Les mots et les maux du ministre

25 octobre 2021 à 9 09 15 101510

Habib Yembering Diallo

Cher maître,

Vous serez certainement très surpris par cette lettre. Car depuis mon départ de chez vous, c’est la toute première fois que je m’adresse à vous à travers une lettre. Et comme vous le verrez plus loin, c’est aussi la toute première fois qu’il y a un événement suffisamment raisonnable pour que je le fasse. Avant d’entrer dans les détails, je vous prie de recevoir mes salutations les plus respectueuses ainsi que celles des miens.

Vénéré maître,

Vous avez dû apprendre ce qui s’est passé le mois dernier. De cet événement découle celui qui constitue mon sujet : ma récente nomination au poste de ministre. Après cette annonce, je me suis rappelé que vous n’aviez cessé de me dire que j’ai un bel avenir devant moi. Pour vous dire la vérité, avec mon âge avancé, j’ai failli commettre un sacrilège en mettant en doute vos prédictions.

Je voudrais donc entrer dans le vif de mon sujet. Lequel concerne bien évidemment ma nomination ses corollaires et ses conséquences. Si je me suis empressé de vous écrire, c’est qu’il y a eu quelque chose d’atypique après ma nomination. C’est en particulier le recours au livre sait pour obtenir notre loyauté et notre engagement à servir le peuple et non de se servir de lui. Il est vrai que je devais vous écrire après un événement aussi important qui intervient dans ma vie. Mais ce qui a précipité cette lettre c’est cette exigence de jurer sur la sainte parole de note Créateur.

Je me souviens que vous nous avez toujours mis en garde de nous amuser avec ce livre. Vous nous avez dit que le fait de jurer de manière désintéressée n’était pas grave. Mais que l’intention formulée pour jurer en toute connaissance de cause était dangereux voire périlleux. Surtout en faisant ce que j’ai fait récemment : poser la main sur le livre. Si je me souviens bien de ce que vous nous disiez souvent c’est qu’on ait raison ou pas, et même si on a les meilleures intentions du monde, qu’il fallait s’abstenir de faire cet acte.

Cher maître,

Je n’ai jamais été confronté à un dilemme comme celui que j’ai traversé quand mes bienfaiteurs m’ont dit que jurer la main sur le livre n’était ni discutable ni négociable. Pour eux le poste de ministre était à prendre ou à laisser. Et le recours au livre saint était la condition sine qua non. C’est pour cette raison que je vous mets devant le fait accompli. J’aurais pu vous appeler au téléphone pour demander votre avis. Mais, pour être tout à fait franc et sincère avec vous, je craignais que vous m’exigiez de décliner l’offre.

Devant cette patate chaude entre mes mains, j’ai demandé l’avis de celui que je consulte ici pour toutes les questions religieuses. Selon lui, ce qui est mauvais c’est de jurer de faire une chose et de faire une autre. Il m’a rappelé que durant la fin de règne de notre deuxième président, ce dernier, confronté au détournement de derniers publics, avait exigé à ses ministres de jurer sur le livre de leur croyance respective. Il m’a aussi rappelé le cas du troisième président qui avait commis un véritable blasphème en jurant sur non pas un mais deux livres saints. Ce qui, selon lui, a précipité sa chute. Bref, si l’idéal était de demander votre avis a priori, je vous prie d’avoir de l’empathie pour moi et d’accepter cette demande a postériori. La raison vous la verrez dans les lignes qui suivent.

Cher maître,

Si j’ai accepté le poste de ministre et si j’ai juré sur notre livre saint, c’est que je voudrais mettre à l’épreuve l’éducation sociale et religieuse que vous m’avez donnée. Je voudrais montrer à nos compatriotes qu’il y a une autre façon de diriger. Je voudrais honorer les miens que vous êtes en changeant de pratiques et de méthodes dans le département ministériel dont je suis désormais le chef.

Je sais que la dévotion vous laisse peu ou pas de temps à consacrer à autre chose. Ce qui fait que, probablement voire sûrement, vous ne savez pas forcément ce qui s’st passé dans notre pays ces dernières années. Je voudrais juste vous parler de quelques faits que l’ancien régime a commis. Des citoyens, rassemblés dans un cimetière pour enterrer d’autres citoyens tués par les forces de l’ordre  ont été violemment gazés et dispersés. Quelque part en région, une ambulance transportant des blessés a fait l’objet de tire à balle réelle et son chauffeur tué.

Dans la capitale, un vieux, allant prier à la mosquée, a été arrêté et molesté par des agents. Un imam, dont le tort était de se trouver au mauvais moment et au mauvais endroit, a été arrêté et emprisonné pendant près d’un an. Il a fallu la prise du pouvoir par mon patron pour qu’il recouvre sa liberté. Ce n’est pas tout, un journaliste et historien d’une renommée mondiale a appris à ses dépens l’adage selon lequel nul n’est prophète chez lui. Il a été arrêté et emprisonné dans les mêmes conditions que l’homme de la rue. Une centaine d’autres personnes ont péri en prison. D’autres laissant derrière eux des enfants de moins de dix ans.

Si je prends la peine de vous raconter tous ces faits c’est pour que vous compreniez les enjeux. Notre mission c’est redorer le blason à notre pays. Pour montrer au monde que s’il a été capable du pire, il est aussi capable du meilleur. C’est pourquoi, je sollicite vos prières et bénédictions pour réussir ma noble mission.

Votre dévoué élève, devenu ministre Habib Yembering Diallo, joignable au 664 27 27 47.

Toute ressemblance entre cette histoire ministérielle et une autre n’est que pure coïncidence.

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Boubacar Kanté : la disparition d’une icône

24 octobre 2021 à 22 10 28 102810

Feu Boubacar Kanté

(Par Amadou Diouldé Diallo) Abidjan, 24 octobre 1997 : Après 23  ans d’exil au bord de la lagune Ebrie, le célébrissime journaliste reporter Boubacar Kanté a bouclé ses valises pour un retour définitif en Guinée où il venait d’être nommé Directeur du bureau de presse de la présidence de la République par le général Lansana Conté. Mais, il ne foulera plus jamais la terre de ses ancêtres ; car, il sera nuitamment assassiné à son domicile par des inconnus qui courent toujours. 

Feu Boubacar Kanté

La triste nouvelle se répand comme une trainée de poudre et consterne le monde entier. Ce qui n’est pas surprenant dans la mesure où Boubacar Kanté était un journaliste reporter de renom, doublé d’un homme de culture qui avait donné à la régie « Syliphone » ses lettres de noblesse. 

Rarement ou presque jamais un journaliste reporter n’a su allier le génie à l’élégance au point de faire de ce beau métier, un art avec une noblesse de cœur et de caractère. Volubile à la voix grave, il avait constitué avec le doyen Pathé Diallo, le premier duo au monde : narrateur -commentateur techniquement appelé de nos jours : J1-J2.

c’est encore les deux qui prirent part au congrès constitutif de l’UJSA (union des journalistes sportifs africains) en 1970 à Khartoum au Soudan qui accueillait la CAN, la première du Sily national de Guinée. 

C’est deux ans plus tard que boubacar Kanté va définitivement entrer au Panthéon des monstres du micro lorsqu’il assura la retransmission en direct de la première finale de la coupe d’Afrique des clubs champions du Hafia fc de Conakry dont la phase retour se disputait au Nakivubo stadium de Kampala contre le Simba Ouganda Army.

ce jour de triomphe et d’apothéose pour le représentant guinéen et notre peuple tout entier, n’aurait peut-être pas eu son nectar de Babylone sans cette aisance dans la narration de l’événement. 

un événement auquel le président Ahmed sekou toure donna son cachet politique quand de son palais à Conakry, il intervint en direct pour s’entendre dire qu’il est le plus grand lion d’Afrique par boubacar Kanté qui lui transmettait là un message du président Idi Amin Dada d’Ouganda. 

