Obsèques des opposants au 3ème mandat : Cellou Dalein rouge de colère contre les autorités

6 décembre 2019 à 17 05 34 123412

Les huit (8) jeunes tués lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat ont été enterrés ce vendredi 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Une foule importante de partisans du mouvement et de parents des victimes a accompagné les défunts à leur dernière demeure. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a saisi l’occasion pour dénoncer la banalisation de la vie humaine par les dirigeants actuels de notre pays, a constat sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une atmosphère de tristesse que l’enterrement de ces jeunes gens, victimes du 3ème mandat pour Alpha Condé, a eu lieu. Visage sombre, lunettes noires, Cellou Dalein Diallo a dénoncé avec véhémence l’attitude des autorités guinéennes, notamment des forces de l’ordre, qu’il accuse de tirer à bout portant sur de jeunes manifestants sortis pour exercer un droit consacré par la loi suprême. « Je suis triste d’aller inhumer ce groupe de 8 jeunes, âgé pratiquement pour la plupart de moins de 20 ans. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre dont les agents ont la charge d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Nous sommes maintenant à 128 inhumations ici, tous des jeunes, à la fleur de l’âge, qui étaient en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de marcher dans les rues et dans les places publiques. Ils n’ont jamais eu droit à la justice, ils ne l’auront pas sous le règne d’Alpha Condé hélas. Depuis Zakariou en 2011 jusqu’à Abdourahimi, ils ont été arrachés à l’affection de leurs proches, alors qu’ils n’ont rien fait. Je suis triste pour mon pays de voir ces assassinats récurrents de jeunes gens à la fleur de l’âge, qui n’ont rien fait, mais personnes d’entre vous, ni même vous les journalistes, ni les organisateurs, ni les riverains, personne ne sera interrogé dans quelles circonstances ils ont été tués », a déploré le chef de file de l’opposition.

En outre, Cellou Dalein a fustigé l’attitude des autorités qui avaient accepté que la prière sur ces victimes se fasse à la grande mosquée Fayçal avant de se raviser. « Ce que je déplore, c’est que Alpha Condé a estimé que les victimes n’avaient pas le droit d’être priés à la grande mosquée, qu’on n’avait pas droit de procéder à la levée des corps à Ignace Deen. Il fallait que par leurs propres moyens, ils venaient les jeter dans la commune là, pour dire que ce n’est pas des citoyens qui ont le droit d’être priés à la grande mosquée de Fayçal. C’est triste. Malgré tout ce que le FNDC a fait pour faire fléchir la position des autorités pour qu’elles acceptent qu’on prie les corps à la grande mosquée, ils n’ont pas voulu. C’est la plus grande mosquée, c’est la mosquée centrale, c’est même la mosquée centrale. Vous voyez beaucoup de gens n’ont pas pu prier ici parce qu’ils ne peuvent pas contenir dans la mosquée de Bambéto. Même ce droit leur a été refusé », a-t-il fustigé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Un avocat violenté par des policiers à Conakry : « ils ont utilisé un taser pour m’électrocuter »

4 décembre 2019 à 20 08 42 124212
Maître Thierno Souleymane Baldé

L’avocat et activiste des droits de l’homme, maître Thierno Souleymane Baldé, a passé un sale temps dans la journée de ce mercredi, 04 décembre 2019. Il a été interpellé par des policiers qui l’accusent de mauvais stationnement sur la voie publique. Et, selon l’intéressé qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, les agents l’ont violenté gravement pendant un long moment avant de le relâcher.

« Je suis venu me garer au niveau de la station qui se trouve après le carrefour de Belle-vue en allant vers Kénien. Je me suis garé là-bas pour aller saluer quelqu’un. A mon retour, j’ai trouvé qu’ils (les agents) sont venus garer leur véhicule devant ma voiture. Quand je suis arrivé, je suis monté dans ma voiture et je l’ai allumée pour quitter. Mais, ils étaient devant moi, donc je ne pouvais pas quitter. Les gens ont dit laissez-le partir mais un des policiers a répondu en disant : non celui-ci, il va voir.

Ils ont pris ma voiture, alors que j’étais à l’intérieur, pour l’embarquer sur leur grue. Et pendant le trajet, un agent est venu pour tenter d’enlever la clé de la voiture qui était dans le démarreur. J’ai dit non tu ne vas pas l’enlever. Il a commencé alors à me frapper. Ils m’ont frappé comme un bandit de grand chemin, ils ont utilisé un taser pour m’électrocuter jusqu’à Coléah, tout en proférant des injures à mon encontre », a-t-il expliqué.

