Conakry : des députées demandent à Alpha Condé d’identifier les assassins de leurs enfants

19 novembre 2019 à 18 06 24 112411

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont manifesté, ce mardi 19 novembre 2019. La démarche visait à dénoncer les multiples tueries enregistrées lors des différentes manifestations en République de Guinée. De nombreuses femmes habillées en blanc, détenant des balais, ont menacé de balayer le régime du professeur Alpha Condé s’il n’arrête pas de tuer leurs enfants. Des femmes députées ont mis l’occasion à profit pour demander que lumière soit faite sur les cas d’assassinats de jeunes.

Plusieurs femmes ont pris part à cette manifestation contre les tueries de leurs enfants pendant les manifestations politiques. Des députées ayant pris part à cette marche ont exprimé leur colère devant l’impunité qui gangrène notre pays. Elles ont saisi l’occasion pour demander au gouvernement de faire la lumière sur ses tueries enregistrées en Guinée.

Honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo

C’est le cas de l’honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée à l’Assemblée nationale : « nous sommes là pour montrer notre mécontentement à travers cette marche. C’est une marche blanche qui va prouver à l’opinion nationale et internationale que nous sommes mécontentes des tueries qui sont organisées et orchestrées en République de Guinée. Depuis l’avènement du professeur Alpha Condé en 2010, nous avons perdu plus de 120 personnes. Aujourd’hui, nous sommes fatiguées. Nous, nous sommes mères, nous sommes sorties aujourd’hui pour marcher et montrer notre tristesse, nous sommes femmes, nous sommes donatrice de vie. Nous sommes meurtries à plus d’un titre », a-t-elle laissé entendre.

Plus loin, la députée Fatoumata Binta Diallo a lancé un appel à l’opinion publique et a demandé à Alpha Condé de retrouver les assassins des guinéens. « C’est pour appeler l’opinion nationale et internationale encore, pour leur faire comprendre vraiment que ce qui se passe en République de Guinée n’est pas comme dans les autres pays. Je lance un appel au professeur Alpha Condé et à son gouvernement, de tout mettre en œuvre pour identifier ces assassins pour que nous soyons à l’aise et pour que nos enfants se reposent en paix. Nous pouvons faire une enquête sûre et fiable. Pourquoi ? Nous savons que les armes qui sont en train de tuer ces enfants, toutes ses armes là sont immatriculées. Donc, quand on se rend dans les camps, on regarde l’immatriculation, après l’autopsie et les services balistiques, on peut connaitre qui détenait cette arme là, qui a tiré et qui n’a pas tiré. Nous demandons humblement au gouvernement de se lever pour que nos enfants reposent en paix et que nous femmes nous soyons tranquilles », a-t-elle lancé.

Honorable Hadja Aïssatou Barry

Même son de cloche de la part de l’honorable Hadja Aissatou Barry, qui a fait ressortir la douleur que les femmes ressentent devant la perte de ces vies innocentes à la fleur de l’âge. « Nous avons marché pour demander au président Alpha Condé de faire face à ses tueries. Parce que tous les enfants qui ont été tués ont été tués par balles. Quelles sont ceux qui détiennent les balles? C’est des militaires, des gendarmes et des policiers. Donc, nous leur demandons de rendre justice, de tout faire pour identifier les assassins et les mettre hors d’état de nuire. Parce que nous sommes fatigués, nous avons 120 et quelques morts. Actuellement, là où nous sommes, nous avons 8 morts qui ne sont pas encore enterrés. C’est douloureux pour tout Guinéen, à plus forte raison pour les femmes qui mettent les enfants au monde », a-t-elle martelé.

Fatoumata Diouldé Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com

Lire

Marche des femmes du FNDC : « il faut que les massacres s’arrêtent ! »

19 novembre 2019 à 17 05 08 110811

Comme annoncé précédemment, de nombreuses femmes de Guinée ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution, à Conakry. Elles ont marché de rond-point de Bambéto (commune de Ratoma) à l’héliport de Belle-vue (commune de Dixinn). Les manifestantes protestaient ainsi contre les tueries enregistrées lors des manifestations contre un troisième mandat organisées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne et réclamaient justice pour les victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Halte aux tueries de nos enfants ! » ; « Justice pour nos morts ! » ; « Votre dictature tue notre future ! » ; « Alpha Condé, arrête de tuer nos enfants ! ». Ce sont là entre autres messages qui étaient écrits sur les pancartes que brandissaient certaines manifestantes et que d’autres scandaient durant tout le trajet. Après environ deux kilomètres de marche, ces femmes composées de responsables et de militantes du FNDC, ont tenu un meeting à l’héliport de Belle-vue, où leur porte-parole, madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, a lu une déclaration au nom de toutes.

« Mes chères sœurs, nous venons de marcher encore, nous venons d’exprimer notre colère face aux tueries des enfants de Guinée, nos enfants. Nous ne pouvons rester indifférentes face au sang qui coule et qui continue de couler malheureusement sur le sol guinéen depuis un certain nombre d’années. Tout récemment, depuis le début des manifestations du FNDC contre la nouvelle constitution et le 3ème mandat pour Alpha Condé, une vingtaine de jeunes gens ont été arrachés à la vie, fauchés par des balles provenant d’armes de guerre.

Ce qui est le plus choquant, c’est quand des forces censées nous défendre tirent sur le cortège funèbre des 11 victimes que l’on accompagnait à leur dernière demeure. Ce qui est encore plus choquant, c’est quand ces mêmes forces empêchent une prière correcte sur les morts et jettent des gaz lacrymogènes dans le cimetière perturbant ainsi l’enterrement correcte des victimes », a-t-elle fustigé.

Poursuivant, Hadja Maïmouna Diallo a fait savoir qu’avec tout ce qui s’est passé pendant les obsèques des 11 jeunes tués lors des premières manifestations du FNDC à Conakry, « notre cher pays, la Guinée, a atteint le plus bas niveau de la déshumanisation et de la banalisation de la mort. Femmes, mères et filles de Guinée, nous ne pouvons pas accepter cela. C’est pour cela que nous avons décidé encore de faire un cri de cœur à l’endroit de tout le peuple de Guinée en particulier, et la communauté internationale en général.

Nous devons mettre en exergue que bien que les victimes suite à la marche funèbre du 4 novembre ne sont pas encore enterrées, les forces de répression n’ont pas hésité à augmenter le décompte macabre en assassinant quatre autres jeunes, ce qui nous amène à huit morts couchés dans nos morgues, qui ne sont pas encore enterrés. Il faut que les massacres s’arrêtent ! Tout récemment, Amnesty International qui a entendu nos cris de cœur précédents, a demandé dans un rapport au gouvernement guinéen, de clarifier le cas d’une soixantaine de manifestants morts par balles depuis 2015.

Nous, femmes de Guinée, nous nous joignons à cet appel pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour mettre à nu la vérité sur ces cas de morts dans notre pays. Ainsi, les mamans pourront enfin faire leur deuil et cela sera le début de la fin de l’impunité dont les auteurs de crimes de sang ont bénéficié jusqu’à présent », a-t-elle dit.

Enfin, la porte-parole des femmes du FNDC annonce qu’un autre calendrier de manifestations sera déroulé dans les prochains jours afin non seulement de continuer à dénoncer ces tueries, mais aussi à faire en sorte que ceux qui se sont rendus coupables de ces massacres soient arrêtés, jugés et condamnés.

Il est à noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Seulement des femmes gendarmes et policières étaient déployées pour encadrer la manifestation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Labé : les femmes du FNDC manifestent contre les tueries en Guinée

19 novembre 2019 à 13 01 31 113111

Tout comme à Conakry, de nombreuses femmes ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du FNDC, dans la ville de Labé. Elles ont défilé dans la rue pour protester contre les tueries des manifestants à un troisième mandat enregistrées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Toutes habillées en blanc avec des foulards rouges à la tête, les responsables et militantes du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé se sont rassemblées au rond-point Hoggo M’Bouro. Elles ont entamé là leur marche qui les a conduites au carrefour BICIGUI carrefour mosquée via la place des martyrs-corniche Konkola jusque devant le siège de la préfecture, où elles ont tenu un meeting. Durant tout le trajet, certaines manifestantes tenaient des pancartes et des banderoles alors que d’autres scandaient des slogans comme « Arrêtez de tuer nos enfants » et « Justice pour nos morts ».

« Nous dénonçons ces assassinats en Guinée. Ils tuent nos enfants, et aucune enquête n’est menée là-dessus. Nous sommes fatiguées et nous demandons à ce que justice soit faite pour retrouver les coupables. Nous les femmes de Labé, nous disons halte à ces exactions commises contre nos enfants ! Si vous voyez que les femmes se lèvent à 6 heures du matin pour chercher de quoi vivre, c’est pour que nos enfants soient à l’abri du besoin. Et ça fait très mal de voir son enfant qu’on a mis au monde avec toutes les souffrances que vous connaissez, qu’on entretient avec amour, être abattu par quelqu’un qui est sans scrupules. Nous demandons justice et que plus jamais cela en Guinée », a déclaré Hadja Mam Kouyaté conseillère communale et membre du FNDC-Labé.

A noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Et aucun agent des forces de l’ordre n’était visible sur le trajet emprunté par les manifestantes.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Marche des femmes du FNDC : « Alpha Condé, cesses de tuer nos enfants »

19 novembre 2019 à 11 11 20 112011

Comme annoncé précédemment, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution manifestent une nouvelle fois ce mardi, 19 novembre 2019, à Conakry, pour dénoncer « les assassinats » de leurs enfants « par les forces de l’ordre ». Selon le constat des reporters de Guineematin.com, la mobilisation est en cours au rond-point de Bambéto, le point de ralliement.

De nombreuses femmes, habillées en blanc, sont arrivées sur les lieux. Certaines d’entre elles tiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits des messages comme « Alpha Condé, cesses de tuer nos enfants ». Une innovation, d’autres manifestantes détiennent des balais en mains comme pour dire que si les tueries des manifestants anti-troisième mandat ne cessent pas, elles vont « balayer le président pour le faire partir ».

Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo

Selon madame Bah Hadja Maimouna Diallo, l’une des responsables des femmes du FNDC, elles sont bien obligées aujourd’hui de protester dans la rue pour essayer de se faire entendre par les autorités. « J’ai un sentiment de tristesse parce que la raison pour laquelle nous manifestons m’attriste à plus d’un titre. Il s’agit de l’assassinat de nos enfants. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en une semaine, on a déjà huit (8) corps qui sont couchés dans nos morgues, qui ne sont pas encore enterrés. Alors, en tant que femme, ça m’attriste à plus d’un titre.

Et si nous sommes dans la rue aujourd’hui, c’est pour encore une fois crier notre douleur devant l’opinion nationale et internationale parce que nous disons que la Guinée ne mérite pas cela. Ce pays a trop souffert, on me mérite pas cela en ce 21ème siècle. Vous savez que notre place n’est pas dans la rue en tant que femmes, mais si on nous y oblige, on n’est obligées d’élire domicile dans la rue, c’est pour cela que nous marchons. Nous nous sommes entendues de nous retrouver ici pour faire une marche pacifique, une marche blanche de protestation contre les tueries », a-t-elle expliqué.

Cette marche partira du rond-point de Bambéto pour s’achever au rond-point de Belle-vue.

A suivre !

De Bambeto, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Sidya Touré prévient le pouvoir : « les manifestations ne s’arrêteront pas »

18 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Comme annoncé précédemment, les responsables du FNDC se sont retrouvés en plénière ce lundi, 18 novembre 2019, pour tirer les leçons de leur dernière marche dispersée par les forces de l’ordre et prendre de nouvelles dispositions pour la suite du combat en cours contre un troisième mandat en Guinée. A l’issue de la réunion, ils ont annoncé une marche des femmes du FNDC demain, mardi, contre « les assassinats de leurs enfants », les obsèques des jeunes tués lors de la dernière marche le jeudi, 21 novembre, et nouvelle manifestation le mardi, 26 novembre 2019.

A cette occasion, l’opposant Sidya Touré, président de l’UFR et membre du comité de pilotage du Front National pour la Défense de la Constitution, a prévenu le pouvoir quant à la détermination du FNDC de manifester jusqu’à la satisfaction effective de ses revendications. « Les manifestations ne s’arrêteront pas, nous les continuerons. Parce que nous devons absolument barrer le chemin à l’idée de ce troisième mandat qui est une présidence à vie et qui hypothéquera définitivement l’avenir des jeunes du pays. Ce n’est pas un problème politique, c’est un problème sociétal.

Neuf ans après la médiocrité de la gouvernance que nous avons connue, nous imposer cela à vie correspond à enfoncer définitivement notre pays dans les affres du sous-développement, de la misère, de la division, peut-être pourquoi pas de l’affrontement entre les groupes qu’on cherche à diviser. Il est important qu’on continue de prendre nos responsabilités. Ce que nous avons connu lors de la dernière manifestation, ne nous intimidera pas. Nous allons continuer à manifester parce que nous représentons aujourd’hui la frange des Guinéens qui portent l’espoir pour ce pays de s’en sortir. Sinon nous allons couler », a déclaré l’opposant.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

Marche des femmes demain, funérailles le jeudi, marche le mardi… Voici le communiqué du FNDC

18 novembre 2019 à 12 12 19 111911

Depuis sa création le 3 avril 2019, à l’initiative de la société civile guinéenne, le FNDC s’est érigé comme étant le rempart contre le tripatouillage de la Constitution guinéenne pour permettre au Président de la République de s’éterniser au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

A ce jour, le FNDC se félicite d’avoir réussi à fédérer la frange la plus importante du peuple de Guinée pour s’opposer aux velléités de confiscation du pouvoir par un clan mafieux qui se caractérise par le mensonge, l’arrogance, la médiocrité et la cruauté.

Le FNDC est parvenu à déjouer tous les plans et stratégies mis en place par les promoteurs du troisième mandat qui n’ont pas hésité à inféoder les Institutions de la République, à tenter de diviser et manipuler les ethnies qui vivent en harmonie dans notre pays, pire, à user de la répression comme arme de dissuasion contre les citoyens qui ont adhéré à l’esprit de notre Mouvement.

Le FNDC déplore les graves violations des droits humains perpétrées par les forces de défense et de sécurité depuis le déclenchement de ses manifestations le 14 octobre 2019, notamment les assassinats et les multiples arrestations arbitraires des citoyens et leaders du Mouvement.

Le succès retentissant des différentes manifestations du FNDC a considérablement ébranlé le Président Alpha Condé et son clan tout en alertant la Communauté internationale et les Organisations de défense des droits de l’homme sur les dérives dictatoriales du régime guinéen.

Depuis sa dernière manifestation du 14 novembre 2019, le FNDC s’engage dans un nouveau cycle de manifestations qui ne prendra fin qu’avec la satisfaction de ses revendications à savoir : l’abandon du projet de tripatouillage de la Constitution, la libération immédiate et sans conditions des membres du FNDC et toutes les personnes arbitrairement arrêtées, et la mise sur pied d’une Commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les violations récurrentes des droits humains.

Le FNDC entreprendra des séries de manifestations qui se tiendront chaque semaine et qui mobiliseront l’ensemble de ses antennes de Conakry, de l’intérieur et de l’extérieur du pays.

D’ores et déjà, vingt-cinq préfectures réparties sur l’ensemble des régions du pays s’apprêtent à manifester au cours de cette semaine.

Les femmes du FNDC de Conakry et de plusieurs villes du pays, ont décidé de marcher le 19 novembre 2019 pour dénoncer les assassinats de leurs enfants victimes des répressions sanglantes de ces derniers temps. Les femmes de l’extérieur du pays ne sont pas en marge de la dynamique ainsi amorcée.

L’enterrement des dernières victimes de l’expédition punitive orchestrée par les forces de l’ordre dans les quartiers de Conakry et lors de la récente marche funéraire, est prévu le jeudi 21 novembre 2019.

La Coordination Nationale du FNDC appelle à son tour à une grande marche pacifique le mardi 26 novembre 2019 à Conakry, sur un itinéraire qui fera l’objet d’une large diffusion dans les heures à venir.

