Kindia : les travaux de réglementation des foyers et centre de mémorisation du saint Coran lancés

13 septembre 2019 à 16 04 16 09169

Après la phase de recensement des foyers coraniques et des mosquées sur toute l’étendue du territoire national, l’heure est à la deuxième phase qui consiste à réglementer ces structures religieuses. C’est dans cette dynamique que trente (30) personnes venues des villes de Boké et de Kindia sont en conclave dans la cité des agrumes ce vendredi, 13 septembre 2019. Une initiative du secrétariat général des affaires religieuses qui mobilise des imams, des enseignants et fondateurs de foyers coraniques, des élèves de ces foyers, des ONG religieuses, la société civile et l’administration locale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total trente (30) personnes venues de Boké et de Kindia qui prennent part à cette activité du secrétariat général aux affaires religieuses. La démarche vise à réglementer les foyers d’apprentissage du Coran en vue d’éviter d’éventuels conflits.

Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF

Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF, responsable de la mission, « nous avons déjà recensé toutes les mosquées du pays, nous avons recensé aussi les foyers coraniques. Maintenant, nous allons mettre en place une réglementation pour mieux gérer et éviter les conflits. Il s’agit de faire des reconnaissances, mais aussi des sanctions. Ça nous permettra d’être à l’aise dans ce que nous faisons. Désormais, nous voulons que les religieux participent à la prise de décisions publiques, surtout celles qui concernent la religion ».

Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia

Pour sa part, Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia, a fait savoir que cette initiative permettra aux autorités locales de mieux gérer le milieu religieux et faciliter la compréhension mutuelle. « Cet atelier est très important pour nous car il vient en appui à la gouvernance locale dans la paix et la cohésion. Nous sommes là pour assurer la bonne marche de cette activité », a-t-il laissé entendre.

Pour faciliter le travail, le secrétariat général des affaires religieuses a fait des propositions de quelques articles sur lesquels l’Assemblée nationale apportera des critiques et suggestions. Déjà, les cinq (5) communes de la Conakry ont fini leurs assises, et d’autres localités feront les leurs dans les jours prochains avant de boucler les consultations à la fin du mois de septembre.

Depuis Kindia, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Kory Kondiano : « il n’y a pas un pays au monde où la constitution reste définitivement »

12 septembre 2019 à 14 02 59 09599

Dans le cadre des consultations initiées par le président Alpha Condé, le Premier ministre guinéen s’est rendu ce jeudi, 12 septembre 2019, à l’Assemblée nationale. En compagnie de certains membres de son cabinet, Ibrahima Kassory Fofana a échangé avec une partie des membres du bureau de l’Assemblée nationale, puisque les députés de l’opposition ont boudé ces discussions. Discussions qui ont porté sur deux points, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le président de l’Assemblée nationale qui a fait le compte de cette rencontre, tenue à huis clos, devant les médias. Selon Claude Kory Kondiano, les discussions ont porté sur les élections législatives et le projet de nouvelle constitution.

Claude Kory Kondiano, président de l’Assemblée nationale

« Nous avons pu, avec les membres du bureau et des présidents des commissions générales, recevoir aujourd’hui monsieur le Premier ministre pour lui dire ce que les uns et les autres pensent sur les deux points qui étaient inscrits à l’ordre du jour de notre rencontre qui sont : les élections législatives à venir et ensuite la constitution. Pour les élections législatives à venir, la position de tous les intervenants étaient qu’il faut faire en sorte que nous puissions avoir enfin les élections législatives dans la date approximative qui a été fixée par le pouvoir exécutif. Dans les détails, nous avons proposé les uns et les autres une démarche pour faire en sorte que ces élections soient propres, soient crédibles et se passent sans pression », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne le débat sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir, le président de l’Assemblée a appelé à le dépassionner. Pour lui, « conformément à l’article 51 de l’actuelle constitution, le président de la République est autorisé par cette constitution à faire un référendum pour consulter le peuple sur le contenu à donner à la constitution. Alors, je voudrais vous dire une chose, ce débat sur la nouvelle constitution a été trop passionné. Alors que nous sommes confrontés à un problème trop réel. La constitution qui a été adoptée en 2010 a fait son temps.

Il n’y a pas un seul pays au monde où ceux qui sont chargés de rédiger une constitution, la rédige, cette constitution est promulguée et que cette constitution reste comme ça définitivement. Ce n’est pas possible. Parce qu’au fur et à mesure qu’on l’utilise, au fur et à mesure que le temps passe, il y a un certain nombre de dispositions qui sont dépassées et qu’il y a lieu de revoir ».

Kory Kondiano n’a pas manqué aussi de déplorer l’absence des députés de l’opposition à cette rencontre. « J’avais souhaité que la représentation nationale qui relève d’une Assemblée plurielle soit représentée par toutes les composantes de cette Assemblée du point de vue famille politique. C’est-à-dire de l’extrême droite, du centre et de la gauche. J’ai regretté hélas l’absence de nos collègues de l’extrême droite et du centre. Parce que ça nous aurait permis d’avoir des positions différentes, des points de vue différents pour une sorte de débat contradictoire. Parce qu’une Assemblée nationale, quand elle est plurielle, le débat est contradictoire », a-t-il dit.

L’opposition guinéenne a déjà annoncé qu’elle ne participera pas à ces consultations qui visent, selon Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, « à légitimer le projet de changement de l’actuelle constitution pour octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé ». Les opposants assurent qu’ils empêcheront la tenue du référendum constitutionnel en préparation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kassory à l’Assemblée Nationale : les députés de l’opposition boudent les consultations

12 septembre 2019 à 12 12 32 09329

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA, est effectivement arrivé au Palais du peuple ce jeudi, 12 septembre 2019 aux environs de 11h. Cette visite sur les lieux s’inscrit dans le cadre des consultations avec les acteurs de la vie nationale, comme préconisé par le président Alpha Condé lors de son adresse à la nation du 04 septembre dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la salle des actes du Palais du Peuple qui a abrite cette rencontre entre le parlement et le locataire de la Primature. Mais, comme il fallait s’y attendre, les représentants de l’opposition sont absents de la salle où se tiennent les consultations.

Il s’agit notamment de leurs représentants dans le bureau de l’Assemblée Nationale et des responsables des deux groupes parlementaires : le Libéral Démocrate et l’Alliance Républicaine.

Par contre, les membres de la majorité parlementaire, membres du bureau et présidents de commissions sont massivement présents à cette rencontre avec Ibrahima Kassory Fofana, accompagné de quelques cadres de son cabinet et de certains membres du gouvernement.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Guinée : une plateforme exige la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI

6 septembre 2019 à 10 10 10 09109

Alliance nationale patriotique, c’est le nom de la nouvelle plateforme qui a été lancée hier, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Composée de partis politiques, de la société civile et de syndicats, la structure se donne pour ambition de rompre avec le système qui a gouverné la Guinée depuis son indépendance jusqu’aujourd’hui. Pour cela, elle vient avec un certain nombre de propositions dont la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dissolution de l’Assemblée nationale

Pour l’Alliance nationale patriotique, la Guinée se trouve aujourd’hui dans un « dangereux vide institutionnel ». Cela, suite à la prorogation par le président Alpha Condé, du mandat des députés qui était arrivée à expiration le 12 janvier 2019. En principe, des élections législatives devaient être organisées avant cette date pour élire de nouveaux députés. Mais à défaut de respecter le calendrier électoral, le chef de l’Etat a pris un décret pour proroger le mandat de l’actuelle législature jusqu’à la mise en place d’un nouveau parlement.

Même si Alpha Condé, dans son adresse à la nation du mercredi, 04 septembre 2019, a réclamé l’organisation des élections législatives avant la fin de cette année, on ne sait pas encore quand est-ce que ces élections pourront avoir lieu. La CENI est en train de mettre en place et de former les membres de ses démembrements, mais aucun calendrier n’est encore disponible. L’Alliance nationale patriotique qui dénonce un système anti-démocratique exige la dissolution immédiate de l’actuelle Assemblée nationale « qui n’a plus le mandat du peuple ».

Dissolution de la CENI

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) suscite toutes les convoitises et fait régulièrement objet de polémique en Guinée. Après les multiples critiques qu’elle a essuyés de la part de l’opposition, l’institution électorale a connu une recomposition courant 2018. Elle est passée de 25 à 17 membres. Certaines dispositions de la loi organique portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la CENI ont été également modifiées. Mais, pour l’Alliance nationale patriotique, la solution est de dissoudre tout simplement l’institution qu’elle considère comme étant le « bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes ».

Conférence Nationale Vérité-Justice-Réconciliation

La nouvelle plateforme appelle à la convocation d’assises nationale qui vont « se pencher sur les soixante et un an de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons, de rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès ». Les membres de cette structure annoncent qu’ils vont faire prochainement des propositions détaillées sur les conditions de tenue de la Conférence Nationale Vérité – Justice – Réconciliation ainsi que ses objectifs et son ordre du jour.

L’alliance nationale patriotique propose enfin, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche jusqu’à la tenue de cette assise. Il faut cependant dire que ces propositions ont très peu de chances de prospérer. Car même les ténors de l’opposition et de la société civile, tous représentés à l’Assemblée nationale et à la CENI, ne devraient pas partager cette idée.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Adoption du statut particulier de l’Armée : voici la réaction du ministre de la Défense

3 septembre 2019 à 23 11 01 09019
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé aux affaires présidentielles, ministre de la défense nationale

Comme annoncé précédemment, les 58 députés présents à la plénière de ce mardi, 03 septembre 2019, ont voté à l’unanimité le statut particulier de l’armée. Un texte qui renferme des dispositions très contraignantes comme l’interdiction aux militaires retraités de faire du syndicalisme, l’interdiction pour un militaire en formation de se marier ou de contracter une grossesse dans cinq ans à compter du début de sa formation. L’approbation de ce statut a été saluée par le ministre de Défense nationale, Dr Mohamed Diané.

En sortant de l’hémicycle, le ministre d’Etat des affaires présidentielles et ministre de la défense nationale a exprimé sa satisfaction « doublée d’une reconnaissance après l’adoption par les députés de tout bords confondus de ce statut particulier de nos forces armées. Nous devons toujours adopter nos textes à la situation de notre pays et au contexte sécuritaire des militaires.

Et, c’est dans ce cadre-là que nous avons décidé de soumettre ce projet de loi à l’Assemblée nationale qui permet de prendre en compte surtout la problématique du genre et la problématique du respect des droits de l’Homme au niveau des forces de défense et de sécurité. Voilà des innovations qui vont nous permettre de qualifier et de renforcer la discipline au sein des forces de défense et de sécurité », a-t-il dit.

Selon le ministre, son département s’attèlera désormais à la mise en application de ce nouveau statut. « Vous savez, nous sommes dans un processus de réforme du secteur de sécurité. Nous continuons toujours à renforcer nos textes afin de les adapter à tous les changements qui auront lieu au niveau de notre pays et au niveau de la sous-région », a dit Dr Mohamed Diané.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : les députés interdisent le syndicalisme aux militaires retraités

3 septembre 2019 à 14 02 39 09399

Ce mardi, 3 septembre 2019, 58 députés sur les 113 inscrits se sont réunis en séance plénière pour examiner et adopter le texte sur le Statut général des militaires en République de Guinée, a constaté Guineematin.com, à travers son équipe de de reporters déployée sur place.

Selon le document présenté aux honorables députés par monsieur Aly Kaba, rapporteur de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, le Statut général des militaires « est l’ensemble des règles de droit qui s’appliquent aux militaires ».

On apprend, entre autres, que le statut général des militaires adopté en 2012, présentait des incohérences. Il s’agit entre autres de l’avancement des militaires aux grades supérieurs, la mise à la retraite, la notation des sous-officiers et militaires de rang qui s’effectuaient deux fois par an et le régime des sanctions et des congés.

Finalement le nouveau texte va apporter des amendements et des innovations. Il s’agit par exemple des visas relatifs à la Constitution et au texte de création de l’armée guinéenne qui seront supprimés, puisque l’Assemblée nationale est souveraine. Ces dispositions seront donc remplacées par les articles 124 et 137.

En termes d’innovation, le document mentionne singulièrement deux points importants. Le premier est la formulation des dispositions applicables aux militaires servant en vertu d’un contrat (art. 154 à 161).

Le deuxième point est l’interdiction faite aux militaires à la retraite, à l’article 136 du texte, de se constituer en syndicat…

Il est à rappeler que ce texte, toujours selon le rapport présenté en séance plénière, a été porté par le ministère de la Défense nationale. Son examen et étude en travaux de commissions (Défense et de Loi) ont connu la présence aussi bien des députés que des experts de la commission des lois et la collaboration d’officiers supérieurs de l’armée.

Dans les conclusions, les députés, tout en saluant l’heureuse initiative du ministère de la Défense nationale, se sont félicités de constater le souci manifeste dans le texte de concilier les impératifs de garantie de l’Etat militaire et de respect des droits humains.

Le texte sur le statut général des militaires a été adopté pour la 1ère fois en Guinée en 1997 et revu successivement en 2007, 2010 et 2012.

Les débats se poursuivent avec la séance des questions des députés au ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané.

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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LFR 2019 : le volet recettes adopté par l’Assemblée nationale

24 août 2019 à 20 08 42 08428
image d’archive

L’Assemblée nationale guinéenne, à la majorité simple des députés, a adopté ce samedi, 24 août, le volet recettes du projet de Loi de Finances Rectificative 2019. Le texte prévoit une augmentation de 2,51% des recettes par rapport aux prévisions initiales, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le rapport de la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération de l’Assemblée nationale, « les recettes révisées sont estimées à 19 816, 67 milliards de francs guinéens contre une précision initiale de 19 332,10 milliards de francs guinéens. Soit une augmentation de 484, 60 milliards de francs guinéens ».

Les recettes fiscales ; les dons, legs et fonds de concours ont connu une baisse par rapport à la Loi de Finances initiale. Le Budget d’Affectation Spéciale (BAS) a connu également une baisse de 45,80 milliards de francs essentiellement due à la baisse des prévisions de recettes minières.

« Pour les autres recettes, l’augmentation de 846,47 milliards de francs provient essentiellement des recettes diverses pour 845,39 milliards de francs. Cette hausse s’explique par l’encaissement de la part qui revient au trésor public de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange pour un montant de 90 millions de dollars US », souligne le rapport.

La Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération du Parlement précise aussi qu’au cours des débats intenses en commissions, en inter-commissions et en plénière avec certains ministres et cadres, « des députés se sont interrogés face aux moins-values constatées dans la mobilisation des recettes notamment : l’impôt sur les sociétés minières, la CFU ; la TVA ; la TARTEL ; la TCT ; l’impôt sur le commerce extérieur et les transactions internationales ; ainsi que les recettes administratives. Une préoccupation demeure également sur la baisse drastique des recettes administratives à raison de la rétention de celles-ci au niveau des ministères et ambassades, en violation des dispositions de la loi ».

En raison de ces manquements, l’Assemblée nationale a formulé quelques recommandations à l’endroit du gouvernement. Il s’agit entre autres, d’accélérer l’application de la loi relative à la gouvernance financière des sociétés et établissements publics et la finalisation du manuel de procédure de gestion des recettes administratives ; Mettre en place une commission nationale des négociations des conventions minières en impliquant tous les acteurs en amont ;

Revoir à la baisse le droit unique d’entrée des matières premières de 6% à 3% ; cela dans le but de préserver la compétitivité de nos entreprises industrielles, relativement à la mise en œuvre du Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, et dans un proche avenir de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continental (ZLEC).

A noter que les prévisions budgétaires révisées tant au niveau des recettes, des dépenses que du financement du solde, sont bâties sur le maintien d’un taux de croissance économique de 5,9% du PIB, d’un taux d’inflation moyen de 8,9%, d’un taux de pression fiscale de 15,6% ainsi que des réserves de la Banque Centrale à un niveau adéquat de trois mois d’importation.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Loi de Finances Rectificatives : les questions des députés au ministre du Budget

19 août 2019 à 21 09 39 08398
Ismael Dioubaté, ministre du Budget

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les députés guinéens se sont penchés ce lundi, 19 août 2019, sur la Loi de Finances Rectificatives (LFR) 2019. Après le passage du ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, la parole est revenue aux députés qui ont posé une série de questions et fait des remarques sur le passage de ce membre du gouvernement devant la représentation nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Kaba Hadja Zalikatou Diallo, élue du PEDN et désormais députée du RPG arc-en-ciel

Honorable Zalikatou Diallo du RPG arc-en-ciel : « je voudrais d’abord saluer les efforts du ministère du Budget en matière de recouvrement des recettes. Les recettes fiscales ont été recouvrées à fin juin 2019 avec un taux d’exécution de 102 % qui est à saluer et nous leur demandons de redoubler d’efforts pour que les recettes fiscales puissent combler le maximum de déficit budgétaire. Je voudrais ensuite demander à monsieur le ministre du budget quelle lecture il fait de la réduction de 20% du budget de certains départements ministériels lors de la loi de la loi de finances initiales, et les 20 % ont été réattribués à certains départements pour les services sociaux de base. C’est dans la mesure où je vois ici au point 2 la nécessité de rendre en compte de certaines dépenses complémentaires formulées par des départements ministériels et institutions par rapport à la mise en place de leurs politiques sectorielles. Je voudrais alors savoir quelle est la lecture qu’il fait de ce prélèvement de 20% du budget de certains départements ministériels et institutions au cours de la loi de finances initiales ».

