125 manifestants tués sous le régime Alpha Condé : Dembo Sylla (UDG) dénonce

19 novembre 2019 à 8 08 53 115311
Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale et du parti UDG

En Guinée, la répression sélective des citoyens laisse penser que le pouvoir cherche à opposer les ethnies les unes aux autres pour les pousser à un affrontement. Aujourd’hui, beaucoup d’intellectuels et de responsables politiques dénoncent cette stratégie et appellent les Guinéens à l’unité dans la défense de la Constitution et le respect des Lois de la République.

Ci-dessous, la réaction de l’honorable Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale :

Lorsque sous le régime de Alpha Condé on tue à balles réelles 125 citoyens, une vingtaine en une semaine, tous de la même ethnie, habitant la même Commune (Ratoma) et ressortissants de la même région naturelle (la Moyenne Guinée) sans que le président de la République ne fasse une seule adresse à la Nation à propos et le gouvernement ne se préoccupe que d’un bus de transport incendié, que comprendre de cette attitude ?

Les guinéens pensent que la situation n’est pas encore grave pour être la préoccupation majeure de tous les hommes raisonnables ? Et les imams de la République, le cas n’est pas suffisant selon le Coran pour que vous vous impliquez ?

Ces faits renforcent chaque jour l’unité des guinéens et guinéennes contre la répression, la division des guinéens sous des faux alibis, le régionalisme, l’ethnocentrisme ne passera plus jamais dans notre pays. Nous sommes tous unis contre la nouvelle constitution. La limitation à deux mandats présidentiels ne sera plus jamais violée en Guinée.

Honorable Elhadj Dembo Sylla

Vice-président de l’assemblée nationale

Premier vice-président de l’UDG

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Investissements publics en 2020 : 10.019,4 milliards GNF prévus par l’Etat guinéen

18 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a présenté ce lundi, 18 novembre 2019, le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale. A cette même occasion, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a présenté aux députés le budget d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 et les perspectives de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique Social (PNDES), a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Selon la ministre Kanny Diallo, ce projet d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 s’élève 10 mille 019,4 milliards de francs dont 3 mille 177,4 milliards (31,7%) en ressources intérieures et 6 mille 842 milliards (68,3%) sur financement extérieur. Ce budget a ainsi connu une augmentation de 10,9% par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, qui était de 9 mille 032,2 milliards de francs guinéens.

Aux dires de madame le ministre, l’augmentation de ce budget est consécutive à une mobilisation plus accrue du financement extérieur en lien avec la concrétisation d’une partie des promesses du groupe consultatif de Paris de novembre 2017, sur le financement du PNDES.

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du plan et du développement économique

Face aux besoins grandissants exprimés par les différents départements ministériels, Mama Kanny précise que « l’enveloppe budgétaire réservée aux investissements publics sur ressources propres de l’État reste insuffisante ».

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, que « nos efforts de recherche de financements pour combler le faible niveau de ressources domestiques ont permis, sur la période 2016-2019, de mobiliser dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, 4,1 milliards de dollars des États-Unis, au profit des projets publics ».

S’agissant de la répartition sectorielle de ce budget, le secteur de l’énergie et des mines continue à occuper une place importante. Avec une dotation budgétaire globale de 3 mille 138 milliards, le secteur absorbe à lui seul 87,1% des crédits prévisionnels, à travers l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans le villes de l’intérieur.

Les prévisions budgétaires du secteur du développement rural s’élèvent quant à elles, à 907,4 milliards GNF, dont 718 milliards (79,1%) sont destinés à l’agriculture. Les enveloppes destinées à l’élevage et la pêche restent très limitées en l’absence de grands projets porteurs dans ces secteurs et de l’appui des bailleurs de fonds.

Les sous-secteurs de de l’eau urbaine et de l’hydraulique, des mines et du tourisme ainsi que de l’industrie-PME-commerce-artisanat se partagent 12,9% des investissements.

L’enveloppe réservée au secteur des infrastructures est de 2 mille 567,7 milliards GNF et représente 25,6% du budget d’investissement. Et à ce niveau, ce sont les travaux publics qui absorbent l’essentiel des crédits, avec une part de 90,2%.

Pour le secteur social, l’allocation se stabilise aux alentours de 936,7 milliards de francs, soit 9,3% de l’enveloppe globale.

L’enveloppe prévisionnelle du secteur « administration décentralisation » s’élève à 1.772,7 milliards GNF et représente 17,7% du budget d’investissements.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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Parlement : Holomo Koni Kourouma se désolidarise du groupe Libéral-Démocrate

18 novembre 2019 à 11 11 44 114411

Dans une correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale, le président du PDDP (le Parti pour la Démocratie et le Développement de la Patrie) l’Honorable Holomo Koni Kourouma, annonce qu’il continue de siéger à l’Assemblée nationale. Une décision qui va à l’encontre de la position du groupe parlementaire Libéral-Démocrate dont il est membre, qui a retiré ses députés des activités du parlement.

Dans le courrier dont Guineematin.com tient copie, l’Honorable Holomo Koni Kourouma souligne que la situation sociopolitique du pays est marquée par des tensions qui menacent la quiétude sociale et qu’il est urgent de promouvoir un dialogue franc entre les acteurs politiques. Et, selon lui, l’Assemblée nationale est le lieu par excellence pour dialoguer.

« L’Assemblée nationale étant le lieu par excellence pour débattre des préoccupations d’ordre national, je décide de continuer à siéger et d’œuvrer à faire revenir nos collègues qui ont suspendu leur participation aux travaux de la session budgétaire en cours », a écrit le député.

D’ailleurs, lors de la dernière plénière de l’Assemblée nationale, tenue le 25 octobre dernier, Holomo Koni Kourouma avait bien pris part aux travaux. Quatre jours plus tôt, le président de l’Assemblée nationale avait adressé une correspondance aux groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine. L’Honorable Claude Kory Kondiano leur avait demandé de reprendre leur participation aux travaux du parlement qu’ils ont suspendu depuis le 11 octobre dernier.

En plus du président du PDDP, 6 autres députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine avaient participé à cette plénière de l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Parlement : le projet de loi de finances initiale 2020 sera présenté ce lundi

18 novembre 2019 à 10 10 01 110111

Selon la 2ème tranche du chronogramme de la session budgétaire en cours, adoptée vendredi dernier par les députés, le gouvernement sera à l’Assemblée nationale ce lundi, 18 novembre 2019, pour présenter le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Le document dont Guineematin.com tient copie, indique qu’à 10 heures, le gouvernement procédera à la présentation de la politique économique, financière et monétaire de la Guinée, avant la présentation du projet de Loi de Iinances Initiale (LFI) 2020. Ces deux présentations seront faites respectivement par les ministres en charge du Plan, des Finances, le Gouverneur de la BCRG et le ministre du Budget.