A cet effet, le FNDC invite toutes les populations de Conakry et de l’ensemble des villes de l’intérieur du pays à se mobiliser dans un esprit de cohésion et de solidarité pour mettre en échec le projet funeste du troisième mandat en Guinée.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 18 novembre 2019

La Coordination nationale du FNDC

Lire

Arrêt des activités de la SAG : ses employés manifestent à Siguiri

18 novembre 2019 à 8 08 39 113911

Une centaine travailleurs de la SAG ont manifesté hier, dimanche 17 novembre 2019, dans les rues de Siguiri. Ils protestaient contre l’arrêt des activités de la société, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tous vêtus de leur tenue de travail, ces employés de la société aurifère de Guinée, filiale de la compagnie Anglo Gold Ashanti, se sont rassemblés à la place des martyrs de la ville. Ils ont marché jusqu’à la devanture du bloc administratif de la préfecture en passant par le grand marché de Siguiri, protestant contre la décision de la SAG d’arrêter ses activités. Une décision qui les prive de leur travail.

« Nous marchons parce que nous sommes endeuillés. Nous sommes endeuillés parce que les activités de la société qui nous emploie, Anglo Gold Ashanti de Guinée, sont perturbées. Les partenaires ont pris la décision d’arrêter les activités, demandant aux travailleurs de rester à la maison, parce qu’ils n’arrivent plus à travailler », a déclaré Joseph Traoré, l’un des manifestants.

Ces travailleurs reconnaissent que la direction de la SAG a été bien obligée d’arrêter ses activités, en raison des perturbations que la société enregistre régulièrement. « Ces perturbations, nous en sommes tous responsables : le gouvernement, les travailleurs et les communautés. Si chacun faisait son travail, nous ne serions pas là. Si le bailleur prend son argent pour investir dans un pays, il a besoin d’être couvert par la loi. Mais si cette loi ne le couvre plus, il arrêtera ses activités », souligne monsieur Traoré.

Vendredi dernier, plusieurs habitants du district de Fatoya ont envahi des mines d’or exploitées par la SAG. Ils ont arrêté les travaux sur les lieux pour réclamer le bitumage de la route Siguiri-Fatoya par la société. Suite à cela, la direction générale de la société a diffusé un communiqué annonçant l’arrêt de ses activités dans toute la préfecture de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Guinée : Dr. Ousmane Kaba (PADES) dénonce des assassinats ciblés à Ratoma et appelle à l’union sacrée

16 novembre 2019 à 18 06 39 113911

La répression meurtrière des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat a dominé les débats ce samedi, 16 novembre 2019, au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Dr Ousmane Kaba, le président de cette formation politique, a dénoncé les agissements du pouvoir Alpha Condé qui procède à des assassinats ciblés pour saborder le FNDC en vue de réduire son combat sous le prisme ethnique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un Dr Ousmane Kaba très remonté qui a pris la parole ce samedi devant ses partisans. Il a dénoncé la répression de la marche du FNDC dont son parti est membre dans la contestation du projet de 3ème mandat. « Le jeudi 14 novembre, tout le monde a vu la répression de la marche en Guinée. C’est le lieu de rendre hommage à tous les manifestants, de rendre hommage à tous nos leaders qui ont accepté d’aller braver les gaz lacrymogènes et qui sont prêts hier, aujourd’hui et demain à se battre pour que notre jeunesse puisse vivre dans un pays libre et prospère et dans un pays démocratique. C’est la raison pour laquelle nous condamnons avec la dernière énergie la répression qui en train de s’abattre, la dictature que notre pays est en train de connaître ».

Par ailleurs, Dr Ousmane Kaba a tiré à boulets rouges sur le pouvoir du président Alpha Condé qui procède par des assassinats ciblés dans le dessein de diviser les guinéens. Mais, prévient-il, ça ne marchera pas. « Tout le monde se rend compte que les enfants d’une communauté particulière sont visées en Guinée. Mais, c’est fait exprès, c’est pour diviser le peuple de Guinée, c’est pour que nous allions à la guerre civile. Mais, ça ne se passera pas de cette manière. Ici comme ailleurs, la Guinée restera unie. Aujourd’hui en Guinée, c’est la guerre entre le Bien et le Mal, c’est la guerre entre la démocratie et la dictature. Ils veulent nous entraîner dans une guerre ethnique, mais ils n’arriveront pas. Personne n’arrivera à diviser la Guinée, nous sommes là à veiller à cela, pour qu’on sache qu’en Guinée, nous allons résister ensemble, main dans la main, pour gagner la liberté de notre pays. Comment voulez vous que nous acceptions, 60 ans après l’indépendance, la nouvelle colonisation ? Là, c’est de là qu’il s’agit », a laissé entendre le président du PADES.

Devant ces velléités du pouvoir à détruire le FNDC, Dr Ousmane Kaba invite à l’union sacrée pour préserver notre pays des affres d’une guerre civile. « Je lance un appel à tous les partis politiques, de savoir que nous allons continuer à nous battre tous les jours, tous les guinéens, main dans la main contre la dictature. Dans une Guinée unie, nous allons nous donner la main, parce qu’ils cherchent à nous diviser, ils cherchent à ce qu’il y ait une guerre civile en Guinée, mais il n’y aura pas de guerre civile en Guinée », martèle-t-il.

Enfin, le président du PADES a dénoncé les souffrances endurées par les guinéens à cause de mauvaise gestion qui caractérise le pouvoir en place.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Tueries de manifestants en Guinée : Kalémodou accuse Alpha Condé et le Général Mathurin

16 novembre 2019 à 15 03 48 114811

Les récentes tueries de manifestants, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés au 3ème mandat pour Alpha Condé en Guinée, ont choqué les consciences. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), c’est un sentiment de colère et de révolte qui se dégage. Kalémodou Yansané, un des vice-présidents du principal parti de l’opposition, impute la responsabilité de cette tragédie au président Alpha Condé et aux autorités locales de Conakry. Il l’a annoncé ce samedi 16 novembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Kalémodou Yansané, l’appel lancé par le président Alpha Condé à l’affrontement est la conséquence du drame que traverse notre pays en ce moment, avec une vingtaine de tués par balles dans la lutte contre le 3ème mandat. « Au siège d’un parti politique, au RPG Arc-en-ciel, le président de la République a ôté son manteau pour parler comme un citoyen ordinaire, pour appeler à l’affrontement. L’affrontement a commencé et c’est lui qui en a donné le mot d’ordre, c’est lui qui a donné ordre aux militaires de tirer sur les jeunes, c’est lui qui a donné les instructions de brûler le bus, c’est lui qui a donné les instructions à Boureyma Condé d’interdire les cortèges. Il l’a dit publiquement au siège d’un parti politique, c’est le président Alpha Condé lui-même », accuse monsieur Yansané.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFDG dénonce le comportement des commis de l’Etat, préoccupés à garder leurs privilèges, en campagne pour le 3ème mandat. « Aujourd’hui, tout le gouvernement, tous les rejetés du peuple de Guinée sont entrain de mener une campagne contre le peuple de Guinée. A la tête de la campagne, le président de l’Assemblée Nationale qui a eu le courage de dire que la Constitution qui lui a permis d’être président du parlement est une constitution qui est contre le peuple de Guinée. C’est une honte pour le pays », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de la manifestation du jeudi 14 novembre 2019, soldée par la mort de 4 jeunes gens, Kalémodou Yansané en impute la responsabilité au gouverneur de Conakry et aux maires des communes. Il dénonce une agression contre le Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). « Vous avez tous constaté ce qui s’est passé le 14 novembre à Condébounyi. C’est une agression contre le FNDC. Une agression perpétrée contre le FNDC par les autorités locales de Conakry en complicité avec monsieur le gouverneur. Lui, qui est un général d’armée, qui connait parfaitement la règle en la matière, qui attend la nuit tardive pour dire vous ne passez par ici, mais par là. La première faute qui a abouti aux accrochages vient de là. Les autorités locales n’ont pas pris leurs responsabilités et ont failli à leur devoir. Il aurait dû appeler 48 heures à l’avance les organisateurs pour parler de l’itinéraire. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? J’impute la 1ère responsabilité des affrontements au gouverneur de Conakry », accuse-t-il.

En outre, le président de la séance dément les autorités sur l’origine de l’incendie d’un bus de transport en commun le 14 novembre dernier à Gbessia. « Aujourd’hui, ils passent dans tous les médias pour dire que les militants sont violents. Ils parlent d’un bidon de 20 litres qui a servi à brûler le bus. Comment quelqu’un peut-il être dans une marche avec un bidon de 20 litres d’essence sans se faire repérer par la sécurité qui est là ? Est-ce que c’est possible ça ? Peut-être qu’ils ont organisé eux-mêmes cette affaire de bus brûlé », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 9 17

Lire

Alpha Condé à N’Zérékoré : « aujourd’hui, nous avons deux Guinée »

16 novembre 2019 à 15 03 40 114011

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a animé un meeting ce samedi, 16 novembre 2019, dans la ville de N’Zérékoré où il est arrivé hier. Devant de nombreux cadres et citoyens mobilisés pour la circonstance, le chef de l’Etat guinéen a vanté les mérites de sa gouvernance, citant plusieurs actions de développement réalisées sous son règne et d’autres en perspectives dans différents secteurs de développement, a constaté le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Alpha Condé a déclaré qu’il y a deux Guinée qui contrastent aujourd’hui, faisant allusion aux partisans et aux opposants de son projet de nouvelle constitution, qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat. « Aujourd’hui, nous avons deux Guinée : la Guinée qui veut avancer, tournée vers l’avenir, et ceux qui regardent dans le rétroviseur, qui veulent revenir aux pratiques où ils dilapidaient les fonds de l’Etat pour eux et leurs familles. Voilà les deux Guinée qui contrastent… Ici, vous êtes l’incarnation de la Guinée qui veut aller de l’avant, la Guinée qui veut progresser, la Guinée de demain… Alors, laissons-les regarder dans le rétroviseur. Nous, on regarde devant », a-t-il dit avec un air de sérénité.

Et cela, malgré la contestation en cours dans le pays qui a déjà coûté la vie à une vingtaine de jeunes, tués quasiment tous par balles à l’occasion des manifestations contre un troisième mandat pour l’actuel président Alpha Condé. Cette contestation menée par le Front National pour la Défense de la Constitution, les pertes en vies humaines et autres blessés qui en résultent ne semblent nullement dissuader Alpha Condé. Le chef de l’Etat réitère son engagement à organiser le très controversé référendum constitutionnel.

« Le train de la Guinée a démarré, il y en a qui veulent arrêter ce train, mais ils perdent leur temps. La démocratie c’est quoi ? Les latins disaient Vox Populi-Vox Dei. C’est-à-dire la voix du peuple, c’est la voix de Dieu. Mais, comment peut-on être démocrate et avoir peur du suffrage universel ? Comment peut-on être démocrate et avoir peur que le peuple s’exprime ? Mais, soyez certains, personne ne m’intimidera ! Personne ne m’intimidera ! Je l’ai dit et répété, aujourd’hui encore je le dis haut et fort ici à N’Zérékoré, je ferai ce que le peuple de Guinée veut », a dit Alpha Condé.

Evoquant brièvement les cas de morts enregistrés dans les manifestations contre son projet de troisième mandat, le président de la République a accusé une fois encore ses opposants de « tirer sur les gens pour accuser nos forces armées ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Guinée : les femmes du FNDC annoncent une marche contre les tueries des manifestants

16 novembre 2019 à 14 02 05 110511
image d’archive

Une vingtaine de personnes ont été tuées en Guinée depuis le 14 octobre dernier dans les manifestations contre le projet de changement de la constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé. Très déçues de la gestion des manifestations et déterminées à maintenir la pression pour obliger le régime à respecter la loi, les femmes du FNDC annoncent une nouvelle marche à Conakry et à l’intérieur du pays.

Selon la porte-parole des femmes du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), Madame Bah Hadja Maïmouna Dialllo, la marche prévue le mardi prochain, 19 novembre 2019, partira du carrefour Bambéto pour l’héliport de Belle Vue, dans la commune de Dixinn.

Déjà, les femmes opposées au changement de la constitution guinéenne ont écrit aux deux mairies concernées (Ratoma et Dixinn) et elles ont obtenu leur « autorisation ».

A suivre !

Lire

Changement de constitution ? Alpha Condé fera « ce que le peuple veut » (discours de N’zérékoré)

16 novembre 2019 à 13 01 48 114811

Une vingtaine de personnes ont déjà été tuées, de nombreux leaders et militants du FNDC arrêtés, jugés et condamnés pour avoir appelé à manifester contre la volonté du président à changer la constitution. Ce qui lui permettrait de continuer à diriger la Guinée. Au cours d’un meeting qu’il a animé ce samedi, 16 novembre 2019, le président Alpha Condé a réitéré : « je ferai ce que le peuple veut », rapporte un reporter de Guineematin.com qui a assisté à ce meeting.

La Guinée avance peu à peu dans une crise politique. Le président de la République tient à changer la constitution, ce qui lui permettrait de faire un troisième mandat à la tête de la Guinée. Lui et son entourage battent campagne dans ce sens avec les moyens de l’Etat. Et, ceux qui sont opposés à ce projet sont empêchés de s’exprimés. Les leaders du Front national pour la défense de la constitution ont été arrêtés, jugés et condamnés. La répression des manifestations a entraîné la mort d’une vingtaine de personnes, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels. Pourtant, le président Alpha Condé n’a toujours pas dit avec certitude ce qu’il compte réellement faire.

En attendant de revenir en détail sur ce meeting, Guineematin.com vous propose un extrait du discours du président Alpha Condé :

Lire

Guinée : ce que le FNDC a dit à Ibn Chambass

15 novembre 2019 à 22 10 14 111411

Dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution ont reçu Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). La rencontre s’est déroulée au siège de la Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), a appris Guineematin.com de source généralement bien informée

Après les salutations d’usage, les émissaires du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont opté pour un langage clair et direct pour expliquer à l’émissaire onusien la genèse de la crise politique actuelle en République de Guinée. Le FNDC a rappelé ses démarches envers tous ceux qui pouvaient négocier avec le président Alpha Condé pour le dissuader de prendre ce chemin interdit en démocratie : changer la constitution pour continuer à diriger le pays. Ils sont revenus sur les lettres et audiences avec les chefs religieux, les ambassades et autres démarches préventives qui auraient permis d’éviter tout ce qui se passe actuellement en Guinée : dégâts humains et matériels, emprisonnement, etc.

S’exprimant sur son intransigeante et farouche opposition à un changement de la Constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC a expliqué à Ibn Chambass que ce n’est pas du tout un problème de personne, c’est un problème de principe et du respect de la loi suprême du pays. Revenant sur les intangibilités constitutionnelles qu’ils défendent à tout prix, les dirigeants du FNDC ont demandé au chef du bureau UNOWAS s’il peut trouver normal qu’il y ait par exemple un débat en Guinée sur la laïcité ou la forme républicaine de l’Etat. Après la réponse négative de l’émissaire onusien, les défenseurs de la Constitution guinéenne ont alors précisé que la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels en Guinée sont soumises au même verrou légal !

Concernant les appels au dialogue, le FNDC a expliqué au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel que même si son différend avec le pouvoir pouvait trouver sa solution dans un dialogue, les leaders du mouvement, qui seraient dans ce cas les interlocuteurs du pouvoir, sont en prison.

Par ailleurs, les responsables du FNDC ont rappelé qu’il y a eu de nombreux jeunes tués suite aux appels à manifestation. Ce qui fait qu’ils ne peuvent plus reculer au risque de trahir ces derniers. Ainsi, hormis la libération des leaders et manifestants emprisonnés, il faudra nécessairement que le président Alpha Condé renonce à son projet et qu’il s’engage à respecter la constitution.

Enfin, toujours direct dans sa communication, le FNDC a clairement dit avoir rencontré Ibn Chambas puisqu’il l’a souhaité. Sinon, les défenseurs de la constitution ont dit ne rien espérer de lui, encore moins de la CEDEAO d’ailleurs. « Nous comptons sur le peuple de Guinée pour lequel nous nous battons. Et, l’alternance doit être arrachée à Alpha Condé, parce que c’est lui-même qui avait vendu ce rêve aux Guinéens », ont-ils indiqué.

