Protection de l’environnement : l’antenne de la CIDT à Télimélé s’active sur le terrain

26 août 2019 à 9 09 57 08578

L’antenne locale de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) a initié un vaste programme de restauration du couvert végétal, en vue de lutter contre le déboisement, le réchauffement climatique et la disparition de certaines espèces animalières et forestières. C’est dans cette optique qu’elle a lancé le samedi, 24 août 2019, une campagne de reboisement de certains lieux publics de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs jeunes de toutes professions confondues, issus des différentes associations locales, ont pris part à cette première étape de la campagne de reboisement des différentes artères et autres lieux publics de la ville de Télimélé.

Cette première étape sera suivie de plusieurs activités, annonce Elhadj Mamadou Bobo Diallo, président de l’antenne de la CIDT à Télimélé. « Cette activité que nous sommes en train de mener aujourd’hui ne sera pas la dernière, elle sera élargie à d’autres lieux, et plusieurs autres activités sont en perspective. Comme par exemple l’organisation d’un tournoi de football interclubs.

Je suis très satisfait de cette mobilisation et de votre esprit civique pour la réussite parfaite de l’activité. Je me souviens, pendant la première République, il y avait beaucoup de plantes fruitières et autres sur ces lieux, mais qui ont toutes disparu suite à l’effet de l’homme. Je vous invite donc chers jeunes, à poursuivre cet élan amorcé et à entretenir ces jeunes plants contre les bœufs en divagation », a lancé monsieur Diallo.

De son coté, Maimouna Barry, femme leader et membre du bureau local de la CIDT, a appelé à une synergie d’actions entre les hommes et les femmes pour lutter sans merci contre la déforestation. « Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis contente du fait de la présence massive des femmes dans la mise en œuvre de cette activité. J’invite tout le monde à mener une lutte à outrance contre la déforestation, devenue aujourd’hui une véritable gangrène au sein de nos communautés. C’est en cela que nous pourrons sauver l’environnement », a-t-elle martelé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

Lire

Meurtre de Maïmouna Diallo : « c’était ma copine… Je l’ai repoussée, elle est tombée et est restée inerte… »

18 juin 2019 à 8 08 34 06346

Le procès de Thierno Baïlo Barry s’est ouvert hier, lundi 17 Juin 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Ce jeune de 26 ans est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Des faits pour lesquels l’accusé a plaidé coupable, soutenant que sa victime, Maïmouna Diallo, était sa petite amie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

A la barre, Thierno Baïlo Barry n’a pas nié les faits mis à charge dans l’ordonnance de renvoi qui l’a conduit devant le tribunal. L’accusé a plaidé coupable, tout en indiquant qu’il entretenait une relation amoureuse avec sa victime qui s’est finalement mariée à un autre homme. « On était ensemble depuis près de 4 ans. Quand elle s’est mariée, j’ai pris mes distances pour éviter de lui créer des problèmes dans son foyer. Deux mois après son mariage, elle a commencé à m’appeler pour demander les raisons de mon silence à son égard. Je lui ai dit que je n’ai pas assez de temps. Et, comme elle est mariée, je préfère qu’on mette fin à notre relation pour que chacun de nous passe à autre chose. Mais, contre toute attente, ma décision de la quitter l’a mise dans tous ses états. Elle a commencé à m’appeler et à m’insulter à chaque fois. Un jour, elle m’a appelé du lieu où sa sœur vend de l’Athiéké et a proféré des injures grossières à mon encontre. Je me suis déplacé pour aller la trouver là-bas. Je lui ai dit d’arrêter de m’insulter parce que moi, je ne veux pas de problème. Elle s’est jetée sur moi. On s’est bagarré et elle est allée prendre un couteau avec lequel elle m’a blessé en bas de l’épaule droit. Les gens nous ont séparés et je suis rentré chez moi », a expliqué Thierno Baïlo Barry, en ajoutant que Maïmouna Diallo l’avait aussi suivi chez lui pour faire des tapages.

« Elle est allée taper avec violence la porte de notre cour. Elle criait de toutes ses forces. Mes voisins et ma mère sont sortis pour demander ce qu’il y avait. Moi, je l’ai laissée là-bas, je me suis enfui pour aller au carrefour », a-t-il dit.

