Dr. Faya sur le dialogue politique : « Cellou, Sidya, Ousmane Kaba… étaient tous au PUP avec Fodé Bangoura… C’est un atout, s’il sait l’exploiter »

18 juin 2021 à 13 01 46 06466
Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral

De retour au pays après plus de trois mois d’absence, Dr Faya Millimouno, le président du Bloc Libéral (BL), s’est exprimé hier, jeudi 17 juin 2021, sur l’actualité sociopolitique brûlante de la Guinée (dialogue politique, condamnation de Oumar Sylla, etc) et sur l’état de santé de son parti le BL. L’opposant au régime Alpha Condé. C’était à l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du BL croit dur comme fer que la libération des détenus politiques pourrait contribuer significativement à décrisper le climat politique et donner la chance au dialogue politique.

Décryptage !

Guineematin.com : le dialogue politique et social a été lancé hier à Conakry sous l’égide d’Elhadj Fodé Bangoura. Vous n’étiez pas là à sa nomination comme secrétaire permanent de ce dialogue. Alors, comment avez-vous accueilli sa nomination et quelle lecture faites-vous de ce début de dialogue ?

Dr Faya Millimouno : je dois commencer par dire que nous avons été les tous premiers à appeler au dialogue, parce que notre pays était sur une pente très raide. Les tensions étaient plus vives qu’elles ne le sont maintenant. Elles ne sont pas encore complètement dissipées, mais les tensions étaient véritablement vives. Alors, aujourd’hui nous sommes contents de savoir que tous les acteurs, même si certains posent des conditions, sont plus ou moins d’accord que nous allions au dialogue. Je n’étais pas là quand on a nommé Elhadj Fodé Bangoura, je suis de ceux qui pensent que nous avons des ressources qu’il faille exploiter. Je n’ai jamais été très séduit par les groupes de contact internationaux. Des gens qui ne connaissent pas le pays. Ibn Chambas est venu ici une dizaine de fois, il n’y a pas eu de solution. Djinit l’a précédé. Est-ce qu’on a des ressources internes ? Des Juristes, anthropologues, ethnologues, ceux qui, véritablement, connaissent les réalités guinéennes qui peuvent travailler à faire parler les guinéens entre eux ? Oui ! Il y en a. Monsieur Fodé Bangoura a été, à un moment donné, appelé le petit président de notre pays. Très proche de Lansana Conté et il a travaillé presqu’avec la majorité des acteurs politiques que nous avons aujourd’hui. Regardez autour du président Alpha Condé, beaucoup de ceux qui étaient avec lui au PUP sont autour du président Alpha Condé. Et beaucoup de ceux qui sont dans l’opposition, que ce soit Cellou Dalein, Sidya Touré, Ousmane Kaba, c’est des gens qui ont étroitement collaboré avec lui. Cette connaissance des acteurs est un atout. S’il sait l’exploiter, je crois que ça peut permettre de relever le défi lié à l’exclusivité de ce dialogue. Parce qu’il faut que tout le monde y prenne part et que tous les enjeux soient sur la table pour que nous arrivions à quelque chose de mieux pour le pays.

Guineematin.com : ce dialogue a été lancé avec les acteurs du secteur du transport. Est-ce que vous pensez que c’est déjà un bon début ou bien il fallait commencer par les questions politiques qui semblent intéresser plus d’un?

Dr Faya Millimouno : j’ai vu qu’ils ont commencé le dialogue par le secteur du transport. Mais, il faut commencer par reconnaître que dans tous les secteurs, il y a des problèmes. Et donc, si en écoutant les acteurs on pense trouver des débuts de solution, tant mieux. Mais, là où le bas blesse effectivement, c’est au niveau politique. Parce que là où le manque d’entente, de compréhension fait beaucoup plus d’impact négatif sur la vie nationale, c’est au niveau politique. Mais, je n’ai pas la prétention de dire que j’ai la solution de dire qu’il fallait commencer par tel ou tel. Peut-être qu’il y a une stratégie qui se déroule. Essayons seulement de ne faire aucun sujet un tabou. Nous avons de véritables problèmes, le pays est fermé à ses frontières Nord avec le Sénégal, avec la Guinée Bissau. Ça a un impact négatif sur la vie nationale. Nous avons des prisonniers, certains y sont morts, il y en a qui ont une santé précaire… Tous les sujets doivent être sur la table et ce dialogue ne doit pas ressembler aux précédents.

