Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : les autorités de Forékariah étouffent l’antenne du FNDC

22 novembre 2019 à 9 09 07 110711

Depuis le mois d’octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) organise des marches pour protester contre un projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en Guinée. Et, jusque-là, cette plateforme (qui regroupe des acteurs de la société civile, des leaders politiques, des syndicats, des hommes d’affaires…) réussi tant bien que mal à manifester à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Mais, dans la préfecture de Forékariah, les autorités opposent un refus catégorique à tout mouvement de protestation visant le régime actuel. Et, selon des informations parvenues à Guineematin.com, c’est le préfet, Alhassane Camara, qui aurait donné des instructions fermes à la commune, d’interdire toute manifestation à Forékariah.

Selon Oumar Bella Barry, le chargé de communication du FNDC, depuis le début des manifestations anti-3ème mandat en Guinée, trois lettres d’informations ont été adressées à la commune. Mais, aucune n’a encore reçu l’aval des autorités.

« On avait fait un premier écrit pour demander une autorisation de marcher. Mais, la commune a refusé sous prétexte que le préfet a interdit toute manifestation à Forékariah. Les jeunes ont voulu sortir sans autorisation ; mais, on a réussi à les calmer. On s’est plié à cette décision, malgré notre envie de manifester pour exprimer notre opposition à un troisième mandat en Guinée… Nous avons fait une seconde demande d’autorisation le 18 novembre dernier, pour une manifestation pacifique que nous voulions organiser le 21 du même mois. Cette demande aussi a été refusée par la commune sur instruction du Préfet. Et, ce matin, nous avons déposé une nouvelle lettre d’information à la commune. Nous voulons manifester le 26 novembre et nous attendons la réponse de la commune », a expliqué Oumar Bella Barry au téléphone de Guineematin.com hier, jeudi 21 novembre 2019.

Dans sa lettre-réponse du 18 novembre (dont une copie est parvenue à Guineematin.com), la mairie a d’ailleurs rappelé au FNDC le contenu d’un communiqué du préfet, Alhassane Camara, diffusé dans une radio à Forékariah. « Je (le maire) me fais le devoir de vous notifier que conformément au communiqué diffusé à la radio communautaire de Forékariah de monsieur le préfet, ainsi que la lettre qu’il a adressée à tous les chefs de services, élus locaux… aucune manifestation pouvant troubler l’ordre public n’est autorisée », lit-on dans cette lettre réponse signée du maire, Aboubacar Touré.

Mais, pour le chargé de communication de la coordination préfectorale du FNDC à Forékariah, « les autorités (en première ligne le préfet) ne veulent pas céder, parce qu’ils supposent que Forékariah est le fief du premier ministre Kassory Fofana et du RPG (le parti au pouvoir) ». Mais, rappelle-t-il, la marche est un droit constitutionnel dont le préfet ne peut pas confisquer au détriment du FNDC, constitué de citoyens libres qui jouissent de tous leurs droits civiques.

« Nous ne sommes nullement mêlés de la politique ! Nous ne sommes poussés par qui que ce soit ! Nous défendons une cause noble qui est celle de la constitution. Et, il n’est pas du pouvoir discrétionnaire, ni de la compétence de monsieur le préfet de s’opposer aux dispositions légales de la constitution », a indiqué Oumar Bella Barry, tout en exprimant la détermination du FNDC de Forékariah à battre le pavé dans les jours à venir.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Accueil du Premier ministre à Tougué : le FNDC local prévient

21 novembre 2019 à 10 10 44 114411

Le premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu dans la préfecture de Tougué ce jeudi, 21 novembre 2019. Le Gouvernement prévoit aujourd’hui de lancer les opérations d’identification des personnes pauvres et vulnérables en vue de leur offrir la prospérité, via l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Sacko Barry, porte-parole du FNDC, affirme que l’antenne du Front national de défense de la constitution de Tougué menace de de se faire entendre si l’accueil prend une couleur politique.

Mohamed Sacko Barry

« S’il vient pour lancer un programme, nous l’acclamons. S’il vient pour une campagne, là, c’est politique, on arbore aussi la veste de campagne. Et, si c’est autre chose, on dira aussi autre chose sous forme de réaction. De toutes les façons, dans le cas spécifique de Tougué, nous n’aurons aucun acte de violence. Il n’y aura pas de jets de pierres, on ne va lapider personne, pas d’injures. Mais, nous nous ferons entendre. Le FNDC avait été convié à travers nos entités à la réunion préparatoire que le préfet avait appelées. Et, sur place, nous leur avons dit notre point de vue. Nous avons dit que si c’est pour la réception, nous sommes d’accord. Mais, si c’est pour une campagne de troisième mandat ou pour le référendum, là, nous réagirons », a précisé le porte-parole de l’antenne du FNDC à Tougué.

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

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Tournée du Premier ministre au Fouta : la joie du préfet de Labé…

19 novembre 2019 à 14 02 04 110411
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On en sait un peu plus sur la tournée (de campagne ?) que le Premier ministre veut entreprendra à partir de ce mardi, 19 novembre 2019. Joint au téléphone par un des correspondants de Guineematin.com à Labé, le préfet, Elhadj Safioulaye Bah, a commencé par rassurer que Kassory Fofana, le chef du gouvernement guinéen sera comme prévu dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé.

Selon la première autorité préfectorale de Labé, l’arrivée du Premier ministre, qui préside le conseil interministériel, est prévue dans l’après-midi de ce mardi. « Après le conseil des ministres de ce mardi, le Premier ministre bougera pour Labé… ».

Après un coup d’œil au calendrier qu’il a reçu de la hiérarchie, le préfet a annoncé Kassory Fofana chez le Cheick, sur les voiries urbaines en phase de bitumage, sur les chantiers de l’ANAFIC et dans la famille des Kaldouyabhé. « Après-demain, jeudi, il se rendra à Tougué, avant de revenir passer la nuit du jeudi à Labé pour continuer sa tournée le vendredi vers Mamou », a indiqué Elhadj Safioulaye Bah.

La joie du préfet de Labé

Elhadj Safioulaye Bah estime que la présence du Premier ministre, chef du gouvernement, dans les villes et villages du Fouta Djallon est une très bonne opportunité pour lui de voir la pauvreté dans laquelle végètent nos populations et le nécessaire soutien du Gouvernement en leur faveur. Egalement, le préfet de Labé espère que Kassory Fofana verra de lui-même que ceux qui racontent que les travaux entrepris par le Gouvernement ne sont pas achevés comme certains le racontent.