Déjà approuvé par le Conseil des ministres, le projet de loi de finances initiale 2020 établit le budget de l’Etat en recettes et en dépenses à environ 26 mille milliards de francs guinéens. Soit 2,6 milliards de dollars américains.

A suivre !

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : la date des élections législatives fixée au 16 février 2020 (Source)

9 novembre 2019 à 13 01 16 111611

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au dimanche 16 février 2020. L’information a été confiée à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce samedi, 09 novembre 2019 par une source basée à la CENI. Les dates du début de la révision du fichier électoral ont également été définies par l’institution en charge des élections dans notre pays.

Après le camouflet subi suite au programme avorté pour la tenue des élections législatives pour le 28 décembre 2019, la CENI revient à la charge. Cette fois-ci, la date du 16 février 2020 a été choisie par l’Organe de Gestion des Élections (OGE). C’est ce qu’a confié à notre reporter une source basée à la CENI, sous le sceau de l’anonymat. « On a travaillé hier vendredi, 08 novembre 2019, jusque tard la nuit. Finalement, c’est la date du date 16 février 2020 qui est retenue pour la tenue des élections législatives en Guinée ».

A la question de savoir si cette date est consensuelle, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Les commissaires de tous les bords sont unanimes sur cette date. Il n’y a pas eu de tiraillement. La date du 21 novembre a été aussi retenue pour le début de la révision du fichier électoral à l’intérieur de la Guinée. Pour l’extérieur du pays, la même révision va débuter le 28 novembre 2019. La révision se fera jusqu’au 16 décembre », a précisé notre interlocuteur.

Il reste à savoir si d’autres cas de force majeure ne vont pas se poser, d’autant plus que l’organisation des élections à date dans notre pays n’a jamais été le souci de nos gouvernants.

La CENI devrait animer une conférence de presse le lundi, 11 novembre 2019, pour apporter plus de détails sur le chronogramme, apprend-on.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Guinée : Habib BALDE devient le plus jeune président de Commission de l’Assemblée nationale

31 octobre 2019 à 10 10 54 105410

En marge de la plénière de l’Assemblée Nationale, tenue le vendredi dernier, 25 octobre 2019, deux décisions importantes ont été prises en faveur de deux jeunes députés. Le bureau du parlement a jeté son dévolu sur Habib Baldé, 31 ans, pour être président de la Commission des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, alors que son collègue, Aly Kaba, est devenu président du groupe d’amitié Sino-guinéen, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le bureau de l’Assemblée Nationale a rendu publique deux importantes décisions qui concernent deux jeunes députés, issus des rangs de la majorité présidentielle au parlement, le RPG Arc-en-ciel.

D’abord, l’Honorable Habib Baldé, député membre du groupe parlementaire de la majorité, jusque là rapporteur de la commission loi et administration générale de l’Assemblée nationale, est nommé Président de la Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’Etranger. Il s’agit de l’une des 14 Commissions du Parlement guinéen. L’heureux promu remplace à ce poste, feu Elhadj Diao Kanté, décédé le 13 juin dernier à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Habib Baldé, plus jeune député de l’histoire du Parlement guinéen, inscrit à 26 ans pour les législatives de 2013 sur la liste nationale du défunt GPT, parti de Kassory Fofana dissout dans le RPG, vient de battre ainsi un autre record. Ce record est celui la tête d’une commission parlementaire à 31 ans seulement.

L’autre promu est le député Aly Kaba, rapporteur de la Commission défense et sécurité, et membre de la famille de la majorité parlementaire. Le député est désigné Président du Groupe d’amitié Sino-guinéen.

A la sortie de la plénière, l’honorable Habib Baldé a exprimé ses sentiments de satisfaction au micro de notre reporter. « Une telle distinction ne peut être que salutaire. C’est une promotion pour toute la jeunesse guinéenne. Il est clair que la Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’Etranger est une grande commission parlementaire. Placer à sa tête un jeune est la concrétisation d’un engagement et d’une volonté forte exprimés par le Chef de l’Etat qui a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes. Egalement, nous saluons les autorités de l’Assemblée nationale et tous les députés de notre Parlement pour la confiance placée en nous. Nous nous engageons à tout faire pour la mériter », a-t-il promis.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Retour de certains députés de l’UFR au Parlement : « c’est leur affaire », réagit Saïkou Yaya

26 octobre 2019 à 21 09 04 100410

L’honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et député du parti à l’Assemblée nationale, a réagi à la décision de certains députés de la formation politique de participer aux activités de l’Assemblée nationale contre la volonté de leur camp. Alors que les groupes parlementaires Alliance Républicaine (de l’UFR) et Libéral-Démocrate (de l’UFDG) ont décidé de retirer leurs députés des travaux parlementaires, deux élus de l’Union des Forces Républicaines et certains de ses alliés ont pris part à la plénière du Parlement d’hier, vendredi 25 octobre 2019.

En réponse à cette attitude, Saïkou Yaya Barry estime que ces députés ont trahi le peuple qui les a élus et indiqué que l’histoire les jugera pour cela. Il l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale de son parti de ce samedi, 26 octobre 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Nous députés de l’UFR, nous parlons en votre nom (au nom des militants du parti, ndlr). C’est vous qui êtes dans les manifestations avec nous. C’est vous qui demandez de défendre la Constitution. Nous ne pouvons pas nous dérober de la demande faite par vous les citoyens de ce pays. Nous députés, vous nous avez élus, vous nous avez choisis pour vous défendre. On ne peut pas vous laisser manifester sans vous accompagner parce que c’est grâce à vous que nous sommes députés. Si parmi nous, il y a des personnes qui ne respectent pas les mandats donnés par vous, c’est leur affaire, ils tireront toutes les conséquences à l’avenir parce que je pense que l’histoire est là pour tout le monde.