Guineematin.com : Le chef de file de l’opposition, Elhadj Mamadou Sylla, dit ne pas croire à ce dialogue parce que selon lui, il y avait des préalables à satisfaire. Est-ce que c’est votre avis aussi ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : il est clair qu’aujourd’hui il y a des choses qu’il faille faire pour baisser la tension. Nous au BL, nous travaillons à cela depuis très longtemps. Lorsque j’ai rendu visite à nos amis Ousmane Gaoual, Etienne Soropogui, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, Chérif Bah ; mais, surtout à ceux que nous ne pouvons pas nommer, quand je suis passé trois fois à la maison centrale, ayant été moi-même locataire là-bas, je sais ce que les gens vivent. Et puis, je suis en train de faire comme je peux pour que leur libération soit acquise. Je suis de ceux qui pensent que la libération, ne serait-ce que temporaire, parce qu’on peut dire : pour ne pas interférer avec le judiciaire, puisqu’il y a eu des accusations portées contre eux, que la procédure se poursuive ; mais, que cela soit fait selon ce que nous savons du droit. Lorsqu’on accuse, on donne la preuve. On n’accuse pas pour dire à celui qui est accusé de prouver qu’il est innocent. Celui qui accuse donne la preuve. Je vois d’ailleurs que dans le dossier qui concerne nos camarades, il y a une grande évolution. Il y a beaucoup de choses qu’on a dites au début de la procédure qu’on leur reprochait. La lecture des chefs d’accusation aujourd’hui nous fait penser à une grande évolution. On ne parle plus de fabrication ou de détention d’armes. ça veut dire que peut-être au cours de la procédure on s’est rendu compte qu’on est allé très vite en besogne et que ces gens-là ne sont pas des monstres comme on l’a prétendu et d’ailleurs elles sont allées eux-mêmes à la police judiciaire pour répondre aux convocations. On n’est pas venu les prendre. Certains diront que c’est un préalable ; mais, le fait de les libérer, ne serait-ce que provisoirement, peut faire baisser les tensions et donner la possibilité que le dialogue prenne place. Une autre chose que certains sont en train de citer comme préalables et que moi je pense que c’est essentiel, ce n’est pas une question de dialogue. Je suis un homme politique, je voyage beaucoup. Ça me met mal à l’aise de faire le test de Covid parce que je dois aller au Sénégal ou en France ou ailleurs, je paye mon billet et que ça soit au moment où je dois m’embarquer qu’on me dise non, tu ne peux pas voyager. La justice peut faire mieux que ça. Nous sommes tous justiciables. Si pour une procédure en cours il y a quelque chose qui m’est reproché et qui donne raison à la justice de restreindre mes mouvements on peut dire : monsieur Millimono, pour telle procédure en cours dont vous êtes cités, vous ne pouvez pas sortir du pays. Là, c’est transparent, c’est connu de tous. Ça n’ajoute pas à la frustration que je sois laissé d’abord en train de me préparer parce que je réponds à une invitation ou que je vais pour une visite médicale et que ça soit quand je suis prêt à prendre l’avion qu’on me dit que je ne peux pas voyager. Au-delà du fait que nous devons dialoguer, je trouve que ce n’est pas normal que ça se passe dans notre pays. Non, ce que certains pensent que c’est un préalable pour dialoguer, je pense qu’on doit simplement agir là-dessus, montrer une volonté politique là-dessus pour que d’abord, sur le plan de l’image du pays, nous ne continuons pas à être cités comme un pays qui prend d’assaut  sur les droits et libertés des populations.

Guineematin.com : ces dérives que vous êtes en train de citer, c’est notamment l’UFDG qui en est la principale victime. Mais, est-ce que cela veut dire que vous comprenez leur position de conditionner leur participation à ce dialogue à la libération de ses cadres emprisonnés, la libération de leur siège et de ses bureaux ; mais, aussi leur liberté de voyager ?

Dr Faya Millimouno : je comprends leurs soucis. A la place de tous les partis qui sont concernés, le Bloc Libéral serait tenté d’agir de la même façon. Il y a l’UFDG, comme vous l’avez dit, qui fait partie ; l’UFR qui s’est battu deux fois, trois fois avant de pouvoir obtenir la possibilité de sortir ; mon frère et ami, Abé Sylla, est passé par là. Donc, je dis simplement que ça n’honore pas notre pays ; et, on peut faire mieux. Ça fait plus de 60 ans qu’on est indépendant et nous sommes les précurseurs en matière de promotion des valeurs démocratiques, la Guinée a pris le devant ; mais aujourd’hui, nous semblons être  à la traîne. C’est pourquoi, au-delà du fait que nous devons aller au dialogue, j’invite ceux qui nous gouvernent, et particulièrement l’appareil judiciaire, à faire preuve de plus de professionnalisme dans la façon de faire les choses.

Guineematin.com : puisque nous parlons des questions judiciaires, il y a une semaine, Oumar Sylla Foniké Mangué a été condamné à une lourde peine de prison ferme. En première instance, il avait été condamné à 11 mois. En appel, le procureur demande 2 ans et finalement le juge annonce 3 ans. Quelle est votre lecture de cette autre actualité ?

Dr Faya Millimouno : naturellement et de façon générale, on dit qu’on ne commente pas une décision de justice. Mais, cette condamnation ne va pas dans la bonne direction parce qu’il y a eu un combat qui a été mené et ce combat n’était pas vide de sens. Quand on dit que le FNDC a mené le combat pour ne pas que la constitution change, ce n’est pas un combat vide de sens. Le président, Alpha Condé qui est là aujourd’hui, dans les années 2000, il a mené le même combat pour que la constitution de la Guinée ne change pas au temps de Lansana Conté. Alors, il ne faut pas qu’on installe notre pays dans une tradition de présidence à vie. Le combat a été mené, au bout, un président a été proclamé élu, investi, à travers un processus qui a connu la participation de tout le monde. Je crois qu’il est dans l’intérêt de tout le monde aujourd’hui qu’on ne continue pas à chercher la bête noire. Mais, que l’on mette la balle à terre et qu’on travaille tous à créer une atmosphère apaisée.

Guineematin.com : revenons maintenant sur le sujet concernant votre parti. Pendant que vous êtes en procès avec certains anciens responsables du BL, on a vu le départ du chargé des questions électorales du parti. Comment avez- vous accueilli cette démission ?

Dr Faya Millimouno : ce n’est pas nouveau. Je suis très étonné que les médias fassent une actualité. Moi, en tant que président, avant même que je ne voyage pour les Etats-Unis au mois de mars, c’est en novembre que j’ai obtenu une lettre de démission de la part de Samuel Kourouma. Alors, je lui ai répondu au nom du parti pour lui souhaiter bonne chance. Ça, c’était en novembre. Nous sommes en juin, on lui a souhaité bonne chance où il dépose ses valises. Donc, on ne fait pas de commentaire sur ça parce que c’est une histoire vraiment ancienne.

Guineematin.com : mais, qu’est-ce qui a été à l’origine de son départ.

Dr Faya Millimouno : nous, nous n’avons pas besoin d’expliquer sur ce qui a été à l’origine de son départ. C’est lui qui a dit qu’il quitte le parti, on lui a souhaité bonne chance et nous nous continuons notre marche. Qu’il ait la chance d’évoluer, on sera sur le terrain politique, on se rencontrera et nous sommes appelés à faire peut-être des choses ensemble.

Guineematin.com : avec ce départ qu’on peut ajouter au procès est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui que le Bloc Libéral a vraiment besoin du sang neuf ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : pour le procès, il ne faut pas mêler le BL. Ce n’est pas le BL qui poursuit, c’est moi-même. Même si j’ai besoin de me servir des archives du BL, je dois avoir l’autorisation du parti ; parce que je ne suis qu’un individu. Alors, ce procès, je le fais pour des raisons pédagogiques. Nous nous battons pour des valeurs ; et, la calomnie, la diffamation n’est pas une valeur. C’est une contrevaleur. Il vous souviendra que lorsqu’en communicant ici, au siège du parti, j’ai confondu Mohamed Lamine Fofana à Mamadou Lamine Fofana, j’ai fait l’objet de poursuite pour diffamation. J’ai été en prison ; mais, j’avais le cœur tranquille, parce que j’ai reconnu qu’il y a avait une erreur. J’ai fait une déclaration là-dessus. Et donc, j’étais en harmonie avec moi-même. Il y a eu par le passé des gens qui m’ont attaqué dans les médias pour dire beaucoup de choses, je n’ai pas répondu. Je leur ai donné l’opportunité d’aller devant la justice solennellement pour donner les preuves. Pour l’instant, cette procédure telle que je la vois, les gens on leur dit d’amener la preuve, ils amènent d’autres accusations. Je souhaite simplement que le droit soit dit dans cette affaire.

