4 élèves de l’école de Sidya Touré tués dans une noyade : « on ne fera plus d’excursions vers la mer »

30 avril 2019 à 9 09 52 04524

Au lendemain de la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar, Sidya Touré, le fondateur de cette école privée, a dépêché une mission dans la localité. Conduite par l’honorable Babara Fofana, secrétaire à l’organisation et à la mobilisation de l’UFR et député à l’Assemblée nationale, cette délégation est allée présenter les condoléances du fondateur aux familles éplorées. Il en a profité pour annoncer la fin des excursions vers la mer. Il l’a dit à l’envoyé spécial de Guineematin.com qui s’est entretenu avec lui.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes venu à Kamsar pour représenter monsieur Sidya Touré, président de l’UFR et fondateur des écoles Victor Hugo, suite à la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves de l’école Victor Hugo de Kamsar. Dites-nous comment vous avez été informé de ce drame ?

Honorable Babara Fofana : moi, j’ai été réveillé hier nuit par monsieur Sidya Touré, me disant qu’il y a eu un drame à Kamsar, qu’il fallait que je me lève la nuit, pour que je sois là assez tôt pour aider à organiser un peu les funérailles. Mais à l’époque, on avait encore que deux élèves qui avaient été retrouvés, qui étaient donc décédés. Les deux autres disparus n’avaient pas encore été retrouvés. Il m’a dit, il faut y aller, vous allez aider à organiser les funérailles. On a quitté Conakry presqu’à 3 heures du matin. Mais je vous dis, chaque fois qu’on avance un peu, il (Sidya Touré) m’appelle pour demander, est-ce que j’ai des nouvelles, je lui dis non, pour le moment, on est en route.

C’est quand on est arrivé vers Boffa, qu’on nous a appelés pour nous dire qu’on a retrouvé le 3ème corps. Je dis donc, dans ce cas, nous sommes obligés de passer par là-bas (Koukoudé), un village qui est parallèle à l’hôtel Bel-Air. Nous avons été là-bas, effectivement, on avait retrouvé un autre enfant. Je dis bon, on va prendre un car, pour le ramener à Kamsar. Quand on a quitté, les gens ont dit qu’il y a une équipe qui cherche le dernier élève qui est disparu et qu’il y a des chances que cet élève soit retrouvé.

Nous avons quitté à peine là-bas, on nous appelle pour nous dire qu’ils ont retrouvé le 4ème corps. Donc, chaque 5 minutes que monsieur Touré m’appelait pour me demander où en est-on, je lui disais qu’il y a un qui n’est pas retrouvé. Quand je lui ai dit qu’on a, enfin, retrouvé le dernier corps, il a dit Alhamdoulillah. Donc, il est particulièrement choqué, écœuré par ce qui est arrivé à quatre enfants, des enfants qui étaient partis pour s’amuser et cette fois-ci qui perdent la vie.

Guineematin.com : qu’avez-vous fait donc lorsque vous êtes arrivés à Kamsar ?

Honorable Babara Fofana : arrivés à Kamsar, la première des choses qu’on devait faire, il fallait qu’on aille se présenter aux 4 familles, pour leur présenter les condoléances du fondateur. Nous avons été dans les 4 familles et comme quand il y a un cas de décès, quand on va rendre visite, on amène toujours ce qu’on appelle le prix du linceul, on a amené le prix de linceul dans les familles. Ce qui m’a le plus frappé, c’est que tout le monde a été sensible à ce décès.

Dans toutes les 4 familles, je n’ai pas remarqué dans un seul endroit où ils avaient l’air d’être choqués par ce qui est arrivé à leur enfant. Ils mettent au compte de Dieu, ils disent : nous sommes musulmans, nous pensons que si nos enfants sont allés là-bas, et ont perdu la vie, c’est Dieu qui a décidé ainsi. Donc, nous acceptons cela.

Guineematin.com : après avoir assisté à ces obsèques, quel est votre état d’âme ?

Honorable Babara Fofana : je me pose une question aujourd’hui, je me dis comment se fait-il que les plages qui sont normalement fréquentées par des jeunes en général, soient sans sécurité, sans protection ? Je me suis posé cette question-là, parce que là où on a été, on appelle là-bas Les jumelles, il y a une grande maison et des petits bars, je dis qu’il y a beaucoup d’enfants qui vont là-bas, il y a du sable partout, donc on peut s’amuser.

Mais, les enfants peuvent aller jusqu’à la mer, parce que l’eau arrive jusqu’au niveau des maisons qui sont là-bas. Il est très important de mettre des gardes pour la sécurité des visiteurs. Mais, il n’y avait aucune protection. Donc, je suppose que les enfants ont perdu la vie, ça c’est Dieu. Mais, il faudra prendre des dispositions pour que cela n’arrive plus.

Guineematin.com : quelles dispositions faut-il prendre justement dans ce sens, selon vous ?

Honorable Babara Fofana : nous allons discuter, nous allons examiner, si vous voulez, l’organisation des plages dans toute la Guinée. Ce n’est pas seulement à Kamsar ici, ce n’est pas seulement à Bel-Air, mais il y a des plages à Conakry. Est-ce que ces plages sont organisées, est-ce qu’il y a des structures qui permettent à ces enfants-là d’aller sur ces plages sans danger ? Voilà la préoccupation que nous avons. Ce qui est arrivé est très grave, ça veut dire que partout, il y a danger. Il faut éviter d’y aller.

Nous faisons des excursions pour découvrir des endroits historiques. Lorsque vous voulez faire découvrir nos cultures aux enfants, vous les envoyer au centre culturel, vous les envoyer vers les notabilités qui leur donnent l’histoire du pays. Mais nous voyons maintenant que le danger, c’est d’aller vers la mer. Donc, il faut dire que nous prendrons une décision extrêmement importante. On ne fera plus d’excursions vers la mer, parce que c’est extrêmement dangereux.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hon. Bakary Diakité à Guineematin : « il y a des politiciens téléchargés sur Play Store »

24 avril 2019 à 15 03 18 04184
Hon. Bakary Diakité

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mardi 23 avril 2019, l’honorable Bakary Diakité, député du RPG Arc-en-ciel et 3ème secrétaire parlementaire, a abordé plusieurs sujets d’actualité notamment le débat autour du projet de modification de la constitution guinéenne. Le parlementaire se dit favorable à ce projet qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis le 14 janvier dernier, le mandat de cette législature a pris fin. Mais, vous continuez toujours à siéger au Parlement parce qu’il n’y a pas de nouvelles élections législatives. Selon vous, qu’est-ce qui empêche l’organisation de ces élections ?

