A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti hier, samedi 10 novembre 2018, Dr Ousmane s’est montré très indigné face à la situation sociopolitique et économique de la Guinée. Le président du PADES a dénoncé les violences qui sont quasi quotidiennes ces dernières semaines à Conakry et la façon dont notre pays est gouverné, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La situation sociopolitique de la Guinée, caractérisée par des violences qui font des morts, des blessés et des dégâts matériels, préoccupe le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Les responsables de la formation, à leur tête le président Dr Ousmane Kaba, ont évoqué cette situation au cours de leur assemblée générale hebdomadaire de ce samedi.

Parlant des violences qui sont légion depuis quelques semaines à Conakry, le président du PADES a tenu à lever ce qu’il pense être un amalgame. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de violences en Guinée, notamment dans des quartiers comme Bambéto et aux alentours. Mais, ce que je voudrais, ce que les Guinéens ne confondent pas les vagabonds aux habitants de ces quartiers, ce n’est pas normal, ce n’est pas la même chose. Quand il y a de la violence, les vraies victimes ce sont les innocents qui habitent dans ces quartiers.

Il y a quelques voyous qui provoquent ces violences et l’Etat est incapable de mettre la main sur eux. Je dirai même que ça n’a rien à avoir avec la politique, parce que les gens les plus violents qui ont des cailloux et autres, c’est en dehors des manifestations politiques qu’on les voit, parfois à 4h ou à 5h du matin », soutient Dr Ousmane Kaba.

Cependant, l’opposant estime que ces violences sont entretenues par certains acteurs politiques qui veulent diviser les Guinéens et empêcher le développement du pays : « C’est un trou qui est fait par les politiciens de tous bords pour diviser la Guinée et affaiblir notre pays », a-t-il dit.

Face à cette situation, et face à la gestion de notre pays, Dr Ousmane Kaba dit avoir honte. « De temps en temps, en tant que guinéen, j’ai honte. La dernière fois où j’ai eu honte, c’est quand je suis parti à Freetown. Quand vous quittez Freetown pour venir en Guinée, jusqu’à la frontière guinéenne tout est goudronné et bien fait, dans les villages les maisons sont à 20 mètres du goudron.

Mais dès que vous traversez la frontière, vous arrivez sur le territoire guinéen, c’est la catastrophe. Ce jour-là j’ai eu honte. C’est parce que j’ai honte comme ça que je veux qu’on arrange ce pays pour ne pas que nos petits frères et nos enfants puissent hériter d’une Guinée où on a honte », a indiqué le président du PADES qui appelle à l’unité nationale et à la responsabilité de tous les Guinéens pour mettre notre pays sur le chemin du développement.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin