Système éducatif guinéen : un rapport très critique produit par la Commission de Réflexion

Huit mois après sa mise en place par Décret présidentiel, la Commission Nationale de Réflexion sur l’Education (CNRE) a rendu public les conclusions provisoires de son rapport sur le système éducatif dans sa globalité. C’était à l’occasion d’une conférence de presse que ses membres ont organisé à la maison commune des journalistes, hier mercredi 15 mars 2017, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon le professeur Amadou Bano Barry, ce rapport de près de 200 pages prend en compte presque tous les maux qui gangrènent le système éducatif guinéen. Un travail qui, selon lui, est d’abord parti de la bonne organisation des membres de la commission.

« Lorsqu’on s’est retrouvés, on a d’abord travaillé par palier. On a revisité l’ensemble des documents disponibles sur le système éducatif guinéen. Par la suite, on a rencontré des acteurs à qui on a soumis à la fois l’état des lieux, mais aussi des séries de propositions. Lorsqu’on a obtenu un premier document, nous avons été reçus par le président de la République. On a exposé, on eu des questions, on a répondu. On a fait une deuxième version qui a été une version avec laquelle on a discuté énormément avec le président. A la troisième fois on a rencontré les ministres sectoriels », a expliqué le Professeur Bano.

Par ailleurs, le conférencier a dit que le document n’est que provisoire et que l’idée est de le présenter à tous les acteurs, notamment ceux qui n’ont pas participé à la commission, afin d’obtenir leur feedback : « pour des amendements, des améliorations, des perfectionnements afin de s’assurer que le document final qu’on va présenter probablement vers la fin du mois de mai au président de la République sera un document consensuel qui a recueilli l’avis de tous les spécialistes. On va rencontrer les partenaires techniques et financiers, on aura un forum où tous les partenaires techniques et financiers seront là, pour dire est-ce qu’ils sont d’accord sur le constat ? Est-ce qu’ils sont d’accord sur les échéances proposées par rapport à cette réforme ? C’est à la suite de ça qu’on va déposer le rapport officiellement et en ce moment, le gouvernement prendra un acte de mise en ouvre de ces réformes », a-t-il laissé entendre.

Ce document s’est intéressé aux grands axes du système éducatif guinéen, c’est-à-dire tout le palier du système : l’élémentaire, le préscolaire, l’université et l’enseignement technique. La seconde partie concerne les discussions avec les acteurs, la troisième partie porte sur les rapports institutionnels et le président et la quatrième partie porte sur une synthèse.

« Vous avez même des projets de décrets dans ce document afin de permettre à la réforme d’aller très vite. La réforme du baccalauréat, la création de l’Office du baccalauréat, le transfert du préscolaire au niveau du MEPUA, la création, le changement au niveau des bourses à la fois nationales et étrangères. Toutes ces lois là ont fait déjà l’objet d’un décret, discuté avec les ministres concernés. Aujourd’hui, s’ils sont validés par les partenaires, le président de la République ne fera que les signer », a précisé le professeur Amadou Bano Barry.

Enfin, il a ajouté que la finalité de ce travail est d’avoir une école où les enfants qui iront au maternel et au primaire sauront parler, écrire et calculer en français et que l’objectif est d’avoir des étudiants qui vont trouver de l’emploi, qui parlent correctement français et qui n’auront pas honte demain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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