Il ajoute que les policiers l’ont conduit jusqu’au parking qui se trouve en face du ministère de la sécurité et de la protection civile. « Quand on est arrivés là-bas, ils m’ont fait descendre et ils ont garé ma voiture dans le parking. J’ai informé un de mes frères qui est venu me trouver là. Je lui ai dit de ne rien leur donner, mais malgré tout il leur a donné une importante somme d’argent », soutient l’avocat.

Me Thierno Souleymane indique qu’il ne va pas croiser les bras face à cette situation. Même s’il ne croit pas trop en la justice, il compte tout de même la saisir. « J’ai décidé de laisser ma voiture au parking où les agents l’ont garée. Demain, je vais prendre un huissier pour aller faire un constat, parce que je suis sûr que la voiture a eu des problèmes en bas.

Je vais aller donc avec un huissier qui va constater les faits. Je vais aller voir aussi voir un médecin légiste pour me faire examiner et ensuite aller déposer ma plainte au niveau du parquet de Mafanco. Je sais que je ne pourrai jamais avoir justice ici parce que ce n’est pas la première fois, mais je vais quand même déposer ma plainte », a-t-il annoncé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Kadiatou Bah contre Aboubacar Soumah : le procès de nouveau renvoyé

4 décembre 2019 à 16 04 33 123312

Le procès opposant les responsables des deux versions du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a été une nouvelle fois reporté. Les débats de fond devaient commencer ce mercredi, 04 décembre 2019, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Mais, l’audience a été ajournée en raison de l’absence des prévenus et leurs avocats, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ce dossier, c’est Kadiatou Bah, secrétaire générale de l’une des versions du SLECG, qui poursuit Aboubacar Soumah, secrétaire général de l’autre version rivale du SLECG, et Mohamed Bangoura, responsable de la communication de la structure. Elle accuse les deux responsables syndicaux des enseignants de diffamation et injures. Après avoir été reportés plusieurs fois par le passé, les débats de fond devaient démarrer ce mercredi. Mais ni les prévenus, ni leur avocat de s’est présenté au tribunal. Ce qui a amené le juge, Aboubacar Maféring Camara, à renvoyer l’audience au 18 décembre 2019.

Me Saa Maurice Tolno , avocat de Kadiatou Bah

Une décision surprenante pour maître Sâa Maurice Tolno, avocat du camp Kadiatou Bah. « Le report de ce procès est pour nous une surprise parce qu’il s’explique par l’absence d’Aboubacar Soumah et son avocat, maître Salifou Béavogui. L’assistant de Me Béa nous a laissé entendre qu’ils ont oublié la date de ce procès qui était prévu pour aujourd’hui, mercredi 04 décembre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, je lui ai dit qu’il ne faut pas tromper les gens. Parce que le renvoi était fixé contradictoirement à la dernière audience à la barre et que c’est Me Béa lui-même qui avait choisi la date d’aujourd’hui. Donc s’il ne vient pas, je ne sais pas c’est pour quel motif. Mais une chose reste claire, c’est que le motif de son absence n’est pas valable », a dit l’avocat de la partie civile.

Poursuivi dans ce dossier, le camp Aboubacar Soumah a également porté plainte contre celui de Kadiatou Bah pour diffamation et injures. Les deux dossiers sont pendants devant le tribunal de première instance de Dixinn.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

Lire

Audiences foraines : 5 accusés condamnés à de lourdes peines à Beyla

4 décembre 2019 à 12 12 50 125012

Le tribunal de première instance de N’Zérékoré s’est transporté le mardi, 02 décembre 2019, à Beyla pour des audiences foraines. Quatre dossiers étaient au programme de ces audiences pour des chefs d’accusation de viol et complicité de viol, assassinat, tentative d’assassinat, et incendie volontaire.

Les trois premiers dossiers ont été évacués et les cinq accusés concernés ont été condamnés à des peines allant de 7 ans à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans le dossier d’assassinat, c’est le nommé Mory Konaté qui est poursuivi. Il est accusé d’avoir poignardé mortellement son jeune frère de lait à cause d’un problème d’héritage. Il a trouvé la victime en train de dormir et a logé un couteau dans sa poitrine. Les faits se sont produits 08 avril 2017. L’accusé avait été arrêté le même jour par les services de sécurité, qui l’ont entendu avant de le déférer en justice. Mais, il a réussi à s’évader de la prison et reste jusque-là introuvable. A l’issue du procès, le tribunal l’a reconnu coupable de l’assassinat de son jeune frère et l’a condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité. Un mandat d’arrêt est également émis à son encontre.

