Fin du FOJEK à Boké : les jeunes attendent la mise en œuvre des recommandations

19 août 2019 à 10 10 56 08568

La deuxième édition du forum des jeunes de Kakandé s’est achevée dans la soirée d’hier, dimanche 19 août 2019, à Boké. Pendant trois jours, les jeunes de cette région minière ont discuté de plusieurs thèmes se rapportant au développement local, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum, en présence des autorités communales et de la société civile locale. « Ces trois jours de travaux ont permis d’échanger sur des programmes importants pour le développement de Boké. Ça veut dire que les jeunes sont dans un élan fort.

Il ne s’agit plus de mettre des barrages sur la route, il faut changer de lieux des débats. Désormais, les débats c’est dans les salles comme ça, pour échanger sur les sujets qui peuvent vous permettre de vous développer. C’est pourquoi je remercie sincèrement l’ONG qui a initié ce forum et l’ensemble des participants », a déclaré le préfet.

Selon les organiseurs, plus de 200 jeunes ont pris part à cette rencontre. Et, les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. « C’est vrai que nous avons fait des recommandations, mais c’est l’application qui reste un problème. Nous allons passer par tous les moyens pour voir comment prendre en compte les recommandations des collectivités de Boké.

Monsieur le ministre des Mines a pris l’engagement de les défendre auprès du gouvernement et cela nous réconforte. D’ailleurs, nous lui disons merci pour ça. Il ne s’agit pas de promettre mais nous attendons l’application sur le terrain et nous sommes vraiment optimistes », a dit Basékou Dramé, le président du forum des jeunes de Kakandé.

A noter que les recommandations faites sont adressées à l’Etat, aux sociétés minières, aux communes de la région et aux jeunes de Boké. Chacun est demandé de jouer sa partition pour un développement harmonieux du « poumon économique » de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Siguiri : licenciés de la SAG, deux syndicalistes accusent les autorités administratives

8 août 2019 à 18 06 57 08578
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, et Siné Magassouba, secrétaire général des collectivités

Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la SAG (Société Aurifère de Guinée), Alhassane Touré, et le secrétaire administratif, Sékou Dramé, ont été licenciés. Les deux responsables syndicaux, qui en ont reçu la notification le mardi 06 août 2019, accusent le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri, et même le préfet, d’en être les principaux instigateurs, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout le monde s’y attendait à Siguiri. Après avoir reçu une lettre de mise à pied il y a trois semaines, Alhassane Touré et Sékou Dramé, responsables syndicaux de la SAG, ont été tout bonnement licenciés.

Joint au téléphone ce jeudi, 08 août 2019, Alhassane Touré, accuse Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités, d’avoir planifié ce licenciement. « Les autorités de Siguiri, notamment Siné Magassouba, ont provoqué tout cela. Nous, on défendait l’intérêt des travailleurs. Le 04 juin 2019, Siné Magassouba est intervenu dans l’une des radios privées de la place en nous traitant d’être des étrangers, mon secrétaire administratif Dramé et moi. Il a dit ce jour à la radio : j’ai dit de ne pas voter pour Touré et Dramé, ce se sont des étrangers, ils n’aiment pas Siguiri et ils n’aiment pas la SAG.

Vous avez donné la tête aux deux étrangers, mais ils vont quitter. Le préfet lui-même avait appuyé Siné dans sa déclaration. Quand lui aussi a rencontré les anciens contractuels de la SAG le 21 juin, il a dit : Touré et Dramé sont des Satan, ils veulent mettre le feu à la SAG. Nous allons les faire quitter, même si j’aurai des problèmes avec ma hiérarchie. Alors, le 19 juillet 2019, nous avons reçu une lettre de mise à pied, signée par le directeur général de la SAG, Abdourahmane Diaby.

Parmi tous les délégués syndicaux, c’est seulement nous deux qui avons reçu la mise à pied, nous deux que Siné traite d’étrangers, parce que Dramé vient de Kissidougou et moi de Forécariah. Ceux qui n’ont pas reçu la lettre viennent de Siguiri centre et Kintinian. Et nous deux qui avons été licenciés, Siné dit que nous sommes étrangers. Lui, il n’a jamais travaillé ailleurs ? Le préfet est-il de Siguiri ? Pour le moment nous sommes derrière la CNTG », a expliqué Alhassane Touré.

À rappeler que les deux responsables syndicaux sont accusés de démobilisation des départements de la topographie et de la logistique de la SAG, incitation à un arrêt de travail illégal, perturbation des opérations de mine et incitation à la désinformation et à l’insubordination.

Le préfet de Siguiri et le chargé des collectivités décentralisées n’ont pas voulu s’exprimer sur la question, malgré les multiples sollicitations du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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BEPC à Dalaba : 35 candidats absents

8 juillet 2019 à 19 07 05 07057

La préfecture de Dalaba a enregistré un nombre élevé d’absents au compte de cette première journée du Brevet d’Etudes du Premier Cycle, lancé ce lundi, 8 juillet 2019. C’est le préfet, Alpha Aboubacar Kaala Bah, qui a procédé au lancement officiel de cet examen de passage pour le lycée en présence des autorités locales, éducatives et religieuses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La Direction Préfectorale de l’Education de Dalaba a présenté, au compte de cette session 2019, un nombre total de 628 candidats, dont 298 filles, au BEPC. Quelques 35 absents ont été enregistrés pour cette première journée dans la toute la préfecture.

Le lancement a eu lieu au centre le Collège du Centre de Dalaba par le préfet. C’était en présence de certains cadres de la préfecture, du maire de la commune urbaine, Elhadj Ibrahima Diallo, du directeur général de l’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba, Youssouf Sidimé, de la ligue islamique, de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole…

Dans son discours, le préfet a invité les candidats à bien travailler et à continuer leur formation à Dalaba, une fois admis pour le lycée. « Je vous souhaite à tous une bonne chance et je vous demande, après l’obtention de votre examen, de ne pas transférer. Restez tous au lycée ici », a plaidé Alpha Aboubacar Kaala Bah.

La préfecture de Dalaba compte trois centres : le Collège du Centre, dans la commune urbaine (371 candidats, dont 176 filles) ; le centre de Ditinn, dans la commune rurale du même nom (158 candidats, pour 69 filles) ; et le centre de Kankalabé, (157 candidats, dont 53 filles).

Selon nos informations, pour cette première journée, 24 candidats étaient absents dans le centre le Collège du Centre, 05 autres dans le centre de Kankalabé, et 06 candidats dans le centre de Ditinn. Ce qui fait un nombre total de 35 absents dans la préfecture.

Depuis Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Le préfet de Télimélé aux candidats au BEPC : « ne comptez pas sur l’aide extérieure… »

8 juillet 2019 à 16 04 50 07507

La première épreuve du Brevet d’Etudes du Premier Cycle, sous le slogan Tolérance Zéro, a été officiellement lancée ce lundi, 8 juillet 2019, à Télimélé par le préfet, Amadou Sadio Diallo. C’est l’Ecole Primaire du Centre qui a servi de cadre à ce lancement en présence des autorités administratives et éducatives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

A l’image de nombreuses localités de la Guinée, le brevet a été lancé ce lundi dans la commune urbaine de Télimélé. Le préfet, Amadou Sadio Diallo, en a profité pour remonter le moral des candidats avant de les inviter à compter sur leurs propres forces. « Chers candidats, concentrez-vous et n’ayez pas peur. Cet examen, c’est comme une simple composition. Comptez sur vous-mêmes, ne comptez pas sur l’aide extérieure. Je vous invite à rester sereins et respectez tous les règlements généraux régissant les examens nationaux. Je vous souhaite bonne réussite au BEPC », a laissé entendre le préfet.

Alhassane Diallo, chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire à la DPE,
Alhassane Diallo, chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire à la DPE

A l’image de l’examen d’entrée en 7ème année, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Télimélé a pris toutes les dispositions pour que le brevet se passe dans les meilleures conditions. Selon Alhassane Diallo, chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire à la DPE, « à Télimélé, l’examen a bien débuté, nous sommes très contents. Tous les centres sont sécurisés, les agents de santé sont présents dans tous les centres. Les candidats sont sensibilisés sur le port des téléphones dans les salles d’examens ».

Le chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire a fait savoir que pour cette année, « au BEPC, la DPE de Télimélé a un total de 895 inscrits, dont 362 filles. Parmi ces inscrits, 841 candidats ont répondu présent, dont 343 filles. Ces candidats sont répartis dans six (6) centres qui sont : Ecole Primaire du Centre, Ecole Primaire Mindia, Lycée Ley-Wendou, Porékiré, Lycée Särékali et Singapour ».

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com
Tél. : 622525250

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Examen d’entrée en 7ème Année : aucune fausse note à Dalaba

5 juillet 2019 à 7 07 13 07137

La première journée du Certificat d’Etudes Élémentaires, autrement appelé examen d’entrée en 7ème Année, s’est achevée sur une note de satisfaction à Dalaba. A part quelques cas d’absences, aucune fausse note n’a été enregistrée hier, jeudi 04 juillet 2019, selon les cadres éducatifs de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Toutes les autorités de Dalaba : le préfet Alpha Boubacar Kaala Bah, le maire de la commune urbaine, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, le directeur préfectoral de l’éducation, Mangué Sylla, le directeur de l’Institut Supérieur des Sciences et Médecine Vétérinaire de Dalaba, Youssouf Sidimé, ont pris part à la cérémonie de lancement officiel de cet examen national qui a eu lieu au centre Syli, dans la commune urbaine. Des représentants des associations des parents d’élèves étaient également présents.

Avant de lancer la première épreuve, les autorités ont prodigué des conseils aux candidats, les exhortant à la sérénité et au travail sérieux. Ces responsables administratifs et éducatifs ont appelé aussi les candidats au respect des principes et règles régissant les examens nationaux. Après le lancement, ils ont sillonné plusieurs centres d’examen pour s’enquérir de la situation qui prévaut sur le terrain.

Selon le constat fait sur le terrain, aucun incident n’a été enregistré en cette première journée. Partout, on constatait la présence effective d’agents de santé et de sécurité. Seulement, des cas d’absences dont nous n’avons pu avoir le nombre exact, ont été signalés dans certains centres.

A noter qu’ils sont 2.825 candidats dont 1.268 filles pour l’enseignement général et 207 candidats dont 98 filles pour le franco-arabe, inscrits à cette évaluation nationale dans la préfecture de Dalaba. Ils sont répartis dans 14 centres et encadrés par 262 surveillants.

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Kankan : le préfet emprisonne un chef de district pour l’avoir installé sur des chaises du PADES

25 juin 2019 à 19 07 27 06276

Lors de sa tournée dans les différentes sous-préfectures de Kankan pour lancer la construction des infrastructures financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), le préfet de Kankan a été accueilli dans la sous-préfecture de Tintin-Oulen, à 22 km de la commune urbaine. Aziz Diop et sa délégation ont été installés sur des chaises du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Une situation que le préfet n’a pas pu digérer. Il a fait emprisonner un responsable local avant de confisquer les chaises en question, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Selon nos informations, ce sacrilège s’est produit le jeudi, 13 juin 2019, dans le district de Djènè Madina, à 8 km de la sous-préfecture de Tintin-Oulen. Le préfet de Kankan, Aziz Diop, accompagné du sous-préfet et d’autres cadres de la préfecture, ont été reçus dans cette localité pour la pose de la première pierre d’une école financée par l’ANAFIC.

Mais, quand ils ont remarqué que les chaises sur lesquelles ils étaient assis sont du PADES de Dr Ousmane Kaba, la visite a mal tourné pour certains responsables locaux. Selon Kaba Kourouma, chef du district et responsable local du PADES, « quand le préfet et sa suite sont venus pour la pose de la première pierre, puisqu’il n’y avait pas d’autres chaises, des jeunes ont envoyé celles du parti PADES pour les réceptionner.

Mais, les jeunes ne savaient même que ce geste allait être un problème. Ils ont regardé les chaises, après ils se sont levé, ils ont demandé à ce qu’on amène très rapidement d’autres chaises, qu’ils ne veulent pas s’asseoir dans des chaises qui appartiennent à un autre parti. Très rapidement, nous avons cherché d’autres chaises à travers la localité. Après, ils ont pris place. Après, la notabilité nous a dit que ce n’est pas bon ce qu’on a fait. Mais, les imams ont demandé pardon en notre nom ».

Poursuivant son témoignage, Kaba Kourouma a raconté qu’après la pose de la première pierre, il a été convoqué à la préfecture de Kankan, en compagnie du maire et du sous-préfet, pour s’expliquer. C’est ce qui a abouti à son incarcération. « Après tout, le préfet m’a demandé de venir le trouver le lendemain à Kankan, avec le maire et le sous-préfet. Après, ils ont embarqué les chaises à bord de leur pick-up. Le lendemain matin, c’est-à-dire le vendredi 14 juin, le sous-préfet, le maire et le vice maire, ainsi que moi-même, nous sommes allés à Kankan chez le préfet. Quand on est arrivé sur les lieux, on n’a même pas trop parlé.

Dès que le commissaire de la police est venu, le préfet m’a demandé de le suivre au commissariat pour que je m’explique. Ils m’ont mis en prison. Les responsables du PADES ont alors commencé à faire des démarches pour me faire libérer. Le samedi soir, le commissaire m’a fait sortir. Je lui ai expliqué tout ce que je savais de l’histoire. Il m’a dit que je vais être libéré, mais qu’il faut que je paye de l’argent. Donc, j’ai dû payer 800.000 FG. Mais, toutes les dépenses que j’ai effectuées s’élèvent à 1.300.000 FG. Dans la soirée du dimanche 16 juin, j’ai été libéré », a expliqué le malheureux.

Les chaises sont encore visibles dans les couloirs du commissariat central de police de Kankan. Interrogé, le commissaire central Abdoulaye Sanoh, a refusé de se prêter aux questions de notre reporter. Selon lui, si le préfet lui confie quelque chose à garder, il le fait sans en parler avec la presse.

Rencontré à sa résidence il y a quelques jours, Aziz Diop n’a également pas souhaité commenter ces accusations qui pèsent sur lui.

Joint au téléphone, le sous-préfet de Tintin-Oulen, Demba Kourouma, a confirmé les informations avant d’ajouter que Kaba Kourouma, chef du district de Djènè Madina, a été démis de ses fonctions après cet incident « Il est notre collaborateur. Nous, nous pensions qu’on était ensemble. Mais, on a vu qu’on n’est pas ensemble. On a même compris que c’est lui qui est le responsable du PADES à Djènè Madina. Donc, quand il s’agit de recevoir une délégation du chef de l’Etat, c’est une mission purement et simplement du chef de l’Etat qui est en train de poser les actes dans les localités.