Après avoir passé assez de temps au carrefour là-bas, poursuit Thierno Baïlo Barry, « j’ai décidé de rentrer chez moi. Mais, en cours de route, je me suis rencontré avec Maïmouna qui s’est directement jetée sur moi. Elle m’a mordu au niveau des hanches. Je l’ai ensuite repoussée et elle est tombée sur le dos. Elle est restée inerte ; et, au bout d’un moment, je l’ai transportée dans une clinique à Baïlobayah où nous y avons passé toute la nuit. Comme son état ne s’améliorait pas, sur recommandation du médecin, je l’ai transférée à l’hôpital Ignace Deen où elle a finalement trouvé la mort ».

« Avez-vous poussé cette fille dans l’intention de la tuer ? », a alors demandé le juge Aboubacar Mafering Camara.

« Non ! », a répondu l’accusé, avant de préciser : « si je savais même qu’on allait se rencontrer là-bas, j’allais continuer de fuir pour aller plus loin de ce quartier ».

Et, le juge interroge de nouveau : « vous maintenez que c’est suite à vos agissements que Maïmouna est décédée ? »

« Oui ! Mais, c’est après mon arrestation que j’ai appris son décès. Car, lorsque les agents sont venus m’arrêter à Ignace Deen, j’étais sous perfusion. On m’a dit que je m’étais évanoui lors du transfert de Maïmouna de la clinique pour Ignace Deen », a répondu Thierno Baïlo Barry.

Appelée à la barre, Aïcha Diallo (la grande sœur de Maïmouna) a nié avoir eu connaissance d’une quelconque bagarre entre sa sœur et Thierno Baïlo (comme le soutient ce dernier). « De temps en temps, je voyais ma sœur avec ce jeune. Mais, je ne savais pas ce qu’il y avait entre eux. Je n’ai jamais été informée d’une bagarre entre les deux. On m’a simplement appelé pour me dire que ma sœur s’est battue avec quelqu’un et qu’elle se trouve à l’hôpital. Et, quand je suis allée la voir à l’hôpital, je me suis exclamée en disant que c’est une morte qui est couchée ici. Car, son visage avait noirci », a indiqué Aïcha Diallo.

« Que cherchez-vous à cacher, madame ? Pourquoi votre sœur est allée chez vous alors qu’elle était mariée ? », demande l’avocat de la défense.

Et, Aïcha Diallo de répondre : « Je ne cache rien. Je ne peux dire que ce que je connais, à moins que je mente. Ma sœur était chez moi parce que son mari était en voyage au Sénégal. Sa belle-famille lui a dit d’aller chez nous en attendant que son mari ne revienne ».

« Pourquoi sa belle-famille lui dirait d’aller chez vous si son comportement était bon ? Est-ce que ce n’est pas pour éviter qu’elle contracte une grossesse avec ses nombreuses sorties qu’on l’a contrainte d’aller chez vous en attendant le retour de son mari ? », interroge de nouveau l’avocat de la défense.

« Je ne sais pas ! » répond Aïcha Diallo.

« Selon vous, votre sœur a une part de responsabilité dans ce qui est arrivé ou bien c’est Thierno Baïlo, cet honnête citoyen qui a voulu éviter des problèmes de foyer à votre sœur en mettant fin à leur relation amoureuse, qui doit tout endosser ? », demande encore l’avocat de la défense.

« Je ne sais pas ! C’est Thierno Baïlo qui connait si ce qu’il a expliqué ici est vrai ou faux », répond Aïcha Diallo.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au lundi prochain, 24 Juin 2019, pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Lélouma : lancement de plusieurs projets de développement socio-économique à Hérico

10 janvier 2019 à 13 01 09 01091

Plusieurs projets de développement socio-économique ont été lancés, hier mercredi, 09 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Hérico, préfecture de Lélouma. Des personnalités venues de tous les horizons ont participé à cet événement axé sur des questions aussi variées que la santé, la culture maraîchère et l’éducation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Hérico.

