Un atelier de sensibilisation et de formation sur le schéma de libéralisation des échanges commerciaux de la CEDEAO (SLEC-CEDEAO) s’est ouvert ce jeudi, 11 octobre 2018 à Conakry. Organisée par le ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine, cette rencontre de deux jours vise à amener nos entreprises industrielles à adhérer au schéma en vue de bénéficier des avantages y afférents, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cet atelier de sensibilisation et de formation connait la participation de vingt (20) entreprises (agrées et non agrées au SLEC-CEDEAO), soit cent (100) participants. Il fait suite à des missions effectuées par le Comité National d’Agrément (CNA) du 03 au 05 septembre 2018, à Conakry, Coyah et Dubreka, auprès d’une vingtaine d’entreprises industrielles, y compris celles de Siguiri (Kouremalé), Yomou (Diécké) et Mamou, a-t-on appris des organisateurs.

Hadja Oumou Bah

Dans son discours de circonstance, Hadja Oumou Bah, cheffe de division CEDEAO au ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine, a précisé que le schéma de libéralisation des échanges commerciaux de la CEDEAO « est un mécanisme opérationnel qui a été élaboré par la CEDEAO pour permettre aux entreprises évoluant dans les 15 Etats membres de la CEDEAO d’envoyer leurs marchandises dans les autres pays. Par exemple en Guinée, les entreprises industrielles guinéennes peuvent envoyer leurs marchandises dans les 14 Etats membres de la CEDEAO sans payer les droits de douane et des taxes d’effets équivalents.

L’objectif recherché à travers cet atelier, c’est d’amener les entreprises industrielles guinéennes à adhérer au schéma. Parce qu’on a remarqué que parmi les 15 Etats de la CEDEAO, la Guinée a le plus faible taux de représentation. Imaginez que nous n’avons que 22 entreprises agrées à ce jour et une cinquantaine de produits. Alors que chez les autres pays, c’est des centaines et des centaines », a indiqué la responsable de la division CEDEAO au ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine.

Par ailleurs, Hadja Oumou Bah a précisé que le choix de Conakry pour abriter cet atelier n’est pas fortuit. « D’habitude, on faisait l’atelier au niveau des frontières. Cette fois-ci, on a dit non, il ne faut pas le faire seulement aux frontières. Il faut réunir les entreprises agrées et les entreprises non agrées parce que ces dernières ne sont pas au courant, elles ne savent pas l’existence du SLEC. Donc, si nous on ne vient pas vers elles pour leur expliquer ce que c’est que le schéma, leur dire qu’il y a cet avantage-là qui est à leur disposition, elles ne peuvent pas savoir », a-t-elle ajouté.

Ismaël Savané

De son côté, monsieur Ismaël Savané, représentant de la société TOPAZ et porte-parole des entreprises agrées au schéma de libéralisation de la CEDEAO, a invité les autres entreprises qui ne sont pas encore agrées à adhérer au schéma. Selon lui, « c’est un instrument très important de la CEDEAO qui nous permet d’exporter nos produits dans la zone CEDEAO à 0% de droits de douane. Nous sommes dans un environnement concurrentiel et tous les instruments qu’on peut utiliser pour être compétitif sur le marché régional nous avons vraiment l’obligation d’utiliser cela. TOPAZ a bénéficié de ce schéma et on en tire jusqu’à présent un grand profit. Et vraiment, je voudrais encourager les entreprises qui ne sont pas agrées, à tout faire pour être agrées », a-t-il exhorté, précisant que l’obtention de l’agrément se résume au remplissage d’un formulaire à travers l’aide d’un expert.

Mme Barry Yayé Mariam Diallo

Abondant dans le même sens, madame Barry Yayé Mariam Diallo, cheffe de Cabinet et représentante de la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine à cet atelier, a commencé par rappeler l’importance de l’adhésion des entreprises au SLEC-CEDEAO. « Il convient de signaler que depuis l’entrée en vigueur de ce protocole en 1979, la Guinée a seulement 22 entreprises agrées et 56 produits enregistrés au SLEC, tandis que le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire… sont à plusieurs centaines d’entreprises agrées.

Face à ce constat peu reluisant, mon département entend relever ce défi avec votre concours, vous les acteurs majeurs dudit programme, et vous assure de son accompagnement tout le long du processus d’obtention de l’agrément CEDEAO », a-t-elle déclaré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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