Là-bas, ils ont décidé de construire une école. D’abord, ça c’est un ouf de soulagement pour toute la population. Kaba Kourouma est sorti de ce cadre. Au lieu de conjuguer le même verbe que sa population, il se permet de faire installer les chaises du PADES. Moi, je ne savais pas que c’était les chaises du PADES. Quand la délégation a pris place, c’est un garde-corps qui a vu c’est écrit derrière PADES.

Donc, ça a été un acte qui ne m’a pas plu d’abord, mais aussi au préfet. Donc, il a été démis de ses fonctions. Ça a été mon souhait, celui du préfet et du représentant du ministre. Les chaises ont été bloquées. On ne peut pas travailler avec des situations comme ça là. On ne peut plus travailler avec lui, il est démis de ses fonctions. Dites ça haut à qui veut l’entendre… »

Selon nos informations, un autre chef de district a été nommé dans la foulée par les autorités administratives, en lieu et place de Kaba Kourouma.

Joint par rapport à cet incident, Mohamed Kaba, coordinateur régional du PADES à Kankan, a condamné cet acte avant de dire que des démarches vont être menées pour récupérer les chaises. « Nous allons passer voir le préfet et ensuite le commissaire central. Comme le commissaire avait dit que ce n’est pas lui qui avait pris les chaises, mais qu’on les lui a confiées, je passerai voir le préfet. Et suite à ça, je vais voir sur quel pied danser. En tout cas, on a payé 1.300.000 FG pour faire sortir Kaba Kourouma de la prison », a dit Mohamed Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Le préfet de Siguiri accusé par des citoyens : « il est venu pour brûler la préfecture »

25 juin 2019 à 19 07 11 06116

Des commerçants de Siguiri sont très en colère contre le préfet, Colonel Moussa Condé. Ils l’ont fait savoir hier lundi, 24 juin 2019, en investissant le bloc administratif de la préfecture. Ils protestaient ainsi contre le soutien apporté par le préfet au maire qui les a dépossédés de leurs magasins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plus de deux mois, le maire de la Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, est à couteaux tirés avec 145 commerçants, dépossédés de leurs places alors qu’il y a un contrat de bail qui les lie à l’Etat pour une durée de 20 ans. Lors d’un meeting animé dimanche à Siguiri, le Colonel Moussa Condé a lancé des propos qui n’ont pas été du goût des commerçants qui ont déjà saisi la justice.

« Lorsque tu signes 20 ans de contrat de bail avec l’Etat et que tu fais 4 ans ou 3 ans, la démolition des magasins est une condition de résiliation du contrat de bail. Vous avez fait un bail de vingt ans avec l’Etat, vous avez fait quatre ans ou cinq ans, l’Etat a démoli les magasins, c’est fini. Le contrat prend fin », avait-il lancé.

Des propos qui n’ont pas laissé indifférents les principaux concernés. Très en colère, les commerçants ont investi le bloc administratif de la préfecture pour dénoncer ces déclarations du préfet.

Selon Sacko Keïta, une manifestante, « nous sommes là pour répondre au préfet. Le meeting qu’il a tenu hier, ce n’était pas responsable de sa part. Là où nous gagnons notre pain, ils nous privent de nos magasins qu’on a obtenus par notre propre sueur et ils les donnent à leurs préférés. Pour nous, le préfet allait laisser la justice faire son travail. Ce préfet est venu pour brûler Siguiri », soutient-elle.

Même son de cloche chez Hadja Saran Keïta. « Au mois de ramadan, nous sommes venus trouver le préfet, il nous a dit de nous calmer jusqu’à la fin du mois saint. Hier, il a dit que nous n’avons pas compris le droit et que le bail est fini dès après la démolition des magasins. Il est venu pour brûler la préfecture de Siguiri. Il va le faire », martèle la bonne femme.

Les yeux sont désormais tournés vers le tribunal de première instance de Siguiri qui devrait statuer sur ce différend dans les prochains jours.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Fria : les femmes donnent un ultimatum de 24 heures au préfet, Gnalen Condé

24 juin 2019 à 18 06 50 06506

Les femmes de la ville d’alumine de Fria qui demandent, depuis plusieurs semaines, le départ de madame le préfet, Hadja Gnalen Condé, n’ont toujours baissé les armes. S’impatientant du retard d’une réaction concrète de la part du locataire de Sékhoutouréya par rapport à leur requête, malgré les interventions des ressortissants de Fria à Conakry, du gouverneur de la région administrative de Boké et de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, les femmes ont décidé de se bouger à nouveau

Elles ont désigné une représentante par quartier pour aller rencontrer le doyen des sages (Sôtikemo) ce lundi, 24 juin 2019, à son domicile, situé au quartier Katroun 1, dans la commune urbaine. Au cours de cette rencontre, elles ont donné un ultimatum de 24 heures à leur préfet pour qu’elle quitte la ville, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

D’entrée, madame Fatoumata Binta, la porte-parole des revendicatrices a décliné l’objet de leur visite : « nous sommes venues vous rencontrer pour savoir où en sommes-nous par rapport à la situation qui nous oppose à Gnalen Condé. Le Gouverneur de Boké était venu nous dissuader en nous demandant d’arrêter, il nous a promis de transmettre notre requête et revenir avec la réponse. Nous n’avons rien vu. Les ressortissants de Sombory à Conakry, accompagnés de l’inspecteur régional des affaires des affaires religieuses, Elhadj Wakil Yattara, sont venus nous supplier, on a accepté.

Mais, aucune action concrète n’est encore faite depuis lors. Alors, nous sommes venues vous dire que si désormais nous sortons contre cette femme, que personne ne se mette entre nous. Nous sommes fatiguées de la voir avec cette arrogance. Elle nous a dit avoir été envoyée à Fria par un éléphant, que ce n’est pas des lézards qui pourront la chasser. Laissez-nous avec elle pour qu’on sache qui est qui ! », a-t-elle déclaré devant Sôtikemo, au nom de toutes les femmes présentes.

En réponse, le doyen des sages de Fria, Elhadj Sita Condé, entouré de plusieurs autres sages et le premier vice maire de la ville, a dit avoir écouté avec attention le message des femmes. Il leur a demandé toutefois, de lui donner du temps de joindre le gouvernorat de Boké et les ressortissants de Conakry, afin de recueillir leur compte-rendu par rapport à leur promesse. Ce qui a été accepté par les femmes.

Joints au téléphone sur place, les autorités de Boké et les ressortissants ont demandé une doléance de 24 heures pour donner une réponse. Les femmes ont accepté cette doléance, mais passé ce délai, elles promettent qu’elles ne vont plus rien entendre jusqu’au départ de Gnalen Condé. « Demain à 10 heures, nous viendrons vous demander le résultat. Si rien n’est fait, nous allons chasser Gnalen Condé de Fria ou bien on nous tue toutes », a martelé une dame, connue sous le sobriquet « Dérangée ». C’est avec cette convention que les femmes et le Sôtikemo se sont quittés.

Elhadj Sita Condé, doyen des sages de Fria

En attendant, Elhadj Sita Condé profite du micro de Guineematin.com pour lancer un appel à madame le préfet et à toutes les personnes impliquées dans ce conflit. « Je demande à tous ceux qui veulent la paix à Fria de faire beaucoup attention à leurs propos. Ils tiennent certains propos qui enveniment la situation à Fria.

Et nous disons à madame le préfet de s’abstenir de prendre part à certaines manifestations et d’éviter certains endroits de la ville. Nous demandons aux soutiens de madame le préfet et elle-même de s’abstenir de certains propos agressifs. Nous voulons la paix à Fria, et pour qu’il y ait paix, il faut que chacun souffle de la fraicheur », a prêché le sage.