Elhadj Mamadou Chérif Diallo, député de l’UFDG

Honorable Mamadou Chérif Diallo de l’UFDG : « je demande pourquoi jusqu’à présent nos communes n’ont pas reçu leur budget de fonctionnement. Je suis dans une commune rurale, nous sommes installés depuis octobre 2018. Jusqu’à présent nous n’avons reçu aucun franc alors qu’il est prévu au moins 100 millions par an. Nous nous réjouissons du projet ANAFIC qui finance au minimum deux projets par commune. Mais le problème est que nous ne prévoyons rien pour les maires. Ça fait que beaucoup de maires ne travaillent pas. Ils n’ont seulement qu’une prime de 150 mille francs guinéens. Vous, vous pouvez confier un budget à quelqu’un qui n’a rien, alors que l’ANAFIC rémunère les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets ? Ils donnent quatre millions aux sous-préfets, 7 millions aux préfets, neuf millions aux gouverneurs ; mais, aucun sou aux maires. Ma deuxième question est que je vois que dans les institutions, on a augmenté le budget au niveau de trois institutions : la présidence de la République, la Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle, alors que nous sommes en période électorale. Dans les conditions normales, nous devrions tenir une élection cette année et, je pense que ce budget de la CENI ne suffit pas, et rien n’est envisagé. Je ne sais pas si vous attendez 2020 pour agir ».

Dr Sékou Benna Camara, député du RPG arc-en-ciel

Honorable Dr Sékou Benna Camara du RPG arc-en-ciel : « j’ai une préoccupation et deux petites questions. Ma première préoccupation, c’est par rapport au contexte macro-économique budgétaire. Au point deux, il a été dit que la conclusion des négociations avec la Banque mondiale qui a abouti à un appui budgétaire de 100 millions de dollars américains. Ma préoccupation, c’est pourquoi on a toujours tendance à accumuler ou-bien à penser aux dettes ? Pourquoi ne pas penser à augmenter nos recettes ? Ma deuxième question, ce sont des préoccupations par rapport à l’environnement. La situation des conservateurs de la nature dans le domaine du ravitaillement des habits et des uniformes. Jusqu’à présent, cette question reste toujours sans avoir une amélioration au niveau du ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts. Il s’agit de 12 milliards 750 millions de FG. Le cas des arriérées, ça c’est le deuxième point. Avec la contribution de la Guinée, nous redevons près de 257 mille dollars et si nous ne payons pas, c’est une honte pour la Guinée ».

Honorable Aly Doumbouya de l’UFR : « je tiens vraiment à féliciter le ministre du Budget, féliciter également le ministre des Travaux Publics. Pour ce qui concerne ma commune, celle de Matoto, tout le monde le sait, 75% des travailleurs de cette ville logent derrière Matoto. Quand vous prenez cette route à ce jour, la déviation Sud que monsieur le ministre vient de faire : Yimbaya jusqu’à Kissosso. Je voudrais demander qu’il puisse faire encore un effort pour réhabiliter cette déviation Nord. Au temps de la deuxième République, ça avait été goudronnée pour pouvoir désenclaver totalement Conakry. Puisque si ces deux déviations sont opérationnelles, ça peut aussitôt libérer l’autoroute ».

Honorable Kalémodou Yansané, député de l’UFDG

Honorable Kalémodou Yansané de l’UFDG : « j’ai constaté que le budget en recettes dans le secteur pétrolier a connu une augmentation de près de 1200 milliards, dont près de 200 et quelques milliards rien que pour la TSPP (Taxe Spéciale sur les Produits Pétroliers). Le chiffre a pratiquement triplé et est-ce que c’est le parc véhicule qui a doublé ? Est-ce que c’est le prix du carburant qui a augmenté de façon vertigineuse ? Est-ce que c’est la mauvaise évaluation de la LFI ? Ça donne un peu raison au syndicat qui avait demandé la diminution du prix carburant. Parce que l’augmentation que vous voyez de près de trois fois estimée au début de l’année, prouve à suffisance que les estimations à mon avis avaient été mal faites. La deuxième chose, je veux savoir la position du trésor. Cette question s’adresse à monsieur le Gouverneur de la Banque centrale. Aujourd’hui, quel est le chiffre de la position nette du trésor ? »

Propos recueillis et décryptés par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : « la croissance actuelle est autour de 0,6% » (ministre du Budget)

19 août 2019 à 18 06 49 08498

Comme annoncé précédemment, le ministre du Budget a présenté le projet relatif à la Loi de Finances Rectificatives (LFR) 2019 devant la représentation nationale. Pour Ismaël Dioubaté, cette LFR est en droite ligne avec le cycle budgétaire de l’année en cours avant de se féliciter du taux de croissance de notre pays, a constaté sur place Guneematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ismaël Dioubaté, le gouvernement a toujours la possibilité au cours d’une année budgétaire de soumettre une Loi de Finances Rectificatives quand c’est nécessaire. « Comme vous le savez, ça respecte le cycle budgétaire de l’année. Il y a une Loi de Finances Initiales et il y a une Loi de Finances Rectificatives. La LFR constate les évolutions du niveau des recettes, les évolutions au niveau des dépenses et du financement qui viennent corriger ce qui a été prévu au titre de la loi de finances initiales. Et vous avez suivi le débat, le débat était intéressant. Les députés ont posé des questions sur les évolutions récentes des recettes et au niveau des dépenses. Nous avons donné des réponses en la matière et je crois que les débats vont continuer au niveau des commissions et en inter-commission et finalement on va venir en plénière pour adopter la Loi de Finances Rectificatives ».

Globalement, les recettes se portent mieux, estime le ministre du Budget. « Après six mois d’exécution, les chiffres qui sont donnés, ce sont des chiffres qui existent au premier semestre de l’année 2019. Déjà à 47, 2 % du taux de réalisation des recettes, ça signifie carrément qu’on n’est pas loin des 50% au titre du premier semestre. Il n’y a pas d’exonération au niveau des entreprises. Toutes sociétés minières qui payent les taxes, il y a des conventions qui font certaines exonérations mais qui sont conventionnelles. Si ce n’est pas conventionnel, il n’y a pas d’exonération à date. Je me réjouis de la croissance actuelle car nous sommes autour de 0,6% », a laissé entendre Ismaël Dioubaté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : « l’exécution budgétaire se traduit par un dépassement de 903 milliards » (ministre)

19 août 2019 à 15 03 24 08248

Le projet de Loi de Finances Rectificatives (LFR) 2019 est en examen ce lundi, 19 août 2019, à l’Assemblée Nationale. Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, est à l’hémicycle où il va expliquer à la représentation nationale les raisons de la présentation de cette LFR, seul point à l’ordre du jour de cette, rapportent les deux journalistes de Guineematin.com qui sont actuellement à l’Assemblée nationale.

Ismael Dioubaté, ministre du Budget

Dans son intervention, Ismaël Dioubaté a fait savoir que cette session extraordinaire, voulue par le gouvernement, est née de la majoration des dépenses au titre de l’exercice 2019. Selon lui, plusieurs dépenses imprévues ont été faites par le gouvernement. « En accord avec l’engagement du gouvernement de maintenir la stabilité macro-économique, la situation récente de l’exécution budgétaire au cours du premier semestre 2019 a conduit à la révision de certains objectifs budgétaires tant en recettes qu’en dépenses pour lesquels l’autorisation parlementaire est requise. Ce qui permettra au gouvernement de poursuivre avec sérénité son programme tel qu’indiqué dans le discours de politique générale présenté en 2018. L’exécution à fin juin des dépenses publiques, y compris FINEX, se chiffre à 6 229, 72 milliards contre une prévision de Loi de finances initiale 2019 de 22 312, 13 milliards. Soit un taux d’exécution de 27, 92 %. Cette exécution concerne les dépenses courantes pour 5 276, 24 milliards (99, 91%) et les dépenses d’investissement pour 953, 47 milliards dont 113, 52 milliards en ressources propres (11, 91%) et 839, 95 milliards sur financement extérieur (88, 09%). En somme, l’exécution budgétaire en recettes et dépenses à fin juin 2019, se traduit par un solde budgétaire de 1453, 68 milliards, dépassant ainsi la prévision semestrielle de 903 milliards convenue avec le FMI dans le cadre du programme de Facilité Elargie de Crédits », a expliqué le ministre Dioubaté.

