Conakry : blessée par balle à Wanindara, Aïcha Keïta souffre depuis plus d’une année

La date du 30 novembre 2020 représente un mauvais souvenir pour Aïcha Keïta, 16 ans, élève en classe de 10ème année. Ce jour-là, la jeune fille a reçu une balle à Wanindara, un quartier de la commune de Ratoma (en banlieue de Conakry), où des affrontements opposaient des manifestants pro opposition aux forces de l’ordre. Plus d’une année après, elle peine encore à se remettre de cette situation, a appris un journaliste de Guineematin.com, qui l’a rencontrée ce mardi, 4 janvier 2022.

« Le 30 novembre 2020, ma famille et moi étions assises chez nous, dans la cour, lorsque la police est venue tirer sur le portail de notre cour. L’une des balles m’a atteint au dos, au niveau de la dernière côte. Dès que j’ai ressenti la douleur, j’ai dit à ma sœur de regarder mon dos. Elle m’a dit que j’étais blessée et que c’est une balle qui était dans mon dos. Les policiers qui étaient arrêtés devant notre cour ont voulu nous empêcher de sortir, ils nous ont menacés.

Mais mon père a décidé de forcer la situation, on est sortis pour aller à l’hôpital. A ce moment-là, je n’arrivais plus à bien respirer et je perdais beaucoup de sang. Quand nous sommes arrivés à la clinique, les médecins nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas me prendre en charge. Donc, nous sommes partis à l’hôpital Donka. C’est là-bas que j’ai reçu des soins », a expliqué la victime, tout en précisant que ces soins ne lui ont pas permis de recouvrer la santé.

Jusqu’à présent, la jeune fille ressent de la douleur au niveau de son dos. Elle est confrontée aussi à un problème de respiration, et fait souvent des crises qui perturbent sérieusement ses études. Préoccupée par cette situation, elle appelle à l’aide pour pouvoir avoir un traitement adéquat.

« Cette situation m’empêche parfois de suivre les cours à l’école, parce que je n’arrive pas à bien respirer. Même les évaluations du premier trimestre, je n’ai pas pu les faire à cause de mon problème de respiration. Je n’arrive pas aussi à bien dormir. Chaque nuit, je ressens des douleurs. Malheureusement, mes parents n’ont pas les moyens qu’il faut pour me permettre d’avoir un traitement adéquat. C’est pourquoi, je sollicite l’aide des autorités, des ONG et de toutes les bonnes volontés pour que je puisse faire l’opération qu’il faut pour recouvrer ma santé. Je ne voudrais pas que cette maladie m’empêche de passer mon BEPC ou m’oblige à arrêter les études », a lancé Aïcha Keïta.

Tous ceux qui peuvent apporter de l’aide à cette jeune élève en difficulté sont priés de la contacter aux numéros suivants : +224 621 55 76 64 / 627 28 62 56.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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