A suivre !

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel : 622 671 242

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Télimélé : des travaux de construction d’un poste de santé lancés à Niabély

24 juin 2019 à 18 06 11 06116

La répartition du revenu national se fait de plus en plus sentir dans les communautés à la base en Guinée. C’est dans cette dynamique qu’a eu lieu la pose de la première pierre pour la construction d’un poste de santé dans le district de Niabély, relevant de la commune urbaine de Télimélé. La cérémonie, initiée par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), a eu lieu le samedi, 22 juin 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Niabély, dans la commune urbaine de Télimélé, aura bientôt un poste de santé. Grâce à un financement de l’ANAFIC, cette infrastructure sera réalisée dans quatre (4) mois, selon le délai contractuel. Le poste de santé en question devra comporter un logement du chef de poste, une salle de tri, un incinérateur, un forage, une clôture grillagée de deux cent (200) mètres linéaires et le reboisement de la cours, pour un montant totale de 657 millions de francs guinéens.

La cérémonie a eu lieu en présence du directeur national de la marine marchande, Cellou Garaya Diallo, des autorités préfectorales et communales et des citoyens massivement mobilisés pour la circonstance.

Dans son discours, le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a exprimé toute sa joie de voir ce rêve de longue date devenir une réalité. « Quelle joie et quelle gaieté lorsque le citoyen lambda se sent concerné et intéressé par la répartition du revenu national à travers la réalisation des actions communautaires telles que :

Soins de santé primaire, forages, écoles, pistes rurales, ouvrages de franchissement, bas-fonds aménagés, qui touchent directement son village. Ce poste de santé en est une illustration car Niabély, de par son enclavement, a toutes les difficultés à évacuer ses malades vers les centres hospitaliers et qui par fois perdent leur vie en cours de route », a dit le maire.

Pour sa part, le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a vanté les mérites de cette initiative avant de faire un clin d’œil aux bénéficiaires. « Citoyens de Niabely, le professeur Alpha Condé m’a envoyé à Télimélé pour sécher vos larmes, et pour se faire, vous devez me soutenir et soutenir les actions gouvernementales. Nous devons tous œuvrer pour le développement de Télimélé, et pour y arriver, il faut être avec celui qui détient les moyens et qui a la charge de les partager », a dit monsieur Diallo.

Devant une foule en liesse, Cellou Garaya Diallo, directeur national de la marine marchande, en langue du terroir, a exhorté les citoyens à éviter toute sorte de manipulation tendant à les diviser. « Populations de Télimélé, la politique n’est pas la religion. N’acceptons pas qu’on nous divise, regardons ce qui nous est bénéfique.

Aujourd’hui, nous parvenons à vous aider parce que le professeur Alpha Condé nous a confiés des responsabilités. Sinon, nous ne pouvions rien faire pour vous. L’affaire de Constitution, est-ce que ça vaut le coup de nous bagarrer ou de nous insulter? Le jour du référendum chacun est libre partir voter le Oui ou le Non », a-t-il lancé.

Il faut noter que le district de Sokoliba, dans la commune urbaine, a aussi bénéficié de la part de l’ANAFIC la construction et l’équipement d’une école primaire de trois salles de classes avec une direction, un magasin, deux blocs de latrines, un logement du directeur, un forage et le reboisement de la cours dans la localité de Guémé, pour la somme de 518 millions 597 mille francs guinéens pour un délai d’exécution de quatre (4) mois.

Après la commune urbaine, la délégation s’est rendue dans la CR de Santou, située à 42 Km du chef lieu de la préfecture, pour y procéder à la pose de la première pierre de la construction d’ouvrages de franchissement.

Au même moment, se jouait la finale du tournoi de football doté du trophée Professeur Alpha Condé. Une finale qui a qui vu la victoire de Péguety Santou face à Parâdji.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Siguiri : le préfet prend la défense du maire dans son bras de fer avec 145 commerçants

24 juin 2019 à 11 11 40 06406

Depuis plus de deux mois, le maire de la commune urbaine de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, et les 145 anciens locataires des magasins du marché appelé Commissariat Koro, sont à couteaux tirés. Quand le maire a décidé de retirer les places de leurs mains, ces opérateurs économiques ont saisi la justice. Dans ce bras de fer, le préfet a apporté son soutien au maire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans le rapport de force entre Koumba Sékou Magassouba et les 145 plaignants, le préfet de Siguiri a pris position en faveur du maire. En 2008, feu Nanamoudou Magassouba, maire de la commune urbaine à l’époque, avait signé vingt ans de contrat de bail avec 145 commerçants. Alors que les commerçants n’ont pas occupé les lieux pour 5 ans, les nouvelles autorités ont démoli les magasins pour reconstruire 70 autres. Le maire actuel, Koumba Sékou Magassouba, a passé les mêmes places à un nouveau groupe de commerçants. Ce qui a provoqué l’ire des 145 concernés qui n’entendent pas baisser les bras.

Tandis que l’affaire est portée au tribunal de première instance de Siguiri, le préfet colonel Moussa Condé a donné sa position dans un meeting tenu hier dimanche, 23 juin 2019. C’était à l’occasion de la clôture dans la commune urbaine de la tournée qu’il a commencée par les communes rurales relevant de Siguiri.

Dans son discours, Colonel Moussa Condé a dit qu’il y a bien un problème, mais que l’Etat n’a fait que reprendre ce qui lui revient de droit. « J’ai trouvé ici un problème de magasins. Ce que nos frères commerçants n’ont pas compris, quand l’Etat te donne un domaine, il est écrit sur le papier noir sur blanc, quand il aura besoin du domaine, il le reprend.

Lorsque tu signes 20 ans de contrat de bail avec l’Etat et que tu fais 4 ans ou 3 ans, la démolition des magasins est une condition de résiliation du contrat de bail. Vous aviez fait un bail de vingt ans avec l’Etat, vous aviez fait quatre ans ou cinq ans, l’Etat a démoli les magasins, c’est fini. Le contrat prend fin », a martelé le préfet.

Il reste à savoir quelle sera la décision du tribunal dans ce dossier où les 145 commerçants se sont constitués partie civile contre le maire.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Procès des opposants au 3ème mandat : Me Béa charge le Procureur, le Préfet et le Gouverneur

20 juin 2019 à 0 12 49 06496

« C’est monsieur le procureur qui est à la base de tout ce qui est arrivé à N’Zérékoré. Il a manqué de faire son travail, il n’a pas pris sa responsabilité. Vous étiez ici, à N’Zérékoré, le gouverneur et le préfet sont sortis pour tenir une réunion en disant qu’ils vont traquer un groupe de guinéens jusqu’à leur dernier retranchement. Est-ce que vous avez arrêté le gouverneur et le préfet ? Ce sont ces deux autorités qui ont tenu des discours de violence, de haine et de discrimination. Vous êtes là pour la quiétude sociale, vous devez prendre votre responsabilité. Pourquoi vous avez peur de traiter tous les Guinéens sur le même pied d’égalité ? »

Après les débats dans le procès des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés à un 3ème mandat du président Alpha Condé, arrêtés à N’Zérékoré lors de la manifestation des 13 et 14 juin 2019, les plaidoiries et réquisitions ont faites hier, mercredi 19 juin 2019, au tribunal correctionnel de N’Zérékoré. Le ministère public, qui a requis un an d’emprisonnement contre les prévenus, a été lourdement chargé par maitre Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Ils sont quarante-quatre (44) personnes à avoir été arrêtées et poursuivies avec des charges comme « infractions de détention illicite d’armes légères de calibre 12, participation délictueuse à attroupement, tentative de vol et de trouble à l’ordre à l’ordre public, violences et menaces ». A l’entame du procès, les sept dossiers inscrits au rôle ont été réunis en un seul à la demande des avocats de la défense, mais aussi du ministère public.

Après une journée entièrement consacrée à ce procès, le ministère public, représenté par Sidiki Keita, a demandé au tribunal correctionnel de N’Zérékoré de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité, en les condamnant à un an d’emprisonnement, assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens.

« Les prévenus qui sont devant vous sont poursuivis dans différentes procédures. Au nombre de sept dossiers, nous nous sommes convenus que ces dossiers soient réunis en un seul. Ces quarante-quatre personnes sont poursuivies pour des faits divers : vol et destruction, détention illicite d’armes légères de calibre 12, etc. Ils ont été entendus par votre tribunal ; mais, ils ont nié systématiquement les faits qui leur sont reprochés. Ils déclarent tous être isolement arrêtés et nient toute participation à une manifestation. Que Dieu nous préserve de ces manifestations qui déragent tout le monde. Monsieur le président, je vous demande de relaxer purement et simplement Damany Condé qui est sourd-muet. Pour les autres qui sont classés au niveau de sept catégories, je vous demande de les retenir dans les liens de la culpabilité, en les condamnant à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens », a requis le procureur Sidiki Keita.

De leur côté, les avocats des prévenus, au nombre de quatre, ont plaidé non coupables et ont demandé la relaxe pure et simple de leurs clients. Maitre Salifou Béavogui qui a été applaudi par le public lors de sa plaidoirie, s’en est sévèrement pris au procureur qui, selon lui, est l’auteur des troubles survenus à N’Zérékoré.

« C’est monsieur le procureur qui est à la base de tout ce qui est arrivé à N’Zérékoré. Il a manqué de faire son travail, il n’a pas pris sa responsabilité. Vous étiez ici, à N’Zérékoré, le gouverneur et le préfet sont sortis pour tenir une réunion en disant qu’ils vont traquer un groupe de guinéens jusqu’à leur dernier retranchement. Est-ce que vous avez arrêté le gouverneur et le préfet ? Ce sont ces deux autorités qui ont tenu des discours de violence, de haine et de discrimination. Vous êtes là pour la quiétude sociale, vous devez prendre votre responsabilité. Pourquoi vous avez peur de traiter tous les Guinéens sur le même pied d’égalité ? Ceux qui devaient être sur le box des accusés ne sont pas ceux qui sont là. C’est des innocents sans défense qui sont en train d’être jugés ; et ; pourtant, les vrais coupables sont connus de tous. Ces sept dossiers comportent des fausses accusations ; et, ce procès, nous l’avons déjà gagné d’avance. Parce que le procureur n’a pas pu apporter des preuves individuelles. Toutes les quarante-quatre personnes ont plaidé non coupables, ils ont été arrêtés parce qu’ils sont opposés à un troisième mandat. Conformément aux dispositions de l’article 744 du code de procédure pénale, monsieur le président, je vous demande de relaxer purement et simplement les prévenus. Monsieur le président, n’ayez pas peur de libérer ces innocents, votre fonction n’est pas menacée parce que vous êtes protégé par le conseil supérieur de la magistrature. Vous ne serez pas démis de vos fonctions, ne pensez que si vous allez libérer ces gens-là, vous serez révoqué. Prenez l’exemple sur le juge de Kindia, je lui avais dit de ne pas condamner des innocents ; mais, vous savez ce qui s’est passé après. Donc, je suis sûr que vous allez prendre une décision responsable en libérant ces innocents qui sont devant vous », a-t-il plaidé.

« C’est monsieur le procureur qui est à la base de tout ce qui est arrivé à N’Zérékoré. Il a manqué de faire son travail, il n’a pas pris sa responsabilité. Vous étiez ici à N’Zérékoré, le gouverneur et le préfet sont sortis pour tenir une réunion en disant qu’ils vont traquer un groupe de guinéens jusqu’à leur dernier retranchement. Est-ce que vous avez arrêté le gouverneur et le préfet ? Ce sont ces deux autorités qui ont tenu des discours de violence, de haine et de discrimination. Vous êtes là pour la quiétude sociale, vous devez prendre votre responsabilité. Pourquoi vous avez peur de traiter tous les guinéens sur le même pied d’égalité ? Ceux qui devaient être sur le box des accusés ne sont pas ceux qui sont là. C’est des innocents sans défense qui sont en train d’être jugés ; et ; pourtant, les vrais coupables sont connus de tous. Ces sept dossiers comportent des fausses accusations ; et, ce procès, nous l’avons déjà gagné d’avance. Parce que le procureur n’a pas pu apporter des preuves individuelles. Toutes les quarante-quatre personnes ont plaidé non coupables, ils ont été arrêtés parce qu’ils sont opposés à un troisième mandat. Conformément aux dispositions de l’article 744 du code de procédure pénale, monsieur le président, je vous demande de relaxer purement et simplement les prévenus. Monsieur le président, n’ayez pas peur de libérer ces innocents, votre fonction n’est pas menacée parce que vous êtes protégé par le conseil supérieur de la magistrature. Vous ne serez pas démis de vos fonctions, ne pensez que si vous allez libérer ces gens-là, vous serez révoqué. Prenez l’exemple sur le juge de Kindia, je lui avais dit de ne pas condamner des innocents ; mais, vous savez ce qui s’est passé après. Donc, je suis sûr que vous allez prendre une décision responsable en libérant ces innocents qui sont devant vous », a-t-il plaidé.

Finalement, le juge Ibrahima Daman a renvoyé l’affaire à aujourd’hui, jeudi 20 juin 2019, pour décision être rendue.

A suivre !

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fin de la crise à N’zérékoré : voici l’accord

19 juin 2019 à 19 07 57 06576

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, grâce à une médiation de monsieur Cécé Loua, ancien maire de la commune urbaine de N’zérékoré, les autorités administratives locales (Gouverneur et préfet et maire) ont engagé des négociations avec les responsables de l’antenne locale des opposants à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Comme on le sait, à quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat à la tête du pays, le président actuel de la Guinée veut changer la constitution pour rester au pouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Ce qui est contraires aux lois de la République.

Pourtant, actuellement, tous les promoteurs d’un changement de la Constitution qui permettrait au président Condé de s’éterniser au pouvoir bénéficient du soutien affiché de l’Etat qui déploie des moyens matériels, humains, financiers et surtout une large couverture, via les médias d’Etat.

Mais, ceux qui s’exprimer CONTRE cette volonté du professeur Alpha Condé de violer les lois du pays pour rester au pouvoir sont traqués, jugés et condamnés à Conakry et à l’intérieur du pays.

A N’zérékoré, c’est suite à une marche de soutien à un changement de la Constitution que les opposants à un 3ème mandat ont décidé, eux aussi, de sortir, le jeudi dernier, 13 juin 2019, pour prouver à l’opinion qu’ils sont de loin les plus représentatifs des citoyens de la ville. Mais, les autorités locales ont refusé et déployé des agents pour réprimer la marche pacifique. Ce qui a entraîné la mort d’un manifestant, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Mais, la détermination des opposants n’a pas varié, même à cause des menaces, arrestations et autres formes de pression. Ils ont alors annoncé une autre marche qui devrait se dérouler demain, 20 juin 2019, et demandé aux autres préfectures de la région d’en faire autant…

C’est donc pour éviter d’autres dégâts (humains et économiques) dans la ville, et plus généralement la région, que le très populaire Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré, s’est proposé en médiateurs entre les autorités locales et les responsables de l’antenne régionale du Front national pour la défense de la Constitution (les anti troisième mandat pour le chef de l’Etat actuel de la République de Guinée).

