Hausse des budgets de la présidence et du parlement : les raisons, selon Ismaël Dioubaté, ministre du budget

1 septembre 2021 à 11 11 40 09409
Ismael Dioubaté, ministre du Budget

C’est une situation qui suscite un grand débat actuellement en Guinée. Au moment où le pays vit une crise économique qui frappe durement la grande majorité de la population et pendant que certaines institutions nationales connaissent une baisse de leur budget, d’autres se voient bien loties. C’est le cas de la présidence de la République et de l’Assemblée nationale, dont les budgets ont connu une importante hausse dans la Loi de finance rectificative (LFR), en cours d’examen au parlement.

Qu’est-ce qui explique cette situation ? Le ministre du budget a répondu à cette question dans l’émission Mirador de FIM, ce mercredi 1er septembre 2021. En ce qui concerne la présidence de la République, Ismaël Dioubaté a indiqué que la hausse du budget est essentiellement due à la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État.

« Ça s’explique essentiellement par la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État qui relèvent de la présidence. Donc, ce n’est que ça en réalité. J’ai dit essentiellement mais vous avez aussi toute la panoplie de ministres conseillers qui sont à la présidence. Chaque fois qu’on nomme un ministre conseiller, ça a un impact sur le niveau des salaires. Mais pour le cas précis, c’est essentiellement dû à l’application du statut particulier des inspecteurs d’État », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est de l’Assemblée nationale, il soutient que la hausse se justifie par « l’application de la nouvelle constitution. Avant le changement de la constitution, les sessions de l’Assemblée étaient de six mois. Maintenant, ils (les députés) font une session unique de neuf mois et une session spéciale de la LFR, ce qui fait au total dix mois. Dans la Loi de finance initiale (LFI) 2021, les prévisions étaient sur les six mois conformément à l’ancienne constitution. Maintenant que nous sommes passés à la nouvelle constitution, on passe de six à neuf mois. Ce sont ces primes de session qui expliquent l’augmentation », a dit Ismaël Dioubaté.

A rappeler que le budget de la présidence de la République est passé de 492 511 921 000 GNF dans la LFI à 667 355 982 000 GNF dans la LFR. Soit une augmentation de 174 844 061 000 GNF. Celui de l’Assemblée nationale aussi est passé de 273 345 730 000 GNF à 357 819 955 000 GNF. Soit une augmentation de 84 474 225 000 GNF. 

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Hausse du prix du carburant : Baadiko dénonce une décision « extrêmement grave »

4 août 2021 à 12 12 49 08498
Mamadou Bah Baadiko, président de l’UFD

Surprise et consternation, ce sont les sentiments exprimés par Mamadou Baadiko Bah, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale, suite à la hausse du prix du carburant annoncée hier soir par le gouvernement. Un prix qui passe de 9.000 à 11.000 francs guinéens pour le litre à la pompe. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mercredi 4 août 2021, l’opposant guinéen a dénoncé une décision extrêmement grave.

« C’est une très mauvaise surprise, puisque face la montée des protestations de tout le monde contre cette augmentation au mois d’avril, le gouvernement avait donné l’impression de vouloir accepter les récriminations de la population. Ils ont frappé avec l’augmentation de 20% de la taxe sur les communications téléphoniques. Nous, nous avions pensé qu’ils se sont rattrapés par là sans aller au niveau du carburant. Maintenant, on est frappé des deux côtés, avec une augmentation de plus de 20% du coût de deux produits sensibles. Le carburant impacte non seulement le transport, mais aussi les prix des produits.

C’est extrêmement dramatique et ça veut dire que le gouvernement n’en a cure.  Au lieu de régler les problèmes de la gestion de la chose publique, mettre fin à la corruption, aux détournements des deniers publics, à l’enrichissement illicite, on frappe la population de telle sorte alors que celle-ci ne peut pas se défendre. Vous savez que le prix du transport a déjà explosé à cause de l’état des routes. Ces dernières semaines, tous les prix ont doublé avant même le carburant. Donc, on ne sait pas où ça va s’arrêter. Ensuite, vous avez la flambée du prix des plaques d’immatriculation. Donc, il y a énormément de frais induits », a indiqué l’opposant.

En annonçant cette hausse du prix du carburant, le gouvernement a laissé entendre que celle-ci n’aura aucun effet sur les faits de transports. Mais cette annonce ne passe pas chez l’honorable Baadiko. « C’est complètement ridicule et irresponsable de penser qu’on peut augmenter le prix du carburant et que cela ne soit pas ressenti sur les coûts du transport », a-t-il dit, ajoutant que l’Etat avait plusieurs sources de revenus sans augmenter le prix du carburant.

« Ces milliers de fictifs qu’on continue de payer, on ne les touche pas, mais on va frapper toute la population. C’est extrêmement grave. On peut discuter du réajustement du prix du carburant puisque le baril est aujourd’hui à 70 dollars. Mais là, on va à la catastrophe. Si le gouvernement se souciait des conditions de vie des populations, il devrait au moins annuler la taxe sur la téléphonie, gérer son augmentation de carburant et veiller à ce qu’il y ait des mesures d’accompagnement pour que chacun ne fasse pas du n’importe quoi », a dit Mamadou Baadiko Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41  

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Retard des primes des députés : certains élus « inquiets »

2 août 2021 à 13 01 14 08148
Honorable Dr Ibrahima Sory Diallo, président de l’ADC-BOC

Dans les conditions normales, l’Assemblée nationale reçoit chaque trimestre une subvention pour lui permettre de fonctionner. Mais, depuis la clôture de la dernière session parlementaire, le 05 juillet dernier, les députés attendent encore le paiement de leurs primes. Et, certains parlementaires commencent déjà à s’inquiéter et à s’impatienter face à cette situation où aucune explication ne leur a été donnée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 02 août 2021, l’honorable Dr Ibrahima Sory Diallo du parti ADC-BOC a laissé entendre que le retard de paiement des primes des députés commence déjà à impacter négativement sur le fonctionnement de l’Assemblée. Ce parlementaire soutient qu’au-delà des députés, plusieurs autres personnes (les secrétaires, les assistants et certains contractuels) sont sous la coupe de ces primes pour leur fonctionnement.

« Nos primes n’ont pas encore été payées ; et, pour le moment, nous n’avons reçu aucune explication sur ce qui pourrait être la cause de ce retard. Cela commence à être inquiétant, parce que c’est avec ces primes que les députés trouvent leur carburant. Même nos assistants sont payés dans ces primes ; et, vous voyez combien de personnes sont pénalisées par ce retard. C’est quand on nous paye les primes que les secrétaires, les assistants et certains contractuels de l’assemblée nationale sont payés. Si cela n’est pas fait, cela pose des inquiétudes. En principe, on devrait être payés depuis la clôture de la session ; mais, cela n’est toujours pas fait. Le retard tourne autour de 20 à 25 jours », indiqué Dr Ibrahima Sory Diallo.

Pour ce parlementaire, ces primes ne sont pas de la charité demandé à l’Etat. C’est quelque de légale qui ne doit souffrir d’aucune démarche pour son obtention par les députés.