Ce premier sacre du Hafia du capitaine soumah Soriba « édenté « sera suivi de la désignation de souleymane cherif 3e ballon d’or africain. 

une distinction qui porte la marque de boubacar Kanté qui avait le talent magique de pousser les joueurs au surpassement. 

or comme Soundiata Keita, souleymane chérif avait la fougue du buffle et la majesté du lion et constituait avec maxime le bijoutier du clair de lune et petit Sory le poète du dribble, l’un des meilleurs trios du continent. 

Malheureusement le journaliste sportif au style aveuglant de clarté et à la popularité grandissante était dans le viseur des politiques. 

c’est pourquoi en 73 ,il opta pour l’exil en côte d’ivoire à partir de Tunis qui accueillait le festival panafricain des arts et de la culture auquel la Guinée prenait part et dont boubacar Kanté était membre de la délégation. 

L’exil durera 23 ans sans qu’il n’altéra le patriotisme de  celui que toute la côte d’ivoire appelait affectueusement « Bouba » et qui avait pris une part considérable dans la promotion de son football par son verbe et sa verve. 

Les éléphants de côte d’ivoire remportent leur premier titre continental en 92 à Dakar. Ce patriotisme boubacar Kanté va le prouver en terre sénégalaise en renonçant à ses privilèges et honneurs d’envoyé spécial senior de Africa no1 pour venir sur Radio Guinée, sa Radio de cœur, et faire duo avec le jeune reporter à sa première CAN que j’étais. 

face à ceux qui trouvaient son attitude comme une violation de son contrat avec la station panafricaine, boubacar Kanté répondait sans sourciller « si c’est pour votre argent, garder le, je reste sur radio Guinée car c’est sur elle que ma chère m’écoute à dabola « .

cette mère Hadja Doussou Kanté dont il était l’aîné et l’unique garçon, suivi de 7 filles, était  sa raison d’être, elle qui l’appelait Bakary dans une complicité que même la mort fût obligée de succomber car mère et fils reposent côte à côte au cimetière de dabola. 

Ainsi va la vie. quand DIEU rend sa copie, on ne se sauve pas du destin. 

Repose en paix Koro Bouba. 

AMEN !

Par Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Meeting de Cellou Dalein à Bruxelles : « merci à la communauté guinéenne »

24 octobre 2021 à 22 10 13 101310

Après une impressionnante mobilisation de ses compatriotes au meeting qu’il a animé dans l’après-midi d’hier, samedi 23 octobre 2021, à l’Université Libre de Bruxelles, le président de l’UFDG a chaleureusement remercié ses partisans d’Europe et la communauté guinéenne en général. Cellou Dalein Diallo s’est montré très touché par la forte participation à son premier meeting à l’étranger des Guinéens venus d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Espagne et de la Hollande.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le message de remerciement de Cellou Dalein Diallo :

J’ai été très honoré et heureux de l’accueil chaleureux que m’ont réservé les militants et responsables de la Fédération UFDG de Belgique.

Je tiens à les remercier vivement pour l’hospitalité et l’attention dont j’ai été l’objet durant tout mon séjour.

J’en suis d’autant plus ému et fier qu’il s’agit de mon premier déplacement à l’étranger depuis plus d’un an suite à l’interdiction de sortie du territoire dont j’ai été arbitrairement frappé.

Mes remerciements vont aussi à l’endroit de toute la communauté guinéenne de Belgique dans son ensemble ainsi qu’aux Fédérations UFDG venues d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Espagne et de la Hollande pour assister au meeting que j’ai animé l’après-midi du 23 octobre à l’ULB.

L’engouement exceptionnel qu’a connu cette grande fête dans la capitale européenne a dépassé toutes mes attentes et je tiens à exprimer ma profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui ont contribué à rendre mon séjour si utile et agréable.

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Siguiri : le commissariat central de police attaqué par des jeunes en colère

24 octobre 2021 à 22 10 08 100810

Vive tension ce dimanche, 24 octobre 2021, à Siguiri. Plusieurs conducteurs de taxis motos ont attaqué le commissariat central de la ville pour exiger que leur soient livrés trois présumés bandits détenus dans ces lieux. Ils ont vandalisé les locaux de la police et le véhicule de service du premier responsable de ce commissariat, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

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Hadjiratou Barry ébouillante sa locataire et accuse : « c’est Satan qui m’a poussée… »

24 octobre 2021 à 21 09 49 104910

Les faits se sont produits vers la fin de la deuxième du mois de septembre dernier à ‘’Petit Simbayah’’, un quartier de la commune de Ratoma (dans la haute banlieue de Conakry). C’était suite à une bagarre que la mise en cause (Hadjiratou Barry) a livré contre sa locataire (Assiatou Diallo). Cette dernière l’a battue ; et, quelques jours plus tard, en dépit de la médiation pour les réconcilier, Hadjiratou a tenu à « se venger ». C’est dans ce cadre qu’elle a ébouillantée Assiatou Diallo. Et, pour cet acte, elle a été arrêtée et placée en détention le 16 septembre dernier. Son procès pour « coups et blessures volontaires » s’est ouvert mercredi dernier, 20 octobre 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn.

A la barre, Hadjiratou Barry a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, elle a accusé ‘’Satan’’ de l’avoir poussé à se venger d’Assiatou Diallo.

« Il y a eu une altercation entre nous, on s’est bagarré. Elle (Assiatou Diallo) m’a frappé. Quelques jours après, mon oncle est venu me gifler sans même me demander ce qui s’est passé. Finalement, mon oncle, mon mari et le mari de Assiatou Diallo nous ont réconciliées. Mais, mon cœur n’était pas tranquille. Satan m’a poussé, j’ai chauffé l’eau et je l’ai versée sur elle (Assiatou Diallo). Je regrette les faits et je demande pardon. C’est Satan qui m’a poussé à le faire », a déclaré Hadjiratou Barry devant le tribunal.

« Tu n’avais aucune solution pour te venger, sauf verser de l’eau chauffée à 100 degré sur son corps ? » se presse de demander le ministère public.

« Non ! Je ne pensais pas que cela allait être aussi grave que ça », a répondu la prévenue.

Mais, visiblement, sa réponse n’a fait qu’ajouter à la colère du procureur Boubacar I Bah.

« Maintenant ton cœur est tranquille, non ! Tu pensais que tu peux verser cette eau sur elle et aller dormir tranquillement chez toi ? Voilà pourquoi tu es en prison », a martelé le parquetier audiencier.

« Non, c’est Satan qui m’a poussé à faire ça. Sinon, après les assises organisées par mon oncle et nos époux, j’avais pardonné. Mais, c’est par après que Satan m’a poussé à faire cet acte », a insisté Hadjiratou Barry.

« Cesse d’accuser Satan ! » s’exclame le procureur, avant de poursuivre : « Tu es croyante pour combattre Satan. Donc, si c’est Satan qui te guide, ça veut dire que ta croyance manque encore ».

Appelée à la barre, la victime (Assiatou Barry) a laissé entendre que Hadjiratou Barry l’a attaquée par surprise pour l’ébouillanter.