En outre, le ministre du Budget est revenu sur le volet recettes. « Sur une prévision annuelle de 19 332, 8 milliards, l’exécution globale des recettes au 30 juin 2019 se chiffre à 9 137,61 milliards, soit un taux de réalisation de 47,2%. Ces recettes sont composées des recettes fiscales (8 265,45 milliards), des dons (279, 01 milliards) et des autres recettes (593, 14 milliards). Les recettes fiscales ont été réalisées à hauteur de 8 265, 45 milliards contre une prévision semestrielle de 8 100,51 milliards. Soit un taux d’exécution de 102,04%. L’exécution des recettes fiscales a enregistré une performance imputable principalement aux impôts et taxes sur les biens et services pour 4 430,96 milliards contre un objectif de 4 267, 74 milliards soit 103, 82% aux impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales pour 20 23, 34 milliards contre un objectif de 19 70, 00 milliards. Au titre des autres recettes, les réalisations à fin juin 2019 s’élèvent à 593, 14 milliards sur une prévision annuelle de 348, 20 milliards. Soit un taux d’exécution de 170, 34%, dû principalement à l’encaissement de 45 millions de dollars sur les 90 millions de la 4 G », a expliqué Ismaël Dioubaté.

Ibrahima Sory Diallo et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Saïkou Yaya Barry accuse : « Damaro a près de 40 camions à Boké… »

17 août 2019 à 19 07 22 08228
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et président de l’AG de ce samedi

La pauvreté qui mine de nombreuses familles guinéennes est vivement dénoncée par les opposants au régime du président Alpha Condé. Selon l’Union des Forces Républicaines (UFR), cette pauvreté est aggravée par la dilapidation des biens publics par une minorité de guinéens au détriment de la majorité du peuple. C’est Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi 17 août 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Saïkou Yaya Barry de l’UFR n’a pas ménagé la gestion de notre sous l’ère Alpha Condé. Selon le secrétaire exécutif du parti républicain, « la pauvreté sévit, les gens sont en train de mourir de faim. Quand vous voyez quelqu’un est tombé de tension, de diabète, c’est parce qu’il est mal nourri, c’est parce qu’il mange ce qu’il peut gagner. Tu manges ce que tu vois, tu ne peux pas choisir ton alimentation. Alors que l’alimentation est fondamentale pour la vie d’un homme. Mais tu ne peux pas dans la pauvreté actuelle que nous vivons ».

Selon lui, il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que celui que nous avons en ce moment. « Nous allons de mal en pis. Il y a des sous-préfectures encore proches des sociétés minières qui n’ont pas encore un minimum de forage pour qu’ils boivent de l’eau potable. Encore une fois, nous avons une population très jeune. Normalement partout dans le monde, c’est une richesse quand vous avez une population jeune, une richesse incommensurable, une richesse forte qui doit travailler, faire des activités. Mais, il faut un Etat, une organisation pour permettre à ces gens-là d’être canalisés, de travailler pour le bien de l’ensemble du pays. Mais il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que le gouvernement que nous avons actuellement dans ce pays. Je ne sais pas qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. On disait que le gouvernement de monsieur Saidou Fofana et Mamady Youla étaient médiocres. Mais le gouvernement actuel est plus médiocre que les gouvernements qui se sont succédés », soutient-il.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

D’ailleurs, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que les richesses du pays sont actuellement partagées entre 50 personnes. « Nous allons gagner le combat contre ces personnes qui veulent s’accaparer des biens de tout le pays. Le pays est riche, mais ces richesses sont partagées entre 50 personnes au détriment de 12 millions de guinéens. Ils ne sont pas nombreux. C’est ces 50 personnes qui veulent détruire la vie de 12 millions de guinéens. Mais est-que nous allons accepter ça ? »

En outre, ce proche de Sidya Touré invite les guinéens à ne pas se laisser faire. « Il faut que les guinéens se réveillent, car ces gens-là ne peuvent rien. Ce qu’il n’a pas pu faire pendant 9 ans, ce n’est pas en 6 mois qu’il va le faire. Alpha Condé a eu beaucoup de chance. Venir gérer un pays et un peuple très docile, très musulman, qui accepte tout. C’est ça la Guinée. Mais, je crois que les guinéens commencent à comprendre, car pendant 9 ans rien n’a changé… »

Pour Finir, Saikou yaya Barry accuse le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’être un businessman. « Tu vois le président d’un groupe parlementaire comme les Damaro, c’est les affaires qui l’intéressent. C’est ce qui me fait d’ailleurs pitié avec les gens du RPG que j’ai connus, avec lesquels je me suis battu dans ce pays. Ils se sont battus, ils ont eu des résultats, mais c’est des personnes comme ça qui sont venues à la dernière minute pour profiter de leur pouvoir. Damaro a près de 40 camions à Boké, gérés par son fils. Ça lui rapporte près de 5 millions de dollars. En attendant, les militants du RPG qui se sont battus pendant 20 ans pour qu’Alpha Condé arrive au pouvoir n’ont absolument rien. Et lui, il se permet de parler et de se taper la poitrine, parce qu’il a eu l’argent. Mais l’argent de qui ? Qui s’est battu pour ça ? Ils sont en train de mourir de faim en Haute Guinée ou dans les quatre coins de la Guinée. Le RPG que je respecte, les gens que je respecte ne se sont pas battus pour que des gens comme les Amadou Damaro Camara et consorts tirent profit de leur combat. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui », soutient-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Session parlementaire sur la LFR 2019 : voici le discours d’ouverture de Kory Kondiano

9 août 2019 à 13 01 20 08208

l’Assemblée nationale a ouvert ce vendredi, 09 août 2019, sa session extraordinaire consacrée à la loi de finances rectificative 2019. Sur les 113 députés inscrits, 50 ont répondu présent, 25 se sont excusés et 38 étaient absents. Du côté du gouvernement, seul le ministre du budget et le ministre d’État chargé des relations avec les institutions républicaines et ministre de la justice par intérim ont pris part à la cérémonie. Guineematin.com vous propose ci-dessous le discours d’ouverture du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano.

Honorables Députés, Chers Collègues,
Monsieur le Ministre Conseiller chargé des Relations avec les Institutions Constitutionnelles,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Républicaines,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Internationales,

Révérends Représentants des Confessions Religieuses,
Monsieur le Chef d’État Major Général des Armées,

Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire,

Messieurs les Chefs d’État Major des Armées de Terre, Mer et Air,
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry,

Mesdames et Messieurs les membres du personnel de l’Assemblée Nationale,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie d’avoir répondu à l’invitation de l’Assemblée Nationale pour prendre part à cette cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire consacrée à l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) de 2019.

La présente session se tient conformément aux dispositions des Articles 30, 34, 47 et 50 de la Loi Organique relative aux lois de Finances car l’exécution de la Loi de Finances initiale (LFI) 2019 a été perturbée par des événements nationaux et internationaux ayant notamment conduit à des niveaux élevés de consommation de crédits dans certains secteurs et à des manques à gagner en termes de recettes budgétaires.

La Loi de Finances Rectificative (LFR) est donc soumise à l’examen de notre Parlement pour, d’une part, éviter la détérioration du déficit budgétaire (par ces moins de revenus et plus de dépenses) et d’autre part,
pour s’assurer que la politique budgétaire reste conforme aux objectifs du programme de stabilité macro-économique, d’inclusion sociale et de croissance économique négocié avec nos partenaires techniques et financiers de Bretton Woods.

Cet ajustement budgétaire est un mécanisme nécessaire qu’il faut s’imposer pour réussir la bonne Gouvernance que nous appelons de tous nos vœux.

À cet effet, l’Assemblée Nationale veille particulièrement à la mise en œuvre des reformes relatives à la transparence budgétaire, la mobilisation et la sécurisation des recettes, la rationalisation des dépenses publiques et l’orientation des interventions publiques vers les secteurs porteurs de croissance, avec un accent à mettre sur la promotion du développement à la base.

À ce niveau, l’Assemblée Nationale félicite le Gouvernement pour l’application effective en cours des transferts de compétences aux collectivités locales à travers l’opérationnalisation de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

L’Assemblée Nationale apprécie aussi les efforts du Gouvernement en matière d’exécution des recettes budgétaires par rapport aux prévisions de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2019.

