Politique : la réponse de Bouréma Condé à la demande de Cellou et Sidya

16 septembre 2019 à 17 05 28 09289
Général Boureima Condé, Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Dans un courrier en date du 13 septembre 2019 adressé au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), l’opposition guinéenne emmenée par Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré a demandé à Bouréma Condé de rouvrir les activités du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016. Cela, pour discuter des questions de grande préoccupation du moment.

En réponse, le président de ce comité de suivi a renvoyé les opposants vers le Premier ministre. Il leur a demandé d’aller discuter des sujets qui les préoccupent avec Kassory Fofana dans le cadre des consultations que ce dernier est en train de mener sur instructions du président de la République, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’accord politique du 12 octobre 2016 a exigé un audit complet du fichier électoral avant l’organisation des élections législatives. Les recommandations du rapport d’audit ayant été validées par toutes les parties prenantes, il devient urgent d’en faciliter et d’en accompagner la mise en œuvre en raison des échéances pressantes qui nous attendent. A cette fin, nous sommes convaincus de la nécessité de impérieuse de réunion du comité de suivi dont nous demandons expressément la reprise », peut-on lire dans le courrier des opposants adressé au ministre.

« En vertu des dispositions de l’article 58, alinéa 2, citation ‘’ le Premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques. (…) Par rapport à la situation sociopolitique actuelle de notre pays, monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre, Chef du gouvernement, d’ouvrir de larges consultations et de se mettre à l’écoute attentive de tous les acteurs sociopolitiques, recueillir leurs avis et suggestions sur toutes les questions de préoccupation nationale.

Monsieur le Premier ministre s’y emploie depuis le 9 septembre 2019 et il a déjà reçu certaines institutions républicaines. Les rencontres se poursuivent sans désemparer avec les acteurs sociopolitiques et vos formations y ont été invitées. Ceci me semble une opportunité pour y porter justement vos remarques, avis et suggestions non seulement par rapport au comité de suivi, mais également sur tous les autres sujets qui nous interpellent comme acteurs politiques », a répondu le général Bouréma Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré : « l’argent qui devait servir à faire des routes, des écoles, des hôpitaux… est détenu par un groupe d’individus »

8 septembre 2019 à 11 11 53 09539

A l’occasion de la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de son parti (tenues les 6 et 7 septembre dernier à Conakry), le leader de l’union des forces républicaines s’est exprimé sur la manière dont la Guinée est gouvernée depuis l’avènement, en 2010, du Pr Alpha Condé à la tête de ce pays.

Avec des propos teintés d’accusation de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré a laissé entendre que l’argent qui devait servir à construire des infrastructures (routes, hôpitaux, écoles…) et donner du travail aux jeunes, est aujourd’hui détenu par un groupe d’individus qui ne veut pas quitter le pouvoir, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

Face à ses militants (qui lui ont gratifié d’un accueil chaleureux à son arrivée au siège du parti), le président de l’union des forces républicaines a dénoncé l’indifférence des autorités face aux multiples problèmes qui assaillent les guinéens.

« Quand j’ai dit que nous étions dans un Etat néant, ils ont dit : voilà ! Le président Sidya exagère. Mais, ces derniers temps-là, allez-y voir un sous-préfet, tentez de lui donner un document en imaginant un tant soit peu que ce document va être traité pour arriver à la préfecture, puis à l’administration du territoire. Vous allez voir s’il y a un Etat. D’abord, les préfets et les sous-préfets n’ont même pas de secrétaire. Et puis, aujourd’hui, les machines ne sont plus mécaniques. Ce sont des machines électriques. Et, nous n’avons pas de courant. Quand vous avez à faire à des problèmes comme ceux que nous avons connus ces derniers temps dans ce pays, avec les fortes pluies et les routes qui sont parties dans tous les sens, dans n’importe quel Etat, il y a une solution. Il s’agit de réunir les ministres pour dire voilà les problèmes et que des décisions d’urgences soient prises et appliquées. Mais, nous on a eu quoi ? Rien du tout ! Voilà l’Etat néant », a dénoncé Sidya Touré, tout en accusant le pouvoir en place d’avoir focalisé le débat en Guinée sur le changement de la Constitution et le troisième mandat.

Pour l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat, ce comportement du pouvoir actuel est dû simplement au fait que le mandat de l’actuel président de la République tire à sa fin.

« Si on voulait changer la constitution, on l’aurait fait en 2011, 2012. Mais, c’est parce que le mandat est terminé et qu’on trouve qu’être président en Guinée est trop doux. Il y a l’argent et on n’a rien à faire. Donc, on doit continuer. Mais, nous n’accepterons pas un troisième mandat octroyé ici à Alpha Condé », a averti Sidya Touré.

Par ailleurs, le leader de l’UFR a indiqué qu’il y a trop d’argent en jeu dans la situation actuelle de la Guinée. Avec des mots qui cachent des accusations de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré pointe du doigt un groupe d’individus qui détiendraient tout l’argent du pays.

« Tout l’argent que vous ne voyez pas pour faire des routes, des hôpitaux, des écoles ; pour vous donner du travail, faire en sorte que vous ayez l’eau, l’électricité et l’assainissement est détenu par un groupe d’individus qui n’a pas envie de quitter là (le pouvoir)… Ils ont les fonds publics ; et, tous les jours on vit des scandales qui ne s’arrêtent pas », a dénoncé le président de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Sidya Touré aux jeunes de l’UFR : « ceux qui ne peuvent pas s’engager n’ont qu’à se démettre »

7 septembre 2019 à 20 08 05 09059

Les assises du conseil national des jeunes de l’Union des forces républicaines (UFR) ont pris fin ce samedi, 07 septembre 2019, à Conakry. Au terme de deux jours de consultation et d’échanges sur l’engagement politique et le processus électoral en Guinée, la jeunesse de l’UFR a mis en place un nouveau conseil national.

Un conseil de 112 membres, dirigé par un bureau exécutif composé de 73 membres et dirigé par le deuxième vice-maire de la commune de Matam, Badra Koné, élu au poste de secrétaire général de la jeunesse républicaine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ces assises au siège de l’UFR.

Déjà promu (par le conseil politique national de l’UFR) à la tête du bureau national de la jeunesse de l’UFR depuis plusieurs mois, Badra Koné vient d’être confirmé au poste de secrétaire général dudit bureau. Il remplace Saïkou Yaya Barry, qui occupe depuis quelques temps le poste de secrétaire exécutif de l’union des forces républicaines.

Prenant la parole à la cérémonie de clôture des assises nationales qui ont permis aux jeunes de l’UFR d’échanger sur « l’engagement politique et le processus électoral en Guinée », Saïkou Yaya Barry, désormais ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, a remercié le leader de l’UFR qui l’a porté, depuis plusieurs années à la tête de la jeunesse de ce parti. Une position qui lui a permis d’acquérir une somme inestimable d’expérience, dit-il.

« Arrivé à la tête de cette structure après mes études universitaires, fraichement lancé dans la vie active et n’ayant que peu d’expérience de la vie associative, vous (Sidya Touré) avez su, en votre qualité de détecteur de talent, me façonner dans l’art de la gestion des ressources humaines, le sens du sacrifice et du devoir pour son prochain. Encore jeune, vous m’avez donné une tribune pour m’exprimer et agir dans le sens de la dignité. Vous m’avez permis de me convaincre que ce combat que je mène auprès de vous est certes émaillé d’entrave et de déception, mais noble… En dehors de l’organisation structurelle de notre parti, nous avons réussi à mettre en place deux plateformes qui sont : le cercle des élèves diplômés et étudiants républicains et le cercle des intellectuels républicains. Ces deux plateformes ont contribué à la formation de la plus part des jeunes de l’UFR. Chers jeunes, la fin de cette année 2019 et le premier semestre de 2020 sont des périodes charnières au cours desquelles votre implication active s’avère indispensable. Car, notre parti est sur tous les fronts, pour faire face aux défis dont entre autres : la défense de notre constitution, l’organisation des élections législatives et présidentielles. Vous (les jeunes de l’UFR) avez toujours été à mes côtés, pour défendre les causes du parti… Vous avez obéit et exécuté les ordres reçus du président et de la direction du parti, que je vous ai transmis tant bien que mal, avec promptitude. Sur ce, je vous adresse toute ma gratitude », a dit Saïkou Yaya Barry, tout en félicitant la « proposition » de Badra Koné à le succéder à la tête de la jeunesse républicaine.

Ce discours a été suivi par ceux des représentants des jeunes de l’UFR des quatre régions naturelles de la Guinée. Fortement applaudis par l’assistance, ces « représentants » ont réaffirmé l’engagement des jeunes de leurs régions respectives à soutenir et accompagner le leader de l’UFR, dans son combat pour la conquête de la magistrature suprême en Guinée.

Habillé en uniforme (béret noir, chemise verte, pantalon noir), le nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné, a quant à lui, axé son intervention sur les temps forts qui ont marqué les présentes assises des jeunes républicains.

Badra Koné, nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR

« Lesquelles assises se tiennent ici (au siège de l’UFR) depuis hier (vendredi) et s’articule autour de la thématique centrale : la jeunesse républicaines face à la conquête du pouvoir en 2020… Ces assises ont été décidé par nous jeunes de l’UFR, afin qu’on puisse se parler, développer des stratégies pouvant nous permettre de conquérir le pouvoir et abréger les souffrances des guinéens, résultantes d’une mauvaise gouvernance… Ce sont là des raisons qui ont favorisé ces assises articulées autour de plusieurs activités dont des exposés sur des thèmes comme : engagement politique, processus électoral et structuration du conseil national des jeunes républicains. Ce sont des sous-thèmes qui expliquent la volonté et la détermination des jeunes de l’UFR, à faire de Sidya Touré le prochain président de la république de Guinée… », a expliqué Badra Koné, tout en exhortant les délégués présents aux présentes assises à faire la restitution des travaux de Conakry dans leurs localités respectives.

Dans son discours de clôture de ces assises des jeunes de son parti, Sidya Touré (qui a eu droit à un bain de foule à son arrivée à son siège) a appelé les jeunes de l’UFR à l’engagement et à la persévération qui, dit-il, sont les éléments de base du combat politique.

« On ne peut pas être dans un parti politique, et surtout assumer des postes de responsabilité si vous n’êtes pas engagés. C’est la raison pour laquelle je dis de la manière la plus claire : ceux qui estiment qu’ils ne peuvent pas s’engager pour les raisons qui font que le parti fonctionne aujourd’hui n’ont qu’à se démettre. N’entrez pas dedans ! Parce que c’est un engagement, un combat. Et, nous avons à combattre les forces du mal ont fini de détruire ce pays… On vient en politique avec des idéaux, des objectifs, une ambition et si possible avec une vision… », a dit Sidya Touré.

A noter que les secrétaires généraux des jeunes des partis d’opposition (UFDG, UDG, BL, PADES, FIDEL) ont pris part à la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Conakry : assises du conseil national de la jeunesse de l’UFR

6 septembre 2019 à 18 06 09 09099

C’est avec le slogan : « vingt, vingt (2020) ! Sidya à Sèkhoutouréyah » que les assises du conseil national de la jeunesse de l’Union des forces républicaines (UFR) ont démarré ce vendredi, 06 septembre 2019, à Conakry. Pendant deux jours, la « jeunesse républicaine de Guinée », venue des fédérations UFR de l’intérieur du pays et de la zone spéciale de Conakry, va essentiellement parler d’engagement politique et du processus électoral en Guinée. Le but de la stratégie est surtout de permettre l’élection de Sidya Touré, en 2020, à la magistrature suprême de la Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

A l’absence du président du part, Sidya Touré (qui serait à une rencontre du FNDC), c’est le Fondateur et premier vice-président du parti, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de ces assises nationales. Il était entouré de plusieurs responsables et membres du bureau politique de l’UFR.

Dans une brève allocution, l’honorable Goyo Zoumanigui s’est exprimé sur les enjeux de cette rencontre et l’importance de la jeunesse au sein de l’UFR.

« Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour non seulement mettre en place le bureau national de la jeunesse de notre parti ; mais, surtout, pour passer un message. Comme vous le savez, à l’école primaire, on nous apprend que dans un triangle rectangle, il y a un côté qui est égal à la racine carré des deux autres. Et, dans le social, c’est la jeunesse qui est l’hypoténuse du triangle social. Donc, tous les efforts des vieux conduisent à permettre à la jeunesse de jouer son rôle. A l’UFR, vous (les jeunes) êtes l’hypoténuse du triangle de notre parti. C’est sur vous que repose l’essentiel du combat. Et, très bientôt, les hostilités vont être ouvertes. On nous parle des élections législatives. Mais, nous nous exigeons que le travail que les experts internationaux ont fait, pour faire l’audit du fichier électoral, aille jusqu’à terme. Que les conclusions et les recommandations soient exécutées. Et, pour ça, le parti compte sur les jeunes et les femmes. Donc, mes chers amis (…), vous parlerez aujourd’hui d’engagement politique et de processus électoral. Parce que c’est l’aboutissement de toute lutte politique. Nous allons beau faire mamayah, campagne par ici et par là, c’est le vote, le jour du scrutin, qui va nous permettre d’être à Sèkhoutouréyah. Vous savez que par le passé, par manque de vigilance dans le processus électoral, nous avons été victimes de beaucoup de fraudes. Et, nous ne voulons pas que cela se répète. Donc, en ouvrant les travaux de ce conseil national, je vous exhorte d’accorder une importance aux exposés. Que vous soyez actifs, productifs dans les commissions de travail que vous mettrez en place. Comme ça, quand le président du parti (Sidya Touré) viendra demain pour clôturer, vous lui présenterez des recommandations qui sont à la hauteur des attentes du parti », a indiqué l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui.

Pour le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR, Bakary Koné, les présentes assises sont avant tout une occasion pour la « jeunesse républicaine » de se retrouver et d’échanger, afin de projeter « le grand rendez-vous » de 2020 (l’élection présidentielle).

« On pense être président quand on gère bien les élections. Donc, comment faire pour réussir une élection va être la préoccupation qui va animer cette rencontre. Vous savez, le moteur d’un parti politique, c’est la jeunesse. C’est nous les jeunes qui allons faire le travail de terrain. Donc, il faut se retrouver avant le grand rendez-vous, pour pouvoir se projeter et s’organiser pour réussir. Puisque l’objectif visé est de faire de Sidya Touré président de la République de Guinée en 2020 », a expliqué Bakary Koné.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Saïkou Yaya de l’UFR : « le PM est disqualifié ! Il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue avec lui…»

5 septembre 2019 à 13 01 27 09279
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Les hommes politiques ne cachent pas leur réprobation de la nouvelle démarche du président Alpha Condé qui veut passer par de larges consultations pour trouver solution aux problèmes des guinéens. Au lendemain de l’annonce de cette mission assignée au Premier ministre, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) estime que Dr Kassory est disqualifié, tout comme son mentor. Joint au téléphone ce jeudi 5 septembre 2019, ce proche de Sidya Touré soutient que les problèmes qui minent la Guinée se trouvent dans la façon dont notre pays est gouverné.

Selon Saïkou Yaya Barry, « le Premier ministre est disqualifié pour conduire un dialogue avec nous les politiques en ce sens qu’il s’est déterminé, il a fait annoncer sa position avec les membres du gouvernement. A partir de ce moment, il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue. Sur cette question de nouvelle Constitution, on n’en parlera pas. Nous sommes déterminés à protéger notre Constitution qui est une jeune Constitution ».

Pour le député, la Guinée souffre de tellement de difficultés en ce moment que l’on devrait s’occuper à les surmonter que de poser un débat sur la Constitution. « Les problèmes de la Guinée ne se trouvent pas aujourd’hui dans la Constitution. Les problèmes de la Guinée se situent dans la mauvaise gestion de l’Etat, le manque de vision de ceux qui nous dirigent. C’est dans ce cadre là que la Guinée se retrouve aujourd’hui. La Guinée a les plus beaux textes, les plus belles lois de l’Afrique, mais c’est dans l’application. Si Alpha Condé avait prêté serment et déclaré ses biens, on n’en serait pas là aujourd’hui et c’est dans la Constitution. Il a violé cela. Si la Haute Cour de Justice était installée, on aurait dit qu’il a réussi à faire quelque chose dans ce sens-là », soutient le député.

Devant cet état de fait, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que Dr Kassory est disqualifié, au même titre que le président Alpha Condé. « Si vous voyez aujourd’hui que le dialogue est rompu, c’est parce que le Premier ministre qui est le garant du dialogue social et politique n’a pas joué son rôle, cela a été violé. Il y a eu des problèmes avec les syndicalistes et les politiques, est-ce que le Premier ministre a agi pour négocier ? Jamais. Aujourd’hui, on musèle les politiques, on les empêche de faire des manifestations. Est-ce que le PM a joué son rôle en tant que garant du dialogue politique ? Donc, le problème n’est pas les lois. Nous disons que nous devons respecter notre Constitution, qui n’a pas dix ans, que le Président de la République doit le savoir, qu’il doit partir et laisser notre pays avec cette Constitution-là. Parce qu’il n’a rien servi pendant ses 9 ans, il n’a pas fait en sorte que la loi soit respectée. Donc, le PM est disqualifié et Alpha Condé lui-même est disqualifié », a martelé notre interlocuteur.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pas de 3ème mandat en Guinée : « C’est une question de vie ou de mort », rassure Sidya Touré

30 août 2019 à 23 11 14 08148

Très actif dans le débat autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, Sidya Touré ne manque pas l’occasion de tirer sur ce projet et ses promoteurs. Le président de l’UFR en a fait de même ce vendredi, 30 août 2019, à l’occasion d’une conférence organisée par le FNDC à l’Université Kofi Annan de Guinée.

L’opposant a longuement fustigé la gouvernance du régime Alpha Condé et son projet de nouvelle constitution, assurant que le Front National pour la Défense de la Constitution se battra par tous les moyens légaux pour empêcher un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat.

« Nous sommes aujourd’hui dans un Etat néant. Est-ce qu’il y a un gouvernement ici ? Non ! Est-ce qu’il y a un président de la République ? Non ! Est-ce qu’il y a une administration ? Non ! Quand vous voyez l’état du pays dans les différents secteurs, vous savez qu’il n’y a plus d’Etat. Alors, nous distraire avec des questions de troisième ou de cinquième mandat, franchement c’est nous faire perdre notre temps. Nous n’allons pas accepter cette idée.

Et je peux vous annoncer qu’aujourd’hui, des centaines de milliers de dollars sont en train d’être dépensés chez les lobbys aux Etats-Unis pour préparer, dit-ont, l’arrivée du chef de l’Etat avec des personnes pour rencontrer les autorités et pour défendre quoi ?

La seule chose qu’Alpha Condé devrait nous dire aujourd’hui, c’est depuis 9 ans voilà ce que j’ai fait de notre pays. Il n’a qu’à nous dire depuis qu’il a été élu président est-ce que les Guinéens se portent mieux. Dans la santé ? Non ! Dans les infrastructures routières ? Non ! On vient d’avoir un baccalauréat avec 24% d’admis, ça veut qu’il y a 76% d’échoués. Mais est-ce que nous sommes dignes de ça ? C’est ça la Guinée ? Un pays avec une capitale où on ne ramasse même pas ordures, où aucune ville ne peut disposer d’électricité ne serait-ce que 6 heures par jour, c’est quel pays ça ?

Alors, venir nous dire ce qu’on n’a pas pu faire avant, nous allons le faire pendant le troisième mandat, parce que le développement n’était pas inscrit dans l’ancienne constitution, donc on va l’inscrire dans la nouvelle constitution et vous allez vous développer miraculeusement, c’est du n’importe quoi. Pendant cette période difficile, nous les Guinéens, nous savons quels sont les problèmes aujourd’hui dans notre pays. Ce sont des problèmes de santé, d’éducation, de chômage mais même de nourriture. Mais il est incapable.

Alors, la population a eu le respect de la légalité pour te concéder tout ce temps pour que tu termines ton mandat. Cette idée saugrenue de modifier la constitution pour perpétuer un régime de ce genre, nous sommes ici pour vous affirmer que nous nous y opposerons par tous les moyens légaux à notre disposition…

Nous suivons toutes les gesticulations mais nous affronterons qui que ce soit sur cette question en République de Guinée parce qu’ici c’est la terre de nos ancêtres. Ici c’est chez nous, personne ne viendra nous imposer n’importe quoi, ça ne se fera pas ! Il va falloir dans ce cas affronter la totalité de notre population. C’est une question de vie ou de mort pour nos populations. Donc nous ne laisserons pas passer, nous sommes déterminés à aller de l’avant, nous attendons le moment venu.

Cette question des démembrements de la CENI, on essaye de nous opposer, mais ça n’a aucune importance. Parce que nous n’accepterons aucune élection avec 1 500 000 électeurs fictifs, nous n’accepterons pas que la révision du fichier électoral sans que l’opérateur qui a été désigné par appel d’offres conformément à l’audit que nous avons tous accepté. Si cela n’est pas fait, nous ne l’accepterons pas parce que l’idée c’est de faire passer les élections législatives pour le référendum. Donc pour nous, c’est du pareil au même ; même mère, même père. Donc on ne sera pas dedans ».

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pou Guineematin.com

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Maison centrale de Conakry : Sidya Touré empêché de rencontrer Faya Millimono

8 août 2019 à 16 04 01 08018

Parti rendre visite à Dr Faya Millimouno, le président de l’UFR a été empêché ce jeudi, 8 août 2019, de rencontrer le leader du Bloc Libéral, détenu à la maison centrale depuis bientôt une semaine. Il a été signifié à Sidya Touré qu’il faut se munir d’une autorisation avant de rencontrer son collègue, incarcéré pour diffamation contre le ministre de la justice par intérim, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la communication de l’UFR, « le président, en compagnie de certains membres du bureau exécutif du parti et de responsables du parti à Kaloum, a voulu rendre visite à Dr Faya en guise de solidarité. Mais, il leur a été signifié qu’i faut se munir au préalable d’une autorisation. Donc, ils n’ont pas pu avoir accès à Dr Faya ».

Pour Ahmed Tidiane Sylla, l’UFR souhaite que le président du BL recouvre la liberté très prochainement. « Nous ne souhaitons pas aller chercher une autorisation pour revenir. Notre souhait est que Dr Faya soit mis en liberté, surtout qu’il a présenté ses excuses. Il n’y a pas de raison de le garder là-bas si ce n’est politique. Combien de gens ont été tués ici sans qu’on ne sache quoi ce soit ? Nous espérons qu’il va bientôt se retrouver à l’air libre », a lancé le responsable de la cellule de communication de l’UFR.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Révision du fichier électoral : « si Inovatrix est choisi, il n’y aura d’élections dans le pays » (UFR)

29 juin 2019 à 19 07 12 06126

Le processus d’organisation des prochaines élections législatives continue de préoccuper l’Union des Forces Républicaines. L’UFR constate déjà des problèmes dans le travail de la CENI, notamment le choix de l’opérateur chargé de procéder à la révision du fichier électoral. Le parti de Sidya Touré dénonce le choix fait par la commission électorale et annonce que sans une bonne révision du fichier il n’y aura pas d’élections, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’organisation de ces élections, dont la date n’est pas encore connue, était au centre de l’assemblée générale de l’UFR, ce samedi 29 juin 2019. Selon l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, la CENI a décidé de recruter, de façon opaque, l’opérateur Inovatrix pour procéder à la révision du fichier électorale. Une révision recommandée par les experts qui ont audité ce fichier et qui ont décelé de nombreux problèmes, dont plus de 1.500.000 fictifs.

Mais le problème, indique l’UFR, c’est que cet opérateur est lié à Gemalto, l’opérateur qui a été changé. Pour le parti de Sidya Touré, ce choix effectué par la CENI vise donc à empêcher l’assainissement du fichier électoral et à permettre au parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, de continuer à frauder. C’est pourquoi, l’honorable Ibrahima Bangoura annonce que si cet opérateur est maintenu, il n’y aura pas d’élections en Guinée.

« Si Inovatrix est choisi, ça veut dire qu’ils veulent aller au 3ème mandat, il n’y aura pas d’élections dans le pays. Donc nous avons la même position, le 3ème mandat, on ne veut pas. Si Inovatrix est choisi, on n’est pas d’accord. Inovatrix c’est Gemalto ; Gemalto c’est Inovatrix. Les deux sont les mêmes. On ne sera pas d’accord qu’on choisisse Inovatrix », a dit l’opposant.

Par ailleurs, le vice-président de l’Union des Forces Républicaines accuse la commission électorale nationale indépendante de vouloir contourner la loi dans la mise en place de ses démembrements. Une chose que l’opposition, en général, n’acceptera pas, souligne-t-il. « Au niveau des démembrements de la CENI, il y a les articles 8, 23 et 28 qui régissent la mise en place des démembrements. Donc que disent ces articles-là ? Que dit la loi ? L’article 8 dit que les partis politiques doivent être représentés dans tous les démembrements de la CENI, à savoir les CECI, les CEPI et les CESPI. L’article 8 dit qu’il doit y avoir au moins partout 3 partis politiques.

Hon. Ibrahima Bangoura

Alors, avant il y avait 2400 délégués dans tout le pays. Aujourd’hui avec la nouvelle loi, s’ils vont mettre en place les démembrements, ils vont aller jusqu’à 20.022 délégués. Donc ils disent que comme il y a beaucoup de dépenses, il faudrait revenir à un système hybride. Que la CENI et les partis politiques se mettent d’accord sur un système qui va contourner la loi. On a dit au niveau des partis politiques, voilà ils commencent à contourner la loi, et cela va en leur faveur. Donc nous, nous avons dit au niveau de l’opposition, que nous ne sommes pas d’accord, ils n’ont qu’à appliquer la loi. Puisqu’on a voté la loi, cette loi doit être appliquée.

Pourquoi nous le disons ? C’est parce que lorsque nous sommes sur le terrain au moment des élections, dès que nous protestons, la CENI rétorque toujours qu’elle, elle ne fait qu’appliquer la loi. Donc si nous nous mettons d’accord avec elle pour contourner la loi, lorsque nous irons sur le terrain et que nous protestons, ils vont nous opposer cela. Donc c’est un risque que nous ne voulons pas prendre », a-t-il expliqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (0024) 622919225 / 666919225

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Nouvelle constitution : le maire de Diecké change de discours et se dit en phase avec l’UFR

19 juin 2019 à 12 12 27 06276

Après le tollé suscité par son discours favorable au projet de nouvelle constitution, le maire de la commune rurale de Diecké fait un revirement. Il assure qu’il reste de l’UFR et qu’il est en phase avec la position de cette formation politique, farouchement opposée à un changement de constitution, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

« La commune rurale de Diecké soutient avec force l’idée de révision de la constitution. Elle invite toute sa population à adhérer à cette réforme constitutionnelle », avait déclaré Nyan Kéemo Bonamy, le maire de cette localité. C’était à l’occasion du lancement officiel des travaux de construction d’un bloc administratif dans la commune rurale, le lundi, 17 juin dernier.

Cette déclaration de l’élu de l’UFR allait à l’encontre de la position de son parti, qui est farouchement opposé au projet de nouvelle constitution, dont l’objectif voilé serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Et évidemment, elle a suscité un grand bruit notamment sur les réseaux sociaux.

Ce qui a amené le maire de Diecké à aller s’expliquer devant le coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré et quelques responsables locaux de la formation politique. Le colonel à la retraire a assuré qu’il reste fidèle et qu’il est en phase en phase avec son parti. « Je suis venu au parti UFR par conviction et non pour un intérêt. Je reste et resterai UFR jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il déclaré.

Même si les explications de Nyan Kémo Bonamy ne sont pas assez convaincantes, ses collaborateurs de l’UFR semblent être rassurés. C’est en tout cas ce qu’a laissé croire Cécé Loua, le coordinateur régional du parti à N’zérékoré. « Il y a des hommes qu’on ne peut pas détourner de l’UFR, le maire de Diecké en est un. Après la lecture du discours de bienvenue lors du lancement des travaux financés par l’ANAFIC dans sa commune où il déclarait soutenir le projet de nouvelle constitution, il vient de clarifier sa position, celle de rester toujours dans l’esprit du président Sidya Touré. Donc, plus de peur que de mal », a dit l’opposant.

Le maire de Diecké est-il réellement favorable ou opposé au projet de nouvelle constitution ? Pour beaucoup de citoyens, cette question reste encore sans réponse. Et, l’avenir va, sans doute, nous édifier davantage sur sa véritable position.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Sidya Touré à ses militants : « si le pouvoir vous donne de l’argent, bouffez-le… »

15 juin 2019 à 14 02 23 06236

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’UFR de ce samedi, 15 juin, Sidya Touré a dénoncé les achats de conscience, organisés par le pouvoir en place dans le cadre de la promotion d’une nouvelle Constitution. S’adressant à ses militants, massivement mobilisés, Sidya Touré a demandé de prendre cet argent, de l’utiliser, tout en restant constant dans leurs positions derrière l’UFR.

« Le pouvoir est en train de sortir des milliards pour acheter les consciences. Ils accentuent la paupérisation des citoyens ; après, ils viennent vous proposer cinq millions, un million ou deux cent mille francs guinéens », a déploré l’ancien Haut Représentant du président Alpha Condé.

Selon le patron de l’UFR, tout montant proposé aux militants doit être perçu et dépensé, sans arrière-pensée. « Utilisez cet argent ; mais, restez vous-mêmes ».

Plus loin, Sidya Touré a félicité ses militants qui ont fait preuve d’engagement depuis trois mois contre une nouvelle Constitution. Ce leader très déterminé à combattre une présidence à vie pour le chef de l’Etat actuel a demandé à ses partisans de continuer le combat contre le 3ème mandat.

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Sidya Touré, furieux : « les préfets, sous-préfets et fonctionnaires sont devenus militants du RPG-AEC »

15 juin 2019 à 14 02 12 06126

Comme annoncé sur Guineematin.com, l’UFR tient son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 15 juin 2019. Cette rencontre est présidée par Sidya Touré, président du parti, entouré de nombreux membres du bureau exécutif. Le leader de l’UFR a dénoncé à tort à travers la mauvaise gouvernance actuelle.

Selon Sidya Touré, au moins 3 milliard de francs guinéens ont été dépensés dans le secteur de l’électricité mais sans jamais que nos compatriotes sortent de l’obscurité.

Par ailleurs, l’ancien Haut Représentant du chef de l’État, a critiqué « l’incapacité du gouvernement à débarrasser Conakry des tas d’immondices ».

Pour ce qui est des routes, Sidya Touré a dénoncé le fait que des milliards soient dépensés dans ce secteur sans que les villes et villages ne soient désenclavés. En citant en exemple le mauvais état de la route de Coyah-Forécariah. Ce qui a suscité des réactions bruyantes des militants surtout que l’actuel Premier ministre, Kassory Fofana est originaire de Forécariah.
Sidya Touré n’a pas occulté le fait que de nombreux guinéens vivent difficilement à cause de la misère ambiante.

Sidya Touré a également attaqué les administrateurs territoriaux qui sont au service du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. « Les préfets, sous-préfets et fonctionnaires sont devenus des militants du RPG Arc-en-ciel ».

A suivre

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Sidya Touré annoncé : le siège de l’UFR pris d’assaut par de nombreux militants

15 juin 2019 à 11 11 40 06406

Le siège national de l’Union des Forces Républicaines est en ébullition ce samedi, 15 juin 2019. L’annonce de la venue sur les lieux de son leader, Sidya Touré a créé un déferlante de ses partisans, venus massivement écouter l’ancien Haut Représentant du chef de l’État sur divers sujets, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

C’est la foule des grands jours ce samedi à Matam, au siège de l’UFR. L’atmosphère est déjà électrique sur les lieux avec de la musique à couper le souffle. Une majorité écrasante des militants arbore des bandeaux rouges autour de la tête. Tout un symbole.