« Ce jour, il n’y a même pas eu de dispute entre nous. Elle (Hadjiratou) est venue tout simplement verser l’eau chaude sur moi », a dit Assiatou Diallo, avant que son mari ne vienne demander le remboursement des 3 896 000 francs guinéens qu’il a dépensé pour les soins.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 29 octobre prochain pour les réquisitions et plaidoiries.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 41 32 27

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La PJUP lancée à Conakry : « nous aspirons réussir ce que la majorité des Guinéens pense impossible »

24 octobre 2021 à 21 09 49 104910

Une nouvelle organisation de jeunesse vient de naître en Guinée. La très ambitieuse plateforme des jeunes unis pour la patrie (PJUP) a été officiellement lancée hier, samedi 23 octobre 2021, à Conakry. Son objectif est d’unir la jeunesse guinéenne afin de lui donner la place qu’elle mérite, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

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Rencontre avec le CNRD à Bambéto : réactions de quelques victimes des exactions du régime Alpha Condé

24 octobre 2021 à 10 10 35 103510

Comme annoncé précédemment, une délégation du CNRD a rencontré à la mosquée turque de Bambéto ce samedi, 23 octobre 2021, les victimes et proches de victimes des exactions de ces dix dernières années du régime d’Alpha Condé à Conakry. Et, au cours de la rencontre, Mohamed Lion Bangoura, l’émissaire du colonel Mamadi Doumbouya à cette rencontre, a demandé pardon et a promis « la justice » pour toutes les tueries qui ont été enregistrées lors des manifestations sociopolitiques en Guinée. « Ceux qui pensent qu’il n’y aura pas la justice se trompent. Notre boussole de justice sera orientée vers tous ceux qui ont commis les horreurs dans ce pays. Ils seront jugés un à un », a-t-il martelé.

Au sortir de cette rencontre, un reporter de Guineematin.com a tendu son micro quelques victimes et proches de victimes qui ont suivi ce discours de l’émissaire du CNRD. Ils expriment tous une satisfaction par rapport au message qui a été livré par Mohamed Lion Bangoura et tous s’accordent à dire qu’il faut d’abord la justice avant le pardon.

Décryptage !

Mme Aissatou Diallo, mère d’Ibrahima Baldé

Mme Aïssatou Diallo, mère d’Ibrahima Baldé (un jeune de 23 ans tué le lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020) : « Nous les remercions tous. Se rappeler de cela (les tueries), c’est beaucoup déjà. Mais, nous voulons qu’il y ait justice pour nos enfants, parce que beaucoup de familles ont été endeuillées. Mon enfant aurait fini ses études universitaires cette année. Si on demande à une personne de pardonner, il faut qu’elle pardonne ; parce que Dieu, le tout puissant, a dit quel que soit ce que l’on subit, il faut pardonner. Mais, avant tout cela, nous souhaitons connaître les bourreaux qui ont tué nos enfants. Alors, s’ils nous rendent justice, nous serons très contents ».

Halimatou Sow, fille d’Elhadj Ibrahima mort en détention

Halimatou Sow, fille de feu Elhadj Ibrahima Sow (un vieux décédé en détention à la maison centrale) : « Nous réclamons la justice d’abord avant le pardon, parce qu’il faut ça pour qu’on puisse vraiment pardonner. On espère obtenir justice avec les nouvelles autorités dirigées par le CNRD. Parce que depuis qu’il est là, beaucoup de choses ont commencé à changer. Alors, je suis très contente de cela. On demande au Colonel Mamadi Doumbouya de rendre justice et de faire la paix entre les guinéens ».

Mamadou Dian Diallo, blessé par balle et emprisonné

Mamadou Dian Diallo, qui avait reçu une balle à l’épaule et qui avait été emprisonné par le régime Condé : « Normalement on devait donner la parole aux victimes ou aux proches des victimes, ce sont elles qui devaient parler à la tribune. Mais, à mon fort étonnement, je constate que c’était un peu politisé ; parce qu’on a vu ici un jeune qui a parlé au nom des jeunes de l’Axe, alors qu’il n’est pas le mieux indiqué pour prendre la parole devant ces autorités.Mais, ce que la délégation a dit nous rassure que la justice sera faite. Elle a demandé le pardon aux victimes ; donc, on va accepter de pardonner. Mais, il faudrait qu’il y ait la justice avant le pardon, parce qu’on ne peut pas parler de réconciliation et de paix sans justice. Avec les actes que les nouvelles autorités sont en train de poser sur l’ensemble du territoire, on a espoir pour l’instant qu’ils vont tenir parole. Parce qu’ils ont juré de respecter la parole d’honneur, à travers le colonel Mamadi Doumbouya. Donc, cela nous donne une lueur d’espoir ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Incendie au grand marché de N’Zérékoré : une cinquantaine de boutiques et conteneurs ravagés

24 octobre 2021 à 8 08 20 102010

Un grave incendie est survenu dans la soirée du samedi, 23 octobre 2021, au grand marché de N’Zérékoré. Le feu a ravagé une cinquantaine de boutiques et conteneurs, faisant d’importants dégâts matériels, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant dans la ville.

C’est aux environs de 20 heures que l’incendie s’est déclaré dans le grand marché de la capitale de la Guinée forestière. Alertés par la fumée et les flammes, les citoyens se sont aussitôt mobilisés pour venir éteindre le feu. Il est encore difficile d’établir un bilan, mais l’administrateur du marché indique que les pertes énormes.

« La place qui a été brûlée était majoritairement occupée par des vendeurs de mèches. Ce dimanche matin, nous avons tenté de faire l’état des lieux, mais en vain, parce qu’il y a une grande fumée qui se dégage encore des lieux et une grand foule sur le terrain.

Mais comme vous le voyez, les dégâts sont énormes : plus d’une cinquantaine de boutiques et conteneurs sont partis en fumée avec leurs contenus. Nous n’avons pas encore le bilan des pertes, mais il faut déjà s’attendre à plusieurs centaines de millions », a déclaré Moïse Sagno, administrateur du grand marché de N’Zérékoré.

Le préfet de N’Zérékoré, Colonel Sékou Keïta, le maire de la commune urbaine,  Moriba Albert Délamou, et plusieurs autres responsables locaux se sont rendus sur le terrain pour un constat. Les autorités ont annoncé la mise en place d’une cellule de crise et l’ouverture d’une enquête pour déterminer la cause de cet incendie.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Loi de Finances rectificative 2021 : communiqué du CNRD

24 octobre 2021 à 5 05 25 102510

Le comité National du Rassemblement pour le Développement CNRD a animé un point de presse avec le pôle financier hier, samedi 23 octobre 2021 sur la Loi de Finances Rectificative 2021. La rencontre a été présidée par le Colonel Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence de la République.

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Une boutique cambriolée à Télimélé : « ils ont emporté 45 millions de francs »

23 octobre 2021 à 22 10 04 100410
Elhadj Amadou Baïlo Bah

Des voleurs sévissent contre Elhadj Amadou Baïlo Bah, un commerçant basé à Télimélé. Dans la nuit du vendredi à ce samedi, 23 octobre 2021, ils ont cambriolé son magasin situé au quartier Kolly, dans la commune urbaine. Selon la victime, interrogée par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, les voleurs ont emporté un montant de 45 000 000 de francs guinéens.

Elhadj Amadou Baïlo Bah

« C’est ce samedi matin que j’ai été informé par les riverains que la porte de mon magasin est ouverte. Aussitôt, je me suis rendu sur les lieux. J’ai constaté qu’ils ont endommagé les cinq cadenas ainsi que les serrures de la porte, l’ampoule qui servait à éclairer les lieux a aussi été cassée. Ils ont emporté 45 000 000 de francs guinéens, dont 13 000 000 de francs issus des contributions du projet de Loubha et la Contournante de Gabé. Mon téléphone de transfert de crédits qui contenait 480 000 francs guinéens n’a pas été épargné ainsi que des précieux documents tels que les contrats, les décisions, les chèques et le registre de contributions », a indiqué Elhadj Amadou Baïlo Bah.