« C’est quelque chose de légal au niveau de l’assemblée nationale. Chaque trimestre, l’assemblée reçoit une subvention qui lui permet de fonctionner. Si cette subvention n’est pas donnée, l’Assemblée est paralysée », a-t-il expliqué tout en se réservant de dire à combien se lève montant de cette subvention.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Entreprenariat : la richesse interne va-t-elle vers l’effondrement ? Et si la Guinée adoptait le modèle de l’ANC ?

12 juillet 2021 à 12 12 27 07277

Libre Opinion : Après plusieurs années de l’indépendance, la Guinée a plongé dans un système économico-social communiste où tout était concentré au niveau de la machine étatique qui a vu naître bon nombre d’hommes d’affaires qui, à leur tour, ont migré vers la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

N’étant pas à l’époque dans l’esprit du système politico-économique guinéen, ces hommes d’affaires ont permis à l’économie des pays voisins de prospérer, tout en donnant naissance à la chaine des  industrielles d’hommes d’affaires  pour le bien être du secteur tertiaire de nos différents pays.

En faisant un clic sur le comment se caractérise l’économie sociale et celle capitaliste, nous pouvons, nous même, tirer les leçons pour équilibrer l’économique de notre pays.

Si c’est vrai que l’économie socialiste est un système de production où les biens et services sont produits directement pour l’utilisation, contrairement à un système économique capitaliste, où les biens et services sont produits pour générer des profits (et donc indirectement à l’emploi) « Avec les ressources naturelles et techniques , nous pourrons faire une nette lecture sur le comportement machiavélique des petits clans touffus de banditisme à col blanc, une classe qui essaye de ‘’prendre la Guinée en otage’’ pour remplir leurs poches.

A l’avènement des militaires de 1984 suite à un Coup d’Etat, la junte a sitôt opté pour le libéralisme économique et le multipartisme afin de permettre à tous les guinéens d’aspirer au bonheur et cela a permis à de nombreux guinéens (Résidents, ressortissants, exilés) de rentrer au bercail pour gérer leur destin.

C’est à partir de là que les chaines industrielles ont commencé à se développer dans tout le pays. Le pays s’était rapidement doté d’un Code des investissements, un Code très attractif devant permettre aux investisseurs nationaux et étrangers de s’intéresser au modèle économique très jeune dont disposait notre pays, la Guinée.

Avec ce modèle économique, le Président Lansana Conté permettra à un certain nombre de guinéens d’avoir des lignes de crédits pour donner naissance à la richesse interne. C’est avec ces crédits que l’Etat octroyait à une nouvelle classe d’hommes d’affaires de créer des unités industrielles de tout genre dans la cité. Une stratégie qui a permis la création de nombreux emplois dans tous les secteurs d’activité de la vie économique guinéenne.

Dans la gestion de la chose publique sous l’ère Conté, certaines personnes sorties de nulle part, ont pensé que personne ne pouvait être riche que leurs petits clans. Une attitude qui a occasionné un sursaut national qui a failli renverser le régime Conté en janvier 2007.

Pour la plupart des guinéens, il est inconcevable que notre pays, la Guinée, soit considéré comme un scandale géologique et qu’on soit pauvre en recherchant toujours le quotidien.

De mouvement social en mouvement social, le  peu d’infrastructures dont  dispose le pays, se verra être pillé par des jeunes, femmes et hommes en colère contre le système de Gouvernance du groupe d’individus, des prétendus être intouchable.

C’est pourquoi, un 23 mois de décembre 2008, la junte militaire ayant appris sitôt la mort du Général Lansana Conté, se planifie par rapport à la prise du pouvoir et après, a dissout l’Assemblée nationale, suspendu la Constitution du pays au nom du Conseil National de Développement et Démocratie (CNDD), pour mieux gérer les affaires courantes du pays et organiser les élections crédibles.

C’est ainsi que plusieurs hauts gradés et intouchables de l’Etat avaient été interpellés pour fait de corruption, de trafic de drogue, de malversations financières et de détournements des deniers publics. Et là, nous sommes en 2008-2009.

Avec une pression de l’opposition guinéenne, des forces vives et de la communauté internationale, la junte quittera le pouvoir pour faire place à un autre régime éphémère piloté cette fois, par le général Sékouba Konaté. Le CNDD qui avait l’ambition d’assurer un développement durable du pays se verra sevré de toutes ses vives ambitions.

En 2010, les élections présidentielles sont organisées et le Pr Alpha Condé est porté à la tête de la magistrature suprême de la République de Guinée pour gérer les destinées de ses compatriotes.

Dans les 5 premières années de gestion du pays, le Président a dit ouvertement qu’il ne connaissait pas les cadres du pays et c’est ainsi qu’il a pu retenir certains cadres qui ont travaillé avec feu Général Lansana Conté dans le but de cerner de mieux en mieux le fonctionnement de l’Administration publique guinéenne. Et pour cet état de fait, il fera appelle à d’autres intellectuels de la diaspora guinéenne et organisera un concours de recrutement pour mieux assainir et mettre fin à toutes sortes de gabegies financières afin que notre pays soit fréquentable.

Qu’il soit un pays ami avec les institutions de Breton Wood pour que les investisseurs étrangers puissent avoir confiance à l’Etat guinéen.

Hélas ! Certains les cadres les plus dangereux et les intouchables du régime Conté reversés dans la nouvelle République, ne jurent qu’au nom de la destruction de leurs frères et sœurs de la Guinée.

Les nantis subissent les effets de l’ouragan de la mauvaise gestion, de la Mal gouvernance ceci, à travers la délation, la diffamation à outrance et du mépris des autres enfants du pays.

 Partant de cela, nous pouvons citer à juste titre, le cas de Ibrahima Kassus Dioubaté qui a été victime du clan mafieux occupant encore des postes stratégiques dans les structures étatiques.

Et pendant ce temps, d’autres se font passer pour «Des conseillers du président» de ma République dans la gestion des centrales de Coronthie.

Ibrahima Kassus Diabaté, jeune entrepreneur aguerri, promoteur et actionnaire dans le projet des maisons de type standard international va poursuivre son partenaire étranger qui est devenu par la suite le chouchou incontesté du petit clan qui continue de tirer profit des installations et les centrales de K-Energie. N’ayant pas obtenu gain de cause, M.Diabaté va saisir une juridiction supranationale qui va le rétablir dans ses droits et va condamner l’Etat guinéen au payement d’une somme de plus de 40 millions de dollars américains US. A date, l’Etat peine à payer cette somme au profit du jeune Diabaté.

Par contre, faut-il signaler qu’il y a d’autres Ibrahima Kassus  Diabaté qui sont victimes de ces petits clans qui seraient proches du Chef de l’Etat.

Si nous essayons de faire un tour au niveau des jeux de hasard où il y a eu des victimes du clan destructeur des idéaux de développement durable.

Il y a plus de deux ans, le peu de guinéens qui étaient actionnaires dans le PMU (Pari Mutuel de Guinée), se verraient refuser le renouvellement de leur licence Et pour cause, c’est à l’Etat d’organiser ou d’avoir le monopole des paris. Pourtant, les statuts de la structure sont très clairs à cet effet.

Aujourd’hui, le rétroviseur se trouve braqué vers la société de celui qui a eu le courage pour la toute première fois de valoriser le secteur du jeux de hasard. Mais pour l’instant, plusieurs acteurs se sont impliqués pour rétablir la vérité dans ladite affaire qui risquerait de reverser des milliers des jeunes dans la rue.

Essayons de faire aussi un tour vers le secteur touristique qui se trouve d’ailleurs au pied ‘’du mont continue de souffrir de l’œuvre des non professionnels’’. Ici, aucun programme digne de nom n’est mis en place par l’Etat pour promouvoir ledit secteur.

Par contre, il y a des privés qui continuent d’investir dans le secteur. Mais en réalité, depuis l’avènement en Guinée de la pandémie de COVID-19, toutes les activités sont aux arrêts, voir au point mort.

Malgré la présence de cette pandémie, certains guinéens sont restés partenaires des investisseurs étrangers qui ont pu rétablir certains employés des hôtels dans leurs droits.

Pourtant dans ce petit clan qui prend tout le pays en otage,  un élément qui avait géré un hôtel mais qui, après, s’est vu très endetté à cause de la  mauvaise gestion et de la dilapidation des deniers publics.

Alors, il est temps que nos gouvernants sachent que même en période de crise liée au COVID-19, d’autres nations ont continué d’octroyer des fonds à des entrepreneurs locaux pour la survie de leurs entreprises. Mais c’est tout à fait le contraire en Guinée.

De ce fait, le pays devrait s’aligner dans cette dynamique pour encourager les porteurs de projets et préserver le peu de richesses locales pour le rayonnement de la Guinée.

Bref, encourager les guinéens à investir sur place, c’est contribuer au développement local à la base.

Voilà le modèle de Développement que l’ANC et l’Afrique du Sud ont épousé pour valoriser l’Entrepreneuriat local qui fait bouger leurs populations y compris les jeunes.

Un système de Gouvernance qui les hisse au sommet de l’Afrique où ils sont premiers grâce à l’entrepreneuriat local, l’un des véritables piliers du Développement à la base.

Et si la Guinée emboitait le pas ?

Par Alpha Kamara, citoyen

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Société Minière de Mandiana : l’Hon. Eva Cross salue le démarrage des activités

9 juillet 2021 à 10 10 03 07037

Une haute délégation composée du ministre des Mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, des cadres de son cabinet et la Présidente de la Commissions Mines et industrie de l’Assemblée nationale, s’est rendue le dimanche dernier, 4 juillet 2021, à Loïla, dans la commune rurale de Koundian, relevant de la préfecture de Mandiana pour visiter l’usine de traitement d’or de la Société Minière de Mandiana (SMM), a appris Guineematin.com, auprès de l’Assemblée nationale.

Un évènement vivement salué par l’Honorable Eva Cross, Présidente de la Commission Mines et Industrie de l’Assemblée nationale émerveillée par la qualité des installations mais aussi et surtout du volume des investissements en un temps record.

Native de Mandiana, cette députée, qui a contribué pleinement à la mise en place de cette société minière dans cette partie orientale de la Guinée, réputée pauvre, malgré son riche sous-sol, a confié à Guineematin.com, ses sentiments de bonheur et de fierté retrouvés pour toute une région.

Honorable Eva Cross, présidente de la Commission mines et industrie de l’Assemblée nationale

« Je commence par vous dire qu’après cette visite, je me sens toute heureuse. Et c’est le lieu et l’occasion pour moi de saluer l’engagement et la volonté matérialisée du président de la République en faveur des populations de cette localité confrontée à de sérieux problèmes de développement. Sans l’engagement personnel du Chef de l’Etat, nous ne serions pas ici pour parler d’une usine d’exploitation industrielle d’or. Voyez-vous, Loïla, c’est à plus de 60 km du Chef-lieu de Mandiana, où il n’y avait pratiquement rien. Mais aujourd’hui, nous nous sommes embarqués à Conakry dans l’avion et en une heure 15 mn, nous avons atterri à Loïla. Si vous ajoutez l’usine elle-même et les autres réalisations connexes, j’exprime tout naturellement ma profonde gratitude en tant qu’élue du peuple au Pr Alpha Condé. Je n’oublie pas de saluer, c’est vrai, le dévouement des cadres à tous les niveaux du département des Mines et de la Géologie et par extension à tous les cadres des autres départements et du pays, qui ont de près ou de loin contribué à la réalisation de ce bijou. Je me rappelle encore, comme si c’était hier, le 24 février 2017, quand l’Assemblée nationale a voté la ratification de cette Convention pour l’exploitation industrielle de l’or de Mandiana. Il y avait le doute qui habitait certains sceptiques. Mais aujourd’hui, c’est avec un grand bonheur que nous assistons au démarrage effectif des activités de la Société Minière de Mandiana (SMM). Ce 4 juillet 2021, la délégation a été impressionnée par la qualité et la nature des installations de cette usine de traitement. Sans risque de me tromper, je pense que c’est la plus moderne de son genre en Guinée. Les essais ont commencé et sont concluants. Les premiers lingots de 24 kg d’or sont coulés et la société peut réellement passer à la production », s’est réjouie l’honorable Eva Cross.

Si la députée salue cette réussite c’est parce que la Société Minière de Mandiana à travers Managem, une société marocaine, a honoré ses engagements d’investir plus de 211 millions de dollars contre 110 millions initialement prévus, pour réaliser des installations de pointe avec une technologie de dernière génération.

Mais ce n’est pas tout. « Je suis contente aujourd’hui pour l’installation de cette unité industrielle de grande utilité pour notre pays et pour la préfecture de Mandiana. Avec cette société, et conformément au Code minier de notre pays, c’est plus de 800 emplois directs et plus de 1500 emplois indirects qui vont être créés. Mieux, pour le développement local, désormais, la préfecture de Mandiana va bénéficier des impôts et taxes miniers, sans compter le FODEL, qui vont soulager considérablement la population et contribuer au progrès social de la communauté. C’est le plus important pour moi, en tant qu’élue du peuple et fille de cette localité », a indiqué la Présidente de la Commission mines et industrie du parlement.

Mais, dit-elle, l’autre satisfaction tirée de cette réussite est le renforcement de l’excellence des relations entre la Guinée et le Royaume du Maroc.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Coopération : le directeur Afrique d’ONU-Habitat chez Damaro Camara

8 juillet 2021 à 21 09 26 07267
Honorable Louncény Camara et Oumar Sylla, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique d’ONU-Habitat basé à Nairobi

Le président de l’Assemblée nationale guinéenne a reçu en audience ce jeudi, 8 juillet 2021, le directeur du bureau régional pour l’Afrique d’ONU-Habitat. Honorable Amadou Damaro Camara a échangé avec son hôte sur la coopération entre la Guinée et l’institution onusienne, notamment dans le domaine de l’urbanisation, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Oumar Sylla, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique d’ONU-Habitat basé à Nairobi

Au sortir de la rencontre, Oumar Sylla, directeur du bureau régional pour l’Afrique d’ONU-Habitat, basé à Nairobi (Kenya), a expliqué les motifs de sa visite à l’Assemblée nationale guinéenne. « L’objectif de cette audience avec monsieur le président de l’Assemblée nationale, c’est de raffermir le partenariat entre ONU-Habitat et le gouvernement de la République de Guinée. Comme vous le savez, ONU-Habitat, c’est l’agence spécialisée sur les questions d’urbanisation. Nous avons développé une collaboration fructueuse avec la République de Guinée pendant les 4 dernières années. Et nous soutenons beaucoup d’initiatives en matière d’urbanisation.