A l’extérieur du siège, c’est le même engouement avec une sono qui crache de la musique pour le moins assourdissante. Des jeunes sont munis de sifflets et de vuvuzela dans un vacarme à couper le souffle.

Sidya Touré est très attendu sur les lieux à un moment où son parti connait des dissensions. Ce n’est plus le parfait amour entre Baydi Aribot, Saïkou Yaya Barry, Deen Touré, Béatrice Daubige Dupontou (tous du bureau exécutif). Il reste à savoir si l’ancien Premier ministre parviendra à éteindre l’incendie qui mine le parti à un moment où les efforts doivent être tournés vers la lutte contre le mandat à vie pour Alpha Condé à la tête de la Guinée.

En attendant, la fête bat son plein sur les lieux.

De Matam, Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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4 élèves de l’école de Sidya Touré tués dans une noyade : « on ne fera plus d’excursions vers la mer »

30 avril 2019 à 9 09 52 04524

Au lendemain de la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar, Sidya Touré, le fondateur de cette école privée, a dépêché une mission dans la localité. Conduite par l’honorable Babara Fofana, secrétaire à l’organisation et à la mobilisation de l’UFR et député à l’Assemblée nationale, cette délégation est allée présenter les condoléances du fondateur aux familles éplorées. Il en a profité pour annoncer la fin des excursions vers la mer. Il l’a dit à l’envoyé spécial de Guineematin.com qui s’est entretenu avec lui.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes venu à Kamsar pour représenter monsieur Sidya Touré, président de l’UFR et fondateur des écoles Victor Hugo, suite à la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves de l’école Victor Hugo de Kamsar. Dites-nous comment vous avez été informé de ce drame ?

Honorable Babara Fofana : moi, j’ai été réveillé hier nuit par monsieur Sidya Touré, me disant qu’il y a eu un drame à Kamsar, qu’il fallait que je me lève la nuit, pour que je sois là assez tôt pour aider à organiser un peu les funérailles. Mais à l’époque, on avait encore que deux élèves qui avaient été retrouvés, qui étaient donc décédés. Les deux autres disparus n’avaient pas encore été retrouvés. Il m’a dit, il faut y aller, vous allez aider à organiser les funérailles. On a quitté Conakry presqu’à 3 heures du matin. Mais je vous dis, chaque fois qu’on avance un peu, il (Sidya Touré) m’appelle pour demander, est-ce que j’ai des nouvelles, je lui dis non, pour le moment, on est en route.

C’est quand on est arrivé vers Boffa, qu’on nous a appelés pour nous dire qu’on a retrouvé le 3ème corps. Je dis donc, dans ce cas, nous sommes obligés de passer par là-bas (Koukoudé), un village qui est parallèle à l’hôtel Bel-Air. Nous avons été là-bas, effectivement, on avait retrouvé un autre enfant. Je dis bon, on va prendre un car, pour le ramener à Kamsar. Quand on a quitté, les gens ont dit qu’il y a une équipe qui cherche le dernier élève qui est disparu et qu’il y a des chances que cet élève soit retrouvé.

Nous avons quitté à peine là-bas, on nous appelle pour nous dire qu’ils ont retrouvé le 4ème corps. Donc, chaque 5 minutes que monsieur Touré m’appelait pour me demander où en est-on, je lui disais qu’il y a un qui n’est pas retrouvé. Quand je lui ai dit qu’on a, enfin, retrouvé le dernier corps, il a dit Alhamdoulillah. Donc, il est particulièrement choqué, écœuré par ce qui est arrivé à quatre enfants, des enfants qui étaient partis pour s’amuser et cette fois-ci qui perdent la vie.

Guineematin.com : qu’avez-vous fait donc lorsque vous êtes arrivés à Kamsar ?

Honorable Babara Fofana : arrivés à Kamsar, la première des choses qu’on devait faire, il fallait qu’on aille se présenter aux 4 familles, pour leur présenter les condoléances du fondateur. Nous avons été dans les 4 familles et comme quand il y a un cas de décès, quand on va rendre visite, on amène toujours ce qu’on appelle le prix du linceul, on a amené le prix de linceul dans les familles. Ce qui m’a le plus frappé, c’est que tout le monde a été sensible à ce décès.

Dans toutes les 4 familles, je n’ai pas remarqué dans un seul endroit où ils avaient l’air d’être choqués par ce qui est arrivé à leur enfant. Ils mettent au compte de Dieu, ils disent : nous sommes musulmans, nous pensons que si nos enfants sont allés là-bas, et ont perdu la vie, c’est Dieu qui a décidé ainsi. Donc, nous acceptons cela.

Guineematin.com : après avoir assisté à ces obsèques, quel est votre état d’âme ?

Honorable Babara Fofana : je me pose une question aujourd’hui, je me dis comment se fait-il que les plages qui sont normalement fréquentées par des jeunes en général, soient sans sécurité, sans protection ? Je me suis posé cette question-là, parce que là où on a été, on appelle là-bas Les jumelles, il y a une grande maison et des petits bars, je dis qu’il y a beaucoup d’enfants qui vont là-bas, il y a du sable partout, donc on peut s’amuser.

Mais, les enfants peuvent aller jusqu’à la mer, parce que l’eau arrive jusqu’au niveau des maisons qui sont là-bas. Il est très important de mettre des gardes pour la sécurité des visiteurs. Mais, il n’y avait aucune protection. Donc, je suppose que les enfants ont perdu la vie, ça c’est Dieu. Mais, il faudra prendre des dispositions pour que cela n’arrive plus.

Guineematin.com : quelles dispositions faut-il prendre justement dans ce sens, selon vous ?

Honorable Babara Fofana : nous allons discuter, nous allons examiner, si vous voulez, l’organisation des plages dans toute la Guinée. Ce n’est pas seulement à Kamsar ici, ce n’est pas seulement à Bel-Air, mais il y a des plages à Conakry. Est-ce que ces plages sont organisées, est-ce qu’il y a des structures qui permettent à ces enfants-là d’aller sur ces plages sans danger ? Voilà la préoccupation que nous avons. Ce qui est arrivé est très grave, ça veut dire que partout, il y a danger. Il faut éviter d’y aller.

Nous faisons des excursions pour découvrir des endroits historiques. Lorsque vous voulez faire découvrir nos cultures aux enfants, vous les envoyer au centre culturel, vous les envoyer vers les notabilités qui leur donnent l’histoire du pays. Mais nous voyons maintenant que le danger, c’est d’aller vers la mer. Donc, il faut dire que nous prendrons une décision extrêmement importante. On ne fera plus d’excursions vers la mer, parce que c’est extrêmement dangereux.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hon. Bakary Diakité à Guineematin : « il y a des politiciens téléchargés sur Play Store »

24 avril 2019 à 15 03 18 04184
Hon. Bakary Diakité

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mardi 23 avril 2019, l’honorable Bakary Diakité, député du RPG Arc-en-ciel et 3ème secrétaire parlementaire, a abordé plusieurs sujets d’actualité notamment le débat autour du projet de modification de la constitution guinéenne. Le parlementaire se dit favorable à ce projet qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis le 14 janvier dernier, le mandat de cette législature a pris fin. Mais, vous continuez toujours à siéger au Parlement parce qu’il n’y a pas de nouvelles élections législatives. Selon vous, qu’est-ce qui empêche l’organisation de ces élections ?

Honorable Bakary Diakité : merci pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser à des millions de lecteurs à travers votre médium. Pour répondre à votre question, je vous renvoie aux prérogatives de l’Assemblée nationale. Elle vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et assure la représentativité. Il n’est pas donc de son rôle d’organiser les élections. Cette tâche, selon notre constitution, est dévolue à la commission électorale nationale indépendante (CENI). Bien sûr que l’institution électorale organise les élections en partenariat avec les partis politiques, le gouvernement et bien d’autres acteurs. Mais l’Assemblée nationale, n’organise pas les élections.

