Dans un décret signé hier, jeudi 19 avril 2018, le professeur Alpha Condé a révoqué le président du Conseil d’Administration de la SOGEAC (Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry). Monsieur Boubacar Sow, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été révoqué de ses fonctions pour « faute lourde », a appris un reporter de Guineematin.com qui a reçu la copie.

Boubacar Sow, ancien ministre des Transports du gouvernement de large consensus dirigé par Lansana Kouyaté, a été éjecté du fauteuil du Conseil d’Administration de la SOGEAC. Un acte du pouvoir central qui intervient à un moment où justement, la SOGEAC s’apprêtait à tenir son Conseil d’Administration ce vendredi, 20 avril 2018, à Paris.

Même si la « faute lourde » n’a pas été révélée, comme c’est souvent le cas, de nombreux observateurs s’interrogent sur les dessous de cet acte. Quel est le péché qu’aurait commis Boubacar Sow ?

En tous les cas, selon nos informations, lors de sa 62ème session tenue à Conakry, le 22 novembre 2017, le Conseil d’Administration avait constaté que « les observations sur les procédures et règles de gestion à la SOGEAC n’étaient pas observées par la Direction Générale ».

A cet effet, le CA a saisi les cabinets d’audit FFA-Ernest & Young et Lombonna, le 27 novembre 2017. La démarche visait à « diligenter une revue de conformité de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017 ».

Notre source, généralement bien informée, ajoute que les résultats de ces audits, accablants pour l’actuelle direction générale de la SOGEAC, devraient être inscrits à l’ordre du jour du CA annulé.

Que cachent ces audits au point qu’on arrive à reporter à la dernière seconde le CA et à faire payer son président ?

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin