A l’instar des autres nations du monde, la Guinée célèbre ce mercredi 08 Mars 2017 la journée internationale de la femme ou la fête des femmes. L’occasion est souvent mise à profit pour rendre un hommage mérité à toutes ces femmes et filles qui s’activent à travers le monde pour leur épanouissement. Un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de lieutenant colonel Maguette Sock, responsable du bureau de dédouanement des véhicules, à la direction nationale de la douane.

A l’entame de notre entretien, le lieutenant-colonel Maguette Sock a rappelé avoir intégré la douane nationale Guinéenne en 1983, au temps de la première République. Après avoir gravi tous les échelons, elle fut la première femme à diriger le bureau de la Douane de Kamsar où elle affirme avoir réussie avec brio pendant 4 années le rehaussement des recettes annuelle prévues. Depuis 2001, madame Maguette Sock est responsable du service qui s’occupe exclusivement des importations d’engins roulant à la douane.

Parlant de la situation actuelle des femmes douanières, lieutenant-colonel Maguette Sock affiche une grande satisfaction, même si l’équilibre n’est pas encore réel. « Ici à la douane, nous n’avons pas assez de problèmes.

Maintenant, vous pouvez voir des douanières à des hautes fonctions de responsabilité. Depuis l’arrivée de Toumani Sangaré à la tête de la douane, on donne la chance aux femmes de faire valoir leurs compétences. Nous travaillons avec les hommes et nous faisons le même travail. Vous savez, nous les femmes, nous avons l’honneur de la famille et de nos enfants, donc nous craignons plus et nous faisons plus de bons résultats », soutient-elle.

Madame Maguette Sock souhaite désormais qu’il y ait plus de femmes que d’hommes à la douane ou que la parité soit entièrement respectée.

En ce qui concerne la femme Guinéenne, Madame Maguette Sock se félicite de la bravoure de la femme à nourrir honnêtement sa famille. « Aujourd’hui, la femme a pris conscience de son rôle dans la société. Elle est la première à se lever et la dernière à se coucher. Elle participe pleinement à la vie de la nation et de sa famille », explique la douanière.

Sur la question de ses filles et femmes qui se livrent à des pratiques déshonorantes, notre interlocutrice est catégorique. Selon elle, aux temps modernes la femme doit s’éloigner de la perversité et travailler à gagner dignement sa vie. « Celles qui se livrent à de telles pratique sont des fainéantes. La femme doit s’éloigner de la prostitution ou de la vie facile. Un, elles ne vont rien gagner en le faisant et, de deux, elles risquent d’avoir des maladies comme le Sida ou autres. Elles doivent comme se battre. Il n’y a pas de sot métier. Elles peuvent faire n’importe quel autre métier pour éviter de risquer leur vie pour rien », conseille la responsable du bureau de dédouanement des véhicules à la douane nationale.

Revenant sur l’affaire dite ‘’sexe-tape’’, Madame Maguette dit avoir été choquée d’apprendre que des Guinéens et Guinéennes se soient livrés à de telles perversités dans un pays à plus de 90% musulmans. Elle souhaite en tant que femme et mère que l’Etat s’implique pour ne pas que de telles choses se répètent.

Enfin, madame Maguette Sock appelle les femmes à être battante, à bien éduquer les enfants et à prendre soin de leurs familles même si « rien ne s’obtient dans la facilité ».

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tel: 621 607 907