Après son constat, la victime a fait une déclaration de vol au commissariat central de police de Télimélé. Elhadj Amadou Baïlo Bah en a profité pour exhorter les autorités à renforcer la sécurité dans la ville de Télimélé. « Nous sollicitons auprès des autorités, surtout celles chargées de la sécurité, de veiller à la quiétude dans la ville en menant des patrouilles nocturnes pour dénicher ces voleurs qui continuent de semer la désolation », a lancé ce commerçant.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622525250

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Gestion des deniers publics : « on sera très regardant et il n’y aura aucun état d’âme », avertit le Colonel Amara Camara

23 octobre 2021 à 21 09 55 105510

Ce samedi, 23 octobre 2021, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) à travers le ministre Secrétaire générale à la présidence de la République et les membres du pouls économique et financier, a animé un point de presse, au Palais Mohamed V, sur la Loi de finances rectificative de l’année, a suivi Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Le Colonel Amara Camara était entouré du Gouverneur de la Banque centrale de Guinée, Dr Louncény Nabé, du Directeur national du Budget, Richard Kamano, du Secrétaire général du ministère du budget, Mamadouba Sylla, de la Secrétaire générale du département de l’économie et des finances, Emelie Bernadette Léno et de plusieurs hauts cadres de l’Etat.

C’est le gouverneur de la Banque centrale, Dr Louncény Nabé qui a ouvert le bal des intervenants en expliquant le constat fait par les nouvelles autorités du pays sur la Loi de finances rectificative de l’année. De cette analyse, il est ressorti un constat très peu reluisant, à en croire le patron de la BCRG.

Colonel Amara Camara, ministre Secrétaire générale à la présidence de la République

« Après analyse, il ressort une hausse globale des dépenses qui suscite des interrogations. Au regard de cette situation, le CNRD constate ce qui suit:  l’inexistence de mécanisme fiable de contrôle sur les dépenses effectivement réalisables; l’absence de support expliquant certaines hausses de dépenses dans les institutions et départements ministériels concernés; le manque de rigueur dans la répartition des dépenses publiques; l’insuffisance d’outils de planification des recettes mobilisables; l’insuffisance de mécanisme de contrôle de la mobilisation et de la sécurisation des recettes; la mauvaise répartition des dépenses budgétaires sans la prise en compte de l’orthodoxie financière », mais ce n’est pas tout.

A cela s’ajoutent des prévisions de dépenses pour des structures quasi inexistantes ou non actives à savoir la CENI, le Haut conseil des collectivités, la Haute Cour de Justice, a relevé Dr Louceny Nabé.

Soucieux de la bonne marche du pays, le CNRD a promulgué la loi de finances rectificative adoptée par l’ancienne Assemblée Nationale en vue de maintenir la légalité budgétaire, a ajouté le conférencier avant de mentionner l’exigence des nouvelles autorités au respect des dispositions de la Loi organique des finances.

 « Toutefois, le CNRD a exigé le respect scrupuleux des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances notamment, en ses articles 25 et 28; les dépenses de personnels pour toutes les institutions républicaines et les départements ministériels qui sont renvoyés aux crédits correspondants et figurant dans la loi des finances initiale, exercice 2021; la soumission des demandes de décaissement à une analyse et validation; la production de rapports de l’ensemble des opérations effectuées de façon mensuelle; l’exécution de la loi des finances 2021 de façon intégrale dans son volet recettes ».

Prenant la parole à la suite des débats et répondant aux questions des journalistes portant sur les entretiens entre le CNRD et les responsables des régies financières de l’Etat (les DAF et les établissements publics à caractère industriel et commercial et ceux à caractère autonome), le Ministre Secrétaire général de la présidence de la République, Le Colonel Amara Camara s’est montré ferme. Avant de promettre que des enquêtes et de mesures appropriées sont en train d’être prises par rapport à ces justificatifs déposés par les différents DAF et responsables d’EPIC et EPA.

« Le rôle de l’État, c’est de planifier, d’ordonner et de contrôler. Dans le mécanisme de contrôle qui a été mis en place, il a été constaté que des décaissements ont été effectués à une proposition qui méritait des explications sur des cas particuliers. Les personnes qui étaient responsables de cela ont été rappelées pour des séances de travail. Il leur a été demandé d’apporter des justificatifs des dépenses qui ont été effectuées. À l’heure actuelle, nous disposons de ces justificatifs. Des enquêtes et des mesures appropriées sont en train d’être prises par rapport à ces justificatifs. Là-dessus, on tient à le dire et on est très formel et très catégorique, s’il s’avère que des sorties d’argent n’ont pas été dans l’intérêt public, nous prendrons toutes les mesures. Là-dessus, on sera très regardant et il n’y aura aucun état d’âme. Il est important aujourd’hui en Guinée, qu’on comprenne et accepte que nous devions plutôt servir le pays que de se servir du pays. Moraliser la gestion de la chose publique est la seule chose qui nous permettra de sortir du gouffre dans lequel nous sommes plongés depuis plusieurs années. C’est le combat que le président est prêt à mener », a promis ce haut responsable du Comité national du rassemblement pour le développement.

Selon le Directeur national du Budget, Richard Kamano, les dépenses ont été exécutées à la date du 15 octobre à hauteur de 70%, de même que les recettes. Ce technicien des questions budgétaire s’est toutefois, gardé de donner de chiffres, sans préciser duquel des deux budgets (LFI ou LFR), ce pourcentage est appliqué.

D’autres questions liées au comportement de certains militaires incontrôlés ont été abordées. Sans passer par deux chemins, le Ministre Secrétaire général de la présidence de la République est très clair là-dessus. Tout agent en uniforme qui se présente devant les populations pour demander quoi que ce soit au nom du CNRD, doit être arrêté et remis aux autorités. 

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Transparence des entreprises minières : plusieurs sociétés épinglées par un rapport d’Action Mines

23 octobre 2021 à 21 09 43 104310

L’ONG ‘’Action mines’’ a rendu public ce samedi, 23 octobre 2021, son rapport d’évaluation du niveau de transparence des entreprises minières en Guinée, en termes de publications de données. C’était en présence de nombreux journalistes, des médecins et des membres de la société civile. Dans ledit rapport, plusieurs sociétés minières ont été épinglées par l’ONG pour l’absence d’un site où elles doivent publier régulièrement leurs données, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la perspective de promouvoir la transparence et de susciter un débat public sur la gouvernance des industries extractives, l’ONG Action Mines Guinée, en partenariat avec OSIWA, a initié une évaluation sur la disponibilité et l’accessibilité des informations utiles à la société et à l’opinion publique.

Amadou Bah, Directeur exécutif d’Action Mines Guinée

Selon le Directeur exécutif d’Action Mines Guinée, Amadou Bah, il s’agit de « promouvoir la publication des données sur les sites internet des entreprises minières, conformément à la règlementation nationale et aux bonnes pratiques internationales de transparence. Et, l’évaluation a été faite en quatre composantes : les informations contextuelles, le contenu local, la responsabilité sociale des entreprises et la lutte contre la corruption », a-t-il dit.

A la lecture de ce rapport, il ressort que plusieurs entreprises minières évoluant sur le territoire guinéen se trouvent dans la zone rouge quant à la disponibilité de leurs données. Il s’agit notamment de la SMB, SAG, SMD, Chalco, CDM-Chine, Russal Friguia et Rusal CBK.

