Recrudescence des cas de viols à Labé : une préoccupation régionale

Gouverneur LabéLa région administrative de Labé a enregistré ces derniers temps plusieurs cas de viols et de violences faites aux femmes. Le dernier en date remonte à la semaine dernière dans le quartier Poréko de la commune urbaine de Labé où un jeune de 40 ans est tombée sur une fillette de 6 ans, selon une source policière.

Peu de temps avant, des cas similaires ont été alégués à Dara-Labé, dans la préfecture de Labé et à Thianguel Bori dans la préfecture de Lélouma, toujours dans la région administrative de Labé.
Sans oublier l’histoire du jeune qui a égorgé sa mère dans la commune urbaine de Labé.

Face à cette situation inquiétante, le gouverneur Sadou Keïta est monté au créneau ce lundi, 16 novembre 2015, pour inviter les cadres services sectoriels placés sous son autorité et les organisations non gouvernementales spécialisées et évoluant dans sa juridiction géopolitique à approfondir les réflexions dans le but de renforcer la protection de la femme et de l’enfance dans la région administrative de Labé.

« Les violences se perpétuent. Aujourd’hui encore, nous sommes plus violents vis-à-vis des femmes, des jeunes filles qu’hier nous l’étions. Il y a une forte perversion de notre société. La femme devient de plus en plus un instrument. Les cas de viols se perpétuent. Imaginez qu’un adulte de 40 ans tombe sur une fillette de 6 ans. Mais, qu’est-ce qu’il trouve en cette fillette. C’est un crime sans commune mesure et qui mérite la peine de mort, parce que ça ne donne aucun résultat. On ne peut pas dire que l’homme a voulu jouir. Cela prouve que notre société se situe aujourd’hui dans une forte contestation de ses propres valeurs. Nous devons retenir que nous sommes dans une ville sainte. On fait ce qui compromet notre sainteté. C’est une douleur» s’est insurgé le gouverneur de la région administrative de Labé.

Dans le même régistre, le gouverneur de Labé encourage le système de parrainage des enfants démunis par des personnes de bonnes volontés. A ses yeux, cet accompagnement va aider à mettre fin à l’esclavagisme des enfants: «Ceux qui ne sont pas accompagnés dorment sur les tables du marché de Labé, ceux qui ne sont pas accompagnés errent toute la journée avec une caisse de cirage dans les rues de Labé, ou trouvent des refugent là où on consomme la drogue» a fait observer Sadou Keïta.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Téléphone : (00224) 622 269 551 & 660 11 35 15

 

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