L’affaire de viol et de complicité de viol concerne Abdoulaye Camara et Aboubacar Diabaté. Le premier est le principal accusé et le second est son complice. Selon le ministère public, c’est le 14 avril 2018, aux environs de 14 heures, que le nommé Abdoulaye Camara a violé une jeune fille, élève en classe de 7ème année au moment des faits. « La demoiselle, qui aurait pour copain Abdoulaye Camara, a été invitée par celui-ci dans une chambre cédée à eux par le nommé Aboubacar Diabaté.

A son arrivée, la victime aurait accepté de rentrer dans la chambre et Aboubacar Diabaté les quittait pour, dit-il, aller se coiffer. Entretemps, la victime a commencé à pousser des cris de secours qui ont alerté le voisinage… Et, Abdoulaye Camara, auteur principal, qui s’est enfui depuis le jour du viol, est encore en cavale », a expliqué Marcel Malick Oularé, substitut du procureur près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Après les débats, Abdoulaye Camara, l’auteur principal, en fuite, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par défaut et un mandat d’arrêt a été émis contre lui. Son complice, Aboubacar Diabaté, a écopé aussi de 20 ans de réclusion criminelle.

De leur côté, Abou Sagno et Kalilou Diabaté étaient poursuivis pour tentative d’assassinat sur la personne de Mamady Bamba, un conducteur de taxi moto. Dans la matinée du 29 août 2018, les deux accusés ont déplacé le jeune de Kérouané pour qu’ils les emmènent à Doukoi, dans la sous-préfecture de Gnossomodou (Beyla). Mais en cours de route, le conducteur a fait descendre ses passagers pour traverser une passerelle installée au niveau d’un pont coupé. C’est là que les accusés ont jeté un couteau en direction de son cou.

Par coup de chance, le couteau ne l’a pas atteint, il est tombé tout juste à côté de lui. Le taxi-motard a compris alors que sa vie est en danger et il s’est enfui pour rejoindre Kékouradou, le village le plus proche. Les habitants de cette localité se sont mobilisés rapidement pour aller mettre main sur les deux accusés. Mais pendant qu’ils les conduisaient au poste de police de Gnossomodou, le nommé Abou Sagno a réussi à s’enfuir.

A la fin du procès, les deux ont été reconnus coupables de tentative d’assassinat. Kalilou Diabaté a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle et Abou Sagno a écopé de 20 ans de réclusion criminelle par défaut.

Le quatrième dossier dans lequel le nommé Aliou Soumaoro est accusé d’incendie volontaire d’habitations a été renvoyé à une date ultérieure pour la comparution des témoins cités par les deux parties opposées. Les débats devraient se poursuivre au tribunal de N’Zérékoré.

A noter que ces audiences foraines ont connu une forte mobilisation des populations de Beyla. Elles ont été organisées par l’Etat grâce à l’appui technique et financier du PNUD dans le cadre de son projet de lutte contre l’impunité et de la promotion de la bonne gouvernance.

De Beyla, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

Lire

Manifs contre un 3è mandat en Guinée : 18 opposants libérés par un tribunal à Conakry

4 décembre 2019 à 9 09 02 120212
SAMSUNG CAMERA PICTURES

Plus d’une vingtaine de personnes, arrêtées lors de la marche du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) du 14 novembre 2019, ont été fixés sur leur sort hier, mardi 3 décembre 2019. Après les plaidoiries et réquisitions des parties au procès, le tribunal de Mafanco a décidé de libérer 18 d’entre eux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces vingt cinq (25) personnes étaient jugées pour entre-autres participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voir publique, coups et blessures volontaires, destruction de biens publics. Dix huit ont déclarés non coupables alors les autres ont été condamnés par défaut.

Pendant ses réquisitions, le procureur Alsény Bah a sollicité la condamnation de certains prévenus à 6 mois d’emprisonnement ferme et au payement de 500 mille francs guinéens, la libération pure et simple d’autres.

De leur côté, les avocats de la défense ont à tour de rôle cherché à démontrer l’innocence de leurs clients dans cette affaire. C’est ainsi qu’ils vont demander la relaxe en faveur de leurs clients.

