Cellou et Bah OuryLe congrès de l’UFDG vient d’être officiellement ouvert au palais du Peuple par le président du parti, Cellou Dalein Diallo, devant l’ensemble des délégués des 55 fédérations nationales, les 30 fédérations de l’extérieur du pays et plusieurs personnalités guinéennes et étrangères invitées à cette cérémonie officielle, ont constaté les reporters de Guineematin.com qui sont au palais du Peuple.

Selon nos informations, il y a eu beaucoup plus de monde que prévu. Par exemple, il était demandé six délégués par fédération à l’intérieur du pays et trois à l’extérieur. Mais, plusieurs fédérations ont envoyé beaucoup plus. C’est notamment le cas de la fédération d’Angola (plus de 20 personnes), des Etats Unis (16), l’Angleterre (7), la Belgique (5 personnes), la France (6). Sans compter des simples membres en vacances et qui sont venus participer à titre personnel. Et, ce sont les fédérations des pays limitrophes (Sénégal, Sierra Léone, Liberia, Côte d’Ivoire…) qui ont envoyé beaucoup plus de délégués, un peu comme celles de l’intérieur du pays.

La « lutte »entre candidats aux différents postes électifs

Un responsable de l’UFDG qui a accepté de se confier à Guineematin.com s’est d’abord félicité de l’engouement autour de ce congrès avant d’expliquer que les « appétits » des uns et des autres expriment la vitalité d’un parti que chacun voit prometteur.

En réalité, le choc des ambitions a conduit beaucoup de candidats à faire recours à leur base, y compris régionale, pour solliciter l’occupation des postes rêvés. C’est ainsi que, selon des confidences accordées à Guineematin.com, des blocs régionaux ont poussé des ressortissants à exiger une meilleure représentativité des leurs à l’issue de ce congrès. C’est pourquoi, les régions de la Basse Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière, chacune, indépendamment des autres, aurait exigé trente pour cent de la représentativité. Avec une Moyenne Guinée considérée comme majoritaire au sein des instances du parti, cela dépasserait de loin les postes à pourvoir.

Hormis ces pressions régionalistes, des ressortissants des préfectures, des commerçants, etc., chacun jouerait de son influence pour chercher à faire élire un ou leurs représentants au bureau exécutif national dont les 82 places qui font l’objet de compétition aiguisent les appétits. A préciser qu’au-delà des 41 secrétaires nationaux et de leurs 41 adjoints, les députés et autres personnalités y viendront d’office pour composer le bureau exécutif national, l’instance décisionnelle et dirigeante de l’UFDG.

Cellou Dalein Diallo et Bah Oury au dessus de la mêlée

A en croire aux confidences accordées à Guineematin.com, Elhadj Cellou Dalein Diallo et Bah Oury se seraient bien entendus sur la réorganisation du parti et son bon fonctionnement de sorte qu’il n’y ait aucune contestation post congrès et que toutes les énergies se tournent vers la conquête de Sékoutouréya. Le dernier entretien (et probablement le plus fructueux) ne daterait que de quelques jours, lors du tout dernier séjour européen de Cellou Dalein.

« Il y avait encore beaucoup de divergences entre les deux. Mais, à l’issue de leur entretien, toutes ces divergences ont été réglées », a ajouté un informateur de Guineematin.com au sein de l’UFDG.

Finalement, Bah Oury ne se portera pas candidat. Mais, le congrès doit le désigner comme l’indiscutable numéro deux du parti avec clarté et ds attributions bien définies, dit-on à Guineematin. Ainsi, sauf surprise de dernière minute (et qui n’aurait aucun impact), il n’y aura pas de candidat sauf Elhadj Cellou Dalein Diallo qui remportera haut les mains- et pour la deuxième fois consécutive- la présidence de l’UFDG.

 

Une dizaine de candidats à la vice-présidence du parti

En dehors des vices-présidents titulaires et qui pourraient également être reconduits, il y a des personnalités qui visent ces postes de vices-présidences comme Bano Sow (qui assurait l’intérim de Saliou Bella et qui compte bien y rester), Elhadj Diouma Diallo (troisième vice-président de l’Assemblée nationale), l’honorable Kalémodou Yansané qui souhaite hériter du poste laissé vacant par le défunt Yaya Keïta…

Plusieurs têtes pour une couronne au secrétariat national des Jeunes, ainsi qu’à la présidence des femmes

Les deux secrétariats où les responsables de l’UFDG se demandent eux-mêmes de quel côté se pencheront les congressistes sont le secrétariat national des jeunes et la présidence du comité national des femmes.

A en croire les informateurs de Guineematin.com, plusieurs campagnes auraient été menées pour recueillir des faveurs des électeurs à l’occasion de ce congrès. Le problème est que ce sont les jeunes qui élisent le remplaçant du démissionnaire Elhadj Ousmane Sow et les femmes pour décider celle qui sera la prochaine présidente du comité national des femmes.

Parmi les prétendants les plus sérieux pour la plus importante responsabilité au secrétariat national de la jeunesse, il y a Mohamed Keïta, le secrétaire général de la jeunesse de Matoto et Ismaël Doukouré qui assurait l’intérim de Ousmane Sow, a appris Guineematin.com de certains responsables de l’UFDG.

Enfin, les femmes ne restent pas passives à la course aux postes électifs du principal parti de l’opposition. Et, c’est Dr. Salimatou Baldé et l’opératrice économique, Hadja Maréla Baldé qui émergeraient du lot. Et elles sont talonnées par bien d’autres grandes dames du parti dont une nouvelle adhérente à l’UFDG et ancienne députée du PUP, originaire de Dabola.

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

 

 

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