Guineematin.com : quel est votre mot de fin ?

Dr Faya Millimouno : c’est de dire que le BL aujourd’hui se porte mieux. Je viens de quitter l’extérieur où, malgré la Covid-19, j’ai pu quand-même par les applications interposées conférer avec les autres structures qui sont en Europe, aux Etats-Unis. Le parti se porte de plus en plus mieux parce qu’à l’interne, on avait l’impression qu’il y avait comme si c’était des ennemis qui se retrouvaient. On n’avait plus un même objectif. Aujourd’hui, l’objectif est commun et que les choses se font dans la sérénité. Au moment où nous parlons, plusieurs missions sont à l’intérieur du pays et notre mission est en train de se poursuivre dans le grand Conakry. Même le dimanche dernier j’étais à la tête d’une forte délégation à Coyah. Et ce dimanche nous serons à Manéah. Le parti gagne aujourd’hui ses forces et ce qui est important, j’invite tous les militants et les sympathisants à redoubler d’effort pour que nous délivrions la marchandise par rapport à la promesse que nous avons faite au peuple de Guinée, créer la rupture.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le fédéral de l’UFR à Washington nommé par Alpha Condé : « une surprise pour nous », dit le parti de Sidya Touré

8 juin 2021 à 12 12 12 06126
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le président Alpha Condé vient de piocher encore dans les rangs de l’union des forces républicaines (UFR) de l’ancien Premier ministre Sidya Touré. Dans un décret rendu public les ondes des médias d’Etat hier, lundi 07 juin 2021, le chef de l’Etat guinéen a nommé Lamine Sununu Kaba, jusque-là fédéral de l’UFR à Washington (aux Etats-Unis), au poste de « premier conseiller du Premier ministre Kassory Fofana ». Cette nomination ce cadre de l’UFR serait vraisemblablement une « surprise » pour les dirigeants du parti républicain. Et, le secrétaire exécutif dudit parti ne cache pas son étonnement.

Dans un court entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 08 juin 2021, Saïkou Yaya Barry a évoqué « une regrettable perte » qui prouve une fois de plus que « le RPG n’a pas de ressource » en son sein.

« Monsieur Sununu était notre fédéral à Washington. Ça a été une surprise pour nous d’entendre ce décret de nomination. Mais, j’avoue que la lutte politique, c’est la lutte politique. Il y a certains qui descendent, il y en a d’autres qui montent. C’est vrai que c’est regrettable de perdre un cadre qui était avec nous depuis le début de ce combat. Mais, il faut encore retenir qu’on se rend compte définitivement que le RPG n’a pas de ressource, que pendant 30 ans ils sont en train de se battre pour le pouvoir ; mais, c’est d’autres personnes qui en bénéficient. Et, le seul orphelin dans cette affaire, c’est le RPG », a dit Saïkou Yaya Barry.

Poursuivant son speech, le secrétaire exécutif de l’UFR a laissé entendre que « ceux qui peuvent changer la Guinée sont actuellement à l’opposition ». Il a également souhaité bon vent à Lamine Sununu Kaba.

« Nous nous réjouissons de faire savoir au monde que les cadres compétents sont avec nous. Même si certains quittent le parti, aujourd’hui il faut reconnaître que l’essentiel de ceux qui peuvent changer ce pays se trouvent à l’opposition ; et donc à l’UFR. C’est la raison de ce comptage à la recherche de recrutement de nos responsables. Je dis bon vent à monsieur Sununu qui a quand-même lutté pendant des années avec nous. Et, aujourd’hui, tout ce que nous pouvons dire c’est qu’il est rentré dans un système qui ne peut lui permettre de faire un travail sérieux », a indiqué Saïkou Yaya Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : Condé toujours hanté par les hommes de Conté

1 juin 2021 à 16 04 50 06506

Dans un contexte sous-régional et africain marqué par le retour des vieux démons sur la scène politique –avec à la clé la remise en cause des acquis démocratiques au Tchad et au Mali-, le gouvernement guinéen a usé et même abusé du vieil adage selon lequel : « on envoie un doigt ; s’il passe, on envoie tout le bras. Mais, s’il casse, on le retire ». C’est exactement ce qu’il a fait pour l’histoire d’augmentation du prix du carburant.