Dans sa décision, le juge Amadou Kindy Baldé a déclaré certains prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et par défaut, les a condamnés à 6 mois de prison ferme pour les uns et à 3 ans pour les autres. Par contre, il a déclaré les 18 autres non coupables des faits mis à leur charge pour délit non constitué.

Au sortir de la salle d’audience, avocats et anciens détenus ont exprimé leurs satisfactions par rapport à cette décision de justice.

Maitre Alsény Aissata Diallo : « nous les avocats chargés de défendre les intérêts cde nos clients, les prévenus que vous avez vus ici défiler à la barre, nous sommes animés de joie, de satisfaction, dans la mesure où après avoir synthétisé les faits, le parquet n’a pu administrer aucune preuve imputable à aucun de nos clients. Le tribunal a été vraiment indépendant et équitable. Et, ce tribunal a pris une décision de renvoyer des fins de la poursuite l’ensemble de nos clients. A part ceux qui ont été condamnés, c’est-à-dire ceux qui étaient absents dans la salle d’audience, donc qui n’étaient pas là, tous ceux qui étaient dans la salle et qui sont nos détenus, ont recouvré leur liberté. Nous sommes satisfaits, nous sommes contents, c’est le droit qui a été dit et c’est le droit qui a triomphé », s’est réjoui maître Alsény Aissata, un des avocats de la défense.

Pour sa part, maitre Salifou Béavogui lui a tout remercié l’ensemble des avocats du FNDC avant de se prononcer sur la décision rendue par le tribunal. « Je remercie tous les avocats du FNDC qui abandonnent tout pour défendre les intérêts des innocents. C’est un choix mesuré à sa valeur. Chaque fois que des citoyens sont arrêtés pour avoir exprimé leur opinion, les avocats du FNDC se mobilisent. C’est déjà un succès. Je remercie tous les avocats du FNDC. Et cela va continuer parce que nous nous battons pour les principes de la démocratie, nous nous battons pour la liberté, pour l’Etat de droit, nous nous battons pour la paix et la sécurité dans ce pays ».

Après sa libération, Diaraye Diallo est revenue sur les conditions dans lesquelles elle a été arrêtée et détenue à la maison centrale. « Moi, on m’a arrêtée à camp carrefour à Cosa par les gendarmes et on m’a envoyée à la maison centrale. Aujourd’hui, j’ai recouvré ma liberté, je remercie les avocats, je remercie tout le monde. Le jour qu’on nous a envoyés à la maison centrale, le vendredi, ils ne nous ont pas permis de nous laver. Pour cela, les gardes nous ont d’abord demandé à chacun 300 mille. Là-bas, si on nous envoyait de quoi manger, les agents prenaient tout avec nous, si c’est de l’argent aussi, ils prennent tout. On m’a demandé, si j’ai un téléphone, j’ai dit que mes téléphones ont été pris par les agents de forces de l’ordre dans le pick-up. Quand j’ai pris mon téléphone, je l’ai mis dans mon collant, un des agents a mis sa main dans mon collant et l’a retiré. Donc je ne pouvais rien faire, je l’ai laissé avec », a témoigné la jeune dame, Diaraye Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Siguiri : le nouveau procureur promet de « combattre l’impunité »

3 décembre 2019 à 12 12 07 120712

La cérémonie de passation de services entre le procureur sortant de Siguiri et son successeur a eu lieu hier, lundi 02 décembre 2019. Elle a réuni dans les locaux du tribunal de première instance de la ville, les autorités préfectorales, communales, des responsables de l’appareil judiciaire et des services de sécurité de Siguiri, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le procureur sortant, Algassimou Diallo, a mis l’occasion à profit pour présenter son bilan à la tête du parquet de cette ville.

Algassimou Diallo

« Pendant 15 mois, mon substitut et moi avons travaillé de manière à obtenir des résultats. Ces résultats, bien que n’atteignant pas la totale satisfaction de la population au nom de laquelle la justice a été rendue, sont au regard des difficultés quasi-quotidiennes, très élogieux. Au cours de ces 15 mois, mon parquet a engagé 792 poursuites qui ont abouti à 461 jugements, dont 431 au correctionnel et 30 au criminel. Ce qui a hissé le tribunal de première instance de Siguiri à un rang très élevé, si ce n’est pas le plus élevé par rapport à la moyenne régionale. Cela a permis aussi de faire baisser le taux de criminalité qui était jusque-là galopante et à redonner une certaine confiance des justiciables en leur justice », s’est félicité l’ancien procureur de la République de Siguiri, muté dans les mêmes fonctions à Pita.

