Intégration à la fonction publique : ce que demandent les enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI

20 mai 2019 à 15 03 13 05135

Le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée a tenu hier, dimanche 19 Mai 2019, son assemblée générale dans les locaux de l’institut supérieure des sciences de l’éducation de Guinée à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Cette rencontre a duré près de 5 heures et s’est déroulée autour de sept points.

Mais, l’application du statut de l’éducation et l’insertion des diplômés de l’ISSEG et des écoles normales d’instituteurs à la fonction publique sans concours ont surtout pris le dessus dans les interventions, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Mamadou Kindy Diallo

Né il y a moins d’un mois, le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée se démarque déjà de la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée. Une démarcation qui résulte de plusieurs facteurs qui pourraient se résumer à trois niveaux. « En premier lieu, nous avons estimé en tant qu’éducateurs et enseignants professionnels sortants de l’ISSEG et des ENI, qu’il est l’heure de nous battre pour restaurer le statut particulier de l’éducation. Le statut selon lequel tous les sortants des ENI et de l’ISSEG doivent impérativement, sans concours ni test, intégrer la fonction publique. En second lieu, vu que nous avons servi l’Etat durant la période de grève du SLECG, nous avons estimé que l’Etat doit rendre sa redevabilité. Et, en troisième lieu, c’est parce que nous sommes pour la défense des valeurs et des réformes de l’éducation. Nous avons estimé que n’est pas enseignant qui le veut, mais qui le mérite. Et, celui qui le mérite relève des écoles spécialisées dans la formation des enseignants », a indiqué Mamadou Kindy Diallo, le président dudit collectif.

Depuis sa création, ce mouvement en gestation qui ne regroupe que les enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI, essuie des critiques de la part de nombreux observateurs. Il est notamment prêté à ce collectif l’intention de se dérober de la voie habituelle d’entrer à la fonction publique. Et, lors de son assemblée de ce dimanche (son deuxième assemblée depuis sa création), le collectif a tenu à éclairer la lanterne du public et par ricochet, de ses détracteurs.

« D’aucuns pensent que nous avons esquivé le test parce que tout simplement nous sommes dans une indigence intellectuelle ou dans une carence. Mais, ils se trompent. Nous, nous sommes des professionnels de l’éducation. Si nous avons refusé le test et le concourt, c’est parce que nous nous sommes attelé à des points inscrits dans le statut particulier de l’enseignant. Nous, notre combat n’est pas un combat de menaces et d’invectives. C’est un combat d’idée. Nous sommes formés pour enseigner, nous n’avons pas besoin d’un concourt pour intégrer la fonction publique. Si vous prenez le décret relatif à la modification du statut particulier de l’éducation, dans ses articles 9, 19 et 35, il est mentionné que tous les sortants des instances de formation professionnelles sont automatiquement engagés à la fonction publique. Et nous, notre combat est de restaurer ce statut-là », a expliqué Mamadou Kindy Diallo tout en précisant que le collectif dont il est le président n’a pas été créé contre la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée.

Par ailleurs, Mamadou Kindy Diallo a appelé ses collègues à resserrer les rangs pour éviter la division. Et, aux autorités, il leur a demandé de « faire leur mea-culpa à l’endroit des instances d’éducation (l’ISSEG et les ENI) ». Car, soutient-il : « S’ils ont eu confiance, ils ont créé ces institutions, des gens sont venus faire quatre ans d’étude, ils ont accepté de se former, il faut reconnaitre cette valeur et respecter les engagements qui ont été pris. Je demande à l’Etat de faire valoir le statut particulier de l’enseignant en Guinée ».

A noter que le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée projette d’aller très prochainement à la rencontre du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour exposer ses préoccupations.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cambriolage à Lambanyi : une voiture emportée

16 mars 2019 à 13 01 52 03523

L’insécurité continue à faire des victimes dans la ville de Conakry. Dans la nuit d’hier vendredi 15 mars, Sékou Oumar Diallo, citoyen domicilié au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, a reçu la visite d’un inconnu qui a réussi à voler sa voiture de marque Toyota Highlander, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La victime de ce cambrioleur astucieux n’en revient toujours pas. Sékou Oumar Diallo, évoluant dans le transport maritime, interrogé par notre reporter, est revenu sur le vol dont il a été victime. « J’ai été victime d’un cambriolage dans la nuit de ce vendredi. Un cambriolage qui est vraiment atypique. Parce que, je me suis levé le matin, je voulais aller à la prière. Je me suis mis à rechercher les clés de la voiture, je ne les retrouvais pas.

J’ai réveillé ma femme. On a cherché, mais on ne les voyait toujours pas. Puis, j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu que la voiture n’était pas là. Donc, j’ouvre la porte, je constate que la voiture a disparu. Le portail était ouvert. Après, on a vu dehors un bois et une barre de fer que le voleur a probablement utilisé pour récupérer les clés. Mais, certainement c’est quelqu’un qui connait toutes mes habitudes dans la maison, parce que quelqu’un d’autre ne peut pas savoir que je mettais les clés sur le frigidaire.