Et d’ailleurs, malgré l’expiration du mandat des cinq ans de la législature et conformément à la volonté de la loi, nous continuons à siéger à l’Assemblée nationale. Puisque l’alinéa 2 de l’article 45 de la Constitution stipule que le Président de la République assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le fonctionnement de l’Etat. De même que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale voté en 2017, dispose que le mandat des députés expire à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. Partant de ces lois donc, nous avons la légalité et la légitimé pour siéger jusqu’à l’installation de la prochaine Assemblée nationale.

Guineematin.com : cependant, la prorogation du mandat de cette législature est loin de faire l’unanimité. On a vu l’opposant Dr Faya Millimono et certains de ses partisans qui sont sortis manifester contre cette décision. Ils ont été arrêtés et inculpés pour attroupement illégal. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : Dr Faya Millimono est de l’opposition extraparlementaire. Quand il manifestait, dites-moi, quels sont les leaders qui étaient avec lui. Personne. C’est pourquoi d’ailleurs, il est dans les liens de la justice pour mieux s’expliquer pour son acte. Il faut d’ailleurs rappeler que quand on vient en politique par le hasard, on se heurte aux conséquences hasardeuses de la politique.

Car de nos jours, il n’y a pas mal de politiciens qui poussent, certains même sont téléchargés sur Play Store. On voit tous ceux-ci sur le terrain. Et moi je ne vais pas perdre mon temps à parler d’eux. Ce qui reste clair, nous, nous sommes là et nous continuons notre travail de député pour le bien être des Guinéens.

Guineematin.com : depuis un certain temps, le débat politique est dominé par cette affaire de modification de la Constitution et d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Honorable Bakary Diakité : comme l’a dit le Professeur Alpha Condé, le débat est ouvert. C’est un débat d’arguments contre arguments. La constitution n’est rien sans son cadre économique, social, culturel et politique. Il faut rappeler d’ailleurs qu’aucune constitution dans le monde n’est immuable. Aucune constitution n’est figée. Elle est évolutive. Une constitution n’est rien sans son cadre économique, social et politique. Moi je crois qu’il faut laisser les gens s’exprimer.

Puisque la Guinée a besoin de s’adapter aux besoins de changement. L’article 51 de la constitution dit que le Président de la République, après avoir consulté le Président de l’Assemblée nationale, peut soumettre au peuple tout projet d’organisation des pouvoirs publics. Donc la question est réglée.

Guineematin.com : si ce débat fait rage dans le pays, c’est parce que certains estiment que cette modification constitutionnelle vise tout simplement à faire sauter le verrou se trouvant dans l’actuelle Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Qu’en dites-vous ?

Honorable Bakary Diakité : de mon point de vue, ce débat est insensé et aberrant. Par contre, là où j’adhère, c’est la proposition d’une nouvelle constitution. Moi je suis pour une nouvelle constitution. La constitution ne doit pas être un sujet tabou. Il faut qu’on en parle puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ceux qui essaient de s’opposer aujourd’hui à ce projet de nouvelle constitution, on les vus à l’œuvre ici. On se connait parfaitement. On sait qui est qui, et qui a fait quoi. Moi je pense que le débat doit être impersonnel.

Si l’article 51 l’autorise à aller dans ce sens, qu’est ce qui peut l’en empêcher ? Moi, je ne vois pas. Il ne faut pas voir la tête du Chef de l’Etat, il faut regarder bien loin devant. L’on se rappelle de la position de feu Jean Marie Doré qui a vainement demandé de soumettre le texte au référendum. Il n’a pas été écouté.

Guineematin.com : sauf qu’à l’époque, les principaux partis politiques du pays y compris le RPG Arc-en-ciel étaient d’accord sur la manière de l’adopter. Pourquoi c’est maintenant que vous remettez en cause cette façon de faire ?

Honorable Bakary Diakité : non, vous devez comprendre qu’entre deux maux, on choisit toujours le moindre. Avec les militaires, il fallait aller rapidement aux élections et remettre le pouvoir aux civils. Mais après l’élection du Pr Alpha Condé, qu’est-ce qui s’est passé ? Alors qu’il était en train de poser les jalons du programme de développement du pays, six mois après, il y a eu un attentat manqué contre lui. Après, presque deux à trois ans, les gens ont déversé leurs militants dans la rue pour l’empêcher de gouverner. Ebola est venu aggraver cette situation provoquant même la récession économique du pays.

Mais le Président de la République, dans sa vision d’homme d’Etat, a tenu bon. En bon leader, il a dit que cette pandémie d’Ebola doit être perçue comme une opportunité pour améliorer le système sanitaire de la Guinée. Et, c’est ce que fut fait. Malheureusement, les autres ont manqué l’occasion de montrer le caractère républicain, en venant, comme Soumaila Cissé au Mali quand le Nord du pays a été attaqué, faire des propositions de sortie de crise au Président de la République. Malgré tout, le Pr Alpha Condé, mon leader bien aimé, a su transformer cette période difficile de l’Etat en une véritable opportunité de développement de nos infrastructures sanitaires. N’en déplaisent aux détracteurs.

Guineematin.com : dites-nous, quel est votre choix entre l’amélioration de l’actuelle constitution et la proposition d’une nouvelle constitution ?

Honorable Bakary Diakité : je ne suis pas pour l’amendement des dispositions constitutionnelles. Je suis pour le projet d’une nouvelle constitution qui ouvre la voie à la 4ème République.

Guineematin.com : pourquoi passer à une quatrième République ? Pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat ?

Honorable Bakary Diakité : la constitution est au-delà du Pr Alpha Condé. Attendez que le souverain 1er soit consulté. Ce même peuple qui l’a élu en 2010 et 2015. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui l’ont élu. Ceux qui l’ont élu n’ont pas voyagé. On sait que nos opposants se donnent l’intelligence de lire dans les pensées des gens ou avoir la maîtrise des paramètres du futur. Je pense que vous-mêmes, vous n’êtes pas un GPS.

Guineematin.com : on apprend que la nouvelle Constitution que le pouvoir compte soumettre au peuple est déjà rédigée. En tant que membre du parti au pouvoir, êtes-vous informé du contenu de ce texte ?

Honorable Bakary Diakité : moi je n’ai ni le mandat, ni la qualité de ce que vous me demandez. Vous savez que la proposition de loi et l’initiative de la loi sont partagées entre l’exécutif et les citoyens à travers l’Assemblée nationale.

Guineematin.com : concrètement, quand est-ce que le référendum va intervenir, est-ce avant ou après les élections législatives ?

Honorable Bakary Diakité : à ce niveau également, je vous prie de poser cette question à la CENI qui est la seule institution habilitée à organiser les élections en Guinée.

Guineematin.com : depuis 2010, un congrès est annoncé au RPG Arc-en-ciel mais il n’a toujours pas eu lieu. Quelles en sont les raisons selon vous ?

Honorable Bakary Diakité : c’est vous qui me l’apprenez. Sinon, ce que je peux vous dire est que le RPG Arc-en-ciel qui a toujours gagné les élections en Guinée, se porte bien. De Conakry à Kourémalé, de Lola à Koundara, notre parti est partout et occupe le terrain. Cela s’est démontré à toutes les fois qu’il y a eu des élections en Guinée. Et nous sommes prêts à aborder les prochaines élections. Nous sommes déjà en ordre de bataille pour remporter ces scrutins.

Guineematin.com : qui dirige le RPG Arc-en-ciel depuis l’élection du Professeur Alpha Condé à la tête de la Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : qu’est-ce que vous voulez savoir ? Le RPG-AEC est un parti organisé. C’est Dr Saloum Cissé le secrétaire général du parti, c’est lui qui le dirige. Nous avons le Bureau politique, le comité central et tous les organismes du parti qui évoluent bien. Et croyez-moi, que les adhésions sont si nombreuses, que nous sommes capables de vous dire que d’ici peu, les masques vont tomber, comme le dit souvent le Pr Alpha Condé.

