Mamou : 20 officiers de police judiciaire à l’école du nouveau code de procédure pénale

9 octobre 2019 à 17 05 40 104010

Dans le cadre de la mise en œuvre de la troisième phase du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la Réforme de la police au Service du Citoyen, un atelier de formation en faveur des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat central de Mamou s’est ouvert ce mercredi, 9 octobre 2019, dans la ville carrefour. Pendant dix (10) jours, les vingt (20) officiers vont être outillés sur le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques du terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de renforcement des capacités des officiers de police de judiciaires est organisé par COGINTA, avec un financement du département Américain. Selon nos informations, cette démarche vise à apporter de meilleures connaissances aux OPJ du commissariat central de Mamou dans le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques du terrain.

Magatte Lélé, conseillère au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Pour Magatte Lélé, conseillère au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, « nous sommes là dans le cadre de la mise à niveau de la police. La police de proximité a commencé dans la capitale à Conakry, à Kaloum et à Dixinn. Nous sommes à Mamou pour compléter la formation de la section de la police judiciaire. Le renforcement des capacités des officiers de police judiciaire se base sur la formation théorique et pratique. Cette formation vise donc à renforcer davantage leurs capacités. Il faut que les policiers soient capables de maîtriser leur travail et aussi résoudre des questions de prévention et de répression, et lutter contre la criminalité. Lorsque les infractions sont commises, il faut que les policiers puissent interpeller le présumé auteur, et que la victime puisse avoir le réconfort moral », a-t-elle lancé.

Présent à cette rencontre, Elhadj Lanceï Camara, directeur régional de la police de Mamou, a invité les participants à faire preuve de rigueur dans leurs interventions dans le respect de la légalité. « Cette rencontre est très importante. Les OPJ doivent travailler conformément à la loi et dans les règles de l’art. On doit éviter les arrestations arbitraires, les détentions abusives et prolongées. C’est une occasion pour nous de recevoir ces formations. Soyez plus curieux, plus attentifs pour être à la hauteur de votre fonction. Ce qui nous intéresse, c’est la formation que nous allons recevoir ici. Le projet va partir, ce sont ces formateurs qui vont perpétuer l’enseignement qu’ils ont reçu pour les autres. Les techniques d’enquêtes visent à vous mettre en garde, pour travailler selon la loi et non contre la loi. Chacun est comptable de son acte. Quand il s’agit de la formation, je suis content à plus d’un titre. On ne doit pas arrêter quelqu’un à cause d’un acte commis par un autre. Faire venir sa mère pour qu’il se présente, c’est contraire à la loi. Nous saluons l’arrivée de ce projet dans notre pays », a laissé entendre Elhadj Lanceï Camara.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Contrôle de l’action gouvernementale : des parlementaires à Labé pour évaluer la chaîne pénale

3 octobre 2019 à 7 07 54 105410
Honorable Fatoumata Hoolo Diallo, du groupe parlementaire des ‘’Libéraux-Démocrates’’

Une mission de l’Assemblée Nationale conduite par l’honorable Babara Fofana de l’Alliance Républicaine, membre de la commission Education et comprenant les honorables Habib Baldé et Hadja Fatoumata Hoolo Diallo vient de séjourner à Labé en compagnie d’un représentant du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies pour, dit-on, évaluer les améliorations enregistrées sur la chaîne pénale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers les vidéos ci-dessous en français et poular.

Cette importante délégation de l’Assemblée Nationale a rencontré les autorités préfectorales, rendu visite aux officiers de police judiciaire au niveau de la police et de la gendarmerie, échangé avec le parquet et le président du Tribunal, conféré avec les acteurs de la société spécialisés en promotion et défense des droits de l’homme avant de faire un détour à la maison centrale pour découvrir les réalités des conditions carcérales.

Honorable Babara Fofana de l’Alliance Républicaine, membre de la commission Education

« La première des choses que nous cherchons, c’est de voir comment le peuple est traité dans le système judiciaire. Je prends un exemple très simple. Même si vous condamné des citoyens qui sont des malfrats. Lorsqu’on les mets en prison, ça c’est la loi qui l’indique, c’est comme des êtres humains. Il faut leur donner un minimum pour qu’ils vivent correctement. Au niveau de la justice, il y a eu une réforme extrêmement importante. Nous venons voir par rapport au passé si cette réforme a porté dans le système judiciaire », a expliqué l’honorable Babara Fofana.

« Nous avons pris un engagement. Nous ne pouvons pas effectuer un déplacement de Conakry à Labé et ne pas faire du sérieux. Nous allons rendre compte fidèlement au parlement qui va se retrouver avec le ministre de la Justice pour des dispositions idoines à prendre. Nous représentons le peuple auprès des autorités gouvernementales. Nous constitutions alors les meilleurs interprètent des préoccupations du peuple auprès des ministres » a rassuré Honorable Fatoumata Hoolo Diallo, du groupe parlementaire des ‘’Libéraux-Démocrates’’.

Au terme de cette mission qui va conduire la délégation de l’Assemblée Nationale dans 5 préfectures de la Guinée, les missionnaires promettent d’élaborer un rapport détaillé sur les constats de terrain dont le contenu pourrait certainement aider le Ministère de la Justice.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : la journaliste de Guineematin et le cadreur d’Espace libérés

28 septembre 2019 à 15 03 32 09329

Depuis 13 heures 40, ce samedi, 28 septembre 2019, plusieurs jeunes de la capitale guinéenne sont détenus par des agents de la police, dans une cour située près du stade du 28 septembre. Leur crime, c’est d’avoir publiquement manifesté leur solidarité au camarade Ahmed Sékou Touré, premier président de la Guinée indépendante et à ses compagnons.

Dénommé « Les Sékoutouréistes », ce mouvement a initié une marche pacifique pour commémorer le choix historique de la Guinée le 28 septembre 1958.

Malheureusement, le régime Alpha Condé, qui ne fait rien pour perpétuer cette date historique, a déployé des agents de la police qui ont irruption sur la marche, tiré des gaz lacrymogène, pourchassé les manifestants et arrêté ceux qu’ils ont pu.

Parmi les personnes arrêtées, après avoir inhalé suffisamment de gaz, il y avait une journaliste de Guineematin.com et un cadreur de la télévision privée Espace.

Détenus pendant plus d’une heure (de 13 heures 40 à 14 heures 47′), Salimatou Diallo et Ibrahima sory Camara ont été finalement libérés. Nous remercions très confraternellement tous les journalistes et responsables qui ont facilité cette libération.

Guineematin.com dénonce cette arrestation illégale et la détention de notre journaliste.

Nouhou Baldé

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Siguiri : élus locaux et citoyens à l’école de la protection des femmes et des enfants

26 septembre 2019 à 11 11 50 09509

Dans le cadre de la reforme engagée dans le secteur de la sécurité, le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) a organisé une conférence-débat hier, mercredi 25 septembre 2019, à Siguiri axé sur la protection des femmes et enfants : rôle et mission de l’OPROGEM. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la restauration du lien de collaboration entre la communauté et la police afin de renforcer le dialogue et faciliter la communication sur la prévention de la délinquance à Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la Direction Préfectorale d’Education (DPE) qui a servi de cadre à la rencontre. Elle a regroupé les seize (16) chefs de quartiers de la commune urbaine, les femmes, les jeunes, les forces de l’ordre et les responsables communaux. Elle visait à vulgariser le concept de police de proximité et informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM (Office de Protection du Genre, de l’Enfance et de Mœurs).

Selon Mamady Aminata Kéita, assistant du coordinateur du projet CECIDE, « cette conférence s’inscrit dans le projet Partenariat pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen. Avant, les policiers avaient pris la distance à la population. Maintenant, le ministère de la sécurité et de la protection civile a pris une nouvelle mesure, c’est de rapprocher la police aux citoyens. D’où la création de la police de proximité. Depuis avril 2019, nous avons lancé ce projet à Siguiri, nous avons formé les chefs de quartiers, des femmes et des jeunes. Aujourd’hui, c’est une restitution. C’est pourquoi le maire est là. Il doit parler de son bilan dans le cadre de la sécurité de sa commune, la protection des femmes et des enfants. Le commissaire central parlera également des rapports avec les citoyens ».

Pour sa part, le maire de la commune urbaine, Koumba Sékou Magassouba, a salué l’initiative qui vise à rapprocher services de sécurité et citoyens. « Avant la mise en place de ce projet, les citoyens vivaient dans la peur à Siguiri, l’insécurité était récurrente. Les citoyens avaient peur de la police, mais aujourd’hui, nous remercions Dieu, tout va mieux », a-t-il laissé entendre.

La conférence débat a pris fin par la projection d’un film sur le viol sur mineure.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le correspondant de Guineematin libéré par la police

25 septembre 2019 à 0 12 25 09259
Foromo Lamah, correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré

Foromo Lamah, le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré, a été victime d’une détention illégale par des agents du commissariat central de police. Suite à une plainte du Directeur de l’Agence Guinéenne pour le Bien Etre Familiale, qui s’est désisté par la suite, des officiers de police ont tenté d’extorquer de l’argent au journaliste qui a été détenu pendant plus de six heures (de 10 heures 40 à 17 heures), dans la journée d’hier, mardi 24 septembre 2019.

Selon notre collaborateur, Foromo Lamah, c’est un officier de police qui l’a joint au téléphone pour lui annoncer la plainte. « Je me suis présenté au commissariat central ce matin où un lieutenant m’a signifié qu’il y avait une plainte contre moi, formulée par monsieur Cécé Touaro, Directeur de l’Agence Guinéenne pour le Bien Etre Familiale (AGBEF). C’était lié à un entretien que j’ai eu avec lui sur la crise de préservatifs dans la ville. En fait, il ne voulait pas que je diffuse le contenu de notre entretien, même si c’est aujourd’hui qu’il me l’a dit. On a échangé au téléphone et il a dit qu’il retire sa plainte ».

Après le retrait de la plainte, les policiers ont voulu extorquer de l’argent à notre reporter. « Le lieutenant m’a dit d’aller voir un autre officier qui, selon lui, s’occupait du dossier, un certain lieutenant Cissé. Il m’a dit que je dois payer une contravention. Je lui ai répondu que le plaignant a déjà retiré sa plainte. Il m’a dit de le suivre. Après, il m’a confié à un autre en disant de l’attendre. C’est quand il est parti que j’ai compris qu’il avait décidé de me retenir là », a expliqué Foromo Lamah.

Poursuivant, le journaliste a fait savoir que c’est en essayant de sortir des lieux qu’il en a été empêché. « Sans me dire le montant de la contravention, il est parti. Quand j’ai voulu quitter, les agents ont dit que je suis placé en garde à vue et qu’il faut l’autorisation de l’agent qui m’a confié là. C’est ainsi que j’ai appelé le DG de Guineematin, monsieur Nouhou Baldé, le procureur de N’zérékoré et le directeur régional de la police de N’zérékoré. C’est ainsi que je suis reparti du commissariat. Mais, quand je quittais, le lieutenant Bah m’a dit qu’ils m’ont libéré mais que je dois savoir ce que je dois faire pour eux, que je peux l’appeler comme j’ai son contact. On s’est arrêté là ». Une manière sans doute de continuer à réclamer de l’argent au journaliste.

Ce fait se produit quelques jours après la mésaventure du correspondant de Guineematin.com à Yomou. Michel Anas Koné avait été convoqué à la mairie pour avoir fait un article dénonçant l’usage des moustiquaires imprégnées comme filets par les jeunes footballeurs ou comme filets de pêche ou de clôture. Rouge de colère, le maire avait proféré des menaces contre notre reporter avant de se raviser. C’est dire combien il est actuellement difficile d’exercer le métier de journalisme en République de Guinée…

Alpha Mamadou Diallo pour Guieematin.com

Tél 628 17 99 17

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N’zérékoré : les autorités révèlent la cause de la mort d’Agnès la star

21 août 2019 à 18 06 34 08348

Alors que les spéculations se poursuivent sur l’origine de la mort subite de l’artiste Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, les autorités de N’zérékoré ont communiqué, enfin, sur le sujet. Selon le maire de cette ville qui s’est confié au correspondant local de Guineematin.com, la chanteuse est décédée par suite d’une « crise cardiaque provoquée par des substances ».

« L’hôpital régional a communiqué son rapport d’autopsie. Et dans son rapport, ils nous ont signifié que la demoiselle est morte par une crise cardiaque. Et la crise doit avoir été provoquée par plusieurs substances. Mais, c’est à partir des enquêtes de la police qu’on saura qu’est-ce qui a causé subitement la crise cardiaque », a annoncé le maire de la commune urbaine de N’zérékoré Moriba Albert Délamou.

Moriba Albert Délamou, maire de N’zérékoré

L’autorité locale précise toutefois que l’hypothèse d’un meurtre, qui revient avec insistance au sein de l’opinion, n’est pas à écarter. « Jusque maintenant, certaines pistes sont là. Parce qu’on dit qu’elle a eu une altercation le 08 août 2019 avec trois de ses copines. Ces filles-là sont interpellées maintenant et sont entre les mains de la police pour des fins d’enquête ».

