Les États-Unis condamnent les arrestations d’opposants en Guinée : la joie de Sékou Koundouno du FNDC

22 juillet 2021 à 9 09 13 07137
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

L’Ambassade des États-Unis d’Amérique vient de publier une déclaration relative aux arrestations d’opposants en Guinée. Cette déclaration qui pose un constat des plus objectifs de la situation de la liberté d’expression en Guinée en particulier vient renforcer les combattants pro-démocratie dans leur bataille contre la dictature de Alpha Condé.

Dans le cas des détenus politiques, il est important aujourd’hui de soutenir l’idée de la tenue d’un procès dans les meilleurs délais. Mais il est clair que le dictateur ne veut pas d’un procès. Il cherche tout simplement garder les otages pour les libérer quand il veut. Il espère ainsi obtenir un satisfecit de la communauté internationale. Au fond, le dossier concernant ces détenus est devenu encombrant tellement il est léger. Alpha Condé sait qu’un procès relatif à ce dossier sera l’occasion rêvée pour les détenus et leurs avocats de faire le procès d’un appareil judiciaire totalement dévoyé et d’un régime criminel. Le procès risque donc de se transformer en procès d’un régime que l’écrasante majorité des Guinéens rejette. 

Par ailleurs, il est illusoire de penser qu’avec cette justice dont la télécommande se trouve entre les mains, il pourra y avoir un procès équitable pour les détenus. C’est pourquoi, il vaut mieux continuer à exercer des pressions sur Alpha Condé afin que tous les détenus soient libérés sans condition.

Quand Alpha Condé parle d’indépendance de la justice, il donne tout simplement la preuve que cette justice est devenue un instrument qu’il manie et manipule à sa guise. Sinon, dans un passé très récent, il méprisait cette même justice avec les mêmes acteurs.

L’indépendance de la justice en Guinée n’a aucun sens. On n’en a avait voulu à Lansana Conté d’avoir déclaré « la justice, c’est moi ». Alpha Condé fait pire.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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Cellou Dalein sur la reprise des manifestations : « on ne va pas renoncer à ce droit constitutionnel »

14 juillet 2021 à 20 08 31 07317

Malgré les critiques qui ont suivi la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue, Cellou Dalein Diallo ne semble pas prêt à faire marche arrière. Le leader du principal parti d’opposition du pays se montre ferme sur la question, annonçant qu’il ne va pas renoncer au droit de manifester qui est consacré par la constitution guinéenne. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée avec ses alliés de l’ANAD ce mercredi, 14 juillet 2021.

Le président de l’UFDG a tout d’abord répondu à ceux qui ont critiqué la décision de son parti de reprendre prochainement ses manifestations, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Il se dit inquiet de constater que certains Guinéens s’opposent désormais systématiquement à toute manifestation de rue, qui est pourtant un droit constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Manifester dans les rues et sur les lieux publics est un droit constitutionnel. Tuer un manifestant est un crime imprescriptible. Alors, si on est d’accord sur ça, la question qu’il faut se poser, c’est comment respecter la constitution. Respecter la vie humaine tout en respectant la constitution.  Nous avons organisé ici plusieurs manifestations sans qu’il n’y ait des victimes. Mais, ça gêne Alpha de voir une manifestation réussie. Parce que lorsqu’on voit un million de personnes dans les rues pour protester contre la mauvaise gouvernance, quelle que soit la nature de la manifestation, ça le gêne. Et il se dit que pour mettre un terme aux manifestations, il faut tuer pour décourager les manifestants. Est-ce que c’est normal de tuer un manifestant ? Non ! C’est un crime imprescriptible. Mais aujourd’hui, la manifestation, bien que prescrite dans la constitution, est considérée comme un acte de violence. Non ! La violence vient du pouvoir. Parce que la réussite d’une manifestation gêne Alpha », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Il ajoute que c’est pour décourager les manifestants et avoir un argument pour interdire toute forme de protestation dans le pays que le pouvoir réprime les manifestations et accuse l’opposition d’être responsable de ces tueries. « L’opposition ne va pas donner des armes à nos militants pour tuer nos militants. Donc son idée d’attribuer la mort des militants de l’UFDG à des militants de l’UFDG ne tient pas la route. Et pour empêcher l’opposition de manifester, on assimile les manifestations pacifiques à des agressions, à des casses, alors que ce n’est pas le cas. C’est Alpha qui casse, c’est Alpha qui fait tuer et garantit l’impunité aux gens. Donc, il ne faut pas qu’on renonce à ce droit constitutionnel de manifester dans le respect des règles et des citoyens », a dit le président de l’UFDG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225 / 666919225

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Vers la reprise des manifestations en Guinée : Aly Kaba met en garde Cellou Dalein Diallo et l’ANAD

14 juillet 2021 à 11 11 16 07167
Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Lors d’un entretien accordé à certains journalistes dont un reporter de Guineematin.com hier, mardi 13 juillet 2021, Honorable Aly Kaba, le Chef de la majorité a répondu aux menaces de manifestations proclamées par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, avant de le mettre en garde contre toutes formes de violences.

Le leader de l’UFDG, avait soutenu, le samedi dernier en réunion virtuelle de son parti, que le RPG est le bourreau et que l’UFDG est la victime : « On est à plus de 250 personnes tuées. Coincées par les dénonciations des Ong de défense des droits de l’homme, Alpha Condé a tendance à dire que c’est l’opposition qui tue ses propres militants. Je le mets au défi d’amener un seul militant du RPG qui a été tué… On ne peut pas rester comme ça, il faut que les guinéens nous comprennent. C’est un plaisir pour certains de mettre dos à dos Cellou et Alpha, l’UFDG et le RPG. Non ! Il ne faut pas confondre les bourreaux et les victimes. Le gouvernement de Alpha, c’est les bourreaux, c’est eux qui tuent et qui refusent la justice aux victimes ».

Face à ces propos, le Chef de la majorité lance un appel à l’ordre au malheureux candidat de la présidentielle. « Pour moi, c’est surprenant et ahurissant d’écouter les propos de Mr Cellou Dalein Diallo qui en réalité incarne la violence politique en République de Guinée ces dix dernières années. Avant lui, aucun de ses principaux précurseurs, Pr Alpha CONDÉ, M. Siradiou DIALLO, M. BÂ Mamadou et M. Jean Marie DORÉ, sur l’échiquier politique, n’avait réuni ses militants pour leur interroger s’ils étaient prêts à mourir ? Au contraire le Pr. Alpha CONDÉ renonçait à  réclamer sa victoire par la violence au scrutin présidentiel de 1993, au moment où ses militants et une frange importante des forces de Défense et de Sécurité étaient déterminés à défendre cette victoire au prix de leurs vies. Il dira à cette occasion citation » Je ne suis pas venu pour gouverner des cimetières », fin de citation. Cet acte devait inspirer Mr Cellou Dalein Diallo  pour la réussite de son combat politique.  Malheureusement, il a opté pour la violence systématique par l’instrumentalisation et la victimisation à outrance », a rappelé Aly Kaba, visiblement remonté contre cette nouvelle attitude du principal opposant au régime du Pr Alpha Condé.

Pour ce haut responsable du parti au pouvoir, Cellou Dalein Diallo a posé un acte inédit en s’autoproclamant vainqueur de l’élection présidentielle de du 18 octobre dernier.

« L’acte sans précédent dans notre pays qu’a posé le leader de l’UFDG demeure son autoproclamation comme vainqueur du scrutin présidentiel du 18 Octobre 2020 (demandant de surcroit à ses militants de défendre cette forfaiture) avec pour corollaire les casses, les destructions des édifices publics et privés, des tueries, etc… avec leurs effets collatéraux sur  la cohésion et l’unité nationale. Le Rpg arc-en-ciel est un parti de paix. Et, nous le mettons en garde contre toutes formes de violences qu’on a l’habitude de perpétrer lui et son parti », martèle le Président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, avant de s’incliner devant la mémoire des victimes.

« Le RPG Arc-en-ciel est à l’image de son père fondateur, le Pr Alpha Condé. Je profite de l’occasion pour m’incliner devant la mémoire de tous les Guinéens et toutes les Guinéennes qui ont perdu la vie lors des événements politiques ou par suite de contamination à la pandémie au COVID- 19 », a-t-il dit.

Enfin, Aly Kaba invite Cellou Dalein Diallo à comprendre qu’en politique, il est loin d’être un modèle et doit se garder de donner des leçons au pouvoir. « M. Cellou Dalein Diallo doit retenir que quand on n’est pas un modèle, il est inadmissible qu’on se présente en donneur de leçons. Le Rpg-arc-en-ciel reste droit dans ses bottes et continuera à soutenir et à accompagner son champion, le Pr Alpha CONDÉ, Président de la République, chef de l’État pour le bonheur de la Guinée », a-t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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La jeunesse de l’UFDG à Cellou Dalein : « Nous voulons la reprise des manifestations »

26 juin 2021 à 18 06 20 06206

En marge de l’assemblée générale virtuelle de son parti ce samedi, 26 juin 2021, l’opposant Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), a été interpellé par la jeunesse de sa formation politique. Par la voix de son président, Mohemad Bakary Keïta, le comité nationale des jeunes de l’UFDG a demandé une « reprise des manifestations politiques » dans en Guinée. Ils estiment qu’au stade où en est la « confiscation des libertés » et « l’injustice » dans le pays, battre le pavé et croiser le fer avec le pouvoir est désormais la solution. Et, ils réclament une date à Cellou Dalein Diallo pour investir les rues pour ramener à la raison « les usurpateurs du pouvoir (le régime d’Alpha Condé) » en Guinée.

Mohamed Bakary Keïta, président du comité national des jeunes de l’UFDG

« Aujourd’hui je prends la parole pour simplement procéder à un compte rendu de la réunion du comité national des jeunes de l’UFDG… Le jeudi 24 juin, nous nous sommes retrouvés de 16 heures à 17 heures30’…Tous les fédéraux du Grand Conakry étaient là. Monsieur le président (Cellou Dalein Diallo), le comité national des jeunes, au nom de l’ensemble des jeunes du parti, m’a demandé de vous dire qu’ils veulent que les manifestations politiques de l’UFDG reprennent. Nous voulons la reprise des manifestations politiques. C’est un droit qui nous a été conféré par les lois de la république et nous ne devons pas renoncer à cela, puisque vous voyez les gens (allusion faite au président Alpha Condé) se bomber le torche du côté de Boké en disant qu’ils maitrisent tout dans ce pays, bien qu’ils savent que les droits de nombreux guinéens sont confisqués. Monsieur le président, nous avons des détenus politiques qui appartiennent à la plus grande hiérarchie du parti. Nous avons aussi des militants qui sont emprisonnés. Monsieur le président, vous savez que vous-mêmes, depuis quelques mois, vous n’êtes permis de sortir du pays. Vous savez que le siège et le quartier général du parti sont fermés illégalement. Les jeunes du parti, à tous les niveaux, souhaitent la reprise des manifestations politiques », a déclaré Mohamed Bakary Keïta.

Pour le président du comité national des jeunes de l’UFDG, le pouvoir croit avoir gagné « une tranquillité d’esprit » avec l’intimidation, l’emprisonnement et la confiscation des libertés des cadres et militants de l’UFDG. Mais, il assure que le locataire du palais Sékhoutouréyah et tous ceux qui le soutiennent dans cette entreprise maléfique seront surpris de la force et la grandeur de l’UFDG lors d’une prochaine manifestation de rue.

« Le peuple de Guinée ne compte que sur l’UFDG que les usurpateurs du pouvoir peuvent se permettre de se moquer en disant : quiconque désormais parle ou quiconque s’agite va se retrouver du côté de Coronthie (allusion faite à la maison Centrale de Conakry). Ils pensent alors qu’ils nous neutralisent ou qu’ils nous maitrisent et que nous avons peur de Coronthie. Nous voulons recommencer les manifestations politiques et voir si tous les militants de l’UFDG vont se retrouver du côté de Coronthie. Ils (le pouvoir d’Alpha Condé) pensent pouvoir se donner une tranquillité d’esprit en nous confisquant nos libertés, mais on peut leur garantir qu’ils n’auront jamais une tranquillité d’esprit parce qu’ils sont injustes. Et, quand vous êtes injustes, vous ne pouvez pas dormir. Quand vous êtes injustes, vous pensez que vous gérez alors qu’en réalité vous ne gérez rien. Vous pensez maitriser la situation, mais vous simplement que vous avez le soutien de ceux qui sont porteurs des armes, sinon vous ne valez rien. Monsieur le président, nous voulons la reprise des manifestations politiques. Telle est la volonté des jeunes de l’Axe, de Matoto, de Ratoma, de Kaloum, de Dixinn, de Dubréka, etc. Donc, en leur au nom nous demandons la reprise des manifestations de rue. Nous voulons que les usurpateurs du pouvoir sachent que nous ne sommes pas maitrisables. S’il y a un cas d’injustice dans ce pays, si un droit d’un citoyen est confisqué, nous allons nous lever et nous battre. C’est cela notre vocation. Les jeunes militants qui sont le fer de lance du parti me demandent de vous dire qu’il faut bien qu’une date soit choisie le plus tôt que possible… Il y a une nécessité pour recommence nos manifestations, puisque rien ne bouge monsieur le président. Nous sommes convaincus que c’est ça la solution désormais », a martelé Mohamed Bakary Keïta.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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L’opposant Ismaël Condé se confie : « je suis épuisé par la détention »

21 juin 2021 à 19 07 29 06296
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

C’est visiblement un appel de détresse que l’opposant Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a lancé ce lundi, 21 juin 2021, après la clôture des débats dans le second dossier de son procès. Un dossier dans lequel le transfuge du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ».

S’exprimant aux micros des journalistes présents au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry), dont un reporter de Guineematin.com, le jeune opposant a dit être épuisé par sa détention qui dure depuis 9 mois. Lui, qui a déclaré un peu plus tôt avoir regretté les propos qu’il a publiés sur sa page Facebook et qui l’ont conduit en prison, souhaite que cette affaire soit maintenant derrière lui. Il en a profité d’ailleurs pour rappeler encore une fois que le président Alpha Condé qu’il est accusé d’avoir offensé est un homme qu’il a beaucoup aimé et qu’il a longtemps servi.

« Je suis épuisé par le long moment de détention. Vous avez devant vous, un homme fatigué et qui demande la fin de cette histoire, qui a malheureusement tant duré. Dans cette publication, je n’ai rien dit de grave. Je n’ai fait que retranscrire les propos du Chef de l’État que j’ai servi d’ailleurs pendant plus de 20 ans, que mes parents ont servi, que ma chère mère a servi. Un président que j’ai tout abandonné en France : mère, femme, enfants, travail, maison, pour venir servir. Je me retrouve aujourd’hui dans le camp des bannis, parce j’ai aimé ce président, parce que j’ai aimé ce parti que nous avons bâti ensemble.

Je suis fier du combat que le professeur a mené. Je suis fier du combat que le RPG a mené. C’est un appel que je lance à tous les démocrates de rester encore sereins. On ne se bat pas pour un homme, on se bat pour un pays, pour l’instauration de la démocratie. Au sein du RPG, il y a beaucoup de gens qui ont pensé comme moi. J’ai reçu au sein du RPG beaucoup de soutiens de personnes du haut rang qui m’ont apporté leur soutien en disant : vous avez dit tout haut ce que nous avons pensé tout bas. Mais ce n’était pas le but de dire haut ce que tout le monde pense bas. J’ai juste dit mon opinion », a déclaré Ismaël Condé.

A noter que la décision du tribunal dans cette affaire est attendue le 8 juillet 2021. Mais avant cette date, le premier vice maire de Matam doit comparaître de nouveau dans un autre dossier où il est poursuivi avec le maire de cette commune de Conakry (lui aussi membre d’un parti d’opposition) par une PME de ramassage d’ordures. Le responsable de cette entreprise les accuse d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Le procès a été ouvert ce lundi 21 juin avant d’être renvoyé à la semaine prochaine.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mafanco : le procureur requiert 7 ans de prison contre l’opposant Ismaël Condé

21 juin 2021 à 16 04 46 06466
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

«Si je suis violent, ça veut dire que Alpha est violent ; car, c’est de lui que j’ai appris la politique… Le président Alpha Condé a dit sur le journal le Monde que cette élection, c’est comme si nous sommes en guerre. Le 25 mai 2020, il a dit à son siège : soyons prêts à l’affrontement. En répondant à ces différentes sorties, j’ai dit que seules les armes pourraient faire partir Alpha Condé du pouvoir pour la simple raison qu’il ne s’impose que par les armes… », a entre autres, déclaré Ismaël Condé.

