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C’est une véritablement ruée vers les villages qu’ils avaient pourtant quittés au profit du centre ville de la capitale de la région forestière. A trois jours de la tenue du scrutin présidentiel du 18 octobre en Guinée, la commune urbaine de N’zérékoré se vide inexorablement de sa substance humaine. Par crainte de violences pendant cette élection, plusieurs habitants de la ville tentent de rallier leurs villages où ils espèrent pouvoir être en sécurité, rapporte le correspondant de Guineematn.com à N’zérékoré.

Pour le moment, tout parait normal et des cas de violences n’ont pas été signalés dans cette ville depuis le début de la campagne électorale. Mais, les évènements tragiques qui y ont été enregistrés lors du double scrutin législatif et référendaire du 22 mars dernier sont encore vivaces et très frais dans les esprits. Ces violences électorales avaient fait une quarantaine de morts (selon les autorités), plusieurs blessés et des dégâts matériels importants. Cinq (5) églises avaient été incendiées dans ces heurts.

C’est pourquoi, pour éviter d’être victimes ou témoins de violences qui pourraient survenir lors de la présidentielle prochaine, plusieurs habitants de la ville de N’zérékoré ont préféré aller se refugier dans leurs villages d’origines. Les déplacements sont importants au point qu’elles ont attiré l’attention des autorités communales de la ville.

Dans un communiqué en date de ce jeudi, 15 octobre 2020, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou a appelé à la sérénité et assuré que toutes les dispositions sont déjà envisagées pour la sécurité des personnes et de leurs biens.

« Le maire de la commune urbaine de N’zérékoré vient d’être informé que des citoyens, par peur ou appréhension, abandonnent la ville pour se rendre dans des villages, dans l’objectif de fuir d’éventuelles violences pendant et après les élections du 18 octobre 2020. Il invite les populations à rester sereines et de n’éprouver aucune crainte ; car, toutes les dispositions sont déjà envisagées par l’Etat pour assurer la sécurité de toutes les personnes et leurs biens. Les rumeurs et les mauvaises informations véhiculées par des individus ne visent qu’à démobiliser, pour empêcher des électeurs de s’acquitter de leur devoir civique. Le maire invite cependant tous et chacun à la vigilance et à la culture de la paix », lit-on entre autres dans ce communiqué.

A noter que pour le moment, cette communication n’a pas réussi à dissuader les volontaires de ce qui convient d’être appelé « le soudain retour au village natal ».

De N’zérékoré, Foromo Lamah pour Guineematin.com

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