Après 8 mois de détention, Ibrahima Sory Camara, communicant de l’UFDG, est sorti de prison. Il a été libéré ce vendredi, 23 novembre 2018, après avoir purgé sa peine. Ses avocats, sa famille et plusieurs membres de sa formation politique se sont mobilisés pour aller l’accueillir à sa sortie de la maison centrale de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est une joie immense qui se lisait sur le visage d’Ibrahima Sory Camara à sa sortie de prison ce vendredi matin. En témoigne son grand sourire lorsqu’il franchissait la porte de la maison centrale de Conakry. Le jeune opposant est très heureux de recouvrer sa liberté après avoir passé 8 mois en prison pour « injures, outrage et diffamation à l’endroit du chef de l’État ». Des faits pour lesquels il a été condamné à 18 mois de prison en première instance avant de voir sa peine réduite à 8 mois par la Cour d’appel de Conakry.

« Je remercie tous ceux qui m’ont assisté dans la prison. Ça n’a pas été facile, ça a été dur ; mais, par la grâce de Dieu, aujourd’hui, je suis sorti », a-t-il déclaré, juste après sa sortie. Lui, qui a été accueilli par plusieurs membres de sa famille et de son parti politique. Ces derniers l’ont accompagné jusqu’au domicile du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, en compagnie de ses avocats Maîtres Salifou Béavogui et Alsény Aïssata Diallo.

Des avocats qui sont aussi heureux de retrouver leur client, criant victoire suite à la réduction de sa peine de 18 à 8 mois de prison. Et, ils n’entendent pas s’arrêter là. « Ce n’est pas fini ; nous allons demander la révision. Nous allons introduire un recours à la Cour suprême pour que son casier judiciaire redevienne vierge parce que manifestement, il y a eu erreur de fait et erreur de droit », a annoncé Maître Salifou Béavogui.

Pour l’avocat, Ibrahima Sory Camara n’a été qu’un lanceur d’alerte. Et que c’est cette alerte qui a été considérée comme étant de l’injure, de la diffamation et de l’outrage au chef de l’Etat.

A rappeler que Ibrahima Sory Camara a été condamné le 09 avril 2018 à 18 mois de prison ferme par le TPI de Dixinn, après avoir publié une vidéo dans laquelle il avait annoncé des manœuvres malsaines qui étaient en cours, selon lui, à la présidence de la République. Ses avocats avaient interjeté appel et la Cour d’appel a réduit sa peine à 8 mois de prison.

Il sort de prison au lendemain de la mise sous mandat de dépôt de 7 autres partisans de l’UFDG, arrêtés le mercredi, 21 novembre 2018 à Cosa.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin