Changement de Constitution en Guinée : « c’est le plus grand crime que l’on puisse commettre »

8 février 2020 à 17 05 51 02512

Honorable Bakary Goyo Zoumanigui, fondateur et vice-président de l’UFR

Pour l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, secrétaire général de l’UFR, il n’y a aucune raison valable qui justifie le changement de Constitution que le pouvoir guinéen s’apprête à faire. Car, l’actuelle Constitution est « la meilleure » pour le pays. L’opposant l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Républicaines de ce samedi, 08 février 2020, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Saïkou Yaya avertit : « si on ne fait pas attention, Alpha Condé va nous vendre nous-mêmes »

8 février 2020 à 17 05 43 02432

Une fois n’est pas coutume, le changement constitutionnel ambitionné par les autorités guinéennes était au centre des débats lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR de ce samedi, 08 février 2020. L’honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti de Sidya Touré, en a profité pour livrer les résultats d’un audit du projet de nouvelle Constitution que le président Alpha Condé veut soumettre à un référendum le 1er mars 2020. Un audit mené, selon lui, par des experts et qui révèle un recul démocratique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

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Sidya Touré victime d’un malaise à Abidjan ? Ce qu’en dit l’UFR

6 février 2020 à 11 11 06 02062

Sidya Touré, président de l’UFR

Selon nos confrères de Confidentiel Afrique, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, aurait été victime d’un malaise dans l’après-midi d’hier mercredi 05 février, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce jeudi, 6 février 2020, Ahmed Tidjane Sylla, responsable de la Communication du parti républicain, a balayé d’un revers de main ces informations « extrapolées », soutenant que l’ancien Premier ministre de Lansana Conté se porte bien.

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Changement de Constitution : l’opposition tente un recours devant la Cour Constitutionnelle

30 janvier 2020 à 16 04 35 01351

image d’archive

Parallèlement aux manifestations appelées par le FNDC, l’opposition politique passent aussi par d’autres moyens pour tenter d’empêcher le président de la République à changer la Constitution guinéenne pour s’octroyer un troisième mandat. C’est dans ce cadre que les adversaires du pouvoir, en leur tête Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté, Dr Faya Millimono et Dr Ousmane Kaba, ont introduit un recours à la Cour Constitutionnelle contre la décision d’Alpha Condé de changer l’actuelle Constitution et ses actes préparatoires du référendum constitutionnel.

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Damaro dégaine : Sidya a son parti en déperdition, Faya a son parti dans les studios des radios…

25 janvier 2020 à 19 07 45 01451

« Le FNDC, c’est pour ne pas assumer ; sinon, le FNDC, c’est l’UFDG. Sanoh (le coordinateur national du FNDC) n’a pas de militants qui puissent inquiéter un pays entier. Sidya (le président de l’UFR) a son parti qui est en déperdition. Il n’est plus capable d’effrayer personne. Faya Millimono a son parti dans les studios des radios, il n’effraie personne. Mais, pour faire arc-en-ciel, monsieur Cellou Dalein Diallo s’est fait entourer de quelques têtes différentes de la sienne. Mais, au fond, c’est l’UFDG »

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Guinée : « si Alpha Condé prend Cellou et Sidya pour de simples bon à rien, ça ne marchera pas »

25 janvier 2020 à 14 02 47 01471

Dr. Mohamed Faza Diallo

La situation sociopolitique de la Guinée s’enlise un peu plus chaque jour avec la volonté affichée du président Alpha Condé de doter notre pays d’une nouvelle constitution. Une crise marquée surtout par l’escalade verbale sans précédent, dont le dernier cas en date est celle tenue par Amadou Damaro Camara, député et président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

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Crise politique en Guinée : voici ce que le FNDC demande à la communauté internationale

24 janvier 2020 à 11 11 33 01331

« Face aux risques d’embrasement qui guettent la Guinée et la sous-région, le FNDC invite particulièrement la Communauté internationale, la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations Unies, ainsi que tous les partenaires techniques et financiers de la Guinée à prendre les mesures urgentes qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard ».

Déclaration : L’obstination du Président Alpha Condé à soumettre au référendum un projet de nouvelle Constitution à l’effet de s’octroyer un troisième mandat illégal est en passe d’entraîner la Guinée dans un chaos aux conséquences irréversibles.

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L’UFR se remobilise pour le combat contre le 3ème mandat d’Alpha Condé : « il faut qu’on se lève… »

18 janvier 2020 à 19 07 26 01261

Comme annoncé précédemment, l’Union des Forces Républicaines (UFR) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 18 janvier 2020 à son siège à Matam. La séance a été présidée par Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président du parti. L’actualité sociopolitique nationale, notamment les prochaines manifestations du FNDC et la crise liée aux prochaines élections législatives ont dominé les débats, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Boycott des législatives : « c’est parce que Sidya Touré savait que cette élection allait faire tomber son mythe »

18 janvier 2020 à 15 03 36 01361

La non finalisation du processus des élections locales, le manque de transparence du processus électoral et la partialité du président de la CENI. Ce sont les raisons principales invoquées par l’opposition guinéenne pour justifier son retrait du processus électoral en cours et sa décision d’empêcher la tenue des élections législatives le 16 février 2020. Mais, Amadou Damaro Camara, haut responsable du RPG Arc-en-ciel, réfute cette version.

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Boycott des législatives : Damaro accuse Sidya « d’avoir entraîné Cellou sur une mauvaise pente »

11 janvier 2020 à 15 03 25 01251

La mouvance présidentielle ne digère toujours pas la décision prise par les grandes formations politiques d’opposition d’avoir boycotté les législatives de février prochain et de vouloir empêcher leur tenue. C’est pourquoi, les discours caustiques en direction des opposants ne manquent pas au RPG Arc-en-ciel. Le parti a réitéré ses diatribes ce samedi 11 janvier 2020, à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Sidya Touré prévient : « c’est la dernière marche pacifique…»

6 janvier 2020 à 16 04 05 01051

Sidya Touré, président du parti UFR

Comme annoncé précédemment, malgré son épaule déboîtée, l’opposant Sidya Touré participe à la marche que le FNDC organise ce lundi, 06 janvier 2020, à Conakry. Le président de l’UFR a tenu à être dans la rue pour exprimer sa ferme détermination à poursuivre le combat contre le projet de nouvelle constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Il a prévenu d’ailleurs que cette manifestation sera la dernière qui soit pacifique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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L’Ultimatum du FNDC à Alpha Condé : « pas de 3ème mandat en Guinée » (nos vidéos en direct)

6 janvier 2020 à 13 01 54 01541

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les acteurs politiques et de la société civile, réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) sont dans la rue ce lundi, 06 janvier 2020. Les manifestants entendent envoyer aujourd’hui un ultime message au président Alpha Condé pour renoncer à son projet de nouvelle constitution qui lui favoriserait un troisième mandat. Et,si le chef de l’Etat ne publie pas une déclaration de renoncement à ce projet, des manifestations ininterrompues seront déclenchée à partir du 13 janvier…

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Guinée : pour Sidya Touré « il n’y aura pas d’élections en 2020, si ce n’est la présidentielle »

4 janvier 2020 à 18 06 13 01131

Les partis politiques de l’opposition multiplient les messages invitant leurs militants à prendre part à la marche du Front National de Défense de la Constitution (FNDC), prévue le 6 janvier 2020. C’est dans ce cadre que le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, a galvanisé ses militants ce samedi 4 janvier 2020. C’était à l’occasion de l’assemblée générale du parti tenue à son siège à Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Nouvel an : les vœux de l’opposant Sidya Touré, le patron de l’UFR

2 janvier 2020 à 16 04 04 01041

Sidya Touré, président de l’UFR

Chers compatriotes,

L’année 2019 qui s’est achevée, a été une année difficile pour nous guinéens. Elle a été malheureusement marquée par la cristallisation de toutes les énergies autour du projet de troisième mandat qui, depuis le début de l’année est devenu la priorité d’Alpha Condé.

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L’UFR sur les législatives de 2020 : « c’est tout le monde qui va sortir pour dire Non et Non »

28 décembre 2019 à 18 06 04 120412

Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

L’Union des Forces Républicaines (UFR) n’entend pas participer aux élections législatives du 16 février 2020, tant que les conditions d’un scrutin crédible ne sont pas réunies. Les responsables du parti l’ont rappelé aux militants et sympathisants à l’occasion de leur assemblée générale hebdomadaire tenue ce samedi, 28 décembre 2019, à Matam. C’est l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui qui a présidé la séance en présence des cadres, militants et sympathisants de cette formation politique de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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L’UFR n’entend pas reculer d’un iota : « le combat qui est entamé se mènera jusqu’au bout »

21 décembre 2019 à 20 08 22 122212

Sidya Touré, président de l’UFR, avec les responsables du FNDC 

L’annonce du président Alpha Condé de l’élaboration de la nouvelle constitution, qui doit être vulgarisée prochainement, a suscité une vague de colère dans les rangs de l’opposition politique et des acteurs de la société civile. Regroupés au sein du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ces acteurs promettent de maintenir la pression pour faire échouer le projet qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a essentiellement tourné autour de ce sujet ce samedi 21 décembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Nouvelle constitution : Ibrahima Bangoura interpelle la communauté internationale

20 décembre 2019 à 11 11 28 122812

Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

Le président Alpha Condé passe de la parole à l’acte dans sa volonté de changer l’actuelle constitution pour s’octroyer un troisième mandat. Il a publié dans la soirée d’hier, 19 décembre 2019, l’avant-projet de nouvelle constitution qu’il a fait élaborer, et a demandé sa vulgarisation avant son adoption. Le chef de l’Etat guinéen tente ainsi de faire forcing en dépit de toutes les protestations menées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avec les nombreux morts et blessés qu’elles ont engendrés.

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Souleymane Keïta du RPG-AEC tacle les 7 commissaires : « c’est un parjure »

18 décembre 2019 à 14 02 28 122812

Les commissaires issus des rangs de l’opposition à la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) ont suspendu hier mardi, 17 décembre 2019, leur participation aux travaux du processus électoral en cours. Cette décision des 7 commissaires continue de faire couler un flot de salive à travers la Guinée. A la mouvance présidentielle, cette décision est mal perçue où l’on dénonce une démarche maladroite.

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Révision des listes électorales : Sidya Touré fait des révélations et menace

4 décembre 2019 à 21 09 37 123712
Sidya Touré, président de l’UFR

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est très en colère contre les nombreux dysfonctionnements constatés dans les opérations de révision des listes électorales en cours dans notre pays. Sidya Touré accuse le pouvoir de Conakry de vouloir ainsi préparer un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’opposant l’a dit dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi, 4 décembre 2019. Le patron de l’UFR a mis l’occasion à profit pour parler des soupçons de corruption qui pèsent actuellement sur le maire de Matam, Seydouba Sakho, membre du bureau politique de son parti.

Décryptage !

Guineematin.com : les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales se poursuivent sur le terrain depuis quelques jours. Quelle lecture faites-vous de ce processus émaillé de couacs ?

Sidya Touré : écoutez, je dois vous dire que je suis extrêmement choqué par la manière dont ces choses se déroulent. Ce n’est pas digne de nous, de voir ce que nous voyons aujourd’hui sur le terrain. Alpha Condé a lancé une opération d’enrôlement parce qu’il ne voyait plus de possibilités par le référendum pour faire passer son idée de troisième mandat. Donc, tout ce qui se déroule aujourd’hui comme nous le voyons n’a pas d’autre objectif que de se créer une assemblée qui serait suffisamment majoritaire pour modifier cette fameuse constitution puisqu’il n’a pas d’autre objectif dans la vie aujourd’hui que de demeurer au pouvoir. Alors à quoi assistons-nous ?

Depuis un certain temps vous le voyez, ça passe un peu partout dans les réseaux sociaux, des enfants dès fois des moins de 10 ans qui sont recensés partout à travers la Guinée. C’est un vrai drame d’apprendre à ces gens-là de tricher, des petits, parce qu’ils savent très bien que ce n’est pas eux, mais on leur inculque ça déjà. Dans un pays, sur le plan purement citoyen, c’est quelque chose d’inacceptable. Mais vous avez aussi dans les fiefs de l’opposition des machines qui ne fonctionnent pas, des opérateurs au lieu d’être deux c’est simplement une seule personne qui est là ou dès fois vous avez un ou deux opérateurs mais qui n’ont pas la compétence pour faire marcher la machine en question ou bien dans les zones comme Matoto aujourd’hui ou Boké dans toute sa zone où n’avez pas de récépissés. Je peux multiplier ça par des tapes touches qui font un franc au recensement en dehors de la zone spécifique de la Haute Guinée qu’Alpha a ciblée au quel vous avez des kits supplémentaires. On en a envoyé 34 à Kankan, il n’y a même pas trois jours ; à Mandiana, 24 ou 25. C’est ainsi de suite ce à quoi nous assistons. Ce n’est pas une révision de listes électorales, c’est une opération qu’Alpha a entreprise avec ces gens qui se fait hors de toute légalité. La révision du fichier électoral, c’est écrit dans le Code Electoral qui est une loi de la République. Dire que la révision a lieu chaque année du 01 octobre au 31 décembre soit 92 jours ; vous décrétez que vous allez faire une révision exceptionnelle à l’intérieur d’une révision légale qui est prescrite par la loi. Une décision du président de la CENI ne veut pas aller contre la loi et vous n’en donnez que 25 jours pour le faire dans les circonstances que nous connaissons.

Donc, nous avons aujourd’hui en cours une opération dramatique pour notre pays. Quelque chose qui va nous amener à nous affronter forcément parce qu’on est en train de changer même au sein de notre pays, si vous voulez la répartition géographique de nos populations. On ne sait pas dans quel objectif autre que de créer des troubles.

Guineematin.com : vous dénoncez le processus d’enrôlement des électeurs, alors qu’on sait que vous y participez sur le terrain. Vous y avez envoyé vos représentants pour prendre part au processus. Aujourd’hui, qu’est-ce que vous comptez faire pour mettre fin à ces disfonctionnements ?

Sidya Touré : nous avons déployé nos agents au départ. Mais vous savez, ils ne sont pas de bonne foi. Mais nous savions dès le départ que ce n’était pas quelque chose de sérieux parce que nous avions jamais eu des informations correctes sur ces machines, nous n’avons jamais été d’accord sur les 25 jours ainsi de suite. Mais, nous avions demandé aux citoyens d’aller se recenser parce que c’est un devoir pour eux de figurer sur le fichier électoral. Mais, je parle des citoyens qui ont 18 ans. Donc, nous ne pouvons pas dire que vous ne vous recensez pas. Nous nous apercevons que plus le temps passe, que nous sommes devant une opération complètement organisé et dont l’objectif est de saborder le fichier électoral guinéen et nous sortir un fichier qui n’est même pas celui de la CENI. Donc, nous savons à quoi nous en tenir. Nous allons publier un communiqué et après cela nous allons prendre des décisions. Parce que je vous dis que cette élection n’a pas d’autre objectif que de donner un 3ème mandat à monsieur Alpha Condé.

Si monsieur Alpha Condé doit quitter le pouvoir, en juin on doit organiser les élections présidentielles. Parce que n’oubliez pas, le 1er tour des élections présidentielles de 2010 a eu lieu le 27 juin. Si nous respections notre constitution, l’élection présidentielle doit se tenir en juin 2020. Si Alpha doit partir, à quoi lui servirait une Assemblée où il doit avoir 87 députés sur 114 ? Parce que si un nouveau Chef d’Etat doit être installé, c’est ça qui doit être le cas en 2020, ce dernier aura besoin d’une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner. Donc, on n’aura pas besoin de cette Assemblée-là. Donc, si on s’entête là-dessus et qu’on fait tout ce qu’on fait aujourd’hui, ça veut dire qu’Alpha Condé n’a pas envie de partir et que comme il n’y a pas de référendum, nous sommes en train d’assister à quelque chose qui se met en place pour lui permettre de changer la constitution et de rester. Donc, nous ne l’accepterons pas et au moment venu, nous allons donner des mots d’ordre nécessaires pour ça. Et, nous nous retrouverons mêmes avec le FNDC pour débattre de quelque chose qui va dans le sens du 3ème mandat d’Alpha Condé.