Guineematin.com : justement à ce niveau, comment avez accueilli l’arrivée à la mouvance présidentielle depuis quelques années des personnes comme Kassory Fofana, devenu Premier ministre ; Mouctar Diallo, le président des NFD qui est ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes ; Aboubacar Sylla, président de l’UFC, devenu ministre des Transports ; Papa Koly Kourouma, le président du parti GRUP, ministre de l’Hydraulique.

Honorable Bakary Diakité : il faut rappeler cette assertion du Pr Alpha Condé qui a dit ceci : « pour le développement socio-économique que j’ambitionne pour la Guinée, j’ai besoin des talents et des compétences de quels que horizons que ce soit ». Il est dans cette logique. Le cas de Mouctar, il faut le dire que c’est un modèle de jeune. Il n’y avait pas de plus amer contre le régime du Pr Alpha Condé comme Aboubacar Sylla et Mouctar Diallo. Mais, je respecte ces deux personnalités. Elles ont compris que le bateau guinéen amené par le Pr Alpha Condé se dirige au bon port.

Guineematin.com : certains d’entre eux avaient quand même appelé à un soulèvement populaire contre le régime Alpha Condé.

Honorable Bakary Diakité : c’est vrai, mais ils ont fini par comprendre que les critiques inutiles ne mènent à rien. Ils ont abandonné le débat personnel pour choisir de servir l’intérêt national avec le Pr Alpha Condé. Pour eux, le débat politique est un débat bidon ou un débat de caniveau.

Guineematin.com : pendant que vous appréciez l’arrivée ou le retour de ces opposants dans le système Condé, d’autres ont plié bagage. C’est le cas de Sidya Touré qui a libéré son poste de Haut Représentant du Chef de l’Etat, Elhadj Mamadou Sylla, à l’origine de la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Dixinn, Dr Ousmane Kaba, exclu du parti présidentiel. On a entendu aussi récemment Elhadj Ousmane Bah de l’UPR, allié de la mouvance présidentielle depuis 2010, menacer de quitter le navire. Comment est-ce que vous expliquez cela ?

Honorable Bakary Diakité : votre question prête à confusion. Menace de quitter ? Je préfère qu’on attende de voir. Pour le moment, Elhadj Bah Ousmane n’a pas quitté à ce que je sache. Je ne suis pas quelqu’un qui lit dans la pensée des autres ou celui qui peut vous donner un saint blanc. Il ne faut pas oublier que mon frère bien aimé, Elhadj Bah Ousmane a supporté le Pr Alpha Condé à un moment critique de l’histoire de notre pays. D’ici 2020, vous serez d’ailleurs surpris, je vous le promets.

Guineematin.com : est-ce à dire que les alliés seront surpris du comportement du régime, voire les caciques du RPG Arc-en-ciel face au Pr Alpha Condé ?

Honorable Bakary Diakité : non, je ne parle pas de cela. Je dis que les gens ont commencé à comprendre l’élan du Président Alpha Condé. Les gens ne sont plus prêts à accepter le dicta des autres. C’est de ça je parle. Et, vous verrez la marée humaine qui vient chaque jour intégrer les rangs du RPG- Arc-en-Ciel.

Guineematin.com : sur le continent, on a vu récemment les présidents Algérien, Abdelaziz Bouteflika, et soudanais, Omar El Béchir, qui ont été chassés du pouvoir suite à des soulèvements populaires. Est-ce que vous redoutez une telle situation en Guinée ?

Honorable Bakary Diakité : bon, c’est le peuple qui décide. Après un mandat, deux, trois, quatre, …tu vois, il appartient toujours au peuple d’en décider. Et c’est aux dirigeants des pays concernés de le comprendre…Mon seul conseil à ce niveau c’est d’éviter d’être des marionnettes.

Guineematin.com : on arrive à la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Honorable Bakary Diakité : mon dernier mot, par rapport à ce qui pointe à l’horizon, je suis très content pour l’avenir de la Guinée. Tant sur le politique que social et économique. Nous devons nous donner les mains puisque ce qui nous unit est plus que ce qui nous divise.

Comme on a eu la chance d’avoir un président visionnaire et éclairé. Freeman l’a dit, c’est ça la différence entre l’homme d’Etat et l’homme politique. Kaléta, Souapiti, les établissements hôteliers, voilà autant de réalisations qui sont là palpables. C’est un visionnaire. Alpha Condé, est une chance pour la Guinée. Nous devons saisir cette opportunité pour l’accompagner. La jeunesse ne doit pas accepter de se faire manipuler. Nous devons avoir à l’esprit que c’est nous qui devons donner la place à notre pays dans le concert des nations dans un monde en perpétuel changement.

A l’Independence, je ne vous apprends rien. La Guinée avait ses avions, ses bateaux, ses chemins de fer. Mais, où sont-ils de nos jours ? Nous voulons qu’on soutienne le Pr Alpha Condé pour avoir nos avions, bateaux, trains et autres. Le débat sur la nouvelle constitution ne doit pas être tabou. C’est un débat ouvert. Comme le dit Abraham Lincoln, la vie ne se résume pas à l’aiguille d’une montre mais plutôt à la qualité de nos actions. Or les actions que le Pr Alpha Condé est en train de mener, c’est de très bonnes actions.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Front anti 3ème mandat : « préparez-vous au combat parce qu’il va arriver », lance Sidya Touré

3 avril 2019 à 19 07 21 04214

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution qui était annoncé depuis quelques jours, a été lancé ce mercredi, 03 avril 2019, à Conakry. Composé des principaux acteurs de la société civile guinéenne, des opposants, de certains syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme, le mouvement se donne pour objectif, d’empêcher toute forme de modification de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Juste après la cérémonie de lancement officiel de ce front, qui a eu lieu au siège de la PCUD, à Kipé Dadya, un reporter de Guineematin.com a recueilli les réactions des leaders de l’opposition guinéenne sur la question. Nous vous livrons ci-dessous ce qu’ils en disent.

Sidya Touré, président de l’UFR : à partir d’aujourd’hui, c’est le point de départ. Tous les Guinéens doivent se mobiliser pour savoir quels sont ceux qui sont opposés à cette possibilité et ceux qui veulent vivre de la sueur et du sang de nos populations, simplement pour des questions de convenance personnelle mais surtout pour des questions d’argent, il faut le dire clairement.

Je dois vous dire, pour ceux qui sont plus jeunes, je me retrouve dans cette salle et je suis vraiment quelque peu peiné. En 2006, nous nous sommes révoltés ici contre le général Conté et nous avons créé les forces vives qui sont un peu ce que nous faisons aujourd’hui. Il nous a laissés, pendant trois jours, discuter au palais du peuple.

Il y avait là Alpha Condé, moi-même, Jean Marie Doré, Bâ Mamadou et j’en passe. Vous voyez un peu ce qu’un militaire était capable de faire ? Est-ce qu’on peut aller faire une telle réunion au palais aujourd’hui ? Conté nous a laissés faire parce qu’il voulait écouter son peuple. Ceux à qui nous avons à faire aujourd’hui n’ont pas d’autres objectifs que personnels. Nous devons nous battre contre cela. Nous n’avons aucune raison de ne pas le faire. Donc, nous disons aux et uns autres : préparez-vous au combat parce qu’il va arriver. Nous empêcherons que notre pays sombre.

Me Abdoul Kabèlè Camara, président du RGD : tous ceux qui tentent d’anesthésier la conscience du peuple de Guinée, peuple de 1958, épris de liberté, de justice, de travail noble, désormais, c’est l’union sacrée de toutes les forces sociales et politiques, tous les fils de Guinée. Nous ne faillirons pas à ce devoir. Hier, un citoyen nous a interpellés, que si nous laissons passer ce coup d’Etat constitutionnel, ils descendront dans la rue contre nous. Alors, à bon entendeur salut ! Nous devons nous donner la main, désormais c’est l’union sacrée contre le 3ème mandat, contre ce coup d’Etat constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG : je vais saisir cette opportunité pour lancer un appel à nos compatriotes membres des forces de défense et de sécurité pour qu’ils s’inspirent du comportement de leurs collègues de l’Algérie parce qu’Alpha leur a inculqué le virus de la haine et de la violence. La Guinée n’a pas une autre armée, n’a pas une autre police, une autre gendarmerie que celles que nous avons. Ils risquent d’avoir en face leurs frères, leurs sœurs, leurs compatriotes. Il faut qu’ils aient un comportement républicain.

