C’est le dimanche dernier que neuf (9) détenus de la prison civile de Koundara ont réussi à s’évader. Mais, selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Koundara, Mamoudou Fodé Diallo, joint au téléphone par Guineematin.com hier, jeudi 6 août 2020, un des évadés a été repris et des informations concordantes ont donné une piste sur un autre. Leur traque se poursuit, rassure le parquet…

Le dimanche dernier, les populations de Koundara ont cru revoir dans leur terroir le scénario de Michael Scofield, Lincoln Burrows, Fernando Sucre, Theodore Bagwell, Benjamin Miles Franklin et Cie ! Mais, contrairement à la Prison Break (un feuilleton télévisé américain en 90 épisodes de 43 minutes, créé par Paul Scheuring), il n’y avait que le pauvre Moussa Sayon comme gardien de la prison civile de Koundara ce dimanche, puisque les quatre gardiens se relaient quotidiennement, un par jour…

N’imaginant rien de ce qui se tramait dans la cour entre les détenus, Moussa croyait tout contrôler. Et, ça a marché comme d’habitude jusqu’à 17 heures. Mais, lorsqu’il a clamé l’ordre de rejoindre les cellules, des « bandits » d’entre les détenus sont brusquement arrivés à sa hauteur comme une vague de sable. Et, au moment de comprendre leur manège, il était déjà neutralisé par un groupe qui le roua de coups avant de l’attacher avec un drap de lit… Il sera copieusement rossé par les malfaiteurs qui lui retireront les clés de la prison pour se faire la belle !

Tous auraient pu prendre les clés des champs. Mais, certains détenus « plus sages » ont préféré ne même pas essayer. On apprendra plus tard que parmi les neuf évadés, il y a des dangereux criminels. C’est pourquoi, les autorités judiciaires locales tiennent à retrouver ces fugitifs à tout prix, même si elles sont confrontées à un manque criard de moyens. Mais, les agents des forces de sécurité disponibles sont déjà déployés et les mesures de sécurité renforcées.

A rappeler qu’en plus du manque criard de personnel pénitentiaire qualifié, la prison civile de Koundara (à l’image de plusieurs autres maisons d’arrêt du pays) est logée dans un vieux bâtiment qui n’a connu la moindre rénovation ; et, qui se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement poussé où la vétusté et le manque d’équipements se tutoient.

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

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