Dans un premier temps, il (le gouvernement) avait annoncé qu’il va procéder à l’augmentation dès la fin du mois de Ramadan. Mais en même temps il a jaugé la réaction populaire. Et l’opposition lui a mis des bâtons dans les roues. Une fois n’est pas coutume, le gouvernement Kassory a entendu le cri de cœur des populations.

En effet, quand on voie les communications du trio Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Ousmane Kaba sur la question, on comprend aisément pourquoi les ministres de Conté en général et les anciens Premiers ministres en particulier constituent toujours et encore un véritable cauchemar pour l’actuel président guinéen. Coup sur coup, les trois personnalités ont balayé d’un revers de la main tous les arguments du gouvernement, fragilisant dangereusement ce dernier.

Là où le porte-parole du gouvernement a fait les pieds et les mains pour persuader le citoyen de la nécessité de l’augmentation du prix avec une dizaine de pages, l’ancien ministre et les anciens Premiers ministres ont fait une page pour démonter tout ce que le ministre d’Alpha Condé a monté. Ce dernier a sans doute oublié que l’approche des technocrates est aux antipodes de celle des politiques. Les premiers sont des pragmatiques praticiens tandis que les seconds sont des théoriciens.

Ainsi, le cri de cœur des citoyens, les arguments de l’opposition et le contexte social et politique délétère chez le voisin de l’Est ont obligé le pouvoir à faire machine arrière. Pour le baroud d’honneur, le ministre en charge des hydrocarbures estime que les Guinéens seront informés de l’augmentation au moment opportun. C’est qui est une évidence.

Pour le moment, si les associations qui devraient défendre les consommateurs ont brillé par leur mutisme, en revanche l’opposition a, elle, pleinement joué son rôle. Ce rendez-vous manqué, salué par tous les citoyens, est la preuve, s’il en était besoin, que le duo Cellou-Sidya, renforcé par certains de leurs anciens collaborateurs, hante toujours le tandem Alpha-Kassory. En dépit de tout ce que le gouvernement peut dire, l’opposition a réussi à le faire plier. Du moins provisoirement. Même s’il ne recule pour que mieux sauter.

En fin politique, Alpha Condé connait mieux que quiconque cette citation du célèbre économique Daniel Cohen « les révolutions des palais partent toujours des émeutes des villes ». En outre, le vieil homme sait qu’il a plus à perdre que son Premier ministre qui, lors de la dernière augmentation, s’était montré tout aussi intransigeant qu’inflexible. Du coup, il a évité l’épreuve de force à un moment où l’’état de grâce semble être définitivement rompu avec les partenaires extérieurs.

Au contexte sous-régional dont on a déjà parlé, s’ajoute également la crise sanitaire mondiale. Laquelle oblige de nombreux gouvernements à faire des sacrifices pour soulager leurs populations. Dans un tel contexte tout gouvernement réfléchi doit serrer la ceinture pour éviter d’asphyxier sa population qui pourrait se retourner contre lui.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Sidya Touré a-t-il financé le RPG ? « Ce qu’il dit est dénué de toute réalité »

30 mars 2021 à 13 01 03 03033

Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Intervenant hier, lundi 29 mars 2021, chez nos confrères de FIM FM, l’opposant guinéen Sidya Touré, a déclaré avoir été l’un des financiers du RPG lorsque le leader de cette formation politique, Alpha Condé, était en prison. Et, cette sortie ne laisse pas indifférents les cadres de l’actuel parti au pouvoir. C’est le cas notamment de l’honorable Aly Kaba, le président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale. Il juge incohérents et honteux les propos tenus par le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR).

