dernier ne doit plus jouer dans cette équipe, qu’il retourne à Bordeaux. Ce qui est déplorable, ce que plusieurs joueurs qui sont au sein de cette équipe évoluent dans de grands clubs, ils jouent bien là-bas mais malheureusement, ici ce n’est pas le cas. On a l’impression que le patriotisme a quitté leurs cœurs.

Tant que cela ne change pas, on ne pourra jamais remporter la coupe. J’apprécie l’attitude de Paul Put qui a mis Mady et l’autre gardien sur les rails. Je pense qu’on doit laisser l’entraîneur faire son travail, ainsi ça va aller. Mais, nous lui demandons quand même de mettre Lass Bangoura à la place de Kamano.

Mohamed Lamine Soumah
Mohamed Lamine Soumah

Mohamed Lamine Soumah : contre le Burundi, on l’a emporté et nos joueurs ont montré réellement leur engagement dans ce match. Mais, il faut quand même souligner qu’il y a eu quelques ratés, des buts manqués, des frappes non cadrées par manque de concentration de certains joueurs. Choses auxquelles on doit remédier. On aurait pu marquer plusieurs buts n’eût été ces déchets techniques. On doit quand même remercier Ibrahima Koné, notre gardien, Ibrahima Traoré, le capitaine, le buteur Yattara junior mais également Seka qui s’est battu jusqu’au bout. On a besoin maintenant que cette coupe nous revienne, on a longtemps attendu cela, il faut que Paul Put nous la ramène la coupe cette fois.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Ratés du Syli à la CAN 2019 : Thierno Saïdou Diakité désigne un coupable

27 juin 2019 à 17 05 52 06526

Après deux sorties ratées de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019 (un nul 2-2 contre Madagascar et une défaite 0-1 face Nigeria), la déception est totale à Conakry. Le sujet occupe la Une des débats et tous les commentateurs déplorent la prestation du Syli national. Qu’est-ce qui explique cette situation ? A qui incombe la responsabilité des échecs ?

Pour en parler, Guineematin.com a donné la parole à Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif. Au cours de notre entretien, ce spécialiste du football est revenu sur les causes des ratés de l’équipe guinéenne avant de désigner un coupable.

Décryptage !

Guineematin.com : après deux matchs disputés au compte de la CAN 2019, la Guinée se retrouve avec un seul point, et voit sa qualification compromise. Quelle analyse faites-vous de la prestation du Syli national ?

Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

Thierno Saïdou Diakité : je suis vraiment déçu parce que figurez-vous, moi j’avais pronostiqué un match nul de 1 but partout, ce qui aurait permis au Syli de conserver intactes ces chances de qualification pour le second tour. Malheureusement, avec cette défaite, nos chances sont très réduites. Désormais, la Guinée doit impérativement battre le Burundi, le dimanche, à 16 heures pour espérer une qualification. Parce qu’en plus des deux premiers qualifiés par le groupe, les quatre meilleurs troisièmes des groupes vont se qualifier, c’est-à-dire, ils vont être repêchés.

Mais, cela dépend du goal average, c’est-à-dire la différence entre le nombre de buts inscrits et le nombre de buts marqués, alors qu’actuellement nous avons un goal différentiel négatif. Il va falloir battre au moins le Burundi par un écart de 2 buts pour améliorer notre goal average et être peut être parmi les quatre meilleurs troisièmes des six groupes. Vous voyez que nos chances sont très minces. La défaite d’hier à encore affecté les chances du Syli national de se qualifier.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché dans le jeu de l’équipe au cours de ces deux premiers matchs ?

Thierno Saïdou Diakité : ce qui n’a pas marché dans le jeu, moi j’impute l’entière responsabilité à l’entraîneur, qui n’a pas opéré des choix vraiment efficaces, adéquats. Son plan de jeu, son schéma tactique ne s’y est pas au tempérament de nos footballeurs. On a vu contre Madagascar qu’il a mis en place une équipe qui est passée à côté de son match. Et malheureusement, les lacunes constatées contre Madagascar ont été encore reconduites contre le Nigeria parce qu’on a compris que la défense était le talon d’Achille, le point faible de l’équipe.