Honorable Bakary Diakité : merci pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser à des millions de lecteurs à travers votre médium. Pour répondre à votre question, je vous renvoie aux prérogatives de l’Assemblée nationale. Elle vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et assure la représentativité. Il n’est pas donc de son rôle d’organiser les élections. Cette tâche, selon notre constitution, est dévolue à la commission électorale nationale indépendante (CENI). Bien sûr que l’institution électorale organise les élections en partenariat avec les partis politiques, le gouvernement et bien d’autres acteurs. Mais l’Assemblée nationale, n’organise pas les élections.

Et d’ailleurs, malgré l’expiration du mandat des cinq ans de la législature et conformément à la volonté de la loi, nous continuons à siéger à l’Assemblée nationale. Puisque l’alinéa 2 de l’article 45 de la Constitution stipule que le Président de la République assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le fonctionnement de l’Etat. De même que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale voté en 2017, dispose que le mandat des députés expire à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. Partant de ces lois donc, nous avons la légalité et la légitimé pour siéger jusqu’à l’installation de la prochaine Assemblée nationale.

Guineematin.com : cependant, la prorogation du mandat de cette législature est loin de faire l’unanimité. On a vu l’opposant Dr Faya Millimono et certains de ses partisans qui sont sortis manifester contre cette décision. Ils ont été arrêtés et inculpés pour attroupement illégal. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : Dr Faya Millimono est de l’opposition extraparlementaire. Quand il manifestait, dites-moi, quels sont les leaders qui étaient avec lui. Personne. C’est pourquoi d’ailleurs, il est dans les liens de la justice pour mieux s’expliquer pour son acte. Il faut d’ailleurs rappeler que quand on vient en politique par le hasard, on se heurte aux conséquences hasardeuses de la politique.

Car de nos jours, il n’y a pas mal de politiciens qui poussent, certains même sont téléchargés sur Play Store. On voit tous ceux-ci sur le terrain. Et moi je ne vais pas perdre mon temps à parler d’eux. Ce qui reste clair, nous, nous sommes là et nous continuons notre travail de député pour le bien être des Guinéens.

Guineematin.com : depuis un certain temps, le débat politique est dominé par cette affaire de modification de la Constitution et d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Honorable Bakary Diakité : comme l’a dit le Professeur Alpha Condé, le débat est ouvert. C’est un débat d’arguments contre arguments. La constitution n’est rien sans son cadre économique, social, culturel et politique. Il faut rappeler d’ailleurs qu’aucune constitution dans le monde n’est immuable. Aucune constitution n’est figée. Elle est évolutive. Une constitution n’est rien sans son cadre économique, social et politique. Moi je crois qu’il faut laisser les gens s’exprimer.

Puisque la Guinée a besoin de s’adapter aux besoins de changement. L’article 51 de la constitution dit que le Président de la République, après avoir consulté le Président de l’Assemblée nationale, peut soumettre au peuple tout projet d’organisation des pouvoirs publics. Donc la question est réglée.

Guineematin.com : si ce débat fait rage dans le pays, c’est parce que certains estiment que cette modification constitutionnelle vise tout simplement à faire sauter le verrou se trouvant dans l’actuelle Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : de mon point de vue, ce débat est insensé et aberrant. Par contre, là où j’adhère, c’est la proposition d’une nouvelle constitution. Moi je suis pour une nouvelle constitution. La constitution ne doit pas être un sujet tabou. Il faut qu’on en parle puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ceux qui essaient de s’opposer aujourd’hui à ce projet de nouvelle constitution, on les vus à l’œuvre ici. On se connait parfaitement. On sait qui est qui, et qui a fait quoi. Moi je pense que le débat doit être impersonnel.

Si l’article 51 l’autorise à aller dans ce sens, qu’est ce qui peut l’en empêcher ? Moi, je ne vois pas. Il ne faut pas voir la tête du Chef de l’Etat, il faut regarder bien loin devant. L’on se rappelle de la position de feu Jean Marie Doré qui a vainement demandé de soumettre le texte au référendum. Il n’a pas été écouté.

Guineematin.com : sauf qu’à l’époque, les principaux partis politiques du pays y compris le RPG Arc-en-ciel étaient d’accord sur la manière de l’adopter. Pourquoi c’est maintenant que vous remettez en cause cette façon de faire ?

Honorable Bakary Diakité : non, vous devez comprendre qu’entre deux maux, on choisit toujours le moindre. Avec les militaires, il fallait aller rapidement aux élections et remettre le pouvoir aux civils. Mais après l’élection du Pr Alpha Condé, qu’est-ce qui s’est passé ? Alors qu’il était en train de poser les jalons du programme de développement du pays, six mois après, il y a eu un attentat manqué contre lui. Après, presque deux à trois ans, les gens ont déversé leurs militants dans la rue pour l’empêcher de gouverner. Ebola est venu aggraver cette situation provoquant même la récession économique du pays.

Mais le Président de la République, dans sa vision d’homme d’Etat, a tenu bon. En bon leader, il a dit que cette pandémie d’Ebola doit être perçue comme une opportunité pour améliorer le système sanitaire de la Guinée. Et, c’est ce que fut fait. Malheureusement, les autres ont manqué l’occasion de montrer le caractère républicain, en venant, comme Soumaila Cissé au Mali quand le Nord du pays a été attaqué, faire des propositions de sortie de crise au Président de la République. Malgré tout, le Pr Alpha Condé, mon leader bien aimé, a su transformer cette période difficile de l’Etat en une véritable opportunité de développement de nos infrastructures sanitaires. N’en déplaisent aux détracteurs.