Le comportement républicain, c’est bien sûr la défense de l’intégrité territoriale, mais aussi la défense de la République. Qui dit défense de la République, c’est la défense de la constitution. Il ne faut pas qu’ils fassent preuve de naïveté en suivant aveuglement monsieur Alpha Condé qui a envie de réprimer tout ce qui se dresse sur son passage dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie.

Au nom de mes collègues et du peuple de Guinée tout entier, nous leur lançons un appel pour qu’ils prennent leurs responsabilités en adoptant une attitude républicaine, respectueuse des droits des citoyens qui ont le droit de manifester. C’est dans la constitution de la République, de s’opposer eux-mêmes avec nous, contre le coup d’Etat constitutionnel que monsieur Alpha Condé veut perpétrer en Guinée. Je sais que parmi eux, il y a des patriotes qui ne manqueront pas d’apporter dans les formes appropriées leur soutien au peuple de Guinée.

Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral : Dady a attendu la fin de son second mandat pour appeler les Guinéens à un débat. Nous sommes d’accord de débattre mais il y a une question sur laquelle, il n’y aura pas de débat. Le 3ème mandat, c’est une question qui a été clairement réglée par notre constitution. Il n’y aura donc pas de débat sur cette question. Alpha Condé a un choix à faire : le premier, il a encore un an et quelques mois. S’il veut terminer, qu’il respecte la loi. Mais, s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, nous allons écourter celui qu’il fait maintenant.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la question qui est posée à la Guinée est claire : est-ce que nous sommes un pays qui voudrait respecter la constitution et les lois ou bien nous sommes un pays qui est d’accord pour s’enfoncer dans la tyrannie ? Nous sommes à un carrefour de notre histoire. A ce carrefour, les hommes de bonne volonté doivent se réunir. La Guinée a toujours été unie lorsque l’enjeu en vaut la peine.

Ce matin, le rassemblement que nous avons, c’est un rassemblement qui vient du tréfonds du peuple de Guinée qui sent que sa liberté est en jeu, ça dignité est en jeu. Nous devons être capables de relever ce défi.
Je souhaite que le débat ne soit pas personnalisé. Le président de la République, je suis sûr, qui a combattu pour la démocratie, va obéir à la loi. Nous avons aujourd’hui beaucoup d’hommes et de femmes qui ont des intérêts avec cette tyrannie.

Ils ne cherchent que leurs intérêts personnels. Tous ceux qui cherchent leurs intérêts personnels, trouveront la Guinée sur le chemin. Nous sommes la Guinée…

Nous devons quelque chose à cette jeunesse. Les premiers politiciens ont donné l’indépendance à ce pays. Jusqu’à présent nous, nous n’avons pas été capables de délivrer la prospérité économique qui est notre promesse. Au moins, laissons-les un pays démocratique, défendons les acquis de la démocratie.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Brouille entre le RPG et l’UFR : le show sur Twitter !

26 mars 2019 à 14 02 56 03563

Déjà pas en odeur de sainteté depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, les relations entre le RPG Arc-en-ciel et l’UFR se sont compliquées davantage ces derniers jours. Cela, suite à une sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Le débat qui fait rage depuis cette déclaration s’est transporté sur Twitter, où les deux camps font le show depuis hier, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le ton a été donné par Sidya Touré, très actif sur ce réseau social. Dans un Tweet publié hier, lundi 25 mars 2019, le président de l’UFR a réagi au discours musclé que le président de la République, Alpha Condé, a tenu dimanche, au siège du RPG Arc-en-ciel. Avec un peu d’ironie, il regrette ce discours qui, selon lui, est « symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui ».

Une sortie qui n’a évidemment pas laissé indifférent le camp présidentiel. L’administrateur du compte créé au nom du président Alpha Condé (on ne connait pas son identité) a réagi non pas au contenu du message de Sidya Touré, mais à la forme. Il déplore le faible niveau grammatical du président de l’UFR, relevant « 9 fautes avec une syntaxe qui laisse à désirer » dans son Tweet.

Réponse du berger à la bergère ! Le débat est ainsi ouvert.

Sidya Touré ne laisse pas passer cette attaque. Le leader de l’UFR justifie les manquements à la grammaire française décelés dans son écrit par le fait que Twitter est exigeant sur le nombre de mots, indiquant qu’il fallait se faire l’économie de certaines choses pour pouvoir passer son message. « C’est pas une dictée c’est un tweet !!! » a-t-il répliqué.

Un argument pas valable pour l’administrateur du compte Twitter Prof_ AlphaCondé. Ce dernier estime qu’ « en ses grades et qualités, le langage sms n’est pas digne » des politiques qui doivent servir d’exemple pour les autres. Il conclut son tweet avec ironie : « De toutes les façons, ntanambé pour l’instant. i Touré ».

Le débat est bien lancé et on attend la réplique de Sidya Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : « c’est symptomatique de l’état de la Guinée », dit Sidya Touré

25 mars 2019 à 12 12 10 03103

Les réactions fusent de partout au lendemain de la visite que le président Alpha Condé a effectuée hier, dimanche 24 mars 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. Visite au cours de laquelle, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours musclé, s’en prenant violemment à certaines personnes et appelant les jeunes de son camp à rester prêts à aller à « l’affrontement ». Parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette sortie du chef de l’Etat guinéen, on note celle de Sidya Touré. Le président de l’UFR s’est exprimé sur son compte Twitter sur la question.

« Un PR qui appelle à l’affrontement dans son pays, c’est symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui. Quant au débat, on y souscrit à condition qu’il soit télévisé en direct : thèmes : leadership, bilan de gouvernance et corruption. Merci pour l’appréciation de la constitution », a écrit Sidya Touré.

Et, comme d’habitude, ce Tweet de l’opposant a suscité de nombreuses réactions, dénonçant le discours du président de la République et s’opposant à toute idée de modification de la Constitution actuelle.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les commentaires de quelques internautes.

Bangoura Khamè : au moins on est d’accord avec lui sur l’appréciation de la Constitution. Si elle interdit d’insulter le président, elle demande aussi de partir après deux mandats présidentiels.

Touré Ibrahima Sory : nous sommes pour un affrontement oui, mais qu’il soit intellectuel. Genre un débat télévisé et en direct. Comme ça, chacun saura qui est qui et qui a fait quoi.

Moussa Konaté : c’est lamentable et désolant de voir le PR en militant de plus, on a qui comme PR du peuple ?

Bah Mamadou Mouctar : il ne va jamais oser de faire un débat télévisé avec ses trois concurrents directs à savoir Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté.

Kader Fofana : c’est peut-être l’insouciance, l’irresponsabilité d’un gouvernant. Ou peut-être une certaine ruse, de l’intimidation qui n’a pas de sens parce que nous n’allons reculer pour rien face à son projet antidémocratique. Vive la Guinée ! Vive l’UFR ! Ensemble nous vaincrons !

Ahamad Mohamed : mon boss, affrontement n’est pas forcément violence (affrontement d’opinions, d’idées, de conviction). Le statut qui vous place devant les autres est votre humanisme et votre sens élevé de maintien de la paix.

Espoir Perdu : si la Constitution interdit les injures à l’égard des dirigeants comme il le dit, alors faudra passer le même sur la limitation du nombre de mandat puisque là aussi c’est dans la Constitution.

Alpha Diallo : il n’y a pas lieu de débattre avec lui, étant donné que son mandat arrive à terme et la Constitution qu’il cite lui interdit de briguer un autre mandat présidentiel.

Abdoulaye Sylla : un signal fort. Le peuple doit être endurant et têtu face à ce régime.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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