Notamment le développement de la politique nationale urbaine, la revue de la législation urbaine, le développement du schéma d’aménagement du territoire, qui sont des outils très importants pour planifier mais aussi anticiper sur l’extension urbaine des villes au niveau de la Guinée, mais en même temps, utiliser ces villes comme étant des poumons de développement économique et de création d’emplois et de richesse. Donc, c’est la raison pour laquelle ce travail ne pourra pas se faire sans avoir une collaboration avec les ministères clés mais aussi avec l’Assemblée nationale, qui est détentrice de la législation mais aussi d’un soutien politique nécessaire pour pouvoir encore étendre les interventions d’ONU-Habitat à travers tout le pays », a dit M. Sylla.

Honorable Louncény Camara, président de la commission habitat, aménagement du territoire, transport, énergie et hydraulique à l’Assemblée nationale

De son côté, Honorable Louncény Camara, président de la commission habitat, aménagement du territoire, transport, énergie et hydraulique à l’Assemblée nationale, s’est réjoui de cette rencontre. Il salue particulièrement la décision d’ONU-Habitat d’ouvrir un sous-bureau à Conakry. « Ce qu’on peut retenir de cette rencontre, c’est que l’ouverture faite par ONU Habitat vers l’Assemblée nationale est une première. Et nous saluons surtout la déclaration de M. Sylla par rapport à l’objectif assigné au bureau régional mais aussi à l’ouverture d’un sous-bureau à Conakry pour être plus proche des demandeurs que nous sommes. Ceci nous permet de travailler directement.

Comme il l’a dit, Conakry-Nairobi, ce n’est pas loin, mais c’est aussi loin. Parce que s’il faut toutes les fois prendre le vol pour Nairobi, il va s’en dire que certaines demandes de la Guinée risqueraient d’attendre, parce que les moyens ne sont toujours pas là pour permettre à nos pays de mettre en application leur politique. Donc, dans ce cadre, je voudrais féliciter ONU-Habitat pour cette innovation, qui devrait permettre à la Guinée de mettre en œuvre sa politique, et surtout mettre en œuvre la déclaration de l’Afrique à la conférence de Tito en septembre 2016 », a dit l’ancien ministre de la ville et de l’aménagement du territoire.

Madame Ana Fonseca et Honorable Amadou Damaro Camara

A noter que juste après cette rencontre, le président de l’Assemblée nationale a reçu aussi en audience la cheffe de mission de l’organisation internationale pour les migrations (OIM) en Guinée, Ana Fonseca. Ils ont discuté de plusieurs questions, notamment les risques liés à la migration irrégulière et les efforts à consentir pour soutenir la jeunesse guinéenne, en vue de lutter efficacement contre cette forme de migration.

Mme Ana Fonseca, cheffe de mission de l’Organisation Internationale pour la Migration en Guinée

Mohamed Guéasso DORÉ et Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Double taxation des appels téléphoniques (passant de 60 à 120 GNF/Min) : une décision aux impacts inquiétants !

7 juillet 2021 à 11 11 36 07367
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : En 2016, une nouvelle taxe a été introduite dans la téléphonie en Guinée. Appelée TCT, cette « Taxe sur la communication Téléphonique » a été approuvée par l’Assemblée Nationale de l’époque avec une imposition de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) et exclusivement prise en charge par le consommateur. Les raisons de cette nouvelle taxe ont été justifiées dans le temps par l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur notre économie.

Et, l’actuelle Assemblée nationale a récemment approuvé une proposition de loi qui double cette taxation, passant alors de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) à cent vingt francs guinéens par minute (120/Min) ! Comme bon nombre de concitoyens, nous nous posons la question sur les impacts et conséquences de cette nouvelle décision sur les consommateurs en téléphonie et sur le secteur de la téléphonie.

Il est important de savoir que tous les États ont le droit d’ouvrir ou réadopter une assiette fiscale en cas de besoin ou contrainte économique. Le même droit s’étend sur le positionnement de l’assiette fiscale ; c’est-à-dire, le secteur d’activité devant supporter la charge fiscale. Par ailleurs, l’application de ce droit doit impérativement aller dans le sens du bien-être de tout un chacun.

A mon avis, la Guinée étant un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les taxes à la charge du citoyen rendent la vie plus difficile aux pauvres au lieu de l’améliorer. Les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches, en sachant que nos recettes à mobiliser sont plus à satisfaire les comptes personnels de certaines grosses pontes que ceux de l’Etat.

Cette décision est-elle le fruit de la facilité ?  Personnellement, je parie que doubler la TCT aura moins d’impacts dans la mobilisation des recettes dans les conditions actuelles ou la téléphonie est moins convoitée par les abonnés. Avec la forte vulgarisation d’internet et les services qui en découlent, il est bon de savoir que la téléphonie n’est plus une nécessité aussi importante en communication analogique/numérique. Donc, cette décision une fois appliquée, viendra augmenter les couts de l’appel téléphonique dans notre pays !

De nos jours, la plupart des abonnés mobile ont un service internet fréquent et disponible sur leurs portables. Alors, avec ce nouveau coût à la hausse des appels téléphoniques classiques, il est logique que de nombreux abonnées pourraient choisir les appels via internet que ceux via la téléphonie mobile ordinaire.

Alors, si nous avons moins d’appels téléphoniques, cela signifie qu’il y aura moins de taxes TCT que l’État pourra recouvrir. Conséquence, les objectifs économiques à atteindre à travers cette décision ne seront qu’un mirage. Bref, nous assisterons au boycott de la téléphonie classique puisque plusieurs alternatives moins coûteuses s’offrent aux abonnés.

A mon avis, une telle décision affectant le consommateur (Citoyen) ne devrait pas être une surprise pour tous. Elle aurait dû être au centre d’une négociation en amont entre Etat, l’association patronale des Télécoms et les représentations des consommateurs afin de pourvoir trouver un équilibre satisfaisant les trois camps. Malheureusement, aujourd’hui, il sera difficile de revenir en arrière ! Alors, à mon humble avis, la prochaine étape doit être comment atténuer l’impacts socio-économiques de cette décision sur le consommateur et le secteur de la téléphonie ?

Face à ce défi, les pistes de solutions à cette problématique feront l’objets de notre prochain article !

Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

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Mandiana : la délégation spéciale de Kodiaran installée dans l’allégresse

6 juillet 2021 à 16 04 34 07347

La nouvelle commune rurale de Kodiaran, située à 25 kilomètres de la ville de Mandiana, a désormais une équipe dirigeante. Une délégation spéciale de neuf membres a été installée hier, lundi 5 juillet 2021, à la tête de sa mairie. La cérémonie a été caractérisée par une grande joie qui témoigne de l’espoir qu’elle suscite chez les habitants de la localité, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

C’est le préfet de Mandiana, à la tête d’une forte délégation, qui est allé procéder à l’installation de la délégation spéciale de Kodiaran. Une équipe de neuf membres, qui va diriger cette commune rurale jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires. Mohamed Lamine Doumbouya s’est réjoui de l’atmosphère qui prévaut sur le terrain, très différente de celle constatée dans d’autres nouvelles collectivités où les citoyens sont divisés autour du choix des personnes qui vont les diriger.