Il n’a pris que la voiture. Il n’y a aucune effraction. Parce que, comme vous le constatez, les portes ne sont pas défoncées. Il a pris la voiture, il est parti. Mais, c’est une voiture d’un certain standing, une Toyota Highlander, les avant derniers modèles. Un véhicule de couleur blanche », a-t-il expliqué.

Selon notre interlocuteur, il a déjà porté plainte. « C’est la première fois que je suis victime de vol ici. Même nos vêtements passaient la nuit dehors, accrochés ici. On ne m’avait jamais volé ici, même une aiguille. Je suis là depuis 2010. J’ai informé la gendarmerie et la police de la disparition de mon véhicule. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour que le véhicule soit retrouvé », a fait savoir la victime, Sékou Oumar Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Saison sèche à Conakry : quand les fleuristes se plaignent de la pénurie d’eau

4 janvier 2019 à 9 09 25 01251

De nombreux compatriotes pratiquent la vente de fleurs à divers endroits de la ville de Conakry. Une activité qui leur permet de joindre les deux bouts dans une conjoncture socio-économique pour le moins complexe. Le manque d’eau est la principale difficulté que ces fleuristes rencontrent en cette saison sèche, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les fleuristes sont nombreux à s’être installés aux abords des marigots et autres points d’eau pour la culture de leurs produits, destinés à la vente. L’eau est une denrée indispensable pour éviter que les fleurs se fanent, perdant ainsi leur éclat et leur valeur marchande.

Mais, avec la saison sèche que nous vivons en ce moment, les plaintes ne manquent pas chez les fleuristes, réduits à dépenser de plus pour l’entretien de leurs produits. C’est le cas de ceux qui exercent au niveau du pont de Kobaya, dans la commune de Ratoma.

Selon eux, la déforestation et l’installation des forages dans la zone seraient à la base de la pénurie d’eau. Ce qui leur coûte beaucoup en termes de dépenses pour l’entretien des fleurs.

Alhassane Samoura

Interrogé sur la question, Alhassane Samoura, fleuriste à Kobaya, a expliqué comment il s’y prend pour tirer son épingle du jeu. « Je suis dans ce métier depuis plus de six ans. Pour entretenir des fleurs pendant la saison sèche, c’est un travail qui est très difficile. Parce que le cours d’eau qui est à côté de nous ici à Kobaya, tari pendant la saison sèche. Nous sommes obligés de prendre les gens pour creuser les puits qui ont des profondeurs de 4 mètres, juste à côté de la rivière. Nous sommes aussi abonnés à la SEG (Société des Eaux de Guinée), mais qui nous facture jusqu’à 300.000 francs guinéens par mois. C’est fatigant. Sans eau, les plantes ne peuvent pas vivre. A côté de cela, nous cherchons aussi la terre noire. Donc, l’eau et la terre noire, qui est riche, nous permettent de maintenir nos fleurs à l’état normal. Mais, malgré tous ces efforts, certaines fleurs meurent », révèle-t-il.

Abdoulaye Diallo

De son côté, Abdoulaye Diallo gère une fleuristerie à Lambanyi, à quelques pas de Kobaya. Selon lui, c’est grâce aux camions citernes qu’il s’approvisionne en eau pour s’occuper de ses fleurs. «Pendant la saison sèche, nous souffrons beaucoup. Il y a beaucoup de difficultés que nous rencontrons à propos de l’eau. Moi, j’obtiens de l’eau à travers l’aide des citernes pour pouvoir arroser mes fleurs. Actuellement, tous les marigots ont tari. Pour que nos fleurs restent attirantes, il faut que nous fassions de sorte qu’elles soient belles. On paye les citernes de 250.000 à 350.000 francs guinéens. Mais, avec deux ou trois cuves, ça ne peut pas suffire pour la semaine. A mon avis, la coupe du bois est à l’origine de tous ces problèmes. Avant, les cours d’eaux ne tarissaient pas si rapidement », constate monsieur Diallo.

En outre, notre interlocuteur demande au gouvernement d’apporter du soutien aux fleuristes. « Les planteurs ne sont pas considérés par le gouvernement. Quand tu entends parler d’un environnement sain, c’est grâce aux planteurs. Nous demandons au ministère de l’environnement de nous aider. Ils disent qu’ils ont créé des gardes forestiers, mais nous on ne voit rien », se désole Abdoulaye Diallo.