A noter que cette visite du Premier ministre guinéen dans le bastion de Cellou Dalein Diallo- chef de file de l’opposition guinéenne- s’inscrit dans le cadre du lancement de l’agence nationale de l’insertion économique et sociale à Labé. Mais, dans le contexte actuel de la Guinée, les adversaires du régime parlent de campagne déguisée en faveur d’une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé. C’est pourquoi, des perturbations ne sont pas à exclure de la part des responsables et militants du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution).

A suivre !

Labé Alpha Boubacar Diallo pour Guinée matin.com

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Mamou : la paix et l’éducation au centre de la célébration du Maouloud

9 novembre 2019 à 12 12 18 111811

A l’image des autres villes du pays, Mamou a célébré la nuit dernière, la fête de Maouloud qui commémore la naissance du prophète Mohamed. Dans la ville carrefour, l’événement a été placé sous le signe de la paix et l’éducation des enfants, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, le préfet Mory Diallo, le maire adjoint Mamadou Alpha Barry et l’ensemble des cadres régionaux, préfectoraux et communaux ont pris part à la célébration de cette date, marquée par des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques et d’autres actes cultuels dans plusieurs mosquées de la ville. De leur côté, les autorités ont, comme d’habitude, déployé des délégations qui ont sillonné les différents lieux de culte musulmans où est célébrée la fête de Maouloud.

Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, Directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses

Venu de Conakry pour participer à cet événement à Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses, a expliqué l’importance de cette nuit pour les musulmans. « Cette nuit de Maouloud est une nuit capitale chez les musulmans. Allah lui-même a prié pour le prophète Mohammad (PSL) et il demande aux musulmans de prier pour lui encore. Allah vante les mérites du prophète Mohamed (PSL) dans les cieux.

Le prophète Mohamed est un bel exemple à suivre. Dieu dit qu’il a été envoyé pour l’humanité entière. C’est lui l’infaillible, le modèle. Le prophète est une école qui regroupe toutes les facultés et tous les départements. Nous devons enseigner nos enfants l’histoire du prophète Mohammad (PSL). Ce n’est pas une seule fois dans l’année qu’il faut commémorer la vie du prophète, mais c’est tous les jours », a-t-il dit.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a mis l’occasion à profit pour appeler les fidèles musulmans à préserver la paix et à bien éduquer leurs enfants pour préparer l’avenir du pays. « Implorons Allah pour la paix et la cohésion sociale. Sans paix, pas de développement. Nous n’avons pas de parti politique, nous les religieux. Notre parti politique est l’islam et notre leader est le prophète Mohammad (PSL). Eduquons nos enfants, formons-les sur toute la ligne. Une jeunesse formée est une nation sauvée.

Quand les enfants sont formés, nous aurons un lendemain meilleur. Donc pensons à l’avenir de notre pays. Chacun de nous doit jouer sa partition pour que la Guinée soit un pays de référence », a dit le leader religieux, qui a formulé aussi quelques prières pour le pays. « Qu’Allah sauve notre pays des conséquences de la crise politique actuelle, marquée par des manifestations de rue. Qu’Il repende l’amour entre les fils et filles de notre pays. Qu’il nous protège de l’injustice, de la haine… »

A noter cependant que la célébration du Maouloud n’a pas connu un grand engouement à Mamou. La mobilisation des fidèles était faible dans la plupart des mosquées de la commune urbaine où des activités ont été organisées à cet effet. Une situation qui s’explique par le manque d’unanimité des musulmans autour de la commémoration de la naissance du prophète de l’islam.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Abdoulaye Bah charge : « le préfet de Kindia a commis une grosse infraction pénale »

4 novembre 2019 à 19 07 19 111911

Comme annoncé précédemment, l’antenne du FNDC à Kindia a organisé ce lundi, 04 novembre 2019, sa première marche depuis le début des mouvements de protestation contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé à travers le pays. Et, ce fut une première réussie pour la structure qui a drainé du monde dans les rues de la ville pour une manifestation pacifique.

A cette occasion, Abdoulaye Bah, chargé des affaires juridiques du FNDC Kindia, a fait des révélations sur le préfet N’Fansoumane Touré. L’ancien président de la délégation spéciale de Kindia accuse l’autorité préfectorale d’avoir violé gravement la loi en tentant d’empêcher la tenue de cette marche, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Le préfet de Kindia a commis hier une grosse infraction pénale. Le préfet Elhadj N’Fansoumane Touré nous a appelé en disant au coordinateur régional : viens tout de suite à la mairie, je suis là avec les forces de sécurité, nous voulons te voir. J’ai dit que cela est suspect, ça ne sent pas bon. Mais, on est partis, on l’a écouté. Monsieur le préfet a dit : nous vous demandons de bien vouloir reporter ou annuler jusqu’à nouvel ordre ce qu’on a arrêté la veille dans son bureau en présence de la sécurité, le FNDC, la mairie, la préfecture. C’est grave quand il (le préfet) se réveille vers 22 heures, il nous appelle dans le bureau d’une femme à la mairie.

Le préfet n’est pas maire, il n’est pas un cadre communal. Et le préfet n’est pas habilité à appeler un individu à partir de 18h. Il ne peut pas non plus se déplacer pour être dans le bureau d’une femme à 22 heures. Et nous lui avons répondu qu’il est hors de question de négocier la constitution guinéenne que nous défendons et qu’aujourd’hui on va manifester… Donc il voulait nous intimider, il voulait nous attaquer. Mais cela ne marchera plus dans ce pays », a laissé entendre le responsable de l’UFDG.

Propos recueillis par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Réception d’Alpha Condé à Conakry : les écoles, les marchés et l’administration seront fermés (Préfet)

30 octobre 2019 à 17 05 07 100710
Aziz Diop, préfet de Kankan

La pression monte dans les zones réputées être des fiefs du parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel, à quelques heures de la réception du président Alpha Condé à Conakry. De nombreuses rumeurs ont été distillées sur les réseaux sociaux, faisant état de l’envoi de bus à Kankan en vue de convoyer des militants à Conakry pour ladite réception. Le préfet, Aziz Diop, dément et promet que Kankan sera paralysé demain jeudi, 31 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

On raconte que de nombreux bus, chargés de militants, devraient quitter les fiefs du RPG-AEC, notamment en Haute-Guinée, pour aller grossir la mobilisation de demain jeudi à Conakry. Mais, Aziz Diop dément et promet une forte mobilisation à Kankan. « Les gens spéculent qu’en Haute Guinée, il y a des bus qui sont venus pour aller grandir le nombre des Conakrykas. On n’a pas besoin d’aller à Conakry, la Guinée ce n’est pas Conakry, ce n’est pas Conakry qui va décider du sort de la population de la Haute Guinée. C’est à Kankan ici qu’on va prouver à la face du monde qu’on a notre mot à dire. Vous allez voir demain la grande manifestation à Kankan, mettant maintenant le Pr Alpha Condé dans l’obligation de nous présenter une nouvelle constitution », a-t-il laissé entendre.