Malheureusement, il n’a pas fait les changements escomptés, et il y avait un déséquilibre entre les différents secteurs du jeu : entre la défense, l’entrejeu, (milieu de terrain) et la ligne d’attaque. Regardez, en deux matchs, on a pu inscrire que deux buts et encaissé trois buts. Ce déséquilibre fait que notre équipe n’est pas efficace, le plan de jeu n’est vraiment pas opérant. Ce qui revient à dire qu’il faut revoir fondamentalement son système de jeu et qu’il puisse reconduire, avec quelques corrections, l’équipe qui a joué contre le Nigeria.

Guineematin.com : certains commentateurs pointent aussi du doigt la sélection même de Paul Put. Pensez-vous que les choix de l’entraîneur sont pour quelque chose dans ces échecs de l’équipe ?

Thierno Saïdou Diakité : absolument. Ça a des conséquences parce que les choix qu’il a opérés n’ont pas été efficaces et n’ont pas été judicieux. Il a laissé en Guinée des joueurs locaux qui avaient leur place parmi les 23. A l’étranger aussi, il a laissé des joueurs qui ont participé aux éliminatoires pour des raisons que lui seul pourra nous expliquer. Donc les choix opérés n’ont pas été judicieux, et cela se ressent sur les résultats techniques enregistrés par l’équipe sur le terrain. Donc il est entièrement responsable de ce qui nous arrive.

Guineematin.com : c’est bien de critiquer les choix de l’entraîneur, mais est-ce que les joueurs aussi n’ont pas une part de responsabilité ?

Thierno Saïdou Diakité : oui, les joueurs ont manqué d’engagement, de vivacité. Il y a un blocage qui ne dit pas son nom, on ne sait pas ce qu’il y a dans leurs têtes. Parce que des joueurs qui représentent le pays, qui sont sélectionnés et qui défendent le tricolore s et l’hymne national, ils doivent se battre à la limite de leurs moyens. Mais, à quelques exceptions près, tous les joueurs du Syli national n’ont pas joué avec le même engagement. Cette rage de vaincre, on ne l’a pas vu.

Guineematin.com : avec tous les problèmes que vous venez relever dans la prestation du Syli national, même si cette équipe parvenait à se qualifier pour les huitièmes de finale, est-ce qu’elle a vraiment des chances d’aller plus loin ?

Thierno Saïdou Diakité : cette équipe ne nous rassure guère, parce que les choix tactiques de l’entraîneur nous laissent douter. Même si nous parvenons donc à nous qualifier au second tour, ce que je souhaite, il n’est pas très évident que cette équipe dépasse cette étape.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de l’équipe et des supporters guinéens ?

Thierno Saïdou Diakité : je demande à nos compatriotes de continuer à soutenir le Syli national, un soutien inconditionnel. Le Syli nous représente, donc les joueurs jouent pour nous, ils ne jouent pas pour eux, mais de la Guinée parce qu’on parle de la Guinée. Et aux joueurs, de faire preuve de beaucoup plus d’engagement, d’être l’équipe conquérante qu’on a connu lors des éliminatoires : ils ont été premiers de leur groupe devant la côte d’Ivoire, la Centrafrique et le Rwanda. Donc qu’ils se remettent en cause et qu’ils puissent se racheter pour nous faire plaisir. A l’entraîneur, de corriger les lacunes qu’on continue d’observer dans le jeu et qu’il mette sur le terrain des véritables guerriers qui sont prêts à mourir pour vaincre l’adversaire.