En outre, Moriba Albert Délamou indique que « la nuit du 15 août, Agnès était encore accompagnée de certaines personnes dans un maquis où on lui a offert une bière qui était bien fermée. Et celle qui lui a offert la bière, c’est l’une des filles avec laquelle elle s’est bagarrée. Mais, quand on lui a donné la bière, elle l’a prise sans la consommer. Elle l’a remise à la gérante du maquis. Mais, l’enquête est ouverte pour connaitre la cause exacte de la crise cardiaque », a laissé entendre le maire.

« J’invite la population au calme. On reste croyant et on laisse la police faire son travail, et on croit à ce qu’ils vont nous donner comme résultat de l’enquête. Et je le dis, la vie c’est le destin et c’est l’œuvre de Dieu. Je présente mes condoléances les plus attristées à toute la famille. Au-delà de ça, la vigilance de chacun doit être de mise. Etre artiste, c’est bon ; mais, rester très tard dans les boîtes de nuit, il faut aussi éviter ça, et il faut être raccompagné par quelqu’un », a conseillé monsieur Délamou.

A rappeler que la chanteuse Agnès Délamou, artiste adulée à N’zérékoré, a été retrouvée morte dans sa chambre le samedi, 18 août 2019, au quartier Nyen Kpama 2, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Elle a été inhumée le dimanche, 19 août 2019, sur fond d’interrogations autour des causes de sa mort.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Audition du patron de Lynx FM : « c’est inacceptable, le combat doit continuer »

19 août 2019 à 16 04 12 08128

En plus du monde médiatique, des acteurs politiques se mobilisent pour soutenir le directeur général de la radio privée Lynx FM. Le doyen Souleymane Diallo, qui est le fondateur de cette station de radio, a été entendu ce lundi, 19 août 2019, à la DPJ avant d’être déféré au TPI de Kaloum.

Il est poursuivi pour « délit contre l’autorité publique », suite au passage de madame Doussou Condé, pionnière du RPG, devenue farouche opposante à Alpha Condé basée aux Etats-Unis, dans une émission de la radio Lynx FM, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, s’est rendu à la Direction de la Police Judiciaire pour apporter son soutien à Lynx FM. L’opposant a dénoncé une situation inacceptable et invité les médias à poursuivre « le combat ».

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

« Nous sommes dans une situation pitoyable parce que c’est lui qui est président aujourd’hui… lorsqu’il a été arrêté (alors qu’il était opposant, ndlr), la presse l’a accompagné. Monsieur Souleymane Diallo (PDG du groupe de presse Lynx, ndlr), était devant. Monsieur Alpha Condé a cité monsieur Souleymane Diallo dans ses mémoires. Comment peut-on imaginer qu’un homme qui a passé 40 ans de sa vie à mener le combat politique, emprisonné pendant 5 ans ici, devenir président et vouloir fouler au sol les droits, les libertés des citoyens ?

C’est inacceptable ! Ils sont dans leur programme de 3ème mandat. La stratégie qui consiste à menacer, à museler, à fermer, à détruire la presse guinéenne. Vous avez vu ce qui s’est passé avec Mouctar Bah de RFI, ce qui se passe avec le journaliste de mosaiqueguinee.com, donc nous vous disons que nous sommes avec vous, le combat doit continuer », a déclaré le vice-président du principal parti d’opposition en Guinée.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, le doyen Souleymane Diallo est en train d’être auditionné par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Boffa : un voleur déguisé en marabout appréhendé par des taxi-motards

15 août 2019 à 20 08 29 08298

Des conducteurs de taxi motos de Boffa ont mis mains sur un voleur, déguisé en marabout. L’homme en question a été interpellé dans la soirée du mercredi, 14 août 2019, après s’être enfui avec la moto d’un taxi-motard, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est aux environs de 20 heures que Karamoko Fofana a été appréhendé par des conducteurs de taxi motos. Il est accusé d’avoir enlevé la moto d’un taxi-motard à Karabaya, un secteur de la commune urbaine de Boffa. « Ce faux Karamoko est en complicité avec des bandits. Souvent, c’est lui qui vient nous déplacer pour nous dire de l’envoyer à un endroit donné. Après avoir fini de connaître notre position, il communique avec ses amis qui viennent nous attaquer et enlever nos motos.

Pour le cas d’aujourd’hui, il est venu déplacer un des nôtre. Quand ils sont arrivés à un certain niveau, il a demandé à notre ami de descendre pour lui acheter quelque chose à la boutique. Dès que le taxi-motard est descendu, il a pris la moto pour s’enfuir », a expliqué Mohamed Sylla, conducteur de taxi moto.

Juste après l’acte, la victime est allée informer les responsables du syndicat des conducteurs de taxi motos de Boffa. Ces derniers ont aussitôt engagé des recherches qui ont permis de mettre mains sur Karamoko Fofana, retrouvé à la gare routière de la ville. Ils ont appelé la police qui est venu récupérer le voleur présumé. Les agents ont ensuite effectué une perquisition à domicile, où ils ont retrouvé d’autres motos volées.

Karamoko Fofana est détenu au commissariat central de Boffa en attendant la fin de l’enquête.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Une voiture finit sa course dans un bâtiment à Kankan : 6 personnes blessées et une radio privée endommagée

13 août 2019 à 18 06 46 08468

Un accident de la circulation s’est produit dans la nuit du lundi à ce mardi, 13 août 2019, au quartier Kabada 1, dans la commune urbaine de Kankan. Un véhicule de marque Nissan Almera a fini sa course dans une bâtisse abritant des ateliers de couture et le local de la radio Nabaya FM. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais des blessés et des dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations recueillies sur place, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’un automobiliste, après avoir touché deux motards, a tenté de s’enfuir. Mais, la voiture de marque Nissan Almera, immatriculée RC 87 11 AC, a terminé sa course au rez-de-chaussée du bâtiment qui abrite des ateliers de couture et la radio Nabaya FM.

Interrogé par notre reporter, Ange Parker, directeur de la radio Nabaya FM, a fait savoir que l’accident a endommagé quelques appareils de la station. « Ce matin, c’est mon chef technique qui m’a appelé pour me dire qu’il y a un véhicule qui a percuté le bâtiment de Nabaya. Donc, je suis venu constater les dégâts. Quelques appareils de la radio ont été endommagés, tel que l’émetteur. Donc, ça fait qu’aujourd’hui, toute la journée est foutue », a-t-il regretté.

Informée de l’accident, la police routière a déployé des agents qui ont fait le constat sur le terrain, avant de tirer la voiture des décombres d’une partie bâtiment. Selon le colonel Mory Chérif, chef de la section constat du commissariat central de Kankan, « on m’a fait savoir que le chauffeur a pris la fuite après l’accident. Ils m’ont dit qu’il y a certains blessés qui sont admis à l’hôpital. Immédiatement, j’ai laissé mes agents ici, je suis allé voir l’identité de ces blessés. Là-bas, on ne m’a présenté que deux. Mais, le médecin m’a fait savoir que les autres sont sortis de l’hôpital. Nous avons déjà ouvert une enquête pour retrouver le présumé auteur de l’accident et le propriétaire du véhicule ».

Pour sa part, Dr Mamadou Touré, le médecin qui a reçu les 6 personnes blessées au cours de cet accident, a expliqué que leur vie n’est pas en danger. « Ils étaient au nombre de six personnes. Il y a eu plus de peur que de mal, il n’y a pas eu de mort. Il n’y a qu’une seule personne qui avait perdu ses dents. Ce matin, nous l’avons envoyé au cabinet dentaire. A part lui, les autres sont déjà sortis », a fait savoir le médecin.

Le propriétaire de l’atelier de couture, touché pendant l’accident, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Aux dernières nouvelles, la voiture a été conduite au commissariat central de Kankan, alors que le chauffeur est toujours introuvable.

Des accidents similaires sont souvent enregistrés à Kankan les jours et lendemains de fête.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Fête de Tabaski : 4 morts et plusieurs blessés graves enregistrés en Guinée (Police)

13 août 2019 à 17 05 42 08428

Au lendemain de la fête de Tabaski, la police nationale fait état de quatre (4) morts et de plusieurs blessés enregistrés sur toute l’étendue du territoire national. L’annonce en a été faite ce mardi, 13 août 2019, par le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile lors d’un point de presse organisé au siège du département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’on redoutait des accidents de la circulation lors de la célébration de la Tabaski 2019. Il y en a eu malheureusement, avec des cas de morts tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Selon le contrôleur général Mamadou Camara, directeur de la sécurité publique et porte-parole de la police nationale, deux cas d’accidents ont été enregistrés dans la zone spéciale de Conakry, entrainant un cas de mort. « Le premier cas d’accident à Conakry a eu lieu à Bambéto. Un véhicule contre véhicule, avec des dégâts matériels très importants. Le deuxième cas, c’était véhicule contre moto à Lambanyi, avec un cas de mort enregistré malheureusement. Donc à Conakry, il n’y a eu qu’un seul cas de mort enregistré ce matin », a-t-il expliqué.

Parlant du bilan à l’intérieur du pays, le porte-parole de la police souligne qu’il y a eu au total 18 cas d’accidents avec trois (3) personnes qui ont perdu la vie. « A l’intérieur du pays, ça se compose comme suit : à Pita, il y a eu trois cas d’accidents, dont une moto qui s’est renversée et deux blessés graves qui ont été transportés à l’hôpital préfectoral. Ensuite, aux environs de 14 heures, un autre motard a été renversé par un véhicule, enregistrant 2 blessés, tous admis à l’hôpital préfectoral de Pita. A Pita encore, un enfant a été renversé à Mâci par un véhicule qui transportait des journalistes. Aucun cas de mort n’a eu lieu ».

Poursuivant, le contrôleur général Mamadou Camara a dit qu’à N’Zérékoré, « trois cas d’accidents ont été enregistrés au centre- ville, avec des blessés légers. Aux environs de 18 heures, un motard a renversé un piéton au centre- ville de N’zérékoré, avec un bilan d’un mort, transporté à l’hôpital. A Mandiana, c’est un motocycliste qui a renversé un piéton, avec un bilan d’un mort. A Dalaba, il y a eu trois cas d’accidents : le premier était aux environs de 10 heures, au cours duquel trois personnes ont été blessées et admises à l’hôpital préfectoral de Dalaba.

Le deuxième cas d’accident a enregistré deux blessés légers qui ont été admis à l’hôpital. A Fria, dans la nuit du samedi à dimanche, un taxi a heurté un piéton à 5 kilomètres du centre-ville, plus précisément à Mangamory, et mort s’en est suivi. A Dinguiraye, le lundi 12 août 2019, aux environs de 13 heures, deux cas d’accidents enregistrés dans la commune urbaine. Le bilan est de deux blessés graves qui ont été admis néanmoins à l’hôpital préfectoral de Dinguiraye.

A Labé, une voiture personnelle de marque Mazda, immatriculée RC 13 16 C a heurté un cycliste à la rentrée du centre-ville. Le cycliste a enregistré une fracture au pied gauche. Au total à l’intérieur du pays, il y a eu 18 cas d’accidents dont 16 par motos et deux par véhicules. Les victimes, ça fait 16 blessés et quatre morts sur l’ensemble du territoire national », a laissé entendre le porte-parole de la police nationale.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : 21 accidents enregistrés à l’occasion de la fête de Tabaski

13 août 2019 à 17 05 24 08248

Comme il fallait le redouter, des accidents de la circulation ont été enregistrés dans la commune urbaine de Labé lors de la célébration de l’Aïd El Kébir ou la fête de Tabaski. Selon des sources sécuritaires et hospitalières interrogées par un correspondant de Guineematin.com sur place, ce sont au total, 21 cas d’accidents routiers qui ont eu lieu dans la ville.

Malgré les multiples dispositions prises par les autorités, des cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés pendant ces moments de fête à Labé. Selon le colonel Tidjane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé, « des dispositions ont été prises pour éviter ou limiter les accidents le jour et le lendemain de la fête de tabaski. Des agents étaient postés à tous les niveaux. Les mineurs au volant, c’était interdit. La consommation de l’alcool était également interdite derrière le volant.

L’excès de vitesse n’était pas aussi toléré dans toute la commune urbaine. Le jour de la fête, il n’y a pas eu d’accidents. C’est seulement le lendemain de la fête qu’un tricycle, qui avait à son bord 13 personnes, s’est renversé à côté du camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais tous les passagers étaient grièvement blessés et des dégâts matériels importants ont été signalés », a révélé l’officier de police.

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

De son côté, le service des urgences de l’hôpital régional de Labé a fait un bilan de 21 cas d’accidents. Selon Elhadj Ataoulaye Sall, le directeur général dudit hôpital, « on a reçu un total de 21 accidentés, essentiellement des accidents de motos. Parmi eux, 16 cas sont des cas tout à fait bénins qui ont eu des soins au niveau des services des urgences et qui ont été tout de suite libérés. Il y a également deux autres qui ont présenté des traumatismes moins graves au niveau de la tête. Ils n’ont pas été hospitalisés ».

Il faut préciser que la plupart de ces accidents, enregistrés le jour de la fête et le lendemain, ont été causés par l’excès de vitesse des conducteurs, le plus souvent euphoriques.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fête de Tabaski : 5 accidents de la circulation enregistrés à N’zérékoré (Police)

13 août 2019 à 15 03 13 08138

Cinq cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés à l’occasion de la célébration de la fête de Tabaski à N’zérékoré. C’est le bilan fourni au correspondant local de Guineematin.com par la police routière.

A la veille de la fête de Tabaski, la sécurité routière de N’zérékoré a mis en place un dispositif pour minimiser les risques d’accidents. Malgré tout, 5 accidents de la circulation ont été enregistrés dans la ville à l’occasion de cette période de réjouissance.

« Pour cette fête, malgré tout le dispositif que nous avons mis en place pour limiter les dégâts, nous avons enregistré 5 cas d’accidents. Le premier cas d’accident s’est produit le jour de la fête à 11 h 30 minutes. C’était dans le quartier Nakouyakpala, une collision entre deux motos.

Le deuxième cas, c’était à 12 h 35 au marché de la Forêt Sacrée, en face de la maison du paysan. Là aussi, c’est moto contre moto. Les troisième et quatrième cas, ce sont des accidents concomitants qui se sont suivis. Le premier, c’est une moto contre un piéton ; le second, c’est une moto contre une voiture. Le cinquième accident s’est produit aux environs de 23 heures. Là, c’est trois voitures qui se sont touchées.

Il y a une voiture qui sortait, l’autre descendait ; et quand il y a eu collision, celle qui sortait a reculé pour venir prendre une autre en stationnement. C’est des accidents avec dégâts matériels, blessés et fracture. On n’a pas enregistré un cas de mort », a indiqué le commissaire spécial de la police routière, Bangoura Kander Roger.

En ce qui concerne les causes de ces accidents, le commissaire Bangoura Kander Roger a laissé entendre que ça va de l’imprudence des conducteurs à l’excès de vitesse. « Les infractions qu’on a retenues pour ces différents cas, c’est seulement l’excès de vitesse et l’engagement sans précaution dans la chaussée pour la voiture qui sortait du dancing », a-t-il expliqué.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620166816/666890877

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Fête de Tabaski : un important dispositif sécuritaire mis en place à N’zérékoré

10 août 2019 à 20 08 29 08298

La communauté musulmane de Guinée, à l’image de ses coreligionnaires du monde, célèbre l’Aïd El Kébir, ou la fête de Tabaski, demain dimanche, 11 août 2019. Les préparatifs vont bon train à N’zérékoré où la sécurité routière annonce la mise en place d’un dispositif spécial avant, pendant et après la fête. La démarche vise à minimiser les risques d’accidents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La célébration de la fête de Tabaski passera par un important dispositif mis en place par les services de sécurité dans la capitale de la région forestière. Interrogé sur ce dispositif mis en place avant pendant et après la fête de Tabaski, le commissaire de la police routière de N’Zérékoré, le Capitaine Bangoura Kander Roger, a apporté des précisions : « comme d’habitude, à la veille de chaque fête, nous mettons en place des dispositifs sécuritaires dans les grandes artères de la ville.

Pour ce qui est de la fête de demain, nous allons travailler avec le commissariat central, le commissariat urbain, la CMIS et la gendarmerie. Très tôt le matin, nous allons occuper toutes les artères de la ville, les grands carrefours, les intersections de la ville. Nous allons placer nos agents au moment d’aller et au retour de la prière, sur les grands espaces de prières, pour favoriser la fluidité de la circulation et aussi éviter les accidents ».

Pour que la fête se passe dans de bonnes conditions, le Capitaine Bangoura Kander Roger ne compte pas lésiner sur les moyens. D’ailleurs, il menace d’interpeller toute personne qui irait à l’encontre des mesures de sécurité mises en place. « Tout contrevenant sera puni par la loi en vigueur. Parce que là, quand vous commettez un accident en état d’ivresse, vous savez ce qui vous attend. Il n’y aura pas de flexibilité dans ça. Parce que l’alcool, comme tous les stupéfiants, est proscrit au volant. Donc, chacun est mise en garde pour cela », a-t-il laissé entendre.

Pour éviter des cas malheureux, le commissaire de la police routière de N’Zérékoré « invite la population, surtout les jeunes, à la vigilance et à la prudence aux lieux de récréation, à la prudence sur la route et surtout d’éviter les boissons alcoolisées, de limiter tout, de doser tout pour ne pas que la vie s’arrête seulement à cette fête ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Fête de Tabaski : 9000 policiers déployés pour assurer la sécurité dans tout le pays

10 août 2019 à 14 02 44 08448

A l’instar de nombreux pays du monde, la Guinée va célébrer la fête de l’Aïd El Kébir, ou fête de Tabaski, demain dimanche, 11 août 2019. Pour assurer la protection des citoyens et leurs biens avant, pendant et après la fête, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile dit avoir mobilisé neuf mille (9000) agents sur le terrain. L’annonce en a été faite ce samedi à travers un point de presse organisé au siège du département, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le Commandant Mory Kaba, chargé de communication et relations publiques du ministère de la Sécurité et de la protection civile, le département a pris toutes les dispositions pour que les citoyens guinéens célèbrent la Tabaski dans de meilleures conditions de sécurité. « La fête de Tabaski constitue traditionnellement, pour la communauté musulmane, des moments de retrouvailles, de prières et de réjouissance dans les familles ou ailleurs. Ces déplacements intenses, urbains et interurbains, entraînent l’encombrement des voies publiques, des embouteillages, des accidents de circulation, l’insécurité et ses corollaires.

À cet effet, la direction générale de la police nationale a pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer la libre circulation des personnes et des biens sur les axes routiers urbains et interurbains, mais aussi et surtout la sécurité des lieux de prières et de grandes cérémonies de réjouissance. Pour mener à bien ces missions, un plan opérationnel de sécurisation avant, pendant et après la fête sur toute l’étendue du territoire national a été conçu par la direction générale de la police nationale. Pour ce faire, 9000 agents seront déployés pour assurer cette sécurité », a-t-il annoncé.

Par ailleurs, le Commandant Mory Kaba invite les citoyens à respecter les consignes de sécurité pour minimiser les risques d’accidents. « Le département invite les citoyens au respect des consignes de sécurité et au respect du droit d’autrui, qui est le garant de la liberté fondamentale, à veiller sur les enfants qui constituent l’avenir de notre nation. Elle compte sur l’esprit de civisme des uns et des autres pour une fête apaisée ».