Entamées hier, mardi 18 mai 2019, ces négociations ont abouti, ce jeudi soir, à un accord de sortie de crise qui a finalement été signé par les différents protagonistes…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la copie du procès-verbal :

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Manifestation contre le préfet de Fria : des élèves rejoignent le mouvement

6 juin 2019 à 13 01 55 06556

La manifestation, reprise hier mercredi, 05 juin 2019 à Fria par un groupe de femmes qui exige le départ de leur préfet, commence à prendre de l’ampleur. Les femmes ont, en effet, bénéficié du soutien de plusieurs enfants, dont des élèves qui ont rejoint la manifestation ce jeudi, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

La tension est palpable tout comme la méfiance, ce jeudi, dans la ville industrielle de Fria, où les activités sont paralysées. Cela, en raison de la manifestation relancée hier, mercredi, par un groupe de femmes qui réclame le départ sans délai ni condition de leur préfet, Hadja Gnalen Condé.

Ce jeudi matin, les manifestantes ont investi la cour de la préfecture avec des slogans hostiles à madame le préfet. Un peu plus tard, elles ont bénéficié du soutien de plusieurs élèves, dont certains en tenue scolaire, qui ont rejoint la manifestation. Ces enfants sont sortis avec des pancartes sur lesquels sont écrits des slogans comme : « Gnalen Condé Zéro ; Départ de Gnalen Condé ».

Pour le moment, cette manifestation se déroule sans incident, sous l’œil vigilant des policiers et gendarmes qui sont postés à la rentrée du bloc administratif préfectoral.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fria : les ressortissants accusent Baba Dramé d’être responsable des violences

17 mai 2019 à 13 01 12 05125

Ces derniers jours, la ville de Fria a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les citoyens qui ne veulent plus sentir leur préfet. L’intervention du gouverneur de la région de Boké, le Général de brigade Siba Lohalamou, a permis de ramener le calme dans la cité de l’Alumine. C’est pour dénoncer ces scènes de violence et situer les responsabilités que les ressortissants de Fria à Conakry ont rendu public une déclaration ce vendredi, 17 mai 2019, à la Maison de la Presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les échauffourées de ces derniers jours, le calme est revenu dans la cité de l’Alumine. Les ressortissants de Fria à Conakry, à travers cette déclaration lue par leur président, Elhadj Moussa Conté, ont dénoncé les violences survenus dans leur ville. Ils ont également pointé un doigt accusateur sur Baba Dramé, directeur de cabinet du gouvernorat de Boké.

Elhadj Moussa Conté

« Les cadres ressortissants de la préfecture de Fria à Conakry, préoccupés par les évènements malheureux survenus à Fria les 13 et 14 mai 2019, tiennent à informer l’opinion nationale sur la gestion regrettable de la crise par le représentant du gouvernorat de Boké qui, contre toute attente, a autorisé l’intervention musclée des forces de l’ordre au moment où un règlement à l’amiable était possible. En effet, le dialogue pour un règlement pacifique de la crise était en cours et les principaux responsables : le maire, les coordinations régionales de la Basse Guinée, Haute Guinée, Guinée Forestière et la Moyenne Guinée, le Sotikèmo, l’imam de la mosquée centrale, les leaders religieux et la délégation des cadres ressortissants venus de Conakry, avaient fortement déconseillé l’intervention des forces de l’ordre, car l’espoir était permis pour une sortie heureuse de la crise. Très malheureusement, le représentant du gouvernorat de Boké, monsieur Baba Dramé, a compris autrement et a fait prévaloir la force, provoquant du coup, une escalade de violence dans la cité que nous déplorons vivement ».

Au plus fort de la crise, des citoyens ont accusé Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des Impôts, d’être l’instigateur de la manifestation des femmes contre le préfet, madame Gnalen Condé.

Dans leur déclaration, les ressortissants de Fria vivant à Conakry ont balayé d’un revers de main ces accusations. « Devant cette situation, des personnes malintentionnées se livrent à distiller la confusion et l’amalgame à travers des propos tendancieux, dénués de tout fondement. C’est pourquoi, l’Association des Cadres Ressortissants de Fria à Conakry tient à démentir formellement et catégoriquement tous ceux-là qui, pour des raisons obscures, accusent un de nos ressortissants, en l’occurrence Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des impôts, d’être à la base du soulèvement des femmes contre la préfète. Cette accusation, qui tend à ternir notre image, nous indigne car, plus d’une fois l’Association des Cadres Ressortissants de Fria à Conakry avec son fils Aboubacar Makhissa Camara, ont milité pour la consolidation d’un climat de paix à Fria, gage du développement harmonieux et équilibré de notre localité. Des exemples existent et nous nous garderons pour le moment de les énumérer. De toute façon, cette campagne savamment orchestrée ne passera pas, il faut plutôt promouvoir une gouvernance saine et responsable à Fria », a dit Elhadj Moussa Conté.

A travers cette déclaration, les cadres ressortissants de Fria à Conakry ont réitéré leur reconnaissance au professeur Alpha Condé « pour ses grandes actions en faveur de leurs populations ». Ils ont également souhaité que « la gouvernance locale soit effectivement en phase avec la vision du président de la République qui prône entre autres : le respect du contenu local, la transparence dans la gestion, l’écoute et le respect des populations ».

Les fils de Fria à Conakry ont également lancé un appel à leurs frères et sœurs. « Notre chère localité sera ce que nous voudrions qu’elle soit. C’est pourquoi, nous vous invitons à continuer d’œuvrer comme toujours au maintien d’un climat favorable à la prospérité de notre préfecture. Cela signifie qu’il faut éviter la violence sous toutes ses formes et privilégier le dialogue. L’association salue respectueusement l’accompagnement des autorités régionales et gouvernementales pour la recherche d’une solution juste et durable à la présente crise à Fria ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Fria : le calme revient après l’implication du gouverneur et de certains citoyens

16 mai 2019 à 15 03 55 05555
Le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou entouré d’un groupe de femmes à Fria

Après deux jours de violentes manifestations, le calme est revenu dans la ville de Fria depuis la soirée d’hier, mercredi 15 mai 2019. C’est l’implication du gouverneur de la région administrative de Boké mais aussi la sensibilisation faite par le maire de la commune urbaine et d’autres fils de la préfecture qui ont permis de faire baisser la tension entre jeunes et forces de l’ordre, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Le calme est revenu à Fria, après les violentes échauffourées enregistrées ces derniers jours. Les femmes qui manifestaient contre madame le préfet, Gnalen Condé, et les jeunes en colère, ont finalement quitté les rues pour regagner leurs domiciles. Même constat chez les forces de l’ordre qui se sont retirés de leurs positions.

Le Général de Siba Lohalamou

Venu à Fria pour désamorcer la crise, le Général de Brigade Siba Séverin Lohalamou, gouverneur de Boké, a expliqué les actions qu’il a menées pour qu’on en arrive là. « Nous nous sommes mis en rapport avec les autorités locales, la notabilité pour voir dans quelle mesure nous pourrions passer par la sensibilisation pour désamorcer tout ce qui était déjà dans la rue. Dieu nous a donnés cette chance, nous sommes dans un mois de clémence, de pénitence qui est le Ramadan pour la communauté musulmane. Les prières ont été exaucées, les jeunes nous ont écoutés, les femmes nous ont écoutés. Au finish, après toutes les négociations, toutes les rencontres, ça s’est soldé par une entente cordiale. C’est la joie absolue qui a suivi notre dernière rencontre qui a eu lieu au niveau de la préfecture », a dit le gouverneur.

