Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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Un gendarme poursuivi pour violence : « elle a tiré mon sexe… »

17 juin 2021 à 13 01 46 06466

Poursuivi pour « coups et blessures volontaires » infligés à madame Simone Sagno, un gendarme, Malick Mansaré, a comparu hier, mercredi 16 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Le prévenu nié les faits qui lui sont reprochés et s’est fait passer pour la victime dans cette affaire. Il accuse la plaignante de l’avoir agressé physiquement. Il assure que c’est Simone Sagno qui s’est saisie de son sexe et l’a tiré lors d’une dispute en famille à Sangoyah, dans la commune de Matoto. Le ministère public a requis un an de prison dont 6 mois assortis de sursis et une amende d’un million de francs de guinéens à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, Malick Mansaré est poursuivi avec son locataire Joseph Korémou. Ils sont tous accusés d’avoir infligé des coups à Simone Sagno lors d’une bagarre à Sangoyah. Une bagarre qui est survenue suite à une mésentente familiale entre les deux prévenus et Almamy Mansaré, l’époux de Simone Sagno et grand frère de Malick Mansaré. Cette mésentente est née de l’opposition de Almamy Mansaré à la reconstruction de magasins par Malick Mansaré et son locataire. Des magasins qui avaient été démolis lors du dernier déguerpissement des emprises de la route à Conakry.

A la barre ce mercredi, les prévenus ont nié les infractions articulées contre eux. Le gendarme Malick Mansaré (le principal mis en cause dans cette affaire) a juré n’avoir jamais porté main sur la plaignante.

« C’est Simone Sagno qui est sortie en proférant des injures grossières contre moi, c’est elle qui est venue m’agresser pendant que j’intervenais entre mon grand frère et mon locataire. Elle est venue, sur l’honneur, elle a pris mon sexe et l’a tiré. C’est les secouristes qui ont enlevé sa main sur sexe. Sekouba qui était de passage l’a tenue d’un côté, Bafodé, un de nos voisins, l’a tenue de l’autre pour la tirer. Elle tenait à la fois mon sexe et le col de ma chemise. Simone Sagno c’est quelqu’un qui dit souvent qu’elle va me créer des problèmes jusqu’à ma mort. C’est pourquoi, quand elle est venue m’attaquer, moi je n’ai pas réagi. C’est les gens heureusement qui sont venus l’empêcher de me faire ce qu’elle voulait. Elle  a pris mon sexe, elle l’a tiré. Moi je ne l’ai pas touché, je n’ai pas vu Joseph aussi la toucher », a indiqué le gendarme Malick Mansaré.

Cependant, ces déclarations de ce prévenu ont été très vite balayées d’un revers de la main par la partie civile. Simone Sagno soutient mordicus que Joseph Korémou l’a poussé et Malick Mansaré a pris tête et l’a cogné contre des briques.

« Malick est contre moi dans notre concession. Il m’a plusieurs fois frappée et mise à nue à Sanoyah devant tout le monde. Il dit qu’il va me tuer. Et cette fois-ci, il a voulu passer à l’acte. Joseph Korémou a fait tomber mon mari à terre. Quand je suis venue intervenir, il m’a poussée, je suis tombée. Et, dès que je me suis relevée, Malick Mansaré s’est attaqué à moi et m’a étranglée en disant qu’il va me tuer. Moi aussi, j’ai tenue sa ceinture. Après, il a pris ma tête, il l’a cognée contre les briques qui étaient à côté ; et, ma tête a commencé à couler de sang. C’est  pourquoi  j’ai porté plainte contre eux », a déclaré Simone Sagno.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile a demandé au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la prévention et de les condamner solidairement au paiement de 300 millions de francs guinéens à  titre de dommages à sa cliente.

« L’état de santé de ma cliente est aujourd’hui détériorée. Avec ça, ma cliente pourra se faire évacuer, peut-être même à  l’extérieur, pour se traiter », a dit le conseil de la partie civile.

De son côté, suivant les pas de la partie civile, le ministère public a requis un an de prison dont 6 mois assortis de sursis et un million de francs guinéens d’amende.

« Dans les débats, les prévenus ont nié les faits qui leur sont reprochés. Mais, dans  cette affaire, madame Simone est blessée. Les images en font foi. Si les prévenus disent qu’ils n’ont pas battu madame Simone et qu’elle s’est disputée avec personne d’autre que ces 2 (Malick et Joseph), le ministère  public vous demande de tirer toutes les conséquences », a argumenté le ministère public.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 23 juin prochain.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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« Cette fois-ci, Boké fera un succès aux examens nationaux », rassure le DPE

17 juin 2021 à 13 01 24 06246

Faire de bons résultats aux examens nationaux 2021 et faire oublier les échecs des trois années précédentes, c’est l’objectif que se fixe la direction préfectorale de l’éducation de Boké. Et cet objectif, le premier responsable du système éducatif dans la préfecture assure qu’il sera atteint. Il l’a fait savoir au cours d’un entretien qu’il a accordé hier, mercredi 16 juin 2021, au correspondant local de Guineematin.com à Boké.

Les examens nationaux des sessions 2018, 2019 et 2020 ont laissé de mauvais souvenirs à Boké. Cette préfecture a enregistré durant ces trois années, des taux d’admission qui font partie des plus faibles du pays. Mais cette année, les autorités éducatives locales comptent bien inverser cette tendance. Elhadj Dembo Amirou Dramé, le directeur préfectoral de l’éducation de Boké, assure que toutes les dispositions sont prises à cet effet.

Elhadj Dembo Amirou Dramé, directeur préfectoral de l’éducation de Boké

« Il y a eu une prise de conscience au niveau des élèves et au niveau même des enseignants. Maintenant, la grande part revient aux parents en ce qui concerne les révisions dans les foyers. Je peux me permettre de vous dire que cette fois-ci, il y aura un changement qualitatif autour des candidats. Cette fois-ci, nous allons nous racheter, après trois ans de non succès. C’est promis par les enseignant et par les élèves que cette fois-ci, Boké fera peau neuve en ayant même des lauréats dans notre préfecture », a-t-il promis.

En plus de la prise de conscience et de l’engagement pris par l’ensemble des acteurs concernés, le DPE de Boké se félicite aussi de la quiétude qui a caractérisé cette année scolaire. Ce qui a permis un bon déroulement des programmes d’enseignement. « À l’heure actuelle, nous pouvons nous réjouir de l’avancement des programmes d’enseignement à Boké. Depuis le début de l’année, en cadres de la DPE, nous avons organisé une tournée pour aller sensibiliser et conscientiser les élèves et même les parents d’élèves.

Et Dieu merci, l’année scolaire 2020-2021 n’a pas connu de troubles à Boké, surtout dans nos établissements. Aujourd’hui, l’éducation se porte bien et les cours se déroulent comme prévu. Déjà, au secondaire, on est à 82% pour la plupart des matières. Et à l’élémentaire, nous pouvons vous dire que c’est clos, on est en phase de révision en ce moment », a confié Elhadj Dembo Amirou Dramé.

A noter que la direction préfectorale de l’éducation de Boké présente 24.783 candidats dont 11.065 filles aux trois examens nationaux de cette année.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Conakry : l’élève, le menuisier et la bague magique au tribunal

17 juin 2021 à 13 01 04 06046

Poursuivi pour « escroquerie » portant sur un sac à dos, 2 téléphones et 5 cahiers, Jean Faya Kamano a comparu hier, mercredi 16 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ce jeune menuisier de 28 ans est en prison depuis plus d’un mois pour s’être fait passer pour un charlatan dans le but unique de soustraire des biens à une très jeune élève (une fille mineure) qui était sur le chemin de l’école. Le prévenu a nié les faits portés à sa charge, mais le ministère public a requis 2 ans de prison à encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, les faits reprochés à Jean Faya Kamano se sont produit le 1er mai dernier à la Cimenterie (dans la préfecture de Dubréka). Sa victime était sur le chemin de l’école lorsqu’il l’a rencontré. Et, il a abordé la fille tout en la faisant croire qu’elle est envoutée et qu’elle sera victime d’un grave accident de la circulation dans quelques jours. Il s’est aussi proposé d’aider la fille à se débarrasser de l’envoutement dont elle est victime.

« Ce jour, je partais à l’école. J’ai rencontré Jean Faya Kamano à la Cimenterie juste à côté de l’usine de ciment. Il m’a dit que quelqu’un a jeté un mauvais sort sur moi ; et, dans quelques jours je vais faire un accident de la circulation et je vais perdre mes deux pieds dans cet accident. J’étais paniquée. Mais, il m’a dit qu’il va m’aider pour éviter cet accident. Il m’a remis un caillou en me demandant d’aller au carrefour où je vais trouver une bague magique. Je suis allé, en laissant mon sac contenant deux téléphones, et 5 cahiers. Dès que j’ai tourné le dos, Jean Faya Kamano a disparu avec mes biens. Le lendemain, il a été retrouvé sur les mêmes lieux. C’est ainsi qu’il a été arrêté par la clameur public et conduit dans notre concession par les jeunes. C’est de là que Mamadou Yaya Bah est venu dire que c’est le même jeune (Jean Faya Kamano) qui a escroqué sa moto. C’est ainsi qu’il a été déposé à la gendarmerie avant d’être placé sous mandat le 5 mai à la maison centrale. Mais, moi je réclame seulement mon sac, mes téléphones, et mes 5 cahiers. Je ne réclame rien de plus », a indiqué la victime devant le tribunal.

