Elections législatives : Abdoulaye Kourouma vise la place de Cellou Dalein

9 janvier 2020 à 10 10 37 01371

Abdoulaye Kourouma

En lice pour les élections législatives du 16 février 2020, le Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD) vise gros. La formation politique veut profiter de l’absence des grands partis d’opposition pour rafler le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale après le parti au pouvoir. Ce qui permettrait à son leader de devenir le chef de file de l’opposition guinéenne. C’est Abdoulaye Kourouma lui-même qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec des journalistes de Guineematin.com, le mercredi 08 janvier 2020.

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Présentation des vœux à Alpha Condé : Cellou Dalein n’ira pas à Sékhoutouréya

8 janvier 2020 à 20 08 40 01401

Alpha Condé recevant Cellou Dalein Diallo à la présidence de la République, le 1er septembre 2016

Dans un communiqué publié dans la soirée de ce mercredi, 8 janvier 2020, le protocole d’Etat a invité plusieurs personnalités à la cérémonie officielle de présentation des vœux au chef de l’Etat. Mais, contrairement aux principes protocolaires, le chef de file de l’opposition guinéenne n’a pas été convié.

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Parlement, législatives, nouvelle constitution… Pépé Toupou dit tout à Guineematin

7 janvier 2020 à 7 07 41 01411

Pépé Toupou, député uninominal de Macenta, 1er-vice président de la commission Aménagement du Territoire et des Transports

Alors que la Guinée s’achemine vers les élections législatives du 16 février 2020, que l’opposition boycotte et compte empêcher, l’heure est au bilan dans de nombreux secteurs. Avant le renouvellement de l’Assemblée nationale, les députés jettent le regard sur le rétroviseur pour faire le bilan des cinq années passées à l’hémicycle. C’est dans cette dynamique qu’un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Pépé Toupou, député uninominal de Macenta et premier-vice président de la commission Aménagement du Territoire et des Transports.

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Deen Touré sur les législatives : « je ne suis candidat ni sur la liste du RPG, ni sur celle de l’UFR »

27 décembre 2019 à 13 01 03 120312

Ces derniers temps, une rumeur a circulé à Conakry, faisant état d’une candidature de l’honorable Dr Ibrahima Deen Touré, vice-président de l’UFR et président du groupe parlementaire Alliance républicaine, au compte du RPG Arc-en-ciel. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, l’intéressé a démenti catégoriquement cette rumeur.

Il se dit étonné d’apprendre, à travers les réseaux sociaux, qu’il est inscrit sur la liste de candidature du parti au pouvoir pour le scrutin des listes nationales à la représentation proportionnelle. « Je ne suis candidat ni sur la liste du RPG, ni sur la liste de l’UFR ». Toutefois, Dr Deen Touré ne ferme pas la porte à un retour au parlement pour un second mandat. Il indique qu’il pourrait probablement se porter candidat sur une autre liste.

A rappeler que Dr Ibrahima Deen Touré n’est plus en odeur de sainteté avec le président de l’UFR, dont il était le conseiller principal. Ne partageant plus la même ligne politique que Sidya Touré, le député a pris ses distances avec l’Union des Forces Républicaines, dont il dirigeait le groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628 08 98 45

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Bilan de l’Assemblée nationale : la députée de Dalaba à Guineematin

25 décembre 2019 à 12 12 28 122812

Honorable Hadja Hawa Binta Diallo, députée uninominale de Dalaba

L’Assemblée nationale guinéenne, dirigée par Claude Kory Kondiano, a bouclé hier, mardi 24 décembre 2019, les travaux de la session qui devrait mettre fin à son mandat, si en tout cas les élections législatives arrivaient à se tenir le 16 février 2020. A cette occasion, certains députés se sont exprimés au micro d’un journaliste de Guineematin.com, sur le bilan des 6 ans qu’ils ont eu à passer au parlement. Un bilan assez mitigé, selon l’honorable Hadja Hawa Binta Diallo, députée uninominale de Dalaba.

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Parlement : le discours de fin de mandat du Chef des libéraux, Dr. Fodé Oussou Fofana

25 décembre 2019 à 9 09 42 124212

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Le 23 décembre 2019, alors qu’il était question de procéder à l’explication de vote après les débats pour les textes portant sur le volet dépenses, le rapport final de la loi de finances initiale 2020, l’accord-cadre EDG-TOPAZ et la loi d’habilitation, les Présidents des trois groupes parlementaires, dans un ton conciliant, voire pathétique, ont mis l’occasion à profit, pour magnifier l’esprit de collaboration qui a existé entre les différentes familles politiques au parlement.