On apprend même que Mohamed Ibn Chambas, qui a rencontré le président Alpha Condé hier, devrait rentrer demain, sans même avoir réussi à faire libérer Abdourahmane Sanoh et Cie. De même qu’il n’a pas pu influencer le président Alpha Condé qui l’a laissé ici ce vendredi pour aller avec l’hélico présidentiel battre campagne à N’zérékoré pour la nouvelle constitution qui lui permettrait d’avoir un troisième mandat à la tête de la Guinée, alors que ceux qui veulent manifester sont pourchassés par le pouvoir, emprisonnés et d’autres tués. Finalement, la présence d’Ibn Chambass a-t-elle apporté un tant soit peu à notre pays ? Que dira-t-il des quatre jeunes tués (hier et aujourd’hui) en sa présence à Conakry ?

A suivre !

Lire

Guinée : Alpha Condé déjà à N’zérékoré ! La presse privée écartée…

15 novembre 2019 à 16 04 45 114511
Le président Alpha Condé à son arrivée à N’zérékoré ce vendredi, 15 novembre 2019

Le président Alpha Condé est arrivé à N’zérékoré dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019. Son hélicoptère s’est posé à l’aérodrome situé en périphérie de la ville, loin des regards de la presse privée, avant qu’il se rende à la villa Syli. Un meeting est annoncé demain samedi dans la commune urbaine, qui accueille de nombreuses personnalités de l’administration publique pour la circonstance, a appris Guineematin.com à travers ses reporters.

Selon nos informations, le président Alpha Condé est arrivé dans la capitale de la Guinée Forestière en compagnie de Malick Sankhon, directeur de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS).

Après avoir brillé par son absence à Kissidougou, Gueckédou et Macenta où il était annoncé, le chef de l’Etat devrait s’adresser à ses partisans qui trépignent d’impatience. On note la présence de nombreux cadres venus participer à la fête : Papa Koly Kourouma (Ministre de l’Hydraulique), Rémy Lamah (nouveau ministre de la Santé), Frédéric Loua (ministre de la pêche), Christine Sagno (ANAFIC), Aissatou Béla Diallo (service de com. de la présidence) et bien d’autres.

Les élèves sont invités par la direction préfectorale de l’éducation à bouder les cours pour venir assister à la fête. Il en est de même pour les vendeurs et autres marchands qui ont reçu des instructions à ce sujet de la part de la chambre du commerce locale.

Cette visite intervient à un moment où le débat fait rage entre pro et anti nouvelle constitution, avec une vingtaine de morts déjà enregistrée à travers le pays.

Nous y reviendrons !

Alpha Kanso avec Foromo Loua pour Guineematin.com

Lire

Urgent : décès de Mouctar Diallo, lycéen blessé ce matin à Hamdallaye

15 novembre 2019 à 12 12 14 111411

C’est le quatrième jeune tué suite à la dispersion de la marche du Front national pour la défense de la Constitution hier, jeudi 14 novembre 2019, à Conakry. Selon monsieur Alhassane Diallo, père du défunt, joint au téléphone par Guineematin.com, son fils aîné a rendu l’âme à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé.

Un peu plutôt, monsieur Yantoulaye Diallo, communément appelé Bappa Yantoulaye, chef du secteur 2 de Hamdallaye 1, expliquait au téléphone de Guineematin.com que le jeune lycéen revenait de l’école quand il a été blessé par balle par des agents des forces de l’ordre.

Le chef du secteur (qui a lui-même un de ses enfants blessés hier par balle) a indiqué que c’est ce matin, vers 8 heures 30 que ce lycéen a été blessé près de la station « Nana Telico », face à son école (lycée Elhadj Baïlo) qu’il quittait comme tous les autres élèves pour rentrer à la maison, justement à cause des troubles.

Originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba, Mouctar Diallo aurait rendu l’âme à l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé où il avait été conduit pour des soins intensifs après sa blessure par balle. Il avait 19 ans.

Paix à son âme, amine !

A rappeler que le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui organisait hier l’acte quatre de ses manifestations à Conakry, réclame la libération de ses leaders et militants emprisonnés et le renoncement du président Alpha Condé à son projet de nouvelle constitution qui lui donnerait la possibilité de faire un troisième mandat. Mais, peu après leur départ du rond point de l’aéroport, les marcheurs ont été dispersés par les forces de sécurité qui les accusent d’avoir voulu violer l’itinéraire autorisé par le Gouvernement. Cette dispersion entraînera plusieurs dégâts dont quatre morts : Alpha Souleymane Diallo (16 ans et originaire de Téliré, dans la préfecture de Mali), Abdourahamane Diallo (19 ans, originaire de Mitty, préfecture de Dalaba), Amadou Oury Barry (32 ans, originaire de Maréla (préfecture de Faranah), et Mouctar Diallo (19 ans, originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba).

Malheureusement, dans certaines familles, on a été obligé de délocaliser la cérémonie de présentation des condoléances à cause des risques sécuritaires.

A suivre !

Lire

3ème cas de décès ce jeudi : Amadou Oury Barry (témoignages)

15 novembre 2019 à 7 07 16 111611
Amadou Oury Barry, 3ème cas de décès ce jeudi 14 novembre

Suite à la dispersion de la marche du front national pour la défense de la Constitution (FNDC), trois jeunes guinéens ont été tués et plusieurs autres blessés dans la soirée d’hier, jeudi 14 novembre 2019, a appris Guineematin.com des familles des victimes.

Après Alpha Souleymane Diallo (16 ans et originaire de Téliré, dans la préfecture de Mali) et Abdourahamane Diallo (19 ans, originaire de Mitty, préfecture de Dalaba), on apprend la mort d’un autre jeune, Amadou Oury Barry, 32 ans, originaire de Maréla (préfecture de Faranah).

Trouvé à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, les parents et amis de Barry Amadou Oury ont dit à un reporter de Guineemtin.com que la victime a été blessé par balle par des agents des forces de l’ordre, alors qu’il était enfermé dans une boutique à Koloma. Conduit dans une clinique située à Bomboli, Oumar sera finalement transféré à l’hôpital sino-guinéen où il a rendu l’âme.

Paix à son âme, amine !

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui organisait hier l’acte quatre de ses manifestations à Conakry, réclame la libération de ses leaders et militants emprisonnés et le renoncement du président Alpha Condé à son projet de nouvelle constitution qui lui donnerait la possibilité de faire un troisième mandat. Mais, peu après leur départ, les marcheurs ont été dispersés par les forces de sécurité qui les accusent d’avoir voulu violer l’itinéraire autorisé par le Gouvernement. Cette dispersion entraînera plusieurs dégâts dont trois morts et plusieurs blessés.

En attendant de revenir sur cette marche dispersée, Guineematin.com vous propose, ci-dessous et en vidéo, les témoignages du jeune frère et de l’ami de feu Amadou Oury Barry :

Lire

Manif du FNDC à Dalaba : « on n’a pas d’argent pour payer les gens, ils sont sortis avec conviction »

14 novembre 2019 à 19 07 33 113311

Les manifestations initiées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé se poursuivent à travers le pays. Si à Conakry la marche pacifique a été dispersée par les forces de l’ordre ce jeudi, 14 novembre 2019, elle s’est déroulée sans incident dans la ville de Dalaba, en Moyenne Guinée. La manifestation a provoqué la paralysie des activités dan la commune urbaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les boutiques et magasins sont restés fermés ce jeudi à Dalaba. Toutes les couches socioprofessionnelles ont pris part à la marche organisée par l’antenne locale du FNDC. Les manifestants, massivement mobilisés, ont fait le tour de la ville. Ils ont scandé des slogans au 3ème mandat, au projet de nouvelle Constitution et au président Alpha Condé.

Après avoir arpenté les artères de la ville, les manifestants ont tenu des discours à la tribune de la mairie. Selon Bachir Bah, membre du bureau fédéral de l’UFDG Dalaba, point focal dudit parti de la fédération FNDC, a dit sa satisfaction face à cette forte mobilisation. « Nous sommes sortis aujourd’hui encore pour protester contre le tripatouillage de la constitution guinéenne. Quand Dalaba dit Oui, c’est Oui ; et quand Dalaba dit Non, c’est Non. Dalaba est à sa sixième marche aujourd’hui. Les six marches convoquées, Dalaba a répondu à toutes ces marches. A Dalaba ici nous, on n’a pas d’argent pour payer les gens. Les gens sont sortis avec conviction. Et vous voyez comment les manifestants sont heureux de sortir pour répondre à l’appel du FNDC », a-t-il fait remarquer.