Aminata Kaba

De son côté, Amiata Kaba, le procureur entrant de Siguiri, a annoncé que sa mission est de comprendre l’impunité et faire en sorte que la justice fasse son travail. « Nous sommes venus pour combattre l’impunité, rechercher les délinquants et les traduire devant le tribunal. Dans un État où la loi ne s’applique pas, c’est la justice populaire qui prendra le dessus. Les délinquants ne sont pas logés en brousse, ils sont logés dans les familles, dans les quartiers. Donc j’invite la population à une collaboration avec les services de sécurité et la justice », a lancé le magistrat.

Deuxième ville la plus peuplée de Guinée selon le dernier recensement général de la population, la préfecture de Siguiri qui regorge de nombreuses mines d’or, fait face à un taux élevé de délits et de crimes. Ce qui fait que la justice y est très sollicitée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Guinée : un Sénégalais condamné à 4 ans de prison pour escroquerie

3 décembre 2019 à 11 11 16 121612

Les cas d’escroquerie impliquant des faux marabouts sont devenus récurrents en Guinée, avec de nombreux témoignages de victimes. C’est dans la répression de ces délits qu’un marabout Sénégalais a été reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison à Conakry, dans une affaire de plus de 16 millions de francs guinéens. Le verdict est tombé dans la journée d’hier, lundi 02 décembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon nos informations, ce marabout a été mis aux arrêts à Conakry pour escroquerie en bande présumée au préjudice du Guinéen Amadou Sall. Se faisant appeler tantôt Aly Diallo, tantôt Oumarou Diallo, le présumé escroc est sous mandat de dépôt depuis le 04 octobre 2019.

Tout au long des débats, le prévenu n’a cessé de nier les faits mis à sa charge. A la barre, Aly Diallo ou Oumarou Diallo a expliqué ce qu’il sait de cette affaire. « Je suis venu du Sénégal. Arrivé à Labé, un ami Sénégalais m’a remis le numéro de téléphone d’un autre Sénégalais du nom de Hamidou Sow. Mais à Conakry, je ne connaissais personne et je n’avais aucun sous avec moi et aucune unité dans mon téléphone. C’est ainsi que j’ai demandé à Sall que j’ai trouvé au bord de la route, de m’aider à joindre Hamidou Sow. Il l’a appelé. Ce dernier lui a dit qu’il est à Samatran, après les rails, dans la commune de Ratoma. C’est ainsi qu’il m’a fait embarqué dans un taxi et il m’a offert 5 000 mille francs pour mon transport. Quand je suis arrivé à destination, j’ai appelé monsieur Sall pour le remercier pour le geste qu’il a fait pour moi. Et finalement, il a travaillé avec le marabout Hamidou Sow. Mais moi, je n’ai pas travaillé pour lui et je ne l’ai pas escroqué », a laissé entendre le prévenu.

Ensuite, c’est fut au tour de la victime de venir narrer sa mésaventure devant le tribunal. Amadou Sall a expliqué que pendant deux mois, il a été dépossédé de ses facultés mentales par ces marabouts qu’il accuse d’avoir pris avec lui plus de 16 millions de francs guinéens. « Ce jour, je cherchais un taxi au bord de la route à la Cimenterie. Il est venu me dire qu’il vient du Sénégal et qu’il n’a rien avec lui. Il me demande de l’aider à joindre son maître sénégalais qui est à Conakry. Moi même je n’avais pas d’unité. Je suis allé faire un transfert. J’ai appelé le numéro qu’il m’a remis. Au bout du fil, une voix répond qu’il s’agit de son élève, de l’aider à aller à Samatran. Je l’ai embarqué en lui offrant 5 000 FG pour son transport. A 15 heures, il m’a appelé pour me dire d’aller le trouver au niveau des rails. A mon arrivée, j’ai trouvé qu’il a mis une couronne au tour de sa tête. Il est habillé comme quelqu’un qui est revenu de la Mecque. J’ai trouvé chez lui 3 livres coraniques et une tenue militaire. Je suis sorti de chez eux complètement envoûté. Quand je suis arrivé chez moi, ils m’ont appelé en me disant de revenir avec du sucre. A mon arrivée ils ont pris le sucre, ils ont mis dans une tasse et ils m’ont demandé de mettre un billet de banque dedans. J’ai mis un billet dans la tasse. Ils m’ont dit de repartir avec le billet sans regarder derrière moi jusqu’à la maison, de garder soigneusement le billet dans une valise. Ce qui fut fait » a-t-il expliqué.

