Après un soulèvement nocturne de quelques jeunes de Boké, dans la nuit du mardi dernier, 05 décembre 2017, qui ont barricadé la route et brûlé des pneus, le préfet de Boké, Aboubacar M’Bopp Camara a de nouveau conféré avec les présidents et jeunes leaders et structures de jeunesse des quinze (15) quartiers et districts de la commune urbaine pour échanger avec eux sur les stratégies à adopter pour lutter contre l’insécurité qui gagne du terrain dans la préfecture de Boké, a constaté Guineematin.com sur place.

C’est la maison des jeunes qui a servi de cadre pour cette rencontre de grande importance. C’était en présence du président de la délégation spéciale de Boké accompagné de ses conseillers communaux, le président de la délégation spéciale de la commune rurale de Kamsar, de l’inspecteur régional de la jeunesse, du délégué communal de la jeunesse, du conseil préfectoral des organisations de la Société Civile et les présidents des différentes structures de la jeunesse communale.

S’adressant aux jeunes, le premier responsable de la préfecture de Boké dit être venu écouter, recueillir la perception des jeunes autour de l’insécurité, les troubles sociaux, des actes de pillages et de vandalismes qui règnent dans la commune urbaine de Boké.

Déjà, le préfet a pointé du doigt des groupuscules des délinquants qui, selon lui, veulent la destruction et le départ forcé des sociétés minières dans la zone. « Pour lutter contre l’insécurité, la déstabilisation et œuvrer pour le renforcement du tissu social, il faudrait que les chefs des quartiers, les structures de jeunesse, la société civile, les sages, chacun en ce qui le concerne, prenne sa responsabilité pour l’identification des fauteurs de troubles et de la barbarie en les dénonçant devant les autorités », a demandé le préfet.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune rurale de Kamsar, Djibril Trésor Bangoura a dit que l’organisation d’un cadre de dialogue est l’une des solutions pour rassembler les jeunes qui, d’après lui, doivent avoir des compétences requises pour défendre les intérêts de la population de Boké.

De l’avis de certains participants, il faut faire porte à porte pour consolider la sécurité, organiser une tournée d’informations et de sensibilisation dans les quartiers, organiser un forum à l’intention des structures de jeunesse, impliquer les services techniques administratifs dans l’organisation des structures de jeunesse depuis la base.

Pour d’autres, il faut mettre un terme au chômage, aux manipulations, à la faiblesse des chefs de quartiers, à la division des jeunes des quartiers, au cycle de violences et impliquer les pères et mères de familles dans la gestion des crises.

Au terme de la rencontre, il a été convenu d’organiser dans un délai proche « un forum de réconciliation des jeunes », pour dit-on, aplanir les divergences entre les différentes structures et baisser les tensions dans la Cité.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo et Moussa Moïse Batchily Jr pour Guineematin.com

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