Pour Aziz Diop, la ville de Kankan sera paralysée demain à cause de la réception du président Alpha Condé à Conakry. « Pas de marché demain, pas de boulot demain, c’est le chef administratif qui arrive à l’aéroport de Conakry. Nous voulons marquer le coup à Kankan pour dire que c’est une symbiose. Ça se passera dans toutes les préfectures de la Haute Guinée pour prouver qu’au-delà de Conakry, on a aussi notre mot à dire », a expliqué le préfet.

Selon certaines informations qui circulent dans la cité, le Président serait attendu à Kankan demain jeudi dans le cadre d’une tournée après son bain de foule à Conakry. Le préfet balaye d’un revers de la main et promet la tenue prochaine d’une manifestation de soutien à la nouvelle Constitution. « Alpha Condé ne viendra pas, mais nous sommes dans l’esprit du président. Il a ses représentants administratifs, il a ses militants et ses responsables politiques qui épousent sa philosophie politique. Donc, ceux qui disent qu’il va venir, je m’inscris en faux, ce n’est que des rumeurs. Mais très prochainement, la population de Kankan va l’inviter pour lui dire voilà Kankan, voilà ce qu’on veut, le koudaïsme et la continuité dans le progrès », a martelé l’ancien activiste de la société civile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Pas de manif du FNDC à Kankan : le coordinateur régional en donne les raisons

25 octobre 2019 à 16 04 38 103810
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Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait appelé ses partisans à des marches à travers la Guinée ce jeudi, 24 octobre 2019, pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé à s’accrocher au pouvoir. A l’image du 14 juillet dernier, cette autre manifestation n’a pas eu lieu dans la ville de Kankan. Si d’aucuns pensent que les intimidations et autres menaces proférées par le préfet en sont la cause essentielle, la coordination locale du FNDC soutient tout le contraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Toutes les activités de la ville de Kankan, fief du parti au pouvoir, ont tourné comme d’ordinaire ce jeudi. La ville grouillait de monde et aucune manifestation n’a été signalée.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon plusieurs observateurs, l’antenne locale du FNDC a cédé aux intimidations du préfet, Aziz Diop qui n’a jamais cessé de martelé que le FNDC n’existe pas à Kankan. Mais, selon Cheick Mohamed Kaba, coordinateur régional du FNDC, c’est plutôt d’autres raisons qui expliquent cet état de fait. « Nous n’avons pas manifesté aujourd’hui pour deux simples raisons qui sont faciles à comprendre. D’abord, nous avons nos militants qui sont en prison. Le tribunal a ordonné leur libération, le procureur a fait appel. Donc, nous sommes dans les démarches. Le deuxième aspect, nous avons nos camarades de Siguiri qui sont arrêtés et transférés à Kankan ici. Donc, nous cherchons à les faire libérer. Ensuite, l’autorisation de marche est tombée hier. Donc, on n’était pas suffisamment préparé », a expliqué Cheikh Mohamed Kaba.

Ibrahima Simagan

Un argument rejeté par le responsable chargé à l’organisation de l’antenne régionale du FNDC. Selon Ibrahima Simagan, joint au téléphone, les membres du FNDC ne se sont pas entendus sur la démarche à suivre, précisant qu’au cours d’une réunion, plusieurs d’entre eux se seraient opposés à l’idée d’une manifestation.

Mais, Cheick Mohamed Kaba dit ne pas être au courant de cette divergence. « Sincèrement, je ne suis pas au courant de ce que vous dites là. Nous, on est tenu de suivre le mot d’ordre du front. Je ne suis pas informé de cette divergence à laquelle vous faites allusion ».

Interrogé sur les agissements du préfet, Cheikh Mohamed Kaba a dit que le préfet, Aziz Diop est bien dans son rôle. « Il a raison, il est dans son rôle de préfet. D’abord, il est militant du RPG. Même s’il dit aujourd’hui que l’opposition n’existe pas à Kankan, il est dans son rôle. Moi, je peux dire et j’affirme que je suis majoritaire en Haute Guinée ».

Pour terminer, monsieur Kaba a laissé entendre que si les membres du FNDC arrivaient à recouvrer la liberté, ils se feront entendre lors des prochains appels à manifester.

Il faut tout de même signaler que la dernière fois que le front avait manifesté à Kankan, le 30 avril 2019, ses partisans avaient été pris à partie, copieusement passés à tabac par les militants du RPG Arc-en-ciel.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : le préfet accuse, le FNDC réplique

17 octobre 2019 à 17 05 22 102210
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La tenue d’une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution guinéenne a réveillé les tensions à N’Zérékoré. Organisée par un collectif d’enseignants favorable au projet de nouvelle Constitution, la rencontre a connu la présence des autorités locales : gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré. Mais, elle a été perturbée par des opposants à ce projet qui sont venus jeter des pierres dans la salle de l’ENI où se tenait la rencontre. Quelques heures après, le préfet de N’Zérékoré a fait une sortie médiatique dans laquelle il accuse le FNDC de vouloir troubler l’ordre public, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« De sources digne de foi, une réunion à laquelle ont pris part certains membres du FNDC a eu lieu mercredi soir vers 19 h 30’ dans le quartier Koyapoulou. Au cours de cette réunion, certaines dispositions visant à troubler l’ordre public ont été ciblées. Il s’agit d’une manifestation de rue pour demander le départ du préfet et du gouverneur, la répartition dans le quartier Horoya d’un montant reçu à cet effet, la projection d’une réunion dans le district de Nyampara dans les jours à venir pour dispositions à prendre pour l’assaut, la mobilisation des jeunes des villages voisins de la ville afin de grossir les rangs », a annoncé Elhadj Sory Sanoh, appelant les « instigateurs de ce projet à la retenue ».

Le préfet prévient que « toute manifestation non autorisée sera dispersée par les forces de sécurité et les auteurs seront conduits devant la justice. Je demande à tous les jeunes des 22 quartiers d’observer une vigilance pour barrer la route comme le 14 octobre à l’ennemi qui a déjà échoué à N’Zérékoré », a-t-il lancé.

Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du FNDC à N’Zérékoré

Mais, cette sortie a été aussitôt démentie par les mis en cause. Interrogé par Guineematin.com, Job Lucas Kpoghomou, le coordinateur régional du FNDC à N’Zérékoré, a démenti catégoriquement les propos du préfet Elhadj Sory Sanoh. « C’est archi-faux ce que le préfet a dit. Quand il dit que nous sommes allés quelque part pour tenir une réunion et on a donné de l’argent aux jeunes, il ne sait même pas ce qu’il veut dire. Il sait que ce qu’il a fait hier ce n’est pas bon, c’est pourquoi il veut se racheter. Le FNDC ne se cache pas. Nous, on n’est pas cachés. Tout ce qu’on fait, on écrit et on montre à tout le monde. Donc, le préfet raconte du n’importe quoi », a laissé entendre l’opposant à un 3ème mandat d’Alpha Condé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manifestations FNDC à Koundara : des responsables politiques et acteurs de la société civile menacés ?

15 octobre 2019 à 17 05 43 104310

Après la réussite de la manifestation de rue organisée hier, lundi, 14 octobre 2019, par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la commune urbaine de Koundara, certains responsables politiques et acteurs de la société auraient reçu des menaces d’arrestations qui auraient été proférées par le préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dimanche soir, la tension était vive entre autorités préfectorales et responsables de l’antenne préfectorale du FNDC de Koundara. Ces opposants à toute idée de projet de nouvelle constitution en République de Guinée auraient même été convoqués à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie où ils ont été sommés d’annuler la manifestation du lundi, parce que la préfecture s’apprêtait à recevoir des étrangers dont l’identité et la qualité n’ont pas été révélées aux organisateurs de la marche pacifique.

C’est dans ce contexte que l’appel à manifester du FNDC a été largement suivi lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Koundara et les manifestants ont suivi l’itinéraire habituel. Mais, au cours du parcours, ils ont été confrontés à trois reprises à une tentative de résistance des services de sécurité déployés sur le terrain à bord de trois pickups. Toutes les fois qu’ils ont tenté de dérouter les manifestants, les agents concernés ont fini par replier et changer de position, en raison de la pression de la foule.

A la fin du parcours, ce sont Mamadou Baïlo Diallo, jeunesse FNDC Koundara, Alghassimou Diallo, secrétaire administratif de la fédération UFDG, assurant l’intérim de son secrétaire fédéral en séjour à Dakar, dame Oury Touré de la société civile et Abdourahmane Tounkara, chargé de la mobilisation et des actions au sein de l’antenne préfectorale du FNDC ont tour à tour pris la parole pour remercier les manifestants pour la qualité de la mobilisation et encourager chacun et tous à rester mobiliser et déterminer pour les actions ultérieures.

Quelques instants après, une folle rumeur a fait le tour de la ville de Koundara annonçant la volonté du préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, de faire arrêter les organisateurs de la manifestation.

Information qui aurait été confirmée aux concernés par le maire de la commune urbaine de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo dit Kanté. Ce chef de l’exécutif communal aurait déclaré à ses alliés politiques avoir reçu l’appel de son préfet lui annonçant son intention de faire arrêter les responsables politiques et les acteurs de la société civile qui ont organisé la manifestation.

Le secrétaire administratif de la fédération UFDG de Koundara, Alghassimou Diallo, croit savoir que le préfet Hassane Sanoussy a bel et bien donné des instructions au commissaire de police et au commandant de la gendarmerie « de nous faire arrêter. Mais, les officiers concernés n’ont pas obtempérer » estime-t-il.

De son côté, Abdourahmane Tounkara explique avoir reçu un appel téléphonique, lundi soir, lui demandant de ne pas passer la nuit à son domicile.

Nous avons tenté de joindre le préfet de Koundara pour sa version des faits, mais le numéro que nous détenons était fermé, selon le répondeur de l’opérateur. Ce n’est que partie remise.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le maire de Kindia à la fête du 02 Octobre : « vive la nouvelle constitution »

3 octobre 2019 à 11 11 32 103210

Indépendante depuis le 02 octobre 1958, la République de Guinée a eu 61 ans hier, mercredi 02 octobre 2019. Partout, dans le pays, une fête commémorative a été organisée et des hommages ont été rendus à ceux qui ont lutté (parfois au prix de leurs vies) pour que cette nation soit libre et souveraine.

Dans la préfecture de Kindia, cette célébration s’est déroulée à la place des martyrs, en présence des autorités administratives et militaires, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Revue des troupes, dépôt d’une gerbe de fleurs, défilé des corps socioprofessionnels et des forces de défense et sécurité… La ville de Kindia a vibré ce mercredi au rythme de la fête commémorative de l’an 61 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Les populations de la cité de Manga Kindi ont bravé la pluie pour rallier la place des martyrs afin de donner une empreinte particulière au 61ème anniversaire de la Guinée indépendante.

Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia

Dans son discours de circonstance, le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, a exhorté les populations de la ville à la cohésion sociale. Il a aussi profité de l’occasion pour dire « OUI » au projet de la nouvelle constitution. Un projet qui polarise actuellement les débats politiques, puisque pouvant donner la possibilité au président Alpha Condé de prolonger son bail à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

« J’invite les uns et les autres à resserrer les rangs et de soutenir les idéaux de paix et de progrès prônés par son excellence le chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, pour une Guinée émergente et prospère. L’engagement de tous est vivement souhaité dans l’accomplissement de cette mission noble… Braves populations de Kania, je vous exhorte à une synergie d’action, à une cohésion sociale, à l’unité nationale pour le bonheur de notre pays tant souhaité par le peuple de Guinée. Vive la paix ! vive l’unité nationale, vive la Guinée émergente et prospère ! vive la nouvelle constitution … », a dit Mamadouba Bangoura.

N’fan Soumane Touré, Préfet de Kindia

De son côté, le préfet de Kindia a tout d’abord survolé les évènements qui ont conduit la Guinée à l’indépendance et le chemin à la fois périlleux et glorieux emprunté par notre pays, depuis son accession à la souveraineté nationale.

Le préfet, N’fan Soumane Touré, s’est ensuite réjoui du choix porté sur Kindia pour abriter les festivités de l’an 61 de la Guinée indépendante (même si ces festivités ont été reportées à 2020), tout en exprimant la détermination des populations de Kindia à soutenir le projet d’une nouvelle constitution dans le pays.

« La région de Kindia a eu le privilège d’être choisie pour les festivités de l’an 61 de notre indépendance, reportées très heureusement pour l’année 2020. Cet honneur renouvelé par le gouvernement de la République à notre préfecture et à notre région, témoigne de toute l’attention que le chef de l’Etat porte sur nous. Cela est un grand espoir pour toutes les composantes sociales de notre préfecture qui ne ménagent aucun effort pour soutenir les actions du Pr Alpha Condé. C’est pourquoi, elles sont résolues pour la nouvelle constitution… Les paisibles populations de Kindia nourrissent l’espoir de voir le peuple de Guinée choisir, comme en septembre 1958, le chemin de la vérité et de son avenir. Cette commémoration de notre fête de l’indépendance est en effet un rappel de mémoire et de devoir pour tout citoyen. Car, le pays restera toujours un patrimoine collectif qu’on doit partager, gérer, sauvegarder et transmettre aux générations futures avec fierté et responsabilité. Tous ces grands investissements qui sont effectués à travers les différentes localités de la Guinée et qui sont envisagés, doivent nous indiquer le chemin de l’exemple et de la reconnaissance pour un homme qui a promis le retour de la Guinée sur l’orbite du bon changement », a dit N’fan Soumane Touré.

Pour sa part, Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia, a appelé les populations de la ville des agrumes à promouvoir la paix et à rester alignées derrière l’actuel président de la Guinée.

Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia

« Donnons-nous la main et restons solidaire. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes les administrateurs. Mais, quand on dit que tu es le chef, c’est qu’il y a des gens derrière toi… Le multipartisme a été créé. Mais, on ne peut pas dire que chaque parti va faire ce qu’il veut, comme il le veut. Aujourd’hui, c’est le Pr Alpha Condé qui est le président de la République. Restons derrière lui. Il n’y a pas une seule personne qui ne va pas passer… Nous avons tous prié Dieu pour qu’il nous donne un président qui peut nous aider. Et, il nous a donné le Pr Alpha Condé. Celui qui dit que ce n’est pas ce dernier, c’est avec Dieu qu’il sera en conflit… Même si c’est une famille, si vous n’êtes pas d’accord, votre famille ne peut pas avancer. Donc, donnons-nous la main, soyons unis et restons derrière le Pr Alpha Condé pour que la Guinée aille de l’avant », a indiqué Hadja Sarangbè Camara.

A noter que la célébration du 61ème anniversaire de la Guinée à Kindia a été rehaussée de la présence de monsieur Ibrahima Kalil Konaté (K²), président du Conseil d’administration de la LONAGUI et ancien ministre de l’éducation, et du député uninominal de Kindia, Dembo Fadiga.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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02 octobre à Forécariah : le préfet réitère son soutien au projet de nouvelle Constitution

2 octobre 2019 à 16 04 33 103310
Le préfet de Forécariah et madame, ce 02 octobre 2019 à la fête de l’indépendance

Comme annoncé précédemment, c’est à l’instar des autres préfectures de la Guinée que Forécariah a célébré ce mercredi, 02 octobre 2019, le 61ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. La fête a été marquée par une grande mobilisation des couches socioprofessionnelles de la localité. Le préfet, Alhassane Camara, a mis l’occasion a profit pour faire plusieurs annonces, notamment son soutien au projet de nouvelle constitution qui divise aujourd’hui les guinéens, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Dans la préfecture de Forécariah, la célébration de l’anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance a commencé par le dépôt d’une gerbe de fleurs à la place des martyrs. Ensuite, les autorités administratives, communales et les citoyens ont rejoint la place de l’indépendance pour la tenue du discours du préfet mais aussi pour le défilé géant.

Louant les efforts d’un peuple qui a subi 60 ans d’indépendance, le préfet Alhassane Camara a dit que « la célébration de notre indépendance est un moment d’intense émotion pour la nation car elle constitue une fête qui nous rassemble, exalte notre liberté recouvrée et met à l’honneur non seulement nos compatriotes qui se sont investis ou s’investissent pour la cause de la patrie, mais aussi les valeurs et les symboles que nous ont légué les pères fondateurs de notre pays. En effet, le 02 octobre 1958, après avoir courageusement voté NON au référendum Gaulliste du 28 septembre 1958, le peuple de Guinée a mis fin à plus d’un demi siècle de joug colonial français pour devenir maître de son destin devant l’histoire. Il a commencé à jouir du soleil de l’indépendance sous la direction du feu Ahmed Sékou Touré », a rappelé le préfet.

Poursuivant, Alhassane Camara soutient que notre pays a connu des mutations historiques qui se sont réalisées grâce au combat que mène le peuple de Guinée pour son développement social, politique et économique. « Il reste entendu que de 1958 à 2019, nous avons connu des événements douloureux et fâcheux, comme par exemple l’agression du 22 novembre 1970, les incursions rebelles de septembre 2000, les événements de janvier et février 2007, l’épidémie de la maladie à virus Ebola et j’en passe. Donc, à titre individuel ou collectif, nous avons enregistré et géré des crises, car la vie ne nous réserve pas que des merveilles. Face aux dures épreuves que traverse notre pays, nous avons toujours fait montre de courage, de sagesse, de compréhension mutuelle, de patriotisme et de tolérance pour le triomphe de nos valeurs humaines ».

Par ailleurs, le préfet de Forécariah n’a pas manqué de citer quelques réalisations faites à Forécariah depuis l’arrivée du professeur Alpha Condé au pouvoir. « Pour le cas particulier de notre préfecture, Forécariah a été gratifié par la réalisation de nombreuses actions, parmi lesquelles nous avons: la construction d’un grand pont à deux voies sur le fleuve Kissi-Kissi, la construction d’un pont reliant l’île de Kaback à la terre ferme de Maférinyah, le reprofilage de 40 kilomètres de pistes rurales dans les sous-préfectures de Moussayah et de Maférinyah, les travaux de bitumage de 12 kilomètres de la voirie urbaine, les débuts d’exploitation des mines de Yomboyély, Lansanyah et Sangbalama dans les sous-préfectures de Moussayah et de Kaliah, le financement des travaux de construction de la digue de ceinture de Kaback et dont les travaux sont en cours de réalisation, les travaux d’aménagement des installations portuaires et ferroviaires reliant les mines aux ports de Contah et de Senguélén, la construction d’un poste de santé à Sinkinet dans Kaliah et la construction de 186 salles de classes… »

En outre, Alhassane Camara a fait savoir qu’il soutient le projet de nouvelle constitution que veut s’octroyer le RPG Arc-en-ciel pour accorder un bail supplémentaire à Alpha Condé à la tête de la Guinée. « Je déclare du haut de cette tribune que la préfecture de Forécariah adhère au projet d’élaboration de la nouvelle constitution qui devra prendre en charge les nouvelles aspirations du peuple de Guinée. Avec 61 ans d’indépendance, la maturité politique du peuple de Guinée n’est plus à démontrer. Nous devons imprimer à ces consultations la transparence et la crédibilité exigées par le gouvernement et la CENI, comme les élections antérieures organisées pendant cette 3ème République », a-t-il déclaré.

Il faut rappeler que des femmes favorables au projet de nouvelle constitution ont également participé au défilé.

De Forécariah, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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2 octobre à Labé : la pluie et les autorités locales perturbent le programme conçu par la jeunesse

2 octobre 2019 à 14 02 55 105510
Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de la commune urbaine de Labé

Le carnaval organisé dans la matinée de ce mercredi, 2 octobre 2019, par la Coalition des Structures, des Associations et des Mouvements (COSAMOUV) de la commune urbaine de Labé a été perturbé par une forte pluie et un incident protocolaire avec les autorités locales survenu au stade régional Elhadj Saïfoulahi Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La fête commémorative du 61ème anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée aurait pu passer encore inaperçue ce mercredi, 2 octobre 2019, dans la ville de Labé si des jeunes leaders regroupés au sein de la Coalition des Structures, Associations et Mouvements (COSAMOUV) de la commune urbaine n’avaient pas eu l’initiative d’organiser un carnaval de réjouissance. Le programme officiel ne prévoyait que le dépôt de la gerbe de fleurs par le gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, entouré pour la circonstance du préfet de la localité, Elhadj Safioulahi Bah et du maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

L’ambiance était vraiment festive au départ de ce carnaval qui est parti du carrefour Tinkisso pour la place des Martyrs en passant par les ronds-points Hôpital Régional, Hoggo M’Bouro, carrefour banques, carrefour grande mosquée et place des Martyrs. La forte pluie a surpris les manifestants quelques mètres seulement après le carrefour de la grande mosquée. Tout le monde était mouillé à l’arrivée et les reporters de la presse locale étaient obligés de ranger leurs appareils.

A la fin de la pluie, les autorités régionales, préfectorales et communales sont arrivées sur les lieux. Mais, elles ne voulaient pas que les jeunes qui ont fait un effort pour mobiliser la population juvénile prononcent un discours.

« D’habitude, il n’y a que 3 discours qui sont prononcés ici par le gouverneur, le préfet et le maire » notifie-t-on aux organisateurs.

« Il est hors de question. Nous ne pouvons pas mobiliser les gens et ne pas prendre la parole. Nous avons un message à délivrer à la jeunesse parce que pour cette année nous avons un slogan fort : L’HEURE DE LA JEUNESSE A SONNE » réplique Al Habib Bah au maire de la commune urbaine qui semblait jouer au porte-parole des autorités locales.

Mamadou Aliou Laly Diallo est allé jusqu’à se faire huer lorsqu’il a demandé alors à voir le contenu du discours préparé les jeunes avant qu’ils ne soient autorisés à prendre la parole.

Finalement, les responsables du COSAMOUV ont prononcé leur discours et ont immédiatement demandé à ceux qu’ils ont mobilisés de quitter les lieux.

A leur tour, ils se sont retirés avec les appareils de sonorisation qu’ils avaient envoyés au stade régional pour faciliter la communication avec le public. Comme pour dire que le programme officiel a continué avec un mégaphone emprunté à une communicatrice traditionnelle.

Les jeunes leaders de Labé avaient soupçonné une tentative de récupération de leur initiative quand ils ont suivi deux communiqués diffusés dans la soirée d’hier, mardi, 1er octobre 2019, sur les antennes de certaines radios locales par le préfet, Elhadj Safioulahi Bah et le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Oumar Sadio Diallo

« Ils nous avaient dit qu’ils n’avaient pas un programme à part le dépôt de la gerbe de fleurs. Pourquoi ont-ils alors attendu la veille de l’évènement pour faire un communiqué comme s’ils étaient au centre de la mobilisation » regrette Oumar Sadio Diallo.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fête de l’indépendance : voici ce qui est prévu ce 02 octobre à N’zérékoré

1 octobre 2019 à 22 10 13 101310
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La Guinée va célébrer demain, mercredi 02 octobre 2019, l’an 61 de son accession à l’indépendance. Une indépendance proclamée le 02 octobre 1958 à la suite du référendum organisé quatre jours plus tôt, à l’occasion duquel les Guinéens se sont massivement prononcés en faveur de la souveraineté de leur pays. A la veille de cette grande fête nationale, le préfet de N’zérékoré a annoncé les couleurs de l’événement au micro du correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Elhadj Sory Sanoh, toutes les dispositions sont prises pour que la fête soit belle dans la capitale de la Guinée forestière. « C’est un honneur pour nous, une fierté pour tous les Guinéens et Guinéennes que cette fête soit célébrée demain sur toute l’étendue du territoire national et aussi à l’extérieur où se trouvent des Guinéens. Et, quant à nous à N’zérékoré, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que cette fête soit belle. Le matin, entre 8 heures et 9 heures, les populations vont se diriger vers la place de l’indépendance.

Et à 9 heures, monsieur le préfet accompagné de monsieur le gouverneur et les cadres de l’armée procéderont à la pose des gerbes de fleurs au monument des Martyrs. Après, le gouverneur va faire la revue des troupes, puis il va tenir son discours d’adresse à la population de N’zérékoré, qui sera suivi d’un défilé. A ce défilé, prendront part toutes les sensibilités socio-économiques et socioculturelles de N’zérékoré. Après ce défilé, on va prendre un peu de pause. Et, après la pause, de 16 heures jusqu’à 18 heures, un banquet va être organisé à la résidence du gouverneur », a indiqué le préfet de N’zérékoré.

Initialement prévus dans le défilé qui aura lieu à cette occasion, les partis politiques ont finalement été retirés du programme. Une décision que le préfet a tenté de justifier. « Cette fois-ci, on a voulu que les partis politiques défilent, mais pour des considérations propres à notre milieu, on a dit non. C’est la fête de l’indépendance nationale qui ne tient compte d’aucune opinion politique. C’est le citoyen guinéen tout court qui fête l’anniversaire de son indépendance.

Donc pour cela, nous demandons humblement aux partis politiques de ne plus participer au défilé. Plutôt, ils peuvent venir à la tribune comme les autres pour participer à l’événement mais sans aucun signe politique », a dit Elhadj Sory Sanoh, précisant que « pendant le défilé, les pancartes, les T-shirts, les banderoles, les képis qui ont une connotation politique ne seront pas admis demain à cette manifestation ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Dalaba : le budget préfectoral n’a financé aucune action de développement en 2018

28 septembre 2019 à 10 10 18 09189
Alpha Boubacar Kaala Bah, préfet de Dalaba

Le budget préfectoral de Dalaba n’a financé aucune action de développement en 2018, année à laquelle toutes les recettes fiscales recouvrées auraient été utilisées dans les dépenses de fonctionnement ordonnées par le préfet, Alpha Boubacar Kaala Bah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

C’est bien ce qui ressort du rapport annuel présenté par les autorités préfectorales de Dalaba lors de la conférence régionale de gouvernance, exercice 2019, de la Région Administrative Mamou organisée à Pita le jeudi, 26 septembre 2019, sous la présidence effective du gouverneur, Amadou Oury Lemy Diallo.