Interview réalisée par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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CAN/2019 : ce que disent les citoyens de Conakry sur le match Guinée-Nigéria

26 juin 2019 à 13 01 55 06556

La 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football se poursuit en Egypte. Au compte de la journée de ce mercredi, 26 juin 2019, la Guinée affrontera les Super Eagles du Nigéria. Après avoir été contraint au nul par Madagascar (2 à 2), le Syli National se doit de rassurer ses supporteurs et garder ses chances de poursuivre son aventure dans cette compétition. Cela passe par un bon résultat face à un grand d’Afrique, qui n’est autre que le Nigéria. A moins de deux heures de ce choc tant attendu, un reporter de Guineematin.com a recueilli les sentiments de certains compatriotes dans les rues de Conakry.

Les nombreux citoyens interrogés ont dit leur espoir de voir la Guinée l’emporter face au Nigéria en vue de se repositionner dans sa poule. Nous vous proposons ci-dessous les différents avis :

Kabinet Camara

Kabinet Camara, entrepreneur : « la fois dernière, le Syli a fait un match nul contre Madagascar. Mais, cela ne va pas nous décourager. Je pense que le syli national va faire du miracle aujourd’hui. Nous allons gagner le match contre le Nigéria sur le score de 2 buts à zéro. Pour cela, il faut que les joueurs aient l’esprit d’équipe et qu’ils mettent en tête qu’ils vont gagner. La nation guinéenne les soutient »

Patrice CIA Camara, membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel
Patrice Camara

Patrice CIA Camara, membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel : « le plus grand souhait que j’ai aujourd’hui est que le Syli de Guinée ait ses 3 points, puisque l’autre fois, on est resté sur notre faim jusqu’à la fin du match. La Guinée a fait un fait un beau match mais a manqué de réalisme. Je pense que ce temps de repos avant de commencer le match de ce soir devra permettre à l’encadrement technique du Syli de corriger ce manque de réalisme pour pouvoir obtenir la victoire. Lors du premier match, l’équipe a eu un problème de concentration. Lors de la première mi-temps, elle a oublié qu’elle a une deuxième mi-temps à jouer, et elle s’est sentie en vacances. Je pense que ce sont des erreurs à corriger. On ne peut pas aller à une compétition et ne pas être vigilant, et de manière professionnelle, on ne peut pas abandonner sur un corner un joueur seul au sein d’une défense, on ne peut pas laisser des contre-attaques. Je pense que si ces erreurs sont corrigées, il y a de fortes chances que le syli gagne par un score de 2 buts à 1. Et il faudrait que les joueurs soient en harmonie ».

Mme Camara Hawa Sylla,
Mme Camara Hawa Sylla

Madame Camara Hawa Sylla, vendeuse de maillots du Syli : « moi, je suis supporteur numéro 1 du Syli. Aujourd’hui, il faut que le Syli gagne le match et le syli va faire 2 buts à 1. Nous, on a confiance à nos joueurs. C’est sûr que la Guinée va marquer 2 buts. Je compte sur Naby Keita et Ibrahima Traoré. Leur premier match, c’était la défense qui n’était pas solide. Mais cette fois-ci, je crois qu’ils vont essayer de prendre une défense plus solide ».

Bakary Kaba

Bakary Kaba, électricien de bâtiments : « il est obligatoire que le Syli gagne le match là aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que la fois dernière, des faiblesses ont été enregistrées, mais pour aujourd’hui, le match est capital. Il faut que le Syli gagne. L’autre fois, l’entraîneur avait fait beaucoup d’erreurs, il faut qu’il change ça aujourd’hui. Cette fois-ci, et les joueurs et l’encadrement, ils savent tous qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. Ils doivent gagner le match. Le score ne sera pas trop. C’est 2 buts à zéro. Le premier but sera marqué par Sory Kaba et le deuxième par Naby Kéita Déco ».