C’est dans le cadre du jumelage des communes de Hérico (Guinée) et de Gasteiz (Espagne) qu’a eu lieu le lancement de deux (2) projets portant sur la culture maraîchère et la prévention de la malnutrition. La culture maraîchère en est à sa deuxième phase alors que la prévention de la malnutrition vise les enfants de 6 à 59 mois à travers l’utilisation des aliments locaux. Il a été aussi procédé à l’inauguration de la première bibliothèque de la localité.

L’exécution de ces projets est confiée à l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH). Le tout s’inscrit dans le cadre du projet WALOLODERAL GASTEIZ HERICO (WGH), financé par le fonds solidaire 07-OSAKLDETZA.

Mme Maimouna Diallo

Dans son discours, Madame Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), a dégagé l’importance du projet qui a vise à « contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, grâce à la prévention et à l’utilisation d’aliments locaux par les mères allaitantes de manière adéquate, afin que les mères soient responsables du traitement de la malnutrition infantile ».

Pour y arriver, Maimouna Diallo a expliqué à l’assistance que plusieurs actions sont envisagées : sélectionner et former dix huit (18) mamans lumières dans les neuf (9) districts; identifier et sélectionner deux cent seize (216) enfants souffrant de malnutrition ; référer tous les enfants atteints de malnutrition aiguë dans la zone d’intervention du projet à un établissement de santé pendant l’exécution du projet; développer et diffuser un spot publicitaire destiné aux femmes en âge de procréer sur les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’hygiène pendant l’exécution du projet…

Mamadou Alpha Barry

Pour sa part, Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) a remercié les ressortissants vivant en Espagne qui ont initié ces projets ainsi que les partenaires techniques et financiers. Ensuite, monsieur Barry a fait savoir que « le lancement de ces projets ouvre une nouvelle ère pour la culture maraîchère à Hérico, qui va booster davantage la production agricole, l’autonomisation des femmes à travers la création des activités génératrices de revenus, contribuer à la sécurité alimentaire des populations, sensibiliser et former les groupements à la culture maraîchère, contribuer à la prise en charge de la malnutrition infantile et améliorer les moyens de subsistance des ménages ».

Après le lancement de ces projets, il s’en est suivi l’inauguration de la première bibliothèque de la sous-préfecture de Hérico. La réalisation de ce bijou est l’œuvre des ressortissants de Hérico vivant au Canada. Le but est de permettre aux enfants de Hérico de se cultiver davantage et d’être compétitifs devant n’importe quel élève guinéen.

A rappeler que des produits de saponification et de teinture, fabriqués par les groupements de la localité, ont été présentés à la foule.

De Hérico, Ousmane Dieng, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Entretien : Maimouna Diallo, jeune activiste de la société civile de Télimélé à Guineematin

27 septembre 2017 à 9 09 59 09599

L’atelier national de validation des textes juridiques du Conseil National des Jeunes de Guinée (CNJ-Guinée) s’est déroulé les lundi et mardi 26 septembre 2017. Elle a regroupé au palais du peuple 170 participants venus des 33 préfectures du pays et de la ville de Conakry. Quelques minutes après l’ouverture de la cérémonie, Maimouna Diallo, présidente de l’Union des Jeunes Volontaire pour le Développement de Télimélé, préfecture qu’elle représente à ses assises, s’est confiée à Guineematin.com à travers son reporter qui était au palais du peuple.

Lire

Cellou Diallo, rescapé : « Le problème a commencé quand le groupe Banlieuz’art a décidé de quitter le podium… »

30 juillet 2014 à 17 05 31 07317

PENTAX DIGITAL CAMERA

Maïmouna Diallo, une des victimes du drame de Taouyah, hier soir (mardi 30 juillet 2014). Elle venait juste de décrocher son BEPC. Elle a rejoint sa dernière demeure cet après-midi au cimetière de Hamdallaye, selon la famille

Moins de 24 heures après la tragédie de Taouyah, les langues commencent à se délier. Les familles des victimes, bien que sous le choc, expliquent ce qu’elles connaissent de ce drame qu’on n’oubliera pas de sitôt. Guineematin.com est allé à la rencontre des rescapés et des parents des victimes…

Lire