Appelé à la barre, le prévenu a nié les accusations portées à son encontre. « Je ne suis pas l’auteur de ces manœuvres. Je suis menuisier de profession. Ce jour, j’avais un rendez-vous dans un chantier à la Cimenterie. Je partais là-bas pour voir si j’allais trouver du travail. Ce n’est pas moi. Peut être elle m’a confondue à un autre », s’est défendu Jean Faya Kamano.

Mais, pour le ministère public, le prévenu est un récidiviste qui est déjà connu au tribunal de première instance de Dixinn ; et, sa culpabilité est établie dans cette affaire.

« L’année dernière, ce même Jean Faya Kamano a été condamné ici à 6 mois de prison ferme pour des faits de recel. Et, le voici encore devant le même tribunal. C’est un récidiviste, un habitué des faits qui a escroqué cette fois-ci une fille mineure. Sa culpabilité est établie. C’est pourquoi le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la prévention d’escroquerie en le condamnant à 2 ans de prison ferme. En plus, prendre en compte toutes les prétentions de la partie civile », a requis le procureur audiencier.

De son côté, l’avocat de la défense a plaidé la relaxe de son client. Me Abou Camara assure que Jean Faya Kamano est innocent dans cette affaire.

« Le ministère public ne fait que s’aventurer dans ce dossier. Aucun élément de preuve, aucun témoignage n’a été apporté ici. La plaignante parle d’une pierre et une bague magique qui n’ont jamais été placées sous scellés. Je plaide non coupable et je vous demande de le relaxer purement et simplement pour faute de preuves », a dit Me Mohamed Abou Camara.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 30 juin prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mamadou Sylla sur le dialogue politique et social : « ce départ ne me rassure pas »

17 juin 2021 à 11 11 14 06146
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

Elhadj Mamadou Sylla n’apprécie pas la façon dont les travaux du cadre de dialogue politique et social ont démarré. Le chef de file de l’opposition guinéenne estime qu’il y avait d’abord des préalables à régler avant d’entamer les consultations. Il l’a fait savoir à travers une publication faite sur sa page Facebook, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous avons été surpris par le communiqué du secrétariat permanent du cadre de dialogue convoquant la tenue de la première réunion du dialogue avec les transporteurs, ce mercredi 16 juin 2021. Pour moi, toutes les conditions ne sont pas encore remplies pour la tenue d’un dialogue inclusif. Parce que même le contenu du décret de création dudit cadre permanent de dialogue politique et social a déterminé la composition », a réagi Mamadou Sylla.

Pour le président de l’UDG, la première des choses qu’il fallait faire, c’est de procéder à la composition du cadre permanent de dialogue politique et social et élaborer des termes de référence. Il trouve donc étonnant que les travaux soient lancés sans que ces conditions ne soient réunies et qu’ils se déroulent en l’absence du premier ministre, qui est le président du cadre de dialogue.

« Ce départ ne me rassure pas. On risque de revivre le scénario du dialogue d’avant référendum où le premier ministre rencontrait séparément des acteurs, tout en mettant de côté les vrais acteurs à l’époque tels que : l’UFDG, l’UDG,  l’UFR, le PEDN, le PADES, etc. A quoi cela a-t-il abouti ? Rien. C’est le même schéma qui est en train de se dessiner encore », déplore Mamadou Sylla.

Ouverts hier, mercredi 16 juin 2021, à Conakry, les travaux du dialogue politique et social ont été dirigés par Elhadj Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation. Cette première journée a porté sur la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Moussa Para Diallo : « on ne fait pas du développement avec un don »

17 juin 2021 à 10 10 20 06206
Moussa Para Diallo, président de la Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée

Cette semaine, Moussa Para Diallo, le président de la Fédération des Paysans du Fouta et président de la Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée, à son domicile à Nongo, dans la commune de Ratoma. Une occasion d’évoquer plusieurs sujets liés au développement agricole, à la campagne agricole 2021, mais aussi à cette fameuse question liée à l’autosuffisance alimentaire. Convaincu des vertus de l’agriculture pour un peuple, M. Diallo a fait savoir « qu’on ne fait pas du développement avec don ».

Décryptage !

Nous sommes déjà dans l’hivernage, parlez-nous de la future campagne agricole de cette année 2021 ?

Moussa Para Diallo : disons  que la future campagne se prépare bien en Guinée dans la mesure où, en région forestière, ils ont déjà semé le maïs et ils s’apprêtent pour les plantations d’hévéa, de palmier à huile et de caféier. Pour ce qui est de la Basse Guinée et de la Moyenne Guinée, quelque part, le maïs est déjà semé ; mais, en Haute Guinée, la pluie retarde un tout petit peu. Ils vont s’y mettre sous peu. Vous avez vu comme tout le monde que le gouvernement a importé en saison sèche un peu d’engrais pour le maraîchage ; en saison pluvieuse, je pense que les engrais sont déjà commandés et en route du Maroc pour la Guinée, selon ce que j’ai appris. Mais, il faut arrêter de se focaliser juste sur une campagne. Maintenant, on est tous interpellés par la nature, parce que les marigots ne cessent de tarir, parce qu’on ne cesse de brûler, on ne cesse de couper le bois. Et vous avez vu avant-hier, le gouvernement a fait un communiqué pour interdire systématiquement la coupe du bois sur l’ensemble du territoire national.  Parce qu’on constate que la saison pluvieuse recule ; et avant, au mois de juin, vous aviez beaucoup de pluie sur l’ensemble du pays. Mais, aujourd’hui, on est le 15 juin et on n’a pas encore beaucoup de pluie. C’est dangereux, c’est grave. Sous peu, à ce rythme, on risque d’avoir des problèmes. Je dirais peut-être que c’est une bonne chose que le gouvernement ait pris cette décision. Mais, je voudrais qu’il aille plus loin pour prendre une autre décision : les feux de brousse. Il faut commencer à arrêter cela systématiquement dans le pays. C’est difficile parce que c’est devenu une routine, mais le gouvernement peut tout. On peut le solliciter pour justement que les feux de brousse, qu’on commence à arrêter ça dans l’ensemble du territoire ; parce que si on brûle tout, la sécheresse va continuer à nous envahir et c’est dangereux pour la vie des concitoyens guinéens.

Ensuite, sur les briques cuites, il serait bon d’arrêter de cuir les briques avec du bois, c’est dangereux. Ils ont commencé à mettre des maisons en terre stabilisée et donc soutenir cette action pour qu’on arrête de systématiquement couper le bois pour brûler des briques maintenant ; et surtout que le gouvernement essaie d’aider les gens pour qu’on ait le gaz dans les ménages. Parce que le charbon de bois devient un facteur catastrophique.

Vous êtes à la tête de la confédération nationale des organisations paysannes de Guinée depuis plus de 10 ans. Dites-nous comment ça se passe au sein de cette organisation ?

Moussa Para Diallo : je suis à la tête de la confédération depuis une quinzaine d’années et disons que ça se passe bien si toutefois on a un bailleur qui est derrière nous. Évidemment, le gouvernement étant là, en plus du gouvernement il y a quelques partenaires financiers qui assistent çà et là quelques producteurs à la base. Que ça soit en Haute Guinée, en Moyenne Guinée, en Forêt ou en Basse Guinée, il y a quand-même quelque chose qui se met en route. Mais, vous savez aussi que le développement, c’est à long terme. Ce n’est pas facile de faire du développement à très court terme. Généralement, à l’exception du gouvernement, les projets sont à très court terme. C’est pour 1 an, 2 ans, 3 ans et maximum 5 ans. Et, pour renouveler ça, c’est très difficile. Mais, il faut qu’on se serre davantage la ceinture et qu’on demande aux gérants du pays de continuer ; mais, surtout de fidéliser chacun en ce qui le concerne et la spéculation qu’il vous fait pour qu’on puisse faire quelque chose de potable dans ce pays et qu’on cesse d’importer à manger, non pas sur le discours ; mais, sur la réalité des choses. Je vous donne un exemple, aujourd’hui on vend à travers Conakry les oranges venues du Maroc alors que dans les quatre coins du pays on peut planter des orangers. C’est regrettable que moi, en tant que président de la confédération des paysans de Guinée, que je dise qu’il faut qu’on cesse d’importer. Il faut qu’on plante. Il faut qu’on commence à planter pour avoir des oranges en Guinée. 

Vous décrivez une situation un peu complexe ; mais, qu’est-ce que vous, au niveau de la confédération, vous faites pour inverser la tendance ?

Moussa Para Diallo : ce n’est pas facile ; mais, j’essaie de réfléchir, de sensibiliser les gens qui nous gèrent d’abord, ensuite pour que les opérateurs économiques se mettent à la tâche pour accompagner leurs localités pour qu’il y ait suffisamment de fruitiers pour qu’on puisse planter en saison pluvieuse. Sinon, ce n’est pas très facile ; mais, à mon niveau, en tant que confédération, je sensibilise les gens pour qu’ils plantent un peu le fruitier. Le fruitier te donne à la fois de l’ombre, à manger et il attire la pluie. Et donc, il enrichit le sol. Je pense que c’est une bonne chose. En ce qui me concerne, depuis une dizaine d’années ou une quinzaine d’années j’essaie d’acheter en début de saison pluvieuse du fruitier pour repartir aux gens ; mais, ce n’est pas grand-chose parce que c’est entre 800 à 1000 plants, alors qu’on aurait peut-être besoin de plus de 4000 ou 5000.

Selon vous, quelle doit être aujourd’hui la priorité du pays pour aller à l’autosuffisance alimentaire ?