Guineematin.com : dites-nous, quel est votre choix entre l’amélioration de l’actuelle constitution et la proposition d’une nouvelle constitution ?

Honorable Bakary Diakité : je ne suis pas pour l’amendement des dispositions constitutionnelles. Je suis pour le projet d’une nouvelle constitution qui ouvre la voie à la 4ème République.

Guineematin.com : pourquoi passer à une quatrième République ? Pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat ?

Honorable Bakary Diakité : la constitution est au-delà du Pr Alpha Condé. Attendez que le souverain 1er soit consulté. Ce même peuple qui l’a élu en 2010 et 2015. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui l’ont élu. Ceux qui l’ont élu n’ont pas voyagé. On sait que nos opposants se donnent l’intelligence de lire dans les pensées des gens ou avoir la maîtrise des paramètres du futur. Je pense que vous-mêmes, vous n’êtes pas un GPS.

Guineematin.com : on apprend que la nouvelle Constitution que le pouvoir compte soumettre au peuple est déjà rédigée. En tant que membre du parti au pouvoir, êtes-vous informé du contenu de ce texte ?

Honorable Bakary Diakité : moi je n’ai ni le mandat, ni la qualité de ce que vous me demandez. Vous savez que la proposition de loi et l’initiative de la loi sont partagées entre l’exécutif et les citoyens à travers l’Assemblée nationale.

Guineematin.com : concrètement, quand est-ce que le référendum va intervenir, est-ce avant ou après les élections législatives ?

Honorable Bakary Diakité : à ce niveau également, je vous prie de poser cette question à la CENI qui est la seule institution habilitée à organiser les élections en Guinée.

Guineematin.com : depuis 2010, un congrès est annoncé au RPG Arc-en-ciel mais il n’a toujours pas eu lieu. Quelles en sont les raisons selon vous ?

Honorable Bakary Diakité : c’est vous qui me l’apprenez. Sinon, ce que je peux vous dire est que le RPG Arc-en-ciel qui a toujours gagné les élections en Guinée, se porte bien. De Conakry à Kourémalé, de Lola à Koundara, notre parti est partout et occupe le terrain. Cela s’est démontré à toutes les fois qu’il y a eu des élections en Guinée. Et nous sommes prêts à aborder les prochaines élections. Nous sommes déjà en ordre de bataille pour remporter ces scrutins.

Guineematin.com : qui dirige le RPG Arc-en-ciel depuis l’élection du Professeur Alpha Condé à la tête de la Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : qu’est-ce que vous voulez savoir ? Le RPG-AEC est un parti organisé. C’est Dr Saloum Cissé le secrétaire général du parti, c’est lui qui le dirige. Nous avons le Bureau politique, le comité central et tous les organismes du parti qui évoluent bien. Et croyez-moi, que les adhésions sont si nombreuses, que nous sommes capables de vous dire que d’ici peu, les masques vont tomber, comme le dit souvent le Pr Alpha Condé.

Guineematin.com : justement à ce niveau, comment avez accueilli l’arrivée à la mouvance présidentielle depuis quelques années des personnes comme Kassory Fofana, devenu Premier ministre ; Mouctar Diallo, le président des NFD qui est ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes ; Aboubacar Sylla, président de l’UFC, devenu ministre des Transports ; Papa Koly Kourouma, le président du parti GRUP, ministre de l’Hydraulique.

Honorable Bakary Diakité : il faut rappeler cette assertion du Pr Alpha Condé qui a dit ceci : « pour le développement socio-économique que j’ambitionne pour la Guinée, j’ai besoin des talents et des compétences de quels que horizons que ce soit ». Il est dans cette logique. Le cas de Mouctar, il faut le dire que c’est un modèle de jeune. Il n’y avait pas de plus amer contre le régime du Pr Alpha Condé comme Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo. Mais, je respecte ces deux personnalités. Elles ont compris que le bateau guinéen amené par le Pr Alpha Condé se dirige au bon port.

Guineematin.com : certains d’entre eux avaient quand même appelé à un soulèvement populaire contre le régime Alpha Condé.

Honorable Bakary Diakité : c’est vrai, mais ils ont fini par comprendre que les critiques inutiles ne mènent à rien. Ils ont abandonné le débat personnel pour choisir de servir l’intérêt national avec le Pr Alpha Condé. Pour eux, le débat politique est un débat bidon ou un débat de caniveau.

Guineematin.com : pendant que vous appréciez l’arrivée ou le retour de ces opposants dans le système Condé, d’autres ont plié bagage. C’est le cas de Sidya Touré qui a libéré son poste de Haut Représentant du Chef de l’Etat, Elhadj Mamadou Sylla, à l’origine de la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Dixinn, Dr Ousmane Kaba, exclu du parti présidentiel. On a entendu aussi récemment Elhadj Ousmane Bah de l’UPR, allié de la mouvance présidentielle depuis 2010, menacer de quitter le navire. Comment est-ce que vous expliquez cela ?

Honorable Bakary Diakité : votre question prête à confusion. Menace de quitter ? Je préfère qu’on attende de voir. Pour le moment, Elhadj Bah Ousmane n’a pas quitté à ce que je sache. Je ne suis pas quelqu’un qui lit dans la pensée des autres ou celui qui peut vous donner un saint blanc. Il ne faut pas oublier que mon frère bien aimé, Elhadj Bah Ousmane a supporté le Pr Alpha Condé à un moment critique de l’histoire de notre pays. D’ici 2020, vous serez d’ailleurs surpris, je vous le promets.

Guineematin.com : est-ce à dire que les alliés seront surpris du comportement du régime, voire les caciques du RPG Arc-en-ciel face au Pr Alpha Condé ?

Honorable Bakary Diakité : non, je ne parle pas de cela. Je dis que les gens ont commencé à comprendre l’élan du Président Alpha Condé. Les gens ne sont plus prêts à accepter le dicta des autres. C’est de ça je parle. Et, vous verrez la marée humaine qui vient chaque jour intégrer les rangs du RPG- Arc-en-Ciel.