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Véritable pagaille à l’Assemblée nationale : les députés de l’opposition réclament leurs primes bloquées

24 décembre 2019 à 12 12 03 120312

Une scène aussi folle qu’hilarante s’est produite ce mardi, 24 décembre 2019, à l’Assemblée nationale guinéenne. Alors que les députés étaient réunis pour clôturer leur session budgétaire, dont les travaux se sont achevés hier, les élus de l’opposition se sont levés pour réclamer leurs primes « bloquées» par le président du Parlement. Ils ont obligé Claude Kory Kondiano à suspendre la cérémonie de clôture, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout était prêt pour procéder à la cérémonie de clôture de cette session, la dernière peut-être pour cette législature, puisque le pays s’apprête à aller à de nouvelles élections législatives. Les députés, le représentant du président de la République, les représentants du gouvernement, les diplomates accrédités en Guinée, tous étaient présents à l’hémicycle. Sans savoir ce qui l’attendait, le président de l’Assemblée nationale a ouvert la cérémonie, qui devait être marquée par le discours du représentant du chef de l’Etat et celui du chef du Parlement.

Et juste après, les députés de l’opposition se sont levés pour exprimer leur colère. Ils ont semé une véritable pagaille dans la salle pour réclamer leurs primes : de logement, de voyage, de carburant… pour le dernier trimestre, qui seraient bloquées par le président de l’Assemblée nationale. Des primes qui s’élèvent à hauteur d’environ 1 milliards 200 millions de francs guinéens, selon les élus de l’UFDG et certains de l’UFR.

Après un brouhaha qui a duré plusieurs minutes, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a été obligé de suspendre la cérémonie pour se retirer de l’hémicycle. En attendant son retour dans la salle, les députés protestataires assurent qu’il n’y aura pas de cérémonie de clôture tant qu’ils ne vont pas rentrer en possession de leur argent.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Législatives à Lélouma : Thierno Souleymane Obama confirmé candidat de l’UPR

21 décembre 2019 à 19 07 09 120912

L’ancien membre du bureau exécutif national de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Thierno Souleymane Diallo dit Obama a été confirmé ce samedi, 21 décembre 2019, candidat à l’uninominal de Lélouma, sous la bannière de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) du ministre d’Etat Elhadj Ousmane Bah, conseiller à la Présidence de la République, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

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Convention nationale du RPG-AEC : Kory Kondiano « en parfait accord » avec Alpha Condé

19 décembre 2019 à 14 02 49 124912

Comme annoncé précédemment, le RPG Arc-en-ciel a ouvert ce jeudi, 19 décembre 2019, une convention nationale pour désigner ses candidats aux élections législatives du 16 février 2020. C’est le président de la République qui a procédé à l’ouverture officielle de la rencontre, qui se tient au siège du parti au pouvoir, à Conakry. A cette occasion, Alpha Condé a dit ses vérités aux responsables de la formation politique.

Il a indiqué notamment que les choix de candidats faits sur la base de la corruption et du copinage seront annulés et que les candidatures des jeunes et des femmes seront privilégiées. Des annonces saluées par le président de l’Assemblée nationale, qui a réagi au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Claude Kory Kondiano dit partager parfaitement la position du chef de l’Etat.

« L’orientation qu’a donnée le président de la République pour le choix des candidats et candidates est tout à fait celle que nous avons. Pour ma part, j’ai toujours souhaité qu’on féminise et qu’on rajeunisse l’Assemblée nationale. Je crois que cela nous permettra d’avoir une Assemblée représentative sur le plan africain et international. Vous savez qu’au Rwanda, les femmes sont largement majoritaires à l’Assemblée nationale et les hommes sont en minorité. En Guinée, nous cherchons à féminiser notre Assemblée nationale.

Cela étant dit, le choix des candidats sera fait sur des critères de sélection parce que c’est vrai, on ne doit pas choisir n’importe qui ou n’importe quoi. Après avoir servi six ans le peuple de Guinée à travers l’Assemblée nationale, je sais qu’il nous faut des hommes et femmes de qualité qui connaissent l’histoire de la Guinée, l’histoire du pays et les dossiers qu’ils doivent défendre à l’Assemblée nationale et dans l’intérêt supérieur du peuple. Donc, je suis en parfait accord de fond avec le président de la République quand il oriente les choix du parti sur les jeunes et les femmes », a-t-il dit.

Le numéro 2 guinéen en a profité pour adresser un message aux commissaires de l’opposition, qui ont décidé de se retirer du processus électoral pour protester contre des dysfonctionnements constatés dans sa conduite. « Par rapport à cette annonce de l’opposition de se retirer du processus électoral, je les invite de venir autour de la table. Le pays a besoin de tous ses enfants pour son développement. Nous devons tous travailler pour la paix et le développement de notre nation. Voilà ce à quoi nous les appelons et nous pensons que notre appel sera entendu par nos frères et sœurs de l’opposition ».

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kankan : les primaires du RPG de nouveau empêchées par des jeunes en colère

18 décembre 2019 à 17 05 51 125112

Le RPG Arc-en-ciel peine à trouver un candidat pour la députation uninominale dans son bastion de Kankan. Après une première perturbation hier, les élections primaires censées départager les candidats du parti au pouvoir ont été une nouvelle fois empêchées ce mercredi, 18 décembre 2019. Des jeunes réclamant un candidat jeune ont empêché la tenue du vote, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

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Fodé Oussou avertit : « il n’y aura pas d’élections dans ce pays si le fichier n’est pas propre »

14 décembre 2019 à 18 06 20 122012

L’espoir suscité par la reprise, la semaine dernière, du dialogue politique inter-guinéen n’aura été que de courte durée. Après seulement deux séances, l’opposition a décidé de suspendre sa participation aux travaux du comité de suivi. Une décision que Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a tenu à expliquer aux militants du parti à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi,14 décembre 2019.

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Pourquoi le député de Mali n’est pas candidat aux législatives ? Explications de Wora Diallo

13 décembre 2019 à 9 09 42 124212

Contrairement à la plupart de ses collègues, le député uninominal de Mali ne se présente pas un second mandat à l’Assemblée nationale. Alors que le débat fait rage au sein des partis politiques autour du choix des candidats, l’honorable Hamidou Wora Diallo a annoncé qu’il n’est pas candidat aux élections législatives du 16 février 2019. Au micro d’un correspondant de Guineematin.com à Labé, le parlementaire a expliqué les raisons qui ont motivé sa décision.

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Crise politique en Guinée : ce que Fodé Oussou a dit à Soglo et Jonathan

12 décembre 2019 à 14 02 11 121112

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La délégation internationale conduite par les anciens présidents du Nigeria, Goodluck Jonathan et du Bénin, Nicéphore Soglo, poursuit sa mission entamée il y a quelques jours en Guinée. Après avoir rencontré la mouvance et l’opposition, les membres de la délégation se sont rendus hier, mercredi 11 décembre 2019, à l’Assemblée nationale. Ils ont discuté avec le bureau du Parlement autour de la crise politique liée au projet de changement de la Constitution qui ouvrirait au président Alpha Condé la voie à un troisième mandat.

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Guinée : le Parlement adopte le nouveau de Code de l’enfant

4 décembre 2019 à 8 08 03 120312
image d’archive

Deux ans après son arrivée sur la table de l’Assemblée nationale, le nouveau Code de l’enfant a été adopté hier, mardi 03 décembre 2019, par les députés guinéens. Ce texte, qui est un amendement de l’ancien Code, vise à mieux protéger l’enfant guinéen par la transposition en droit interne des textes internationaux. Il apporte aussi des corrections sur les contradictions existant entre le droit guinéen et les recommandations des Nations Unies pour l’enfance, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Composé de 1040 articles repartis en 7 titres, le nouveau Code de l’enfant vient corriger des lacunes et incohérences de la législation guinéenne. Ce, en vue de mieux protéger l’enfant et lui créer un environnement favorable à son épanouissement. « Le présent Code vise à protéger l’enfant contre toutes les formes de violences et d’abus en fixant comme priorité la protection de l’enfant par la lutte contre les abus sexuels, l’exploitation sexuelle des enfants et la lutte contre la pédopornographie », explique l’honorable Mamady Kandé Soumaoro, président de la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le présent Code renferme des dispositions sévères contre toutes les personnes qui banalisent les droits de l’enfant. Il prévoit l’aggravation des peines prononcées pour toute infraction à la sexualité, à l’affichage ou à la diffusion des images et messages obscènes susceptibles d’être vus ou entendus par les enfants.

Mais, selon le député Mamady Kandé, « Ce présent Code ne suffit pas à lui seul pour assurer la protection de l’enfant. C’est pourquoi, les instruments juridiques internationaux de protection de l’enfance auxquels la Guinée est partie-Etat ont été également mis en œuvre dans le Code pénal et le Code civil », a-t-il souligné.

Président à la plénière du Parlement au cours de laquelle le texte a été adopté, le ministre d’Etat de la justice, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, a présenté l’actuel Code de l’enfant comme le complément indispensable du Code civil révisé.

« Il y a beaucoup de dispositions du Code civil, du Code pénal et du Code de procédure pénale qui sont reprises dans le Code de l’enfant. Et plusieurs passages de ces textes régissent la vie nationale. Ce Code est spécifique puisqu’il prend en compte l’ensemble de la situation des enfants en conflit avec la loi ».

A noter également que ce nouveau texte renferme d’importantes innovations. Il s’agit par exemple de la garde de l’enfant en cas de divorce ou de séparation de corps de ses parents, la généralisation de l’engagement des parents à respecter leurs devoirs à l’égard de l’enfant ou encore la création des tribunaux pour enfants.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Législatives de 2020 en Guinée : les stratégies de l’ADR

3 décembre 2019 à 12 12 15 121512
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Après la fixation de la date des élections législatives au 16 février 2020, les partis politiques sont à pied d’œuvre et affûtent leurs armes sur le terrain. La démarche vise à convaincre le maximum de citoyens pour espérer récolter leurs suffrages et faire partie de la future assemblée nationale. Le parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR), dirigé Alpha Oumar Taran Diallo, s’est inscrit dans cette dynamique.

Dans une interview accordée à un Guineematin.com hier lundi, 02 décembre 2019, monsieur Diallo est revenu sur les préparatifs de son parti pour les législatives, sur les villes dans lesquels son parti compte présenter des candidats et sur d’autres sujets brûlants.

Décryptage !

Guineematin.com : la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au 16 février 2020. Comment se prépare votre parti pour cette échéance ?

Alpha Oumar Taran Diallo : on est en train d’amplifier l’installation des démembrements sur le terrain. Actuellement, nous sommes en train de travailler dans la région de Boké pour la mise en place des démembrements, des fédérations et des sections. Pas plus tard qu’hier dimanche 1er décembre, j’étais encore dans la région de Boké et je suis rentré à Conakry vers minuit. Et, ce travail-là est en train de se faire à travers tout le pays. Le week-end prochain, on sera du côté de Kamsar, de Kolaboui et de Sangarédi. Le week-end d’après, on sera dans la région de Mamou.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions électorales du pays où vous entendez présenter un candidat ?

Alpha Oumar Taran Diallo : à l’uninominal nous avons déjà décidé de présenter un candidat à Dixinn, à Kaloum mais aussi un à Boffa et nous sommes en train de voir pour Boké. Les consultations continuent, nous allons voir partout où on peut présenter un candidat à l’uninominal et qu’on ait un résultat honorable. Ce qui est sûr, la liste nationale est d’ores déjà achevée. Nous estimons que d’ici le 18 décembre, on aura fini et on déposera la liste.

Guineematin.com : qui va conduire la liste nationale de l’ADR ?

Alpha Oumar Taran Diallo : c’est fort probable que c’est soit moi en tant que président du parti, mais les concertations continuent. Nous sommes en train de travailler à l’élaboration de la liste.

Guineematin.Com : c’est fort probable que ce soit vous. Quelle sera votre stratégie pour récolter un maximum de voix ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est la rencontre porte à porte. Nous sommes sur le terrain à travers le pays, nous allons rencontrer les citoyens pour leur expliquer notre vision et les différents axes de notre programme de société. Nous avons déjà élaboré certains supports, notamment les dépliants où il y a l’adresse du parti mais aussi la vision, les objectifs et les différents axes du programme. Donc, c’est ainsi que nous sommes en train d’aller à travers tout le pays. Nous rencontrons les différentes communautés de notre pays, les catégories d’âges et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : quelles sont vos chances de gagner dans les circonscriptions déjà ciblées ?

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est l’approche que nous utilisons. C’est la politique autrement, nous allons à la rencontre des citoyens sans tambour ni trompette ; discuter sereinement des préoccupations des citoyens et leur proposer des solutions qui répondent de façon adéquate à leurs attentes. Ce discours-là est accrocheur, nous sommes en train d’avoir beaucoup de jeunes et de femmes qui aspirent à un changement véritable et qui sont en train d’accepter d’adhérer au parti mais aussi de désigner des représentants qui pourraient être sur la liste afin qu’on travaille ensemble par rapport à ces législatives.

Guineematin.com : vous comptez faire des alliances pour ces élections législatives ?

Alpha Oumar Taran Diallo : ce n’est pas à exclure mais pour l’instant nous sommes en train de travailler dans le cadre strict de l’ADR. Certainement, il y aura des contacts qui vont certainement être noués, on va discuter avec ces responsables de partis, nous allons voir si c’est à l’uninominal ou comment on le fera. Tout compte fait, nous comptons présenter une liste au nom de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR).

Guineematin.com : avez-vous l’assurance que l’ADR fera partie de la prochaine assemblée nationale ?

Alpha Oumar Taran Diallo : nous y travaillons. Nous n’avons pas de doute quant à la pertinence du projet que nous présentons aux citoyens guinéens, au peuple de Guinée. Maintenant, le travail qu’on fera va faire en sorte que ce discours, le message là passe au près des électeurs et en cela nous sommes confiants. Nous pensons bien qu’on fera en sorte que l’ADR ait un score honorable et qu’on ait des représentants au niveau l’Assemblée nationale pour la pérennisation du parti.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des électeurs ?

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance démocratique pour le renouveau

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses, c’est de dire à nos concitoyens de ne pas être des prestataires de service. Qu’est-ce qu’on appelle prestataire de service ? C’est qu’il y a des partis politiques qui ont des moyens, ils peuvent venir donner de l’argent, acheter les consciences des gens et après, ils n’ont pas de comptes à rendre. Quand tu as monnayé ta voix, tu n’as pas le droit de regard sur ce que fera l’élu. C’est ce qui nous arrive souvent. Alors que si tu discutes avec lui, tu lui demandes de présenter son projet, quelle est sa vision, qu’est-ce qu’il propose pour changer ta situation et en ce moment-là, il y a un contrat moral qui est en train de s’établir et ça te donne tous les droits de l’interpeller si au moment de l’exécution du projet il ne fait pas ce qu’il avait promis. En ce moment-là, vous pouvez lui demander de vous rendre compte de ce qu’il a fait de la voix que vous lui aviez donnée. Donc, nous devons faire en sorte que les candidats nous présentent des projets et on échange là-dessus. Deuxièmement, c’est de leur dire d’aller se faire enrôler. Il y a des problèmes qui se posent au niveau des lieux d’enrôlement mais ça ne doit pas les décourager. Ils doivent faire en sorte qu’ils s’enrôlent pour qu’ils puissent voter. Parce qu’il ne sert à rien de courir, de crier, d’applaudir un candidat si vous ne pouvez pas le jour du vote aller déposer le bulletin. D’ailleurs c’est un devoir civique parce que si vous ne participez pas au choix de ceux qui vous représentent, vous serez mal représentés. Donc, j’exhorte fortement nos concitoyens à aller s’enrôler pour avoir leurs cartes d’électeurs afin que le jour j, ils puissent participer à la prise de décision pour les destinées de notre pays.