Prenant le cas de la société minière de Boké (SMB), elle sort avec un niveau de transparence faible (35%) avec 42 points sur 120 qui constituent le plafonnement. Elle n’a aucune donnée concernant le contenu local et aucune autre pour la lutte contre la corruption. Les autres entreprises comme la SAG, la SMD, Chalco, CDM-Chine, Rusal Friguia et Rusal CBK se retrouvent avec 0% sur l’ensemble des quatre critères d’évaluation.

Par contre les entreprises les plus performantes, mais avec un niveau moyen, ont été la CBG avec 67 points sur 120 (soit 56%), GAC avec 61 points sur 120 (soit 51%) et Bel-air Mining avec 56 points sur 120 (soit 47%).

Face à ces résultats, l’ONG Mines Guinée a formulé des recommandations à chacune des entreprises citées. Pour celles qui sont dans la zone rouge par exemple, il a été demandé de « créer leur site web d’informations dédié à leur projet pour faciliter l’accès à l’information sur leurs activités conformément aux bonnes pratiques et aux attentes légitimes des citoyens guinéens ».  

La rencontre a pris fin par une projection vidéo sur l’exploitation minières de la SMB, de la SAG de Siguiri et surtout sur la gestion des fonds (FODEL) alloués aux communautés impactées.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fatou Badiar accuse Fabou Camara et Cie : « ils roulent dans des véhicules achetés par mon mari »

23 octobre 2021 à 20 08 50 105010

Comme annoncé précédemment, une délégation du CNRD a rencontré ce samedi, 23 octobre 2021, les victimes des violences d’Etat commises sur l’axe Hamdallaye-Kagbélen sous le régime du président Alpha Condé. La cérémonie, qui s’est tenue à la mosquée turque de Bambéto, a connu la présence notamment de Fatou Badiar Diallo, une dame qui a passé plusieurs années en prison, après avoir été condamnée dans le cadre de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé, en juillet 2011.

L’ancienne pensionnaire de la maison centrale de Conakry a mis l’occasion à profit pour s’exprimer sur les exactions qu’elle a subies ces dernières années. Elle a accusé certains hauts commis de l’Etat, dont le directeur central de la police judiciaire, le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, d’avoir profité de leur position pour lui enlever plusieurs biens mobiliers et immobiliers.

« Nos bourreaux sont devant nous jusqu’à présent. Moi par exemple, ceux qui ont pris mes biens sont là, ils roulent avec trois de mes véhicules. Les domaines que mon mari avait achetés, ils ont tout pris. Les véhicules, ils roulent devant moi. Les Fabou, ils roulent dans ces véhicules que mon mari a achetés. S’il y a la justice, on peut les récupérer », a-t-elle déclaré au micro des journalistes, dont un de Guineematin.

Fatou Badiar dit se réserver pour l’heure de citer d’autres noms, mais elle invite le colonel Mamadi Doumbouya d’écouter les victimes qui, selon elle, ont beaucoup de choses à lui dire. « À ma sortie de prison, je connais ce que j’ai vécu, on a failli me tuer encore. Ils ont envoyé des voitures piégées chez moi, ils m’ont donné comme cadeau. C’est Dieu qui m’a sauvée. Si le chef d’État m’écoute, je sais qu’il va m’écouter, j’ai à lui parler », a dit l’ancienne prisonnière.

Pour Mme Fatou Badiar Diallo, les actes posés jusque-là par le CNRD sont rassurants. Elle exhorte les nouvelles autorités guinéennes à continuer dans ce sens pour rendre justice aux victimes et réconcilier les Guinéens.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

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L’émissaire du CNRD aux familles des victimes à Bambéto : « il y aura la justice »

23 octobre 2021 à 18 06 51 105110

Comme annoncé précédemment, une délégation du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a conféré ce samedi, 23 octobre 2021, avec les familles des victimes des tueries survenues à Conakry pendant la décennie de gouvernance du régime Alpha Condé (le président renversé le 05 septembre dernier par l’armée : ndlr). Cette délégation, conduite par Mohamed Lion Bangoura, était venue demander pardon, au nom du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, pour la répression aveugle dont les forces de l’ordre ont fait preuve lors des différentes manifestations socio-politiques et qui a couté la vie d’innocentes personnes à Conakry et à l’intérieur du pays. L’émissaire de Mamadi Doumbouya a aussi promis « qu’il y aura la justice » pour ces nombreux cas de morts, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à la mosquée turque de Bambéto que Mohamed Lion Bangoura a rencontré les familles endeuillées ces dix dernières années par le régime Alpha Condé. Et, dans un discours décousu, l’émissaire du colonel Mamadi Doumbouya a livré un message centré sur le pardon, la justice et la réconciliation nationale.

Tout d’abord, Mohamed Lion Bangoura a laissé entendre que ce n’est pas une ethnie qui a été endeuillée, mais « c’est toute la Guinée » qui a perdu des fils « lors des différents affrontements entre la police et les populations sur l’Axe (l’autoroute Le Prince) ». Ensuite, il a déploré les tueries qui ont marqué le régime déchu, tout en promettant la justice aux victimes. Il a également appelé à prendre en compte le peuple avant la politique et des politiciens.

Mohamed Lion Bangoura, chef de la délégation du CNRD

« Tout-puissant Allah, pardonne tous les morts. Il y a les morts, mais il y a la justice. Il n’y a pas de pardon sans justice. Il y aura la justice. Ces personnes qui sont mortes n’ont pas souhaité partir maintenant. C’était des futurs cadres de ce pays, des présidents de la République, des grands ingénieurs… Mais, ils sont tous partis. Le chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya, pense bien que tout le peuple de Guinée, ensemble, nous devons nous unir et nous devons nous renforcer pour l’unité et la réconciliation nationale. Mais, aujourd’hui, nos mamans qui ont perdu leurs maris, des enfants qui ont eu des accidents douloureux comme ce petit qui a la jambe coupée, on me dit qu’il fait parti des meilleurs élèves de sa promotion ; mais, regardez comment il est aujourd’hui. Cela à cause des politiciens. C’est pourquoi il faut beaucoup se méfier de la politique et des politiciens. Le peuple avant les politiciens, le peuple avant la politique. Le bas peuple, c’est le vrai peuple. C’est ce bas peuple qui a eu des moments difficiles sur l’axe, sur l’autoroute, à Galakpaye. Aujourd’hui, nous sommes sur l’axe, nous sommes à Bambéto. Mais, je ne vais pas m’arrêter ici,  j’irai jusqu’à la dernière frontière de la Guinée s’il faut pour réconcilier le peuple, pour que les guinéens soient unis, qu’on se donne la main pour que nous soyons forts et prospères », a dit Mohamed Lion Bangoura.

Pour l’émissaire du colonel Mamadi Doumbouya à cette rencontre à Bambéto, c’est un leurre de penser qu’il n’y aura pas la justice. Car, tous ceux qui ont commis des horreurs vont répondre de leurs actes.

