Violences électorales à Mamou : deux chefs de secteurs en fuite à Porédaka

24 mars 2020 à 13 01 41 03413

La tension n’a pas totalement baissé dans la sous-préfecture de Porédaka, située à environ 50 kilomètres de la ville de Mamou. Après le saccage du matériel électoral, du poste de police et de gendarmerie le samedi, 21 mars 2020, par des jeunes opposés au double scrutin législatif et référendaire, de nombreuses arrestations y ont été enregistrées. Accusés d’être de mèche avec les agents venus de Mamou et d’autres menaces sur leurs frères, deux chefs de secteurs, dans le collimateur des jeunes, sont aujourd’hui en fuite, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Un jeune tué par balle à Kégneko (Mamou) : la mairie accuse la police

22 mars 2020 à 19 07 13 03133

En marge des élections contestées, suivies de violences, enregistrées ce dimanche, 22 mars 2020, dans la préfecture de Mamou, un jeune mécanicien, âgé de 16 ans, a été fauché par balles à Kégneko, une sous-préfecture située à une cinquantaine de kilomètres du chef lieu de la préfecture de Mamou. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com par l’autorité communale, la victime aurait été tuée par le commissaire de police de Kégneko.

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Porédaka (Mamou) : la police et la gendarmerie attaquées, le matériel électoral incendié

21 mars 2020 à 13 01 51 03513

Jusque-là épargnée par les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), la commune rurale de Porédaka, située à environ 50 kilomètres de Mamou, a enregistré des troubles ce samedi, 21 mars 2020. A la veille du contesté scrutin législatif et référendaire de demain dimanche, des jeunes gens s’en sont pris au commissariat de police local pour détruire le matériel électoral qui y était stocké, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Gel des salaires : la DPE de Boké, envahie par des enseignants en colère

13 mars 2020 à 20 08 08 03083

La tension était vive ce vendredi, 13 mars 2020, à la Direction Préfectorale de l’Education de Boké. Plusieurs enseignants grévistes ont pris d’assaut la cour de la DPE pour protester contre le gel de leurs salaires. Une chaude dispute s’est engagée entre eux et les autorités éducatives. Les forces de l’ordre ont été sollicitées pour s’interposer entre les deux camps, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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N’Zérékoré : l’opposant Maladho Diaouné mis aux arrêts

10 mars 2020 à 18 06 20 03203

Le pouvoir guinéen sévit une nouvelle fois contre ses opposants. Mamadou Maladho Diaouné, chargé des affaires électorales de l’UFDG à N’Zérékoré et membre influent de la coordination régionale du FNDC, a été arrêté ce mardi, 10 mars 2020. Il a été conduit au commissariat central de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon un proche de l’opposant, il a été interpellé des agents de la police alors qu’il rentrait du travail. Peu après l’annonce de son arrestation, plusieurs militants du FNDC sont venus manifester devant le commissariat central de N’Zérékoré pour exiger la libération de l’opposant. Mais, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants.

Pour l’heure, les raisons de l’arrestation de Mamadou Maladho Diaouné ne sont pas connues. Mais, des indiscrétions laissent entendre qu’elle pourrait être liée à la plainte déposée récemment contre lui. L’activiste anti-troisième mandat pour le président Alpha Condé et enseignant à l’Université de N’Zérékoré n’avait pas répondu à la convocation qui lui a adressée par le commissariat de police.

Ses avocats avaient exigé la reprise de la plainte avec mention des infractions qui lui sont reprochées. Son interpellation intervient quatre jours après celle de Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo, deux hauts responsables de la coordination nationale du FNDC. Les deux activistes de la société civile de la société civile ont été déférés hier à la maison centrale de Conakry.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Relation entre policiers et élèves : une vingtaine d’agents à l’école de COGINTA

10 mars 2020 à 10 10 33 03333

Pour mettre fin au déficit de confiance entre les populations, notamment les jeunes élèves, et la police, l’ONG COGINTA multiplie les séances de formation à destination des policiers référents dans les communes de Conakry, Dubréka et Coyah. C’est dans cette dynamique qu’une vingtaine d’agents de la police suit une session de formation d’une semaine, ouverte hier lundi, 9 mars 2020, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Urgent : le journaliste français Thomas Dietrich, arrêté à Conakry

6 mars 2020 à 18 06 58 03583

Thomas Dietrich, journaliste français travaillant pour « Le média », a été arrêté ce vendredi, 06 mars 2020, à Conakry. Selon des sources concordantes contactées par Guineematin.com, notre confrère a été interpellé par des agents de sécurité et conduit vers une destination inconnue.

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Manifs du FNDC : les activités toujours paralysées sur l’axe Cimenterie-Kagbélen

28 février 2020 à 15 03 30 02302

Comme annoncé précédemment, le front national pour la défense de la constitution poursuit ses mouvements de protestation contre le changement constitutionnel nourri par le président Alpha Condé qui voudrait rempiler pour un troisième mandat à la tête de la Guinée. Ces mouvements de protestation, parfois émaillés de violences, paralysent la circulation et les activités commerciales à Conakry et dans certaines préfectures de l’intérieur du pays.

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Manifs du FNDC : notre constat sur le tronçon Sonfonia-Wanindara ce vendredi

28 février 2020 à 12 12 53 02532

Contrairement à la journée d’hier qui avait démarré avec des émeutes sur le tronçon Sonfonia et Wanindara, la situation est calme ce vendredi matin dans cette partie de la commune de Ratoma. Aucune manifestation n’est enregistrée, mais les activités sont fortement paralysées le long de la route le Prince, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Boké en colère : routes barricadées, pneus brûlés sur la chaussée

27 février 2020 à 17 05 01 02012

La cité minière de Boké est sous tension. Dans l’après-midi de ce jeudi, 27 février 2020, des jeunes en colère ont pris d’assaut les rues de la ville pour ériger des barricades et brûler des pneus sur la chaussée. La ville est complètement paralysée et les forces de l’ordre peinent encore à venir à bout des manifestants, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

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Pita : des accrochages signalés entre jeunes manifestants et forces de l’ordre

27 février 2020 à 11 11 51 02512

Image d’archive

La manifestation appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) connait des tensions dans certaines parties de la Guinée ce jeudi, 27 février 2020. Tout comme à Labé, des échauffourées sont enregistrés dans la ville voisine de Pita. Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, la tension est vive entre jeunes manifestants et les forces de l’ordre appuyés par des bérets rouges de l’armée.

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Recours à l’armée pour le vote du 1er mars : « aucune armée, aucune police, aucune gendarmerie… »

25 février 2020 à 19 07 07 02072

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le Chef d’Etat Major de l’Armée de terre a instruit les commandants des garnisons militaires du pays d’être en alerte. Les quatre régions militaires du pays sont aussi demandées de faire des patrouilles, de jour comme de nuit, du 28 février au 3 mars 2020. Joint au téléphone ce mardi 25 février 2020, Saïkou Yaya Barry de l’Union des Forces Républicaines (UFR), a indiqué que cette attitude vient confirmer que certains officiers de l’armée accompagnent « le coup d’Etat civil », avant d’inviter l’armée dans sa globalité à désobéir à cette instruction de la hiérarchie.

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Souleymane Barry, tué par balle à Wanindara : sa famille annonce une plainte contre la BAC 13

21 février 2020 à 17 05 10 02102

Comme annoncé précédemment, Souleymane Barry, élève en classe de 8ème année et originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba, a été tué par balle dans la soirée d’hier, jeudi 20 février 2020. Les parents du collégien accusent des agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) numéro 13 d’être responsable de sa mort et annoncent qu’ils vont porter plainte, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché à Wanindra dans la matinée de ce vendredi.

La mort de Souleymane Barry vient allonger la liste déjà longue de guinéens tués par balles en marge des manifestations politiques. Sa famille est très attristée par cette perte brutale. Selon, monsieur Mamadou Barry, oncle du défunt, le garçon a reçu la balle dans son quartier alors qu’il se rendait à la mosquée.

Mamadou Barry, oncle de feu Souleymane Barry

« Souleymane Barry a reçu la balle alors qu’il partait à la mosquée. Lorsqu’il a été atteint, nous l’avons envoyé à Ignace Deen. On nous a dit d’aller à l’hôpital Donka pour chercher du sang, car il en avait beaucoup perdu. Arrivé là-bas, j’ai donné mon sang. Nous sommes encore retournés à l’hôpital. Hadja Halimatou Diallo (épouse du Chef de file de l’opposition) nous a beaucoup assistés. Ensuite, les médecins l’ont fait entrer au bloc opératoire. Mais, après l’opération, à 00 heure, Souleymane Barry ne s’est jamais réveillé. Nous accusons la BAC 13 d’en être responsable, c’est eux qui ont tué notre garçon, alors qu’il partait à la mosquée pour lire le coran. Nous sommes très tristes. Tu mets un enfant au monde et quelqu’un se donne l’audace de venir le tuer comme un singe. Nous souhaitons que ce régime-là s’en aille maintenant, nous a avons marre de ce régime ».

monsieur Boubacar Barry, père du défunt

Pour sa part, monsieur Boubacar Barry, père du défunt, n’en revient toujours pas. Parti présenter les condoléances à Dalaba suite au décès d’un de ses jeunes frères, c’est au retour de ce voyage qu’il a été mis au courant de la mort par balle de son fils cadet. « J’ai été accueilli, dès mon retour de Dalaba hier, par cette triste nouvelle. Je suis triste et sans mot par rapport à la mort par balle de mon enfant. Je pardonne à mon fils ; mais, je ne pardonnerai jamais à celui qui lui a ôté la vie. Les agents qui ont tué mon fils sont bien connus, c’est la BAC 13. Je vais porter plainte à la justice contre eux, même si je n’ai pas espoir que justice sera rendue. Je le dis parce qu’avant mon fils, plusieurs autres jeunes gens ont été tués ainsi, et jusque-là, aucun coupable n’a été présenté aux guinéens. Mon fils était un bon garçon, un enfant sérieux, qui ne m’a jamais fait pleurer. Je l’aimais plus que tous mes enfants, car il était le seul, en plus de l’école française, à être régulier dans l’apprentissage du coran », a-t-il fait savoir, les larmes aux yeux.

Madame Fatoumata Binta Barry, mère du défunt Souleymane Barry

Inconsolable, Madame Fatoumata Binta Barry, mère du défunt Souleymane Barry, est revenue sur les derniers mots qu’elle a eus avec son fils. « Quand je sortais, j’ai dit à mon fils d’aller lire le Coran. Et en bon fils, c’est ce qu’il a fait. Il partait à la mosquée pour lire le Coran et c’est en cours de route qu’il a été tué. Mon fils n’est jamais sorti dans les rues pour manifester. Et, des hommes sans cœur sont venus ôter la vie à mon enfant à côté de notre maison. Ils ont tué mon fils alors qu’il n’a rien fait. Et en cours de route, quand on allait à l’hôpital, ses bourreaux nous ont suivis pour nous attaquer encore. Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont tiré sur mon fils, je ne leur pardonnerai jamais », insisté la maman,très émue.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Enfin, monsieur Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma, en compagnie de certains de ses adjoints, s’est rendu dans la famille mortuaire pour présenter ses condoléances. Il a encore dénoncé ces tueries d’adolescents dans sa commune. « C’est un sentiment de stupeur et de tristesse pour moi. Récemment, j’ai dénoncé le fait qu’on tue des enfants chez moi. Aujourd’hui, celui qui est mort n’avait que 13 ans. J’ai demandé aux autorités de prendre des dispositions pour empêcher qu’on tue des enfants chez-moi. On ne tue pas des enfants à Kaloum, on ne fait pas ça à Matam, ni à Matoto ou à Dixinn, c’est seulement ici qu’on tue les gens. Qu’on arrête de tuer les gens dans ma commune. Nous allons prendre des dispositions en rapport avec l’ensemble des conseillers de la commune pour voir ce qu’il y a lieu de faire pour faire arrêter ces tueries », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifs contre le 3ème mandat d’Alpha Condé : des affrontements et une arrestation à Wanindara