Ça démontrera la position qu’ils occupent dans la vie de notre nation et dans le noble combat que nous menons sur le terrain… Eux, ils ont décidé de ne pas nous accompagner dans le combat que nous menons. Chacun a son droit, mais ça nous permet de tirer les leçons et de savoir comment nous comporter. Mais, je vais vous assurer que les députés de l’UFR qui ont décidé de suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale sont avec vous, se battent avec vous, resteront avec vous durant tout le combat qui sera mené », a promis le secrétaire exécutif de l’UFR.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Parlement : Moustapha Naïté sur le vote du projet de loi relatif aux Travaux Publics

25 octobre 2019 à 18 06 11 101110

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée Nationale guinéenne était en session plénière ce vendredi, 25 octobre 2019. Une rencontre au cours de laquelle deux accords de financement et un projet de lois ont été examinés et adoptés par les députés. La plénière a porté entre-autres sur l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourd de transport des marchandises dans les états membres de la CEDEAO, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La plénière de ce vendredi a connu la présence de Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics, et de Papa Koly Kourouma, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Parmi les textes examinés, figure celui relatif à « l’acte additionnel du règlement 14 avec la CEDEAO pour renforcer le contrôle de la charge à l’essieu ». Il concerne au premier plan le ministère des Travaux Publics et a été adopté à l’unanimité des 50 députés présents.

A la fin de cette plénière, le ministre Moustapha Naïté est revenu en détails sur ce qui doit être fait dans ce domaine : « Vous êtes bien informés de l’état de nos routes, les dégradations et les agressions que nos routes subissent en longueur de journée avec ces gros porteurs que nous avons sur la route. Nous avons déjà signé une concession avec une entreprise qui opère dans la sous-région avec AFRIC-PESAGE pour assurer le meilleur suivi du contrôle de la charge à l’essieu. Il s’avère que ce n’est pas du tout facile dans la mise en œuvre de cette application mais, le travail a déjà commencé sur le terrain et nous voulons progressivement, au fur et à mesure que les routes sont construites ou reconstruites, que cette concession soit là où des postes de pesage ont été installés, que cela rentre en vigueur avec une certaine rigueur.

Les députés ont posé des questions par rapport à l’opérationnalisation de ces postes de pesage. J’ai rappelé que les premiers postes de pesage ont été construits en 2009 avec le financement de l’Union Européenne, mais ça n’a pas connu de démarrage. Des postes étaient construits, mais ce n’était pas appliqué sur le terrain. Il fallait d’abord qu’une loi soit votée pour un meilleur contrôle, en tout cas, pour la protection des patrimoines routiers nationaux. Cette loi est passée à l’assemblée nationale seulement en fin 2016, donc, qui donnait les bases juridiques nécessaires pour pouvoir avancer dans le contrôle.

Au vu de certaines dégradations de certaines chaussées, nous nous sommes dit qu’il fallait aller avec beaucoup d’intelligence, avec beaucoup de responsabilité et les partenaires, les syndicats et les autres, pour que quand une route est définitivement construite ou reconstruite, que l’opérationnalisation du poste de pesage soit effective. Donc, nous sommes là-dessus et c’est un processus qui va prendre un peu de temps. Mais, quand ça va atteindre la vitesse de croisière, je pense que ce soit les grandes surfaces comme des grandes sociétés, la cimenterie, le port autonome, partout où les gros porteurs peuvent venir, nous allons mettre les postes de pesage pour qu’avant la sortie des installations de ces usines du port, que les camions soient pesés et que la charge soit connue avant d’être sur le patrimoine routier national ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Parlement : plusieurs députés du groupe parlementaire de l’UFR présents à l’hémicycle

25 octobre 2019 à 13 01 29 102910

L’Assemblée nationale est réunie en séance plénière ce vendredi, 25 octobre 2019, pour examiner et adopter un certain nombre de textes et d’accords de financement. Au terme de l’appel nominal, 50 députés ont répondu présent dont 6 des 12 membres du groupe Alliance républicaine, regroupant les élus de l’UFR et leurs alliés. Ce qui contraste avec la décision des responsables du parti de Sidya Touré de retirer les députés membres de leur groupe parlementaire des activités de l’Assemblée nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com présent à l’hémicycle.

Il s’agit du Président du groupe parlementaire, Dr Ibrahima Deen Touré, Elhadj Ibrahima Sila Bah du PGRP, Dr Christian Sinata Touré de l’UPG, Thérèse Téwa Yaradouno, Mohamed Aly Doumbouya de l’UFR et de l’honorable Aboubacar Soumah du GDE, tous députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine. Malgré la décision de l’opposition de retirer les députés membres de ces deux groupes parlementaires (Libéral-Démocrate et Alliance républicaine) des activités de l’Assemblée nationale, ces élus ont répondu présent à l’hémicycle.

La semaine dernière, le Président de l’Assemblée nationale a signé une correspondance adressée aux députés des deux groupes parlementaires concernés, leur demandant de reconsidérer leur position et de revenir continuer les activités parlementaires. C’est cet appel qui aurait permis de décrisper un peu la situation qui a suivi le retrait des députés de l’opposition des travaux du Parlement depuis le 11 octobre 2019.

A noter que pour la plénière de ce vendredi, les 50 députés présents vont examiner au total trois textes dont deux accords de financement et un projet de loi. A savoir :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO

Les deux autres textes, initialement programmés dans le même lot, pourraient intervenir la prochaine plénière. Ce sont :

  1. La Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  2. La Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles Cette plénière se déroule en présence des ministres de l’Economie et des Finances, Mamady Camara ; de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma et celui des Travaux Publics, Moustapha Naïté.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Les femmes du FNDC mettent en garde : « désormais, s’il y a une victime… »

23 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Des centaines de femmes, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont organisé une marche pacifique à Conakry ce mercredi, 23 octobre 2019. Parties du rond-point de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, pour l’esplanade du stade du stade de Dixinn, les manifestantes ont protesté contre les nombreux assassinats de citoyens suite à l’intervention des forces de l’ordre, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Cette marche pacifique a commencé aux environs de 10 heures 50 minutes. Toutes vêtues de blanc, les manifestantes étaient composées pour la plupart de leaders politiques, de mères de victimes, d’activistes de la société civile et d’autres organisations non gouvernementales. Elles étaient munies de pancartes et d’affiches où on pouvait lire « Halte aux tueries de nos enfants ; justice pour nos morts ; votre dictature tue notre future ; vive la vérité ». Les manifestantes scandaient aussi des slogans hostiles au 3ème mandat : « Libérez nos enfants ! Arrêtez de tuer nos enfants ! Justice zéro ! Deux mandats c’est bon ».

A l’esplanade du stade du 28 septembre de Dixinn, c’est l’honorable Hadja Aissata Daffé, députée à l’Assemblée nationale, présidente nationale des femmes de l’UFR et membre du FNDC, qui a lu la déclaration au nom des manifestantes.