Parlant du contenu de l’entente, Siba Lohalamou a fait savoir que les femmes et les jeunes ont été invités à faire preuve de retenue. « Il a été dit aux femmes et aux jeunes de quitter la rue et de rentrer chez eux. Il a été dit de ne pas céder à la provocation, de ne plus exercer de violence parce que la violence appelle la violence. Lorsqu’on occupe un lieu public et on refuse de quitter les lieux, c’est une forme de violence. Et lorsque l’État, dans la plénitude de sa force et de ses pouvoirs, arrive à agir, ça peut faire la violence aussi. Alors, que tout le monde abandonne ces cas de violence. On se retrouve autour de la table quand quelque chose ne va pas pour trouver la solution qu’il faut et c’est ce qui a été fait », a dit le gouverneur.

En ce qui concerne le départ du préfet, l’une des principales causes de la manifestation des femmes de Fria, Siba Séverin Lohalamou a laissé entendre que ceci n’est qu’une prérogative exclusive du chef de l’Etat. « Il n’appartient pas à un gouverneur que je suis, il n’appartient pas à un ministre à ce que je sache, même à un Premier ministre de dire qu’un préfet doit partir tout de suite. La seule autorité qui peut le dire, c’est le président de la République, c’est dans ses pouvoirs régaliens », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de sa rencontre avec la contestée Gnalen Condé, le gouverneur de Boké dit avoir prodigué des conseils à l’administratrice de la cité de l’Alumine. « Nous avons parlé des négociations que nous avons menées et lui dire, l’État doit demeurer et rester. De faire beaucoup attention de son côté elle aussi, parce que c’est elle l’État ici, c’est elle qui incarne l’autorité de l’Etat, de ne pas céder à la provocation. Toute chose qu’on a dite aux femmes et aux jeunes, on est venu lui dire la même chose ».

Pendant ce temps, les pickups de gendarmes et de policiers sont en train de quitter la ville où la vie a repris son cours normal dans la journée de ce jeudi.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

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Violences à Fria : le maire promet de « trouver les commanditaires… » (Interview)

15 mai 2019 à 14 02 38 05385
Elhaj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

La manifestation pacifique des femmes de Fria, qui exigeaient le départ du préfet Gnalen Condé, a pris une tournure violente depuis la nuit du mardi. Des heurts ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et des jeunes venus soutenir leurs mamans violentées. C’est pour riposter aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre que les jeunes ont érigé des barricades, brûlé des pneus et incendié des voitures sur l’artère principale de la ville.

Au lendemain de ces événements douloureux, l’envoyé spécial de Guineematin.com s’est entretenu avec le maire de la commune urbaine de Fria. Elhadj Lansana Boffa Camara, très peiné par les scènes violences, a déploré les événements survenus dans sa ville.

Guineematin.com: les habitants de Fria ont vécu une soirée mouvementée hier mardi. Des affrontements ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et les jeunes. Qu’est-ce vous savez de ces accrochages ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : c’est avec beaucoup de peine que je m’explique ce matin. Nous avons voulu empêcher une chose qui a eu lieu. Nous avons voulu que les esprits épris de paix des Friakas ne soient pas troublés. Mais hélas ! Les hommes ont voulu, Dieu en a décidé. C’est avec beaucoup d’amertume que j’ai constaté ce matin les dégâts qui ont eu lieu, puisque j’ai voulu éviter, connaissant le terrain de Fria. Ce matin, je rentre de la visite de constat de tout ce qui s’est passé hier. Ils sont allés même dans la cité pour violenter des familles. Ça, c’est triste. Quant aux femmes qui étaient regroupées au niveau de l’esplanade de la préfecture, je leur présente beaucoup d’excuses. Pourquoi ? Parce qu’elles ont exprimé leur colère et elles sont restées. Nous avons cru à un moment donné, que le temps jouant, nous pouvions quand-même leur venir en aide pour qu’elles déguerpissent les lieux. Mais, aux environs de 17 heures et 18 heures, j’apprends qu’elles ont été gazées et elles ont été déguerpies de là. C’est malheureux, ce n’est pas un événement heureux pour nous, parce que ce sont nos populations. Et quelle population ? La frange de la population la plus vulnérable, les femmes qui n’ont pour arme que leurs cris, qui n’ont pour arme que les actes qu’elles posent. Donc, c’est encore vous dire jusqu’où je suis peiné. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est quand j’ai vu au delà de l’esplanade de la préfecture, on a fait une démonstration de force dans les quartiers, partout. La bretelle qui longe en passant par l’ex grande salle de cinéma, en allant jusqu’au niveau de la gare routière, tout est parti de là. Il y a eu une bagarre féroce. Même l’hôpital a essuyé le gaz lacrymogène qu’on jetait. C’est quand-même pénible. Certainement, ceux-ci ne connaissent pas que c’est un hôpital. Si non, eux-mêmes, quand ils sont blessés, c’est là-bas ils doivent être traités.

Guineematin.com: vous venez de quitter l’hôpital, dans quel état se trouvent les femmes violentées ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : ce matin, nous sommes allés en groupe avec les conseillers et le quatrième vice maire. Nous sommes allés à l’hôpital pour nous enquérir de la réalité. Le docteur nous a fait comprendre que chaque victime qui se sentait un peu soulagée, demandait à rentrer chez elle. C’est comme ça que ça s’est passé. Donc à ce jour, on me dit que c’est quelqu’un de la garde communale qui est le seul là-bas. Même à l’hôpital, il y a une dame asthmatique qui a été sérieusement secouée hier.

Guineematin.com : la ville est sous haute surveillance des services de sécurité, les forces de l’ordre sont visibles partout. Est-ce que vous avez pu transmettre un message à ces hommes en tenue ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je crois que ce n’est pas une frange qui va m’obéir. Mais, je passerai par les moyens pour trouver les commanditaires pour qu’ils arrêtent.

Guineematin.com : les femmes manifestantes ont été déguerpies de la préfecture, mais elles ne décolèrent pas. Que comptez-vous faire ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je vais lancer un appel aux femmes pour qu’elles se maîtrisent, pour qu’elles se contrôlent. Parce que tout ce qui s’est passé comme dégâts, ça s’est passé sur le terrain de Fria. Elles ne vivent pas ailleurs si ce n’est pas à Fria. Donc, elles doivent voir cet aspect extrêmement important.

Guineematin.com : la ville est complètement salie par les échauffourées. Qu’allez-vous faire pour y faire face ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : j’avoue que certains chefs de quartiers, qui sont natifs d’ici, se sont déjà engagés à nettoyer la rue, à enlever tout ce qui est débris. Peut-être que des groupes se formeront pour pousser les gros véhicules qui sont ça et là le long de la route nationale Conakry-Fria.