Le coup d’envoi du match est prévu à 14 h 30 minutes GMT.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666 919225

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Madagascar-Guinée : les notes des joueurs guinéens (Par Saliou Samb)

23 juin 2019 à 20 08 22 06226

Il ne fallait pas être cardiaque en regardant le match Madagascar-Guinée, comptant pour la première journée de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Le curseur des émotions est passé par toutes les étapes, dans un match pourtant largement à la portée du Syli national.

De la lumière à l’ombre, avant que suite à un dégagement de la défense guinéenne, le capitaine Ibrahima Traoré, au bout d’une course intelligente, oblige les défenseurs malgaches à concéder un pénalty. Le Bordelais François Kamano fera le reste, avec la classe d’un grand joueur, ce qui a permis de sauver les meubles dans un tournoi où chaque point vaudra son poids d’effort.

En considérant l’ensemble du match, la Guinée peut nourrir des regrets. Sur des actions clés, ses joueurs ressasseront surtout leur manque d’agressivité et de concentration devant des adversaires qui affichaient des limites techniques évidentes, surtout en défense. Ils ont aussi touché du bois (Kaba) et manqué parfois de lucidité (Traoré). Qu’importe, à 2 buts partout, face à un « petit poucet », il est clair que le Syli n’a pas réalisé une bonne opération. Avec un Nigeria favori, il ne serait pas prudent, pour un Syli en rodage, de tout miser sur le prochain match (même si le Syli est habitué aux exploits face aux grandes équipes !).

Or, Madagascar et Burundi doivent s’affronter au prochain match, le 26 juin, et dans tous les cas de figure, l’équation sera difficile à résoudre. Si le Burundi remporte la partie contre les Bareas, les Hirondelles joueront le match de leur vie face au Syli lors de la dernière journée le 30 juin. Dans ce cas, on n’aura pas besoin d’être un technicien de haut niveau pour imaginer que ce sera extrêmement difficile, même si l’avantage logique restera à la Guinée.

Si par contre les Bareas remportent la partie, il ne faudrait surtout pas que la Guinée affiche un résultat négatif contre le Nigeria. Car, dans cette hypothèse, Madagascar pourrait fermer le jeu contre le Nigeria et espérer au moins un match nul, ce qui est dans les cordes de cette équipe volontariste et capable d’accrocher les plus grands. Pour revenir à la Guinée, le point pris contre Madagascar sera important pour la suite de cette compétition où seuls les premiers et deuxièmes des matches de poules sont directement qualifiés, suivis des meilleurs troisièmes. Voici les notes du match, côté guinéen.

Ali Keïta, gardien de buts (6) : Si sa responsabilité n’est pas engagée sur le second but, sa sortie n’a pas été judicieuse sur le premier but d’Anicet. A part cette demi-erreur, Keïta a assuré comme d’habitude. Ce gardien est une valeur sûre de la sélection guinéenne.

Mikael Dyrestam (5,5) : L’arrière latéral droit guinéen, peut être intimidé par l’enjeu, n’a pas été à son aise sur l’ensemble de la partie. Sur le premier but malgache, sa position statique a facilité la tâche à l’adversaire. Placé juste devant le défenseur malgache (Julian Janvier était juste positionné derrière le Malgache), il se saute pas pour gêner Anicet Abel qui a pu placer sa tête. Dyrestam a apporté cependant un plus dans la stabilité au niveau du flanc droit mais il doit absolument muscler son jeu. A encourager.

Simon Fallette (6) : Il a livré un match correct sans être époustouflant. Sur les deux buts, il n’est directement fautif. Sur le premier, il surveillait la zone du point de penalty, et sur le second but adversaire, ce n’est pas lui qui est en contact avec l’attaquant malgache buteur.

Julian Jeanvier (5,75) : Il a apporté un plus dans la tenue de l’axe central mais sur le second but d’ « Andrea » c’est lui qui est au contact. Malheureusement, il a manqué de vivacité et de sens de l’anticipation. Peut faire beaucoup mieux.

Issiaga Sylla (7) : Tant défensivement qu’offensivement, l’arrière latéral gauche guinéen a été très en verve dans la partie livrée contre les Baréas. Il a d’ailleurs, sur les dernières minutes pris des responsabilités claires en tentant de déséquilibrer l’équipe malgache alors que le score était de 2 buts partout. En vain, mais l’attitude est très intéressante. Très bon match.

Amadou Diawara (7) : Le joueur de Naples a été très en vue dans cette partie âprement disputée. Il est l’auteur de la passe lumineuse qui permet à Sory Kaba d’ouvrir le score. Il a bien défendu et fait des relances propres. Très bon match.

Ibrahima Cissé (6,5) : Très à l’aise en première période, le joueur de Fulham a livré une bonne copie. Sur une des actions dangereuses dans la défense malgache, une bonne conduite de balle lui aurait ouvert le chemin pour un face à face qui aurait pu finir par un but. Bon match.

Mady Camara (6) : Il a été bon. Sa relation avec les deux autres pièces importantes du milieu de terrain a bien fonctionné en première période. Surpris parfois par l’engagement des Malgaches, il a tiré son épingle du jeu en dépit des circonstances et d’une défense qui s’est fait surprendre par deux fois.

François Kamano (6) : On a connu un meilleur Kamano, mais le joueur de Bordeaux est toujours aussi déterminé dans l’attitude. Plein de sang froid sur le penalty, il a assuré l’essentiel pour éviter une défaite qui aurait compliqué les choses. On aura besoin d’un Kamano au sommet de son art pour espérer battre le Nigeria. Son remplacement semble être dû à la fatigue.

Ibrahima Traoré (7) : Toujours aussi percutant balle aux pieds, il est monté en puissance progressivement au fil du match et a pris ses responsabilités, surtout après le second but adverse. Son rush sur l’action décisive du penalty montre tout son potentiel. Toutefois, le capitaine du Syli devrait gagner en sérénité ; sur deux actions importantes, il a fait dans la précipitation. Sur la première occasion de but, il bute en frappant sur le gardien parce qu’il n’a pas eu la lucidité de piquer le ballon au-dessus. Sur la seconde action, il élimine l’adversaire dans la surface et se précipite dans sa frappe. Il a tout de même été rassurant dans ses efforts défensifs et surtout dans son implication dans le jeu. Très bon match.

Sory Kaba (9) : Il a été de loin le meilleur des 11 joueurs guinéens dans cette partie. Il a pesé durant tout le match sur la défense malgache, à la limite de la rupture. Il marque le but après un geste plein de classe et surtout, au départ, un appel de balle digne d’un grand attaquant. Très présent, collectif, batailleur, Kaba a même joué de malchance en touchant le poteau. Après son remplacement à la fin du match la défense malgache a soufflé. Excellent match.

Naby Keïta (non noté) : Son entrée en jeu éclairé le jeu guinéen et permis le jeu vers l’avant. Les supporters sont au moins rassurés de voir que « Deco » a repris la compétition sans alerte. Très bon début.

Fodé Koita, Mohamed Yattara (non notés) : Pas une très grande influence dans le jeu.

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Guinée-Madagascar : Cellou Dalein regarde le match avec ses militants au siège de l’UFDG

23 juin 2019 à 10 10 05 06056

La mobilisation était totale à Conakry ce samedi, 22 juin 2019, jour de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations qui se joue en Egypte. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a installé un écran géant au siège de son parti, à la Minière, pour suivre le match avec ses militants. Mais, l’opposant qui n’aime pas voir son équipe perdre, a quitté les lieux avant même la fin de la rencontre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Grand supporter du Syli national, le chef de file de l’opposition guinéenne n’a pas souhaité regarder le premier match de la Guinée à la CAN 2019 dans son salon. Il a préféré se rendre au siège de son parti où il a installé un écran géant pour partager ce moment avec des responsables de l’UFDG, la jeunesse et tous les fans du ballon rond.