En effet, le budget de l’État pour l’exercice 2019, a été exécuté au 30 juin à hauteur de 9.677 milliards de francs guinéens en recettes et de 6.229 milliards en dépenses, pour des prévisions annuelles respectives de 19.331 milliards de francs guinéens en recettes et de 22.312 milliards en dépenses.

Ces niveaux d’exécution sont satisfaisants pour les recettes, réalisées à hauteur de 50,06% mais préoccupants pour les dépenses réalisées à moins de 30% à fin juin 2019.

La faiblesse des dépenses d’investissements publics sur fonds propres est aussi particulièrement remarquable avec seulement 113,52 milliards de francs guinéens dépensés pour un objectif semestriel de 1.294 milliards soit seulement 8,77%.

Au regard du niveau global d’exécution de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2019 à fin juin, le projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) soumis à notre examen a pour but de réviser les objectifs budgétaires initiaux en tenant compte de l’évolution récente du cadre macro-économique, afin d’assurer une exécution budgétaire en fin d’année conforme aux objectifs de la politique budgétaire du Gouvernement, tel que nous l’indiquera Monsieur le Ministre du Budget dans sa présentation attendue pour le Mercredi 14 Août courant devant les Honorables Députés.

Honorables députés,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

En plus de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, notre Assemblée aura à étudier d’autres textes de Lois d’actualité portant notamment sur la CENI, le Code Électoral, la Charte des Partis Politiques et le Statut des Militaires, parce que le temps nous est compté pour examiner tous ces importants textes car la présente session extraordinaire doit nécessairement prendre fin le 04 Septembre 2019 au plus tard, pour nous permettre d’ouvrir la prochaine session ordinaire consacrée à l’examen de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 le 05 Octobre 2019.

Je vous invite donc, Honorables Députés à travailler sans relâche pour respecter ces délais, certes contraignants mais réglementaires.

Enfin, permettez-moi de vous informer, chers collègues, que dans le cadre des relations de coopération avec notre partenaire stratégique, la Chine, une mission chinoise de trois ingénieurs est actuellement en Guinée pour faire un plan topographique détaillé du terrain destiné à la construction du siège de notre Assemblée. Elle a relevé les coordonnées du GPS du site en vue de l’élaboration d’un plan topographique.

C’est après cela que sera posée la première pierre et que vont démarrer les travaux de réalisation du projet.

En votre, nom et en mon nom personnel, je remercie les autorités Chinoises pour la disponibilité de leur pays à l’endroit de la Guinée.

C’est avec cet espoir de respect de nos échéances et de pouvoir disposer bientôt d’un Palais de l’Assemblée Nationale que je déclare ouverts les travaux de la session extraordinaire de 2019.

Je vous remercie !

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Labé : Baaba Maal restitue son domaine à la communauté pour des fins d’utilité publique (Officiel)

3 août 2019 à 0 12 32 08328

Baaba Maal, un des piliers de la musique Afro sénégalaise, a finalement décidé de rendre son terrain, qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, à la communauté de Doghol, un quartier de la commune urbaine de Labé, pour des fins d’utilité publique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pour la petite histoire, rappelons que c’est en 1997 que l’artiste sénégalais Baaba Maal a été désigné citoyen d’honneur de Labé par les autorités communales de l’époque. Cette décision du conseil communal qui avait été annoncée publiquement par Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO, assurant au moment des faits, l’intérim du député-maire feu Saïdou Maléah Diallo, alors en session parlementaire à l’Assemblée Nationale, faisait suite à une prestation de Baaba Maal à l’Amphithéâtre du Centre de Formation Professionnelle (CFP), sur initiative de Chérif Haïdara, à l’époque promoteur culturel, actuellement à la présidence de la République.

Chérif Haïdara avait fait venir Baaba Maal à Labé à cause de son amitié avec feu Siradiou Diallo, Secrétaire Général du Parti du Renouveau et du Progrès (PRP). Hadja Fatoumata Maréla Baldé, du comité national des femmes du PRP (aujourd’hui à l’UFDG), l’honorable feu Saïdou Maléah Diallo, alors député-maire de Labé et Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO qui occupait les fonctions de Secrétaire administratif du parti de Siradiou Diallo à Labé ont servi de couvertures sociale et politique pour la réussite de l’évènement culturel. Sachant que le promoteur, lui aussi, n’avait pas lésiné sur les moyens.

Pour matérialiser donc la distinction honorifique qui faisait de Baaba Maal citoyen d’honneur de la ville de Labé, le conseil communal a décidé de lui offrir un terrain à usage d’habitation à Donghol, un quartier de la périphérie. Par la suite, l’heureux bénéficiaire a annoncé un projet de construction d’un studio d’enregistrement pour aider les artistes de la région à s’épanouir dans leurs activités professionnelles.

C’est au moment où il cherchait à mettre en valeur son domaine que des fanatiques de la religion islamique ont usé de tous les stratagèmes pour empêcher la réalisation de ce projet à Labé. Baaba Maal ayant alors tourné le dos, des pressions sociales ont commencé de la part de personnes suspectées de vouloir brader la parcelle pour des intérêts égoïstes.

Ce débat s’est même invité récemment sur les antennes de certaines radios privées locales. C’est dans ce contexte que nous avons pris contact avec Chérif Haïdara de la Présidence de la République pour savoir sa position et celle de l’artiste sénégalais sur la question.

« Baaba Maal a décidé de restituer le terrain à la communauté de Donghol pour des fins d’utilité publique. Mais, nous n’accepterons pas que des gens y érigent des maisons d’habitation. Nous avons tous les papiers officiels qui attribuent le terrain à Baaba Maal. On est d’accord que l’on y construise une école, un poste de santé ou une maison des jeunes » a confié notre interlocuteur.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, notre source comptait transmettre le message de Baaba Maal aux autorités guinéennes à tous les niveaux. Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah recevra des consignes et des directives de sa hiérarchie dans les prochaines heures.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Renforcement des capacités de l’armée : plusieurs équipements remis à la 4ème région militaire

24 juillet 2019 à 16 04 46 07467

Le ministère de la défense nationale vient de doter la 4ème région militaire de N’zérékoré d’une importante quantité de matériels informatiques et de mobiliers de bureaux. La cérémonie de remise officielle de ces équipements a eu lieu ce mercredi, 24 juillet 2019, au dépôt central du Bataillon Spécial de Conakry, sis au Camp Alpha Yaya Diallo. Elle a connu la présence du Chef d’état-major général des armées, de la présidente de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, du conseiller politique du ministre de la défense nationale et de plusieurs officiers supérieurs de l’armée guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Général de brigade Georges Sy, vice-président du comité technique sectoriel de défense,
Général de brigade Georges Sy, vice-président du comité technique sectoriel de défense

Dans son discours de Bienvenue, Georges Sy, Général de brigade et vice-président du comité technique sectoriel de défense, a indiqué que cette remise de matériels et mobiliers s’inscrit dans le cadre de la poursuite des activités de la « Stratégie Nationale d’Actions Prioritaires (SNAP) du secteur défense au compte de l’axe 2 : renforcement des capacités opérationnelles des armées et violet 2 : renforcement des bureaux et sites de travail des armées en équipements techniques, informatiques et en mobiliers de bureaux ».

Depuis 2016, rappelle-t-il, « le gouvernement guinéen, à travers le Budget National de Développement (BND), met à la disposition du ministère de la défense nationale, des moyens financiers pour la réalisation des activités planifiées dans la SNAP. C’est dans ce cadre que les unités des forces armées guinéennes vont bénéficier de ces équipements techniques, informatiques et mobiliers de bureau à travers la direction générale de l’intendance militaire des armées », a-t-il dit.

Par ailleurs, le vice-président du comité technique sectoriel de défense a précisé que « ces équipements sont destinés aux unités de l’armée de terre et de l’armée de l’air basées à la 4ème région militaire de N’zérékoré. L’acquisition de ces matériels permettra non seulement de renforcer leurs capacités opérationnelles, mais aussi d’améliorer les conditions de travail de toutes ces unités bénéficiaires de la 4ème région militaire », a-t-il souligné, invitant les bénéficiaires à en faire bon usage.

Colonel Facinet Camara, intendant adjoint des forces armées guinéennes
Colonel Facinet Camara, intendant adjoint des forces armées guinéennes

De son côté, le Colonel Facinet Camara, intendant adjoint des forces armées guinéennes, a dit que ces matériels, composés de mobiliers de bureaux et de matériels informatiques, visent à renforcer les capacités opérationnelles des bénéficiaires et créer des conditions de travail favorables à ces personnels implantés dans la 4ème région militaire de N’zérékoré. « Il s’agit de 3 bureaux directeurs, de 33 fauteuils hauts dossiers, de 73 ordinateurs de bureaux HP13, de 57 imprimantes HP multifonctions, de 15 photocopieuses Canon grand modèle, de 21 réfrigérateurs petit modèle, 22 coffre-fort taille moyenne, 24 écrans plats de 23 pouces, 2 vidéoprojecteurs, 2 tableaux-blancs nattes pour VP, 11 bureaux avec retour et un caisson 18 sur 190, 131 fauteuils bas-dossiers, 153 chaises visiteurs, 3 salons complets, 15 fauteuils de réunion, 35 bureaux simples : dimensions 160 sur 80 et 150 armoires métalliques », a-t-il cité.

Général du corps d’armée Namory Traoré, Chef d’état-major général des armées
Général du corps d’armée Namory Traoré, Chef d’état-major général des armées

Pour sa part, le Chef d’état-major général des armées, Général du corps d’armée Namory Traoré, s’est réjoui de la remise de ces matériels à la 4ème région militaire. L’officier souhaite que les autres régions militaires puissent aussi en bénéficier. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de satisfaction qui m’anime. Car, dans le cadre de la réforme du secteur de défense et de sécurité, l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires constitue l’une des priorités de l’état-major des armées. Si aujourd’hui nous assistons à la remise de certains équipements au profit de la 4èmerégion militaire, je pense très bien que ça ne sera pas la dernière.

Dans le plan d’actions SNAP, je crois qu’après la 4ème région militaire, toutes les autres unités seront prises en compte, toujours dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. C’est le lieu de remercier très sincèrement monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé, chef des armées, pour tous les efforts consentis auprès des forces de défense et de sécurité dans le cadre de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, sans oublier les partenaires qui nous accompagnent. J’invite l’état-major de l’armée de terre et de l’air à bien utiliser ces équipements. Parce que les conditions dans lesquelles nous évoluons, quand on a déjà un matériel, il faut bien l’entretenir et le gérer », a-t-il exhorté.

Dr Djeliman Osman Kouyaté

S’exprimant au nom du ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et ministre de la défense nationale dont il est le conseiller politique, Dr Djeliman Osman Kouyaté a rappelé qu’il y a près de 10 ans, « le chef de l’Etat, dans son discours d’investiture, faisait de la réforme des services de sécurité, l’axe de priorité de son programme de société. Il a instruit en même temps de mettre en place une stratégie de réforme du secteur de sécurité. Un plan d’approche a été mis en place, comprenant trois étapes. La première étape portait sous la conception d’une stratégie de mise en œuvre d’une réforme du secteur de sécurité.

La deuxième étape portait sur l’élaboration de l’ensemble des documents cadre de la réforme du secteur de sécurité. Tous ces documents, aujourd’hui sont élaborés et mis à la disposition des structures que vous représentez. La troisième étape de cette réforme porte sur l’opérationnalisation, autrement dit la mise en œuvre de l’ensemble des activités identifiées dans le cadre du processus de la réforme. (…) Le ministre à l’espoir que l’appui des partenaires va continuer, qu’il y aura une poursuite d’équipements s’inscrivant dans le renforcement des autres zones militaires. Nous avons aussi la certitude que les unités qui vont tout à l’heure bénéficier de ces équipements, sauront les utiliser à bon escient », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Enseignement du N’Ko à l’école : « ce serait un recul pour le peuple de Guinée »

23 juillet 2019 à 15 03 56 07567

Aguibou Sow, membre de l’Association Guinéenne pour la Promotion de l’Ecriture et de la Lecture en Langue Nationale (AGUIPELN), n’est pas du tout d’accord avec la proposition de loi faite par un député de la mouvance présidentielle, relative à l’enseignement de l’alphabet N’Ko à l’école. Ce promoteur des langues nationales guinéennes estime que cet alphabet a un caractère communautariste et que son enseignement à l’école pourrait être un facteur de division. Il l’a dit à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée hier, lundi 22 juillet 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors de la dernière session des lois de l’Assemblée nationale, le député du RPG Arc-en-ciel, Sékouba Konaté, a introduit une proposition de loi qui voudrait que le parlement autorise l’enseignement de l’alphabet N’Ko dans les écoles du pays. Mais, l’examen de cette proposition a été reporté à la prochaine session parlementaire. Mais déjà, des voix commencent à s’élever pour déconseiller les députés d’approuver la proposition. C’est le cas d’Aguibou Sow, un fervent promoteur des langues nationales.

Aguibou Sow

Pour lui, il faut plutôt privilégier la graphie latine qui sera plus facile à enseigner et qui pourra être un facteur d’unité. « Aujourd’hui, revenir à enseigner un système d’écriture dans le système éducatif guinéen serait un recul pour le peuple de Guinée. Surtout lorsque nous visons à aller vers un grand ensemble. Donc, je dirai que pour un facteur d’unité, et dans le cas du respect même de la constitution qui, en son article 1er dit que la Guinée est une et indivisible, on n’a pas intérêt à aller vers une graphie communautariste. On a intérêt à aller vers un ensemble. Cet ensemble-là, c’est qu’il faut privilégier la graphie latine qui pourrait peut-être permettre aux guinéens de se lire.

La graphie est valable pour toutes les langues. Un peul de Guinée doit être forcément lu par un peul du Niger et un peul du Cameroun. Le Maninka de Guinée doit être forcément lu par un Dioula de la Côte d’Ivoire ou du Burkina Faso ou un Bambara du Mali. Il faut que les députés guinéens se disent qu’il est temps de ne pas aller vers la division. Il est temps d’aller vers une Guinée unie et une Guinée ouverte à l’étranger. Donc, ce qui pourrait amener la Guinée à ces deux ensemble-là, c’est la graphie latine, », a dit ce membre de AGUIPELN.

Il précise que la graphie latine, « c’est les caractères latins harmonisés. Le A c’est comme le A français, le B est comme le B français. Le français n’ayant pas certains sons dans nos langues, il faut juste mettre un rétroflexe », préconise Aguibou Barry.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 622 07 93 59

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Armes de guerre pour les Gendarmes guinéens : voici les précisions du ministère de la Défense

10 juillet 2019 à 18 06 29 07297

Comme on le sait, le mardi 25 juin 2019, l’Assemblée nationale a voté une loi autorisant les Gendarmes guinéens à user des armes de guerre. A la suite des ONGs de défense des droits humains, les députés de l’opposition avaient alors dénoncé « une loi dangereuse ». Mais, leurs collègues du pouvoir avaient justifié l’adoption de ce texte par des « dangers » auxquels sont exposés les agents de sécurité dans leurs opérations.

Aujourd’hui, c’est le ministère de la Défense nationale qui réagit par un communiqué :

La loi récemment adoptée par l »Assemblée nationale est similaire aux textes qui régissent l’usage des armes par la gendarmerie en France et dans de nombreuses grandes démocraties.

Cette loi propose deux notions très importantes :

  • absolue nécessité : aucun autre moyen de faire cesser la menace (droit à la vie = valeur fondamentale dans une démocratie)
  • proportionnalité : riposte conditionnée à la gravité de la menace ou de l’atteinte

a) Il s’agit du cas de la légitime défense de soi-même ou d’autrui (déjà appliquée dans les forces de sécurité en Guinée et partout dans le monde)

b) Il s’agit ici de la préservation des intérêts majeurs et des personnes (exemple des attaques des gendarmeries ou des commissariats pour lyncher une personne détenue)

c) Il ne s’agit pas de la simple évasion mais de personnes dangereuses qui pourraient commettre des exactions graves pour faciliter leur fuite

d) Il ne s’agit pas du simple délit de fuite mais par exemple des individus qui viennent de commettre un crime ou un délit grave (vol à main armée, homicide…) et qui dans leur fuite pourraient créer un grave danger pour la sécurité des personnes

e) Il s’agit notamment des cas de terrorisme (dans le cas où les terroristes ont déjà tué plusieurs personnes et si lorsque les forces de l’ordre interviennent la tuerie a cessé, il n’y a pas légalement le droit de les neutraliser. Il faut attendre qu’ils s’en prennent de nouveau aux personnes). Cet article permet d’intervenir immédiatement pour éviter une réitération et de nouvelles victimes.

A noter que tous les gendarmes seront formés à l’application de ce nouveau texte. Une instruction a été préparée par le Haut Commandement de la gendarmerie/Direction de la justice militaire en ce sens pour bien expliciter aux gendarmes les différents cas dans lesquels l’ouverture du feu est autorisée.

Contrairement à ce qu’avancent certaines ONGs dans les médias, cette loi encadre l’usage des armes et donc protège les citoyens.

Le maintien de l’ordre public est encadré par la loi 009 de 2015.

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Assemblée nationale : l’UFDG dit avoir empêché le passage de deux mauvaises lois

6 juillet 2019 à 18 06 01 07017

Au lendemain de la clôture de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’UFDG a tenu à faire des travaux à ses militants. C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 06 juillet 2019. Dans son compte rendu, Kalémodou Yansané, un des députés du principal parti d’opposition du pays, a annoncé que son camp a empêché le vote de deux lois qui étaient mauvaises pour l’opposition guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Devant les militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée massivement mobilisés au siège de la formation politique, Kalémodou Yansané a indiqué que durant les trois mois qu’a duré cette session parlementaire, les députés ont examiné une quarantaine de textes relatifs à des des projets et propositions de lois, conventions, accords, dons, prêts (…)

« Les lois les plus importantes que nous venons de voter concernent notamment la parité entre l’homme et la femme. Désormais, si vous prenez un homme, vous devrez prendre à côté une femme. On doit désormais fonctionner en couple et en pair », a annoncé le député de l’UFDG. Il ajoute que son camp s’est opposé cependant à certains textes soumis au Parlement. C’est notamment le projet de loi autorisant les gendarmes à tirer sur toute personne supposée représenter un danger.

Mais, souligne-t-il, malgré l’opposition des élus de l’UFDG, le texte a été adopté à la majorité simple. « Le dossier important qui a été examiné concerne le port d’armes par la gendarmerie nationale. C’est normal, un gendarme doit être armé. On dit gendarme, un homme qui a l’arme. La loi qui a été présentée à l’Assemblée donne le pouvoir, l’autorisation à un gendarme en service de tirer sur quiconque qui se trouverait en fuite ; quiconque qu’il estime être un danger public (…)

Donc cette loi donne le pouvoir aux militaires, aux gendarmes de faire usage de leurs armes à feu. Nous avons dit que nous ne sommes pas contre, mais il faut qu’une autre loi, un article soit pris dans la même loi, précisant que lorsqu’un militaire, un gendarme soulard utilise de façon délibérée une arme contre un citoyen paisible, qui n’est pas agressif, pour lui ôter la vie, que la loi sanctionne ce militaire. Et comme cette disposition n’a pas été prise par la loi, l’opposition a voté contre. Donc nous sommes contre cette loi », a-t-il expliqué aux militants.

Kalémodou Yansané indique que l’opposition a réussi par contre, à empêcher le passage de deux textes qui lui était totalement défavorable. Une raison qui justifie, selon lui, la présence des députés de l’UFDG à l’Assemblée nationale, malgré l’expiration de leur mandat. « Si on n’était pas restés à l’hémicycle, deux lois importantes étaient préparées contre nous. La première, c’était de modifier le code électoral pour que les chefs des quartiers, que les partis doivent désormais désigner, soient nommés purement et simplement par les maires. Nous avons dit non. Cette loi n’est pas passée (…)

La deuxième loi concernait la CENI : ils ont voulu diminuer les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays pour que la CENI soit gérée à l’intérieur du pays par les préfets, les sous-préfets, et les fonctionnaires de l’administration. Cette loi aussi n’est pas passée parce que nous étions là. Donc, tant qu’ils sont à l’Assemblée, nous sommes là aussi. Tant qu’ils (les députés de la mouvance) ne quittent pas, nous aussi on ne quitte pas », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo et Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Guinée : jusqu’à un an de prison contre les auteurs de nuisances sonores (avec de la musique et autres)

5 juillet 2019 à 7 07 58 07587
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Initié par le ministère de l’Environnement et transmis à l’Assemblée nationale, le nouveau code de l’environnement en République de Guinée a été adopté hier, jeudi 04 juillet 2019, à l’unanimité des députés présents à l’hémicycle. Ce nouveau code prévoit jusqu’à un an d’emprisonnement et une amende de 10 millions de francs guinéens (en cas de récidive) contre les auteurs de nuisances sonores susceptibles de constituer des désagréments excessifs pour le voisinage et de porter atteinte à l’environnement, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’Assemblée nationale.

Le nouveau code de l’environnement qui a été adopté ce jeudi par les députés s’articule autour de 9 titres, 26 chapitres et 212 articles. Et, c’est le titre 8 qui prévoit la « répression des infractions et pénalités » à l’endroit des personnes physiques et morales qui iront à l’encontre des dispositions du présent code.

En son article 202, ce nouveau code qui a bénéficié du vote favorable des députés prévoit des sanctions pénales à l’encontre des auteurs de nuisances sonores. Une mesure disciplinaire qui consiste à préserver la quiétude des paisibles citoyens et discipliner ceux qui font des « tapages » avec de la musique dans les quartiers.

« Est puni d’un emprisonnement de 15 jours à trois mois et d’une amende de 500 mille à 5 millions de francs guinéens quiconque, sans l’autorisation préalable de l’autorité compétente, se serait livré aux émissions de bruit, perturbation du calme, nuisances olfactives ou de rayonnement lumineux, susceptibles de nuire à la santé de l’homme, de constituer des désagréments excessifs pour le voisinage et de porter atteinte à l’environnement. En cas de récidive, outre l’amende qui est portée au double, une peine d’emprisonnement de trois mois à un an pourra être prononcée et les engins, appareils et tout objet ayant servi à commettre l’infraction sont saisis au profit de l’Etat », a annoncé Docteur Alpha Mamadou Baldé dans sa lecture du rapport de la commission environnement de l’Assemblée nationale sur le projet de loi portant nouveau code de l’environnement.

L’adoption de cette loi intervient à un moment où certains guinéens ont fait des tapages nocturnes leur sport favori dans les quartiers de Conakry. De jour comme de nuit, avec des appareils sonores puissants, ils mettent de la musique forte dans leurs concessions de manière à déranger tout le quartier.

Avec une indiscipline notoire, d’autres occupent les espaces libres des quartiers, voire même les artères publiques, pour danser toute la nuit au rythme de sonorités qui perturbent le sommeil des voisins. Et, tout ça se passe au vu et su des autorités.

A noter que le nouveau code qui vient d’être adopté au parlement ne vient pas combler un vide juridique. Car, le code de l’environnement actuellement en vigueur en Guinée prévoit une sanction pénale de 5 mille à 50 mille francs guinéens contre les auteurs de nuisances sonores. Une disposition qui souffre d’un manque d’application manifeste sur le terrain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : les femmes parlementaires demandent l’appui du gouvernement pour traquer les violeurs

4 juillet 2019 à 15 03 41 07417
Honorable Hadja Aïssata Daffé

Alors que les violences basées sur le genre, notamment les cas de viol font légion actuellement à Conakry et à l’intérieur du pays, le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) prend position et demande au gouvernement d’appuyer la COFFIG et le REFAMP pour traquer les violeurs et les conduire devant la justice. Les députées se sont exprimées dans une déclaration rendue publique ce jeudi, 04 juillet 2019, à l’occasion de la plénière de l’Assemblée nationale, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont au parlement.

C’est l’Honorable Hadja Aïssata Daffé qui a fait lecture de ce rapport d’une page qui exprime d’une part les inquiétudes et l’indignation des femmes parlementaires face aux violences physiques, notamment les cas de viol dont les files et les femmes sont victimes à travers le pays ; et, d’autre part, la volonté de ces dames députées à lutter contre ces mauvaises pratiques qui portent atteinte à la dignité et à l’honneur de la femme guinéenne.

« Considérant qu’il est urgent de faire en sorte que les femmes, les filles et les enfants bénéficient des droits et principes consacrant l’égalité, la sécurité, la liberté, l’intégrité et la dignité de tous les êtres humains ; considérant que ces droits et principes sont consacrés par un certain nombre d’instruments juridiques internationaux… ; considérant que les mouvements et associations de femmes ont contribué à attirer l’attention sur la nature, la gravité et l’ampleur du problème de la violence à l’égard des filles/femmes ; le forum des femmes parlementaires constatent la recrudescence dans notre pays de la violence physique, sexuelle et psychologique au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer… Les femmes et les enfants ont du mal à s’assurer de l’égalité juridique, sociale et économique dans la société, en raison notamment de la persistance et du caractère endémique de la violence, en particulier le viol des fillettes et des bébés dans notre pays », a indiqué Hadja Aïssata Daffé.