En outre, le chargé de communication et relations publiques du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a fait savoir qu’en cas d’accident, « il y a des équipes de constat, il y a la sécurité routière et les autres agents que sont les CMIS, les commissariats centraux et les postes urbains prêteront mains fortes aux agents. Mais, je ne souhaite pas qu’on en arrive là. Donc, j’en appelle au comportement civique des uns et des autres. Il faudrait que nous fêtions dans la paix, mais surtout dans la sécurité. Invite est donc faite aux populations de rester calme, sereine, de ne pas abuser, de respecter les consignes de sécurité », a rappelé le commandant Mory Kaba.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Viol et assassinat d’une fillette de 6 ans à Mamou : le suspect interpellé (Parquet)

1 août 2019 à 12 12 39 08398

La cavale du principal suspect du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans (survenu hier, mercredi 31 juillet 2019, dans la commune urbaine de Mamou) n’a été que de courte durée. Alpha Oumar Sow a finalement été interpelé par les agents de sécurité qui étaient à sa trousse, a appris un journaliste de Gineematin.com qui suit ce dossier.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, le suspect de 41 ans se trouve déjà en audience dans une unité d’enquête.

« Grâce aux efforts conjugués de nos forces de sécurité, Alpha Oumar Sow, auteur présumé des faits de viol suivi d’assassinat sur la personne de Asmaou Sow, une fillette âgée de 6 ans, a été interpelé hier, mercredi, aux environs de 20 heures… A l’heure qu’il fait, il est déjà en audition dans une de nos unités d’enquête. L’enquête va être bouclée le plutôt que possible et le procès-verbal d’audition sera transmis à notre parquet qui ouvrira une information judiciaire », a annoncé le procureur, Elhadj Sidiki Camara, tout en félicitant les forces de sécurité de la ville carrefour.

Pour rappel, c’est dans la nuit du mardi au mercredi 31 juillet 2019 qu’une fillette, âgée de 6 ans, a trouvé la mort, après avoir été victime viol. Les faits se sont produits à la Poudrière, un quartier situé dans le centre-ville de la commune urbaine de Mamou. Et, Alpha Oumar Sow, le cousin de la victime a été indexé comme l’auteur présumé de cet acte ignoble.

« Dans la nuit du 30 juillet 2019, au moment de la grande pluie, monsieur Alpha Oumar Sow, né en 1978, est rentré à la maison dans un état d’ivresse manifeste. Il a fait rentrer ses trois cousines dans sa chambre à coucher. Il s’est procuré un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres environ, qu’il a fini par introduire dans la partie génitale de sa victime. Mais, il ne s’est pas limité à ça. Il a dit aux deux autres filles de ne rien dire là-dessus et il leur a dit carrément que la fille a trouvé la mort », a expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara, un peu plutôt dans la journée d’hier, mercredi.

Après son crime, l’homme de 41 ans avait pris la poudre d’escampette. Et, une enquête avait été ouverte pour le retrouver pour le traduire devant la justice. Une enquête qui a visiblement porté ses fruits.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mobilisation contre un 3ème mandat : qui a volé les t-shirts du FNDC à la DPJ ?

17 juillet 2019 à 15 03 13 07137

C’est une situation qu’on ne peut entendre que dans la Guinée d’Alpha Condé. Déjà, hier, mardi 16 juillet 2019, deux acteurs de la société civile avaient été interpellés par des agents du régime. Le crime à leur reprocher n’était autre que d’avoir porté des t-shirts qui réclament le respect de la Constitution guinéenne.

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, seront libérés pour rentrer dormir chez eux. De retour à la Direction de la police judiciaire (DPJ), ce mercredi, les défenseurs de la Constitution guinéenne apprendront que la police n’a finalement rien trouvé pour continuer à les garder. Mais, au moment de se donner au revoir, il a été constaté des manquements dans les affaires des pauvres activistes de la société civile…

« Ils avaient 850 t-shirts. Mais, on nous a rendu 640. Et puis, un agent de la police avait retiré l’argent que détenait Oumar Sylla, un million cinq cent mille francs guinéens. Heureusement qu’il l’avait identifié. Donc, ce n’était pas difficile de savoir c’est lequel des agents », a expliqué à Guineematin.com le chargé des Opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Seulement, le problème qui persiste en ce début d’après-midi de ce 17 juillet, c’est que les défenseurs de la Constitution n’ont pour le moment pu récupérer ni l’argent de Foniké Mengué, ni le complément des t-shirts, comme s’il y avait des voleurs à la DPJ.

Connus pour leur détermination à aller jusqu’au bout dans leur combat, les activistes de la société civile continuent à attendre à la Direction de la police judiciaire qu’on leur restitue l’argent et les t-shirts.

A suivre !

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Guinée : une nouvelle loi pourrait protéger les membres de la police contre toute éventuelle poursuite en justice

4 juillet 2019 à 11 11 58 07587

Ce texte fournit des directives inadéquates sur le recours à la force létale. Le président guinéen ne devrait pas mettre en application une loi nouvelle qui donne aux gendarmes le pouvoir discrétionnaire de décider de recourir aux armes à feu et pourrait les mettre à l’abri de toute éventuelle poursuite en justice pour meurtre illégal, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Amnesty International. Les forces de sécurité guinéennes sont réputées pour utiliser une force excessive lorsqu’elles répondent à des manifestations de rue, qui sont elles-mêmes souvent violentes.

L’Assemblée nationale de Guinée a adopté le 25 juin 2019 un projet de loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie. Cette loi établit plusieurs justifications de l’usage de la force – notamment pour défendre des positions occupées par les gendarmes – sans souligner clairement que les armes à feu ne peuvent être utilisées que lorsqu’existe une menace de mort ou de grave blessure. La note explicative qui accompagne la loi souligne également la nécessité de protéger les gendarmes qui ont recours à la force contre des poursuites en justice revanchardes, ce qui suscite des inquiétudes sur la possibilité que la loi puisse être invoquée pour empêcher la supervision des responsables de l’application des lois par le système judiciaire. 

« Alors que la tension politique monte à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, la dernière chose dont la Guinée a besoin est une loi aux termes vagues qui semble donner aux gendarmes le pouvoir discrétionnaire de décider de recourir à la force létale », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch.

« Le président Alpha Condé devrait inviter l’Assemblée nationale à réviser cette loi, afin de la mettre en conformité avec les obligations de la Guinée aux termes du droit international et du droit africain en matière de droits humains. »

La Guinée a connu ces dernières années de violentes manifestations de rue et de fréquents affrontements entre manifestants et membres des forces de sécurité. De nouvelles manifestations sont probables plus tard cette année si, comme de nombreuses organisations guinéennes le prédisent, le président Condé cherche à amender la constitution pour briguer un troisième mandat. 