Guineematin.com : à l’orée de ces élections législatives, le contexte sociopolitique est marqué par les marches pacifiques du FNDC. Quel est votre regard sur les activités de cette entité opposée à l’idée d’une nouvelle constitution ?

Alpha Oumar Taran Diallo : je n’ai pas un jugement à donner à ce niveau-là, sauf que s’ils manifestent, la constitution leur confère ce droit. Tout citoyen qui est soucieux du bien-être de sa population se bat pour défendre les lois de la République. Parce que ce sont ces lois-là qui nous protègent. C’est ce qui fait qu’ils sont dans leur plein droit. On peut avoir une autre stratégie. Mais qu’à cela ne tienne, chacun a le droit, selon les prescriptions de la constitution, d’organiser des manifestations à travers tout le pays et défendre son point de vue…

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Elections législatives : « le PDG-RDA siégera en masse à l’Assemblée nationale »

29 novembre 2019 à 10 10 36 113611
Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Absent aux élections législatives de 2013, le PDG-RDA (Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain) va prendre part à celles du 16 février 2020. C’est Oyé Béavogui, le secrétaire général par intérim de la formation politique, qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec le journaliste de Guineematin.com, le mercredi dernier, 27 novembre 2019. Et il assure que le parti du président de la République de Guinée, Sékou Touré, va remporter un nombre important de sièges pour pouvoir former son propre groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

Décryptage !

Guineematin.com : selon le chronogramme de la CENI, les élections législatives auront lieu le 16 février 2020. Est-ce que le PDG-RDA va participer à ce scrutin ?

Oyé Béavogui : depuis belle lurette, nous avons une position très claire sur la chose. Après la publication de la première date proposée par la CENI, qui était le 28 février, nous avions dit que nous n’avons pas de problème par rapport à cette date et que nous souhaitons simplement qu’il y ait des élections transparentes et crédibles. Et que les résultats reflètent effectivement les voix des citoyens. Nous pensons qu’avec cette méthodologie, il y aura moins de crises sociales, il y aura moins de problèmes. Ça a été tout à fait le contraire depuis 2010 jusqu’au jour d’aujourd’hui. Donc la date du 16 février, nous n’avons pas encore de problèmes par rapport à ça. Nous demandons et exigeons en revanche, qu’il y ait des élections transparentes et crédibles et que les voix des citoyens soient respectées.

Ça y va dans notre intérêt à tous notamment la question de la quiétude sociale, de l’équilibre et de l’unité nationale. Je crois que ça peut nous permettre de résoudre beaucoup de choses. Mais, si nous partons avec les vieilles habitudes comme nous l’avons toujours connu, je crois que ça va être des problèmes. D’autant plus que nous sommes dans l’impasse en ce qui concerne les élections communales, personne n’a envie d’en parler. Le PDG, à l’époque, avait alerté par rapport à la méthode que notamment l’UFDG et le RPG avaient proposée. Nous avons dit que ce n’était pas une bonne méthode, c’est une méthode qui empêche les citoyens de voter. Et je crois que nous sommes dans cette impasse-là et l’avenir nous donne raison une fois de plus. Puisque tout le monde laisse ça de côté et on se rabat toujours sur les élections législatives.

Il n’y a pas de problème, nous irons aux élections législatives et nous avons été très clairs avec une fermeté à l’appui pour dire que ce qui s’est passé en 2013, notamment le scénario que le PDG-RDA a subi, cela n’arrivera plus. Nous sommes fermement résolus cette fois à siéger à l’Assemblée nationale vaille que vaille. Ça, nous rassurons le peuple militant de Guinée, nous rassurons nos militants, nous rassurons nos partisans. Aujourd’hui, nous travaillons à notre façon en sensibilisant nos militants d’aller se faire recenser davantage. Parce qu’il n’y a que par ça qu’on peut être à l’Assemblée Nationale. Nous, de notre côté, on ne s’inquiète pas trop, nous allons nous battre, nous allons mieux nous organiser et nous pensons que nous serons à l’Assemblée Nationale.

Comme je l’avais dit la dernière fois à l’occasion de la conférence des 49 ans de la victoire du peuple militant de Guinée contre l’agression portugaise, nous avons dit clairement que le PDG était allé aux élections communales et nous avons pu arracher des voix, pas des moindres. On a pu avoir 17 circonscriptions et au total 18 conseillers. Si nous partons sur cette base-là, puisque pour avoir un conseiller il faut avoir mille et quelques voix, il est tout à fait évident que le PDG siégera à l’Assemblée Nationale. Ce n’est pas une inquiétude pour nous mais simplement nous voulons être cette fois-ci à l’Assemblée en masse. Non seulement on va se présenter et arracher des voix pour aller en masse à l’Assemblée et avoir un groupe parlementaire.

