préfet de MacentaA la tête de la préfecture de Macenta depuis le 13 août 2014, Kémo Pascal Dembadounou, a accepté de recevoir l’envoyé spécial de Guineematin.com hier, mercredi 18 novembre 2015. Aucours de cette interview, monsieur le préfet nous a parlé de ce que le premier quinquennat d’Alpha Condé a pu apporter à la population de Macenta, mais aussi de ce que celle-ci aimerait voir se réaliser au cours de ce second mandat du régime Condé.

Décryptage !

Guineematin.com : Pour commencer, dites nous comment avez-vous gérez la période électorale ?

Kémo Pascal Dembadounou : Contrairement à ce que certaines personnes pensent, Macenta est une préfecture pacifique et qui a une volonté totale d’accompagner le professeur dans son nouveau programme de redressement de notre société. Si bien que les élections nous avons préparé et réalisé dans un parfait état de compréhension, dans une paix totale.

Guineematin.com : Le Président de la République a fait cinq ans et le peuple de Guinée vient de lui accorder cinq autre années. Est-ce qu’on peut savoir le profit que Macenta a pu tirer de ce premier quinquennat ?

Kémo Pascal Dembadounou : C’est extraordinaire ! Dans son premier quinquennat, c’est  le combat, la lutte acharnée que le professeur a engagée dans l’extirpation de cette maladie à virus Ebola à Macenta. Cela a été un véritable exploit. Il a fait venir la Croix-Rouge française qui nous aidé à ériger  un centre de traitement Ebola. Et, ce centre a été d’une importance dans la protection de notre population. Macenta a connu l’installation d’un laboratoire de l’institut pasteur. Aujourd’hui, Macenta n’a pas de cas d’Ebola depuis un an.

Guineematin.com : Et, en termes d’infrastructures ?

Kémo Pascal Dembadounou : Macenta a bénéficié de la réalisation d’infrastructures de souveraineté depuis la célébration de l’an 55 de l’accession à l’indépendance. Le bloc administratif  qui nous abrite ici, le commissariat central, le siège de la commune qui était avant une poubelle, qui est aujourd’hui un bâtiment flambant neuf et qui fait la fierté de la population.  Il y a tant d’autres infrastructures. Sur le plan des infrastructures juvéniles, notamment le terrain de football, c’est là-bas où ça bat de l’aile à l’heure actuelle. D’abord, le site a été choisi sur un terrain hydromorphe, qui regorge beaucoup d’eaux. L’entrepreneur qui a eu le marché connait beaucoup de difficultés pour la réalisation  de cette infrastructure. Il a dû certainement sous-estimer le volume des travaux d’assainissement à faire avant de mettre la pelouse et les annexes.

Guineematin.com : Et, les conséquences de cela, c’est quoi ?

Kémo Pascal Dembadounou : A Macenta, nous n’avons pas une aire de regroupement des jeunes digne de ce nom. La jeunesse est rassurée, parce qu’en dehors même de cette aire de jeux, il y a la bluezone qui va très bientôt être faite ici à Macenta pour que les jeunes puissent avoir des zones de recréation et de formation.

Guineematin.com : Maintenant qu’il sera bientôt réinvesti à la tête du pays pour un second mandat, qu’attendez-vous de lui ?

Kémo Pascal Dembadounou : Nous avons un manque de voirie urbaine, il faut renforcer les capacités de production d’eau potable pour que toutes les populations bénéficient de l’eau potable à partir des bornes fontaines. Nous avons besoin aussi d’électricité. On a une microcentrale ici qui a été héritée depuis le temps coloniale, mais qui fonctionne avec beaucoup de difficultés. Avec le courant, il pourra même faire fonctionner l’unité de production du Thé qui était là. Macenta était reconnu pour son thé. Il y a tant de choses que les populations attendent et qui avaient commencé au cours du mandat précédant. Les nouvelles cinq années qu’on vient de lui accorder vont lui permettre d’élargir ces activités même au-delà de Macenta centre. Tel qu’à Sérédou où on a une usine de Quinine, tel que l’élargissement de l’éclairage public dans les grandes agglomérations.

Guineematin.com : Quel est votre message à l’endroit du peuple de Guinée ?

Kémo Pascal Dembadounou : Il faut que nous mesurions nous-mêmes la nécessité de renforcer le tissu social. La France vient de nous donner un exemple. Ils se sont unis et le fait d’entonner ensemble la marseillaise est un appel à un sursaut national pour que les petites contradictions qui existent nous guinéens, qu’on s’en débarrasse.

De Macenta, Thierno Amadou Camara, envoyé spécial Guineematin.com

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