Aladji Cellou Camara, Directeur de l’information et des relations des armées guinéennes, a affirmé à Human Rights Watch que la nouvelle loi était nécessaire pour fournir davantage de directives sur les circonstances dans lesquelles les gendarmes sont habilités à recourir à la force, en particulier compte tenu de la menace croissante de terrorisme à laquelle la Guinée est confrontée. La notice explicative qui accompagne la loi fait référence au terrorisme, mais souligne également que les forces de sécurité connaissent depuis un certain temps des moments « marqués par des interventions intenses et répétées sans précédent », allusion apparente aux manifestations de rue. 

Camara a précisé que la loi n’était pas destinée à remplacer la loi guinéenne de 2015 sur le maintien de l’ordre public, qui comporte des directives sur le recours à la force par les forces de sécurité lorsqu’elles répondent à des manifestations. Mais quoique la loi nouvelle et la loi de 2015 stipulent toutes deux que la force ne doit être utilisée que lorsque c’est nécessaire et qu’elle doit être proportionnée, elles ne limitent pas explicitement le recours aux armes à feu aux cas où existent des menaces imminentes de mort ou de grave blessure. Ceci soulève une inquiétude : que d’autres objectifs, tels que disperser une manifestation non autorisée, puisse justifier le recours à la force létale.

Les normes internationales en matière de droits humains stipulent que les armes à feu ne devraient jamais être utilisées pour simplement disperser un rassemblement. Si le recours à la force pour disperser des manifestations violentes est inévitable, par exemple pour protéger des agents chargés de l’application des lois, des participants ou des badauds contre des violences, les forces de sécurité doivent seulement recourir à la dose de force minimale nécessaire pour maintenir la situation sous contrôle.

Elles doivent s’appuyer sur une utilisation proportionnée d’armes moins létales, telles que les bâtons et d’autres types d’équipement de contrôle des foules. L’usage intentionnel et létal d’armes à feu ne peut avoir lieu que lorsque c’est strictement inévitable afin de protéger des vies.

Camara a affirmé que, quel que soit le cadre juridique, les agents de police et les gendarmes ne sont jamais armés lorsqu’ils assurent la canalisation de manifestations de rue. « Si je voyais un gendarme avec une arme à feu, j’interviendrais immédiatement », a affirmé en avril 2018 à Human Rights Watch le général Ibrahima Baldé, chef de la gendarmerie.

Cependant, la Guinée a une longue habitude d’utilisation excessive des armes à feu par les forces de sécurité lors de confrontations avec des manifestants. De nombreux manifestants, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité, ont été tués, la plupart par des tirs d’armes à feu, au cours de la dernière décennie. Des dizaines de manifestants et deux agents chargés de l’application des lois ont été tués en 2012-2013, à l’approche d’élections législatives. Au moins 12 personnes ont été tuées, dont 6 par des tirs d’armes à feu, et de nombreuses autres ont été blessées, à l’approche et à la suite de l’élection présidentielle de 2015. Au moins 21 personnes sont mortes lors de manifestations en 2018, dont au moins 12 auraient été victimes de tirs mortels de la part des forces de sécurité d’une part, et un agent de police et un gendarme tués par des manifestants d’autre part.

En outre, si la Guinée connaît un nouveau cycle de manifestations violentes au cours des mois qui viennent, le gouvernement pourrait les qualifier de menace à la sécurité publique exigeant une réponse énergique de la part des forces de l’ordre. Les responsables guinéens de la sécurité ont souvent affirmé à Human Rights Watch et à Amnesty International que les manifestations de 2018 n’étaient pas des mouvements de protestation de rue mais de la « violence urbaine. » En novembre 2018, suite à une vague de manifestations publiques violentes, le gouvernement guinéen a déployé des unités de l’armée en certains points névralgiques de Conakry, la capitale.

La note explicative de la nouvelle loi affirme que celle-ci est nécessaire pour « protéger [les gendarmes] à l’occasion des procédures pénales » qui ne sont qu’un effort visant à « se venger de l’autorité publique. »  Mais cette affirmation ignore le fait que la Guinée a rarement engagé des poursuites contre des membres des forces de sécurité pour usage excessif de la force.

Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté des dizaines de tirs d’armes à feu présumés mortels par les forces de sécurité depuis 2010. Mais la condamnation en février d’un capitaine de police pour le meurtre en 2016 d’un manifestant a marqué la première fois depuis 2010 qu’un membre des forces de sécurité était traduit en justice pour avoir tué un manifestant par balles.

Pour refléter les principes établis en matière de droits humains, tels que les Directives pour le contrôle des rassemblements par les responsables de l’application des lois en Afrique et les Principes de base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, les lois devraient stipuler clairement que les forces de sécurité ne doivent utiliser des armes à feu que dans les cas où existe un risque imminent de mort ou de grave blessure d’une personne, ou pour empêcher la commission d’un grave crime impliquant une grave menace vitale, et seulement quand des mesures moins extrêmes seraient insuffisantes pour atteindre ces objectifs. Les lois devraient également contenir des exigences claires d’information et de responsabilité, afin d’assurer que tout incident lors duquel une force excessive a été utilisée, ainsi que l’agent soupçonné d’y avoir recouru, fassent l’objet d’une procédure en justice et d’un procès équitable.

Human Rights Watch et Amnesty International ont appelé à plusieurs reprises à la création de mécanismes de contrôle adéquats, tels qu’une cellule spéciale de magistrats, afin d’enquêter de manière plus efficace sur le comportement des forces de sécurité lors de manifestations.

« Alors qu’approche l’élection présidentielle de 2020, ce n’est pas le moment d’affaiblir les règles d’opération des forces de sécurité », a déclaré Francois Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Le gouvernement guinéen devrait plutôt renforcer sa capacité à enquêter effectivement sur les allégations de mauvais comportements de la part de membres de ses forces de sécurité et à poursuivre leurs auteurs en justice. »

Communiqué transmis par Amnesty International

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Convocation de Mohamed Bangoura : le communiqué du RMIGUI

2 juillet 2019 à 17 05 41 07417

Le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) exprime son inquiétude suite à la convocation ce lundi 1er juillet 2019 du journaliste Mohamed Bangoura à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Le Directeur de Publication du site « mosaiqueguinee.com » a été auditionné de 11h à 17h30 suite à la publication d’une tribune d’un membre du parti « Union des Forces Républicaines ».

Mohamed Bangoura est accusé de complicité de diffamation à l’encontre du chef de l’Etat. L’interrogatoire s’est poursuivi ce mardi 02 juillet 2019.

