Après Conakry, c’est au tour des villes de l’intérieur du pays de recruter des enseignants contractuels pour pallier l’absence des enseignants titulaires qui sont en grève. Dans la région administrative de Kankan par exemple, plus de 1600 contractuels ont été enrôlés au cours des dernières semaines.

C’est l’inspecteur régional de l’éducation de Kankan qui l’a annoncé hier lundi, 12 novembre 2018, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans le Nabaya.

Après un mois et demi de paralysie des cours dans les écoles publiques du pays, le gouvernement guinéen cherche toujours un moyen de résoudre cette crise. Et la solution des autorités n’est vraisemblablement pas de chercher un compromis avec le SLECG qui réclame une augmentation des salaires des enseignants. Le gouvernement opte plutôt pour le recrutement de contractuels qui vont aller combler le vide laissé par les enseignants grévistes dans les écoles.

Après Conakry où un nombre important de contractuels a été recruté, l’opération se poursuit à l’intérieur du pays. La région de Kankan vient, à son tour, d’enrôler 1625 enseignants contractuels d’Etat pour le primaire et le secondaire.

Famoro Keita

L’annonce a été faite par l’inspecteur régional de l’éducation, Famoro Keita. « Pour la préfecture de Kankan, nous avons recruté 647 contractuels ; Siguiri 389 ; Mandiana 322 ; Kérouané 103 ; Kouroussa 164. Ce qui fait au total 625 contractuels de l’Etat enrôlés dans la région de Kankan », a-t-il dit.

Il ajoute que les noms des personnes enrôlées ont été transmis au ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Un test sera organisé à leur intention pour évaluer leur niveau et savoir s’il faut les recruter tous ou s’il faut écarter certains. « Les noms et prénoms de ces contractuels de l’Etat sont remontés au département, donc on attend leurs instructions. On va essayer de faire un test préliminaire. Après cela, on peut ne pas retenir les 1625 enseignants tout comme on peut les retenir parce que c’est un problème de financement ».

Tout porte donc à croire que le gouvernement guinéen n’est pas prêt à négocier le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée afin de permettre la levée de la grève appelée par le syndicat des enseignants qui réclame un salaire mensuel de 8 millions de francs pour les enseignants. Le gouvernement dirigé par Kassory Fofana a déjà gelé les salaires des grévistes et il continue à recruter des contractuels qui vont aller donner les cours à leur place.

De son côté, le SLECG invite les enseignants à ne céder à aucune forme d’intimidation et à rester mobilisés pour poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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