Mohamed Lamine Doumbouya, préfet de Mandiana

« Quand tu disais aux gens que Kodiaran sera érigé en sous-préfecture et en commune rurale, tout le monde disait que c’est une affaire d’autres générations ou bien d’autres temps. Mais, le président de la République a dit qu’il ne pourra pas donner de l’argent à tous, mais qu’il posera des actes qui vont profiter à tous. Et c’est dans ce cadre qu’il a érigé ce district en sous-préfecture et l’Assemblée nationale l’a érigé en commune rurale. Donc, aujourd’hui, c’est une journée historique dans la vie de Kodiaran, comme en 1975 quand Mandiana a été érigée en préfecture.

Nous remercions les populations de Kodiaran de l’accueil, qui montre qu’il y a l’entente et que vous êtes contents de votre nouveau statut », a salué le préfet de Mandiana. Il en a profité pour prodiguer quelques conseils à l’équipe dirigeante de la mairie de Kodiaran, dirigée par l’ancien président du conseil de district, Laye Djibril Konaté, plus connu sous le sobriquet Vieux Dény. « Nous invitons la délégation spéciale à travailler en commun accord avec les sages, les jeunes, les femmes. Car quand la commune de Kodiaran avance, c’est dans l’intérêt de tous », dit Mohamed Lamine Doumbouya.

A rappeler que c’est le 16 mars 2021 que l’Assemblée nationale a érigé Kodioran et 18 autres nouvelles sous-préfectures en communes rurales. Elle compte 6 districts, dont Marena, Komana, Kodoko 1 et 2, Koromadou et Kodiaran centre

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

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L’or de Gaoual, exonérations, recettes… les annonces du ministre du Budget au Parlement

4 juillet 2021 à 17 05 43 07437
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Après avoir présenté le document de cadrage budgétaire pluriannuel 2022-2024 la veille, dans le cadre du débat d’orientation budgétaire (DOB), le Ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, est revenu, hier, samedi 3 juillet 2021, devant les députés pour répondre aux préoccupations soulevées pendant les débats, a constaté le journaliste de Guineematin.com qui suit les débats à l’Assemblée nationale.

Évolution du budget, le train de vie de l’Etat, la dégradation de l’environnement, la découverte d’or à Gaoual, la corruption, l’hôpital Donka, cas du secteur privé, du Code général des impôts, les infrastructures, les exonérations accordées à certaines sociétés, l’éducation, la santé, la maîtrise de la pandémie du covid-19, le doublement des recettes à l’horizon 2024… ce sont entre autres questions que les députés ont posées au ministre du Budget.

En ce qui concerne l’évolution du budget, notamment des recettes de l’Etat et le solde, Ismaël Dioubaté, en économiste aguerri, a expliqué aux députés le concept de solde de base, actuellement à 13 %.  L’ambition du gouvernement est de porter ce taux à l’horizon 2024  à 18% et de miser sur 20 % plus tard qui est le taux moyen dans l’espace de la CEDEAO.

L’autre question lancinante était liée au taux de croissance. Dans le document du cadrage macroéconomique, ces hypothèses vont de 5,4 % en 2022 et 5,3 % pour 2023 et 2024, alors que le taux de croissance réel en 2020 est de 7,1%. Le ministre  a expliqué que pour le cas guinéen, le taux de croissance est porté par les mines. Se voulant réaliste, il a dit aux députés, chiffres à l’appui, avec 80 millions de tonnes d’exportation de la bauxite par an, qu’il ne s’attend pas à de gros investissements dans le secteur avant 2026. Mais en 2026, avec l’arrivée du Simandou dans le secteur, ce taux de croissance pourra à nouveau augmenter significativement.

De la réduction du train de vie de l’Etat, le ministre soutient que depuis 2018, le titre 3 du budget, relatif au fonctionnement des départements est amputé de 20% pour accorder le strict minimum.

Contrairement à ce que pensent beaucoup de citoyens sur la déperdition des taxes et impôts, Ismaël Dioubaté soutient que tout ce qui est importé en Guinée est taxé. Ces sont les impôts indirects qui ne sont pas payés. Mais, promet le ministre du Budget, tous les restaurants, les pharmacies, les supérettes sont recensés. Les gens paient les droits de douane, ils ne paient pas les impôts à l’intérieur. C’est de cela qu’on va s’occuper désormais et réduire les déperditions de l’impôt.

Par rapport à l’épineuse question des exonérations, récemment soulevée par le FMI, le Chef du département des impôts, prend un engagement devant les élus du peuple. C’est celui de rester fidèle à la loi.

« Le 27 avril 2021, j’ai pris un arrêté suspendant toutes les exonérations qui n’obéissent pas aux règles. Il y a beaucoup de Conventions qui dérogent au Code des investissements que nous sommes en train d’analyser un à un », a souligné le ministre.

Sur les menaces qui planent sur le budget. Le ministre évoque principale menace, la pandémie liée au Covid-19 avec tous les risques endogènes possibles. Les autres risques, souligne-t-il, sont idéologique.

Naturellement, la préfecture de Gaoual, nouvelle zone aurifère du pays, s’est invitée dans les débats. Mais pour le ministre, Gaoual est un phénomène que le gouvernement ne maîtrise pas. «  Gaoual est un phénomène qu’on ne maîtrise pas d’abord. Par ce qu’il n’y a aucune étude qui prouve qu’il y a de l’or dans cette préfecture. Il faut approfondir les études pour répondre à toutes ces interrogations », a-t-il soutenu.

Par rapport à la protection de l’environnement, Ismaël Dioubaté appelle à l’engagement citoyen.

« J’ai fait une mission en Sierra Léone, j’ai constaté que de Pamélap jusqu’à la frontière avec le Liberia, je n’ai vu aucun feu de brousse du côté léonais et par endroit même il y a des arbres plantés. L’aspect climatique dans le pays, n’est pas une question des Nations Unies. La question est locale. Il faut absolument qu’on mette fin aux feux de brousse et à la coupe abusive du bois. Vous les élus du peuple, vous devez nous aider à ce niveau auprès de vos mandants. Avec les fonds FODEL et d’ANAFIC, il faut mettre au sein des politiques et décentralisations le reboisement et contrôle de la coupe du bois. C’est intéressant », conseille Ismaël Dioubaté.

Plus loin, le Chef du département du Budget a évoqué l’option entreprise par le Président de la république d’améliorer sensiblement les recettes de l’Etat, en passant du simple au double.

« Le doublement des recettes en 2022, c’est possible. Cette année, nous sommes passés à 50% en 2022, nous serons à 100 %. Nous serons dans la logique du Président qui pense qu’il y a assez de niches, il faut aller les chercher. Avec les institutions financières internationales, plus vos côtes sont élevées et plus vous avez la facilité à lever des fonds avec les bailleurs. Pour preuve, je vous donne un seul segment du Guichet unique. C’est-à-dire le DDI et le DDE. Avant le Guichet unique c’était entre 340 millions à un milliard. Aujourd’hui, la moyenne est de 19 milliards. Ma conviction est que si on vous dit de faire 10, battez-vous à faire 20… », a martelé le ministre qui a également laissé d’autres segments de cette question à la charge du ministre de l’économie et des finances et du gouverneur de la Banque centrale..