Quelles sont les circonscriptions dans lesquelles le PDG-RDA compte présenter des candidats pour les députés uninominaux ?

Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Oyé Béavogui : pour le moment, le comité de suivi est en ordre de bataille. Ça dépendra de ce que le comité de suivi pourra arrêter par rapport à certaines circonscriptions. D’autant plus que le PDG-RDA n’a pas de bastion comme certains le font croire. Nous, nous ne nous inscrivons pas dans ça. Nous pensons que le peuple de Guinée est indivisible, donc notre bastion c’est le peuple de Guinée. Il n’y a pas de raison de dire que le PDG a son bastion à Faranah ou ailleurs. Nous allons nous battre pour arracher des voix un peu partout d’ailleurs en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, êtes-vous tenté à être candidat ?

Oyé Béavogui : pour le moment, je ne peux pas répondre à cette question puisque le comité de suivi n’a pas fini ses travaux et en plus le bureau politique n’a pas statué la-dessus. A l’issue des travaux du comité de suivi, tout le monde sera informé.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit du peuple de Guinée pour qu’il vous accorde sa voix ?

Oyé Béavogui : nous avons toujours dit au peuple de Guinée de ne pas compter sur les aides extérieures. Nous avons toujours dit au peuple de Guinée de compter sur ses efforts surtout à une organisation. C’est le message qu’a toujours prôné le PDG-RDA. Au jour d’aujourd’hui, la situation est tellement compliquée que le peuple ne sait en réalité à qui se confier. Donc nous pensons que c’est l’occasion pour le peuple militant de Guinée de revenir au sein de son parti historique. Nous pensons que c’est l’occasion pour le peuple de Guinée de se recenser davantage et de donner raison au président Ahmed Sékou Touré. Ils sont des milliers de personnes à revendiquer l’héritage et l’idéologie politique du président en n’étant pas au sein du PDG-RDA.

Nous pensons qu’on ne peut pas dissocier l’idéologie du président Ahmed Sékou Touré du PDG-RDA. Donc toux ceux qui pensent qu’ils sont plus ou moins proches du président Ahmed Sékou Touré du point de vue idéologie, nous leur demandons de rejoindre le PDG-RDA pour qu’ensemble on puisse arracher ce qui nous a été retiré par les armes le 03 avril 1984. Aujourd’hui, nous demandons davantage au peuple de Guinée de se recenser parce qu’il n’y a que par ça qu’on peut voter, il n’y a que par ça qu’on peut arracher des voix. Le militant qui n’est pas recensé ne peut pas voter, donc on ne s’arrêtera pas à dire que si on savait, on allait voter pour le PDG-RDA. Pour nous, le moment est venu, nous sommes à un rendez-vous historique et nous pensons que nous avons un défi historique à relever notamment lors de ces élections législatives qui sont prévues pour le 16 février 2020.

Guineematin.com : est-ce que vous prévoyez de faire des alliances avec d’autres partis ?

Oyé Béavogui : aujourd’hui, le PDG-RDA est le parti mère de la République de Guinée. Nous n’allons pas dire que nous n’allons pas faire d’alliances, nous de disons que pas nous n’allons pas nous ajouter sur un autre parti politique. Mais plus que jamais le PDG est ouvert à tous les partis politiques et le PDG est ouvert à tous les citoyens qui estiment apporter leur contribution pour non seulement arracher des voix lors de ces élections législatives qui pointent à l’horizon, mais au-delà de ça, je pense que dans la réalpolitique il faut collaborer avec des gens. Ce n’est pas quelque chose qui est interdit au sein du parti. Nous sommes ouverts à tout un chacun, ça dépendra des circonstances qui peuvent se poser. Nous allons collaborer comme nous l’avons fait aux élections communales de 2018, à l’occasion desquelles nous avons collaboré avec des partis de la mouvance mais aussi de l’opposition. C’est pour dire que le PDG ne s’inscrit pas dans ce clivage qui a été imposé par Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo. Ce qui nous concerne, c’est le peuple de Guinée et l’intérêt supérieur du peuple militant de Guinée.

Guineematin.com : ces élections législatives se préparent dans un contexte de tensions entre partisans et opposants du projet de nouvelle constitution. Le FNDC, structure opposée à ce projet, manifeste pratiquement une fois chaque semaine. Quel est le regard du PDG-RDA sur cette situation politique de notre pays ?

Oyé Béavogui : le parti a fait une déclaration qui fait foi de sa position et de sa proposition relative au débat sur la nouvelle constitution. Par rapport aux manifestations du FNDC, nous avons encore dit très clairement que nous ne nous y opposons pas. Si le FNDC veut, il n’a qu’à marcher tous les jours, ce n’est pas notre problème. Mais, l’inquiétude est qu’aujourd’hui, le FNDC est pratiquement décrédibilisé. Pourquoi je le dis ? Je pense directement à ces leaders politiques-là qui sont venus se greffer au FNDC, qui est un mouvement de la société civile. Et je pense qu’ils peuvent bien mener le combat et se débarrasser de ces leaders politiques-là qui font le semblant pour dire qu’ils sont en train de défendre le peuple de Guinée. Tout le monde sait qu’ils ont des députés périmés à l’Assemblée Nationale. Ces députés refusent de faire siège vide à l’Assemblée Nationale parce qu’ils savent qu’ils ont des avantages. Ils refusent de combattre cela parce que ça compromet leurs intérêts.

