Un étudiant du département lettres modernes à l’université Julius Nyerere de Kankan s’est donné la mort le dimanche dernier, 03 décembre 2017, au quartier Bordeau, commune urbaine de Kankan, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

La victime, Lè Faya Voté Tolno, s’est éventrée, coupant au passage deux de ses intestins, avant de succomber à ses blessures au bloc opératoire de l’hôpital régional de Kankan, dans la soirée du dimanche.

« On a reçu ce jeune dans un tableau de plaie pénétrante de l’abdomen avec une hémorragie foudroyante. On a tenté quand même de le sauver, c’est au cours de l’intervention avec la grande hémorragie et la plaie profonde qu’il a rendu l’âme sur la table opératoire », a confié Docteur Aboï Koïvogui, chef du service de  la traumatologie et chirurgien qui s’occupait de lui.

Selon Nima Jean Tolno, l’oncle et tuteur de la victime, son neveu, dont le corps a rejoint son village, souffrait d’une maladie mentale constatée une semaine avant son suicide « Moi je faisais le taxi quand ils m’ont appelé pour dire que Faya s’est aventuré. Quand je suis venus, j’ai jeté ma moto et je suis rentré dans la cour, mais c’était effrayant je ne pouvais pas rester, je me suis fendus en larme » a-t-il déclaré à Guineematin avec le visage crispé.

Avant de mettre fin à ses jours, l’étudiant Lè Faya Voté Tolno de 25 ans et originaire de Wouladén, dans la sous-préfecture de Nongowa, préfecture de Guéckédou a laissé une note dans laquelle il indique avoir rencontré des ennemis qui, selon lui, sont à l’origine de sa mort.

Les derniers mots de la victime retrouvés dans une lettre

« Je suis venu dans la vie pour vivre comme vous ; mais, aujourd’hui, j’ai rencontré beaucoup d’ennemis, commençant dans mon village et le reste du monde. Ces ennemis ont menti sur moi pour mettre fin à ma vie, tandis qu’eux ont tué, pêché, menti, escroqué sans être tué. Donc, je dis au monde que toute personne qui a contribué à ma mort sera maudite durant toute sa vie ! C’est depuis mon village que le coup a été préparé… Le monde pensait à moi, qui est parfait ? ».

De Kankan, Abdoulaye Nkoya SYLLA, pour Guineematin.com

Facebook Comments