Ali BongoC’est le ministre gabonais de l’Intérieur qui a donné les résultats fournis par la commission électorale gabonaise dans la soirée de ce mercredi 31 août 2016. Le président sortant, Ali Bongo Ondimba, a été crédité de 49,80% des voix ; alors que son adversaire et candidat de l’opposition, Jean Ping, a obtenu 48,23% des voix. Le taux de participation est de 59,46%, a appris Guineematin.

Si certains révolutionnaires rêvaient de voir Jean Ping mettre fin à la dynastie Bongo dans ce riche et petit pays d’Afrique centrale, d’autres applaudissent l’échec de l’ancien président de la commission de l’Union africaine.

En Guinée, ce sont surtout les opposants, notamment des pros Cellou Dalein Diallo qui se moquent de l’ancien président de la commission de l’UA qui avait appelé à l’acceptation de la victoire du professeur Alpha Condé, en 2010.

Safa Tounkara« Nous attendons la déclaration de l’Union africaine sur la victoire de Bongo face à Jean Ping », a écrit Safa Tounkara sur sa page Facebook. « Jean Ping, vous souvenez-vous des élections présidentielles en Guinée ? », interroge le responsable de la communication de l’UFDG.

« Dans ce monde, quand on défend l’injuste et le menteur, on finira un jour d’être la victime de cette même injustice et de mensonge… », a fait remarquer Safa Tounkara, visiblement plus satisfait de l’échec de Ping que de la réélection de Bongo.

Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie de la République du Gabon de 1999 à 2008, Jean Ping a présidé l’Assemblée générale des Nations unies de 2004 à 2005 et la commission de l’Union africaine de 2008 à 2012.

Désormais, il va goûter aux « délices de l’opposition » avec une manifestation qui a commencé cet après-midi, juste après la proclamation officielle des résultats. S’étant déjà autoproclamé vainqueur avant la proclamation des résultats officiels, il est aujourd’hui contraint de faire le choix de se dédire ou d’engager le Gabon dans une crise politique post électorale. Ses militants sont déjà dans la rue face aux agents de sécurité…

Pour sa part, en 2010, Cellou Dalein Diallo s’était rétracté et accepté sa défaite, en prononçant un discours très émouvant devant les émissaires de la communauté internationale, à son domicile, à Dixinn. Et, au nom de la communauté internationale, le porte-parole des facilitateurs, Ibrahima Fall, n’avait pas hésité à rassurer les perdants de l’alliance « Cellou Dalein Président » que « la victoire de Cellou Dalein Diallo n’était que différée ». Or, en 2015, c’est par « un coup KO » que le professeur Alpha Condé s’imposera une deuxième fois sur le champion de l’UFDG. Aujourd’hui, ce n’est pas une troisième victoire de Condé que Dalein craint pour 2020 ; mais, sa candidature…

Nouhou Baldé pour Guineematin.com 

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