Ils veulent laisser l’Assemblée nationale de côté et parler de ce qu’ils appellent troisième mandat ou changement de constitution. Au jour d’aujourd’hui, si ces leaders-là viennent se greffer au FNDC je pense que ça décrédibilise ce qu’ils font, et ils doivent prendre leurs responsabilités pour se débarrasser de tous ces leaders politiques qui sont en train de souiller leur combat politique. Par ailleurs, nous avons dit que nous respectons le combat que ces jeunes sont en train de mener. Quand je dis ces jeunes, c’est essentiellement ceux qui composent la partie société civile.

Mais quant aux leaders politiques, moi je n’ai aucune confiance en eux. Ils n’ont même pas la crédibilité, la légitimité et le respect pour pouvoir se lancer dans cette bataille-là. Ils étaient là à époque, ce sont les mêmes qui ont prôné le « Koudeisme » auprès du Général Lansana Conté, ce sont eux qui ont foutu le pays dans cette merde. Aujourd’hui s’ils pensent qu’ils sont les meilleurs pour nous, je pense que le peuple est plus mature qu’eux. Ils pensent qu’ils sont en train de tromper le peuple militant de Guinée, mais ils se trompent eux-mêmes parce que le peuple militant est toujours en avance et a une maturité plus grande que cette classe politique rétrograde.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Ministère des Pêches : les recettes mobilisées à hauteur de 67 % en 2019

26 novembre 2019 à 10 10 16 111611
Frédéric Loua, ministre des Pêches

Comme annoncé précédemment, les travaux portant sur l’examen du projet de loi de finances initiale 2020 se poursuivent dans les commissions de l’Assemblée nationale.

Ce lundi, 25 novembre 2019, les cadres du ministère des pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime étaient devant le président de la commission Environnement, développement rural et durable de l’Assemblée nationale, l’honorable Sékou Benna Camara, entouré des députés et assistants de sa commission.

D’entrée, le chef de la délégation, Amara Kaba, directeur national des pêches maritimes, représentant le ministre en mission, a introduit le directeur des affaires administratives et financières (DAAF) du département, Mohamed Camara Kaba, qui a fait l’exposé sur le projet de budget 2020.

Le DAAF, avant de parler des dépenses du département, est revenu sur le tableau des recettes de ce ministère.

Pour 2019, les prévisions en recettes étaient de l’ordre 103 milliards 599 millions 513 mille francs guinéens pour le département. Mais à date, seuls 70 milliards 399 millions 382 mille 316 francs ont été mobilisés et versés au trésor public du pays, soit un 67, 95 %.

D’ailleurs, en 2020, faute d’avoir réussi à atteindre les prévisions de 2019, la même enveloppe a été reconduite. Autrement dit, 103 milliards 599 millions 513 mille pour ce département pourvoyeur de fonds.

Au titre des dépenses, pour 2019, environ 47 milliards avaient été alloués au département. Déjà, les 91 % du montant ont été décaissés.

Pour 2020, le département va bénéficier de 52 milliards 586 millions 978 mille 641 francs guinéens. Les salaires prendront quelques 35 milliards, les dépenses de fonctionnement de biens et services, environ 12 milliards, les subventions et transfert 5 milliards contre un peu plus de 4 milliards pour les investissements.

Ces augmentations sont justifiées par la création de nouvelles structures au sein du département, selon le DAAF, Mohamed Camara Kaba.

Pour améliorer les recettes de l’Etat, les cadres de ce département plaident pour une reprise des exportations des produits halieutiques guinéens vers l’union européenne ainsi que la rénovation et l’exploitation de la société guinéenne des pêches (SOGUIPECHE), en vue d’amener les navires qui mouillent sur nos eaux à acheter leur carburant à partir de la Guinée.

Ces deux sources cumulées constitueraient d’importantes poches de recettes pour le budget national, à en croire les cadres du département des pêches.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : 25 milliards pour la construction de logements sociaux

24 novembre 2019 à 9 09 27 112711

Sur les 26 mille 730,7 milliards de Francs Guinéens que le Gouvernement prévoit de dépenser l’année prochaine, 25 milliards sont prévus pour la construction de logements sociaux en faveur des agents de santé et les enseignants. Et, c’est le budget national qui devrait payer la facture, via l’Agence de Financement des Logements (AGUIFIL), a-t-on appris à l’Assemblée nationale.

Le 18 novembre dernier, les ministres qui sont membres du pool économique et financier de l’Etat étaient devant les députés pour présenter le Projet de Loi de Finances Initiale 2020 (PLFI 2020). Mamady Camara (ministre de l’Economie et des Finances), Ismaël Dioubaté (ministre du Budget), Hadja Mama Kanny Diallo (ministre du Plan et du Développement Economique), et Dr Lounceny Nabé (Gouverneur de la Banque Centrale), se sont succédé au parloir. Tour à tour, ces décideurs guinéens ont donné les grandes lignes du projet de budget de 2020 et la politique monétaire du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi les travaux.