Le président de l’UFDG qui avait misé sur une victoire (2-0) de la Guinée, a pu savourer, dans une ambiance festive, l’ouverture du score de Sory Kaba à la 35ème minute. L’équipe guinéenne faisait ainsi la moitié de ce que Cellou Dalein Diallo attendait d’elle.

Mais, le reste ne s’est pas passé comme le principal opposant guinéen l’avait prévu. En l’espace de 6 minutes, la Guinée s’est fait rejoindre au score (49’) et a été menée par les malgaches (55’). Et, ne pouvant pas voir son équipe perdre, le leader de l’UFDG a quitté les lieux deux minutes seulement après le second but malgache (57’).

Il n’a pas pu assister à l’égalisation guinéenne grâce à un pénalty obtenu par son capitaine, Ibrahima Traoré, et transformé par François Kamano. Reste à savoir si Cellou Dalein Diallo, visiblement pas content de cette première sortie de la Guinée, sera au siège de son parti pour suivre le prochain match du Syli national face au Nigeria.

Mamadou Diouldé Diallo était au siège de l’UFDG pour Guineematin.com

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CAN 2019 : la Guinée accrochée d’entrée par Madagascar

23 juin 2019 à 0 12 19 06196

Entame non rassurante de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Le Syli national a été accroché (2-2) par une modeste équipe de Madagascar qui a failli le surprendre, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

C’est pourtant la Guinée qui a fait le meilleur début de ce match. Dès les premières minutes, les poulains de Paul Put ont pris les choses en main et se sont installés dans la moitié de terrain adverse. Le Syli national se procure de la première occasion à la 5ème minute de jeu sur un centre de son capitaine Ibrahima Traoré pas bien repris par un de ses partenaires. La Guinée passe tout près de l’ouverture du score à la 12ème minute de jeu. Après une bonne accélération, Ibrahima Cissé fait une talonnade pour François Kamano qui tente un enroulé mais la balle passe tout près du montant droit du portier malgache.

Les malgaches aussi sortent de leur camp et se mettent à jouer. Les deux équipes se créent, chacune, plusieurs occasions qu’elles ne parviennent pas à concrétiser jusqu’à la 35ème minute de jeu. C’est à ce moment de la rencontre que la Guinée ouvre le score par l’intermédiaire de Sory Kaba. Lancé, à la limite du hors-jeu par Amadou Diawara, l’attaquant de Dijon lobe le gardien, Melvin Adrien, venu à sa rencontre, et se retrouve seul face aux buts vides. Il conclut sans trembler sa belle action et libère les supporters guinéens.

C’est avec cet avantage que le Syli national va à la pause. Au retour, les malgaches se montrent plus ambitieux. Ils créent vite quelques occasions et parviennent à la revenir au score à la 49ème minute grâce à une tête d’Anicet sur corner. 6 minutes plus tard, les Barea passent devant grâce à un but d’Andria, oublié par la défense guinéenne, et qui s’est retrouvé tout seul face à Aly Keïta. Malgré sa sortie, le portier guinéen n’a pas réussi à éviter à son équipe de concéder ce nouveau but qui est venu doucher les Guinéens.

Mené au score, Paul Put décide de lancer son meilleur joueur du moment, Naby Keïta. Le joueur de Liverpool avait été ménagé parce qu’il revient tout juste de blessure. Deux minutes après son entrée, le Syli revient au score (65ème minute). Sur un corner malgache, Ibrahima Traoré récupère le ballon et mène un contre fulgurant. L’attaquant guinéen est fauché dans la surface adverse et l’arbitre siffle pénalty. François Kamano s’élance et trompe le gardien malgache.