20 février 2020 à 13 01 25 02252

Les esprits commencent à s’échauffer à Wanindara, dans la commune de Ratoma, en marge de la 2ème journée de l’acte 5 de « la résistance active citoyenne et permanente » du FNDC contre le projet de nouvelle Constitution, qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Des échauffourées ont eu lieu entre jeunes et forces de l’ordre dans la matinée de ce jeudi, 20 février 2020, à Wanindara marché où un jeune homme, blessé suite à une chute, a été mis aux arrêts, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Tout était pourtant calme sur cette partie de la route Le Prince pendant une bonne partie de la matinée de cette autre journée de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

La situation est devenue subitement tendue entre jeunes manifestants et forces de l’ordre à Wanindara marché. Les accrochages ont duré une vingtaine de minutes avant que les forces de l’ordre ne prennent le contrôle de la situation.

Pendant la fuite des manifestants, un d’entre eux est tombé et s’est blessé au visage. Il a été mis aux arrêts et a reçu des soins de la part des policiers qui lui ont fait une suture. Ensuite, une ambulance des services de sécurité est venue prendre le relais et partir avec le jeune homme.

Contrairement au quartier Wanindara, aucun problème n’est signalé du côté de Sonfonia et de la route Transversale T6. Mais, l’activité commerciale reste quand même paralysée avec boutiques et magasins qui sont fermés. Les stations-services sont également aux arrêts. La circulation quant à elle est fluide sur la route Le Prince.

À suivre !

Mohamed DORÉ et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Sonfonia : des jeunes manifestent contre le manque de courant

16 février 2020 à 14 02 04 02042

Selon nos informations, il y a environ 3 semaines que les citoyens du quartier Sonfonia Casse n’ont pas d’électricité. Un court-circuit a endommagé les fils de la ligne de conduite qui permettait de fournir du courant à cette localité de la haute banlieue de Conakry.

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Manifs du FNDC : notre constat sur l’axe Enco5-Cosa et Cosa-Petit Simbaya-Nongo

12 février 2020 à 9 09 39 02392

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) appelle ses partisans à deux (2) journées de manifestations contre la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir en faisant voter une nouvelle constitution. Ce mercredi, 12 février 2020, première journée de ces manifestations, le mot d’ordre est partiellement suivi sur l’axe Enco5-Cosa et Cosa-Petit Simbaya-Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Violence policière en Guinée : pourquoi l’affaire Fatoumata Bah suscite plus d’émotions que les cas de morts ?

31 janvier 2020 à 17 05 23 01231

Comme annoncé précédemment, une jeune femme de 26 ans a été violentée le mercredi dernier, 29 janvier 2020, par des agents de la police nationale à Wanindara, dans la commune de Ratoma. Fatoumata Bah, a été humiliée, utilisée comme bouclier humain et traînée par les forces de l’ordre. C’était en marge de l’acte III de la « résistance » du front national pour la défense de la constitution (FNDC) contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

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Wanindara : Mme Yansané Bintou Touré au chevet de la dame utilisée comme bouclier par des policiers

31 janvier 2020 à 10 10 45 01451

Après la vague d’indignation suscitée par la vidéo montrant des agents de la police utiliser une femme comme bouclier humain pour se protéger des jets de pierres des manifestants le mercredi dernier, 29 janvier 2020, à Wanindara (Conakry), commence maintenant la mobilisation pour soutenir la victime. C’est dans ce cadre que madame Yansané Bintou Touré, la présidente du Parti Guinéen pour le Progrès et le Développement s’est rendue hier, jeudi 30 janvier, au domicile de la nourrice. Elle est allée apporter son soutien à Madame Fatoumata Bah qu’elle compte accompagner jusqu’à ce que justice lui soit rendue, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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