tougue-carte2Le visage de Judas se présente sous diverses formes. Il se promène en ce moment dans la cité de Tougué telle une vomissure du Rpg-Arc-en-ciel, un rejeton de l’UFDG, ou encore un forcené déséquilibré qui erre et court les couloirs de l’UPR. Voilà à quoi ressemblent les restes d’un grilleur d’arachides au projet malsain bien connu des milieux de la Société civile de la ville de Tougué.

Ce judas use de toutes les courbes et subterfuges pour se taper une adorable image à l’homme au masque de Tartuffe au sein de l’opinion.

La semaine écoulée, il distille à dessein par les services de l’administration préfectorale, une rumeur patibulaire de détournement de 40 millions FG « qui devaient revenir à la mairie». Quelle canaille !

Pour cela, le gros menteur a d’abord fait avaler la couleuvre à Mamadou Adama Baldé, le tout nouveau correspondant préfectoral du site internet Guineematin.com, enseignant et animateur de son état à la radio locale. Le manipulateur tel un acrobate lui a fait miroiter une marche populaire imminente sur la préfecture, coordonnée par les membres de la Société civile et ceux de la mairie. Sans se rendre compte qu’il avait à faire à la toxine de la Société civile locale, le correspondant Baldé, s’en tient à la bonne foi de son confident et envoie une dépêche.

Le judas qui passe sa journée à cirer les bottes du préfet et à botter couloir, tisse des mensonges sur son dos. Il fait copies de la dépêche et les fait distribuer par ses réseaux de délateurs déployés comme des tentacules à travers Tougué et dans les milieux ouverts aux ressortissants de l’ancienne province théocratique de Koyin à Conakry.

Judas pense le tour joué, la cuisson de son plan luciférien terminé. Il croit son but atteint.

A ce moment, il jubile à l’idée d’avoir manœuvré l’opinion des contribuables et leurs relais dans la capitale. Il ne lui reste plus qu’à activer un soulèvement de la mairie contre l’autorité préfectorale afin d’éclabousser et honnir une fois pour toute le préfet, imagine-t-il sans doute.

Malheur pour lui, des paramètres de son plan lui échappent car le gros mensonge n’a pas donné l’effet escompté. Avec la baraka des télécoms, les membres de la commune urbaine et leurs homologues des communes rurales ont su trier le bon grain de l’ivraie en expliquant à leurs concitoyens la différence entre taxes et redevances dues à la mairie et les rétributions qui n’en sont pas.

Pour ce qui est du correspondant Baldé, hormis le quart d’heure passé à la gendarmerie pour s’expliquer sur cette entreprise avant que la vérité ne jaillisse, l’enseignant est considéré comme la première victime du complot ourdi par l’aigri social que Tougué ne tardera pas de mettre hors d’état de nuire pour que réussissent désormais les initiatives de rassemblement de ses fils pour sortir leur préfecture de son retard chronique.

Toute honte bue, le judas désappointé pris dans son propre piège, retrouve sa place au banc social. Il est indexé par tous ceux qu’il espère pousser à l’abîme.

Allez comprendre le reste.

Par Diallo Alpha Abdoulaye (Le Populaire n°419 du lundi 11 août 2014)

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