Abass Bangoura

Par contre, Abass Bangoura, ne se plaint pas trop de cette situation à cause du puits qu’il a creusé et qui le soulage sans coup férir. « Dans l’ensemble, nous souffrons tous. Depuis l’an 2002, je suis dans ce métier. J’ai de l’expérience. Je me suis dit qu’il vaut mieux d’avoir mon propre puits que de compter sur autrui. J’aide même les jeunes qui lavent les voitures et les motos à avoir de l’eau. J’étais abonné à la SEG, mais ils sont chers », a laissé entendre le fleuriste.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224)622 07 93 59

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AVIS GÉNÉRAL DE PASSATION DES MARCHES

2 juin 2018 à 17 05 22 06226

1. L’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG/Lambanyi) en partenariat avec l’Ecole Normale des Professeurs d’Enseignement Technique et Professionnel ; les Groupes Scolaires (Ecole Internationale de Conakry, Madeleine de Simon, Hamdallaye Secondaire, René Descartes, Oumar Camara) ; les Complexes Scolaires (Victor Hugo, Sylla Lamine, Ben Sékou Sylla de Coyah) a obtenu une SUBVENTION du Fonds Compétitif pour les Compétences et l’Employabilité (FCCE) du Projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes (BoCEJ) d’un montant de quatre cent mille (400 000) dollars US de la Banque Mondiale à travers l’Association Internationale pour le Développement (IDA) en vue du financement du sous-projet «Mise en place à l’ISSEG d’un Centre d’Innovation Pédagogique pour l’Autonomisation et l’Employabilité des Diplômés (CIPAED)» pour la période de 2017-2020.

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Humaniser la prise en charge des femmes enceintes et les accouchements en milieu hospitalier

18 mai 2018 à 13 01 55 05555

Dans un mémorandum déposé ce vendredi, 18 mai 2018, le collectif pour une prise en charge humanisée des femmes enceintes et des accouchements (Collectif PEHFA) a laissé éclater sa colère : « Avec un taux de mortalité maternelle de 679 décès pour 100 000 naissances vivantes , donner la vie pour une femme guinéenne comporte presque autant de risques que de perdre la sienne », s’inquiètent ces femmes.

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3ème jour de la grève du SLECG : les écoles publiques de Lambanyi boudées

14 février 2018 à 19 07 35 02352

Les écoles publiques de Lambanyi, dans la commune de Ratoma, sont toujours paralysées par la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigée par Aboubacar Soumah. Au troisième jour de cette grève, le constat est amer au collège Banque Mondiale et au lycée Lambanyi, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Télimélé : Bah Oumar Bantayah, le candidat de l’UPR fait sa campagne sur la base de ses 12 ans de gestion de la mairie

1 février 2018 à 21 09 15 02152

A l’instar des autres préfectures du pays, la campagne pour les élections locales du 04 février 2018 bat son plein à Télimélé. Pour s’imposer, les candidats ne comptent pas seulement sur les populations du centre ville. C’est dans ce cadre que celui de l’UPR, Bah Alpha Oumar Bantayah, à la tête d’une délégation s’est rendu, ce jeudi 1er février 2018, dans les villages de Ley Roundé, de Loopi et de Gomboyah Boriré, situés à près de 3 kilomètres à l’Est de la ville, à la rencontre des électeurs, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Télimélé.

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Conakry : le gouvernement engage la 2ème phase d’indemnisation des déguerpis de Kobaya, Wareyah et Lambanyi

16 décembre 2017 à 8 08 55 125512

Dans le cadre de la modernisation de la ville de Conakry, le gouvernement guinéen a mis en œuvre, depuis mai 2014, un projet de construction de logements sociaux. Pour matérialiser cet ambitieux projet présidentiel, le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, avec l’appui financier de Mar Grandioso, la société chinoise bénéficiaire du marché, a procédé ce vendredi 15 décembre 2017, à la deuxième phase d’indemnisation des familles dont les terres ont été retirées. C’était en présence des responsables de la société, des représentants du chef de l’Etat, du Premier ministre, du Haut commandant de la Gendarmerie nationale, des élus locaux et des propriétaires terriens, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Crime rituel à Conakry : voici la version de la gendarmerie et des présumés assassins

5 juin 2017 à 12 12 12 06126

Dans la matinée de ce lundi, 05 juin 2017, la brigade de recherche de Kipé a présenté à la presse deux individus présumés auteurs de la mort d’une fille de près de 3 ans à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. La mort de cette petite fille a plongé le quartier dans l’émoi et la concession paternelle de l’un des mis en cause a été mise en sac par les populations voisines en colère, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Kana Baldé, de la mairie de Ratoma : plus de 500 mariages ces 3 dernières semaines (Interview)

26 mai 2017 à 18 06 50 05505

De très nombreux mariages ont été célébrés ces dernières semaines dans les différentes mairies de Conakry. Une fluctuation liée à l’approche du mois du Ramadan, période de prédilection pour de nombreux amoureux pour convoler en justes noces. Dans la commune de Ratoma, c’est des centaines de mariages qui ont été célébrés ces derniers temps. C’est ce qu’a confié à un reporter de Guineeamatin.com, ce vendredi 26 mai 2017, monsieur Mamadou Kana Baldé, officier d’Etat civil délégué de ladite commune.

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