Interview réalisée à Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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N’zérékoré : 390 gilets de sauvetage aux populations

15 mai 2019 à 9 09 51 05515

A quelques mois de la saison des pluies, 390 gilets de sauvetage ont été remis aux communautés riveraines des grands cours d’eau et aux pêcheurs de N’zérékoré. C’est le préfet qui a présidé la cérémonie de remise, dans la journée d’hier, mardi 14 mai 2019, en présence des cadres de la préfecture, des élus locaux, des pêcheurs ainsi que des plongeurs traditionnels, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à la distribution des 390 gilets de sauvetage dont, 350 gilets repartis entre les communautés riveraines des grands cours d’eau et les pêcheurs ; 27 gilets répartis entre neuf (9) sous-préfectures bénéficiaires, en raison de 3 gilet par sous-préfecture. Il y a également 13 gilets retenus comme stock pour les travailleurs de la préfecture de N’zérékoré.

Elhadj Sory Sanoh

Selon le préfet, Elhadj Sory Sanoh, « c’est l’occasion pour moi, au nom de la population de N’zérékoré, de remercier le chef de l’État, de l’encourager et de le féliciter. Qui donne un gilet de sauvetage, sauve des dizaines de vies. Dans nos communautés rurales, ces gilets-là vont protéger nos populations contre les noyades qui sont souvent suivis de pertes en vies humaines ».

En ce qui concerne le partage et la gestion des gilets de sauvetage dans les communautés, le préfet de N’zérékoré a fait une mise au point. « Il y’a un ou deux mois que ces gilets là nous ont été donnés par le chef de l’État. Mais, c’est l’occasion de dire que la spécificité de N’zérékoré dans la gestion de ces gilets est un exemple. Nous avons numéroté tout les gilets que nous avons reçus, en mettant N’Z, c’est-à-dire N’zérékoré. Cela voudrait dire que partout où nos gilets se trouvent en dehors de la préfecture, on saura qu’il est de N’zérékoré et c’est détourné ou il s’est vendu. Les gilets aussi sont répartis entre les sous-préfectures par numéro. Donc, chaque sous-préfecture connaîtra son numéro. Quand ça sort en dehors de la sous-préfecture, on saura tout de suite et on va demander les raisons. C’est pour les sécuriser contre le vol, contre le détournement que nous avons mis ce temps sans pouvoir les repartir », a-t-il expliqué.

Cécé Philipe Haba

Au nom des bénéficiaires, le maire de la commune rurale de Gouécké, Cécé Philipe Haba, a remercié le chef de l’État pour ce geste avant de promettre qu’ils rendront compte à leur base. « Dès que nous avons été invités à Conakry pour les états généraux de la décentralisation et le développement des communautés, tout ce que le président nous a dit, il l’a fait, et nous sommes en train de bénéficier dans toutes les collectivités locales, à travers les projets qu’ils nous ont envoyés. Et voilà encore, il accompagne les pauvres communautés locales dans leurs champs. Je le remercie et nous serons là pour rendre compte à nos communautés de ce que le chef de l’État est entrain de faire », a dit Cécé Philippe Haba.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Fria : les femmes qui exigent le départ de leur préfet ne reculent devant rien

14 mai 2019 à 11 11 41 05415

Bien qu’elles soient en jeûne, les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet semblent bien déterminées à manifester jusqu’à ce qu’elles soient entendues par le président Alpha Condé. Ce mardi matin, un leader religieux de la ville s’est rendu dans les locaux de la préfecture où campent les manifestantes pour tenter de les dissuader, mais en vain. Les femmes promettent de ne pas reculer jusqu’à la satisfaction de leur revendication, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville.

Après avoir passé toute la journée d’hier lundi, 13 mai 2019 et même la nuit, pour certaines, dans la cour de la préfecture de Fria, les femmes de la ville ont repris leur mouvement ce mardi matin sur place. Elles défilent dans la cour avec des chants hostiles à leur préfet, Hadja Gnalén Condé, et des prières en faveur du départ de la première responsable de cette préfecture.

Face à cette situation, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de la ville, s’est rendu sur les lieux pour tenter de dissuader les manifestantes. Il a demandé aux femmes de surseoir à leur mouvement à cause du mois de Ramadan. Mais, le calme n’a duré que le temps accordé à l’érudit pour passer son message de sensibilisation. Il n’a même pas franchi le portail de la cour lorsque le mouvement a repris de plus belle.

Pour les manifestantes, ni l’intimidation, ni la sensibilisation ne peuvent les amener à reculer. Selon elles, la seule chose qui peut les pousser à mettre fin à leur manifestation, c’est le remplacement de Hadja Gnalén Condé à la tête de la préfecture de Fria. Elles promettent de camper dans les locaux de la préfecture jusqu’à ce que le président de la République accepte de satisfaire cette revendication.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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N’zérékoré : le mur d’une école oppose chrétiens et musulmans à Tilépoulou

7 mai 2019 à 17 05 19 05195

Les élèves du lycée-collège privé Sainte Marie, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut la route qui mène sur les lieux ce mardi, 7 mai 2019. Ils entendaient ainsi exprimer leur colère contre la destruction de la cour de l’école par des inconnus la nuit dernière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, le mur en construction a été démoli par des inconnus la nuit dernière. L’école en question est contigüe à une mosquée. Un responsable du lycée-collège privé Sainte Marie, qui a requis l’anonymat, est revenu sur les faits. « Depuis le lancement des travaux de construction de la clôture qui va entourer l’école, le conseil de la mosquée a dit son opposition. Le lieu sert de lieu de prière et de célébration des grandes cérémonies musulmanes, parce que la mosquée se trouve à quelques mètres de l’école. Après plusieurs rencontres entre les responsables de l’église et ceux de la mosquée, sous l’égide des autorités de la ville, ça s’est soldé par une sortie de crise la semaine dernière. A ma grande surprise, ce matin, les élèves ont découvert la destruction de leur cour par des inconnus. C’est ce qui a suscité la colère des élèves qui ont fini par barricader la route qui mène dans le quartier », a expliqué notre interlocuteur.

Mis au courant de la situation, le préfet de N’zérékoré, accompagné du maire de la commune urbaine, a fait le déplacement sur les lieux. Entouré des élèves, Elhadj Sory Sanoh a déploré les dégâts causés. « Je n’étais pas informé de cette situation. J’ai été informé par le maire. Mais, je déplore et je regrette tout de même cet acte ignoble qui ne garanti pas la cohésion entre les fils et filles de N’zérékoré. Moi, Sory Sanoh, je suis musulman et je n’accepterais pas qu’on se moque d’une religion. La Guinée est un pays laïc et il faudrait que cette laïcité soit respectée. Le domaine dont il est question appartient à l’école. L’école Sainte Marie appartient à l’église. Et, la mosquée est située à quelques mètres de l’école. Donc, il ne faudrait pas qu’il y ait un conflit entre les deux religions. Alors, je vous promets que les coupables seront arrêtés », a dit le préfet.

En outre, Sory Sanoh a regretté l’attitude des manifestants qui avaient barricadé la route. « A vous les élèves du lycée, vous n’avez pas donné le bon exemple à vos jeunes frères, c’est-à-dire les collégiens. Au moment où vous manifestiez dehors, c’est au même moment que vos jeunes frères font cours en classe. Quand on fait le lycée, on doit se considérer grand et intelligent. Les cours que vous avez perdus pendant que vous manifestiez, l’école ne va jamais vous rembourser, c’est vos parents qui payent l’école et c’est eux qui perdent. Alors, je vous invite au calme et à la retenue, et surtout ayez confiance aux autorités de N’zérékoré », a demandé le préfet.

À noter qu’une réunion d’urgence a été convoquée par le préfet entre les autorités de la mosquée, celle de l’école, le conseil des élèves, le bureau des confessions religieuses ainsi que les autorités du quartier afin de trouver une solution durable.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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