Guineematin.com : on sait quand-même que les élections législatives pointent à l’horizon, une date a déjà été donnée. La jeunesse constitue une masse importante de la population guinéenne, comment vous préparez les jeunes à ces élections notamment dans la députation dans les préfectures ?

Sidya Touré : c’est en cours, on verra bien si nous devons aller à ces élections-là, nous donnerons des informations adéquates. Pour le moment, nous faisons en sorte qu’effectivement nous ayons et des femmes et des jeunes qui nous représentent dans ces différentes élections.

Guineematin.com : avec tout ce que vous avez eu à dénoncer, est-ce qu’avec tout cela vous irez à ces élections ?

Sidya Touré : de cette manière-là, nous allons demander que tout ceci soit remis à plat. Nous avons un comité de suivi demain avec tout le monde, y compris l’Union Européenne, les Etats Unies et autres. Nous allons demander qu’on remette à plat ce fichier électoral, sinon à quoi voulez-vous que ça vous serve ? Au moment où je vous parle, on m’a cité au moins cinq zones y compris Coyah et autre où les opérateurs de saisie sont en grève parce qu’ils n’ont pas été payés.

Guineematin.com : par rapport toujours à ces opérations d’enrôlement, on sait que les ambassadeurs de la Guinée dans certains pays de la sous-région ont demandé l’arrêt des opérations. Ils justifient leur décision pour des raisons administratives. Comment vous avez accueilli cela ?

Sidya Touré : c’est toujours la même volonté, partout où on pense qu’il y a des électeurs potentiellement de l’opposition, tous les barrages ont été érigés de telle sorte que cela ne se passe pas. Et quand on a vu que cela ne suffisait pas, dans le cas du Sénégal on a carrément suspendu. Ce que j’ai oublié de vous signaler, c’est par exemple ce qui se passe dans les communes comme Kankan et Kaloum où vous avez des CAERLE qui sont pratiquement étendues dans la clandestinité. On nous a pris 8 CAERLE à Kaloum, je crois un au camp Makambo où on n’a pas accès et d’autres ailleurs. Et pendant ce temps, les CAERLE qui sont installées légalement ont des problèmes pour fonctionner.

Donc, tout ceci résulte toujours cette de même volonté non pas d’avoir un processus électoral avec un recensement concernant des citoyens de 18 ans, mais de procéder dans les fiefs contrôlés par le parti au pouvoir à un recensement des populations parce que ce n’est plus les plus de 18 ans, c’est tout le monde ; et ensuite de faire en sorte que des blocages soient institués dans les zones qui sont favorables aux partis de l’opposition ; aujourd’hui nous n’avons même pas 20% de recensés dans nos zones. Donc, voilà ce à quoi nous allons aboutir.

Guineematin.com : on va parler de ce problème qu’il y a actuellement à la marie de Matam. Le maire de cette commune, la seule qui est dirigé par un cadre de l’UFR, est accusé de corruption, de gestion opaque par ses collègues conseillers. Comment réagissez-vous ?

Sidya Touré : j’ai entendu tout ce bruit-là hier, ce n’est pas venu de quelqu’un de chez nous. Malheureusement, c’est un conseiller je crois de l’UFDG qui a raconté tout ça. Bon, je crois qu’il ne faut rien exagéré. J’ai demandé au vice-président du parti de convoquer tout ce monde hier soir, il doit me faire le compte-rendu aujourd’hui, mais je n’en fait pas un problème ; ce n’est pas parce que quelqu’un dit qu’il y a un problème qu’il y en a un. Si c’est le cas, on le saura ; et si c’est le cas, on prendra des décisions.

Guineematin.com : comment vous vous préparez aux prochaines manifestations que le FNDC va organiser ?

Sidya Touré : nous allons avoir un comité de pilotage du FNDC d’ici le week-end. A partir de là, nous vous tiendrons au-courant de la décision qui aura été prise.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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