Pour lutter efficacement, voire éradiquer ces violences dont sont victimes, les filles et femmes de Guinée, le forum des femmes parlementaires sollicite l’appui du gouvernement pour traquer et traduire les violeurs en justice.

« Le forum des femmes parlementaires condamne les violences faites aux filles/femmes, soutient solennellement le REFAMP et la COFFIG pour son combat sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes ; et, demande au gouvernement d’appuyer cette coalition afin de permettre d’apporter l’offre de service (médical, social, psychologique, juridique) aux victimes et traquer les violeurs devant la justice », a conclu Hadja Aïssata Daffé.

Mamadou Baïlo Keïta et Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Guinée : une nouvelle loi pourrait protéger les membres de la police contre toute éventuelle poursuite en justice

4 juillet 2019 à 11 11 58 07587

Ce texte fournit des directives inadéquates sur le recours à la force létale. Le président guinéen ne devrait pas mettre en application une loi nouvelle qui donne aux gendarmes le pouvoir discrétionnaire de décider de recourir aux armes à feu et pourrait les mettre à l’abri de toute éventuelle poursuite en justice pour meurtre illégal, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Amnesty International. Les forces de sécurité guinéennes sont réputées pour utiliser une force excessive lorsqu’elles répondent à des manifestations de rue, qui sont elles-mêmes souvent violentes.

L’Assemblée nationale de Guinée a adopté le 25 juin 2019 un projet de loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie. Cette loi établit plusieurs justifications de l’usage de la force – notamment pour défendre des positions occupées par les gendarmes – sans souligner clairement que les armes à feu ne peuvent être utilisées que lorsqu’existe une menace de mort ou de grave blessure. La note explicative qui accompagne la loi souligne également la nécessité de protéger les gendarmes qui ont recours à la force contre des poursuites en justice revanchardes, ce qui suscite des inquiétudes sur la possibilité que la loi puisse être invoquée pour empêcher la supervision des responsables de l’application des lois par le système judiciaire. 

« Alors que la tension politique monte à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, la dernière chose dont la Guinée a besoin est une loi aux termes vagues qui semble donner aux gendarmes le pouvoir discrétionnaire de décider de recourir à la force létale », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch.

« Le président Alpha Condé devrait inviter l’Assemblée nationale à réviser cette loi, afin de la mettre en conformité avec les obligations de la Guinée aux termes du droit international et du droit africain en matière de droits humains. »

La Guinée a connu ces dernières années de violentes manifestations de rue et de fréquents affrontements entre manifestants et membres des forces de sécurité. De nouvelles manifestations sont probables plus tard cette année si, comme de nombreuses organisations guinéennes le prédisent, le président Condé cherche à amender la constitution pour briguer un troisième mandat. 

Aladji Cellou Camara, Directeur de l’information et des relations des armées guinéennes, a affirmé à Human Rights Watch que la nouvelle loi était nécessaire pour fournir davantage de directives sur les circonstances dans lesquelles les gendarmes sont habilités à recourir à la force, en particulier compte tenu de la menace croissante de terrorisme à laquelle la Guinée est confrontée. La notice explicative qui accompagne la loi fait référence au terrorisme, mais souligne également que les forces de sécurité connaissent depuis un certain temps des moments « marqués par des interventions intenses et répétées sans précédent », allusion apparente aux manifestations de rue. 

Camara a précisé que la loi n’était pas destinée à remplacer la loi guinéenne de 2015 sur le maintien de l’ordre public, qui comporte des directives sur le recours à la force par les forces de sécurité lorsqu’elles répondent à des manifestations. Mais quoique la loi nouvelle et la loi de 2015 stipulent toutes deux que la force ne doit être utilisée que lorsque c’est nécessaire et qu’elle doit être proportionnée, elles ne limitent pas explicitement le recours aux armes à feu aux cas où existent des menaces imminentes de mort ou de grave blessure. Ceci soulève une inquiétude : que d’autres objectifs, tels que disperser une manifestation non autorisée, puisse justifier le recours à la force létale.

Les normes internationales en matière de droits humains stipulent que les armes à feu ne devraient jamais être utilisées pour simplement disperser un rassemblement. Si le recours à la force pour disperser des manifestations violentes est inévitable, par exemple pour protéger des agents chargés de l’application des lois, des participants ou des badauds contre des violences, les forces de sécurité doivent seulement recourir à la dose de force minimale nécessaire pour maintenir la situation sous contrôle.

Elles doivent s’appuyer sur une utilisation proportionnée d’armes moins létales, telles que les bâtons et d’autres types d’équipement de contrôle des foules. L’usage intentionnel et létal d’armes à feu ne peut avoir lieu que lorsque c’est strictement inévitable afin de protéger des vies.

Camara a affirmé que, quel que soit le cadre juridique, les agents de police et les gendarmes ne sont jamais armés lorsqu’ils assurent la canalisation de manifestations de rue. « Si je voyais un gendarme avec une arme à feu, j’interviendrais immédiatement », a affirmé en avril 2018 à Human Rights Watch le général Ibrahima Baldé, chef de la gendarmerie.

Cependant, la Guinée a une longue habitude d’utilisation excessive des armes à feu par les forces de sécurité lors de confrontations avec des manifestants. De nombreux manifestants, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité, ont été tués, la plupart par des tirs d’armes à feu, au cours de la dernière décennie. Des dizaines de manifestants et deux agents chargés de l’application des lois ont été tués en 2012-2013, à l’approche d’élections législatives. Au moins 12 personnes ont été tuées, dont 6 par des tirs d’armes à feu, et de nombreuses autres ont été blessées, à l’approche et à la suite de l’élection présidentielle de 2015. Au moins 21 personnes sont mortes lors de manifestations en 2018, dont au moins 12 auraient été victimes de tirs mortels de la part des forces de sécurité d’une part, et un agent de police et un gendarme tués par des manifestants d’autre part.

En outre, si la Guinée connaît un nouveau cycle de manifestations violentes au cours des mois qui viennent, le gouvernement pourrait les qualifier de menace à la sécurité publique exigeant une réponse énergique de la part des forces de l’ordre. Les responsables guinéens de la sécurité ont souvent affirmé à Human Rights Watch et à Amnesty International que les manifestations de 2018 n’étaient pas des mouvements de protestation de rue mais de la « violence urbaine. » En novembre 2018, suite à une vague de manifestations publiques violentes, le gouvernement guinéen a déployé des unités de l’armée en certains points névralgiques de Conakry, la capitale.

La note explicative de la nouvelle loi affirme que celle-ci est nécessaire pour « protéger [les gendarmes] à l’occasion des procédures pénales » qui ne sont qu’un effort visant à « se venger de l’autorité publique. »  Mais cette affirmation ignore le fait que la Guinée a rarement engagé des poursuites contre des membres des forces de sécurité pour usage excessif de la force.

Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté des dizaines de tirs d’armes à feu présumés mortels par les forces de sécurité depuis 2010. Mais la condamnation en février d’un capitaine de police pour le meurtre en 2016 d’un manifestant a marqué la première fois depuis 2010 qu’un membre des forces de sécurité était traduit en justice pour avoir tué un manifestant par balles.

Pour refléter les principes établis en matière de droits humains, tels que les Directives pour le contrôle des rassemblements par les responsables de l’application des lois en Afrique et les Principes de base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, les lois devraient stipuler clairement que les forces de sécurité ne doivent utiliser des armes à feu que dans les cas où existe un risque imminent de mort ou de grave blessure d’une personne, ou pour empêcher la commission d’un grave crime impliquant une grave menace vitale, et seulement quand des mesures moins extrêmes seraient insuffisantes pour atteindre ces objectifs. Les lois devraient également contenir des exigences claires d’information et de responsabilité, afin d’assurer que tout incident lors duquel une force excessive a été utilisée, ainsi que l’agent soupçonné d’y avoir recouru, fassent l’objet d’une procédure en justice et d’un procès équitable.

Human Rights Watch et Amnesty International ont appelé à plusieurs reprises à la création de mécanismes de contrôle adéquats, tels qu’une cellule spéciale de magistrats, afin d’enquêter de manière plus efficace sur le comportement des forces de sécurité lors de manifestations.

« Alors qu’approche l’élection présidentielle de 2020, ce n’est pas le moment d’affaiblir les règles d’opération des forces de sécurité », a déclaré Francois Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Le gouvernement guinéen devrait plutôt renforcer sa capacité à enquêter effectivement sur les allégations de mauvais comportements de la part de membres de ses forces de sécurité et à poursuivre leurs auteurs en justice. »

Communiqué transmis par Amnesty International

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