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Politique : l’opposition guinéenne bat de l’aile

3 mars 2021 à 18 06 10 03103

Alpha Condé avait promis d’anéantir l’opposition. Pour atteindre l’objectif, il n’est pas allé des mains mortes. La fin justifiant les moyens, il n’a ménagé aucun effort pour mettre ses opposants « hors d’état de nuire ». Certains opposants sont entrés dans les rangs par des espèces sonnantes et trébuchantes. D’autres l’ont fait après une nomination. Ceux qui ne veulent ni poste ni argent sont en train de méditer à la Maison centrale. Ce qui veut dire que d’une manière ou d’une autre l’opposition bat de l’aile.

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Alpha Condé manque de chance : « le 3ème mandat est égal à Coronavirus plus Ebola », dit Saikou Yaya Barry de l’UFR

20 février 2021 à 21 09 14 02142

L’Honorable Saikou Yaya Barry de l’UFR, a fait aujourd’hui remarquer que le président Alpha Condé manque de chance et que les problèmes de la République de Guinée sont causés par la malchance du dirigeant actuel de la Guinée. « Vous avez vu le premier mandat était égal à Ebola. Le deuxième mandat est égal au coronavirus et le 3ème mandat est égal à Ebola plus coronavirus… Dans un pays, on demande toujours si le chef a une chance ; parce que si le chef a une chance, le pays va bouger, les citoyens seront en bonne santé, les citoyens seront en sécurité. Malheureusement, depuis l’arrivée d’Alpha Condé, nous avons trop de problèmes, trop de maladies, trop de dégâts, trop de tueries, trop d’injustice, trop de mal gouvernance, beaucoup de détournements de deniers publics, beaucoup de gabegies, trop de dégâts sur les biens des citoyens… ».

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Sidya Touré sur le retour d’Ebola en Guinée : c’est la preuve que « l’Etat néant est en marche »

15 février 2021 à 10 10 51 02512

Sidya Touré, président de l’UFR

Réagissant à l’annonce du retour de l’épidémie d’Ebola en Guinée, cinq ans après son éradication dans le pays, Sidya Touré n’a pas été tendre avec les autorités guinéennes. Le président de l’UFR soutient que cette situation est une conséquence de « l’Etat néant » qui en marche et de la médiocrité qui caractérise la gouvernance actuelle.

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Déguerpissement des citoyens à Conakry : l’UFR accuse le pouvoir d’encourager le banditisme

7 février 2021 à 8 08 52 02522

Depuis quelques jours, le régime Alpha Condé, à travers son ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, a engagé une opération de déguerpissement des populations dénommée « libération des emprises des voiries de la ville de Conakry ». Cette opération se matérialise sur le terrain par la démolition des maisons, boutiques, kiosques et autres que le Gouvernement désigne « encombrants physiques ». Et, comme de coutume, ces opérations se font sans aucune assistance de l’Etat aux victimes. Et, cela a été vivement dénoncé hier, samedi 06 février 2021, par l’Union des Forces Républicaines (UFR) lors de son assemblée générale hebdomadaire.

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Ibrahima Bangoura (UFR) : « il ne faut pas exclure l’opposition dans la gestion du pays »

31 janvier 2021 à 7 07 29 01291

Pour l’Union des Forces Républicaines (UFR), la Guinée ne peut pas sortir de la crise politique actuelle si les partis politiques d’opposition sont complètement mis à l’écart dans la gestion du pays. C’est en tout cas la position exprimée par l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de la formation politique, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, ce samedi 30 janvier 2021. Ce proche de Sidya Touré espère que le dialogue politique annoncé cette semaine par le président de la République permettra de trouver une solution à ce problème.

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L’UFR promet : « le combat continuera tant que Sidya Touré ne sera pas président de la République »

23 janvier 2021 à 19 07 06 01061

Au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé pour un nouveau mandat de 6 ans à la tête de la Guinée, beaucoup pensent que ces principaux opposants Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré doivent oublier leur rêve de devenir président de la République. Mais, tel n’est pas l’avis de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Le parti dirigé par Sidya Touré reste convaincu que son leader a encore des chances d’accéder à la magistrature suprême.

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Guinée : un dialogue, plusieurs agendas

7 janvier 2021 à 8 08 58 01581

C’est précisément au moment où un remaniement ministériel est attendu, suite à la prestation de serment d’un président réélu, que la classe politique appelle à un dialogue. Le président de l’Union des forces républicaines a donné le ton. Depuis, d’autres lui ont emboité le pas. L’appel lancé par Sidya Touré fait boule de neige.