Le REMIGUI rappelle, qu’aux termes de l’article 1er de la Loi Organique L/2010/02/CNT du 22 juin 2010 : « tout citoyen guinéen a le droit de créer, de posséder, d’exploiter une entreprise de presse, d’édition et de librairies, un organe de diffusion, d’informations, d’idées et d’opinions sous réserve du respect de l’éthique et de la déontologie, de la dignité humaine et des droits de la personne, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensées et d’opinion. L’exercice de cette liberté ne peut être limité que par la Loi pour la sauvegarde de l’ordre public et des exigences de l’unité nationale. »

Le REMIGUI estime que le recours à la diffamation et l’offense à l’autorité publique ne doivent pas constituer des armes pour museler les journalistes et entraver le libre exercice de la profession.

Le REMIGUI sollicite le soutien de la Haute Autorité de la Communication (HAC) pour mettre fin à ces tentatives de bâillonnement de la presse nationale.

Le REMIGUI demande à ce que cessent les intimidations et menaces à l’encontre des journalistes guinéens.

Enfin, le REMIGUI qui a déjà engagé des concertations avec les autres organisations professionnelles des Médias, n’exclue pas d’organiser une marche de protestation contre ces abus d’autorité.

Conakry, le 02 juillet 2019

Le Président du REMIGUI

Boubacar Bah « AZOCA »

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Amélioration de la qualité du travail de la police : 190 agents formés à l’école de police de Kagbelen

28 juin 2019 à 20 08 35 06356

190 agents de la police et de la garde communale de Coyah et de Dubreka ont bouclé une formation de trois mois ce vendredi, 28 juin 2019, à l’école nationale de police et de protection civile de Kagbelen. Cette formation a été organisée par l’Union européenne, en collaboration avec Civipol conseil et Coginta, dans le cadre du programme d’appui à la réforme du secteur de sécurité en Guinée.

La cérémonie de clôture de cette formation a connu la présence de représentants de la délégation de l’Union européenne en Guinée, de cadres du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, du ministère de la sécurité et la protection civile et plusieurs cadres des communes de Coyah et Dubreka, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

176 policiers et 14 gardes communaux de Coyah et Dubreka ont pris part à ce stage. Pendant trois mois, ils ont été outillés sur différentes facettes du métier de policier qui sont : rédaction de rapports, accueil du public, résolution des conflits, procédures, droit et déontologie, prise en charge des femmes victimes de violences basées sur le genre. .

Selon Jean Luis Burle, le chef des opérations de Civipol conseil et représentant de la délégation de l’Union européenne en Guinée à cette cérémonie, cette formation vise à améliorer la qualité du travail des agents de police dans le cadre de la doctrine dénommée police de proximité.

Jean Luis Burle, représentant de la délégation de l'Union Européenne et chef des opérations Civipol conseil
Jean Luis Burle, représentant de la délégation de l’Union européenne et chef des opérations Civipol conseil

« La police de proximité n’est pas une nouvelle police, mais une nouvelle utilisation de la police où les agents ne font plus uniquement la répression de l’insécurité ; mais surtout de la prévention, en allant au contact de la population, en faisant des patrouilles préventives dans les quartiers, en accueillant les citoyens dans les commissariats de manière courtoise et professionnelle et en veillant au respect de la déontologie et des droits de l’homme.

Cette nouvelle utilisation de la police implique un changement dans les activités et les méthodes des policiers des commissariats. Ils doivent donc être formés sur ces nouvelles activités et ces nouvelles méthodes. C’est les but la formation dont nous célébrons aujourd’hui la fin », a-t-il fait savoir.

Il en a profité pour inviter les agents concernés à mettre en pratique les connaissances acquises pour rendre meilleure la qualité de leur travail et améliorer dans le même temps l’image de la police aux yeux des citoyens.

« Mesdames et messieurs les agents et officiers de la police et de la garde communale qui avez participé à cette formation, il vous revient maintenant à appliquer ce que vous avez appris et surtout à montrer l’exemple à vos collègues, en adoptant un comportement irréprochable dans vos relations avec les citoyens et en faisant votre travail avec rigueur et efficacité, dans le strict respect de la loi.

Vous avez le devoir d’être exemplaires dans l’exercice de vos fonctions, pour que d’autres suivent votre exemple. Redresser l’image de la perception de la police auprès de la population guinéenne est un beau défi. Vous êtes désormais en première ligne pour le relever », a dit Jean Luis Burle.

Abou Bangoura

Par la voix d’Abou Bangoura, agent en service au km 36, les stagiaires ont remercié les organisateurs de cette formation, qu’ils souhaitent voir démultipliée à travers le pays. « Nous, stagiaires, souhaiterions que la multiplication de ce genre de formation et l’intégration de ce programme de police de proximité dans les autres commissariats, afin de couvrir toute la République. Nous remercions toutes autorités qui se sont investies dans l’organisation et le déroulement de cette formation », a déclaré le porte-parole des participants.

Cette cérémonie a pris fin par la remise symbolique des attestations de fin de stage aux récipiendaires.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à N’zérékoré : des blessés et des interpellations

13 juin 2019 à 15 03 05 06056

Comme annoncé précédemment, la situation est tendue ce jeudi, 13 juin 2019 dans la ville de N’zérékoré. Plusieurs citoyens se sont affrontés aux forces de l’ordre à l’occasion de la manifestation interdite du FNDC. On note des blessés et plusieurs interpellations, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Malgré l’interdiction de sa marche pacifique visant à protester contre les agissements « antidémocratiques et liberticides » des autorités de N’zérékoré, l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution a maintenu la manifestation. Et, plusieurs jeunes se sont mobilisés pour y participer.

A leur départ, le coordinateur régional du FNDC, Job Lucas Kpoghomou, a donné quelques conseils aux manifestants. Il leur a demandé de marcher tranquillement, éviter la provocation et à ne pas se laisser intimider par les forces de l’ordre. Mais, au bout d’une cinquantaine de mètres de marche, les manifestants se sont heurtés aux agents de sécurité, massivement déployés dans la ville.

C’est ainsi qu’un affrontement a éclaté entre les jeunes et les agents de la gendarmerie et de la police, dont certains sont venus de N’zérékoré et d’autres de Lola. Pendant 2 heures de temps environ, les deux parties se sont affrontées à l’aide de cailloux et du gaz lacrymogène. Ces échauffourées ont fait quelques blessés dont un par accident. Sur sa moto et arrêté au bord de la route, Jonas Lamah a été fauché par un véhicule de la police et grièvement blessé. On note également plusieurs arrestations dans les rangs des manifestants.

Après avoir réussi à disperser les manifestants, les forces de l’ordre ont installé un PA devant le QG du FNDC pour empêcher tout rassemblement sur les lieux. Pour l’heure, le calme est revenu à N’zérékoré, mais la ville est complètement paralysée.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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