Guineematin.com : sur le continent, on a vu récemment les présidents Algérien, Abdelaziz Bouteflika, et soudanais, Omar El Béchir, qui ont été chassés du pouvoir suite à des soulèvements populaires. Est-ce que vous redoutez une telle situation en Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : bon, c’est le peuple qui décide. Après un mandat, deux, trois, quatre, …tu vois, il appartient toujours au peuple d’en décider. Et c’est aux dirigeants des pays concernés de le comprendre…Mon seul conseil à ce niveau c’est d’éviter d’être des marionnettes.

Guineematin.com : on arrive à la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Honorable Bakary Diakité : mon dernier mot, par rapport à ce qui pointe à l’horizon, je suis très content pour l’avenir de la Guinée. Tant sur le politique que social et économique. Nous devons nous donner les mains puisque ce qui nous unit est plus que ce qui nous divise.

Comme on a eu la chance d’avoir un président visionnaire et éclairé. Freeman l’a dit, c’est ça la différence entre l’homme d’Etat et l’homme politique. Kaléta, Souapiti, les établissements hôteliers, voilà autant de réalisations qui sont là palpables. C’est un visionnaire. Alpha Condé, est une chance pour la Guinée. Nous devons saisir cette opportunité pour l’accompagner. La jeunesse ne doit pas accepter de se faire manipuler. Nous devons avoir à l’esprit que c’est nous qui devons donner la place à notre pays dans le concert des nations dans un monde en perpétuel changement.

A l’Independence, je ne vous apprends rien. La Guinée avait ses avions, ses bateaux, ses chemins de fer. Mais, où sont-ils de nos jours ? Nous voulons qu’on soutienne le Pr Alpha Condé pour avoir nos avions, bateaux, trains et autres. Le débat sur la nouvelle constitution ne doit pas être tabou. C’est un débat ouvert. Comme le dit Abraham Lincoln, la vie ne se résume pas à l’aiguille d’une montre mais plutôt à la qualité de nos actions. Or les actions que le Pr Alpha Condé est en train de mener, c’est de très bonnes actions.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Front anti 3ème mandat : « préparez-vous au combat parce qu’il va arriver », lance Sidya Touré

3 avril 2019 à 19 07 21 04214

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution qui était annoncé depuis quelques jours, a été lancé ce mercredi, 03 avril 2019, à Conakry. Composé des principaux acteurs de la société civile guinéenne, des opposants, de certains syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme, le mouvement se donne pour objectif, d’empêcher toute forme de modification de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Juste après la cérémonie de lancement officiel de ce front, qui a eu lieu au siège de la PCUD, à Kipé Dadya, un reporter de Guineematin.com a recueilli les réactions des leaders de l’opposition guinéenne sur la question. Nous vous livrons ci-dessous ce qu’ils en disent.

Sidya Touré, président de l’UFR : à partir d’aujourd’hui, c’est le point de départ. Tous les Guinéens doivent se mobiliser pour savoir quels sont ceux qui sont opposés à cette possibilité et ceux qui veulent vivre de la sueur et du sang de nos populations, simplement pour des questions de convenance personnelle mais surtout pour des questions d’argent, il faut le dire clairement.

Je dois vous dire, pour ceux qui sont plus jeunes, je me retrouve dans cette salle et je suis vraiment quelque peu peiné. En 2006, nous nous sommes révoltés ici contre le général Conté et nous avons créé les forces vives qui sont un peu ce que nous faisons aujourd’hui. Il nous a laissés, pendant trois jours, discuter au palais du peuple.

Il y avait là Alpha Condé, moi-même, Jean Marie Doré, Bâ Mamadou et j’en passe. Vous voyez un peu ce qu’un militaire était capable de faire ? Est-ce qu’on peut aller faire une telle réunion au palais aujourd’hui ? Conté nous a laissés faire parce qu’il voulait écouter son peuple. Ceux à qui nous avons à faire aujourd’hui n’ont pas d’autres objectifs que personnels. Nous devons nous battre contre cela. Nous n’avons aucune raison de ne pas le faire. Donc, nous disons aux et uns autres : préparez-vous au combat parce qu’il va arriver. Nous empêcherons que notre pays sombre.

Me Abdoul Kabèlè Camara, président du RGD : tous ceux qui tentent d’anesthésier la conscience du peuple de Guinée, peuple de 1958, épris de liberté, de justice, de travail noble, désormais, c’est l’union sacrée de toutes les forces sociales et politiques, tous les fils de Guinée. Nous ne faillirons pas à ce devoir. Hier, un citoyen nous a interpellés, que si nous laissons passer ce coup d’Etat constitutionnel, ils descendront dans la rue contre nous. Alors, à bon entendeur salut ! Nous devons nous donner la main, désormais c’est l’union sacrée contre le 3ème mandat, contre ce coup d’Etat constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG : je vais saisir cette opportunité pour lancer un appel à nos compatriotes membres des forces de défense et de sécurité pour qu’ils s’inspirent du comportement de leurs collègues de l’Algérie parce qu’Alpha leur a inculqué le virus de la haine et de la violence. La Guinée n’a pas une autre armée, n’a pas une autre police, une autre gendarmerie que celles que nous avons. Ils risquent d’avoir en face leurs frères, leurs sœurs, leurs compatriotes. Il faut qu’ils aient un comportement républicain.

Le comportement républicain, c’est bien sûr la défense de l’intégrité territoriale, mais aussi la défense de la République. Qui dit défense de la République, c’est la défense de la constitution. Il ne faut pas qu’ils fassent preuve de naïveté en suivant aveuglement monsieur Alpha Condé qui a envie de réprimer tout ce qui se dresse sur son passage dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie.

Au nom de mes collègues et du peuple de Guinée tout entier, nous leur lançons un appel pour qu’ils prennent leurs responsabilités en adoptant une attitude républicaine, respectueuse des droits des citoyens qui ont le droit de manifester. C’est dans la constitution de la République, de s’opposer eux-mêmes avec nous, contre le coup d’Etat constitutionnel que monsieur Alpha Condé veut perpétrer en Guinée. Je sais que parmi eux, il y a des patriotes qui ne manqueront pas d’apporter dans les formes appropriées leur soutien au peuple de Guinée.

Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral : Dady a attendu la fin de son second mandat pour appeler les Guinéens à un débat. Nous sommes d’accord de débattre mais il y a une question sur laquelle, il n’y aura pas de débat. Le 3ème mandat, c’est une question qui a été clairement réglée par notre constitution. Il n’y aura donc pas de débat sur cette question. Alpha Condé a un choix à faire : le premier, il a encore un an et quelques mois. S’il veut terminer, qu’il respecte la loi. Mais, s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, nous allons écourter celui qu’il fait maintenant.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la question qui est posée à la Guinée est claire : est-ce que nous sommes un pays qui voudrait respecter la constitution et les lois ou bien nous sommes un pays qui est d’accord pour s’enfoncer dans la tyrannie ? Nous sommes à un carrefour de notre histoire. A ce carrefour, les hommes de bonne volonté doivent se réunir. La Guinée a toujours été unie lorsque l’enjeu en vaut la peine.

Ce matin, le rassemblement que nous avons, c’est un rassemblement qui vient du tréfonds du peuple de Guinée qui sent que sa liberté est en jeu, ça dignité est en jeu. Nous devons être capables de relever ce défi.
Je souhaite que le débat ne soit pas personnalisé. Le président de la République, je suis sûr, qui a combattu pour la démocratie, va obéir à la loi. Nous avons aujourd’hui beaucoup d’hommes et de femmes qui ont des intérêts avec cette tyrannie.

Ils ne cherchent que leurs intérêts personnels. Tous ceux qui cherchent leurs intérêts personnels, trouveront la Guinée sur le chemin. Nous sommes la Guinée…

Nous devons quelque chose à cette jeunesse. Les premiers politiciens ont donné l’indépendance à ce pays. Jusqu’à présent nous, nous n’avons pas été capables de délivrer la prospérité économique qui est notre promesse. Au moins, laissons-les un pays démocratique, défendons les acquis de la démocratie.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Brouille entre le RPG et l’UFR : le show sur Twitter !

26 mars 2019 à 14 02 56 03563

Déjà pas en odeur de sainteté depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, les relations entre le RPG Arc-en-ciel et l’UFR se sont compliquées davantage ces derniers jours. Cela, suite à une sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Le débat qui fait rage depuis cette déclaration s’est transporté sur Twitter, où les deux camps font le show depuis hier, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le ton a été donné par Sidya Touré, très actif sur ce réseau social. Dans un Tweet publié hier, lundi 25 mars 2019, le président de l’UFR a réagi au discours musclé que le président de la République, Alpha Condé, a tenu dimanche, au siège du RPG Arc-en-ciel. Avec un peu d’ironie, il regrette ce discours qui, selon lui, est « symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui ».

Une sortie qui n’a évidemment pas laissé indifférent le camp présidentiel. L’administrateur du compte créé au nom du président Alpha Condé (on ne connait pas son identité) a réagi non pas au contenu du message de Sidya Touré, mais à la forme. Il déplore le faible niveau grammatical du président de l’UFR, relevant « 9 fautes avec une syntaxe qui laisse à désirer » dans son Tweet.

Réponse du berger à la bergère ! Le débat est ainsi ouvert.

Sidya Touré ne laisse pas passer cette attaque. Le leader de l’UFR justifie les manquements à la grammaire française décelés dans son écrit par le fait que Twitter est exigeant sur le nombre de mots, indiquant qu’il fallait se faire l’économie de certaines choses pour pouvoir passer son message. « C’est pas une dictée c’est un tweet !!! » a-t-il répliqué.

Un argument pas valable pour l’administrateur du compte Twitter Prof_ AlphaCondé. Ce dernier estime qu’ « en ses grades et qualités, le langage sms n’est pas digne » des politiques qui doivent servir d’exemple pour les autres. Il conclut son tweet avec ironie : « De toutes les façons, ntanambé pour l’instant. i Touré ».

Le débat est bien lancé et on attend la réplique de Sidya Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : « c’est symptomatique de l’état de la Guinée », dit Sidya Touré

25 mars 2019 à 12 12 10 03103

Les réactions fusent de partout au lendemain de la visite que le président Alpha Condé a effectuée hier, dimanche 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. Visite au cours de laquelle, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours musclé, s’en prenant violemment à certaines personnes et appelant les jeunes de son camp à rester prêts à aller à « l’affrontement ». Parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette sortie du chef de l’Etat guinéen, on note celle de Sidya Touré. Le président de l’UFR s’est exprimé sur son compte Twitter sur la question.

« Un PR qui appelle à l’affrontement dans son pays, c’est symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui. Quant au débat, on y souscrit à condition qu’il soit télévisé en direct : thèmes : leadership, bilan de gouvernance et corruption. Merci pour l’appréciation de la constitution », a écrit Sidya Touré.

Et, comme d’habitude, ce Tweet de l’opposant a suscité de nombreuses réactions, dénonçant le discours du président de la République et s’opposant à toute idée de modification de la Constitution actuelle.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les commentaires de quelques internautes.

Bangoura Khamè : au moins on est d’accord avec lui sur l’appréciation de la Constitution. Si elle interdit d’insulter le président, elle demande aussi de partir après deux mandats présidentiels.

Touré Ibrahima Sory : nous sommes pour un affrontement oui, mais qu’il soit intellectuel. Genre un débat télévisé et en direct. Comme ça, chacun saura qui est qui et qui a fait quoi.

Moussa Konaté : c’est lamentable et désolant de voir le PR en militant de plus, on a qui comme PR du peuple ?

Bah Mamadou Mouctar : il ne va jamais oser de faire un débat télévisé avec ses trois concurrents directs à savoir Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté.

Kader Fofana : c’est peut-être l’insouciance, l’irresponsabilité d’un gouvernant. Ou peut-être une certaine ruse, de l’intimidation qui n’a pas de sens parce que nous n’allons reculer pour rien face à son projet antidémocratique. Vive la Guinée ! Vive l’UFR ! Ensemble nous vaincrons !

Ahamad Mohamed : mon boss, affrontement n’est pas forcément violence (affrontement d’opinions, d’idées, de conviction). Le statut qui vous place devant les autres est votre humanisme et votre sens élevé de maintien de la paix.

Espoir Perdu : si la Constitution interdit les injures à l’égard des dirigeants comme il le dit, alors faudra passer le même sur la limitation du nombre de mandat puisque là aussi c’est dans la Constitution.

Alpha Diallo : il n’y a pas lieu de débattre avec lui, étant donné que son mandat arrive à terme et la Constitution qu’il cite lui interdit de briguer un autre mandat présidentiel.

Abdoulaye Sylla : un signal fort. Le peuple doit être endurant et têtu face à ce régime.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Lansana Komara répond à Sidya Touré : « les battus ont toujours des arguments »

23 mars 2019 à 16 04 46 03463

Le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail n’est pas content de la révélation faite par Sidya Touré, à la sortie de la rencontre entre la COD et la CENI, hier vendredi. Lansana Komara a répondu au président de l’UFR, sans pour autant le nommer, à l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 22 mars 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Sidya Touré a profité de la rencontre entre la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD) et la CENI, vendredi 22 mars 2019, pour rappeler une anecdote qui s’est passée en 2010, après le premier tour de la présidentielle. Le président de l’UFR a révélé que le président de la CENI d’alors, feu Ben Sékou Sylla, l’a appelé au téléphone peu avant la publication des résultats pour lui dire que le président de la transition, le Général Sékouba Konaté était en train de modifier les résultats sortis des urnes.

En parlant ainsi, Sidya Touré remet en cause la qualification du président Alpha Condé au second tour de cette présidentielle qu’il avait remporté. Et cela, n’est pas du goût de Lansana Komara. Même s’il n’a pas nommé ouvertement le président de l’UFR, le ministre a tenu à lui répondre devant les militants de son parti, réunis ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel.

« Nous sommes obligés de parler de ces rencontres entre la CENI et les partis politiques. Parce que nous avons entendu certains commentaires là-dessus qui ne vont pas dans le bon sens. Il y a l’opposition, comme d’habitude, qui est en train de dénigrer, de fustiger les élections antérieures, de dénigrer le fichier.

Mais comme vous le savez, toutes les élections que nous avons engagées, toutes les élections auxquelles nous avons participé, ont été consensuelles. Avant qu’on ne parte aux élections, il y a eu d’abord le consensus autour de tous les points. Donc, nous sommes vraiment surpris d’entendre certaines rumeurs sur les élections antérieures. Vous savez, comme on le dit souvent, les battus ont toujours des arguments. Il faut s’accrocher toujours à quelque chose pour justifier sa défaite », a déclaré le ministre.

Lansana Komara a, ensuite, invité les militants du RPG Arc-en-ciel à se tenir prêts en vue de donner une majorité écrasante au parti lors des élections législatives. « Tout ce que nous vous demandons, c’est de vous mobiliser. C’est de tendre la main aux autres et de grandir toujours nos rangs comme nous sommes en train de le faire et de continuer toujours dans ce sens. C’est seulement avec cela que nous allons gagner toutes les élections », a-t-il ajouté.

Autre sujet évoqué au cours de cette rencontre hebdomadaire du parti au pouvoir, c’est la réception du président Alpha Condé, hier vendredi, à l’Université de Sonfonia et le prix Docteur Honoris Causa qui lui a été décerné dans cette institution d’enseignement supérieur. M’bany Sangaré, le secrétaire de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, a salué la réussite de cet événement, qui a mobilisé, dit-il, plus de 10 000 étudiants.

« Le président de la République, fidèle à sa tradition d’être à l’écoute de toutes les couches sociales du pays : jeunes, femmes, commerçants religieux ; le Chef de l’Etat a le devoir d’être à l’écoute de toutes les couches sociales du pays. C’est pour cette raison qu’hier, il était avec les étudiants de l’Université de Sonfonia. Le discours du Chef de l’Etat était un discours historique, plein de sens, plein de signification et même instructif.

Parce qu’il a montré aux jeunes l’histoire de la Guinée, d’où la Guinée vient et où nous devons partir. Donc, le président de la République était en phase avec la jeunesse de la République de Guinée. Cela témoigne éloquemment que le président de la République, comme il l’a dit, son mandat est dédié à la jeunesse et la jeunesse adhère à la politique prônée par le professeur Alpha Condé », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré aux membres de la CENI : « qu’ils se mettent à la hauteur pour mériter notre confiance »

22 mars 2019 à 13 01 18 03183

La CENI poursuit sa série de rencontres entamée hier, jeudi 21 mars 2019, avec les acteurs de la classe politique guinéenne. Après le camp Faya Millimono et l’opposition républicaine hier, la commission électorale échange en ce moment 12h55 avec une délégation de la COD, une autre coalition regroupant des partis d’opposition, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A la tête de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD), Sidya Touré est l’un de ceux qui ont pris part à cette rencontre. Et, le président de l’UFR a été le premier à sortir de la salle alors que les travaux se poursuivent encore.

Des travaux qui portent sur un certain nombre de problématiques liées notamment à la gestion des recommandations de l’audit du fichier électoral, la problématique des remontés des résultats des élections, la désignation des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI, et le financement des partis politiques.

Au sortir de la salle, Sidya Touré s’est prêté aux questions des journalistes. « Nous sommes venus d’abord écouter, ensuite participer. Nous avons tous travaillé en un temps record pour essayer d’étudier les propositions qui nous ont été faites. Ensuite, nous avons d’autres sujets que nous comptons aborder. Mais au-delà de tout, il y a la problématique qui est celle de savoir quelle va être réellement la qualité de cette CENI.

Parce qu’elle commence à discuter avec vous, au dernier moment, les résultats sont éparpillés partout (…) Donc, la CENI doit se mettre au-dessus. Vous avez vu les sanctions qui ont été prises récemment de la part des Etats-Unis à l’encontre du Congo Kinshasa ? (…)

Nous devons faire en sorte que ceux qui composent la CENI, notamment son président, qu’ils se rendent compte que c’est une institution et qu’ils se mettent à la hauteur de cette institution-là pour mériter notre confiance, c’est ce qui est important. Les détails techniques, tout le monde sait faire ça.

La condition, c’est qu’on veuille le faire, que nous soyons suffisamment intègres et surtout patriotes pour savoir que le rôle d’une institution comme ça, c’est pour sortir du processus électoral et que me moins de gens puisse contester. Si ce n’est pas le cas, elle aura raté sa mission », a fait observer Sidya Touré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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L’UFR dénonce les nouveaux billets : « on les utilise pour faire la campagne »

9 mars 2019 à 19 07 28 03283

La question de l’éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé déchaine de plus en plus les passions. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 09 mars 2019, l’Union des Forces Républicaines (UFR) s’est penché sur la question en dénonçant les promoteurs de cette idée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les pancartes appelant à une modification de la Constitution guinéenne au profit du président Alpha Condé, brandies hier au palais du peuple à l’occasion de la fête des femmes, continuent de susciter les commentaires les plus divers.

A l’UFR, c’est le vice-président, Elhadj Ibrahima Bangoura, qui a développé ce sujet devant de nombreux militants. « Hier, on a vu deux choses. D’abord, des premières pancartes tenues par 7 femmes je crois, Oui à la modification de la Constitution. Nous avons vu ça. Après, nous avons vu aussi des femmes qui disent Non au troisième mandat. Donc, je crois que ce sont des forces qui se sont neutralisées là-bas. C’est pourquoi, dans les discours, on n’a pas entendu parler de troisième mandat.

Pour l’instant, la question est posée, les gens vont dans les quartiers pour parler de troisième mandat. Mais, ils n’ont pas parlé encore de façon officielle du troisième mandat… Nous, il n’est pas question qu’on aille dans le sens de la modification de la Constitution. La Constitution dit que le Président de la République ne peut pas faire trois mandats.

Qu’il modifie la Constitution ou qu’il ne modifie pas la Constitution, il ne peut pas faire trois mandats. L’article 154 de la Constitution est bien clair. La Constitution est claire et nette à ce propos. A partir du moment où le Président de la République actuel a fait deux mandats, il ne peut pas faire trois. C’est ça l’esprit de la Constitution », a rappelé le député.

Sur un autre plan, le vice-président de l’UFR a évoqué la mise en circulation de nouveaux billets de banques par la Banque centrale. « Paradoxalement, dès qu’on annonce une échéance électorale, il y a des coupures de nouveaux billets qui s’annoncent aussi. En 2015 c’étaient les billets de 20 mille FG qui sont sortis, et ces coupures de 20 mille, on a vu l’usage qu’on en a fait. Ça a servi pour la campagne.

Et cette année aussi, la campagne s’annonçant, surtout la campagne du troisième mandat, les gens ont fait sortir les billets de 20 mille et des billets de 10 mille. Et ce sont les mêmes billets qu’on voit circuler dans les concessions à Conakry et à l’intérieur du pays. Au lieu d’utiliser cet argent pour construire des routes, des hôpitaux, des écoles et centres de santé, on l’utilise pour faire la campagne. C’est ce que nous dénonçons », a laissé entendre l’honorable Ibrahima Bangoura.

Récemment rentré d’un séjour en Côte d’Ivoire, Bakary Goyo Zoumanigui, le sécrétoire général de l’UFR a saisi l’occasion pour répondre aux nombreuses « rumeurs » l’accusant d’être favorable à un éventuel troisième mandat. « J’ai appris beaucoup de choses par Internet comme quoi, Bakary Goyo Zoumanigui fait partie de ceux qui sont pour le troisième mandat du président Alpha Condé.

Les stations de radios ont diffusé des informations de ce genre. Je voudrais simplement dire, on crée un parti, c’est pour arriver au pouvoir. Ceux qui me connaissent le savent. Si non, j’aurais pu être de l’équipe de l’ancien président Lansana Conté, ou bien être proche de Moussa Dadis Camara ou bien je serais entré dès que le professeur Alpha Condé est venu. Mais, je ne suis pas de ce genre ».

C’est pourquoi, Bakary Goyo Zoumanigui exhorte les militants de l’UFR à travailler pour arriver au pouvoir en 2020. « Mettons-nous au travail, c’est ce qui est plus important. C’est de faire de l’UFR un grand parti. C’est ce qui va nous permettre d’arriver à Sékhoutouréyah en 2020. Si nous ne sommes pas un grand parti, on n’y arrivera pas.

Donc, ne donnons pas le flanc à ceux qui veulent nous désunir. Nous devons rester ensemble, fort et avec un seul destin, faire en sorte que notre leader arrive en 2020 à la magistrature suprême », a martelé le géniteur de l’UFR.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Sarkozy et Hollande chez Alpha : « un bon conseil est bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution »

20 février 2019 à 15 03 50 02502
Elhadj Ibrahima Bangoura

On assiste ces derniers temps à un ballet d’anciens chefs d’Etats en Guinée. Après Abdoulaye Wade (Sénégal) et François Hollande (France), c’est Nicolas Sarkozy qui est attendu très prochainement dans la capitale guinéenne.

Interrogé à ce sujet, ce mercredi 20 février 2019, par un reporter de Guineematin.com, le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura pense que cela peut avoir plusieurs interprétations, d’autant plus que rien ne filtre des entretiens en Alpha Condé et ses hôtes.

Selon Elhadj Ibrahima Bangoura, « ces visites d’anciens chefs d’Etat peuvent avoir plusieurs interprétations, soit pour des raisons personnelles, les gens viennent en consultation auprès du chef de l’Etat qui a besoin peut-être de leur expertise. On peut le penser ainsi, même si nous ne sommes pas dans les secrets des initiés de la présidence de la République. On peut placer ces visites dans ce cadre là, parce que rien ne filtre. Et, nous n’avons pas une crise immédiate en vue dans le pays. La crise imminente n’est pas là. Et, s’il y a crise, ce ne sont pas ces personnalités qui se déplacent. Il y a d’autres structures au niveau sous-régional ou continental ou des Nations Unies qui se déplacent », a dit le vice-président de l’Union des Forces Républicaines.

