imageLe Président de la République, son Excellence le Professer Alpha Condé, est depuis le samedi 20 septembre à New York où il prend part à la 69ème session ordinaire de l’organisation des Nations Unies.

Le 21 septembre, le chef de l’Etat guinéen, aux côtés de ses pairs du Gabon et de l’Angola, a participé au Forum de New York consacré aux développements des nouvelles technologies de l’information et de la communication. L’occasion a été mise à profit par le Professeur Alpha Condé pour faire la situation de l’épidémie à virus Ebola qui sévit dans les trois pays du bec du perroquet (Libéria, Sierra Leone, Guinée).

Juste avant l’ouverture de la soixante-neuvième session, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a, au cours d’une conférence de presse, indiqué qu’outre les réponses à apporter aux multiples crises qui frappent le monde actuellement (Syrie, Iraq, Mali, Soudan du Sud, République centrafricaine, Libye, Gaza et Nigéria), les 140 chefs d’État ou de gouvernement et les dirigeants de la société civile qui feront le déplacement pour être présents, à New York, devront s’engager avec détermination pour lutter contre les changements climatiques et l’épidémie d’Ébola. Avant d’indiquer que l’épidémie d’« Ébola est une crise exponentielle qui exige une réponse mondiale exceptionnelle ».

Déjà, avant la tenue de cette assemblée générale, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, saisi en urgence par les Etats-Unis, a adopté le jeudi 18 septembre une résolution unanime pour renforcer et accélérer la mobilisation et l’action de la communauté internationale contre l’épidémie. La résolution 2177, qui a été coparrainée par 131 pays – un record dans l’histoire du Conseil – qualifie l’épidémie sans précédent qui sévit en Afrique de l’Ouest de « menace pour la paix et la sécurité internationales ». C’est la première fois que le Conseil de sécurité des Nations Unies qualifie une urgence sanitaire et a conséquemment appelé les Etats membres « à fournir une assistance et des ressources d’urgence » aux pays affectés par la maladie : hôpitaux de campagne, médecins et infirmières, capacités logistiques et de transport aérien médicalisé.

La résolution demande également aux pays concernés de « lever les restrictions aux déplacements et aux frontières imposées en raison de l’épidémie » et aux compagnies aériennes et maritimes de maintenir leurs liaisons avec les pays affectés.

Le Président Alpha Condé avait à cette occasion déclaré : « Je salue et remercie, au nom de mon peuple et des Etats voisins frappés par l’épidémie, la mobilisation massive et unanime de la communauté internationale. Nous sommes désormais tous en guerre contre Ebola. C’est la réponse que nous attendions et qu’il faut maintenant déployer sur le terrain immédiatement. Il faut agir très vite. Il nous faut davantage de moyens, maintenant, pour accélérer cette guerre, et la remporter. Cette épidémie est redoutable, mais elle ne doit pas être une fatalité. Nous savons comment vaincre Ebola. Il faut élargir à des niveaux massifs les actions et la sensibilisation. Pour cela, nous avons besoin de personnels et de moyens. Ensemble, nous pouvons briser la chaine de transmission virale et remporter cette guerre. Il n’y a pas d’alternative possible ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

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