Les entrées de deux attaquants : Mohamed Lamine Yattara et Fodé Bangaly Koita n’ont pas permis d’éviter à la Guinée ce partage de points face à une équipe qui dispute son premier match de Coupe d’Afrique des Nations. Le Syli national va devoir rehausser son niveau avant d’affronter le Nigeria le 26 juin prochain au compte de son deuxième match dans cette compétition. Pour l’heure, la Guinée est deuxième de sa poule derrière le Nigeria, leader avec 3 points. Madagascar est troisième avec 1 point et le Burundi ferme la manche avec 0 point.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Kankan : la hausse du prix du maillot ne décourage pas les inconditionnels du Syli national

21 juin 2019 à 17 05 30 06306

A quelques heures du démarrage de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 de football en Egypte, le prix du maillot du Syli National a connu une hausse étonnante dans les marchés de Kankan. Les vendeurs ont profité de la forte demande pour se livrer à une spéculation qui ne dit pas son nom, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La CAN Sénior démarre ce vendredi au Caire, en Egypte, avec le pays hôte qui défie le Zimbabwe. La Guinée entrera dans la compétition demain samedi, 22 juin 2019, contre les Barréas de Madagascar. A la veille de ce match très attendu par les 13 millions de guinéens, férus de football, la tunique du 11 national est très recherchée. A Kankan, où l’ambiance est déjà électrique, le prix du maillot a connu une hausse inattendue.

D’ailleurs, il n’y a pas que le prix du maillot qui a connu une augmentation. Tous les gadgets et autres objets aux couleurs nationales ont connu une flambée sans précédent.

Faya Oliano

Selon Faya Oliano, commerçant au grand marché Lofèba de Kankan, c’est la hausse des prix depuis Conakry qui a provoqué cette situation que connait Kankan. « Avant, on revendait les maillots avec short à 27.500 fg. Mais actuellement, à Conakry c’est 35.000 fg. Les survêtements étaient vendus à 120.000 fg en gros. Mais maintenant, c’est à 150.000 fg en détails. Le panta-court se négociait entre 40 à 50.000 FG. Mais aujourd’hui, il est passé à 60.000 fg. C’est depuis Conakry que le prix a flambé, le prix du transport aussi a augmenté », argue notre interlocuteur.

Tamba Hélène Oliano,
Tamba Hélène Oliano

Cette flambée des prix de la tunique guinéenne sur les marchés de Kankan refroidit plusieurs supporteurs du Syli qui veulent pourtant l’arborer pour rester dans la ferveur de la CAN. C’est le cas de Tamba Hélène Oliano, rencontré au marché à la recherche d’un maillot. « Les prix du drapeau et du maillot guinéen sont chers sur le marché pour nous. Soyons honnêtes, on ne peut pas tout à fait acheter le drapeau à 5.000 fg et le maillot à 40.000 fg pour supporter notre équipe, parce que nos conditions économiques sont difficiles. Nous souhaitons à ce qu’on revoit les prix à la baisse, pour que nous puissions bien supporter l’équipe nationale », a-t-il imploré.

Moussa Kouyaté,
Moussa Kouyaté

Même si beaucoup de citoyens jugent ce prix inabordable, d’autres par contre s’offrent la tunique quelque le prix à payer. C’est le cas de Moussa Kouyaté, un inconditionnel du Syli National. « Moi, j’achète le maillot c’est parce que j’aime la Guinée. Cette année, je suis sûr que la coupe est pour nous. En plus de ce que j’ai acheté aujourd’hui, je viendrai dans les jours à venir acheter les autres couleurs aussi. Même si on augmente le prix plus que ça, moi je viendrai acheter, parce que j’aime la Guinée », a-t-il lancé.

Il faut signaler que malgré la hausse du prix du maillot, la demande reste forte dans la commune urbaine de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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CAN 2019 : ambiance de fête chez les supporteurs du Syli au marché de Madina

21 juin 2019 à 16 04 44 06446

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 de football s’ouvre ce vendredi 21 juin en Egypte. Le Syli National de Guinée va affronter demain samedi son homologue de Madagascar. A Conakry, l’ambiance monte autour de notre onze national, symbole de fierté et d’unité de tout un peuple. Au marché de Madina, l’on se bouscule pour s’arracher les maillots, banderoles et autres gadgets à l’effigie du Syli de Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est l’effervescence au grand marché de Madina, dans la capitale guinéenne. Maillots, casquettes, bracelets, gilets, lunettes, bagues, montres, banderoles et des t-shirts à l’effigie du Syli National ou du Rouge-Jaune-Vert, s’achètent comme des petits pains.

Si c’est la crue chez les vendeurs, les acheteurs se plaignent de la montée des prix de ces objets qui ne les décourage pas pour autant.

Madame Mama Adama Kéita, vendeuses de gadgets divers aux couleurs du Syli,

Des supporteurs, venus d’horizons divers, sont contents de vivre ces moments, même s’ils redoutent d’être déçus, comme c’est le cas quelques fois avec un Syli national imprévisible.

Madame Mama Adama Kéita, vendeuses de gadgets divers aux couleurs du Syli, invite à l’union sacrée autour de notre équipe nationale. « Vraiment, il faut qu’on supporte la Guinée pour que notre équipe nous apporte la coupe. Nous vendons beaucoup d’articles, mais le plus vendu, c’est les maillots et les lunettes pour les enfants. Dès après la fête, nous avions commencé à revendre les effigies et vraiment on ne se plaint pas », a expliqué la dame, très joyeuse.

Même son de cloche chez Fatoumata (elle a refusé de donner son nom de famille) qui rêve de voir le Syli soulever le trophée au soir du 19 juillet prochain. Mais avant, elle appelle ses concitoyens à se mobiliser derrière les joueurs pour les encourager à gagner toutes les rencontres. « On revend des maillots, des chapeaux, des montres, des lunettes, des bracelets… il y a tout avec nous ici, même dans 3 mois tous ces articles ne vont pas finir. Il y en a en quantité parce que cette année, c’est pour nous la coupe. J’invite les joueurs à nous offrir des bons matchs, surtout de ne pas avoir peur de jouer, de défendre le drapeau national en tant que guinéens, qu’ils jouent pour satisfaire leur famille qui les regarde. Ils doivent se battre pour nous envoyer la coupe », a lancé la dame dans une ambiance de fête à Madina.

De son côté, Fofana Alsény, étudiant de son état, est un fervent supporter du Syli de Guinée. Il est venu acheter un maillot pour faire la fête dès demain matin, avant le match qui va opposer la Guinée à Madagascar. Tout de même, il dénonce l’augmentation des prix des produits même s’il compte se battre pour se trouver un joli maillot.

« Je suis venu pour acheter un maillot, parce que syli national va jouer demain. C’est la raison pour laquelle je suis à Madina aujourd’hui, afin de trouver un bon maillot à porter demain pour supporter ma Guinée. Je suis très content du Syli national, c’est pourquoi je ne peux pas supporter sans maillot. Mais, ce qui était vendu à 25 000 FG est revu à la hausse. Aujourd’hui, il faut débourser 50 000 FG. Mais de toute façon, il faut que j’achète un maillot. Demain à 5h du matin, je dois porter mon maillot et le drapeau national, sortir pour exprimer mon soutien au Syli de Guinée », a dit le jeune homme, plein d’enthousiasme.

En outre, Alsény Fofana ne se limite pas seulement à l’achat d’un maillot, il invite ses amis du quartier à venir massivement pour s’acheter des maillots ou montres pour que la fête soit effective demain. « J’invite mes amis de sortir massivement supporter le Syli national. C’est notre fierté. A mon retour à la maison, je vais inciter tout le monde à se procurer soit une montre, un gilet ou un maillot, en tout cas nous ferons notre mieux pour rendre la fête agréable », a martelé le jeune étudiant.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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