Pour le coordinateur du FNDC à Dalaba, Docteur Saada Sow, les citoyens de Dalaba ne seront jamais favorables au 3ème mandat. « Nous manifestons pour dire Non à Alpha Condé, Non au tripatouillage de la constitution et Non au 3eme mandat. Dalaba n’est pas pour le 3ème mandat et les gens de Dalaba ne seront jamais pour le 3ème mandat », a lancé Dr Sow.

Dans la même lancée, Elhadj Tidiane Bah, le secrétaire fédéral de l’UFDG, a dénoncé les maux causés par le régime Alpha Condé avant de demander son départ. « Que Dieu nous sépare d’Alpha Condé. Ils nous ont tués, ils nous ont frappés, ils nous ont emprisonnés, ils ont détruit nos maisons, ils nous ont délogés. Rien ne nous reste dans ce régime d’Alpha Condé, sauf son départ », a-t-il martelé devant une foule compacte de manifestants.

Le FNDC en a profité pour annoncer une marche des femmes le mardi prochain, 19 novembre 2019.

De Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 927/654 416 922

Lire

Marche perturbée à Conakry : le Gouvernement annonce un mort et plusieurs blessés (Communiqué)

14 novembre 2019 à 18 06 40 114011

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 – MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019 : SITUATION A 18 HEURES

Conakry 14 Novembre 2019 – suite à la dispersion de la manifestation du FNDC au rond-point de Gbessia Kondébounyi pour le non-respect de l’itinéraire autorisé, des échauffourées ont été enregistrées entre manifestants et forces de l’ordre notamment à Bambéto et sur la transversale No1.

Malheureusement, il est à déplorer un dépôt de corps à l’hôpital de l’Amitié SINO Guinéen. Les premières investigations indiquent qu’il s’agit de Monsieur Alpha Souleymane DIALLO, touché au niveau de la poitrine au quartier Concasseur par un projectile.

Des cas de blessés, dont trois policiers et des dégâts matériels sont également à signaler.

Par ailleurs, la Brigade de la Gendarmerie de Dabondi-rails et plusieurs P.A. ont été attaqués par des manifestants.

L’enquête sur le cas de mort et les autres incidents enregistrés a été immédiatement confiée à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Au nom du Gouvernement, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lire

Marche du FNDC : au moins deux journalistes violentés

14 novembre 2019 à 17 05 45 114511
Mamadou Diwo Bah du site LoupeGuinee.com

Les violences qui ont émaillé la marche du FNDC de ce jeudi, 14 novembre 2019, n’ont pas épargné les journaliste. Alors qu’ils couvraient cette manifestation, plusieurs confrères ont inhalé le gaz lacrymogène lancé sur les marcheurs et au moins un d’entre eux a été agressé par des gendarmes. Mademoiselle Mamadou Diwo Bah et Alhassane Fofana, reporters respectivement des sites LoupeGuinee.com et MosaiqueGuinee.com ont perdu connaissance sur le terrain.

La journaliste du site LoupeGuinee, qui avait perdu conscience, n’a toujours pas parlé. Selon le Directeur du site, joint au téléphone par Guineematin.com, Mamadou Diwo Bah a inhalé une importante quantité de gaz lacrymogène. Ayant perdu conscience, elle est tombée et a été piétinée par des personnes qui cherchaient à fuir les agents de la sécurité et le gaz lacrymogène. C’est finalement Ibrahima Kallo du PEDN et un jeune du FNDC qui viendront au secours de la pauvre journaliste. Ils la transporteront à la clinique Jams Fritz Foster de Bambéto où elle s’est réveillée. Mais, selon son directeur, la journaliste n’a toujours pas parlé…

Alhassane Fofana du site MosaiqueGuinee

Pour sa part, Alhassane Fofana a repris ses esprits et a expliqué à Guineelatin.com sa mésaventure. « J’étais dans le cortège de Sidya Touré. On a quitté ensemble son domicile pour aller à l’aéroport où devait démarrer la marche. On est partis jusqu’au nous trouver à ce niveau. Il était question maintenant de voir s’ils devaient continuer sur l’autoroute ou alors rebrousser chemin. C’est là qu’on a entendu des tirs de gaz lacrymogènes et puis on a vu des gendarmes venir vers nous. Les manifestants ont été dispersés et chacun s’est enfui.

Moi, j’étais à bord d’un pick-up avec d’autres confrères, on est descendus du véhicule pour essayer de nous enfuir aussi. Mais, il s’est trouvé que moi j’étais déjà quasiment étouffé par le gaz lacrymogène et je ne pouvais pas courir. C’est ainsi qu’un gendarme m’a terrassé, je suis tombé. Il m’a giflé puis m’a donné un coup violent au niveau de la cuisse. D’autres gendarmes sont venus s’ajouter à lui pour me battre à l’aide de matraques.

Ils ont retiré mon téléphone X Camon 11 et m’ont abandonné dans un état d’inconscience. C’est une dame qui est venue me déverser de l’eau dessus et je me suis retrouvé pour rentrer », a témoigné Alhassane Fofana.

Les journalistes sont régulièrement victimes d’agressions et de violences à l’occasion des manifestations politiques en Guinée. Ces actes perpétrés non seulement par certains manifestants mais aussi par des agents des forces de l’ordre ne sont jamais punis.

Alpha Fafafa Diallo et Fatouma Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Conseil des ministres : le Gouvernement guinéen s’oppose au rapport d’Amnesty International (Communiqué)

14 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Au moment où les défenseurs de la Constitution guinéenne prenaient d’assaut les rues de Conakry et de certaines villes de l’intérieur pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour rester à vie à la tête de la Guinée, le Gouvernement était en conseil. Et, comme on pouvait s’y attendre, le président Alpha Condé et ses ministres n’ont pas aimé le rapport d’Amnesty International qui dénonce les innombrables violations des droits humains, les tueries de manifestants et qui s’inquiète du climat politique qui se dégrade.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le compte rendu intégral du conseil des ministres :

COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI, 14 NOVEMBRE 2019

Conakry, le 14 Novembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 novembre 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LASESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 12 NOVEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a informé le Conseil de la signature à Tokyo de l’accord de financement et de construction du pont sur la Soumba, dans la préfecture de Dubréka. Il a aussi confirmé l’évolution favorable des négociations autour de la reconstruction du pont de Faranah.

Le Chef de l’Etat s’est félicité du dénouement des procédures d’adjudication des concessions minières relatives aux gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 du Simandou par le biais d’un appel d’offres international dont la transparence et la régularité ont été reconnues par tous les soumissionnaires.

Le Président de la République a apprécié le lancement effectif de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI) tout en rappelant la nécessité de ne pas confondre les prérogatives de cette nouvelle structure avec les tâches dévolues aux différentes régies financières de l’Etat comme les services des Douanes et des impôts.

Le Chef de l’Etat a instruit les départements concernés et en particulier le Ministère des Hydrocarbures, d’accélérer les démarches visant la réalisationd’un nouveau dépôt d’hydrocarbures de grande capacité et présentant toutes les garanties au plan sécuritaire et environnemental. Il a apprécié le niveau de mobilisation des ressourcesnécessaires au financement de cet important projet tout en insistant sur le fait que toute participation éventuelle de l’Etat au capital de la société de construction et d’exploitation doit être financée à partir d’éléments de la structure des prix des produits pétroliers pour éviter tout prélèvement sur le budget de l’Etat.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel tenue le mardi12 novembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travailqui a présenté une communication relative aux modalités de fonctionnement des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM).
Le ministre a expliqué que dans le cadre du renforcement du secteur de la formation technique et professionnelle au profit des jeunes guinéens, le gouvernement guinéen a mené une opération de promotion auprès des pays amis et autres partenaires techniques et financiers, aux fins de mettre en place un vaste projet de construction et d’équipement d’écoles d’un type nouveau que sont les Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM). Selon le Ministre, c’est ainsi qu’ont été obtenus les financements de :

  • Quatre (4) ERAM déjà réalisées à Boké, Labé, Siguiri et N’Nzérékoré, par le Fonds saoudien de développement(FSD),
  • Quatre autres par la Banque islamique de développement (BID) dont deux (2) sont en construction à Dabola et Coyah et deux (2) en projet à Kindia et Mamou.

Le Ministre a abordé le volet concernant le niveau d’exécution des travaux de construction et d’équipement des 4 ERAM (Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré). A ce niveau il a indiqué que le coût global du projet est de 26,5 millions USD financé par le Fonds Saoudien de Développement (FSD) à hauteur de 90.000.000 de Riyals Saoudiens soit 24.000.000 de dollars américains et par la contrepartie guinéenne pour un montant de 2.500.000 USD. A date, les travaux de construction sont achevés sur les 4 sites et les réceptions provisoires prononcées depuis les mois de Mai à Novembre 2018.

Il a rappelé que le montant engagé dans les travaux de construction a difficilement supporté les coûts des travaux de génie civil, mettant ainsi le projet face à des travaux supplémentaires non contractuels mais indispensables pour des raisons de stabilité et de bon fonctionnement des ouvrages. Ces travaux supplémentaires nécessaires ont été conséquemment attestés par le Bureau de supervision des projets.

En abordant le volet équipement, le Ministre a indiqué que les marchés ont été attribués à deux fournisseurs et que les contrats sont approuvés et les demandes de retrait de fonds (DRF) concernant l’avance de démarrage (20%) et les règlements de lettre de crédit 70% sont parvenus au FSD depuis le 02 juin 2019.

En abordant le Projet de construction et d’équipement des 2 ERAM (Coyah et Dabola), le Ministre a rappelé le montant total du projet qui s’élève à 28 560 000 USD financé par la BID pour 25 000 000 USD et 3 560 000 USD par le Gouvernement Guinéen.

Au niveau de l’exécution des travaux, le Ministre a expliqué ce qui suit :

Le niveau d’exécution physique des travaux de génie civil est de 85% et le retard s’explique par les facteurs suivants :

§ Augmentation du domaine du site de l’ERAM de Coyah qui a nécessité une étude supplémentaire de redistribution des ouvrages sur le site ;

§ Le retard dans le lancement des travaux eu égard à la signature tardive du contrat du cabinet de supervision par rapport à celui de l’entreprise en charge de la construction ;

§ Le retard de la notification de l’avis de non-objection des travaux supplémentaires des deux ERAM.

Concernant leniveau d’exécution financière, il l’a estimé à un taux de 78,31%.

Pour les équipements, le Ministre a rappelé qu’à date le dossier d’appel d’offres(DAO) relatif aux équipements des infrastructures validées par l’ensemble des intervenants du côté du gouvernement, attend depuis Mai 2019 un avis de non objection de la BID après transmission.

En conclusion,

  1. Les ERAM de Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré ne pourront recevoir les étudiants qu’en octobre 2020, et cela après l’achèvement des travaux complémentaires, l’installation des équipements et la formation des formateurs sur les équipements.
  2. Il en est de même pour les ERAM de Dabola et Coyah, qui sont en construction.

Selon le Ministre, le montant total du projet de construction et d’équipements des ERAM de Mamou et Kindia est de 31.610.000 USD financés par la BID et le Gouvernement Guinéen.

A ce jour, la BID a assuré la prise en charge de ce projet dans son Plan de financement 2020 des projets de la Guinée. L’Etude de faisabilité et le DAO sont déjà disponibles.

Les débats qui ont résulté de cette communication ont mis un accent particulier sur des faiblesses notoires qui affectent globalement les capacités d’absorption des financements extérieur par les ministères sectoriels. Il s’agit des faiblesses caractérisant l’unité de gestion des projets, celles liées à la maitrise des règles et procédures des bailleurs de fonds par les départements ministériels et la qualité des documents soumis aux partenaires techniques et financiers.

Pour corriger ces faiblesses, le conseil a :

a- Invité le Ministère de l’Economie et des Finances, Le Ministère du Plan et du Développement Economique et L’ACGP à organiser une concertation pour une meilleure compréhension des règles et procédures des partenaires au développement, d’une part, et à mettre en place une structure pérenne et simplifiée pour soutenir la gestion et le fonctionnement de tous les projets ;

b- Instruit le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Plan et du Développement Economique, le Ministère du Budget à déterminer le coût budgétaire de mise en route des quatre (4) ERAM qui ont déjà fait l’objet de réception provisoire en 2018. De façon impérative, ces 4 ERAM doivent être rendues fonctionnelles en septembre 2020 pour recevoir les premiers étudiants ;

Le Conseil, après avoir pris acte de l’engagement de MPDE à mobiliser de l’expertise pour appuyer le METFPET a donné son quitus à la communication relative aux modalités de fonctionnement des ERAM.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis une communication relative à la célébration de la journée internationale des personnes handicapées.

La communication de la Ministre a commencé par un rappel de la Résolution 47/3 adoptée par les Nations Unies en octobre 1992, par laquelle la date du 03 décembre de chaque année a été proclamée comme Journée internationale des personnes handicapées dans le monde entier. Selon La Ministre, la célébration de cette journée est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile de nos frères et sœurs porteurs de déficience afin de promouvoir leurs droits et leur bien-être.

Les études et recherches prouvent sans détour que ces personnes rencontrent beaucoup de difficultés dans leur existence quotidienne. Ces difficultés, dues pour la plupart au non-respect de leurs droits fondamentaux et à la nature spécifique de leur statut physique, ont trait entre autres aux préjugés et attitudes négatives de la société, au faible accès aux services sociaux de base ou encore à la législation générale qui n’intègre pas suffisamment la spécificité du handicap ainsi qu’à la faiblesse des allocations budgétaires au secteur.

Concernant l’inauguration du Centre d’Apprentissage de Métiers pour Personnes Handicapées à la Cité de Solidarité, la Ministre a rappelé que, construite en 1978, la Cité de Solidarité avait eu pour mission de recevoir les personnes handicapées afin de les nourrir, loger, vêtir, soigner, alphabétiser, rééduquer et assurer leur formation professionnelle.

Mais tirant les leçons de l’expérience vécue dans le fonctionnement de ce centre et surtout de la non opérationnalisation du secteur de la formation professionnelle, on se rend compte de la nécessité d’une réorientation de son profil. L’avènement de la 3e République a permis de lancer les travaux de réhabilitation de cet établissement en vue d’assurer l’autonomisation si chère au Président de la République. A ce jour, un bloc prévu pour l’apprentissage de métiers est opérationnel. Grâce à l’appui du PNUD-Guinée, des ateliers en faveur de six filières sont installés et équipés : Saponification, Bambou-Rotin, Couture, Cordonnerie, Teinture et Chaudronnerie. Des formateurs ont bénéficié de séances de perfectionnement en Guinée et dans la sous-région.

La Ministre a indiqué que son Département sera très honoré de placer l’inauguration de ce bloc, sous la présidence du Chef de l’Etat, le 03 décembre 2019. L’occasion sera également mise à profit pour effectuer la remise d’équipements à une dizaine d’associations ou de PME qui s’investissent dans l’autonomisation des Personnes handicapées.

Pour le lancement du Programme National d’Inclusion et d’Autonomisation des Personnes handicapées (PNIAPH), la Ministre a rappelé que fort de l’engagement du Gouvernement, le MASPFE a sollicité à partir de 2017 l’accompagnement du PNUD.

La Ministre a soutenu qu’avec ses six axes d’intervention que sont la Gouvernance et le renforcement institutionnel (i); l’Autonomisation et la réduction de la dépendance (ii); le Renforcement de l’accès des personnes handicapées à l’information et à la communication (iii); la Promotion de l’éducation inclusive et de la formation professionnelle des personnes handicapées (iv) ; le Développement des activités artistiques, culturelles, sportives et de loisir pour les personnes handicapées (v) et enfin la Recherche et les Statistiques (vi), le PNIAPH se veut être le cadre de référence des interventions dans le domaine du handicap.

La Ministre a exprimé également son intime conviction que ce programme favorisera, à moyen terme, l’amélioration des conditions d’existence de milliers de Personnes handicapées du pays.

Compte tenu du caractère très sensible de cette couche sociale vulnérable, le Conseil a apporté son soutien à Madame La Ministre dans la mobilisation des ressources pour célébration de la journée internationale des personnes handicapées prévues le 03 décembre 2019 à Conakry.

Le Ministre du Commerce qui a présenté une communication relative au projet des Plateformes du commerce électronique en Afrique, initié par l’Union Africaine en partenariat avec le Groupe Africain du Commerce Electronique (AeTrade).

La communication du Ministre du Commerce avait pour objet d’éclairer le Gouvernement sur le projet de mise en place dans les Etats membres des cinq (5) régions du continent africain, du siège ou de l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

Le Ministre a présenté son projet en plusieurs points :

  1. OBJECTIFS

Abordant les objectifs, le Ministre a indiqué que le partenariat de l’UA avec AeTrade vise à :

  • Pallier les insuffisances majeures en matière de TIC et de commerce électronique à plus grande échelle en Afrique grâce à la mobilisation d’appui en faveur des PME ;
  • Fournir des solutions TIC aux questions de gouvernance, de politique commerciale et industrielle, de cadre réglementaire de l’Economie Numérique et d’infrastructures y afférentes.
  1. BREVE DESCRIPTION DU PROJET

Dans la présentation de son projet, le Ministre a expliqué que AeTrade est un fournisseur de plateforme de commerce électronique visant à travailler en étroite collaboration avec la CUA, afin de fournir sur demande des Etats membres, des services dans un certain nombre de domaine dont entre autres :

  1. LES AVANTAGES ESCOMPTES DU PROJET

Selon le Ministre qui s’est appuyé que les estimations du Groupe, le projet appuiera 600.000 PME pouvant générer jusqu’à 22 millions d’emplois durant les quatre (4) premières années de la mise en œuvre de sa première phase. Sur une période de 15 ans, la plateforme facilitera la création de 5 millions de PME et la création de 80 à 125 millions nouveaux emplois sur le continent dont 30.000 emplois potentiels dans le pays où le siège sera finalement installé.

La mise en place du projet favorisera également :

  • La gestion des infrastructures transfrontalières pour faciliter le commerce électronique en Afrique (télécommunications, aéroports, routes, ports, voies ferrées, notamment le train à grande vitesse) ;
  • La gestion des Zones économiques spéciales transfrontières pour la fabrication de produits spécifiques destinés au marché continental et au-delà ;
  • La gestion des corridors économiques transfrontaliers qui sont essentiels pour le transit de biens et de services sur le continent, conscient des mécanismes de sécurité et de collaboration entre les Etats membres de l’UA.
  • Les avantages liés à l’échange d’informations commerciales – le genre, répartition sectorielle ;
  • La capacité d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063.

Il a ensuite soutenu que c’est dans le souci d’être en phase avec la volonté politique sans cesse réitéré par Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, Chef de l’Etat, de voir notre pays bénéficier pleinement de la quatrième révolution industrielle, matérialisée par les NTICs, que son Département en collaboration avec le Ministère des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, avait au nom du Gouvernement, exprimé à l’Union Africaine en janvier 2019, l’intérêt de notre pays à abriter le siège et/ou l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

La soumission de la manifestation d’intérêt a eu pour effet, la conduite par les experts du Groupe AeTrade, d’une mission d’évaluation sur le terrain, du 9 au 10 mai 2019, à Conakry.

Au terme de cette mission, soutient le Ministre, le projet de rapport envoyé par les experts a été partagé avec les départements et structures concernés par le projet.

Le Ministre a informé le Conseil avoir reçu, le 21 juin 2019, une lettre de félicitations du PDG du Groupe AeTrade, suite à la sélection de notre pays pour abriter le bureau régional Afrique de l’Ouest des plateformes à l’issue d’un examen minutieux des dossiers de candidatures et l’approbation par le Conseil d’Administration du Groupe, des recommandations formulées à cet effet par ce dernier.

Cette décision a été rendue publique lors du 12ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Niamey, le 7 juillet 2019, et notre pays a été officiellement informé de cette décision par l’Union Africaine.

Depuis, les points des ministères du Commerce et des Postes et Télécommunications sont restés permanemment en contact avec le Groupe AeTrade afin de faire avancer le processus de lancement des activités du projet.

Le Ministre a ainsi rappelé que le 20 octobre 2019, le Groupe a envoyé à notre pays, un projet de programme de travail en vue de la signature de l’accord de siège et du lancement de la plateforme.

C’est à ce titre que qu’il a partagé avec le Conseil, le Projet de programme amendé par les points focaux du projet, pour examen et adoption.

Il a enfin sollicité, encore une fois, l’implication et le soutien de l’équipe Gouvernementale pour la concrétisation et la réussite de ce projet, créateur d’emploi, dans notre pays.

Le Conseil a salué les efforts remarquables des Ministres en charge du commerce et de l’économie numérique qui ont abouti au choix de la Guinée pour abriter le siège des plateformes de commerce électronique en Afrique. Le Conseil soutient que cette démarche s’inscrit en droite ligne dans la vision de SEM le Président de la République en matière d’intégration régionale et de bénéfice de la 4ème révolution industrielle matérialisée par les TICs.

Le Conseil, après avoir examiné l’ensemble des conditions et avantages requis liés à ce projet, a donné son approbation pour la construction du siège de la plateforme ouest-africaine de commerce électronique à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historiquea informé le Conseil, qu’après avoir fait l’honneur à notre pays de présider la zone A de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines de Football (UFOA), cette institution Ouest-africaine de Football, organise le tournoi U20, du 24 novembre au 08 décembre 2019 à Conakry (Stade du 28 septembre et de Nongo), sous le Haut Patronage de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, son Département sollicite :

  1. Le dégagement des abords immédiats du Stade de Nongo, des garages et autres kiosques, par le Ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ;
  2. Le choix du nom de baptême du Stade de Nongo par Monsieur le Président de la République.

D’autre part, il a indiqué que du 20 au 23 novembre 2019 aura lieu à Kankan, la phase finale de la 2ème Edition de la Compétition de Football dotée du trophée de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, la jeunesse de Kankan fière de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE, décide d’organiser un grand carnaval de soutien aux actions et idéaux du Chef de l’Etat.

Il sollicite la présence de tous les membres du Gouvernement ressortissants de la région à Kankan.

Enfin, il a signalé que la 2ème Edition du Tour Cycliste International de Guinée prendra le départ le 27 novembre 2019 à Kissidougou. L’arrivée du Tour est prévue le 1er décembre 2019 à Conakry, sous la présidence d’honneur de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale et le Ministre de la Justice Garde des Sceaux sont intervenus pour donner au Conseil des informations avérées mettant en cause des faits d’atteintes aux droits de l’homme ainsi que les conclusions contenues dans le rapport de l’ONG AMNESTY INTERNATIONAL. Ce rapport alternatif qui voudrait contredire celui élaboré par les autorités guinéennes pour être présenté à l’Examen Périodique Universel (EPU) présente ainsi des faits insuffisamment vérifiés et recoupés et passe volontairement sous silence les efforts et les progrès significatifs réalisés dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’amélioration de la conduite des forces de sécurité dans les opérations de maintien d’ordre. Amnesty International n’évoque pas les difficultés particulières qui compliquent les procédures judiciaires comme la nature violente et chaotique de certaines manifestations, le désordre immédiat de la scène de crime et le manque de confiance entre certaines populations et le personnel d’application de la Loi. L’ONG en n’évoquant que superficiellement les efforts fournis dans le cadre légal et règlementaire (adoption d’un nouveau Code pénal, casernement des militaires, utilisation formelle du matériel conventionnel de maintien d’ordre, fouille des policiers et gendarmes avant toute opération pour s’assurer du non port d’armes létales, etc…) voudrait accréditer l’idée d’un manque total de volonté politique de la part des autorités pour améliorer la situation des Droits humains en Guinée. Le Conseil a invité les ministres concernés à organiser régulièrement des rencontres avec les médias à l’effet de présenter à l’opinion la situation réelle qui prévaut dans le pays

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lire