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Éventuel dialogue politique : « l’UFDG ne se sent pas concernée pour l’instant »

4 janvier 2021 à 17 05 38 01381

Après la réélection du président Alpha Condé à un 3ème mandat (contestée par une partie de l’opposition), de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à l’ouverture d’un dialogue politique afin d’aplanir les divergences entre le pouvoir et l’opposition. Même certains partis d’opposition, comme l’UFR de Sidya Touré et l’UDRG de Bah Oury s’inscrivent dans cette logique. Mais qu’en est-il de l’UFDG, le principal parti d’opposition qui continue toujours de revendiquer la victoire de son candidat à la présidentielle du 18 octobre 2020 ?

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Droits de l’homme en Guinée : « le bilan de l’année 2020 n’est pas reluisant » (Avocats Sans Frontières)

2 janvier 2021 à 20 08 27 01271

Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG avocats sans frontières Guinée

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, le jeudi 31 décembre 2020, le président de l’ONG Avocats Sans Frontières a fait le point sur la situation des droits de l’homme en Guinée durant l’année écoulée. Maître Koné Aimé Christophe Labilé dépeint un tableau très sombre, caractérisé notamment par beaucoup de tueries qui n’ont jamais été élucidées mais aussi de nombreuses arrestations d’opposants. Il estime que notre pays a amélioré son statut de mauvais élève en matière des droits de l’homme en 2020.

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Cellou Dalein empêché de sortir de la Guinée : Bah Oury dénonce une violation de la liberté de circulation

31 décembre 2020 à 17 05 38 123812

Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée

La décision des autorités guinéennes d’empêcher Cellou Dalein Diallo de sortir du pays suscite des réactions au sein de la classe politique. Et le sujet ne laisse pas indifférent le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), Bah Oury. L’opposant dénonce une violation de la liberté de circulation et appelle le pouvoir à revoir sa façon de faire. Il l’a dit dans un entretien accordé à Guineematin.com, ce jeudi 31 décembre 2020.

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Cellou Dalein empêché de voyager : voici la réaction de Sidya Touré

31 décembre 2020 à 9 09 50 125012

Sidya Touré, président de l’UFR

Sidya Touré n’a pas tardé à réagir à la décision des autorités guinéennes d’empêcher Cellou Dalein Diallo de sortir du pays. Le principal opposant au régime Alpha Condé, qui voulait se rendre à Bamako aux obsèques de son ami Soumaïla Cissé, a été refoulé dans la soirée de ce mercredi, 30 décembre 2020, à l’aéroport de Conakry. Le président de l’UFR dénonce une décision « non conforme à nos us et coutumes ».

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Empêché de sortir de la Guinée, Cellou Dalein réagit : « je suis peiné de voir mes droits violés »

30 décembre 2020 à 22 10 29 122912

Comme annoncé précédemment, Cellou Dalein Diallo a été empêché de sortir du territoire guinéen, ce mercredi 30 décembre 2020. Le principal opposant au régime Alpha Condé voulait se rendre à Bamako pour assister aux obsèques de Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition malienne, décédé il y a quelques jours en France. Mais, il a été bloqué à l’aéroport de Conakry et empêché de voyager.

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Fin des ennuis pour Mohamed Tall ? L’opposant a récupéré son passeport et a pu voyager

25 décembre 2020 à 10 10 12 121212

Mohamed Tall, Directeur de cabinet de l’UFR

L’ancien ministre de l’Elevage et actuel Directeur de cabinet du président de l’UFR, Sidya Touré, a récupéré son passeport qui était confisqué depuis plus d’une semaine. Refoulé la semaine dernière à l’aéroport international de Conakry-Gbessia, l’opposant a pu finalement voyager hier soir pour à Paris.

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Chasse aux opposants en Guinée : Mohamed Tall de l’UFR convoqué à la DPJ

23 décembre 2020 à 11 11 08 120812

Les ennuis se multiplient pour l’ancien ministre de l’Elevage Mohamed Tall, Directeur de cabinet du président de l’UFR, Sidya Touré. Quelques jours après avoir été empêché de voyager (son passeport a été confisqué la semaine dernière à l’aéroport international de Conakry-Gbessia), l’opposant est convoqué ce mercredi, 23 décembre 2020, à la DPJ (Direction centrale de la Police Judiciaire).

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