Poursuivant la narration de sa mésaventure, Amadou Sall dira que le billet en question va se transformer en bague. « La nuit, j’ai ouvert la valise et j’ai trouvé que le billet est devenu une bague rouge. Ils m’ont dit de garder. C’est une bague magique qui va protéger ma mère, mon père et moi même. Oumarou Diallo est allé dans ma maison, il a pris ma paire de sport que j’admire de plus. Je n’ai pas osé dire un mot. Tous ce qu’ils me demandaient, je donnais sans me rendre compte. Même la viande j’ai payé pour eux 3 kilogrammes ».

En outre, complètement possédé, Amadou Sall se retrouver nuitamment dans la forêt d’ENTAG, dans la commune de Matoto pour échanger avec un diable. « Là aussi, ils m’ont demandé de venir avec 3 oranges et 3 pommes. Nous sommes venus dans l’obscurité sous un arbre. Et le diable a commencé à raconter ce que je faisais il y a un mois. J’avais 4 millions de FG que je leur ai donné. J’avais 400 euros, j’ai donné ça aussi. Les deux motos que j’avais achetées à 14 millions de FG, je les ai revendus à 7 millions pour leur remettre. Pendant deux mois, j’étais envouté par eux. Et ils m’ont mis en garde de ne pas dire ça à quelqu’un, sinon je deviendrais automatiquement fou. C’est grâce à mon père qui m’a lavé à Kindia avec des décoctions que j’ai retrouvé ma faculté. Donc, ils me doivent plus de 16 millions de francs guinéens que je réclame aujourd’hui », a lancé Amadou Sall.

Avant de passer aux réquisitions, le procureur Daouda Diomandé va porter de graves accusations sur le marabout Sénégalais et ses acolytes. « Même les acolytes de ce marabout qui est à la barre sont dans cette salle d’audience. Certains ont même tenté d’effrayer le procureur Bakary Camara qui était dans cette présente procédure, en disant qu’ils vont faire ceci ou cela si le tribunal ne libère pas le marabout. Mais, c’est Dieu qui est fort. On n’a peur que Dieu ».

Dans ses réquisitions, le procureur va demander au tribunal de retenir le présumé escroc dans les liens de la culpabilité en le condamnant ans de prison ferme.

La défense quant à elle, par la voix de maitre Abou Camara, va plaider coupable avant de demander au tribunal de condamner son client au temps mis en prison.

Finalement le marabout est condamné à une peine de 4 ans de ferme et au payement des 16 millions 500 mille francs guinéens à la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Les leaders du FNDC libérés : joie et fierté chez leurs avocats

29 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Comme annoncé précédemment, les leaders du FNDC ont recouvré leur liberté et ont pu rentrer chez eux, un mois et deux semaines après leur arrestation. Ce jeudi, 28 novembre 2019, la Cour d’appel de Conakry a ordonné la remise en liberté d’Abdourahmane Sanoh, (le coordinateur national du FNDC), Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Alpha Soumah (Bill de Sam), Baïlo Barry, Aly Cheikna Badra Koné, le reggae man Elie Kamano, Ibrahima Keita, Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura, en attendant la fin de leur procès en appel. Une décision vivement saluée par leurs avocats, qui saluent la victoire de la justice, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui étaient sur place.

Maître Salifou Béavogui : nos clients sont libres aujourd’hui, Dieu merci. Nous l’avons demandé, nous avons soutenu avec force en première instance, que nos clients n’avaient commis aucune infraction. Nous avons été incompris, les premiers juges sont entrés en condamnation. Nous avons relevé appel, nous avons eu confiance à la Cour d’appel et cet après-midi, nos clients ont été identifiés, nous avons exposé les motifs de nos appels et nous avons demandé d’entrée de jeu leur mise en liberté. Et la Cour nous a suivis, ils sont libérés, ils rentreront chez eux. Le 5 décembre 2019, nous viendrons enterrer ces dossiers parce qu’il n’y a aucune infraction.

Maître Alsény Aïssata Diallo : aujourd’hui, nous ne pouvons qu’éprouver des sentiments de fierté et de satisfaction dans la mesure où la juridiction de censure qui est la Cour d’appel de Conakry, à travers sa chambre de correction, n’a fait que dire que la loi et l’application de la loi. Donc, nous nous sentons fiers de voir nos clients, membres du FNDC, regagner leurs domiciles. Nous sommes très contents et nous pensons que le droit qui va continuer à triompher comme ça a été le cas aujourd’hui.