Toutefois, si ces anciens présidents sont en Guinée pour inviter Alpha Condé à favoriser l’alternance en 2020, Elhadj Ibrahima Bangoura trouve que ce serait une très bonne initiative. « Je pense que si c’est dans ce cadre-là, ces visites-là sont bienvenues. Un bon conseil est toujours bienvenu, surtout quand il s’agit de toucher à la Constitution. Les peuples de l’Afrique de l’Ouest sont allergiques à ce qu’on touche à leur Constitution. Je pense qu’un troisième mandat sera difficilement accepté dans le pays aujourd’hui. Si ces anciens chefs d’Etat sont là dans ce cadre, c’est bienvenu, parce que nous n’avons pas besoin de crise chez nous. Les guinéens n’ont pas besoin d’une crise », a dit avec insistance ce proche de Sidya Touré.

En ce qui concerne la violente attaque contre le cortège du chef de file de l’opposition, samedi dernier, par des véhicules blindés de la CMIS (Compagnies Mobile d’Intervention et de Sécurité), l’honorable Ibrahima Bangoura s’est dit choqué. « Ça, c’est une faute. Il faudrait que nos forces de sécurité apprennent à être des forces républicaines. Ce ne sont pas des forces qui sont là pou agresser les citoyens, à plus forte raison une personnalité politique de la stature d’Elhadj Cellou Dalein. Cela a choqué plus d’un. Personnellement, j’ai été choqué ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Massacre du 28 septembre 2009 : « il faut indemniser les victimes »

24 septembre 2018 à 14 02 19 09199

La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) réclame une indemnisation provisoire des victimes des massacres du 28 septembre 2009 à Conakry. La CGCPI montre des signes d’impatience et souhaite cette indemnisation avant la tenue du procès, dont on ignore encore la date.

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Sosso Kanté : « le PEDN n’acceptera pas l’accord politique »

11 août 2018 à 7 07 27 08278

Sosso KantéTout comme l’UFR de Sidya Touré, le PEDN de Lansana Kouyaté désapprouve aussi l’accord politique obtenu le mercredi, 08 août 2018, entre le pouvoir et l’opposition républicaine sur le contentieux électoral. Cet accord permet de mettre fin à la crise post-électorale qui durait depuis 6 mois, mais il est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique. Mamady Sosso Kanté, deuxième responsable de la cellule de communication du PEDN, dénonce une violation flagrante de la loi et annonce que son parti n’acceptera pas cet accord.

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Tournée de Kassory Fofana : le président du GOHA apporte son soutien au PM

5 juin 2018 à 19 07 02 06026

Peu après sa prise de fonction, le nouveau Premier ministre guinéen a engagé une série de rencontres avec les acteurs de la classe politique guinéenne. Ibrahima Kassory Fofana est allé notamment à la rencontre du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, et de Sidya Touré, président de l’UFR, pour échanger avec eux autour de la situation sociopolitique du pays. Et cette démarche est vivement saluée par le président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Touba : le RPG, l’UFDG et l’UFR s’affrontent pour la commune rurale

22 janvier 2018 à 13 01 43 01431

Ousmane Camara, président de la CESPI de Touba

Dans la circonscription électorale de Touba, une commune rurale relevant de la préfecture de Gaoual, ce sont trois (3) listes de candidature qui ont été enregistrées par la commission électorale sous-préfectorale indépendante (CESPI). Il s’agit du RPG (parti au pouvoir), l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Touba.

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Sidya Touré à l’AG de l’UFR : « notre objectif est de préserver les communes de Kaloum, Matam et Matoto »

20 janvier 2018 à 19 07 57 01571

Une forte mobilisation des militants de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a marqué l’assemblée générale ordinaire du parti ce samedi 20 janvier 2018. Le lancement de la campagne pour les élections communales a été à l’ordre du jour de cette rencontre où l’on notait la présence de Sidya Touré. Le président du parti a dit son souhait de conserver les trois communes remportées lors des législatives de 2013, a constaté sur place sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Entretien avec Cheikh Touré, suppléant de Baïdy : vidéo

8 décembre 2017 à 19 07 36 123612

Après avoir essayé sans succès de mettre un de ses lieutenants à la place de Baïdy Aribot, l’UFR a annoncé sa volonté de ne pas remplacer l’élu uninominal de Kaloum à l’Assemblée Nationale après sa nomination à la Banque Centrale de la République de Guinée par le chef de l’Etat, Alpha Condé. Le problème est que le parti de Sidya Touré ne veut pas du tout du suppléant de Baïdy, en la personne de Cheikh Chérif Touré. Mais, ce dernier ne l’entend pas de cette oreille. Cheikh Touré rejette du revers de la main cette volonté de l’UFR et compte saisir la Cour Constitutionnelle pour être « rétabli dans ses droits ». 

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Elections locales : l’UFR veut relever « un grand défi, surtout à Conakry » (vidéo)

2 décembre 2017 à 20 08 16 121612

« Nous avons un grand défi à relever, surtout à Conakry où nous avons trois (3) députés uninominaux sur les cinq (5). Nous devons nous battre pour que nous ayons les maires des trois communes (Kaloum, Matam et Matoto, ndlr) où nous avons les députés uninominaux », a notamment dit l’honorable Goyo Zoumanigui, fondateur et vice-président de l’UFR.

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L’argent de la présidence partagé à Dar-Es-Salam : 28 millions pour les victimes de Dalaba, 21 pour Gaoual et 14 pour Mali

24 août 2017 à 20 08 21 08218

Comme on le sait, le drame de Dar-Es-Salam n’a laissé aucun guinéen indifférent. Quelques heures seulement après l’éboulement, le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé s’est personnellement rendu sur les lieux pour constater les dégâts et témoigner de sa solidarité aux familles des victimes. Après avoir annoncé la gratuité des soins offerts aux blessés, le président de la République a offert soixante millions de francs guinéens (60 000 000 GNF) aux familles des neuf personnes qui ont perdu la vie dans ce drame, a appris Guineematin.com sur les lieux.

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