Moussa Para Diallo : il faut d’abord de l’organisation. Aller à l’autosuffisance alimentaire, je n’irais pas jusque-là. Moi, je dirais peut-être aller vers un mangé correct avant d’aller à l’autosuffisance alimentaire. Je dirais manger correctement, c’est-à-dire avoir un plat le matin, à midi et le soir ou alors avoir un plat le matin et le soir ou encore un plat à midi et le soir. C’est déjà quelque chose de très costaud. Mais aussi, que les gens apprennent à manger beaucoup de fruits, parce que je pense qu’avec ça, on sera moins malade, nos hôpitaux seront moins remplis. C’est important que chacun de nous, surtout vous les jeunes, que vous puissiez réfléchir, comment déjà innover, non pas seulement que je suis journaliste ; mais, que je donne un plant à ma femme, à mon mari pour qu’il plante. Mais, que le plant puisse réussir, que demain on puisse cueillir une mangue ou une orange ou en tout cas quelque chose chez soi parce que c’est comme ça que la vie commence. Et puis, demain on va aller au-delà.

Vous donnez de la valeur à nos produits ; mais, il n’y a que les populations se plaignent aussi leur cherté sur le marché. Qu’est-ce qui est en train d’être fait au niveau de votre organisation pour soulager les populations dans ce sens ?

Moussa Para Diallo : vous savez, c’est très facile de dire que les prix sont chers. Vous imaginez quand vous prenez quelqu’un qui est du côté de Mandiana par exemple, il fait du piment, le transport est très cher de Mandiana à Kankan, ensuite de Kankan à Conakry. Ça arrive ici dans des conditions pas faciles. Vous diminuez la moitié de la production pour vendre le reste. Est-ce que le prix en ce moment sera cher ou pas ? Je pense que si. Ensuite, vous avez des produits de qualité ; un produit de qualité, je ne dirais pas un produit bio ; mais, un produit de qualité arrosé à l’eau de source, naturellement ça sera cher. Je vous donne juste un exemple : quand vous importez quelque chose d’Europe, vous consommez un poulet du supermarché et vous consommez un poulet bicyclette, comment ça va se faire ? La différence est de taille ; mais, vous allez acheter le poulet bicyclette à un prix élevé parce que tout simplement, il se démerde pour vivre.

La saison dernière, les paysans ont eu d’énormes difficultés pour écouler leurs produits agricoles, notamment à cause de la fermeture des frontières. Est-ce que quelque chose a été faite pour aider ces paysans à amortir cette perte ?

Moussa Para Diallo : différents projets ont été mis en route, non pas pour vendre à moindre prix ; mais, pour donner cadeau aux paysans, soit en engrais, soit en semence, soit des formations, etc. Je connais quelques projets, notamment Enabel, le PEG qui ont donné à l’ensemble des paysans, notamment là où j’évolue, quelque chose pour soulager un peu les producteurs à la base. Ça, je suis témoin.

Combien en ont bénéficié de cet appui?

Moussa Para Diallo : je ne peux pas vous donner des chiffres comme ça ; mais,  en ce que je sache, il y a des aménagements qui se font du côté du PEG en Basse Guinée, en Moyenne Guinée et en Haute Guinée. Quand des aménagements sont faits, ce sont des milliers de paysans qui vont en profiter. Et c’est la même chose du côté d’Enabel qui aménage un peu et qui accompagne les fruitiers de la Basse Guinée et quelques producteurs de la Moyenne Guinée. Je pense que c’est des milliers ; mais, je ne peux pas donner des chiffres exacts parce que je n’en ai pas là où je suis.

Selon vous, qu’est-ce qui entrave aujourd’hui le développement agricole dans notre pays ?

Moussa Para Diallo : c’est nous et pas un autre. Il faut qu’on soit responsable à part entière. Qu’on se donne la main pour produire. Et pour cela, il faut que l’on donne de la valeur ajoutée d’abord à nos productions et à nos producteurs. Je vous donne un exemple, aujourd’hui le kilo de viande à Conakry, c’est pratiquement intouchable. C’est entre 65.000 à 70.000 francs. Les éleveurs ont abandonné, tout le monde a abandonné l’élevage, on s’assoit au bord de la route, on fait une petite table parce que là au moins tu ne seras pas victime de ceci ou de cela. Alors, il faut qu’on revienne un peu en arrière pour dire que si les Etats-Unis nous donne ceci, si l’argentine fait cela, le Brésil fait ceci et le Japon nous donne cela, c’est parce qu’ils ont travaillé et conséquemment, il faut donc qu’on fasse comme ça. Sinon, on risque d’être laissé tout le temps à côté et on n’ira pas loin. Mais, c’est vous journalistes aussi qui doivent faire des choses pour que tout le monde ne se focalise pas que sur la politique. Généralement ici, dès qu’un ministre ou un opposant arrive, tout le monde se met avec des appareils pour filmer et dire voilà ce qu’il a dit. Alors que l’agriculteur, personne ne s’intéresse presque. Mais, c’est pour dire aux gens, intéressez-vous à l’agriculture, à l’élevage.

Dans les radios, il y a des grilles consacrées à l’agriculture ou à l’élevage quand-même ?

Moussa Para Diallo : mais c’est débat. Vous savez que c’est des grilles. On va prendre un mec une fois l’année et puis on l’interroge et ça passe. Tout le monde applaudit ; mais, on n’avance pas l’agriculture avec ça. Je vous donne un exemple, aux Etats-Unis, vous pouvez trouver un mec qui a 3000 hectares. Mais ici, au lieu de soutenir, on vous dira qu’on a eu des investisseurs indiens, chinois, japonais alors que si on soutenait des investisseurs guinéens pour faire la même chose, avec des sanctions, avec des banques où tu peux faire des prêts, je pense que ça sera une excellente chose au lieu de dire : je donne. On ne fait pas de développement avec un don. Si la Chine, les Etats-Unis ou l’Europe nous donne, on ne fera pas de développement. Le développement se fera à travers nos banques, à travers des prêts comme ils l’ont fait chez eux. Et puis, on essaie d’accompagner les producteurs ou d’installer des jeunes producteurs pour qu’ils puissent produire correctement. Mais pas pour une année ou deux ans.

Est-ce que vous ne pensez pas que la pyramide est renversée, que les pauvres s’intéressent beaucoup plus à l’agriculture que les nantis alors que c’est l’inverse qui devrait se produire ?

Moussa Para Diallo : je ne pense pas ; mais, on est moins organisé. Il faut qu’on s’organise parce qu’à mon avis, ce n’est pas une question de pauvre ou de riche. Si on s’organise, on peut réussir. Je vous donne un exemple : au jour d’aujourd’hui, j’ai été contacté par trois personnes : des chinois qui ont au-delà de 200 milliards de dollars comme capital, j’ai été contacté par des indiens et j’ai été contacté par un guinéen qui veut faire du surgelé de frite en Guinée. Tous les trois m’intéressent ; mais, surtout le guinéen qui veut travailler en Guinée, qui va employer des guinéens. Les recettes ou les bénéfices qu’il aura là-dans, il va investir aussi en Guinée. Donc, c’est très intéressant. Je ne renvoie pas les autres parce qu’on se complète dans la vie ; mais, c’est quelque chose de très intéressant. Au guinéen, quand j’ai visité sa petite ferme, je lui disais que seulement la préfecture de Forécariah peut nourrir toute la Basse Guinée ; mais, il faut qu’on retrousse les manches. Regardez, on coupe le bois n’importe où et n’importe comment. Et ça, à un moment donné, il faut qu’on arrête. Vous partez aujourd’hui de Conakry à Koundara, vous ne croiserez pas un singe le long de la route. C’est quand-même grave, il faut qu’on soit responsable.

Mais, pensez- vous qu’aujourd’hui, la politique agricole du gouvernement est satisfaisante ?

Moussa Para Diallo : je pense qu’il ne faut pas tout le temps renvoyer la question au gouvernement. Nous sommes des privés et on est responsable aussi. Il ne faut pas mettre tout le temps la faute à 30 personnes, membres du gouvernement.

Mais, c’est le gouvernement quand-même qui donne des orientations ?

Moussa Para Diallo : l’Etat nous consulte ; et, quand il nous consulte, il faut qu’on soit à mesure de dire voilà, voilà et qu’on s’en tienne à ça. Si on dit que tout doit venir de l’Etat, on risque de passer à côté. Je vous donne un exemple : l’Etat a dit qu’il faut planter des anacardes. On a planté l’anacarde ; mais, qui récolte ? Ce n’est pas l’Etat. Aujourd’hui le prix est élevé, qui profite ? C’est le producteur. Donc, moi je dis qu’il faut qu’on soit tous responsable à part entière pour qu’il y ait une production en Guinée. Actuellement, il y a plus ou moins de piments qui manquent sur le marché. C’est à l’Etat de produire ? C’est à l’Etat de donner les semences ? C’est à nous aussi de se démerder un peu. De fil en aiguille, on pourra faire quelque chose ; mais, il faut qu’on se complète, qu’on se donne la main. Je ne dis pas que l’Etat ne peut pas faire ; mais, l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut qu’on soit responsable d’abord avant de se tourner vers l’Etat.

Quel doit-être l’apport des facultés d’agronomie dans ce cadre ?

Moussa Para Diallo : il faut d’abord qu’il y ait de la bonne formation. C’est là qu’il faut interpeller l’Etat pour avoir des bons formateurs partout, pour que ceux qui sortent de nos écoles soient très bien formés, très bien réfléchis avant de les mettre sur le marché du travail.

Vu toutes les difficultés, est-ce que vous avez un message particulier à lancer aux partenaires techniques et financiers et au gouvernement guinéen pour soutenir le secteur agricole?

Moussa Para Diallo : que ça soit aux partenaires ou au gouvernement guinéen, qu’ils assistent davantage les producteurs organisés pour que les autres aussi s’organisent. Qu’ils assistent les éleveurs pour qu’il y ait beaucoup plus d’élevage. Au lieu de décréter le prix d’un kilo de viande, il faut décréter soutenir les éleveurs pour que ces gens-là puissent avoir un bétail conséquent et le prix de viande va baisser tout de suite. Mais, si avec trois têtes, on pense qu’on va baisser le prix de la viande, on se trompe. A mon humble avis, je pense qu’il faut qu’on se donne la main et qu’on se mette à travailler au lieu de se critiquer. S’il y a du bon, on dit que c’est bon et s’il y a du mauvais, on essaie de corriger petit à petit. Mais, vous savez que le développement, ce n’est pas facile. Tu te casses beaucoup la gueule avant de sortir un kilo de fruit.

Interview décryptée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée : réactions des ouvriers et des autorités à Faranah

17 juin 2021 à 10 10 19 06196

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’environnement, des eaux et forêts, a interdit jusqu’à nouvel ordre la coupe et le transport de bois dans le pays. Et, paradoxalement, cette mesure contraignante pour les acteurs de la filière bois est favorablement accueilli à Fanarah (une préfecture où des réseaux clandestins d’exportation de bois ont été démantelés récemment). Seuls quelques menuisiers de la place se plaignent et demandent à l’Etat de permettre le transport intérieur du bois, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

La présente interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée s’inscrit dans la lutte contre la décimation des forêts du pays. Et, à Faranah, la direction régionale de l’environnement, des eaux et forêts, promet de veiller au respect scrupuleux de cette décision des autorités. D’ailleurs, sur place, on menace de traduire en justice tout contrevenant à cette décision.

Adjudent Mory Fodé Diané, Directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Faranah

« Nous sommes les agents du gouvernement ce que ce gouvernement décide c’est ce que nous nous appliquons. La décision de cette année est un peu spéciale. C’est la coupe et le transfert des bois vers la Sierra Léone qui sont sources de ces problèmes sinon le gouvernement chaque année, interdit la coupe et le transfert des bois pour une durée de trois mois mais cette année. Il a pris cette décision un peu tôt. Pour les années précédentes cette décision commençait au 1er juillet mais pour cette année c’est le contraire. Nous demandons tous les acteurs concernés de respecter scrupuleusement cette décision. Tout contrevenant à cette décision sera traduit à la justice », a indiqué l’adjudant Mory Fodé Diané, le directeur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah.

De son côté, le président de la corporation filière bois de Faranah, Sayon Cissé ( Rougeot), promet d’accompagner cette décision du gouvernement. Il demande aux menuisiers d’utiliser rationnellement le bois à leur disposition et promet de sanctionner sévèrement tous ceux qui passeront outre cette décision des autorités.

« Nous apprécions cette décision du gouvernement parce que si on est dans un pays on doit respecter les lois de ce pays. À partir de l’instant toute personne qui tenterait de violer cette loi nous mettrons main sur lui et nous lui mettrons à la disposition du service de l’environnement. Nous, corporation filière bois de Faranah, accompagnons cette décision jusqu’à une décision qui l’abroge. Je demande à mes pairs coupeurs, vendeurs de bois et menuisiers d’utiliser les bois que nous avons avec nous, mais de ne plus couper ou transférer ces bois ailleurs. Nous allons déployés des enquêteurs sur le terrain, si on arrive à prendre quelqu’un en infraction, il sera sévèrement sanctionné », a prévenu Sayon Cissé.

Pour les menuisiers de la ville, cette décision des autorités est compréhensible au vu de la coupe abusive de bois qui a été constatée récemment à Faranah. Cependant, ils souhaitent que le gouvernement allège cette interdiction en autorisant le déplacement du bois à l’intérieur du pays.

« Nous menuisiers nous étions frustrés quand on a appris qu’on prenne nos bois ici pour les envoyer en Sierra Léone, mais Dieu merci avec cette réaction du gouvernement la solution pourrait être trouvée. Nous prions les autorités pour qu’elles acceptent au moins les bois que nous utilisons sur place soient libérés. Nous vivons de ça et on a des apprentis. Si on n’a pas de bois et que les ateliers  de menuiserie ne fonctionnement pas, c’est difficile pour nous en tant que pères de famille et finalement nos apprentis vont se livrer à la délinquance parce qu’ils n’ont pas quoi faire », a souhaité Abou Bangoura, maître menuisier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620241513/660272707

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Dr Edouard Zoutomou Kpogomou sur le dialogue politique en Guinée : « C’est une perte de temps »

17 juin 2021 à 9 09 36 06366

Rentré en Guinée mardi dernier, 15 juin 2021, après avoir séjourné deux mois aux Etats-Unis, le président de l’UDRP (Union Démocratique  pour le Renouveau et le Progrès), Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, s’est exprimé sur le dialogue politique qui fait débat actuellement dans le pays. Cet opposant au régime Alpha Condé et membre de l’ANAD (une coalition de partis politiques d’opposition) a laissé entendre que cette initiative du chef de l’Etat guinéen « est une perte de temps ». Ce candidat recalé à la présidentielle d’octobre dernier en Guinée a aussi émis des doutes sur la bonne foi du pouvoir de conduire un dialogue sincère pour désamorcer crise politique qui mine le pays depuis les dernières élections, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est peu avant le crépuscule que l’avion du leader de l’UDRP a atterri à l’aéroport international Conakry-Gbéssia. Dr Edouard Zoutomou Kpogomou a été accueilli par une foule de militants et sympathisants qui l’a conduit, à coups de klaxon de véhicules et de motos, jusqu’au quartier général de son parti à Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Et, devant ce beau monde acquis à sa cause, l’opposant s’est exprimé sur la situation sociopolitique actuelle de la Guinée, notamment le dialogue politique qui fait couler de salives dans la cité.

Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

« C’est bien beau de parler de dialogue, mais il y a des préalables en fait. Il faut montrer qu’on veut dialoguer, il faut dialoguer dans la sincérité. Mais, puisqu’il y a déjà eu des périodes où il y a eu un semblant de dialogue, aucune résolution n’a été implémentée, donc on peut  dire que c’est simplement une perte de temps. Les gents vont se retrouver et en fin de compte, rien ne sort. Vous savez, quand on parle de dialogue, ce n’est pas un problème de personne ; mais ça va dépendre de celui qui va conduire ce dialogue. S’il doit y avoir dialogue, nous nous avions dit qu’au niveau de la présidence, même si nous ne reconnaissons pas cette légitimité, il faut poser des actes. Il ne faut pas appeler les gens au dialogue alors que vous êtes en train de foutre leurs collaborateurs en prison. Il faut une sorte de décrispation de l’environnement politique. C’est ce qui va casser complètement cette crise de confiance et faire en sorte que les gens puissent au moins se parler pour décider de quoi nous allons parler pendant le dialogue », a indiqué Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Apparemment, le leader de l’UDRP a le sentiment que ce dialogue politique est déjà biaisé, d’autant plus que c’est le président Alpha Condé, sans aucune consultation avec les autres acteurs politiques du pays, qui a fait le choix de celui qui va conduire les pourparlers.

« Le dialogue, le dialogue n’est pas d’aller la crainte sur les pattes, pour dire que vous aller accepter ce qu’on vous dit. C’est pour cela que nous disons que celui qui va conduire le dialogue ne doit pas venir d’un des protagonistes. Le président de la république ne peut à lui seul prendre la décision de faire venir un  interlocuteur où un arbitre. Il y a les autres qui sont là, si vous voulez que le dialogue marche, il faut que nous soyons prêts à nous dire un certain nombre de vérités. C’est seulement à ce prix là que nous allons passer l’éponge sur beaucoup de chose qui se sont passées, parce qu’on ne peut pas continuer à regarder dans le rétroviseur. Il faut que vous sachiez ce que vous allez faire aux autres et les autres aussi  sachent ce que vous leur avez fait. Comme ça vous allez vous entendre et vous allez commencer les choses », a confié Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Pour cet opposant membre de l’ANAD, le dialogue n’est pas une question de personne. Mais, puisque « tout est inféodé au président Alpha Condé », Dr Edouard Zoutomou Kpogomou estime que des hommes qui doivent conduire le dialogue doit reposer sur le consensus. Et, à ce titre, l’opposant qu’il ne met pas en doute la probité de Fodé Bangoura, le secrétaire général permanent du cadre de dialogue récemment nommé par le chef de l’Etat. Cependant, il a émis des réserve sur la bonne foi du président Alpha Condé de laisser la main libre à Fodé Bangoura.

« Je n’ai rien contre monsieur Fodé Bangoura ; mais, à ce que je sache, monsieur Fodé Bangoura vient à travers le cabinet du chef de file de l’opposition. Il était là, il est membre de ce cabinet. Donc, si monsieur Fodé Bangoura est très bon, c’est un monsieur qui est irréprochable du point de vu de la rigueur et de la droiture, je n’ai pas de problème. Ce n’est pas une question de personne. Mais c’est une question de processus. Vous savez Barak Obama peut venir ici, tant que monsieur Alpha Condé qui est en train de les désigner, il faudra qu’ils fassent ce que monsieur Alpha Condé veut. Donc, la question n’est pas une question de personne. Si on veut trouver quelqu’un, tous les protagonistes doivent se retrouver quelque part, ensemble désigner, s’ils s’entendent sur monsieur Fodé Bangoura, il n’y a pas de problème. Mais, il ne faudrait pas que ça soit seulement monsieur Alpha Condé qui va venir pour conduire ce dialogue. On connait tout est inféodé à monsieur Alpha Condé, c’est ça la vérité. Donc, nous nous pensons que la désignation de Fodé Bangoura n’est pas susceptible d’apporter la solution au problème qui se pose », a martelé Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Gaoual : l’exploitation de l’or continue malgré l’interdiction imposée par les autorités (reportage)

17 juin 2021 à 8 08 34 06346

Apparemment, la préfecture de Gaoual ne s’est pas vidée de toute la substance humaine d’orpailleurs qui l’a envahi ces dernières semaines. Elle garde encore dans ses entrailles de mineurs téméraires qui ne comptent pas rentrer bredouille du cauchemardesque Eldorado. Ces jeunes, malgré l’interdiction d’exploitation et la fermeture des mines, sont encore en brousse à Kounsitel à la recherche de l’or. Avec la complicité de citoyens locaux, ils arrivent semer les agents de patrouille qui surveillent les sites miniers de la localité, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Sans le moindre bruit, loin des regards des agents et des autorités locales, des jeunes orpailleurs, équipés de machines sont à la recherche de l’or. Les nouvelles de cette exploitation clandestine se murmurent aux oreilles ; et, nul orpailleur ne veut parler à un journaliste. Après tout, il n’est pas de leur intérêt que leur petit secret soit connu des autorités.

Par précaution, ces orpailleurs travaillent généralement la journée. « La nuit, les torches peuvent attirer l’attention des agents de sécurité », explique brièvement un orpailleur en route pour chercher de l’or dans un village dont il refuse de nous donner le nom. Autant dire qu’ils ont tout prévu pour opérer en mode furtif sous la barbe de ceux qui voudraient arrêter leur travail.

Au niveau des habitants locaux, notamment les jeunes, la nouvelle de cette exploitation clandestine circule. Et, nul ne veut l’ébruiter au près des autorités. Car, chacun attend une occasion (un partenaire qui a une machine détectrice d’or) pour se lancer dans ce qu’ils appellent le « business ». Mais, certains jeunes assurent que des éléments des agents de sécurité déployés à Gaoual sont impliqués dans « le réseau » de cette exploitation clandestine qui foule au sol les décisions du gouvernement de la république.

« L’exploitation continue très bien même, je fais le taxi-moto, je reviens d’un village vers Kounsitel, les orpailleurs sont dans toute la brousse, ils travaillent tranquillement. Ils ont négocié avec les hommes en tenues. Depuis 35 ans je suis à Gaoual il n’y a pas un lieu que je ne connais pas ici. Je vous dis, ils continuent l’exploitation de l’or de la plus belle manière », assure ce jeune sous l’anonymat.

Cette source ne veut pas prendre le risque de se retrouver le viseur des orpailleurs qui pourraient lui rétorquer des représailles sévères pour avoir bousier leur « business ». Mais, il ne garde pas ce « secret » pour des mesures de sécurité seulement. Lui-même ne rêve qu’une occasion pour se plonger dans la pratique. « Il ne faut pas que les hommes en tenues et les autorités cherchent pour eux et nous les citoyens de Gaoual on ne gagne rien. Ce n’est pas normal. Moi je veux quelqu’un qui a une machine on va travailler et gagner pour nous. Personne n’est maudite », ajoute-t-il lors de notre petit entretien.

Tout comme ce taxi-motard qui rêve de se convertir en orpailleur, ce vendeur d’essence (qui m’a pris pour un orpailleur) jure que l’exploitation de l’or se fait de plus belle en brousse à Kounsitel.

« Même en voyant le mouvement des motos, on sait que les gens travaillent. Je jure le travail continue dans les sites et dans d’autres sites qui ne sont pas surveillés », dit-il avec assurance.

En provenance de la Douane de Gaoual pour le marché de la ville, on croise par moment quelques acheteurs d’or. Ils ne sont pas natifs de Gaoual, mais ils sont sur place depuis quelques semaines. Et, ils font de « bonne affaires » en dépit de la fermeture des sites d’exploitation d’or. Ils achètent le métal précieux avec les exploitants clandestins. Sidibé (comme il a voulu qu’on l’appelle dans ce reportage) est venu de Siguiri pour acheter de l’or. Et, il ne se plaint pas de son séjour à Gaoual.

« On gagne l’or un peu. Le gramme c’est à 450 mille francs ou on augmente un peu sur ça, il faut négocier. Nous on veut que Alpha Condé libère les sites pour que les gens travaillent, ils n’ont qu’à nous aider pour ça », indique-t-il à notre micro, tout en tâtant des yeux les environs (pour surement voir s’il n’est pas surveillé).

Un autre acheteur d’or venu de Labé m’interpelle de la main juste après mon entretien avec Sidibé. Il m’a pris pour un orpailleur et il pense que je ne me suis compris avec Sidibé sur le prix de l’or qu’il présume que je détiens. « Tu as de l’or ? Viens on va se comprendre », me dit-il brièvement à notre rencontre.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Journée de l’enfant africain : la Fondation UBA offre 600 livres au Collège ‘’Château d’eau’’ et au lycée 02 Octobre de Kaloum

16 juin 2021 à 20 08 25 06256

A l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain (organisée chaque année le 16 juin depuis 1991 par l’Union africaine en souvenir des émeutes de Soweto où des centaines d’enfants ont été massacrés par le régime de l’apartheid lors d’une marche pour leurs droits), la Fondation UBA a fait ce mercredi, 16 juin 2021, un don de 600 livres aux élèves du collège ‘’Château d’eau’’ et du lycée 02 Octobre de Conakry. Ce geste de la ‘’United Bank of Africa (UBA)’’ vise à encourager la culture de la lecture du livre chez ces élèves de la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Tony Odeigah, le directeur général de UBA-GUINÉE, les élèves guinéens s’intéressent actuellement beaucoup plus aux réseaux sociaux qu’aux livres. C’est pourquoi lui et son institution ont trouvé judicieux de venir au secours de ces jeunes élèves pour leur rappeler l’importance du livre dans la vie d’un apprenant.

Tony Odeigah, Directeur Général UBA Guinée

« C’est notre privilège en tant que Banque d’être ici avec les élèves comme le monde entier célèbre la journée de l’enfant africain aujourd’hui. Les jeunes sont les futurs de demain. C’est pourquoi, la fondation de la Banque UBA a pris un jour dans l’année pour faire des donations de livres à des écoles. Parce que nous nous sommes rendu compte et avons réalisé que les élèves ne lisent pas de livres. Dans cette ère, nous sommes préoccupés par les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Whatsapp. La culture de la lecture est en train de s’effacer petit à petit. C’est pour ça que la fondation de la Banque UBA a décidé d’aller faire un projet pour encourager les enfants à lire. Nous faisons cette donation, mais sachez que c’est dans les 23 pays où UBA est implantée. Donc, comme nous commençons cette campagne aujourd’hui, il n’y a pas de meilleurs endroits pour commencer que votre école. Je suis vraiment sûr que n’importe lequel d’entre vous voudra un jour atteindre le niveau d’un directeur de Banque, ou un Ministre par exemple. Mais, si nous ne cultivons pas la culture de lire, nous n’y arriverons pas. Donc, mes chers élèves, notre message aujourd’hui, en tant qu’élèves, je vous encourage à lire un livre par mois. Pas vos manuels scolaires que vous lisez déjà, mais un autre livre que vous lirez. Parce que moi personnellement, c’est mon souhait de voir un ministre sortir de cette école. Qui sait si on ne pourra pas voir même un président. Donc, s’il vous plaît, on vous encourage, lisons un livre aujourd’hui », a indiqué Tony Odeigah à la remise de ce don de livres.

Par ce geste, UBA compte contribuer à implémenter une culture générale aux élèves guinéens. Et, cette initiative est hautement saluée par la direction communale de l’éducation de Kaloum qui abrite les écoles bénéficiaires du présent don.

Ibrahima Yattara, Directeur Communal de l’Education de Kaloum

« Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui à l’occasion de la remise de ce don de livres offert par UBA GUINÉE qui est une institution bancaire panafricaine. Je tiens avant tout à remercier le Directeur général de cette institution au nom de mon chef hiérarchique, à travers lui et tous les travailleurs d’UBA pour ce geste combien de fois magnanime et salvateur qui fortifie la vision du Chef de l’Etat de doter tous les élèves d’un livre. Nous apprécions et nous encourageons cet exemple d’engagement citoyen. Je suis convaincu que les enseignants et apprenants profiterons pleinement en faisant de la lecture leurs loisirs préférés. Il est bon d’avoir un livre, mais il faut l’utiliser à bon escient, » a dit Ibrahima Yattara, le directeur communal de l’éducation de Kaloum.

La toute première remise de ce don s’est tenue au Collège Châteaux d’eau de Kaloum où Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année, a lu un discours au nom des élèves, enseignants et encadreurs dudit établissement scolaire.

Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année au collège Château d’eau

« C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous au nom des élèves, pour vous traduire les sentiments qui les animent à l’occasion de cette cérémonie de remise de cet important lot de livres scolaires qui faciliteront l’épanouissement de nos capacités en matière de lecture. Merci d’avoir choisi notre école pour témoigner de votre volonté d’accompagner la jeunesse et les enseignants de notre pays. Les élèves, les enseignants ainsi que la direction du collège châteaux d’eau sont très ravis et très honorés de vous voir ici en ce jour solennel qui fera désormais partie dans les annales de son histoire. La lecture du livre est essentielle pour le pays et son développement intellectuel et culturel. C’est autant dire que votre geste est important. Je tiens à vous remercier et vous donner l’assurance que la direction de notre école, sous la clairvoyance de son premier responsable, ne ménagera aucun effort pour utiliser à bon escient ces précieux outils », confié l’élève Aïssatou Diouldé Camara.

Après le collège Château d’eau, la délégation de UBA s’est rendue au lycée 02 Octobre. Et, dans cet autre établissement scolaire du secondaire, c’est Makoly Kourouma, élève en 12ème année Sciences sociales, qui a remercié les donateurs au nom de son école.

Kourouma Makoly, élève en 12ème Année Sciences sociales au Lycée 02 Octobre

« Vous ne pourrez imaginer le bonheur et le sentiment qui nous anime ce matin. C’est à sa juste valeur que nous apprécions et recevons ces outils de formation qui, pour nous, constituent un réel point d’appui pour nous, apprenants. Pour ce geste, le lycée 02 Octobre clame une joie assourdissante qui émerveille son public lecteur. Vous ajoutez à ces apprenants qui, à mon avis, avaient un besoin ardent de livres. L’on sait déjà que le système éducatif guinéen a pour souci majeur l’orientation des apprenants vers la lecture et l’apprentissage des connaissances scientifiques, livresques, techniques et technologiques dans un siècle où les médias fouettent la conscience des jeunes. Nous resterons ouverts à votre banque et à vos appels au nom de tous les bénéficiaires de cette précieuse bienfaisance. Et, merci du fond du cœur », a dit l’élève Makoly Kourouma.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Justice / N’Zérékoré : Inauguration du tribunal pour enfants offert par UNICEF

16 juin 2021 à 19 07 53 06536

Dans le cadre du renforcement de la chaîne pénale et pour mieux protéger les mineurs en conflits avec la loi, le bureau de l’Unicef de N’Zérékoré vient de mettre à la disposition des autorités judiciaires un bâtiment flambant neuf abritant la section du tribunal pour enfants et le centre d’écoute des mineurs de la maison centrale de N’Zérékoré. La cérémonie d’inauguration et remise officielle de ce bâtiment a eu lieu ce mercredi, 16 juin 2021. Elle a été président par le préfet de N’zérékoré, Saa Yola Tolno, en présence des officiers de polices judiciaires, des autorités administratives et éducatives locales, ainsi que des représentants des  organisations de défense des droits des femmes et enfants dans la capitale de la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est un ouf de soulagement pour les populations et la juridiction de la région administrative de N’Zérékoré. Désormais, les enfants en conflits avec la loi doivent vite être situés sur leur sort, grâce à la nouvelle équipe qui va piloter les affaires dans ce tribunal.

Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré

« Cette réhabilitation dont la ville de N’Zérékoré a bénéficié est une première dans l’histoire de notre pays. Elle est tout d’abord une satisfaction, mais une immense joie pour nous et pour les mineurs qui verront dorénavant leur procédure traitée avec plus de célérité. Car, leurs procès pourraient se tenir tous les jours selon le chronogramme établi par le juge pour enfant, le substitut chargé des mineurs ; et aussi permettre à ceux qui sont détenus d’être dans un endroit sain, calme et propre lors des visites de proches et parents à travers le centre d’écoute », a expliqué Sidiki Kanté,  procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Prenant la parole, le juge pour Enfants, Kabinet Djené Keïta, a présenté le nouveau local qui va abriter la juridiction pour enfants, avant de décrire la situation carcérale concernant les  mineurs à la prison civile de N’zérékoré.

Kabinet Djènè Keita, juge pour Enfants à N’zérékoré

« Le tribunal pour enfants est composé de magistrat (juge du siège et du parquet de greffiers nommés par Arrêté du ministre de la justice et accesseurs par le ministre de l’action sociale. Ce juge a pour compétence de protéger les enfants en danger, de sanctionner ceux qui sont en conflit avec la loi, voir ceux et celles victimes d’agressions de tous genres. De 2019 à nos jours, 68  enfants dont 07 filles ont été  libérés : certains par  suite aux  plaidoyers de l’Unicef et l’Action Sociale ainsi d’autres acteurs à la suite de l’expiration de leurs peines. Il faut noter aussi qu’une autre catégorie d’enfants malades a été libérée. Ce qui réduit le nombre d’enfants détenus à 12 », a expliqué ce magistrat.

Pour Mme Hélène Kol-kol Zogbélèmou, présidente de l’ONG humanitaire pour la protection  de la  femme et enfant, ce tribunal est la concrétisation d’un rêve qui n’avait que trop duré.

Mme Hélène Kolkol Zogbélémou, présidente de l’ONG humanitaire pour la protection de la femme et enfants

« C’est une grande joie pour nous les défenseurs des droits des femmes et enfants aujourd’hui. Parce qu’on a toujours sollicité qu’il est une structure qui prend en compte les enfants. On avait vu qu’au niveau de la justice, les  enfants étaient marginalisés. Mais, que leurs  préoccupations soient prises aujourd’hui en compte et qu’ils soient détachés des grandes personnes, je me dis que c’est  vraiment une très  bonne idée, c’est une très bonne initiative. Donc, nous allons faire le suivi et aussi remonté les informations comme nous avons l’habitude de le faire », a-t-elle promis.

Pour sa part, le préfet de N’zérékoré, Saa Yola Tolno, a salué cet importante geste de l’Unicef en faveur de la justice de la capitale de région forestière. Il a également invité les autorités judiciaires de N’zérékoré à utiliser à bon escient les deux bâtiments qui viennent d’être mis à leur disposition.

A noter que ces deux bâtiments inaugurés ce mercredi sont le fruit d’un partenariat et d’une riche collaboration entre le gouvernement guinéen et le bureau de l’Unicef visant à consentir des efforts pour améliorer la situation des mineurs en conflits avec la loi.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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Dr Faya Millimouno au tribunal : « Je n’ai jamais reçu un franc de Cellou Dalein »

16 juin 2021 à 18 06 48 06486
Dr Faya Millimono, président du BL

Comme annoncé précédemment, le Bloc Libéral (BL) lave son linge sale depuis février dernier devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno, poursuit six anciens militants et responsables du BL pour diffamation. Le procès s’est poursuivi ce mercredi, 16 juin 2021, devant cette juridiction de première instance avec la déposition de la partie civile. Dr Faya Millimouno s’est défendu, tout en demandant aux prévenus d’apporter les preuves des accusations qu’ils portent contre lui dans les médias, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A la barre, le leader du BL est tout d’abord revenu sur les propos tenus par ses anciens collaborateurs à son encontre et qu’il juge aujourd’hui diffamatoire.

« Ces personnes (les prévenus : ndlr) ont dit que lors de mes voyages les gens me donnent de l’argent pour le parti et que je ne fais pas de compte rendu. Ils sont allés jusqu’à dire que lors des dernières élections communales, Cellou Dalein m’avait donné 40 millions que je n’ai pas présenté au parti. Qu’ils apportent la preuve. Je n’ai jamais reçu un sou de Cellou Dalein ; et d’ailleurs, je rappelle qu’à l’époque, le président de l’UFDG était en alliance avec le RDIG de Jean Marc Telliano pour me combattre. Ces deux leaders ont présenté une liste commune à Guéckédou. Les prévenus ont dit également que je voyage à l’intérieur du pays avec Alpha Condé. Alors, j’attends qu’on m’apporte les preuves de tout ce qu’ils ont dit », a dit Dr Faya Millimono.

Poursuivant sa déposition devant le tribunal, le leader du BL est revenu les raisons de l’annulation du congrès virtuel à l’origine des bisbilles qui ont conduit le BL à laver son linge sale devant la justice.

« Lors du congrès virtuel, il y a eu des ratés : certains membres n’étaient pas informés, d’autres n’avaient pas de connexion. On s’est entendu d’utiliser des SMS. Mais, là aussi, il y a eu un SMS qui est venu de Faranah, l’intéressé a dit dans le message : je vote pour Thierno Boubacar. Et, quelques minutes après, un autre message vient du même numéro de Faranah et l’intéressé dit qu’il est à Labé et il vote pour Thierno Boubacar. Là, j’ai dit : non, il y a un problème. Voici autant de problèmes qui ont amené à l’annulation de ce congrès » a justifié Dr Faya Millimouno.

Seulement, pour la défense le leader du BL a joué un grand rôle dans l’annulation de l’acte qui a désigné madame Mariame Diallo comme responsable juridique au sein du parti, au motif que cette fille est originaire du Fouta. Mais, devant le tribunal, Dr Faya Millimouno (partie civile dans cette affaire) rejeté ces accusations. Il a laissé entendre qu’il n’est pas « un ethno-stratège » comme on a tendance à le présenter ces derniers temps.

« Bien que nous ne soyons pas là pour cette question, je précise que cette annulation de la désignation de madame Mariame Diallo est venue du bureau exécutif. Je ne suis pas un président directeur général, je suis leader du Bloc Libéral. Je fais des propositions allant dans le sens de l’intérêt du parti. Et au sein du parti, c’est la Guinée qui est là. Je ne suis pas ethno-stratège comme on laisse entendre, la décision a été prise par le bureau exécutif et non Faya », s’est défendu Dr Faya Millimouno.