A rappeler que ces leaders du Front National pour la Défense de la Constitution avaient été condamnés en première instance pour avoir appelé les Guinéens à manifester contre le projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Abdourahmane Sanoh avait écopé d’un an d’emprisonnement, Badra Koné avait pris deux ans de prison dont un an assorti de sursis, et les autres avaient tous été condamnés à 6 mois d’emprisonnement.

Mamadou Laafa Sow et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 621090818

Lire

Le nouveau procureur de Kaloum prévient : « la loi s’appliquera sur tout le monde »

28 novembre 2019 à 9 09 37 113711

Nommé récemment à la tête du parquet de Kaloum, Alpha Sény Camara a pris fonctions hier, mercredi 27 novembre 2019. Il remplace Aboubacar Sir Sylla, muté à la Cour suprême. Ce magistrat qui était jusque-là conseiller technique au ministère de la justice, promet de mettre tous les citoyens au même pied d’égalité et de rendre justice pour tout le monde.

Aboubacar Sir Sylla, nouveau procureur du tribunal de première instance de Kaloum

« Je vais travailler pour que tous les citoyens soient mis au même pied d’égalité dans la distribution de la justice. Je vais travailler pour éviter qu’il y ait de la frustration, mettre tous les citoyens dans la même assiette. Les auteurs d’infractions, quel que soit leur statut, quelle que soit leur position, que ces auteurs comprennent que la justice existe. Quelles que soient les circonstances, tant que j’exerce les fonctions de ministère public ici, la loi s’appliquera sur tout le monde », a-t-il assuré, avant de lancer un appel à l’endroit des justiciables.

« Il faut que les Guinéens comprennent qu’il n’y a que la loi qui peut régler un pays. Un pays ne peut fonctionner très bien que lorsque sa justice marche bien. Donc je vais travailler pour relever ce défi. Je vais travailler pour éviter que n’importe qui parle mal de la justice en allant vers la population, en allant vers certains responsables, pour faire la divulgation, ou la propagande si vous voulez de ce que c’est que la justice », a promis le procureur de la République près le TPI de Kaloum.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Viol et assassinat d’Aissatou Diallo à Sonfonia : les 2 présumés auteurs à la barre

27 novembre 2019 à 15 03 55 115511

Les présumés auteurs du viol et de l’assassinat de madame Aissatou Diallo, à Sonfonia Gare, en juin 2017, ont commencé à répondre des faits qui leurs sont reprochés. Jean Faya Kamano et Paul Lamah, ont comparu hier, mardi 26 novembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. A la barre, les deux accusés ont nié les faits pour lesquels ils sont jugés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux compagnons d’infortune sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2017. Ils sont poursuivis pour viol, vol aggravé, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Jean Faya Kamano a été le premier à s’expliquer. « Moi, je suis menuisier. Mais, j’ai un cabaret à ENCO 5. Paul Lamah est venu un jour me trouver dans mon cabaret, il m’a proposé un téléphone à vendre. Il m’a dit que le prix est à 330 mille francs guinéens. On a discuté, il me l’a laissé à 130 mille. Je lui ai donné 80 mille FG. Mais après, j’ai constaté que le téléphone n’était pas bon, il s’éteignait souvent. Je l’ai revendu à un certain Nicolas qui Bordelais, c’est-à-dire un vendeur de téléphones d’occasion. Quelques temps après, des policiers sont venus me trouver chez moi, dans mon cabaret. Ils m’ont embarqué dans leur pick-up. Je leur ai demandé pourquoi ils m’arrêtent, ils m’ont dit que j’ai vendu un téléphone qui a des problèmes. Alors que moi, je ne suis informé d’aucun problème avec ce téléphone puisque celui qui me l’a vendu m’a confirmé qu’il était pour lui », a-t-il laissé entendre.