Il ressort de ces différentes communications que le budget de l’Etat pour l’année 2020 sera marqué par une augmentation aussi bien des recettes de l’Etat (par rapport à la Loi de Finances Rectificative 2019) que des dépenses.

Selon les informations confiées au reporter de Guineematin.com, les recettes de l’Etat sont estimées à 21 mille 706, 2 milliards de Francs Guinéens, alors que les prévisions en termes de dépenses sont de l’ordre de 26 mille 730,7 milliards de Francs Guinéens, avec un gap de 5 mille 024,5 mille milliards de francs guinéens. Quant au budget d’investissement, il est évalué à 9 mille 478 milliards de francs guinéens.

Cette dernière tranche, représentant 35,5 % des dépenses totales et 7 % du Produit Intérieur Brut (PIB), sera financée à hauteur de 72,2 % par les ressources extérieures et seulement 27,8% de ressources intérieures de l’Etat. Parlant des ressources extérieures, appelées aussi FINEX (Financement Extérieur), les membres du gouvernement ont fait savoir que ce montant sera mobilisé à travers les dons pour 17, 3% et les prêts pour 82,7%.

Dans ce budget, apprend-on, il est mis un accent particulier sur les fonctions affaires économiques, services généraux, administrations publiques, logements et équipements collectifs, enseignement, défense, protection sociale et santé, qui absorbent 94,45 % des dépenses de l’Etat en 2020.

Selon le ministre du budget, les fonctions affaires économiques prendront 30,6% du budget de l’Etat et seront orientés vers les secteurs de développement rural (Agriculture, Elevage et Pêche).

Les services généraux vont être financés à hauteur de 38,4% du budget de l’Etat. L’argument avancé est le renforcement de la démocratie et de l’Etat de Droit par le relèvement des dépenses régaliennes pour les ministères de la Justice, de l’Administration du Territoire ainsi que des Institutions Républicaines, notamment la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette dernière, bénéficiera d’un budget de 14% de plus qu’en 2019.

Par ailleurs, l’on apprend que le budget de l’Enseignement passera de 13,1% en 2019 à 15,8 % en 2020. Un accent sera mis sur la construction, l’extension, la rénovation et l’équipement des infrastructures socio-éducatives en vue d’améliorer le système éducatif guinéen.

La santé obtiendra 8,02% des 26 mille milliards. Tandis que les infrastructures, notamment les Travaux Publics prendront le quart du budget d’investissement (25,6%) soit 2 mille 567,7 milliards de francs. Et quatre projets, lancés certains en 2018, d’autres en 2019 sont dans le programme. C’est le cas de la reconstruction de la route nationale Coyah-Dabola, de la route Boké-Québo, du tronçon Coyah-Farmoriah ou de Gueckédou-Kondembadou et des voiries urbaines dans de nombreuses villes de l’intérieur et de la capitale Conakry.

L’énergie et les mines sont aussi annoncées pour une enveloppe de 3 mille 138 milliards de francs. Selon Hadja Mama Kanny Diallo, Ministère du Plan et du Développement Economique, cet investissement est destiné à l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans les villes de l’intérieur. L’interconnexion électrique sous régionale occupe une place de choix, a annoncé la ministre du Plan. A noter que 2 401 milliards de FG des dépenses seront en faveur de la société Electricité de Guinée (EDG).

Pour 2020, le gouvernement annonce un financement de 9,3% pour le secteur social, soit 936,7 milliards de francs guinéens.

Le gouvernement soutient qu’en 2020, les communes de l’intérieur du pays vont bénéficier de 15% des revenus miniers dans le cadre du Fonds National de Développement local (FODEL). Un montant de 541 milliards de FG pour 2020. Pour la 1ère fois, les communes de Conakry seront dotées d’un fonds d’affectation spéciale de 200,8 milliards de FG dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie à de la capitale guinéenne à travers le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECON).

Dans la même lancée, le gouvernement a annoncé la création de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES) pour lutter contre la pauvreté et créer la prospérité dans le pays. Elle aura une enveloppe de 130 milliards de francs et sera appuyée par une autre structure, le Registre Social Unifié, pour une enveloppe de 37,81 milliards de FG.

Les artistes et les footballeurs ne seront pas en reste. Les anciennes gloires de la Culture et du Sport bénéficieront de 4,5 milliards de francs guinéens en 2020, a expliqué Ismaël Dioubaté.

Il est également prévu la construction de logements sociaux pour les agents de santé et les enseignants, financés par le budget national à travers l’Agence de Financement des Logements (AGUIFIL) à hauteur de 25 milliards de francs guinéens.

Toutefois, ces projections reposent sur des engagements macroéconomiques portant sur un taux de croissance de 6,3%, un taux d’inflation de 8,3% et un taux de pression fiscale de 13,5%.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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