Alpha Boubacar Kaala Bah, préfet de Dalaba

« Le budget préfectoral de Dalaba, exercice 2018, s’équilibrait en recette et en dépense à la somme de 209 millions 506 mille francs guinéens. Prévisions, 209 millions 206 mille 764. Emissions, 209 millions 506 mille 764. Recouvrements, 209 millions 506 mille 764. Dépenses, 209 millions 506 mille 764 francs guinéens. Les dépenses ont été exclusivement de fonctionnement. Aucune action de développement n’a été réalisée » martelé le directeur des microréalisations de la préfecture de Dalaba, Fodé Baro qui a présenté le rapport de sa préfecture, au nom de son préfet, Alpha Boubacar Kaala Bah.

En faisant une lecture attentive de ces chiffres, l’observateur averti pense directement à un cadrage comptable. Car, on ne sait pas quelle est la baguette magique qui a été utilisée par les autorités préfectorales de Dalaba et ses services techniques pour réussir un recouvrement de 100% en matière de recettes fiscales ? A moins que ça soit le résultat d’une mauvaise évaluation de l’assiette fiscale locale.

Pendant ce temps, le même rapport révèle une insuffisance d’agents de sécurité au niveau de la police et de la gendarmerie, que toutes les motos des sous-préfets sont dans un état défectueux, et que la plupart des lampadaires solaires ne s’allume plus, faute d’entretien. A cela, il faut ajouter que les infrastructures réalisées à Dalaba au cours du 56ème anniversaire de l’Indépendance de la Guinée n’ont reçu aucun équipement.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Macenta : les autorités s’engagent à consolider la paix et le dialogue social

28 septembre 2019 à 2 02 05 09059

La délégation composée des députés issus des trois groupes parlementaires, du représentant du président de l’Assemblée nationale, d’un cadre du département de l’unité nationale et de la citoyenneté, d’un membre du Groupe national de contact, d’une responsable de la société civile et d’un expert du HCDH, a été reçue le jeudi dernier, 26 septembre 2019, par les autorités préfectorales de Macenta en vue de plaider pour la consolidation de la paix et le dialogue social en Guinée, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

A Macenta, comme dans les préfectures de Kissidougou et de Gueckédou, la mission des parlementaires a procédé à la présentation du projet dont elle est porteuse et intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ».

Au nom du préfet Sékou Mohamed Diallo, en congé, les secrétaires généraux des collectivités et de l’administration ont souhaité la bienvenue à la délégation avant de prendre l’engagement de travailler à la réussite de cette mission à Macenta.

Dans la salle de réunion de la préfecture où le maire, les religieux, les acteurs de la société civile, le procureur, les forces de défense et de sécurité, les représentants des partis politiques, les jeunes et les femmes ont pris part à la rencontre, le Président délégué du projet, Dr Jean Edouard Sagno, par ailleurs Directeur de cabinet de l’Assemblée nationale, a expliqué de long en large le contexte, les objectifs et les résultats attendus de ce projet de 18 mois ainsi que les partenaires impliqués dans sa mise en œuvre.

En retour, Elhadj Bilifan Traoré, le secrétaire général de l’administration, s’est réjoui de cette visite et s’est engagé à contribuer à la promotion de la paix et du dialogue à Macenta.

« L’étape de Macenta, nous voulons qu’elle soit une étape réussie. L’objet de la mission intéresse tout le monde. La paix et le dialogue intéresse tous les Guinéens », a indiqué M. Traoré.

A son tour, le secrétaire général chargé des collectivités, Elhadj Mohamed Diakité a souligné que le passage de la délégation enchante aussi bien les autorités que les populations de Macenta.

« Pour celui qui connait ce qui se passe dans le pays présentement, il est nécessaire qu’il y ait ces contacts afin d’échanger les points de vue pour aplanir les choses et préserver la paix en Guinée. Quand on considère la Guinée comme nous la voyons actuellement, on voit que le brassage ethnique est là, le métissage des populations est là, cela montre que toutes les populations ont le besoin de consolider la paix … », a affirmé M. Diakité avant d’ouvrir la réunion élargie aux autres composantes de la préfecture.

Justement après la présentation du projet, des débats ont eu lieu pour aider les uns et les autres à être au même niveau d’information sur les promoteurs du projet, sa durée, son coût, les partenaires impliqués et les moyens à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. A savoir maintenir la paix avant, pendant et après les échéances électorales.

Ce projet dénommé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée » a été concocté par le Système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat aux Droit de l’Homme, HCDH, et le Programme des Nations Unies pour le Développement, PNUD, et porté par l’Assemblée nationale et le département de l’unité nationale et de la citoyenneté. Ce, en vue de préserver la paix et l’unité nationale dans le pays dans un contexte préélectoral préoccupant.

Après Macenta, la mission va se rendre le vendredi à Beyla où elle va rencontrer les différentes composantes socioprofessionnelles et organiser un forum pour mieux présenter le projet et échanger avec les participants.

Parallèlement, dans les autres régions naturelles du pays, les travaux se poursuivent avec le même rythme.

En Haute Guinée la mission a animé un forum à Siguiri ce jeudi, alors que les délégations parties en Moyenne Guinée et en Basse côte ont fait des visites conjointes à Dalaba et Boffa ce 26 septembre 2019.

Depuis N’Zérékoré, Abdamllah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Le FNDC au préfet de N’zérékoré : « si le calme ne plaît aux autorités, nous allons… »

14 septembre 2019 à 16 04 02 09029

Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Remplacement d’une commission de recrutement à la SAG : les précisons du préfet de Siguiri

23 août 2019 à 19 07 14 08148

Depuis deux jours, le bloc administratif de Siguiri est envahi par des jeunes à la quête d’emploi. Une société sous-traitante de la Société Aurifère de Guinée (SAG) a lancé un appel d’offres pour le recrutement de 72 ouvriers spécialisés en conduite d’engins lourds, de soudeurs et autres. Mais, le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, a remplacé la première commission de recrutement. Interrogé ce vendredi 23 août 2019, l’officier en a donné les raisons au micro du correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats au recrutement à Mota- Engil, une société sous-traitante de la SAG, ont envahi le bloc administratif de la préfecture pour le dépôt de leurs dossiers de candidature. Pour les soixante douze (72) places disponibles, nous comptons déjà plus de deux mille (2000) postulants.

Selon le préfet, le Colonel Moussa Condé, « c’est un recrutement qui concerne des ouvriers spécialisés. Avant, c’est la SAG, la société mère, qui recrutait pour ses société sous-traitantes. Mais, il a été constaté que ces sociétés sous-traitantes abandonnent les gens après leur contrat. C’est ce qui provoquait des problèmes. Maintenant, c’est les sous-traitants qui recrutent directement ».

Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Par ailleurs, le préfet a apporté des précisions sur les postes à pourvoir. « Cette fois, ce Mota-Engil qui recrute des ouvriers, mais des spécialistes : les conducteurs des engins lourds, les opérateurs de bulles, des gradeurs, des techniciens de flotte, des soudeurs…raison pour la quelle les diplômes et les attestations ont été demandés ».

En outre, le préfet de Siguiri a confirmé cette ruée des jeunes à la recherche d’emploi vers le bloc administratif avant d’expliquer les raisons du remplacement de la commission de recrutement. « Aujourd’hui, nous constatons un envahissement total. Nous n’allons rejeter aucun dossier, mais le test sera organisé par la société elle-même. Nous, nous recevons les dossiers. Mais c’est la société qui organise son test. Je suis venu trouver une commission de recrutement, mais elle n’était plus crédible. C’est pourquoi j’ai remplacé cette commission par des cadres de la préfecture. Quand les résultats seront publiés, les candidats doivent comprendre dès maintenant, si tu n’as pas la qualification demandée, il serait mieux de te retirer », a conseillé l’officier.

En attendant, les jeunes candidats et autres anciens travailleurs compressés passent la nuit au bloc administratif préfectoral pour le dépôt de leurs dossiers.

De Siguiri, Bérété Lanceï condé pour Guineematin.com

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Fin du FOJEK à Boké : les jeunes attendent la mise en œuvre des recommandations

19 août 2019 à 10 10 56 08568

La deuxième édition du forum des jeunes de Kakandé s’est achevée dans la soirée d’hier, dimanche 19 août 2019, à Boké. Pendant trois jours, les jeunes de cette région minière ont discuté de plusieurs thèmes se rapportant au développement local, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum, en présence des autorités communales et de la société civile locale. « Ces trois jours de travaux ont permis d’échanger sur des programmes importants pour le développement de Boké. Ça veut dire que les jeunes sont dans un élan fort.

Il ne s’agit plus de mettre des barrages sur la route, il faut changer de lieux des débats. Désormais, les débats c’est dans les salles comme ça, pour échanger sur les sujets qui peuvent vous permettre de vous développer. C’est pourquoi je remercie sincèrement l’ONG qui a initié ce forum et l’ensemble des participants », a déclaré le préfet.

Selon les organiseurs, plus de 200 jeunes ont pris part à cette rencontre. Et, les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. « C’est vrai que nous avons fait des recommandations, mais c’est l’application qui reste un problème. Nous allons passer par tous les moyens pour voir comment prendre en compte les recommandations des collectivités de Boké.

Monsieur le ministre des Mines a pris l’engagement de les défendre auprès du gouvernement et cela nous réconforte. D’ailleurs, nous lui disons merci pour ça. Il ne s’agit pas de promettre mais nous attendons l’application sur le terrain et nous sommes vraiment optimistes », a dit Basékou Dramé, le président du forum des jeunes de Kakandé.

A noter que les recommandations faites sont adressées à l’Etat, aux sociétés minières, aux communes de la région et aux jeunes de Boké. Chacun est demandé de jouer sa partition pour un développement harmonieux du « poumon économique » de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Siguiri : licenciés de la SAG, deux syndicalistes accusent les autorités administratives

8 août 2019 à 18 06 57 08578
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, et Siné Magassouba, secrétaire général des collectivités

Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la SAG (Société Aurifère de Guinée), Alhassane Touré, et le secrétaire administratif, Sékou Dramé, ont été licenciés. Les deux responsables syndicaux, qui en ont reçu la notification le mardi 06 août 2019, accusent le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri, et même le préfet, d’en être les principaux instigateurs, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout le monde s’y attendait à Siguiri. Après avoir reçu une lettre de mise à pied il y a trois semaines, Alhassane Touré et Sékou Dramé, responsables syndicaux de la SAG, ont été tout bonnement licenciés.

Joint au téléphone ce jeudi, 08 août 2019, Alhassane Touré, accuse Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités, d’avoir planifié ce licenciement. « Les autorités de Siguiri, notamment Siné Magassouba, ont provoqué tout cela. Nous, on défendait l’intérêt des travailleurs. Le 04 juin 2019, Siné Magassouba est intervenu dans l’une des radios privées de la place en nous traitant d’être des étrangers, mon secrétaire administratif Dramé et moi. Il a dit ce jour à la radio : j’ai dit de ne pas voter pour Touré et Dramé, ce se sont des étrangers, ils n’aiment pas Siguiri et ils n’aiment pas la SAG.

Vous avez donné la tête aux deux étrangers, mais ils vont quitter. Le préfet lui-même avait appuyé Siné dans sa déclaration. Quand lui aussi a rencontré les anciens contractuels de la SAG le 21 juin, il a dit : Touré et Dramé sont des Satan, ils veulent mettre le feu à la SAG. Nous allons les faire quitter, même si j’aurai des problèmes avec ma hiérarchie. Alors, le 19 juillet 2019, nous avons reçu une lettre de mise à pied, signée par le directeur général de la SAG, Abdourahmane Diaby.

Parmi tous les délégués syndicaux, c’est seulement nous deux qui avons reçu la mise à pied, nous deux que Siné traite d’étrangers, parce que Dramé vient de Kissidougou et moi de Forécariah. Ceux qui n’ont pas reçu la lettre viennent de Siguiri centre et Kintinian. Et nous deux qui avons été licenciés, Siné dit que nous sommes étrangers. Lui, il n’a jamais travaillé ailleurs ? Le préfet est-il de Siguiri ? Pour le moment nous sommes derrière la CNTG », a expliqué Alhassane Touré.

À rappeler que les deux responsables syndicaux sont accusés de démobilisation des départements de la topographie et de la logistique de la SAG, incitation à un arrêt de travail illégal, perturbation des opérations de mine et incitation à la désinformation et à l’insubordination.

Le préfet de Siguiri et le chargé des collectivités décentralisées n’ont pas voulu s’exprimer sur la question, malgré les multiples sollicitations du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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