Ouvert dans la matinée de ce lundi, 21 juin 2021, le procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, se poursuit au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry). Après l’avoir entendu dans le premier dossier dans lequel il est poursuivi avec le maire de Matam par une PME de ramassage d’ordures, la juridiction a ouvert le second dossier concernant le jeune opposant.

Dans cette affaire, Ismaël Condé est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ». Et même si le prévenu a tenté de prouver son innocence, le procureur a réclamé une lourde peine contre lui, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ismaël Condé est jugé dans ce dossier pour des propos publiés sur sa page Facebook. Même s’il dit regretter ces propos, l’opposant indique qu’ils n’étaient pas de nature à troubler l’ordre public. Il dit avoir fait tout simplement une communication politique, en réponse à certaines déclarations faites par le présidentielle à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

« Le président Alpha Condé a dit sur le journal le Monde que cette élection, c’est comme si nous sommes en guerre. Le 25 mai 2020, il a dit à son siège : soyons prêts à l’affrontement. En répondant à ces différentes sorties, j’ai dit que seules les armes pourraient faire partir Alpha Condé du pouvoir pour la simple raison qu’il ne s’impose que par les armes.

J’ai publié ces propos sur ma page Facebook. Mais, ce n’est pas une façon d’inciter les gens à la révolte. Je regrette ces propos qui m’ont détenu pendant 9 mois et je demande la clémence du tribunal. Alpha Condé, je l’ai aimé. C’est lui qui m’a appris la politique. Si je suis violent, ça veut dire que Alpha est violent ; car, c’est de lui que j’ai appris la politique », a déclaré Ismaël Condé.

Mais pour le procureur, les propos de l’opposant (qui a quitté le parti au pouvoir pour rejoindre le principal parti d’opposition du pays) sont suffisamment pour ne pas rester impunis. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le condamner à 7 ans d’emprisonnement ferme et à 100 millions de francs d’amende. Après les réquisitions du ministère public, la parole est aux avocats de la défense pour leurs plaidoiries.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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« La France doit appeler à la libération des militants détenus arbitrairement en Guinée »

2 juin 2021 à 12 12 22 06226

Tribune

Collectif : Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent « l’absence de réaction forte de la communauté internationale » face à la « répression brutale » qui s’est abattue sur le pays.

Tribune. Depuis 2019 et l’annonce d’une réforme de la Constitution qui a permis au président Alpha Condé de se présenter à un troisième mandat, nos organisations n’ont cessé de dénoncer la dégradation des droits humains en Guinée. Face à cette situation, l’absence de réaction forte de la communauté internationale, notamment de la France et de l’Union européenne (UE), a été reçue par Conakry comme une carte blanche donnée à la répétition des violations. L’appel lancé fin janvier par le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à « faire toute la lumière » sur la situation des opposants en prison, est également resté lettre morte.

Avant et pendant la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives du 22 mars 2020, une répression brutale s’est abattue sur le pays. Des manifestations ont été interdites de manière abusive. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les protestataires, faisant des dizaines de morts et de blessés. Des militants politiques, notamment du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), et des membres de la société civile ont été arbitrairement arrêtés.Lire aussi En Guinée, un journaliste condamné à une amende pour « offense » au président Condé et libéré

Des discours de haine proférés par des candidats politiques et des affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ont également rallumé des tensions ethniques, engendrant des violences intercommunautaires dans la ville de Nzérékoré. La grande majorité des plaintes déposées par les proches des personnes blessées ou tuées lors des manifestations n’ont pas abouti à des poursuites judiciaires. Beaucoup de familles n’ont d’ailleurs pas osé le faire, par crainte de représailles, manque de moyens ou absence de confiance dans les autorités.

Des prisons surpeuplées

Le scrutin présidentiel contesté du 18 octobre 2020 s’est également déroulé dans un contexte de graves violations des droits humains. Nos organisations ont recensé au moins seize personnes tuées par balle entre le 18 et le 24 octobre, sans compter les nombreux blessés. Les connexions Internet et les liaisons téléphoniques ont été perturbées ou coupées. Si certains manifestants se sont livrés à des violences, comme allégué par le gouvernement dans un rapport sur les événements, cela ne peut pas justifier la répression sanglante du mouvement.

Nos organisations ont recueilli des témoignages de victimes et de leurs familles et documenté leurs récits, afin d’interpeller les autorités guinéennes, alerter les partenaires de la Guinée, sensibiliser les opinions publiques. Mais cela n’a pas mis fin aux abus. Après l’élection, les autorités ont traqué les opposants et des membres de la société civile. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées. Aujourd’hui, des figures de l’opposition et des militants associatifs – y compris des membres de certaines de nos organisations – sont détenus dans des conditions de détention inhumaines. Dans les prisons surpeuplées, l’accès aux soins est pratiquement impossible.Article réservé à nos abonnés Lire aussi « En Guinée, la répression est en passe d’égaler les années les plus noires de Sékou Touré »

Récemment, au moins quatre sympathisants ou militants de l’opposition sont morts en détention – ou juste après avoir été libérés – des suites de leurs conditions d’emprisonnement ou par manque de soins. Ainsi Roger Bamba, attaché parlementaire et membre du conseil national des jeunes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), a été arrêté le 6 septembre 2020. Envoyé en prison quatre jours plus tard, il est mort le 16 décembre 2020 « des suites de maladie », selon le ministère de la justice. Sa famille n’a jamais été informée qu’il était malade. Un autre détenu, âgé de 62 ans, est mort en détention après avoir présumément subi des actes de torture ou de mauvais traitement.

Le cycle de l’impunité

Les graves violations des droits humains documentées par nos organisations depuis 2019 demeurent impunies. Si des annonces d’ouverture d’enquête ont été faites, elles n’ont pas été suivies de poursuites contre les auteurs des exactions. Ceci n’est pas nouveau en Guinée. Plus de onze ans après le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, il n’y a toujours pas eu de procès pour les meurtres de plus de 150 manifestants, les viols et autres crimes perpétrés alors par les forces de défense et de sécurité. Depuis la clôture de l’instruction judiciaire, en 2017, les autorités guinéennes ont à plusieurs reprises promis que ce procès aurait lieu.

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Face à ce bilan de plus en plus sombre, les déclarations d’intention ne suffisent plus. Il est essentiel que la France appelle à la libération immédiate des opposants et des militants détenus arbitrairement, demande des comptes sur les enquêtes engagées pour faire la lumière sur les violences commises contre les manifestants et les opposants, et pèse de tout son poids pour qu’une justice indépendante et efficace soit rendue. Elle doit également tout mettre en œuvre pour que les autorités fixent enfin, dans les plus brefs délais et les meilleures conditions, une date d’ouverture du procès des responsables du massacre du 28 septembre.

Les Etats français et européens doivent mettre le respect des droits humains au cœur de leurs échanges bilatéraux et multilatéraux avec Conakry, afin d’en finir avec la répression actuelle et briser le cycle de l’impunité subi par la population guinéenne.

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Agir ensemble pour les droits humains (AEDH), Amnesty International France (AIF), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Human Rights Watch (HRW), Ligue des droits de l’homme (LDH), Secours catholique, Tournons La Page.

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Palestine : la détresse d’un peuple sans défense

17 mai 2021 à 5 05 08 05085

Libre Opinion : Depuis presque maintenant une semaine, les bombardements continuent entre Israël et le Hamas faisant déjà plus de 200 victimes côté palestinien dont une quarantaine d’enfants et d’une dizaine de morts côté israélien.

Ces violations des droits de l’homme se passent sous le silence coupable de la communauté internationale qui est d’ordinaire très prompte à infliger des sanctions et à intervenir contre, le plus souvent, des État plus faibles ou à l’idéologie anticapitaliste. Il y a quelques semaines en arrière, la communauté internationale, les États-Unis à leur tête, menaçait la Russie et lui infligeait des sanctions pour avoir arrêté une seule personne, l’opposant Alexei Navalny. Aujourd’hui, des dizaines d’innocents palestiniens sont tués sans que cela n’emeuve personne. Évidemment quand il s’agit d’Israël, plus personne n’est capable de discernement et on ferme les yeux sur les violations du droit international.

Instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques

Il faut bien dire qu’à la suite du mandat britannique sur la Palestine de 1936 à 1947, les nations unies étaient parvenues à un plan de partage favorisant la création d’un État juif capitale Jérusalem Ouest (Israël) et d’un État palestinien avec pour capitale Jérusalem Est et la vieille ville de Jérusalem sous mandat international. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, à la suite de conflits notamment la guerre des 6 jours (1967) Israël commença la colonisation des territoires palestiniens avec l’annexion de Jérusalem-Est capitale de l’Etat futur palestinien.

Aujourd’hui, dès lors que l’on critique la politique du gouvernement Israëlien, on est taxé d’antisémitisme. Il faut d’emblée souligner que l’antisémitisme est une abomination. C’est le fait de manifester une hostilité à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux et c’est une forme de racisme à laquelle il faut énergiquement s’opposer.

À l’inverse, l’antisionisme est considéré, même si l’expression a évolué depuis ses origines, par le milieu intellectuel comme la critique de la politique du gouvernement Israëlien notamment sa colonisation des territoires palestiniens. Dès lors que l’on critique la politique du gouvernement israélien et de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, on est considéré comme antisémite. Ce qui fait qu’aujourd’hui la plupart des intellectuels ont peur de se positionner sur le conflit israélo-palestinien, et les médias mainstreams s’accommodent de cette réalité et passent sous silence les crimes commis dans les territoires palestiniens.

Le géopolitologue Pascal Boniface disait à juste raison, dans son ouvrage « Antisémite » que je vous invite à lire par ailleurs, <<On se sert, on instrumentalise l’antisémitisme au profit de la défense politique d’un gouvernement en l’occurrence celui de Benjamin Netanyahu >> lequel Premier ministre depuis son accession à la tête de l’Etat hébreu a occupé presque les 2/3 du territoire palestinien.

Statut quo Ante, la solution du conflit

Pourtant, la résolution 478 du conseil de sécurité des Nations unies de 1980 condamne la colonisation des territoires palestiniens et demande à Israël de mettre fin à l’occupation. Mais les américains qui restent le parrain d’Israël refusent toute application du droit international en se contentant de déclarations minimalistes à chaque fois. Après la reconnaissance par Trump en 2017 de Jérusalem comme unique capitale de l’Etat d’Israël, une autre résolution fut votée mais visiblement c’est la raison du plus fort qui l’emporte aujourd’hui.

L’expulsion illégale de familles palestiniennes au profit de colons juifs à Jérusalem-Est est à l’origine de ce conflit qui martyrise le peuple gazaouis.

Tant que Benjamin Netanyahu restera Premier ministre d’Israël, et tant que la communauté internationale continuera sur son attitude complaisante vis-à-vis de la colonisation, il n’y aurait pas de paix au proche Orient car ce conflit même s’il comporte une dimension religieuse, est avant tout territorial donc juridique. C’est par le droit qu’il aura la paix entre israéliens et palestiniens.

#FreePalestine

Par Alexandre Naïny BERETE

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Libération de certains prisonniers politiques : « soyons vigilants », réagit Cellou Dalein

8 mai 2021 à 11 11 39 05395

Même s’il se réjouit de la libération de plusieurs détenus politiques, Cellou Dalein Diallo reste prudent face à cette décision. Le président de l’UFDG craint en effet que cela ne soit « une opération de communication » déclenchée par le gouvernement. C’est pourquoi, dans un message publié ce samedi 8 mai 2021, sur les réseaux sociaux, l’opposant a appelé à la vigilance.

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Libération de certains opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

8 mai 2021 à 10 10 32 05325

image d’archive

Communiqué de la Coordination nationale du FDNC : Dans un communiqué rendu public ce vendredi 7 mai 2021, le dictateur Alpha Condé, par l’intermédiaire de son porte-parole du moment, a fait état de la libération d’une quarantaine de détenus et du renvoi en jugement d’une cinquantaine d’autres dans l’affaire des violences liées à la mascarade électorale ayant accompagné le coup d’État constitutionnel du 18 octobre 2020.

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Troubles récurrents dans les zones minières : les causes et les solutions, selon Dr Alpha Abdoulaye

7 mai 2021 à 13 01 35 05355

Dr Alpha Abdoulaye Diallo, président de la Coalition nationale « Publiez ce que vous payez »

En Guinée, les troubles sont récurrents dans les zones minières. Très souvent, les habitants de ces localités manifestent parfois violemment contre les sociétés minières évoluant sur le terrain. Ces entreprises sont régulièrement accusées de ne pas respecter leurs obligations vis-à-vis des communautés. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette agitation quasi permanente ?

