Au lendemain de la reprise des travaux du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, le sujet était au menu de l’assemblée générale ordinaire de l’UFC ce samedi, 07 avril 2018. Ce comité, on le sait, est censé trouver solution à la crise post-électorale née de l’annulation de plusieurs suffrages favorables à l’opposition. Mais, l’UFC tire déjà la sonnette d’alarme pour rappeler que ce dialogue politique ne doit pas déboucher sur la modification des résultats déjà des élections locales déjà publiés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était au siège du parti.

En allant aux travaux du comité de suivi qui ont repris le vendredi, 06 avril 2018, l’opposition républicaine espère que ce dialogue politique débouchera sur un compromis politique, lui permettant de récupérer les voix qui lui ont été « volées » à l’issue du scrutin du 04 février dernier. Mais, l’Union des Forces du Changement d’Aboubacar Sylla, rappelle qu’il n’est pas possible de modifier les résultats déjà publiés.

Si cela est fait, il s’agira d’une violation flagrante de la constitution guinéenne, indique le président de l’UFC : « Si on modifie ces résultats, on aura remis en cause, et l’institution judiciaire, et l’institution constitutionnelle, et l’institution que représente le président de la République. Moi je dis, en tant que patriote guinéen, je suis prêt à perdre quelques communes pour ne pas remettre en cause notre constitution et créer une jurisprudence à l’avenir », a dit l’honorable Aboubacar Sylla.

L’ancien porte-parole de l’opposition républicaine qui ne partage plus la même position que ses anciens amis, se montre donc catégoriquement opposé à la satisfaction de la revendication du groupe amené par Cellou Dalein Diallo, concernant la restitution des voix qui lui auraient été volées : « Comment en Guinée on va organiser des élections si on prend l’habitude de modifier les résultats même quand ils sont devenus définitifs ? Ça, il ne s’agit que des élections locales, et le jour où il s’agira des élections nationales, des élections des députés, et en 2020 comment on va s’en sortir ? Ce sera le chaos dans ce pays. Si chaque fois que quelqu’un ne gagne pas, il utilise tous les recours possibles il n’a pas gain de cause, il sort dans la rue pour dire qu’on m’a triché, dans ces conditions on ne sortira jamais des conflits post-électoraux », estime le président de l’UFC.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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