Honorable Hadja Aissata Daffé, présidente des femmes de l’UFR et membre du FNDC

Selon elle, « cette marche blanche vise à protester vigoureusement contre les assassinats perpétrés à l’occasion de la manifestation pacifique organisée par le FNDC les 14, 15 et 16 octobre 2019. Nous profitons de cette occasion, en tant que femmes et au nom de toutes les femmes de Guinée, pour remercier chaleureusement et féliciter toutes celles qui ont pris part à cette marche et qui lui ont conféré le succès poignant qu’elle connait. Il n’y a rien de plus précieux sur cette terre que la vie et celle-là, les forces de l’ordre l’ont ôté à nos enfants. Nous exigeons que justice soit faite, que des enquêtes soient ouvertes, que les responsables poursuivis soient jugés et punis conformément à la loi », a-t-elle laissé entendre.

En outre, l’honorable Hadja Aissata Daffé a fait savoir que l’ampleur de cette mobilisation des femmes doit amener le gouvernement à prendre des dispositions pour l’identification et la traduction devant les tribunaux des auteurs et commanditaires des crimes commis lors des manifestations pacifiques. « A compter de ce mercredi, 23 octobre 2019, toutes les femmes de Guinée vont manifester dans leurs quartiers et communes respectifs jusqu’à ce que l’ouverture des enquêtes sur les crimes soit effective. Nous lançons un appel à toutes les femmes du pays, éprises de paix, de justice et de démocratie sur l’étendue du territoire national de descendre dans la rue pour réclamer justice pour toutes les victimes. Nous mettons en garde le gouvernement et les forces de l’ordre contre toute forme d’exactions à l’endroit des citoyens qui manifestent paisiblement pour réclamer leurs droits. Aucune bavure, aucune agression ni aucune forme de violation de domicile ne seront plus tolérées par les femmes. Désormais, s’il y a une victime, nous sommes décidées à la porter à bout de bras jusque chez le président de la République, monsieur Alpha Condé, à Sékhoutouréyah », promet-t-elle.

A noter que cette marche s’est déroulée dans la plus grande discipline. Elle a été encadrée par des femmes gendarmes et des policières, mais aussi par la sécurité interne des organisatrices.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise politique en Guinée : le Parlement demande le retour des députés de l’opposition

21 octobre 2019 à 17 05 55 105510

Le bureau de l’Assemblée Nationale s’est retrouvé en réunion extraordinaire le vendredi, 18 décembre 2019, pour analyser la situation sociopolitique de la Guinée.

Dans une déclaration dont Guineematin.com a reçu copie, le bureau déplore les pertes en vies humaines enregistrées pendant les manifestations du FNDC contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Les députés plaident pour un rétablissement du dialogue entre les différents acteurs en vue de désamorcer la crise.

Concernant le fonctionnement de l’Assemblée nationale, le bureau invite les députés de l’opposition des deux groupes parlementaires (Libéral-démocrate et Alliance républicaine) à reconsidérer leur position pour revenir au Parlement…

Comme par hasard, la plénière prévue ce lundi, 21 octobre, n’a pas eu lieu. Elle devait porter sur la présentation du projet de Loi de Finances Initiale 2020.

Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce document, signé du Président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano.

Déclaration de l’Assemblée Nationale au sujet de la crise politique que connaît la République de Guinée depuis le 14 octobre 2019 :

L’an deux mille dix-neuf et le vendredi dix-huit octobre, la conférence des Présidents de l’Assemblée Nationale a tenu une réunion extraordinaire, consacrée à l’examen de la situation politique actuelle de notre pays et à l’exploration des voies et moyens de sortie de crise.

A cet effet, prenant acte de la déclaration commune du Groupe Parlementaire Libéral Démocrate et d’une frange du Groupe Parlementaire Alliance Républicaine de suspendre leurs activités au sein de l’Assemblée Nationale, déclaration prononcée vendredi 11 octobre 2019 et immédiatement suivi d’effets ;

Considérant la déclaration d’un groupe d’individus, suivie de mobilisation et de marches ;

Relevant le fait que le mouvement qui s’est traduit, à bien des endroits, par des actes de violence ;

Préoccupée par l’ampleur et les proportions de ces violences ;

De ce qui précède, L’Assemblée Nationale

1- Déplore les pertes en vies humaines et celles matérielles enregistrées à certains endroits du territoire du fait des évènements consécutifs à l’appel de manifester ;

2- Présente ses condoléances émues et sa compassion aux familles des victimes ;

3- Invite les citoyens, les acteurs politiques, le mouvement social, la société civile, les forces de défense et de sécurité ainsi que l’Administration à la retenue et à l’observation d’une attitude responsable ;

4- Invite tous les acteurs à privilégier l’intérêt supérieur du peuple de Guinée en lui assurant un climat de paix et de stabilité dont il a tant besoin pour renforcer sa cohésion et poursuivre sa marche vers le progrès ;

5- invite au retour des Honorables députés ayant suspendu leur participation aux travaux de l’Assemblée Nationale, qui leur offre un cadre idéal de dialogue ;

6- Invite tous les acteurs de la vie nationale à accepter la main tendue du Président de la République, Chef de l’Etat, pour un dialogue responsable et constructif à l’occasion duquel toutes les questions pourraient être abordées et débattues dans l’intérêt supérieur du peuple de Guinée.

Conakry, le 21 octobre 2019

Le Président de l’Assemblée Nationale

Propos transcrits par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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AG du RPG-AEC : Damaro invite les militants « à s’investir à maintenir le vivre ensemble… »

19 octobre 2019 à 14 02 55 105510
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Alors que le contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé continue de diviser, les responsables du parti au pouvoir en Guinée réaffirment leur engagement dans ce sens. Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, réitère le soutien du RPG Arc-en-ciel au président Alpha Condé en tout lieu et en toute circonstance.

L’annonce en a été faite ce samedi, 19 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue à son siège, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, l’honorable Amadou Damaro Camara a fait savoir que le président de la République est le seul et unique « patron ». Donc, quand il prend une décision, tout le parti doit l’accepter et l’accompagner dans la mise en œuvre correcte de la décision. « Le parti est derrière le professeur. Le professeur n’a pas demandé à garder le pouvoir par décret. Il n’a pas demandé à garder le pouvoir par sa majorité à l’Assemblée. Il y a un penseur français, Jean Jacques Rousseau, qui a dit que « le peuple a le droit de changer ses lois, même si elles sont les meilleures ». Tout ce que le président demande, est-ce que je peux soumettre au peuple pour qu’il se prononce par OUI ou NON ? Entre nous, en quoi cela est difficile ? En quoi cela peut amener en des pertes de vies ? Il y a une constitution qui existait en 2008, il y a une junte militaire qui a suspendu cette constitution, il y a le chef de cette junte qui a proposé une constitution, qui a été approuvée par un corps qui n’a pas été élu. Après ça, il y a un président démocratiquement élu qui veut proposer, même pas à ses représentants, mais qui veut proposer une nouvelle constitution directement au peuple. Quand on est vraiment pour la démocratie, on ne peut pas faire mieux que de s’adresser directement au peuple. Par conséquent, nous réaffirmons en tant que parti, notre attachement à cette nouvelle constitution », a dit l’honorable Damaro.

Par ailleurs, Amadou Damaro Camara a fait savoir que le problème de 3ème mandat est un faux débat tout en invitant les militants à prôner le vivre ensemble en Guinée. « Le peuple de Guinée a le droit de se doter d’une nouvelle constitution. Et dans le respect de cette constitution, la suite viendra. C’est ça la réalité. Le parti demande aux uns et autres de prôner le vivre ensemble. Dans toute cette agitation, il y a un seul critérium qui est important : la volonté des composantes de la nation guinéenne clairement exprimée de vivre ensemble. Aucune composante de la Guinée n’a des velléités de sécession, toutes les composantes veulent vivre ensemble. C’est ça le plus important. Les militants, militantes, sympathisants et toutes les bonnes volontés doivent s’investir à maintenir ce vivre ensemble, à maintenir l’atmosphère de paix ».

En outre, le chef de la majorité à l’Assemblée nationale a indiqué que plusieurs actes ont été posés par le Chef de l’Etat de 2011 à nos jours. « On n’a pas à se gratter la tête pour savoir de 2011 à maintenant qu’est-ce qui a été fait ou qu’est-ce qui est en cours d’être fait. Quand le professeur a dit qu’il a hérité d’un pays, pas d’un Etat, il n’y avait aucune préfecture en Guinée qui avait un commissariat digne de nom, une gendarmerie digne de nom, une résidence, un bureau de préfet digne de nom, ou de gouverneur digne de nom. C’est ça les premiers symboles de l’autorité de l’Etat. On dit oui, les routes sont aujourd’hui complètement défoncées ; oui, c’est vrai. Elles étaient tellement bien faites que ça n’a pas tenue même 5 ans. C’est ça le résumé. On dit qu’il n’y a pas d’eau, quelle est la ville qui avait de l’eau, Alpha Condé est venu fermer le robinet ? Quelle est la ville qui avait le courant Alpha Condé est venu couper ? Quelle est la ville qui avait complètement du goudron Alpha Condé est venu enlever le goudron ? On dit que ce n’est pas moi qui ai enlevé le chemin de fer, mais ça a disparu en ton temps. Ce n’est pas moi qui ai vendu Air Guinée ; mais, il a disparu en ton temps », a-t-il insinué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Consultations nationales : Fodé Oussou en colère contre Kory Kondiano

11 octobre 2019 à 17 05 22 102210

Le rapport des consultations menées récemment par le Premier sur l’opportunité ou non d’une nouvelle constitution mentionne que l’Assemblée nationale est favorable au projet de changement constitutionnel. Si Kassory Fofana s’est basé sur la position exprimée par le bureau exécutif du parlement pour faire son rapport, il faut dire que celle-ci est loin de faire l’unanimité chez les députés.

A l’occasion de la plénière parlementaire de ce vendredi, 11 octobre 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate a laissé éclater sa colère contre le président de l’Assemblée nationale. Il dénonce un complot orchestré par Claude Kory Kondiano et les députés du RPG Arc-en-ciel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous dénonçons un complot permanent orchestré par le président de l’Assemblée nationale et les députés du RPG Arc-en-ciel, en engageant le parlement et disant devant le Premier ministre que nous sommes d’accord pour la nouvelle constitution. C’est la plénière qui est souveraine. Ce que le président Kory Kondiano a dit au Premier ministre n’engage pas le parlement guinéen, ça n’engage que Kory et les députés du RPG Arc-en-ciel. Si Kory voulait savoir quelle était la position du parlement guinéen, on aurait débattu cela ici en plénière devant tout le monde pour qu’on donne une position.

Mais, ils se sont vus en catimini comme ils ont l’habitude de faire des complots dans ce pays pour dire au Premier ministre que le parlement est d’accord. Le parlement n’est pas d’accord, le parlement ce n’est pas les membres du bureau, le parlement c’est l’ensemble des 113 députés du parlement guinéen. Il faut que Kassory comprenne que ce qu’il a écrit n’engage que Claude Kory et les militants du RPG », a déclaré le vice-président de l’UFDG.

Honorable Bakary Diakité, député membre du groupe parlementaire du RPG-AEC

Mais, l’honorable Bakary Diakité, secrétaire parlement et député membre du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, prend le contre-pied de la version de son collègue. Pour lui, la position exprimée par le bureau de l’Assemblée nationale est celle de l’institution. « Je m’inscris en faux contre les déclarations de l’honorable Fodé Oussou. Quand nous avons reçu le Premier ministre à l’Assemblée nationale, une réunion du bureau de l’Assemblée nationale a été convoquée dans la salle des actes. Deux sujets étaient à l’ordre du jour de cette réunion : l’organisation des élections législatives et l’opportunité d’une nouvelle constitution.

Et, par rapport à ces deux questions majeures qui intéressent la vie de la nation, nous, en tant que représentants du peuple, franchement nous nous sommes prononcés au nom de l’Assemblée nationale. En ce que je sache, le bureau de l’Assemblée nationale est suffisamment représentatif de l’ensemble des députés. Donc par rapport à ce qu’il a dit, ça n’engage que lui. Ce que nous avons dit la dernière fois était au nom de l’ensemble des députés. S’ils ont boycotté, je pense qu’ils ne peuvent qu’en tirer les conséquences. Nous on s’est exprimé au nom de tous les députés et nous avons dit ce que nous pensions et ce que nous avons dit est sur le rapport du Premier ministre », a dit cet autre parlementaire.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : une plénière pour le chronogramme, l’opposition menace…

11 octobre 2019 à 9 09 58 105810

Les députés se retrouvent ce vendredi, 11 octobre 2019, à l’Assemblée nationale pour la toute première plénière après celle de l’ouverture, le 7 octobre, seconde session ordinaire de l’année, portant sur l’examen du projet de loi de finances initiale 2020. Selon des informations confiées à Guineematin.com, les députés auront comme seul point à l’ordre du jour, l’adoption d’un chronogramme.

Ce calendrier de travail pourrait, selon certaines indiscrétions, intégrer l’examen d’un certain nombre de textes de conventions et de projets de loi, en attendant la disponibilité du projet de loi de finances initiale de l’année 2020, attendu d’ici le 15 du mois.

Cependant, la plénière de ce vendredi risque d’être agitée. En effet, on parle d’un retrait ou tout au moins d’un boycott partiel de la session par les députés de l’opposition regroupés au sein des groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine.

D’ailleurs, une source proche des deux familles politiques, membres du FNDC et opposées à toute modification de la constitution, a confié à Guineematin.com, l’organisation à midi, d’une conférence de presse. A cette occasion, l’opposition parlementaire entend annoncer une décision qui va situer l’opinion sur la suite des événements.

A suivre !

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Guinée : voici les caractéristiques principales de la 2ème session budgétaire (ministre)

7 octobre 2019 à 20 08 55 105510
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Comme annoncé dans une précédente dépêche, la deuxième session budgétaire s’est ouverte ce lundi, 07 octobre 2019. La séance, présidée par Claude Kori Kondiano, président de l’Assemblée Nationale, a connu la présence du Premier ministre, Kassory Fofana, des présidents d’institutions constitutionnelles et des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de nombreuses personnalités. Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a dit sa satisfaction par rapport au démarrage des travaux de cette deuxième session budgétaire avant d’annoncer ses principales caractéristiques, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Ismaël Dioubaté a commencé par dire que l’ouverture de cette session s’inscrit dans le respect strict des dispositions de la constitution. Le ministre du Budget a dit son optimisme quant au bon déroulement des travaux durant cette session. « Comme avez dû le constatez, les deux discours, à la fois du ministre à la présidence en charge des relations avec les institutions constitutionnelles et celui du président de l’Assemblée, donnent un bon départ. En attendant la loi de finances qui, légalement, doit être déposée plus tard le 15 octobre 2019, il fallait que cette session ordinaire soit ouverte solennellement. Et je crois que, nous avons pris bonne note du discours du président de l’Assemblée, du contenu du discours du ministre conseiller à la présidence et le gouvernement est en train de travailler sous la direction du Premier ministre pour présenter un budget cohérent avec la politique du développement prôné par le président de la République et je crois qu’on sera dans le temps », a-t-il dit.

Interpellé sur ce que pourraient être les principales caractéristiques du budget au compte de l’année 2020, monsieur Dioubaté a fait savoir qu’il sera consacré en partie aux infrastructures et à l’énergie pour le bien de la Guinée. « En attendant que le conseil interministériel et le conseil des ministres se prononcent, nous sommes toujours en droite ligne par rapport à la vision du président de la République, celui d’encourager le développement à la base, celui de mettre un accent particulier sur les infrastructures routières, l’énergie et puis la décentralisation. Donc, le budget va tourner autour de ces principales questions de développement qui correspondent à la vision du président de la République, de faire de la Guinée un pays émergent », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : ouverture de la session budgétaire (LFI 2020)

7 octobre 2019 à 11 11 07 100710

Conformément à la Constitution, la deuxième session de l’année, dite session budgétaire va démarrer ce 7 octobre 2019, (le 5 octobre étant un jour non ouvrable). Selon les informations confiées à Guineematin.com, en plus du projet de budget portant sur la loi de finances initiale 2020 (LFI 2020), plusieurs textes de lois (conventions et projets), jusqu’ici en attente, pourraient être examinés par les députés.

Contrairement aux sessions précédentes, celle d’octobre 2020, risque d’être particulière puisqu’elle pourrait être la toute dernière session pour cette législature dont le mandat a pris fin depuis le mois de janvier dernier.

Egalement, cette session pourrait être écourtée à cause de la campagne électorale pour le renouvellement du Parlement. Déjà, la CENI- organe chargé d’organisé les consultations électorales et référendaires en Guinée- a annoncé la date du 28 décembre pour la tenue des élections législatives.

Bref, sauf changement de programme, la prochaine législature rentrera en fonction en avril 2020 et commencera ses activités par examiner la session des lois de l’année.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Contrôle de l’action gouvernementale : des parlementaires à Labé pour évaluer la chaîne pénale

3 octobre 2019 à 7 07 54 105410
Honorable Fatoumata Hoolo Diallo, du groupe parlementaire des ‘’Libéraux-Démocrates’’

Une mission de l’Assemblée Nationale conduite par l’honorable Babara Fofana de l’Alliance Républicaine, membre de la commission Education et comprenant les honorables Habib Baldé et Hadja Fatoumata Hoolo Diallo vient de séjourner à Labé en compagnie d’un représentant du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies pour, dit-on, évaluer les améliorations enregistrées sur la chaîne pénale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers les vidéos ci-dessous en français et poular.

Cette importante délégation de l’Assemblée Nationale a rencontré les autorités préfectorales, rendu visite aux officiers de police judiciaire au niveau de la police et de la gendarmerie, échangé avec le parquet et le président du Tribunal, conféré avec les acteurs de la société spécialisés en promotion et défense des droits de l’homme avant de faire un détour à la maison centrale pour découvrir les réalités des conditions carcérales.

Honorable Babara Fofana de l’Alliance Républicaine, membre de la commission Education

« La première des choses que nous cherchons, c’est de voir comment le peuple est traité dans le système judiciaire. Je prends un exemple très simple. Même si vous condamné des citoyens qui sont des malfrats. Lorsqu’on les mets en prison, ça c’est la loi qui l’indique, c’est comme des êtres humains. Il faut leur donner un minimum pour qu’ils vivent correctement. Au niveau de la justice, il y a eu une réforme extrêmement importante. Nous venons voir par rapport au passé si cette réforme a porté dans le système judiciaire », a expliqué l’honorable Babara Fofana.

« Nous avons pris un engagement. Nous ne pouvons pas effectuer un déplacement de Conakry à Labé et ne pas faire du sérieux. Nous allons rendre compte fidèlement au parlement qui va se retrouver avec le ministre de la Justice pour des dispositions idoines à prendre. Nous représentons le peuple auprès des autorités gouvernementales. Nous constitutions alors les meilleurs interprètent des préoccupations du peuple auprès des ministres » a rassuré Honorable Fatoumata Hoolo Diallo, du groupe parlementaire des ‘’Libéraux-Démocrates’’.

Au terme de cette mission qui va conduire la délégation de l’Assemblée Nationale dans 5 préfectures de la Guinée, les missionnaires promettent d’élaborer un rapport détaillé sur les constats de terrain dont le contenu pourrait certainement aider le Ministère de la Justice.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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N’zérékoré : le gouverneur et les populations appellent à une paix durable

1 octobre 2019 à 21 09 51 105110

Les fora et visites conjointes organisées en Guinée Forestière dans le cadre du projet « appui au dialogue et participation politique inclusifs » ont pris fin ce mardi, 1er octobre 2019, dans la salle du CREDEZ, de la commune urbaine de N’zérékoré. La démarche visait à débattre avec toutes les couches socioprofessionnelles sur le maintien d’une paix durable en région forestière, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le gouverneur de la région administrative, Mohamed Ismaël Traoré, qui a présidé l’ouverture des travaux. Dans son intervention, monsieur Traoré a appelé les populations à œuvrer avec l’Etat et les partenaires pour le maintien d’une paix durable dans cette région du pays, jugée conflictogène. « Comme le disait l’autre, la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement. La région de N’zérékoré, qui est notre région natale à nous tous, c’est cet objet précieux que nous devons conserver, adorer et mettre tout œuvre pour qu’elle ne connaisse pas de troubles sociaux, pour que notre région soit toujours citée en exemple de havre de paix dans le pays. Mais, qu’on n’entende plus dire que N’Zérékoré est une région à haut risque ou sensible à la violence, ou ville criminogène, alors que N’Zérékoré est convoité par tout le monde, c’est un endroit où il fait bon vivre. On peut même dire que c’est le grenier de notre pays, la Guinée. C’est en même temps, une région qui regorge de potentialités minières fabuleuses. Une région qui constitue le poumon économique du pays. Comment on peut être issu de cette région et qu’on nous qualifie de personnes qui créent l’instabilité sociale? C’est inacceptable. Nous devons travailler pour faire de N’Zérékoré une belle cité paisible où il fait bon vivre non seulement pour chaque Guinéen, mais pour tout citoyen désireux de se rendre chez nous », a dit le gouverneur.

Pour Elhadj Sékou Sanoh, de l’inspection régionale de la ligue islamique de N’Zérékoré, l’Etat devrait penser à outiller et accompagner les religieux dans leur mission de sensibilisation pour la paix et la cohésion sociale. « Nous demandons à l’Etat de venir en aide aux religieux qui sont souvent appelés en rescousse pour calmer les esprits. Nous, nous pensons qu’il faut que le Guinéen se réconcilie avec lui. Il faut que le Guinéen demande pardon à son prochain. Notre pays a un passé douloureux. Nous, nous demandons d’ailleurs ce qu’est devenu le Comité Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale. Cette structure avait un rapport intéressant. Nous attendons toujours la réaction pour connaître la suite qui est donnée aux recommandations. Nous demandons à chacun de nous d’accepter l’autre et d’aimer notre pays pour notre bien commun », a insisté le religieux.

De son côté, Daoro Zoumanigui, responsable régional de l’association pour la promotion des personnes handicapées de N’zérékoré, pense que la justice est la seule voie qui mène à la paix durable. « Ce qui menace la paix, c’est l’injustice, les frustrations et l’impunité. Par exemple, le 4 avril passé, Madame la ministre de l’action sociale a plaidé pour l’intégration à la fonction publique des personnes handicapées diplômées. Mais nous avons été surpris d’être exclus de la liste. Si nous voulons la paix, nous devons être justes, éviter les frustrations, la discrimination et combattre l’impunité. Il faut surtout respecter les droits de l’homme dans nos actions quotidiennes ».

Pour sa part, Madame Madoussou Camara de la mouvance présidentielle et femme leader à N’Zérékoré, a dit que la paix est menacée à cause du tempérament des hommes. « Les hommes sont trop chauds alors que s’il y a problème, c’est nous les femmes qui sommes les plus grandes victimes… Pour éviter cela, il faut qu’on se donne la main, il faut qu’on discute de tous les problèmes au tour de la table ».

De son côté, Jean Paul Lamah, du bureau régional de N’Zérékoré du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, a rappelé que le projet en cours d’exécution est mis en œuvre dans le souci de renforcer le dialogue et la paix en prélude aux consultations électorales. Comme recommandations, cet expert plaide pour le renforcement du dialogue. « Je me suis beaucoup réjoui de voir qu’il y avait un grand intérêt de la part des participants de pouvoir exprimer leurs soucis par rapport à la paix. Il y a des particularités comme des généralités qui ont été notées parmi les problèmes qui menacent la paix : des conflits éleveurs-agriculteurs aux des conflits politiques en passant par les exactions des forces de l’ordre et les conflits domaniaux. Mais partout, les gens ont exprimé le besoin de renforcer la paix dans les différentes localités à travers le dialogue. Il est important que les représentants des partis politiques se rencontrent le plus souvent pour éviter que les guerres des nerfs se transforment en guerre des muscles », a conseillé ce responsable du HCDH.

A la clôture de ce forum, le 4ème pour la région de la Guinée forestière, après celui de Kissidougou, Gueckédou et Beyla et les visites conjointes de Macenta et Lola, les participants de tous les bords se sont engagés à consolider la paix, à renforcer le dialogue et la cohésion sociale pour le bien de tous.

Le Président délégué du comité de pilotage du projet, Dr Jean Edouard Sagno, au nom de la délégation qui l’accompagne, a noté avec satisfaction cet engagement des acteurs sociopolitiques de la région forestière pour la consolidation de la paix et l’unité nationale.

A rappeler que ces fora et visites conjointes, financées par le PNUD et le HCDH, ont connu la participation de l’Assemblée Nationale, du département de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, du Groupe National de Contact et de la société civile. Les quatre délégations composées à cet effet ont sillonné les quatre régions naturelles du pays, 7 gouvernorats et 23 préfectures jugées conflictogènes en deux semaines.

Depuis N’Zérékoré, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Kankan : opposition, mouvance et citoyens s’engagent dans la consolidation de la paix

1 octobre 2019 à 21 09 13 101310

La mission pour la consolidation de la paix et le dialogue national se poursuit à travers Guinée dans le cadre du dialogue avec les partis politiques, les acteurs de la société civile et les citoyens. Elle a été reçue ce mardi, 1er octobre 2019, par les autorités régionales de Kankan. La rencontre a eu lieu à la maison des jeunes de la commune urbaine en présence de plus d’une cinquantaine de personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mission était composée des députés Sékouba Konaté, Mariama Tata Bah, du directeur national de la prévention des conflits et du représentant du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

Honorable Mariama Taata Bah

Les souhaits de bienvenue ont été formulés par le gouverneur de Kankan, Mohamed Gharé. Ensuite, c’est la députée, Maria Tata Bah, qui a pris la parole au nom de la mission, devant une foule composée en majorité par les femmes, pour dire que la Guinée est bien une famille. « Tout ceux qui ont dit que la Guinée est une famille n’ont pas tort. Je le confirme, la Guinée est une grande famille. Quand il y a l’unité et la paix du cœur, ce sont les femmes qui en bénéficieront. Refusons la guerre, refusons la division, ça ne nous mènera nulle part », a-t-elle laissé entendre sous un tonnerre d’applaudissements.

Après l’intervention de Mariama Tata, la parole a été donnée à 10 personnes issues des partis politiques, de la société civile et des citoyens pour s’exprimer sur les problèmes qui freinent le développement de Kankan.

Honorable Sékouba Konaté

A la fin de la séance, l’Honorable Sékouba Konaté s’est dit satisfait du déroulement du dialogue mais aussi de la présence massive des femmes. « Ce qui m’a marqué particulièrement à Kankan, c’est la présence massive des femmes, elles ont donné assez d’importance à la rencontre. Le fait de se regarder en face et se parler a mis à l’aise plus d’un. Il y en a qui étaient frustrés à un niveau très élevé, mais ils ne le sont plus après cette rencontre », a-t-il soutenu.

Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel par intérim à Kankan

Selon Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel par intérim à Kankan, aucun développement n’est possible sans la paix. « Aucune construction, aucun développement, rien n’est possible sans la paix. Cultiver la paix, c’est le gage de tout départ. Donc, s’il y a un groupe qui intervient dans ce sens, nous les accueillons à bras ouvert. La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement. Il faut que dans chaque comportement qu’on récente la paix », a-t-il dit.

Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG de Kankan

Pour sa part, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG de Kankan, estime que cette mission peut aboutir à un bon résultat si on la laisse aller jusqu’au fond. « J’ai de l’espoir que les députés peuvent tenter de résoudre ce problème s’ils vont jusqu’au fond, si on leur permet d’évoluer. La réconciliation nationale est indispensable, mais c’est les régimes qui ont fait que nous sommes à cet état actuel », a-t-il dénoncé.

A retenir que ce projet est initié par le Système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Guinée (HCDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), porté par l’Assemblée Nationale et le ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Beyla : autorités et populations s’engagent à consolider la paix

29 septembre 2019 à 11 11 59 09599

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, la mission pour la consolidation de la paix et le dialogue continue son périple à travers la Guinée pour échanger avec les différentes couches socioprofessionnelles. C’est dans ce cadre que la délégation a été reçue à Beyla dans la journée d’hier vendredi, 27 septembre 2019, par les autorités et les populations à travers leurs représentants, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La délégation, conduite par l’honorable Christian Sinata Touré, a été reçue en premier lieu par le préfet de Beyla, Lamine Cissé, entouré de ses principaux collaborateurs.

Après le souhait de bienvenue, le forum a débuté en présence de 40 participants locaux venus de toutes les couches socioprofessionnelles de Beyla. Le forum porte sur la connaissance du projet intitulé « appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ».

Le président délégué du projet et directeur de cabinet de l’Assemblée Nationale, Dr Jean Edouard Sagno, a indiqué aux participants que ce projet a été initié par le Système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Guinée (HCDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et porté par l’Assemblée Nationale et le ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté. Selon lui, la démarche vise à préserver la paix et le dialogue politique inclusifs en Guinée. Le projet intègre la société et les personnes réputées de grande intégrité, au nombre de 12, et dénommées Groupe National de Contact (GNC).

Dr Jean Edouard Sagno a mis l’occasion à profit pour justifier le contexte et l’importance d’un tel projet pour la Guinée, souvent confrontée à la violence pendant les joutes électorales. Il a énuméré les acteurs impliqués, les moyens mis en place et précisé la durée du projet. Ensuite, Dr Jean Edouard Sagno a donné la parole aux participants pour identifier les causes de conflits à Beyla et les pistes de solution pour éviter les violences avant, pendant et après les élections.

Dans leurs réponses, les participants ont à leur tour énuméré les problèmes qui fragilisent la paix à Beyla : les problèmes électoraux, les problèmes domaniaux, le non respect des aînés, le non respect de la loi et le manque de considération pour l’autorité, entre-autres.

Pour consolider la paix dans cette préfecture de la Guinée forestière, les participants de toutes les couches ont convenu de cultiver le dialogue, la tolérance et surtout le respect de la loi.

Selon le père Abbé Justin l’implication de plusieurs acteurs est une nécessité pour la préservation de la paix. « Pour qu’il y ait la paix, il faut plusieurs implications : la famille, l’école et la religion. Si ces trois structures s’impliquent sérieusement dans le maintien de la paix, je pense que la paix ne sera plus un rêve mais une réalité », a dit le religieux.

Pour le juge de paix adjoint de Beyla, Mohamed Lamine Barry, les problèmes de la préfecture se résument en deux catégories. « C’est les problèmes domaniaux qui entraînent souvent des conséquences graves entre les populations, voire entre des familles. Et le second, c’est l’impunité… Puisque certains se considèrent comme supérieurs à d’autres, surtout pendant les élections ».

Pour y faire face, le magistrat pense que les sages ont un rôle déterminant à jouer pour le maintien et la consolidation de la paix. Il ajoute que chacun a sa partition pour apaiser le climat sociopolitique à Beyla avant d’appeler tous à faire confiance à la justice qui est là pour tous les citoyens.

Pour sa part, le préfet Lamine Cissé s’est réjoui de la tenue d’une telle rencontre à Beyla avant d’inviter les citoyens à cultiver la paix et le dialogue entre toutes les couches socioprofessionnelles. « Quelque soit l’ampleur d’un problème, même s’il s’agit de la guerre, ça finit toujours au tour de la table. C’est pourquoi, il est intéressant que vous qui avez suivi cette formation, que vous deveniez un modèle de paix et que vous restituez ces enseignements à ceux qui n’ont pas eu la chance d’être parmi nous… Et Beyla a le souci de son développement, c’est pourquoi, nous allons tous œuvrer à la consolidation de la paix, au dialogue et au respect des droits de l’homme dans l’unité et la participation inclusive », a dit le préfet.

Devant la délégation et les participants, Lamine Cissé a martelé que la paix règne à Beyla et qu’elle sera renforcée et consolidée pour le bien de tous.

La délégation a mis le cap sur d’autres préfectures de la Guinée Forestière. Ce samedi 28 septembre 2019, elle des visites conjointes à Lola avant le forum de N’zérékoré prévu le 1er octobre 2019.

Depuis N’Zérékoré, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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