Le tronçon Labé-Madina Ghounass, lancé depuis de 13 ans, garde toujours 25 km, non achevés du côté guinéen. Sans ambages, Ismaël Dioubaté, parle de honte. « Il nous a vraiment manqué de suivi. On va faire l’effort pour terminer cette partie. Parce que c’est vilain et c’est une honte… »

En ce qui concerne la situation de l’hôpital Donka, l’Etat veut le mettre en Concession pour sa gestion, a révélé le ministre. Parce que simplement selon lui, il y a beaucoup de cliniques à Conakry qui fonctionnent avec le matériel pris dans cet établissement sanitaire. « Le Président qui a fait entièrement rénové et équipé l’hôpital Donka, ne veut pas prendre le risque de perdre ces équipements ultra modernes ».

Pour les questions relatives aux primes accordées aux Gouverneurs, préfets et Sous-préfets, à travers l’ANAFIC, le plaidoyer en direction des élus locaux, notamment des maires, ne passe pas aux yeux du patron du Budget.

« Les maires sont les gestionnaires de la cité et ont d’autres recettes qui les permettent de vivre. Ce qui n’est pas le cas pour les administrateurs territoriaux », a asséné le ministre

Du secteur privé, Ismaël Dioubaté, n’est pas tendre. Il a dénoncé la fausseté de certains opérateurs qui établissent habituellement trois bilans.

Un bilan pour les Banques où ils les font miroiter que tout est bon. Un deuxième pour l’administration où ils ressortent le cataclysme et le troisième, le réel aux actionnaires. Message de fermeté à l’endroit du secteur privé. Désormais il nouvel outil est en gestation pour établir tout bilan. Ce sera en ligne et conforme aux normes actuelles en la matière.

Pour le ministre du budget, l’Etat fera son rôle pour l’épanouissement secteur privé guinéen. « Tous les instruments et mécanismes qui doivent favoriser leur essor seront pris. Mais l’Etat sera exigeant sur les mécanismes de contrôle et de gestion. Un secteur privé c’est avec de grands banquiers et de projets structurants », a martelé Ismaël Dioubaté.

Avant de céder le parloir au ministre de l’économie et des finances, avec lequel il soutient avoir de très bons rapports de collaboration, le ministre du Budget a fait un clin d’œil à la société civile. « J’aurai souhaité que Dr Dansa Kourouma soit dans la salle. Il sait pertinemment que le budget qu’il nous a soumis cette année a été doublé. Soyons sérieux, la société civile ne participer à l’élaboration du budget. Ce n’est pas son rôle. Et nous connaissons comment fonctionnent la plupart de ces organisations. Elles sont nombreuses à s’affilier aux partis politiques si elles ne sont pas entièrement membres. Cela doit cesser… », a conclu le ministre.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Retour de la peine de mort en Guinée ? « Ce serait très imprudent de revenir sur cet acquis »

7 juin 2021 à 19 07 26 06266
Dr Mamadi Kaba, président pour la Ligue pour les Droits et la Démocratie en Afrique (LIDDA)

Comme annoncé précédemment, le député Mamadou Kaly Bah, premier vice-président de la Commission Nouvelles technologies de l’information et de la communication à l’Assemblée nationale, souhaite le rétablissement de la peine de mort, abolie il y a quelques années en Guinée. Dans une interview qu’il a accordée à notre rédaction, en fin de semaine dernière, le vice-président du parti UFC (Union des Forces du Changement) a annoncé son intention de mener un combat dans ce sens, avec l’appui de certains collègues députés.

Et cette sortie ne laisse pas indifférent Dr Mamadi Kaba, président de la ligue pour les droits et la démocratie en Afrique (LIDDA). Interrogé par un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 7 juin 2021, ce défenseur des droits humains a exprimé son opposition à cette idée. Pour lui, il n’est pas question de remettre en cause cet acquis, obtenu au prix d’une longue lutte. Car contrairement au parlementaire, l’ancien président de l’INIDH est convaincu que la peine de mort ne peut pas contribuer à réduire la criminalité.

« Nous sommes totalement opposés à la peine de mort. Si la peine de mort a été supprimée, c’est en partie à cause de notre activisme. On s’est longtemps battu pour ça, et c’est devenu un acquis. Donc, ce serait très imprudent de vouloir revenir sur cet acquis. Nous allons nous mobiliser pour empêcher que la peine de mort soit rétablie, parce qu’elle crée beaucoup plus de problèmes que de solutions. Beaucoup d’erreurs de justice sont commises même dans les grandes démocraties. Et après, quand on se rend compte que les gens ne sont pas coupables de ce qui leur est reproché, on peut réparer.

Mais quand vous l’avez déjà tué, ce n’est plus possible de réparer. La Guinée n’a pas les moyens de s’assurer que tous ceux qui sont condamnés à la peine de mort sont coupables de ce qu’on leur reproche. Nous avons beaucoup de faiblesses au niveau des moyens d’action de notre système de justice. Et en dehors de ça, même les grandes démocraties ont constaté que la peine de mort ne réduisait ou bien n’avait pas d’impact sur la criminalité sanglante. Et donc, ce n’est pas utile de revenir à ça, la Guinée a déjà dépassé cette étape », soutient-il.

Le président de la LIDDA indique que ce qu’il faut aujourd’hui, c’est d’aller de l’avant, en corrigeant les insuffisances du système judiciaire guinéen et en améliorant ses prestations. Il pense d’ailleurs que l’honorable Kaly Bah fait une erreur, en pensant qu’il y a une recrudescence de certains crimes, comme le viol, ces dernières années en Guinée. « Ce qu’il (le député Kaly Bah, ndlr) dénonce, c’est une réalité. Mais je ne suis pas de ceux qui pensent que c’est une recrudescence. Je pense plutôt que les langues sont en train de se délier.

Par exemple, vous avez de petites filles qui dénoncent les abus qu’elles ont subies de la part d’autres personnes, ce n’était pas le cas hier. Ce n’était pas possible qu’une fille puisse aller si loin, donc notre société est en train de s’ouvrir et les langues sont en train de se délier. Ce qui était tabou hier est en train d’être connu aujourd’hui et donc, ce ne sont pas des faits nouveaux. Et ce n’est pas par la peine de mort qu’on peut résoudre les problèmes de viols qui existent toujours dans notre société.