A la question du ministère public de savoir si les prévenus avaient reçu mandat d’aller parler devant les médias, le leader du Bloc Libéral a répondu par la négative.

« Au BL, personne n’est autorisé à aller dans les médias pour s’attaquer au parti ou bien à un responsable du parti. Celui qui le fait sera sanctionné. Donc, ces prévenus n’avaient aucun mandat du parti d’aller dans les médias », a dit Dr Faya Millimouno.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’audience au 30 juin prochain pour la suite des débats.

A rappeler que dans ce dossier, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, accuse Thierno Boubacar Baldé, Halimatou Baldé, Mamadou Maz Bah, Mamadou Oury Diallo, Boubacar Pita Bah et Ibrahima Sory Sow (tous anciens cadres du Bloc Libéral) de diffamation  lors d’une conférence de presse tenue le 30 novembre 2020 à Conakry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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L’Ambassadeur du Royaume-Uni chez Cellou Dalein : « j’ai pu lui faire part des conflits… »

16 juin 2021 à 18 06 28 06286
Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

Cellou Dalein Diallo multiplie les rencontres avec les diplomates étrangers pour échanger avec eux autour de la situation sociopolitique en Guinée, très tendue depuis que le président Alpha Condé a décidé de s’accrocher au pouvoir au terme de ses deux mandats légaux.

Quelques jours après avoir rencontré les Ambassadeurs des Etats-Unis et de l’Union européenne, le coordinateur du Système des Nations Unies et le représentant de la CEDEAO en Guinée, le président de l’UFDG a reçu l’Ambassadeur du Royaume-Uni, David Mcllroy, à son domicile, ce mercredi 16 juin 2021.

Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

« J’ai pu ainsi lui faire part des conflits qui opposent mon Parti à l’Exécutif et qui tirent leur origine de la violation par ce dernier de la Constitution, des lois de la République et des décisions de justice.

Il a réitéré́ l’attachement de son pays au respect par ses partenaires des droits humains et des règles et principes de l’État de droit et de la démocratie », a annoncé le principal opposant guinéen sur les réseaux sociaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Matam : « l’évolution des programmes scolaires dépasse les prévisions » (DCE)

16 juin 2021 à 16 04 28 06286
Ibrahima 2 Barry, directeur communal de l’éducation de Matam

À moins de deux mois du début des examens nationaux 2021, prévus au mois d’août prochain, les acteurs du système éducatif s’activent à tous les niveaux pour une année scolaire réussie. A Matam, les préparatifs se passent à la satisfaction des autorités éducatives de cette commune de Conakry. C’est en tout cas le sentiment exprimé par le directeur communal de l’éducation dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 15 juin 2021. Ibrahima 2 Barry se félicite notamment de l’évolution des programmes d’enseignement qui se situe, selon lui, à un niveau supérieur à celui qui est prévu dans la répartition scolaire.

« Concernant les préparatifs des examens, nous avons pris le devant en sensibilisant, en répartissant les cadres de la DCE, notamment les cadres de la cellule des examens, les cadres de l’inspection pédagogique au niveau des 5 DSE de Matam. Cette année, nous avons envoyé presque tous les cadres de la DCE sur le terrain. Donc à date, nous sommes rassurés que l’évolution des programmes à Matam est normale. Il y a même dans certaines écoles, dans certaines matières, un dépassement par rapport à la prévision du calendrier scolaire élaboré par l’inspection générale de l’éducation.

Si nous prenons le cas de l’élémentaire, à la date du 15 juin, dans les conditions normales, tous les maîtres du primaire doivent être à la hauteur de 75,48% de l’évolution du programme. Mais dans certaines écoles de la commune de Matam, ils sont entre 78,89% et 82% de l’évolution. Au niveau communal, ce pourcentage varie entre 76 et 77%  à l’élémentaire. Au niveau du secondaire, il y a eu également progrès. Vu qu’il n’y a pas eu de perturbation des cours cette année, dans la semaine du 7 au 12 juin, la répartition devait être à 77,52%.

Mais d’après nos services d’inspection pédagogique, aujourd’hui, dans la commune de Matam, ce taux de progression tourne autour de 80,75%. Donc, de façon générale, il y a un léger dépassement par rapport aux prévisions. Cette année, nous ne parlerons pas de retard, mais plutôt du dépassement de la répartition annuelle du calendrier scolaire. Même si on demandait d’organiser les examens demain, Matam serait prêt par rapport à l’évolution des programmes », a déclaré le responsable éducatif.

Le DCE de Matam se réjouit aussi du fait que les préparatifs des examens nationaux se passent sans difficultés majeures dans sa commune. Selon lui, les seules difficultés rencontrées se situent au niveau de l’élaboration des listes de candidatures. Une opération qui s’est passée dans la plus grande rigueur, indique M. Barry. « Les listes envoyées par les écoles sont déposées au niveau de la cellule examens de la DCE de Matam. Les cadres de cette cellule étudient les listes. Par exemple, quand ils prennent les listes du brevet, ils vérifient si tous les candidats ont eu l’examen d’entrée en 7ème année.

Il peut y avoir des anomalies au niveau du nom, de la session rapprochée, S’ils trouvent des anomalies, les listes seront retournées dans les écoles pour qu’elles soient corrigées. Nous avons aussi exigé que tout candidat rejeté par erreur présente la copie originale du diplôme de l’examen précédent. C’est là où le processus devient lent. La nouveauté cette année, c’est qu’aucun candidat des sessions rapprochées ne sera présenté à Matam. Nous avons demandé à la cellule examens que personne ne se présente qui a fait une session rapprochée encore moins qui n’a pas son diplôme précédent », a-t-il annoncé.

Pour la réussite des prochains examens nationaux, Ibrahima 2 Barry appelle tous les responsables concernés à assumer pleinement leurs responsabilités. « La préparation des examens de fin d’année ne se fait pas dans les classes d’examen, c’est tout une chaîne. C’est pourquoi nous nous sommes attelés à la formation des enseignants, faire en sorte qu’il y ait une remise à niveau. Nous demandons donc aux parents d’élèves, à nos chers enseignants, d’être à la hauteur de la confiance qui leur sera portée.

Formons des bons produits et non des fraudeurs pour éviter qu’ils ne volent lorsqu’ils seront des cadres supérieurs. Quant aux parents d’élèves, nous leur demandons de sensibiliser leurs enfants et de leur retirer tous les téléphones pendant la période des examens. Le téléphone est éliminatoire que ça soit dans la salle ou en dehors. Tout candidat ou surveillant qui sera pris avec un téléphone sera automatiquement remercié. Pour éviter que ça crie, on peut même éliminer un surveillant ou candidat sans qu’il ne soit informé », a dit le directeur communal de l’éducation de Matam.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mandat d’arrêt contre Elie Kamano : « nous en tirerons toutes les conséquences »

16 juin 2021 à 16 04 15 06156
Elie Kamano, artiste, président du Parti Guinéen pour la Solidarité, la Démocratie et le Développement (PGSD)

Le tribunal de première instance de Kaloum a décerné un mandat d’arrêt contre l’artiste et politicien Elie Kamano. Cette décision a été prise ce mercredi, 16 juin 2021, par le juge Mohamed Diawara. Elle fait suite à l’absence répétée du reggae man guinéen au procès l’opposant à l’ancien président de la Fédération guinéenne de football. Salifou Camara « Super V » poursuit Elie Kamano pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique ». L’avocat du prévenu dénonce une injustice et annonce que son camp tirera toutes les conséquences de cette décision du juge.

« C’est pour des raisons de santé qu’il (Elie Kamano) n’était pas dans la salle. Nous avons voulu expliquer cela au tribunal, mais nous pensons que le terrain était déjà préparé pour ça. C’est une injustice et c’est ce qui est terrifiant dans notre pays. Les faibles sont toujours persécutés, intimidés, pourchassés. Sinon dans cette affaire, toutes les parties sont constituées. M. Elie Kamano avait à son tour déposé plainte contre M. Salifou Camara « Super V » pour atteinte à la vie privée.

Cette plainte est à la DCPJ depuis bientôt un mois. Nous avons écrit à M. le procureur de la République pour lui demander d’intervenir afin cette plainte soit instruite et transmise au tribunal pour que les deux parties comparaissent devant le tribunal, impossible. Donc il y a du deux poids deux mesures. Nous prenons acte de ce mandat qui vient d’être décerné et nous en tirerons toutes les conséquences de droit. Mais mon client ne se laissera pas faire, nous allons continuer à nous battre pour défendre sa cause », a promis Me Salifou Béavogui.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Alpha Condé aux Guinéens : « nous allons passer quelques mois difficiles… »

16 juin 2021 à 15 03 22 06226
Alpha Condé, président de la République

Le président Alpha Condé a inauguré ce mercredi, 16 juin 2021, le chemin de fer Dapilon-Santou, dans la préfecture de Boké. Le chef de l’Etat guinéen a mis l’occasion à profit pour adresser un message dit de « vérité » à ses compatriotes. Il reconnaît les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les Guinéens, mais leur demande d’accepter cette situation qui, selon lui, seront bientôt jugulées. Comme à ses habitudes, Alpha Condé ne s’est pas empêché aussi de lancer des piques à ses opposants, qu’il qualifie d’ennemis de la République.