Mohamed Lion Bangoura, chef de la délégation du CNRD

« Nos mamans qui ont perdu leurs maris, qui ont perdu leurs enfants, qui ont perdu leurs neveux, leurs oncles au nom de la République, je viens au nom du chef de l’État, au nom du CNRD et de tout le peuple de Guinée vous demander pardon. Nous vous demandons pardon, parce qu’il y aura la justice. Ceux qui pensent qu’il n’y aura pas la justice se trompent. Notre boussole de justice sera orientée vers tous ceux qui ont commis les horreurs dans ce pays. Ils seront jugés un à un. Ce n’est pas parce que le CNRD est lent, mais ils sont en train de prendre les dispositions pour attraper un grand voleur très puissant, qui a beaucoup d’argent, qui est très influent, qui est avec les mafieux. Il faut connaître la Guinée pour les attraper. Il faut aller doucement avec eux. C’est pourquoi le chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya, par ma voix personnelle, vous demande pardon. Il demande pardon à tout le peuple de Guinée. Il vous demande pardon, parce que ce qui s’est passé a eu lieu devant tout le monde. On n’a pas d’autres moyens si ce n’est le pardon. Le pardon, la justice et la réconciliation nationale. Quand vous pardonnez, il y aura la justice. Quand il y a la justice, il y aura la réconciliation », a déclaré Mohamed Lion Bangoura.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Niantanina (Mandiana) : un vendeur d’or assassiné à Djélimala

23 octobre 2021 à 15 03 17 101710

Un vendeur d’or a été assassiné jeudi dernier, dans la sous-préfecture de Niantanima, à Mandiana. Des inconnus ont ouvert le feu sur Drissa Diakité, avant de disparaître avec son sac contenant de l’argent et sa moto, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Mandiana.

Âgé d’une trentaine d’années, Drissa Diakité évoluait dans le commerce de l’or. Il achète ce métal précieux avec les mineurs et le revend à d’autres. Dans la soirée du jeudi, 21 octobre 2021, le jeune homme a quitté le district Djélimala, son village, pour se rendre à Gbonko, un autre district de la sous-préfecture de Niantanina, dans le but d’acheter de l’or. Malheureusement, il n’arrivera pas à destination. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui à l’aide d’un fusil de chasse, avant de s’emparer de son sac d’argent et de sa moto de marque Apache (une moto qui coûte plus de 20 millions de francs guinéens) pour disparaître.

Ce sont des passants qui sont venus trouver son corps sans vie, abandonné au bord de la route. Ils ont informé les autorités locales, dont le maire de Niantanina, Drissa Diakité. « C’est avec un cœur serré et triste que je vous annonce l’assassinat d’un orpailleur du nom de Drissa Diakité, marié et père de deux enfants. Je lance un cri d’alarme aux nouvelles autorités sur l’insécurité qui bat son plein à Niantanina, une zone minière par excellence. L’exploitation de l’or, qui est un atout pour le développement de notre commune rurale, devient une menace pour notre sécurité », a lancé le maire de Niantanina.

Après le constat des services de santé et de sécurité, le corps de Drissa Diakité a été rendu à sa famille, qui a procédé à son inhumation.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26 

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Christine Mamy, épouse de feu Roger Bamba, à la délégation du CNRD : « sans la justice, je ne peux pas pardonner »

23 octobre 2021 à 14 02 50 105010

Une délégation du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a conféré ce samedi, 23 octobre 2021, avec les familles des victimes des tueries survenues à Conakry lors des manifestations sociopolitiques des dix dernières années sous le régime Alpha Condé. La rencontre a eu lieu à la mosquée turque de Bambéto. Et, à l’occasion de cette réunion, Christine Mamy (l’épouse de feu Roger Bamba, militant de l’UFDG mort en détention à la maison centrale), a exprimé au CNRD son ardent désir de justice.

« Ce que j’ai à dire au président (Mamadi Doumbouya), avant de demander pardon, moi Christine, je demande d’abord la justice. Sans la justice, je ne peux pas pardonner. On veut le pardon, on peut pardonner, mais on veut la justice aussi. Pour le bonheur de la Guinée, on peut pardonner. Mais, il faut la justice d’abord », a martelé Christine Mamy.

Rappelons que Roger Bamba était un cadre de l’UFDG (le principal parti d’opposition au régime de l’ancien président Alpha Condé). Il a été arrêté le 06 septembre 2020 et emprisonné à la maison centrale de Conakry. Il est décédé en détention dans la nuit du mercredi au jeudi, 17 décembre 2020, à l’hôpital Ignace Deen où il a été admis quelques heures plus tôt pour des raisons médicales. Il n’a pas comparu devant un tribunal pour répondre des faits qui lui étaient reprochés. Son épouse avait dénoncé « un crime d’Etat ». Et, de son côté, le FNDC (une entité qui a farouchement combattu le 3ème mandat d’Alpha Condé) avait condamné un « énième assassinat de prisonniers politiques ».

Mohamed Guéasso Doré et Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Kaporo-rails : des femmes interpellent le colonel Mamadi Doumbouya sur un drame causé par Alpha Condé

23 octobre 2021 à 13 01 04 100410

Les victimes du déguerpissement effectué en 2019 à Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse, à Conakry, font partie des Guinéens qui ont le plus applaudi la prise du pouvoir par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Car, ce changement de régime a redonné de l’espoir à ces citoyens (dont les maisons ont été cassées et les terres spoliées sans aucune mesure d’accompagnement) dans leur bataille pour obtenir justice.

C’est dans ce cadre que les femmes concernées par ce déguerpissement ont adressé un message aux nouvelles autorités guinéennes, dans une déclaration publiée ce samedi, 23 octobre 2021. Elles ont demandé au colonel Mamadi Doumbouya et son équipe de faire arrêter les travaux en cours dans la zone déguerpie, de reconnaître les « crimes commis par Alpha Condé », de mettre en place un plan de restitution et de dédommagement des propriétaires et d’ouvrir des enquêtes sur cette tragédie afin de punir les coupables.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de leur déclaration :

Makia Touré, porte-parole des femmes victimes
  • Déclaration des femmes victimes de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Demande d’arrêt des travaux d’IMAAG-HOLDING et de justice pour les familles victimes

En ce jour du 23 octobre 2021, pour la première fois depuis la casse de nos propriétés à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse nous, femmes victimes de cette injustice, venons exprimer à travers cette mobilisation notre cri de détresse.

Nous remercions Dieu pour l’avènement du CNRD qui promet la justice et l’espoir. 

Mais, ceux qui, usant de la violence d’Etat, nous ont dépossédés de nos biens naviguent toujours dans les hautes sphères de l’administration. Pire, ils se moquent de l’engagement des autorités décidées à faire la lumière sur la gouvernance passée. Ils sont décidés à vendre nos terres à des étrangers et d’autres Guinéens riches.

La société ivoirienne IMAAG-HOLDING travaille sur le terrain sans inquiétude. Elle exploite cette cour qui est derrière nous ainsi qu’une autre centrale à béton. Tous les jours, des camions et machines sont en mouvement.

Cela est inacceptable. C’est une moquerie à notre douleur. Nous demandons instamment aux autorités de mettre un terme à ces transactions, illégales et immorales.

Si nous voulons la reconstruction d’une Guinée viable, la vérité et la justice doivent nous guider. Les autorités militaires ont l’obligation morale et légale de remédier aux problèmes créés par Ibrahima Kourouma sur instruction de son maître Alpha Condé.

Le dossier Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse est simple. Il s’agit pour l’Etat de reconnaître les crimes commis par Alpha Condé, de mettre en place un plan de restitution et de dédommagement des propriétaires, et surtout d’ouvrir des enquêtes sur cette tragédie afin de punir les coupables. Ceci en conformité avec les textes légaux.

Les opérations de ventes illégales de nos terrains constituent une entreprise de fraude qui va enrichir des éléments de l’administration. Elles vont compliquer un dossier simple à régler.