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Manifestations en Haute Guinée : « c’est un ras-le-bol qui est exprimé », selon Taran Diallo

7 mai 2021 à 11 11 41 05415

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) et membre de l’ANAD

Les manifestations qui ont secoué la Haute Guinée ces derniers jours continuent de susciter le débat au sein de l’opinion nationale. Beaucoup se demandent comment l’interdiction des prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours du ramadan peut susciter autant de colère dans une région connue pour être un bastion traditionnel du parti au pouvoir. Mais l’opposant Alpha Oumar Taran Diallo, lui, a une idée sur l’origine des mouvements de protestation.

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Tirs de gaz lacrymogène dans une mosquée à Bambéto : témoignages de quelques citoyens

26 avril 2021 à 15 03 41 04414

Une scène complètement folle s’est déroulée hier, dimanche 25 avril 2021, au niveau de la mosquée turque de Bambéto, dans le quartier Koloma 1 (Conakry). Un affrontement a éclaté entre des jeunes et des agents des forces de l’ordre qui étaient postés à la devanture de ce lieu de culte. Ces agents ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène, interrompant la prière du soir qui était en cours dans cette mosquée.

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Début d’une chasse aux sorcières à Kouroussa ? Michel Chaya arrêté devant ses enfants

20 avril 2021 à 22 10 08 04084

C’est une interpellation digne d’un kidnapping que les forces de l’ordre de Kouroussa ont effectué ce mardi, 20 avril 201, dans le quartier Doula où elles ont arrêté et embarqué manu militari le citoyen Michel Chaya. Ce père de famille était à son lieu de travail avec ses enfants lorsqu’une équipe mixte de policiers et de gendarmes est allée le cueillir comme un bandit de grand chemin. Ils n’ont donné aucune explication et n’ont présenté aucun mandat pour motiver cette arrestation brutale et pleine d’intimidation.

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Kouroussa : l’honorable Aly Kaba présente ses condoléances et appelle au calme

20 avril 2021 à 8 08 59 04594

Honorable Aly Kaba, président du groupe de la majorité parlementaire

Suite aux violences qui ont fait deux morts , plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels à Kouroussa, le weekend passé, l’Honorable Aly Kaba, Président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel et député uninominal de cette ville aurifère de la Haute Guinée, a joint Guineematin.com au téléphone dans la matinée de ce mardi, 20 avril 2021, pour présenter ses condoléances aux familles des victimes, avant de formuler ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et d’appeler les populations à maintenir le calme.

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Le FNDC sur les cimetières de Kaporo : « Alpha Condé a peur des conséquences de ses actes »

20 avril 2021 à 5 05 36 04364

image d’archive

Communiqué : Par la lettre n°026 du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire en date du 08 avril 2021 adressée au secrétariat général des affaires religieuses avec objet: fermeture des cimetières de Kaporo-rails, le FNDC dénonce un plan machiavélique élaboré par le dictateur Alpha Condé  destiné à effacer les traces de ses crimes des dernières années au  moment où le Bureau de la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) a déjà ouvert un examen préliminaire sur un signalement du FNDC depuis 2020.

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Violences meurtrières à Kouroussa : une mission d’Alpha Condé tente de calmer la situation

19 avril 2021 à 8 08 50 04504

Après les graves violences qui ont secoué la ville de Kouroussa samedi dernier, 17 avril 2021, les autorités tentent de calmer la situation. Une mission du président Alpha Condé, conduite par le gouverneur de Kankan et composée notamment du premier imam de la capitale de la Haute Guinée, s’est rendue samedi soir dans cette ville. Elle a rencontré la notabilité de Kouroussa pour lui demander de sensibiliser encore les manifestants afin de faire baisser les tensions, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

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Faranah sous tension : la ville paralysée par des manifestants

16 avril 2021 à 12 12 19 04194

La situation est tendue ce vendredi, 16 avril 2021, à Faranah. Des conducteurs de taxis motos manifestent dans la ville pour réclamer la tête d’un présumé bandit accusé d’avoir tenté d’assassiner un des leurs hier, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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