C’est maintenant qu’ils sont dénoncés, mais ils ont toujours existé. Il faut que la justice fasse correctement son travail et ceux qui sont condamnés, même à une année, qu’ils purgent toute leur peine avant de se retrouver dehors. Par ce seul moyen, nous sommes capables de réduire la grande criminalité surtout celle sanglante », a laissé entendre Dr Mamadi Kaba.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Dialogue politique en Guinée ? La CARP exige la libération des détenus politiques

7 juin 2021 à 19 07 03 06036
Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) est favorable au dialogue politique en perspective. Cette coalition de partis politiques estime qu’il est impératif de mettre le pouvoir et l’opposition autour d’une même table en vue d’aplanir leurs divergences et décrisper la situation sociopolitique du pays. Mais pour cela, elle pose quelques conditions préalables, notamment la libération des détenus politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis quelques semaines, le débat fait rage au sein de la classe politique guinéenne autour de la nécessité d’aller au dialogue annoncé par le pouvoir. La convergence des acteurs pour la relève politique (CARP) a donné sa position sur cette question au cours d’une conférence de presse, tenue ce lundi 7 juin 2021, à Conakry. La coalition, composée de plusieurs petits partis d’opposition, trouve qu’il est indispensable de mettre en place un cadre de discussions qui permettra de résoudre les problèmes que connaît le pays.

Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP

« Il y a des problèmes aujourd’hui, parce que des responsables du principal parti d’opposition sont en prison. Il y a des problèmes parce que l’UFDG n’est pas à l’Assemblée nationale. Il y a des problèmes parce que le siège de l’UFDG est fermé depuis plusieurs mois. Le principal parti d’opposition ne reconnaît pas le président de la République. Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de problèmes ? Ceux qui disent qu’il n’y a pas de problèmes, ce sont des démagogues », estime Dr Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et membre de la CARP.

Mais, avant d’aller à ce dialogue, la convergence des acteurs pour la relève politique indique qu’il faut d’abord réunir un certain nombre de conditions préalables. Il s’agit notamment de la libération des nombreux opposants arrêtés lors de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2020, qui sont toujours détenus à la Maison centrale de Conakry. « Nous saluons la nomination de Fodé Bangoura (comme secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social, ndlr). La première des choses que M. Bangoura doit faire, c’est d’aller vers les partis concernés.

C’est dans ce cadre que nous, nous avons été consultés, et les conseils qu’on lui a donnés, c’est d’aller aussi vers les autres. Nous invitons le premier ministre et M. Fodé Bangoura de faire en sorte que le dialogue soit inclusif. C’est ce qui nous a poussés à demander une libération sous conditions des détenus politiques parce que c’est une condition pour aller au dialogue. Vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que votre siège est fermé, vous ne pouvez pas aller au dialogue pendant que vos cadres sont en prison (…). La justice doit faire son travail, on ne s’oppose pas à ça. Mais si le travail de la justice va enfreindre la mise en place du cadre de dialogue, nous lui demandons de trouver des mesures pour permettre la tenue de ce dialogue », a lancé Dr Ibrahima Sory Diallo. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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Parlement : Amadou Damaro reçoit un projet de proposition de loi des Coordinations régionales

4 juin 2021 à 10 10 09 06096

Suite à la résolution prise par l’Assemblée nationale, le 22 janvier dernier et les rencontres qui ont suivi, les représentants des quatre régions naturelles de la Guinée, ont été reçus à leur demande par le Président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, en vue de lui remettre un document qui pourrait servir de texte de base à une proposition de loi réglementant l’existence de ces entités dans le pays.

C’est la salle des Actes du Palais du peuple qui a servi de cadre, à cette rencontre, tenue hier, jeudi 3 juin 2021. Les sages des quatre coordinations régionales de la Guinée dans le but de promouvoir la paix et la quiétude sociale dans le pays, ont procédé à la remise d’un texte à l’Assemblée nationale. Ce document, fait référence à la résolution parlementaire du 22 janvier 2021, dans laquelle les députés ont déploré l’immixtion des Coordinations dans les affaires de l’Etat et ont décidé de circonscrire les pouvoirs de ces Coordinations.

Visiblement surpris, les représentants des différentes coordinations du pays ont jugé nécessaire de se rendre à l’Assemblée nationale, de s’informer, d’échanger et de transmettre un document clarifiant le rôle principal de leurs structures dans la préservation de la paix, l’unité nationale, l’éducation, le développement et la solidarité entre populations guinéennes.

Au sortir de la rencontre, le porte-parole des quatre coordinations régionales du pays et Président des sages de la Coordination de la Guinée forestière, Elhadj Ahmadou Togba  a confié à la presse dont Guineematin.com, sa satisfaction.

« Je me rappelle le 22 janvier dernier, l’Assemblée nationale avait fait une déclaration autour des coordinations. On disait que les coordinations s’immiscent dans les affaires de l’Etat. C’est ainsi nous avons jugé nécessaire de rencontrer d’abord le Président  de cette institution individuellement et par la suite avec ses collègues. Nous avons promis de nous laisser le temps de nous rencontrer et essayer d’élaborer un document que nous allons lui remettre sur le rôle et le fonctionnement des Coordinations.  C’est ce document que nous sommes venus lui remettre d’une manière officielle. Et nous sommes satisfaits de l’accueil qu’on nous a réservés », a-t-il expliqué.

Au nom du Président de l’Assemblée nationale, le Président du groupe parlementaire Rassemblement républicain, l’Honorable Dr Ibrahima Deen Touré, a salué la démarche des sages avant de retracer l’objectif de ce rendez-vous.

« Comme vous le savez tous, la vie sociale précède la vie politique, elle existe avant tout. Nous avons eu une première rencontre avec nos sages, représentés par leurs Coordinations de Conakry en janvier dernier. Il y a eu un peu de débat et la conclusion était que les doyens allaient se voir et revenir avec des propositions », dit-il.

Poursuivant, il est revenu sur le rôle fondamental de ces doyens dans la société guinéenne.

« Nous mesurons les efforts énormes que ces sages déploient dans notre pays. Nous les avons vus présents même au Conseil national de transition (CNT), ils ont été d’un apport efficace et ils continuent encore à travailler », a-t-il, souligner avant de conclure :

« Les efforts de ces sages sont visibles sur le terrain, parce qu’ils contribuent à la stabilité, à la paix et au développement de la Guinée. Et c’est une chose à saluer et à magnifier », a-t-il fait savoir.

A présent, la balle est dans le camp de l’Assemblée nationale, pour remodeler le document, en faire une proposition de loi et voter au finish un texte légiférant sur l’existence de ces structures sociales du pays dont l’influence sur les décideurs et les populations n’est pas à démontrer.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Prorogation de l’état d’urgence : un député demande « au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret »

28 mai 2021 à 8 08 13 05135
Abdoulaye Kourouma, président du parti RRD, et député à l’Assemblée nationale

L’honorable Abdoulaye Kourouma, président et député du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), n’est pas d’accord avec la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour un mois encore, en Guinée. Une décision annoncée mercredi soir, 26 mai 2021, par le président Alpha Condé à la télévision nationale. L’opposant indique que le chef de l’Etat guinéen a violé la Constitution, en prenant une telle mesure sans consulter l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, il demande aux Guinéens de ne pas respecter cette décision.

« Il s’agit d’une décision unilatérale du gouvernement. L’Assemblée nationale n’a jamais été saisie, ça n’a jamais fait l’objet d’un débat au parlement guinéen. Donc, c’est un mensonge d’État. Et nous demandons au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret qui viole la Constitution. Et nous demandons aux Guinéens de continuer à vaquer à leurs activités, car ce décret n’est pas dans les normes.

La loi d’habilitation du président de la République (qui lui permettait d’agir sans consulter l’Assemblée nationale, ndlr) est finie depuis le 5 octobre 2020. Donc il faut qu’Alpha Condé arrête de prendre le pays comme si c’était sa propriété privée. Les institutions doivent être rétablies dans leurs droits et doivent travailler conformément à la loi », a déclaré le président du RRD.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : adoption de deux conventions de protections des populations transfrontalières et de personnes déplacées

22 mai 2021 à 8 08 09 05095

Réunie en séance plénière le jeudi dernier, 20 mai 2021, les députés ont autorisé la ratification de la Convention de l’Union africaine pour la coopération transfrontalière et celle portant sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché à l’Assemblée nationale.

S’agissant la première Convention adoptée par le sommet des Chefs d’Etat le 27 juin 2014 à Malabo, elle est intervenue à la suite des constats alarmants sur la situation conflictuelle des frontières internationales des Etats africains, impliquant l’apparition de nouveaux fléaux de criminalité et la montée incontrôlée du terrorisme international.

À l’issue de cette conférence au sommet, les chefs d’Etat avaient demandé aux différents pays membres d’adopter ladite convention pour résoudre définitivement les conflits frontaliers sur le continent par des voies pacifiques et concertées, adossées aux projets de développement.

Cette convention, également appelée « Convention de Niamey », comprend un (1) préambule et dix-sept (17) articles.

Des recommandations ont été faites par la commission des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger et portent entre autres sur

1-   la délimitation et la matérialisation de nos frontières ;

2-   l’accentuation de la surveillance au niveau des zones frontalières ;

3-   le renforcement de la formation des préfets, des sous-préfets et élus locaux des préfectures des zones frontières sur la gestion des conflits frontaliers et des conséquences sur le trafic ;

4-   la sensibilisation des forces de l’ordre dans la résolution pacifique des conflits frontaliers.

Le second rapport portant sur la Convention pour la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique a été présenté par l’Honorable Abdoulaye Kourouma. Il concerne non pas les réfugiés mais des déplacés internes.

« Il faut rappeler ici que cette convention, en parlant de personnes déplacées, ne fait pas allusion aux réfugiés mais plutôt aux personnes déplacées internes. Ces déplacements se font à l’intérieur de notre pays d’une localité à une autre sans dépasser les limites des frontières internationales (Article 1er alinéa K.). Exemple : les déplacements de populations suite à des catastrophes naturelles ou des projets nationaux nécessitant des délocalisations », a-t-il expliqué.

La convention de Kampala sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique dite « Convention de Kampala » a été adoptée par le sommet spécial de l’Union Africaine le 22 octobre 2009 à Kampala (Ouganda).

« Elle intervient à la suite des constats alarmants sur la situation des personnes déplacées qui constitue une source d’instabilité et de tension continuelles pour les Etats africains. Ces constats portent également sur la souffrance et la vulnérabilité spécifiques des personnes déplacées.

C’est cette situation qui a amené les chefs d’Etat lors de ce sommet spécial à demander aux différents pays membres, l’adoption de ladite convention relative à la mise en place d’un cadre juridique approprié aux situations des personnes déplacées, ceci, dans le but de leur apporter protection et assistance », a indiqué l’Honorable Abdoulaye Kourouma.

Des questions et des inquiétudes liées à la matérialisation des frontières, du règlement des problèmes frontaliers et bien d’autres ont été soulevées par les députés avant de formuler des recommandations et des suggestions pour une meilleure application de ces deux conventions.

Le ministre des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, Dr Ibrahima Kalil Kaba, au nom de son collègue, a rassuré les députés des dispositions du gouvernement pour une meilleure prise en compte des remarques et suggestions soulevées lors des débats.

Sans surprise, les 72 députés présents sur les 114 inscrits, ont unanimement voté pour l’autorisation de ratification des deux Conventions.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Parlement : voici le nouveau député, Alsény Kolia Sylla

8 mai 2021 à 11 11 33 05335

Alsény Kolia Sylla, nouveau député

Conformément aux dispositions de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Alsény Kolia Sylla, jusque-là assistant à la commission santé, jeunesse, sports, arts et culture, a été investi hier, vendredi 07 mai 2021, dans les fonctions de député, en remplacement de Dr Zalikatou Duiallo, première vice-présidente du Parlement, nommée dans le gouvernement au poste de Ministre de la citoyenne et de l’unité nationale, le vendredi 29 avril.

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Siguiri : des jeunes en colère contre le député uninominal de la préfecture

1 mai 2021 à 14 02 22 05225

Honorable Cheick Fanta Camara

A travers une publication faite sur son compte Facebook, le député uninominal de Siguiri a irrité plusieurs jeunes de la ville. Ces derniers accusent leur représentant à l’Assemblée nationale de se moquer d’eux en leur annonçant de fausses informations, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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Retard du procès des détenus politiques : Aboubacar Biro Soumah accuse Alpha Condé

27 avril 2021 à 12 12 50 04504

Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement PPC

Des voix continuent de s’élever pour dénoncer la détention de nombreux opposants en Guinée et surtout, le refus des autorités d’organiser rapidement leur procès. Depuis leur arrestation, qui fait suite aux violences post-électorales d’octobre 2020, ces responsables et militants de l’opposition sont incarcérés sans jugement à la Maison centrale de Conakry.

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Détention sans jugement des opposants en Guinée : ADC-BOC dénonce le pouvoir et l’UFDG

24 avril 2021 à 13 01 36 04364

Honorable Dr Ibrahima Sory Diallo, président de l’ADC-BOC

Quand est-ce que les opposants arrêtés suite à l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020 seront-ils jugés ? C’est la question que se posent incessamment les proches de ces détenus politiques. Six mois après leur arrestation, rien n’augure la tenue rapide du procès de ces responsables et militants de l’opposition guinéenne, incarcérés à la Maison centrale de Conakry.

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Transition militaire au Tchad après la mort du dictateur Idriss Déby : Mahamat Idriss Déby Itno remplace son père

20 avril 2021 à 12 12 52 04524

Maréchal Idriss Deby Itno, défunt dictateur tchadien

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la mort du dictateur tchadien a été annoncée dans la matinée de ce mardi, 20 avril 2021 par l’Armée. Âgé de 37 ans, jusque-là à la tête de la garde présidentielle (la DGSSIE), Mahamat Idriss Déby Itno a été désigné président du conseil militaire de transition. Les élections ne pourraient donc se tenir qu’après 18 mois de transition.

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Programme ANIES d’aide aux indigents : le doyen Nafiou Diallo exclu ?

19 avril 2021 à 13 01 26 04264

Doyen Nafiou Diallo, le directeur de publication du journal Focusmagazine

Régulièrement recensé par les agents de l’ANIES (agence nationale d’inclusion économique) dans le cadre du programme d’assistance aux indigents et aux foyers vulnérables, le doyen Nafiou Diallo se sent éjecté de la liste des bénéficiaires de cette aide de l’Etat guinéen. Depuis son enrôlement, ce journaliste qui a perdu l’usage de ses yeux, donc aveugle, n’a été appelé qu’une seule fois et n’a bénéficié que d’un sac de riz et d’un bidon d’huile de 10 litres.

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