Amoulanfé : Ousmane Akam Sacko et Oumar Bella Baldé libérés par le TPI de Mafanco

18 juin 2019 à 9 09 34 06346

Comme on le sait, le dimanche dernier, 16 juin 2019, le mouvement Amoulanfé (ça ne marchera pas) a été officiellement lancé à la Maison des associations et ONG de Guinée, dans la commune de Matoto. Un lancement qui a été perturbé à la dernière minute par des agents des forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène, de bastonnade (avec plusieurs blessés) et des arrestations.

Dans la soirée d’hier, lundi 17 juin 2019, Ousmane Akam Sacko et Oumar Bella Baldé (les deux jeunes du mouvement Amoulanfé qui avaient été arrêtés à Matoto) ont été libérés par le procureur du Tribunal de première instance de Mafanco.

Au cours d’un entretien téléphonique avec Guineematin.com, l’avocat des concernés, Maître Alseny Aïssata Diallo a d’abord dénoncé l’illégalité de cette intervention des forces de l’ordre.

« Il faut reconnaître que cette arrestation est illégale dans la mesure où la constitution guinéenne reconnaît non seulement le droit de l’association mais aussi de réunion, surtout que cette réunion ne se tenait pas à un lieux public, mais dans une cours privée. Les agents de maintien de l’ordre se sont introduits dans cette cours, ils ont gazé les citoyens qui étaient réunis et ont procédé à l’arrestation de mes clients », a indiqué leur avocat.

Finalement, ils ont été libérés et la première audience a été fixée au 24 juin. « Après tout débat avec monsieur le procureur, il a décidé de les mettre à ma disposition et de fixer la date de l’audience au 24 juin 2019. Donc, d’ici là, mes clients sont libres », a précisé maître Alsseny Aissatou Diallo.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Assassinat de Malal Baldé à Pita : les accusés devant la Cour d’Appel de Conakry

14 juin 2019 à 23 11 39 06396

Abdoul Karim Bah et Thierno Madjou Bah ont comparu ce vendredi, 14 juin 2019 devant la Cour d’Appel de Conakry. Ils sont accusés d’avoir ôté la vie de Thierno Malal Baldé en 2016 dans la préfecture de Pita. Arrêtés, jugés et condamnés respectivement à 10 ans et 5 ans de prison par le tribunal criminel de Mamou, ils ont interjeté appel de la décision au niveau de la Cour d’Appel de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est au mois d’avril 2016 que le corps sans vie de Thierno Malal Baldé a été retrouvé à Pita. Après les enquêtes, trois suspects ont été cités par les services de renseignement. Il s’agit de Thierno Madjou Bah, Abdoul Karim Bah et Amadou Tidiane Sow. Ces trois suspects ont été aussitôt arrêtés et placés sous mandat le 1er mai 2016.

Au terme de leur procès, Abdoul Karim Bah et Thierno Madjou Bah ont écopé respectivement de 10 ans et 5 ans de réclusion criminelle. Amadou Tidiane Sow, lui, a été reconnu non coupable et remis en liberté. Le 19 février 2017, les accusés ont relevé appel de cette décision et leur nouveau procès s’est ouvert ce vendredi devant la Cour d’Appel de Conakry.

A la barre, ils ont, tous les deux, nié les faits. « C’est sur la base de simples déclarations faites par des gens qu’ils nous ont arrêtés. Nous n’étions même pas présents sur les lieux du crime. Et, c’est à des endroits différents qu’ils nous ont interpellés. On ne connaît rien de cette affaire », ont assuré les deux jeunes.

Après avoir entendu les accusés, la Cour a renvoyé l’affaire au vendredi prochain, 21 juin 2019 pour la comparution de la partie civile, absente à cette audience.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Contrefaçon du thé Azawad : le procureur requiert un an de prison contre Elhadj Oumar Barry

10 juin 2019 à 18 06 15 06156

Le dossier opposant les établissements de Karamoko Diallo et d’Elhadj Oumar Barry, tous commerçants évoluant au marché de Madina, était en débat ce lundi, 10 juin 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Le premier poursuit le second pour contrefaçon du thé vert Azwad, un produit dont il est l’importateur exclusif en Guinée. Cette audience a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Comme celles précédentes, ni le prévenu, Elhadj Oumar Barry, ni leur avocat, n’ont répondu présent à cette nouvelle audience. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de poursuivre la procédure en passant aux plaidoiries et réquisitions.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile, maître Alpha Boufalo Bah, a rappelé la genèse de cette affaire. « C’est une affaire de contrefaçon des produits du thé vert Azawad qui a été contrefait par des commerçants qui se trouvent au niveau de Madina, dirigés par Oumar Barry. C’est entre leurs mains qu’on a vu ce produit contrefait. C’est-à-dire que le « Thé original », dont la propriété était réservée à d’autres société, ils ont imité sa marque. Au lieu de thé vert Azawad, ils ont mis le nom thé original, et c’est seulement les noms qui diffèrent. Et, vu l’évidence, ils n’ont pas voulu comparaître. Ils sont venus une fois, deux fois ; mais, depuis, ils s’abstiennent de venir », a-t-il dit.

Rappelant que la contrefaçon est punie par la loi guinéennes et les conventions internationales, maître Bah a demandé au tribunal de rendre justice en condamnant le prévenu à un an de prison et au payement d’un montant de 10 millions de francs à titre de dommages et intérêts.

Dans ses réquisitions, le ministère public a soutenu également que le prévenu, Elhadj Oumar Barry, s’est effectivement rendu coupable de contrefaçon du thé vert Azawad. Il a demandé donc au tribunal de le retenir dans les liens de la culpabilité. « Il y a eu imitation des produits qui est bien établie, il y a eu contrefaçon. C’est une évidence. C’est pourquoi, nous demandons au tribunal de retenir Elhadj Oumar Barry dans les liens de la culpabilité et de le condamner à un an d’emprisonnement et au payement d’une amende de 10 millions de francs guinéens », a requis le procureur.

Le dossier a été renvoyé au lundi prochain, 17 juin 2019, pour décision être rendue.

Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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FESABAG : la justice annule l’exclusion de Marie Ivonne Coumbassa et Cie

6 juin 2019 à 17 05 01 06016

Le feuilleton judiciaire qui opposait la Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Micro-finance de Guinée(FESABAG), représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Sow, à Marie Yvonne Coumbassa et Cie, a pris fin ce jeudi, 6 juin 2019. Le tribunal civil de Kaloum a rendu sa décision en annulant l’acte de suspension et d’exclusion de trois syndicalistes des rangs de la FESABAG, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, madame Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé, tous membres de la FESABAG, se sont vus suspendre puis exclure de ladite structure par le camp du secrétaire général, Abdoulaye Sow. Après cet acte, les trois personnes concernées ont tout d’abord assigné la FESABAG au tribunal de travail à Mafanco. Mais, ce tribunal s’est déclaré incompétent à juger de cette affaire. Par après, les trois compagnons d’infortune ont saisi le tribunal civil de Kaloum pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Dans leur plainte, ils ont demandé au tribunal l’annulation de l’acte de suspension et d’exclusion pris par la FESABAG à leur encontre. Le tribunal civil de Kaloum s’est par la suite déclaré compétent pour entendre la cause de toutes les deux parties et cela, après plusieurs tractations et arguments contradictoires entre les deux parties aux procès.

Ainsi, après plusieurs audiences, le tribunal civil présidé par madame Mariama Doumbouya, a annulé ce jeudi, 6 juin 2019, l’ensemble des décisions et actes pris par la FESABAG contre Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé.

Par cette décision, les trois personnes concernées vont désormais réintégrer la structure.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Justice : un mandat d’amener décerné contre Bobody Camara

3 juin 2019 à 17 05 55 06556

Le Tribunal de Première Instance de Kaloum a décerné un mandat d’amener contre l’homme d’affaires Aboubacar Bobody Camara, alias « le roi Bobody nana Kouassi 1er », ce lundi 3 juin 2019. Ce mandat fait suite à son refus de comparaître devant le tribunal à l’audience de ce lundi où il est « régulièrement cité » dans un dossier correctionnel, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aboubacar Bobody Camara, est poursuivi avec sa maman, Hadja Mabinty Yattara, et son frère, Salifou Camara (Papin), pour violence, injures, menaces et vol au préjudice de la veuve Camara née Yarie Keïta. Cette affaire est pendante devant ce tribunal depuis le 21 janvier 2018. Après plusieurs audiences, le dossier a été programmé ce lundi pour les plaidoiries et réquisitions.

Mais, seul le prévenu Salifou Camara, alias Papin, qui a répondu présent lorsque le dossier a été appelé par le juge Aboubacar Hafia Bah.

Constatant l’absence des deux autres prévenus à savoir Aboubacar Bobody et sa maman, le procureur va solliciter au tribunal d’appliquer l’article478 et suivant du Code de Procédure Pénale. Cette disposition donne droit au tribunal de décerner un mandat d’arrêt contre tout prévenu qui refuse de comparaître sans motif valable. Selon Ousmane Sankhon, « cette affaire a été renvoyée ce lundi pour réquisition et plaidoirie.

Le dossier a été renvoyé en leur présence. Et parmi les 3 prévenus, c’est un seul qui a répondu. Nous trouvons cela anormal et inacceptable. C’est seulement en Guinée qu’on voit ce genre de situations. Le gouverneur de la ville de Conakry a été convoqué et il a comparu. Et Bobody qui réside à Kaloum ici est régulièrement cité mais, sans aucun motif valable, il refuse de comparaître.

En tant que ministère public, je sollicite l’application de l’article 478 et suivant du code de procédure pénale guinéen, de décerner un mandat d’arrêt contre lui avant de renvoyer le dossier pour toujours les réquisitions et plaidoiries », a martelé le procureur.

Pour contrecarrer les arguments du procureur, le conseil des prévenus a fait comprendre au tribunal que l’absence de Hadja Mabinty Yattara est justifiée. « Hadja Mabinty Yattara est allée faire le pèlerinage à la Mecque. Donc là, le motif est valablement justifié. Donc, je vous demande de ne pas suivre le procureur, mais de renvoyer simplement le dossier pour les réquisitions et plaidoiries. Ce jour, je viendrai avec les prévenus. Mais, ne décernez pas de mandat contre eux. Je serai là ce jour avec eux », a-t-il promis.

La défense, par la voix de maitre Salifou Béavogui, va demander au tribunal de suivre les réquisitions du procureur. « Il faut exiger la comparution de Bobody Camara. Il est régulièrement cité dans ce dossier, mais actuellement le prévenu est en train de parader avec les autorités. Il faut exiger sa comparution par l’application de l’article 478 et suivant », a sollicité l’avocat.

Au terme de ses observations, plus ou moins longues, le juge Aboubacar Hafia Bah a, dans sa décision, décerné un mandat d’amener contre Aboubacar Bobody Camara avant de renvoyer le dossier au 17 juin 2019 pour les réquisitions et plaidoiries.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Décret : Mohamed Lamine Fofana nommé ministre de la justice

27 mai 2019 à 21 09 25 05255

C’est dans la soirée de ce lundi, 27 mai 2019, une semaine après la démission de maître Cheick Sako, que le président Alpha Condé a nommé Mohamed Lamine Fofana à la tête du Département de la Justice.

Jusque-là ministre conseiller à la présidence de la République chargé des Institutions républicaine, Elhadj Mohamed Lamine Fofana est souvent décrit comme un homme très rusé et calculateur, contrairement à maître Cheick Sako qui semblait tenir à marquer son passage par des actes positifs, même s’il n’a pas réussi à rassurer…

Ministre en charge des relations avec les institutions républicaines, Mohamed Lamine Fofana est ainsi chargé- cumulativement à son poste- d’assurer l’intérim du démissionnaire Cheick Sako jusqu’à la nomination de son remplaçant.

A suivre !

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Le Colonel Thiégboro droit dans ses bottes : « QNET reste et demeure une société arnaqueuse »

23 mai 2019 à 15 03 28 05285
Colonel Moussa Thiégboro Camara

Le procès qui oppose Akoye Onivogui, Kofi Richard Kouassi et cinq autres employés de la société de vente directe QNET au Colonel Moussa Thiégboro Camara, a été renvoyé au 27 juin prochain. Le colonel, poursuivi pour des faits de vol, dénonciations calomnieuses, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, défaut de répondre à une réquisition, n’a pas mâché ses mots à l’endroit de la société QNET, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus d’une année, la société QNET est aux prises avec les services du Colonel Moussa Thiégboro Camara, responsable du Secrétariat à la Présidence chargé des Services Spéciaux, de la lutte contre la Drogue et les Crimes organisés. Nombre d’opérateurs de cette entreprise avaient été arrêtés, suite à de nombreuses plaintes de citoyens qui accusaient QNET d’escroquerie.

A la fin de l’audience de ce jeudi 23 mai 2019, le Colonel Thiégboro a eu des mots très durs à l’endroit de la société QNET. « Nous sommes dans un Etat de Droit, on s’en remet à la justice. C’est pourquoi je suis là ce matin, sinon je suis plus qu’écœuré que ceux-là que moi j’avais arrêté, avec des preuves, qui ont été inculpés, ce sont eux qui ont été libérés trois jours après. Je ne sais pas pour quel motif et c’est eux qui se sont organisés pour me prendre en otage dans une citation qu’ils viennent déposer ici. On ne peut pas mettre les gens devant les faits, avec des preuves tangibles, et qu’ils soient libérés trois jours après, pour se constituer en victimes.

Nous sommes dans un Etat de Droit, la loi voudrait qu’en tant que républicain, lorsqu’on t’appelle, quelque soit les circonstances, que tu te présentes. Aujourd’hui, ils ont malheureusement renvoyé le dossier. Je voulais que les débats de fond soient engagés parce que je suis venu armé de preuves jusqu’aux dents. Mais, même si je suis à N’Zoo, si la justice guinéenne a besoin de moi, en tant que justiciable, en tant que républicain, je mets mon galon et ma fonction de côté, je viens répondre à la justice guinéenne pour clarifier l’opinion nationale et internationale que Qnet reste et demeure une société arnaqueuse », maintient le colonel Thiégboro.

Après avoir donné la parole à l’officier de gendarmerie, notre reporter a cherché à recueillir la réaction des responsables et employés de QNET. Malheureusement, ils avaient quitté le tribunal de Dixinn.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224623532504

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Kintinia (Siguiri) : deux personnes arrêtées pour avoir transformé leurs concessions en mines d’or

21 mai 2019 à 11 11 51 05515

La recherche de l’or prend une allure de plus en plus inquiétante dans la préfecture de Siguiri. Après avoir creusé pratiquement toute la brousse et dégradé fortement l’environnement, certains citoyens se tournent maintenant vers la ville pour continuer leurs activités. Deux d’entre eux ont été arrêtés la nuit dernière, en train de creuser dans leurs propres concessions à la recherche de l’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ces arrestations ont été planifiées par le maire de la commune rurale de Kintinia qui ne veut pas laisser cette dangereuse pratique prendre de l’ampleur dans la localité. Quand il a été saisi de la situation, Balla Camara a mobilisé des agents pour aller interpeller ces deux citoyens qui ont transformé leurs concessions en mines d’or, malgré les graves risques que cela représente.

« C’est incroyable ! Ils creusent dans leurs propres maisons et continuent jusqu’à dans les concessions de leurs voisins. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai mobilisé les services de sécurité pour aller mener des patrouilles nocturnes sur le terrain parce que les gens travaillent nuitamment. C’est au cours de ces patrouilles que les deux personnes ont été interpellées », a dit le maire de Kintinia.

Interrogé par Guineematin.com, Amara Condé, l’une des deux personnes interpellées, justifie son acte par la conjoncture économique difficile. « Au départ, je creusais un trou pour nos toilettes. Entretemps, mes frères sont venus laver les graviers, ils ont trouvé quelques grammes d’or dedans. J’ai décidé donc de continuer à creuser pour chercher l’or. A l’époque, les autorités sont venues me demander d’arrêter, et j’ai arrêté. Mais il y a deux jours, la pluie a causé des dégâts chez moi. En plus, les temps sont durs. C’est pourquoi, j’ai décidé de reprendre à creuser chez moi pour voir si je vais trouver de l’or afin d’avoir à manger », soutient-il.

Même son de cloche chez Mamady Siaki Doumbouya, le second citoyen mis aux arrêts. « Nous sommes très nombreux dans la cour et il n’existe qu’une seule toilette. C’est pourquoi j’ai demandé le consentement de mes frères pour creuser un deuxième WC, ils ont accepté. Quand j’ai creusé jusqu’à un certain niveau, j’ai décidé de laver les graviers pour voir s’il n’y a pas d’or dedans. Et lorsque j’ai lavé, j’ai trouvé de l’or. Donc, puisqu’il y a moins d’or en brousse maintenant, j’ai continué à travailler chez moi », a-t-il expliqué.

Le maire de la commune rurale de Kintinia annonce que ces deux citoyens seront traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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TPI Dixinn : un soudeur condamné pour avoir manipulé une arme dans un bar

16 mai 2019 à 21 09 25 05255

Poursuivi pour détention illégale d’arme, Daouda Dioubaté, âgé de 34 ans, a été reconnu coupable ce jeudi, 16 mai 2019, par le tribunal de Première Instance de Dixinn. Ce soudeur de profession, qui a reconnu les faits à la barre, avait été arrêté dans un bar à Kobaya, dans la commune de Ratoma, entrain de manipuler l’arme de son frère, un officier de l’armée guinéenne, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters qui a suivi l’audience.

Selon nos informations, Daouda Dioubaté est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 4 avril 2018. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement deux cartouches et l’arme de service de son grand frère, qui suivait au moment des faits des cours d’officier supérieur au Maroc. Daouda Dioubaté se serait rendu dans un bar, au quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, muni de cette arme. Quand il s’est mis à la manipuler, un citoyen a alerté le poste de gendarmerie situé à quelques pas des lieux. Les gendarmes ont aussitôt procédé à son arrestation pour le déférer à la maison centrale.

Appelé à la barre, Daouda Dioubaté a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. « Un jour, je m’apprêtais à sortir. J’ai trouvé l’arme au salon, à coté des enfants. Je l’ai prise pour ne pas que les enfants se blessent et se fassent du mal avec. Entretemps, j’ai reçu un appel pour aller mesurer la dimension du portail d’une cour à Kobaya. Dans la précipitation, j’ai mis l’arme dans mon sac à dos, je suis parti. En mesurant le portail, mon sac est tombé et l’arme est sortie. Les gens l’ont vue, ils ont appelé les gendarmes qui m’ont pris. L’arme appartient à mon grand frère qui est militaire, qui vit du coté du Maroc », a-t-il expliqué

Le procureur, Daouda Diomandé, ne s’est pas laissé convaincre par ces explications. Il va demander au prévenu d’être franc et de dire toute la vérité. « Soyez franc, puisque vous avez déjà commencé par cela. Mais, ce que vous expliquez n’est qu’une partie de la vérité, vous n’avez pas tout dit. Dites nous où on vous a pris avec l’arme et ce que vous comptiez faire avec ».

Le prévenu va camper sur sa position, arguant qu’il a pris l’arme pour ne pas que les enfants se blessent avec.

Des propos balayés d’un revers de main par le procureur Daouda Diomandé. « Arrêtez de mentir, vous êtes allé dans un bar à Kobaya, vous vous êtes saoulé et vous avez commencé à manipuler l’arme en vous vantant. Mais, un bon citoyen a décidé d’alerter la gendarmerie, en disant qu’il y a une personne armée dans un bar. C’est ainsi qu’ils sont venus vous cueillir », a soutenu l’empereur des poursuites.

Dans ces réquisitions, le procureur va indiquer que nul n’a le droit de détenir une arme sans en avoir l’autorisation. C’est ainsi qu’il va demander à ce que la loi soit appliquée avant de requérir 5 ans d’emprisonnement, dont 4 assortis de sursis.

Finalement, le tribunal va suivre les réquisitions du procureur en reconnaissant Daouda Dioubaté coupable du délit de détention d’arme. Pour la répression, il est condamné à 5 ans de prison, dont 4 assortis de sursis. Le tribunal, par la voix du juge Thierno Souleymane Barry, va ordonner la confiscation du pistolet et les deux cartouches.

Après avoir passé un an, un mois et 12 jours de détention, Daouda Dioubaté recouvre enfin la liberté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Vol, abus d’autorité, diffamation… Le Colonel Thiégboro attendu à la barre

9 mai 2019 à 17 05 57 05575
Colonel Moussa Thiégboro Camara, secrétariat chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé

Le Colonel Moussa Thiégboro Camara, secrétariat chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé est poursuivi au tribunal de première correctionnel de Dixinn. Ce haut perché du régime Alpha Condé- qui est déjà inculpé pour les crimes du 28 septembre 2019- est accusé de vol, de dénonciation calomnieuse, d’abus d’autorité, de défaillance du requis, d’atteinte au secret et de défaut de répondre à une réquisition, a appris Guineematin.com ce jeudi, 09 mai 2019.

Les représentants et responsables de la Société QNet en Guinée, les sieurs Akoï Onivogui et Koffi Richard Kouassi, sont les plaignants dans cette affaire.

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com, c’est dans les locaux de QNet, au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma, que les agents de services spéciaux de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé ont fait une descente. Ils auraient pris les équipements de la société tout en séquestrant, pendant cinq jours, les employés de QNet. Cette affaire avait été portée au parquet de Dixinn où une information judiciaire avait été ouverte. Mais, c’est un non lieu qui avait été prononcé en faveur des mis en cause ; et, le Colonel Thiégboro avait alors été débouté. L’officier interjettera appel ; mais, la Cour confirmera l’ordonnance de non lieu rendue en première instance.

Ainsi, à leur tour, désormais totalement blanchis, les responsables et employés de QNet ont décidé de poursuivre le colonel Moussa Thiégboro Camara, qui est attendu prochainement à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn.

Ouverte ce jeudi, 9 mai 2019, l’audience a été consacrée à la fixation de la consignation. Un montant fixé à 500 mille francs guinéens, payable par les parties civiles au greffe du tribunal.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Université René Levesque : la fondatrice condamnée au payement de 330 millions

9 mai 2019 à 9 09 38 05385
Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université et l’institut Réné Levesque

Le feuilleton judiciaire opposant Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université privée René Levesque, à Hadja Mariama Baldé, propriétaire de l’immeuble abritant les locaux de l’institution, a pris fin hier mercredi, 8 mai 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. La fondatrice a été condamnée au payement de 330 millions de francs guinéens représentant les frais de location des lieux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Dame Salimatou Diallo était poursuivie pour abus de confiance portant sur une somme de 330 millions de francs guinéens au préjudice de Hadja Mariama Baldé, propriétaire de l’immeuble abritant l’école. Le tribunal, en rendant sa décision ce mercredi, a dit que l’abus de confiance n’est pas établi à l’égard de la prévenue Salimatou Diallo. Par conséquent, le « tribunal la renvoie des fins de la poursuite ». Mais, sur l’action civile, elle a été condamnée au payement de 330 millions, à titre principal, et 20 millions de francs guinéens au titre de dommage et intérêt.

Pour rappel, c’est en juin 2007 que madame Salimatou Diallo a signé avec Hadja Mariama Baldé le contrat de location du bâtiment. L’immeuble, situé à Hamdallaye Pharmacie, dans la commune de Ratoma, abrite l’Université René Levesque depuis lors. Plus de 10 ans plus tard, la propriétaire de l’immeuble a porté plainte contre sa locataire pour non payement des frais de loyer d’une valeur de 330 millions de francs guinéens.

Devant le tribunal correctionnel de Dixinn, la prévenue avait nié les faits qui lui sont reprochés assurant que c’est plutôt la propriétaire de l’immeuble qui lui devait de l’argent.

Le 24 avril 2019, les débats ont été clos et le procureur Daouda Diomandé avait requis contre la prévenue « un an d’emprisonnement et le payement intégral du montant total réclamé par la partie civile ». Il avait également demandé à ce qu’un mandat de dépôt soit décerné contre Salimatou Diallo.

Abondant dans le même sens que le procureur, l’avocat de la partie civile, maître Mohamed Diop, avait réclamé la condamnation de la prévenue au payement du montant dû à la plaignante et le payement d’une somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Par contre, maître Alsény Aissata Diallo, avocat de la défense, avait estimé que ce dossier est une affaire civile qui ne devait pas être traitée par un tribunal correctionnel. Pour lui, c’est plutôt sa cliente qui est victime dans cette affaire. « Elle a dépensé de l’argent dans cet immeuble plus que ce qu’elle devait à Hadja Mariama Baldé. C’est cette dernière qui est devenue débitrice. Elle a donné plus que ce qu’elle devait donner. Elle a investi toute sa fortune dans cette école. L’école était R+2, elle a financé son propre argent jusqu’à R+5 », avait-il soutenu.

Maître Alsény Aissata avait d’ailleurs demandé la condamnation de la plaignante au payement d’un montant de 2 milliards de francs guinéens pour les dommages qu’elle a causés à la fondatrice de l’Université René Levesque.

Au terme du procès, le tribunal a écarté l’infraction d’abus de confiance. Dame Salimatou Diallo a été finalement condamnée au payement de 330 millions de francs guinéens et à 20 millions de FG dommages et intérêts.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Me Sory Daouda Camara à Guineematin : « la grève est maintenue ! Sauf si… » (entretien)

8 mai 2019 à 17 05 00 05005
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

En dépit de la libération de leur collègue, Me Lansana Soumah, les huissiers de justice Guinée de décolèrent pas. Ils maintiennent toujours leur menace d’aller en grève à partir du lundi, 13 mai 2019 si toutes leurs revendications ne sont pas satisfaites. L’annonce a été faite par Me Sory Daouda Camara, le président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, à l’occasion d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce mercredi, 08 mai 2019.

Décryptage !

Guineemation.com : comme on le sait, votre collègue, Me Lansana Soumah, a été libéré hier, après une semaine environ de détention à la DPJ (Direction de la Police Judiciaire). Comment avez-vous accueilli cette libération ?

Me Sory Daouda Camara : c’est un début de satisfaction. On n’est pas entièrement satisfait parce que le confrère, c’est un père de famille, il a passé 6 jours en toute illégalité loin de sa famille, privé de sa liberté et dans une injustice qui ne dit pas son nom. Parce que c’est vrai, les lois sont faites pour être appliquées aux hommes, mais faut-il détenir quelqu’un quand c’est légal. L’huissier de justice, c’est un officier ministériel, un officier public chargé de faire exécuter les décisions de justice. Lorsqu’il est privé de façon injuste de sa liberté, le voir éloigné de sa famille, le jour où il est libéré, nous ne pouvons pas nous en réjouir.

Ce n’est pas une joie, c’est un début de satisfaction parce que nous sommes dans un combat. Et ce combat, il n’est pas encore gagné. C’est comme quand on vous dit que c’est une bataille qui est gagnée, pas la guerre. Parce qu’à la suite de son arrestation, nous avons présenté un mémo avec un préavis de grève hier même au cabinet de monsieur le Garde des Sceaux. C’est à la suite du dépôt de ce mémorandum que nous avons obtenu sa libération. Donc, dans le préavis de grève qui a été déposé, il y a un certain nombre de points autour desquels nous allons en grève à partir de lundi. Donc, la libération de Me Lansana Soumah n’est pas une condition pour suspendre le mouvement.

Guineematin.com : en clair, malgré la libération de votre collègue, vous maintenez votre menace d’aller en grève ?

Me Sory Daouda Camara : la grève est maintenue. Sauf si d’ici lundi, nous obtenons l’entière satisfaction des points contenus dans notre préavis de grève. Ces points sont entre autres : la signature de notre statut. C’est un projet de décret qui se trouve sur la table de monsieur le président de la République, ledit projet a été discuté et adopté en conseil des ministres, et le document retourné au ministère de la Justice pour les dernières retouches, ces retouches ont été faites, et le projet est sur la table de monsieur le président de la République depuis quelques mois, nous attendons sa signature. Et l’absence de ce statut, nous expose à toute forme d’injustice comme ce que vient de subir notre confrère. S’il y avait le statut, je crois que cela n’aurait pas été.

Guineematin.com : vous pensez qu’il est propre dans cette affaire et que sa détention était illégale ?

Me Sory Daouda Camara : c’est illégale ! Qu’est-ce qu’on lui reproche ? Parce que simplement il était en train d’exécuter une décision de justice. Et cette décision, l’exécution n’a pas eu lieu parce que simplement la décision visait l’Etat, c’est un service déconcentré du ministère de l’Administration du Territoire et contre ce service, l’huissier ne pouvait pas utiliser la force publique parce qu’il s’agissait de l’Etat. Il remontait régulièrement les informations à ses clients pour dire nous avons en face l’Etat, là c’est la puissance publique, nous ne pouvons pas utiliser la force contre l’Etat.

On ne peut pas se servir de la gendarmerie, se servir de la police pour déloger l’Etat. Donc, soyez prudents, il faudrait qu’on agisse avec tact, il faudrait qu’on caresse, on ne peut pas utiliser la force. C’est ce qu’il disait toujours à ses clients. C’est une grande famille qui a fini par se fatiguer, et dans cette lassitude, elle a pris la décision de se rendre sur les lieux et de procéder elle-même à l’expulsion des occupants. C’est ainsi que cette famille, composée de filles et de garçons, s’est déplacée pour aller déloger les occupants. Ils ont mis les effets dehors. Voilà ce qui s’est passé.

Qu’est-ce qu’avait à avoir l’huissier de justice ? Parce que simplement il avait posé des actes auparavant dans ladite procédure. Ce n’est pas lui qui a délogé les gens et même si c’était le cas, est-ce que c’est criminel ? C’est un huissier, c’est sa mission, on doit plutôt le féliciter. Chaque fois qu’un huissier parvient à exécuter une décision de justice qui est faite au nom du peuple de Guinée, il mérite plutôt félicitations. Mais, s’il n’est pas récompensé, qu’on ne l’inquiète pas. Donc est-ce normal qu’on l’interpelle plutôt que de l’entendre simplement et de le laisser rentrer, on le garde pendant six (6) jours à la police judicaire ?

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Avez-vous un dernier mot ?

Me Sory Daouda Camara : notre dernier mot, c’est que c’est avec peine que nous entamons cette grève. Parce que cette grève va entrainer la paralysie de toute la justice guinéenne. Et cela, n’est pas dans l’intérêt de nos concitoyens qui ont besoin des services de la justice guinéenne. Mais par-dessus tout, il y a l’Etat. Les pouvoirs publics ont pour mission de protéger les populations. Personne n’est mieux placé que l’Etat en ce qui concerne la protection des droits des citoyens.

Donc c’est à l’Etat même de penser à ce peuple et de sa voir que quand l’huissier va en grève ou si tous les huissiers vont en grève, cela aura des impacts sur le fonctionnement de la justice, et si la justice est impactée qui va ressentir, ce sont les justiciables. Donc, c’est à contrecœur que nous ferons subir nos concitoyens les effets de cette grève. Ce n’était pas notre vouloir mais à l’impossible nul n’est tenu obligé.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Démêlés judiciaires de Paul Moussa et Damaro : l’opposant Abdoulaye Kourouma se prononce

22 avril 2019 à 17 05 08 04084

La condamnation par la justice de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, ainsi que la volonté des magistrats de trimballer devant la justice le député Amadou Damaro Camara, continuent d’alimenter les débats dans la cité. A l’occasion d’un point de presse tenu ce lundi, 22 avril 2019, le président du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), Abdoulaye Kourouma, s’est exprimé sur ces sujets. Il apporte son soutien à ces deux personnalités, membres de la mouvance présidentielle, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Contrairement à plusieurs de ses collègues de l’opposition qui ont salué la condamnation de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, le président du RRD, lui, prend position en faveur des deux responsables de l’Office Guinéen de Publicité, condamnés pour le détournement de près de 40 milliards de francs guinéens. Il dénonce une manipulation voire un acharnement contre les deux personnalités.

« Nous sommes d’accord que l’Etat continue à lutter contre la corruption, que le gouvernement aide à récupérer les biens détournés ou volés, mais que ça soit géré avec impartialité. Si ce n’est pas un acharnement, un règlement de compte, comment Paul Moussa Diawara et Inza Bayo peuvent se retrouver en prison pour 5 ans alors qu’il y a eu beaucoup d’autres cas avant eux ? Il faut que l’acharnement et l’instrumentalisation de la justice cesse dans notre pays », lance le leader du RRD.

L’opposant exprime aussi son soutien au président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, sous le collimateur des magistrats de Guinée, qui l’accusent d’outrage et diffamation. Abdoulaye Kourouma trouve normale la sortie médiatique du député qui a fustigé le fonctionnement de l’appareil judiciaire guinéen. Sortie pour laquelle les magistrats ont demandé la levée de son immunité parlementaire.

Abdoulaye Kourouma

« On ne peut pas comprendre qu’un magistrat traite un Sötikémö (Patriarche, ndlr) d’une personne vulgaire. Je pense que ce sont ces critiques que l’honorable Damaro Camara a essayé d’illustrer tout en montrant la valeur et l’importance des notables dans notre pays. On se demande même pourquoi cet acharnement contre ce député », s’interroge-t-il.

Le président du RRD estime que la sortie médiatique de Damaro Camara devait plutôt servir de leçon à nos magistrats. Il se demande d’ailleurs comment la justice fera pour juger le député, dans la mesure où c’est elle-même qui est la plaignante dans le dossier. « On ne peut pas être juge et partie à la fois. Qui parmi eux vont-ils choisir pour juger Damaro parce que c’est eux les plaignants ? C’est pourquoi, nous demandons aux magistrats de se ressaisir parce qu’à l’état actuel, ils ne peuvent pas le juger. Donc, qu’ils arrêtent de ridiculiser la justice guinéenne. Je pense que s’ils veulent juger Damaro, c’est au niveau d’une justice supranationale», estime Abdoulaye Kourouma.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Condamnation de Paul Moussa : le Balai Citoyen salue le « le fonctionnement exceptionnel » de la justice

20 avril 2019 à 14 02 20 04204

SOCIETE CIVILE GUINEENNE

Cellule Balai Citoyen (CBC)-Guinée
      Siège social :
Guinée-Conakry/Coleah-Lansebougni

E-mail : cellulebalaicitoyen@gmail.com Tel : (+224) 628 64 58 80/669 47 16 54

COMMUNIQUE DE PRESSE 020/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen salue le verdict prononcé dans le cadre du jugement de Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité, et se réjouit du plein fonctionnement exceptionnel de l’appareil judiciaire. Nous espérons que cette condamnation ne s’avérera pas n’être qu’un sursaut isolé et sera suivie par l’interpellation prochaine de l’ensemble des autres bandits à col blanc qui encrassent les rouages de notre nation à tous les niveaux.

Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité (OGP), ainsi que son comptable, Monsieur Inza Bayo, ont été condamnés le lundi 15 avril à cinq ans d’emprisonnement ferme. Ces deux commis de l’Etat étaient poursuivis pour des malversations financières portant sur un montant de plus de 39 milliards de GNF !

Le tribunal de première instance de Kaloum a déclaré Monsieur Diawara coupable de détournement de deniers publics et Monsieur Bayo de complicité. La justice a en outre ordonné la confiscation de leurs biens et les a condamné à payer une amende de 50 millions GNF et à 9 milliards GNF à titre de dommages et intérêts. Le Président du tribunal de Kaloum a décerné un mandat de dépôt immédiat contre les deux coupables.

La Cellule Balai Citoyen ne peut qu’applaudir cette décision qui matérialise de façon concrète la résolution du gouvernement à enrayer la mal gouvernance qui prolifère de façon endémique et maintien notre pays en arrière. Pour la Cellule Balai Citoyen, cette condamnation n’est en rien une fin en elle-même. Il est vital que la plus grande des rigueures devienne systématiquement la norme en la matière.

Si la condamnation de Monsieur Diawara est sans conteste à appréhender comme une victoire en matière de la lutte contre la corruption, ne perdons pas de vue que la bataille sera encore longue. La justice guinéenne demeure encore et toujours à deux vitesse. Sans parler de l’impunité générale qui caractérise le contexte guinéen, trop nombreux ont été les cas de condamnations excessivement clémentes à l’encontre de commis de l’État pourtant inculpés de fraudes en tous genres.

Nous nous permettons de faire remarquer que c’est dans le cadre d’une mission de vérification administrative et financière d’une série d’établissements publics et parapublics que les activités illicites de Monsieur Diawara furent dévoilées. En février dernier, le Premier Ministre avait écrit au Vérificateur Général pour lui demander d’étendre ces audits auprès d’un second lot de sept nouveaux établissements.

Malheureusement, des pressions internes d’ordre politique eurent raison de cette initiative qui visait cette fois la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Nationale des Impôts (DNI), l’Agence Nationale des Infrastructures Minières (ANAIM), la Société Navale Guinéenne (SNG), le Patrimoine Bâti Public (PBP), la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) et le Fonds National de Sauvegarde de l’Environnement.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Ces jeux d’influence et pressions qui entravent cette initiative indispensable de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus.

Il est inacceptable que ces audits ne se limitent qu’à une portion des régies financières. Cet état de fait nous laisse le goût amer d’une justice sélective. Nous demandons donc au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

La Cellule Balai Citoyen continuera à informer et mobiliser la population pour la lutte contre toutes formes de mal gouvernance afin d’assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

 

                                                                                           Conakry, le 20 avril 2019

                                                                                        Secrétariat Administratif

                                                                                             Aboubacar Diakité

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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Paul Moussa condamné : la réaction d’un député de l’UFDG

16 avril 2019 à 18 06 25 04254
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

Les acteurs politiques guinéens continuent de réagir suite à la condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’OGP (Office Guinéen de Publicité). Reconnu coupable de détournement d’un montant d’environ 40 milliards de francs guinéens, le leader politique qui était un allié de la mouvance présidentielle, a été condamné avec son comptable, à 5 ans de prison ferme.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, le député Cellou Baldé de l’UFDG salue cette condamnation et espère que celle-ci ne soit pas un simple règlement de comptes entre des camps rivaux de la mouvance présidentielle. Il annonce dans le même temps que l’opposition va suivre de près ce dossier pour savoir si cette décision judiciaire sera bien respectée.

Décryptage !

« Je pense que d’une manière ou d’une autre, ça fait partie de la lutte contre la corruption, même si cette lutte n’est pas systématique et globale dans notre pays. Paul Moussa Diawara, tout le monde l’a vu utiliser le denier public pour faire de la propagande politique. Il a pensé qu’il allait échapper à la justice parce que c’est au nom du RPG Arc-en-ciel qu’il le faisait. Nous l’avons même vu, après qu’il soit devant les tribunaux, nous l’avons vu venir participer à une propagande politique au palais du peuple au nom d’un 3ème mandat.

Donc, je crois que c’est juste que Paul Moussa Diawara soit condamné par rapport à ce détournement de fonds. Mais, cela doit continuer. Ça ne doit pas être une initiative juste pour régler des comptes entre des partisans d’une même mouvance qui ne s’entendent pas.

Aujourd’hui dans notre pays, quand vous prenez même si c’est 1 milliard, ce montant peut servir à créer des initiatives en faveur des jeunes pour que ceux-ci se prennent en charge et qu’ils ne traversent pas la méditerranée où qu’ils ne meurent pas dans la méditerranée. A plus forte raison quand vous parlez de 40 milliards. Ce montant peut mettre des centaines des milliers de jeunes à l’abri du chômage et de la précarité dans notre pays.

Sa condamnation va maintenant être suivie et évaluée. Aujourd’hui, nous avons les partis politiques de l’opposition, nous avons les plateformes de la société civile qui sont là et qui vont regarder comment ça va se passer. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux rivés vers la maison centrale de Coronthie pour voir est-ce que Paul Moussa est là parce qu’une bonne partie de l’opinion nationale estime que bientôt, il va se retrouver dans les rues et surtout dans les mouvements de soutien pour un éventuel 3ème mandat à Alpha Condé. Mais, le peuple est vigilant et restera vigilant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Urgent : 5 ans de prison ferme pour Paul Moussa et Inza Bayo

15 avril 2019 à 10 10 39 04394
Paul Moussa Diawara, condamné pour un détournement de 42 milliards à l’OGP

Le verdict vient de tomber au tribunal de première instance de Kaloum dans le procès portant sur un détournement d’environ 42 milliards de francs guinéens. Les anciens Directeur Général et Comptable de l’OGP sont condamnés à Cinq (5) ans de prison ferme et à une amende de 50 millions de francs guinéens chacun pour avoir détourné les deniers publics, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement au TPI de Kaloum.

Séance tenante, un mandat de dépôt a été décerné contre Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, qui comparaissent libres. Ils ont été immédiatement placés dans les rangs des prisonniers s’apprêtent à être conduits à la maison centrale de Coronthie où ils passeront leur première nuit de prison, ce lundi, 15 avril 2019.

A suivre !

Siba Guilavogui est au TPI de Kaloum pour Guineematin.com

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Voyage avorté pour la France : un marchand de pièces détachées jugé pour 67 millions

12 avril 2019 à 15 03 38 04384

Le marchand de pièces détachées, Yousouf Diawara, poursuivi pour escroquerie et complicité portant sur un montant de 67 millions de francs guinéens au préjudice de Kadiatou Sylla, a comparu ce jeudi 11 avril 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. Après plusieurs audiences consacrées aux débats, on en était aux réquisitions et plaidoiries ce jeudi. Le procureur a requis la relaxe du prévenu, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Kadiatou Sylla, qui voulait envoyer ses deux enfants en Europe, aurait déboursé la somme de 67 millions de francs guinéens pour y arriver. Malheureusement, le rêve ne s’est jamais réalisé. C’est ainsi qu’elle a saisi la justice pour récupérer son argent. Après les débats, le procès a connu son dernier virage à Mafanco avec les plaidoiries et réquisitions.

Prenant la parole en premier, l’avocat de la partie civile, maître Maurice Saa Kamano, a mis l’occasion à profit pour rappeler les faits. « Dans cette affaire, il s’agit d’un réseau formé de trois personnes. Ce réseau est constitué de deux personnes qui portent le même nom, Youssouf Diawara, dont un réside en Guinée et l’autre en Cote d’Ivoire ; et d’une dame qui est aussi en Cote d’Ivoire. Yousouf Diawara, qui est en Guinée, est un locataire de la plaignante, madame Kadiatou Sylla, depuis plus de 10 ans. Un jour, Youssouf Diawara est venu convaincre dame Kadiatou Sylla de chercher à envoyer son enfant en Europe. Il lui a dit qu’il a un frère en Côte d’Ivoire, qui est son homonyme, ayant la capacité d’envoyer les gens en Europe. Ainsi, dame Kadiatou Sylla a revendu sa parcelle dont elle avait bénéficié de la succession de sa famille. Elle a proposé d’envoyer Moussa Bangoura et Kadiatou Soumah. Ils ont conclu que ces jeunes doivent quitter la Guinée pour aller en France et après, en Allemagne. Ils ont arrêté ce projet à un montant de 67 millions de francs guinéens. Dame Kadiatou Sylla a versé ce montant dans les mains de Yousouf Diawara qui est en Guinée. Ils ont conclu que 7 000 euros seront également versés, une fois que les jeunes seront en Allemagne », a expliqué l’avocat de la partie civile.

Poursuivant son intervention, maître Maurice Saa Kamano a laissé entendre que Youssouf Diawara n’a pas respecté l’engagement qu’il a conclu avec la dame. «Youssouf Diawara est venu dire que ce ne sont pas les deux (Moussa Bangoura et Kadiatou Soumah) qui vont voyager ensemble. Ils vont désormais voyager séparément en passant par la Cote d’Ivoire. C’est ainsi qu’il a pris le jeune Moussa Bangoura pour l’envoyer en Cote d’Ivoire où il est resté une année auprès d’une femme qui est dans le réseau. Il s’est présenté devant l’Ambassade de la France en Cote d’Ivoire où il a été refoulé. Ils l’ont envoyé au Mali puis au Burkina Fasso, soi-disant qu’ils sont en train de chercher les documents pour son voyage. Finalement, après avoir été exposé à toutes sortes de peines, le jeune est revenu en Guinée. Et, dame Kadiatou Sylla est allée chez Diawara pour réclamer ses 67 millions de FG. Diawara a donné un délai pour payer ce montant. Le délai arrive, il refuse de payer et la dame a finalement porté plainte contre lui » a-t-il détaillé.

Dans ses plaidoiries, l’avocat a laissé entendre que les deux Diawara sont des coauteurs qui ont exposé ce jeune à tous les dangers. Maitre Maurice Saa Kamano va solliciter le remboursement de la somme principale et le payement des préjudices subis. « Ils ne l’ont pas fait voyager. Ma cliente a dépensé de l’argent pour rien. C’est pourquoi, nous la partie civile, nous sollicitons d’être remboursés en principale, 67 millions de francs guinéens ; 10 millions au titre de dommages et intérêts, et 50 millions de francs guinéens pour tous préjudices confondus. Ensuite, nous sollicitions de décerner un mandat d’arrêt contre Yousouf Diawara qui est en fuite », a sollicité le conseil de la partie civile.

Contrairement à la partie civile, l’empereur des poursuites va demander au tribunal de relaxer Yousouf Diawara pour délit non constitué à son égard. Selon le procureur, André Komanan Condé, « le prévenu est poursuivi pour des faits d’escroquerie et de complicité. Mais, il n’a été qu’un simple témoin dans cette affaire. Aux yeux du Ministère Public, il n’y a ni usage de faux, ni fausse qualité, encore moins emploi d’une manœuvre frauduleuse. Donc, je vous demande de le déclarer non coupable des faits à lui reprochés », a requis le procureur.

S’engouffrant dans cette brèche ouverte par le Procureur, l’avocat de la défense, maitre Moussa 2 Keïta, va demander au tribunal de renvoyer son client des fins de la poursuite. « Lorsque dame Kadiatou Sylla est venue voir Yousouf Diawara, marchand de pièces détachées à Conakry, à l’effet de l’aider à envoyer ses enfants en Europe, mon client lui a dit qu’il ne connait rien pour les affaires de voyage. C’est à l’insu de mon client qui est devant vous, que dame Kadiatou Sylla a remis la somme de 67 millions de francs guinéens à Yousouf Diawara, qui est en fuite. C’est après avoir ficelé tout le contrat que chacun a appelé sa connaissance pour faire le témoignage. C’est ainsi que Yousouf Diawara, en fuite, a envoyé mon client, Yousouf Diawara qui est devant vous, pour témoigner. Dame Kadiatou Sylla a envoyé Aboubacar Soumah pour attester son témoignage. Donc, mon client n’est qu’un simple témoin dans cette procédure, au même titre qu’Aboubacar Soumah. Et, on ne peut pas emprisonner un témoin. C’est pourquoi, je vous demande de le relaxer purement et simplement pour délit non constitué », a plaidé l’avocat de la défense.

Finalement, le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 25 avril 2019.

A rappeler que le prévenu, Youssouf Diawara, est détenu à la maison centrale de Conakry depuis le 13 décembre 2018, il y a 4 mois de cela.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Recrutement dans l’armée : un fraudeur condamné à Kindia

12 avril 2019 à 9 09 12 04124

Le Tribunal de Première Instance de Kindia hier, jeudi 11 avril 2019, un candidat au recrutement dans l’armée dont les épreuves sont actuellement en en cours dans le pays. La juridiction a reconnu le jeune homme coupable de fraude et lui a infligé une peine d’un an d’emprisonnement assorti de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Djiba Camara, élève en classe de terminale sciences sociales et candidat au concours de recrutement dans l’armée, a comparu dans la soirée de ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Kindia. Poursuivi pour fraude, le jeune homme a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué qu’il a participé à la première course qui consiste à courir sur une distance de 8 kilomètres et a perdu cette épreuve.

Quand il rentrait, il a rencontré un autre groupe de candidats qui faisait cette même course. C’est ainsi, dit-il, qu’il a proposé à un de ses amis qui était dans ce groupe, son aide. Il a dit à ce dernier de lui donner son ticket afin qu’il termine la course pour lui. Son ami a accepté son offre et il lui a remis son ticket sans savoir que Djiba voulait le tromper pour prendre sa place.

Le fraudeur a réussi cette fois l’épreuve, en terminant la course à la 53ème position. Mais, il s’est fait prendre lors du recensement des gagnants de cette course. En effet, le jeune homme a présenté des tickets différents : celui qu’il a utilisé pendant la course du matin et celui qu’il a pris dans les mains de son ami, qui était de l’équipe du soir. Il a voulu combiner ces tickets pour valider passer cette épreuve.

Mais, les superviseurs de l’opération ont tout de suite constaté l’incohérence au niveau des tickets qu’il a présentés et ils ont mis main sur Djiba Camara. Ce dernier a été reconnu coupable de fraude par le tribunal. Le juge Thierno Sadou Bah l’a condamné ainsi à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500.000 francs guinéens.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Un dossier inédit au TPI de Dixinn : les plaignants sont en même temps les prévenus

11 avril 2019 à 8 08 39 04394

Le chauffeur de taxi Mamadouba Camara et le conducteur de taxi moto Mamadou Dian Bah ont comparu hier, mercredi 10 avril 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Chacun d’eux s’est constitué partie civile en portant plainte contre l’autre. A l’issue des débats, le procureur a requis un an d’emprisonnement assorti de sursis contre chacun d’eux, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux jeunes se sont battus récemment à Sonfonia, et chacun a blessé l’autre. Après la bagarre, Mamadou Dian Bah a porté plainte contre Mamadouba Camara. Ce dernier a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 02 avril 2019, pour coups et blessures volontaires, violence et voies de faits. Le lendemain, Mamadouba Camara aussi a engagé une plainte contre le premier plaignant. Mamadou Dian Bah a été également arrêté et placé sous mandat le 03 avril 2019.

Les deux ont comparu ce mercredi, 10 avril devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour être jugés. A la barre, chacun a donné sa version des faits. « Je revenais de la Cimenterie sur ma moto. Je suis venu jusqu’à Sonfonia, mon carburant est fini. J’ai garé la moto pour aller chercher de l’essence au marché noir. C’est ainsi que Mamadouba Camara est venu dans son taxi, le pneu de son véhicule a touché mon pied et j’ai tapé la voiture. Il est sorti immédiatement en m’insultant.

Dès qu’il m’a insulté, j’ai répondu. Et il est descendu pour venir saisir mon cou. Il m’a donné un coup violent au niveau de la bouche, et moi aussi je lui ai donné un coup à la figure. Chacun de nous s’est blessé. C’est ainsi qu’il est allé chercher un couteau qu’il gardait dans son taxi, pour venir me poignarder au niveau de la poitrine. Il a été aussitôt arrêté et conduit à la gendarmerie de Sonfonia », a expliqué le premier plaignant, Mamadaou Dian Bah.

Quant à Mamadouba Camara, il dit que c’est Mamadou Dian Bah qui détenait le couteau et que c’est dernier qui l’a blessé en première position. « C’est lorsqu’il m’a blessé avec le couteau, que j’ai repris le couteau dans ses mains pour me venger. Et, il a été le premier à me donner un coup à la figure », a assuré Mamadouba Camara. Chacun d’eux a ajouté avoir dépensé plus d’un million de francs guinéens pour se soigner.

Après les débats, la procureure, Mafila Keïta, a demandé au tribunal de retenir tous les deux dans les liens de la culpabilité pour coups et blessures volontaires, violences et voies de faits, tout en les condamnant à un an d’emprisonnement avec sursis chacun.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mercredi 17 avril 2019. En attendant, les deux jeunes qui sont à la fois plaignant et prévenu restent en prison.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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