Guineematin.com vous propose ci-dessous un extrait de son discours :

 « Bien sûr, la vie est difficile aujourd’hui. Personne ne pensait que cette maladie allait durer tant. Les conditions de vie sont difficiles, mais c’est la situation partout. Si vous allez dans les pays voisins, vous verrez que les gens souffrent plus qu’en Guinée. Comment mettre fin à ça ?

Ce n’est pas en écoutant ces ennemis de la Guinée qui ont échoué à empêcher le référendum et qui viennent dire la vie est chère. Rien ne se gagne sans le travail. Il faut qu’on se dise la vérité. Nous allons passer quelques mois difficiles, nous devons l’accepter. Mais comment  sortir de là ? C’est de développer l’agriculture, des usines pour que notre riz ne soit plus acheté à des dollars, mais que ce soit du riz produit en Guinée.

Hier, j’étais obligé de m’occuper de la bagarre politique avec ceux qui voulaient détruire la Guinée. Il fallait tout le temps être avec des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité. Aujourd’hui, il y a la paix et le pays est stable. J’ai décidé de prendre les choses en main. L’argent du pays doit aller dans les caisses de l’État, non pas dans les caisses de quelques individus, pour eux et leurs familles. (…) Maintenant, la fraude n’est plus possible. Les fonctionnaires qui pensent qu’en dehors de leurs salaires ils doivent prendre l’argent de l’État, ça aussi c’est fini.

Maintenant, je connais très bien l’administration guinéenne. Je connais maintenant tous les trous, même là où les souris passaient. Alors, j’ai fermé tous ces trous (…). Il n’est plus question que l’argent du pays soit détourné par quelques cadres à leur profit seulement et celui de leurs familles. Quand cet argent rentre dans les caisses, ça permet à l’État de développer le pays. On dit que j’ai mis le pays sur le frein, mais je n’ai fait que rendre au peuple ce qui lui revient », a laissé entendre Alpha Condé.

Guineematin.com

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Interdiction de la coupe du bois en Guinée ou l’arbre qui cache la forêt

16 juin 2021 à 14 02 15 06156

Par un décret présidentiel publié récemment, le gouvernement guinéen vient à nouveau d’interdire la coupe et le transport du bois. Comme on le sait, ce n’est pas la première fois qu’une telle décision est prise. Mais, elle a toujours fait long feu par le passé. La raison est simple, lorsqu’une décision est utopique, elle devient irréaliste et inapplicable sur le terrain.

En effet, interdire la coupe abusive du bois est une bonne chose. Interdire l’exploitation anarchique et l’exportation clandestine de nos matières premières est salutaire. Mais, en même temps, interdire la coupe pour les besoins locaux est utopique et irréaliste. Et, c’est exactement ce qui rendu ce genre de décision désuète par le passé.

Sans verser dans la xénophobie, il est évident que laisser les Asiatiques en général et Chinois et Indien particulier se livrer à une exportation abusive de nos ressources serait suicidaire. Là-dessus tout le monde est unanime, Ces pays, surpeuplés, ont des besoins insatiables. C’est aux pays africains de préserver jalousement leurs ressources. Si non des calamites naturelles seront inévitables.

Ainsi, autant l’exploitation abusive et anarchique doit être interdite autant une coupe modérée et réglementée doit être autorisée. Les ressources naturelles –ou certaines d’entre elles- constituent un droit pour les citoyens. Or ce qui se passe c’est qu’une telle mesure devient une aubaine pour les agents de sécurité. Elle leur permet tout simplement d’arrondir les fins des mois plutôt difficile.

Il est connu et reconnu dans ce pays que lorsqu’une interdiction est faite les agents ne font plus la différence entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Il y a quelques années, un village, dépourvu d’école, a voulu construire une grâce à la contribution communautaire. Les ressortissants devaient apporter de l’argent et les résidents de la matière locale : gravier, bloc de pierre, bois..

Cette incitative coïncida à une interdiction de coupe de bois comme celle qui vient d’être prise. Quand les villageois ont voulu abattre l’arbre qui se trouvait justement à côté du chantier, les gardes forestiers leur ont dit que ce n’était pas permis. Ils furent scandalisés d’apprendre qu’ils ne peuvent pas utiliser le don que leur environnement immédiat leur a offert pour un besoin aussi important pour toute la collectivité.

En outre, avec une telle mesure, obtenir du bois pour la charpente d’un bâtiment relèvera désormais d’un véritable chemin de croix. Policiers et gendarmes vont traiter les transporteurs de cette matière comme ceux qui transportent les produits prohibés comme la drogue ou même les armes. C’est pourquoi, les autorités doivent faire la différence entre les besoins locaux et l’exportation. Les premiers doivent être autorisés. Tandis que les secondes doivent faire l’objet d’une réglementation rigoureuse afin d’éviter à notre pays des catastrophes naturelles.

Comme dit le slogan, nous n’avons pas hérité la terre de nos parents. Nous l’avons empruntée à nos enfants.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Me Pépé Lama contre Fabou Camara : le procès ouvert au tribunal de Kaloum

16 juin 2021 à 12 12 57 06576
Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire

Le procès du directeur central de la police judiciaire (DCPJ) s’est ouvert ce mercredi, 16 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kaloum.

Le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara est poursuivi avec un de ses collaborateurs (le commandant Sékou Ly) pour « injures publiques et atteinte aux libertés individuelles » par l’avocat Me Pépé Antoine Lama. Cette première audience a été consacrée à la fixation du montant de la caution, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en présence de la partie civile et des deux prévenus que ce procès s’est ouvert. Après quelques discussions autour de la consignation, le tribunal a fixé le montant que la partie civile doit payer à 3 millions de francs, avant de renvoyer le dossier au 23 juin prochain pour l’ouverture des débats.

Le lundi, 7 juin 2021, Me Pépé Antoine Lama a annoncé avoir été injurié et retenu pendant plus d’une demi-heure dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire par le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara et le commandant Sékou Ly.

Le patron de la DCPJ avait réagi dans les médias, en apportant un démenti aux déclarations de l’avocat. Ce dernier a décidé de porter plainte pour demander à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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Insécurité : des individus armés tirent sur deux personnes à Kindia

16 juin 2021 à 11 11 39 06396

Deux personnes ont été blessées par balles dans la matinée d’hier, mardi 15 juin 2021, à Kindia. Des individus armés, qui voulaient retirer la moto d’un jeune, ont tiré sur leur cible et sur une dame qui était à côté. Les deux blessés ont été admis à l’hôpital régional de Kindia pour des soins, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette attaque armée a eu lieu aux environs de 5 heures du matin, à Bankaya, un secteur du quartier Dar es-salam, dans la commune urbaine de Kindia. Des hommes armés ont pourchassé un jeune homme qui rentrait d’une boite de nuit avec une fille, dans le but de retirer sa moto. Lorsqu’il est arrivé au domicile de la fille qu’il raccompagnait chez elle, le conducteur de la moto, ayant su qu’il était poursuivi par des bandits, a bloqué la tête de la moto et jeté les clés, avant d’appeler au secours. C’est ainsi que les assaillants ont tiré sur lui et sur la mère de la fille qu’il transportait.

Mabinty Soumah

« Lorsqu’on est arrivés chez nous, je suis descendue de la moto. Au moment où je voulais rentrer dans la maison, ma mère est sortie. Et directement, les bandits qui nous pourchassaient, au nombre de trois, ont tiré sur elle. Après, ils ont tiré aussi sur le motard. Moi, j’ai couru pour aller me cacher derrière notre maison. Les bandits voulaient emporter la moto, mais le jeune avait déjà fermé la tête de la moto et jeté les clés. Donc après avoir blessé les deux, ils sont partis », a expliqué Mabinty Soumah, la jeune fille que le motard ramenait chez elle.

Dr Marcelin Haba, chef de service adjoint de la chirurgie à l’hôpital régional de Kindia

Les blessés ont été immédiatement évacués à l’hôpital régional de Kindia, où ils ont été pris en charge. Selon Dr Marcelin Haba, chef de service adjoint de la chirurgie à l’hôpital régional de Kindia, leur vie n’est pas en danger. « Nous avons reçu deux patients, blessés par balles. Le premier a deux larges plaies communicantes qui sont au niveau de la face. L’une est située sur la face interne et l’autre sur la face postérieure de la jambe gauche. Nous l’avons admis au bloc pour faire le parage chirurgical.

Donc il y avait une porte d’entrée et une porte de sortie. Au cours du parage chirurgical, on n’a pas rencontré de balles. Donc on a estimé que les balles sont sorties. La seconde patiente à une large plaie qui est située au niveau de la face interne de la cheville droite, qui met à nu les tendons. Également, cette balle a entraîné une fracture de deux os de la jambe droite avec beaucoup de fragments intermédiaires. Nous lui avons fait un parage chirurgical, avant de procéder à une immobilisation. Ils sont déjà hors de danger », a dit le médecin.

Ismaël Sylla, chef de secteur de Bankaya

Tout en déplorant cette attaque, le chef de secteur de Bankaya appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour faire face à l’insécurité grandissante dans cette localité. « Nous sommes dans une insécurité totale ici. Et c’est ce qui fait que quand les gens prennent un bandit, ils le tuent. La dernière fois, j’ai trouvé des citoyens qui ont réussi à mettre la main sur un bandit et qui voulaient le brûler vif. Heureusement, j’ai réussi à les en dissuader, je leur ai dit de l’envoyer à la justice. Je lance un appel aux autorités, en leur demandant de mettre fin à la criminalité afin que chacun soit en paix », a lancé Ismaël Sylla.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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