Les femmes de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse saisissent l’occasion pour rappeler qu’elles et leurs familles ont été victimes de toutes sortes d’humiliation par le régime d’Alpha Condé. Outre les démolitions de nos propriétés, nous avons été brutalisées, insultées et jetées dans la rue comme des étrangères. 3 mille 641  enfants de Kaporo-rails ont été privés de leurs droits dont celui d’aller à l’école. Nos vies ont été détruites. Des familles vivent de façon précaire dans Conakry, Coyah ou Dubréka. Le plus souvent, certaines d’entre nous sont séparées de nos enfants et de nos maris faute de moyens. Nous avons survécu depuis plus de deux ans dans une Guinée où le plus fort écrasait le plus faible.

Des époux qui ont servi la République sont morts en laissant des centaines de veuves avec leurs enfants sans assistance. Le désespoir pousse certains de nos enfants à s’exiler en bravant l’océan. On a enregistré plusieurs décès dans la Mer Méditerranée.

Nous venons interpeller publiquement le Président Mamadi Doumbouya, et lui signifier que nul n’a le droit d’être traité comme nous l’avons été.  Nous voudrions pour terminer rappeler que les victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse ont déposé un mémorandum au CNRD et ont sollicité une audience avec le Chef de l’Etat. Nous restons toujours dans l’attente d’une rencontre qui permettra au Président Doumbouya de mieux comprendre les injustices dont nous avons été l’objet.

Nous espérons que ce mémorandum facilitera les démarches pour la réparation des injustices de Kaporo-Rails. 

Je vous remercie !

Conakry, le 23 octobre 2021

Les femmes du Collectif

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« Meurtre » de Sory Binta à Doghol Touma (Pita) : le parquet général réclame 10 ans de prison contre l’accusé

23 octobre 2021 à 12 12 24 102410

Le procès d’Abdoulaye Diallo, un jeune homme accusé d’avoir tué Sory Binta Diallo, la jeune fille qu’il voulait épouser, s’est poursuivi ce vendredi, 23 octobre 2021, à la Cour d’appel Conakry. L’avocat général a requis 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusé, tandis que les conseils du jeune ont sollicité son acquittement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les faits pour lesquels Abdoulaye Diallo est jugé se sont produits il y a un peu plus de dix ans, dans la sous-préfecture de Doghol Touma, à Pita. Il est accusé d’avoir mortellement poignardé Sory Binta Diallo, une jeune fille qu’il avait tenté d’épouser, sans succès. Les parents de la fille s’étaient opposés au mariage, disant avoir appris que les deux entretenaient déjà une relation amoureuse. Le 26 mars 2011, la jeune fille est sortie de sa chambre dans un état critique. Elle avait une grave blessure, causée par un couteau, au ventre. Elle est décédée peu de temps après à l’hôpital. Abdoulaye Diallo a été aussitôt mis aux arrêts et placé en détention.

En 2016, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre par la cour d’assises de Labé, en audiences foraines. Ses avocats ont protesté, sans succès, contre cette décision devant la Cour d’appel de Conakry. Ils ont finalement saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision condamnant Abdoulaye Diallo, invoquant le fait que le présumé auteur n’était pas poursuivi pour meurtre, mais plutôt pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans en avoir l’intention. La plus haute institution judiciaire du pays a renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Conakry pour un nouveau jugement.

A l’ouverture de ce procès, 30 juillet 2021, l’accusé avait plaidé non coupable. Abdoulaye Diallo avait laissé entendre que la victime s’est suicidée, en se donnant un coup de couteau dans l’abdomen. « Le 26 mars 2011, elle est venue chez moi, à 11 heures. Je l’ai reçue dans ma chambre. Après, sa sœur est venue frapper à la porte, j’ai refusé d’ouvrir parce qu’elle (Sory Binta) m’a dit de ne pas ouvrir. Ensuite, sa mère aussi est venue frapper à la porte. Finalement, j’ai ouvert la porte. Elle m’a demandé si Sory Binta était dedans, j’ai dit oui.

C’est ainsi que Sory Binta est sortie de la chambre avec un couteau. Elle m’a trouvé arrêté à la porte, elle m’a poignardé au ventre. Elle a continué avec le couteau jusqu’au niveau du forage qui est à quelques mètres de chez moi, elle s’est aussi poignardée. On l’a emmenée à l’hôpital, mais elle a succombé à ses blessures trois jours après. Donc, c’est elle qui s’est poignardée et elle m’a poignardé devant sa mère », a assuré le jeune homme.

Mais, cette version n’a pas convaincu l’avocat général. Dans ses réquisitions présentées lors de l’audience de ce vendredi 22 octobre, Dian Bora Diallo a soutenu que l’accusé a raconté des contre-vérités qui ne se reposent sur aucune logique. « Il a donné volontairement la mort à cette victime, parce qu’on a refusé de la lui donner en mariage. Sa version ne repose sur aucune logique. Même la mère de la victime a dit, que lorsque sa fille sortait de la chambre, elle était ensanglantée et elle a dit : Abdoulaye m’a poignardée (…). Cet accusé a commis un crime. Mais, ce crime doit être rangé dans les crimes passionnels », a dit le représentant du parquet général, tout en demandant à la Cour de condamner l’accusé à la réclusion criminelle à temps de 10 ans pour homicide involontaire.

De son côté, la défense, par la voix de maître David Béavogui, a sollicité l’acquittement de l’accusé pour crime non imputable. « L’accusé lui-même a été victime d’un coup à l’abdomen et les séquelles sont toujours là. Personne parmi nous n’était présent, il n’y a aucune preuve, aucun indice, aucun témoin. Il y a des doutes dans cette procédure et le doute profite à l’accusé. Donc, nous vous demandons de renvoyer Abdoulaye Diallo des fins de la poursuite pour non imputabilité du crime à lui reproché », a plaidé l’avocat de la défense.

La Cour a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 12 novembre prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Situation tendue à la mairie de Ratoma : 26 conseillers demandent des comptes au maire, Issa Soumah

23 octobre 2021 à 10 10 58 105810
Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Les relations sont tendues actuellement entre les élus de la commune de Ratoma. Le maire, Issa Soumah, et certains de ses proches, sont accusés par plusieurs autres conseillers de « gestion opaque » du programme de l’AFICCON et du projet d’aménagement et de vente de parcelles dans certains quartiers de la commune, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après le problème lié au « non-respect » du calendrier de la session budgétaire de la mairie, un autre bras de fer est engagé entre le chef de l’exécutif communal de Ratoma et plusieurs de ses collaborateurs. 26 conseillers communaux sur les 45 que compte la mairie ont écrit une lettre au maire pour réclamer des clarifications sur la gestion de plusieurs dossiers, dont celui de l’AFFICON (l’Agence de financement des communes de Conakry) et du projet d’aménagement et de vente de parcelles à Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia, entre autres. Ils sollicitent une rencontre avec Issa Soumah pour tirer au clair tous ces problèmes.

« Il y a une opacité dans la gestion de la mairie de Ratoma par monsieur le maire, en complicité du 1er vice maire, Alpha Oumar Sacko et Cellou Kansala Diallo, président de la commission assainissement et développement durable. D’abord, il y a eu un PAI (Projet d’Investissement annuel) qu’on a préparé lors d’une de nos sessions. Le budget était de 69 milliards. Maintenant, avec l’Agence AFICCON, on a pu obtenir des projets. Mais, le maire a toujours évolué dans l’opacité. Il ne communique pas et n’informe personne. Depuis le mois de janvier, il a décidé de mettre en place une commission de passation de marchés. Seulement le premier vice maire, Sacko, et Cellou Kansala Diallo, ont été informés de ça.

Nous autres, avons été informés un jour que le budget de l’AFICCON est disponible. Et un lundi, on vient à la mairie trouver des appels d’offres affichés. Tout le monde s’est posé des questions, y compris les autres vices maires. Du coup, l’exécutif s’est retrouvé et a décidé de rencontrer le maire. Une réunion d’urgence a été ténue. A l’issue de cette réunion, il s’est avéré que le maire n’a pas été transparent. Il était obligé de présenter des excuses et il fallait dissoudre la commission qu’il a mise en place. Les vices maires ont exigé que cela soit repris et que tous les conseillers soient représentés dans les commissions.

Le premier vice maire, Sacko, a dit qu’ils voulaient travailler de façon confidentielle entre eux pour qu’ils puissent bénéficier des retombées, tout en exécutant les travaux demandés. Les autres vices maires ont répondu que cela serait une trahison. C’est ainsi que nous avons tenu une réunion de sensibilisation où il y a eu au moins 29 conseillers présents sur les 45. C’était le 19 octobre dernier, et nous avons décidé de saisir le maire pour des explications. Parce qu’on ne connaît même pas le montant qui est alloué à la commune par l’AFICCON. A certains, le maire dit que c’est 8 milliards. A d’autres, il parle de 22 milliards. Et le vice maire, Sacko, parle de 25 milliards. Il n’y a aucune cohérence dans ce qu’ils nous disent et cela entraîne le doute », explique un conseiller communal sous couvert d’anonymat.

Pour ce qui est de l’aménagement et la vente de parcelles dans les quartiers Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia, notre source révèle qu’il y a un flou artistique là-dessus. « On ne peut pas aménager un domaine de plus d’une centaine d’hectares sans que la commune ne bénéficie de certaines parcelles pour réaliser certains projets d’intérêt collectif.  Et, le lot qui a été octroyé à la commune a été géré de façon égoïste et confuse par le maire. Certains vices maires et conseillers très proches en ont bénéficié, parce qu’ils évoluent par clanisme. Même des personnes qui ne sont ni conseillers, ni techniciens de la commune ont bénéficié de ces parcelles », ajoute notre source.

Joint au téléphone, le maire de Ratoma, Issa Soumah, a balayé d’un revers de la main toutes ces accusations. « Dans la charte des communes, il n’est écrit nulle part que les conseillers doivent être impliqués dans les commissions de travail pour ce qui est des fonds de l’AFICCON. En ce qui concerne les parcelles, ils n’ont qu’à aller demander aux chefs des quartiers. On a donné des terrains aux chefs coutumiers et aux chinois. Renseignez-vous, si la mairie a eu, je vous donne ma tête à couper », a laissé entendre le chef de l’exécutif communal.  

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineemtin.com

Tél : 622 68 00 41

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Où sont passés les 17 milliards du Grand Hôtel de l’indépendance (Novotel) ? « Je n’ai pas d’appartement à Paris », jure Kapi Camara

23 octobre 2021 à 10 10 52 105210
Ibrahima Kapi Camara, Directeur général de l’OGP

Écrire que la Guinée était mal gérée et que ses biens étaient utilisés par des clans qui nageaient dans l’opulence alors que la population est toujours écrasée par la misère, est un secret de polichinelle. C’était connu de tous ; mais, personne, ni aucune institution n’en faisait son problème. Mêmes les dénonciations de la presse étaient perçues comme de simples ragots et la justice s’est toujours montrée sourde, surtout que les mis en cause avaient des entrées au Palais Sékoutoureya.

Mais, depuis l’arrivée du CNRD du Colonel Mamadi Doumbouya et de son équipe à la tête de la Guinée, avec la promesse de faire de la justice la boussole pour les citoyens, les Guinéens commencent à rêver d’une nouvelle nation où les richesses pourraient servir au développement du pays et non à l’enrichissement personnel de quelques cadres véreux, décidés à retourner la veste au gré du vent pour peu que leurs intérêts personnels puissent être sauvegardés.

Ces derniers temps, les histoires de détournements des deniers publics enflent en Guinée et alimentent la quasi totalité des discussions dans les bureaux, les cafés… même dans les mosquées ! Aujourd’hui, beaucoup de nos compatriotes accordent assez de crédit à la détermination des nouvelles autorités à traquer les faussaires de la République. Ce qui délie les langues même de ceux qui avaient complètement désespéré…

Parmi les innombrables confidences faites ces derniers temps aux journalistes de Guineematin.com, il y a cette affaire de 17 milliards de francs guinéens qui auraient été détournés par Ibrahima Kapi Camara, quand il était Directeur général du Grand Hôtel de l’indépendance (ex Novotel GHI Conakry), réputé très proche du président déchu, Alpha Condé. Un montant qui serait lié aux factures cumulées de l’Etat finalement réglées. On raconte qu’après avoir encaissé ces milliards, Kapi aurait acheté un appartement en France, avant de faire de grandes réalisations dans son Fandjé natal (à Forécariah), sans parler de Conakry.

Au moment où les rumeurs commençaient à courir sur cette affaire, au lieu d’être soumis à des enquêtes, l’homme a été bombardé au poste de Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP) qu’il occupe depuis lors et sans le moindre risque d’être même auditionné…

Joint au téléphone dans la soirée d’hier, vendredi 22 octobre 2021, par un journaliste de Guineematin.com, Ibrahima Kapi Camara a botté en touche, expliquant que le président Alpha Condé a accepté de solder des factures du CNDD du capitaine Moussa Dadis Camara…

« La dette de l’Etat vis-à-vis de l’hôtel, c’était de 19 milliards. Et, c’était le gâchis du CNDD, à travers le séjour des autorités du CNDD à l’hôtel. Le DAF, Saliou Kobélé, et moi avons fait des démarches auprès du ministère du Budget pour régler cette facture. Après les rapprochements, nous sommes arrivés à un montant de 17 milliards 200 ou 17 milliards 300 millions de francs guinéens. Et, c’est Alpha Condé qui intervenait à chaque fois pour qu’on nous paye. Le montant a été payé en tranche, de 7 ou 8 tranches. Et, le règlement était fait directement à la Banque Islamique. C’est cette somme qui nous a permis de payer les travailleurs. La Banque islamique ne connaît même pas mon compte bancaire. Et, je n’ai pas mon compte bancaire dans cette banque. Il n’y a aucune vérité sur cela », a juré l’ancien patron du Grand Hôtel de l’indépendance.

Ibrahima Kapi Camara a également tenu à parler de l’implication personnelle du Président Alpha Condé pour la fourniture continue d’électricité au Grand Hôtel de l’indépendance (GHI Novotel). « Nous n’avions pas de client à l’hôtel, et on avait des groupes électrogènes qu’on ne pouvait pas carburer. Il fallait donc payer les factures d’EDG. On a payé plus de dix milliards à EDG. Un jour, je suis venu voir le Président pour lui dire qu’on n’a pas de client et j’ai 150 travailleurs, tous des pères de famille. L’hôtel ne peut pas fonctionner sans électricité. Et, je suis parti voir le Président Alpha Condé qui a réglé le problème », a-t-il rappelé.

Pour les biens qui lui sont attribués l’actuel Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP) a balayé également d’un revers de la main toutes les accusations, sauf dans son village où il parle de rénovation faite avec les autres membres de sa famille…

« Je n’ai aucun appartement à Paris ! Pour les constructions à Fandjé, c’est une résidence familiale qu’on a rénovée ensemble. On a commencé la rénovation il y a des années. Mon père a 16 enfants dont 10 chez ma maman. Cela n’a rien à voir avec mes fonctions », s’est défendu l’ancien patron du Grand Hôtel de l’indépendance (ex Novotel GHI Conakry).

À suivre !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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