Paul Lamah, appelé à son tour à la barre, va s’expliquer sur le téléphone, qui appartiendrait à la victime et qui aurait permis de les retrouver. Des explications contradictoires à celles apportées par son coaccusé. « Jean Faya Kamano et moi, nous sommes des voisins à ENCO 5. Un jour, il est venu chez moi, il a vu un téléphone Techno à boutons mais qui n’était pas bon, parce qu’il ne gardait pas la charge. Il m’a dit de le lui vendre, j’ai dit je ne le vends pas parce qu’il il n’est pas en bon état. Il a forcé, moi aussi, je le lui ai vendu. On discuté sur le prix, on est tombé d’accord à 90 mille FG. Il m’a donné 30 mille. Ce téléphone dont je vous parle, c’est un grand frère du nom de Razak qui me l’a donné. C’est un gendarme. Il venait souvent boire dans mon cabaret. Maintenant, en ce qui concerne notre arrestation, j’étais dans mon cabaret, qui est non loin du sien, je l’ai vu menotté dans un pick-up avec des agents devant mon cabaret. Ils sont descendus, ils m’ont embarqué avec lui et ils nous conduits à la police. Quelques temps après, ils nous ont envoyés à la DPJ. Moi, je ne suis informé de rien d’autre si ce n’est que ça », s’est défendu Paul Lamah.

La partie civile, représentée par Elhadj Sadou Barry, beau frère de la victime, est revenu sur ce que dame Aissatou Diallo a subi comme torture avant de rendre l’âme. « Le samedi 04 juin 2017, des bandits sont allés à Sonfonia pour s’attaquer à l’épouse de mon petit frère que j’ai élevé et qui est actuellement aux États-Unis. Ils ont abusé d’elle sexuellement, ils l’ont frappée. Ils ont même blessé grièvement au niveau du sexe. Transportée à l’hôpital, elle a succombé suite à ses blessures et à la bastonnade qu’elle a subies. Ainsi, j’ai porté plainte contre X au niveau de la Direction de la Police Judiciaire. Dans ma plainte, j’ai écris les numéros de téléphone de ma belle sœur qui est la victime. C’est ainsi que la DPJ a saisi l’ARPT pour mener les enquêtes. A travers ces numéros, l’ARPT a pu repérer le téléphone : la première personne qui a utilisé le téléphone après le drame, et ça c’était à 5 heures du matin ; puis la deuxième personne qui détenait enfin le téléphone. Ces enquêtes ont révélé que c’est Jean Faya Kamano qui est le première personne à utiliser le téléphone de la dame, puis le nommé Nicolas qui a été arrêté le premier et qui a aidé à ce qu’on retrouve Jean Faya Kamano avec qui il a acheté le téléphone suspecté. Maintenant, si ce sont ces deux là que les enquêtes ont repéré, moi je n’ai pas autre chose à dire, sinon que demander à ce que les coupables soient punis », a dit Elhadj Sadou Barry.

L’affaire a été renvoyée au 10 décembre 2019, pour la comparution des témoins.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Diffamation contre Kéira ? Lansana Diawara « rentre libre chez lui » (avocat)

26 novembre 2019 à 19 07 20 112011

L’acteur de la société civile, Lansana Diawara, n’en a pas fini avec la justice même s’il n’est plus dans les griffes de la Police Judiciaire. Convoqué hier lundi à la Direction de la Police Judiciaire, monsieur Diawara sera poursuivi pour diffamation par voie de presse au préjudice d’Alpha Ibrahima Kéira, ancien ministre de la sécurité et de la protection civile. Ainsi en a décidé le parquet du tribunal de Dixinn dans l’après-midi de ce mardi 26 novembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon l’avocat de Lansana Diawara, son client sera jugé prochainement si le plaignant ne fait pas machine arrière. Maître Thierno Souleymane Barry a précisé que son client est déjà rentré à la maison, après avoir passé la nuit dernière à un endroit inconnu. « En fait, Lansana Diawara a été reçu par le Procureur et ses substituts. Le procureur a décidé de le poursuivre par citation directe sur la base de la loi sur la liberté de la presse, si jamais d’ici quelques temps le plaignant ne s’est pas désisté de sa cause. Il est rentré libre chez lui, ce mardi soir ».

Une situation qui réjouit l’avocat qui redoutait que client soit poursuivi selon la Loi sur la Cyber sécurité. « Il faut se réjouir que la loi L002 sur la liberté soit évoquée dans cette affaire. Mais, c’est le fruit d’une bataille menée par plusieurs personnes dans les différentes causes. On en est heureux d’autant plus que l’on se bat pour l’application des règles, pour la consolidation de l’Etat de Droit, de la démocratie en Guinée », a laissé entendre maitre Barry.

Pour rappel, c’est suite à une annonce sur sa page Facebook que Lansana Diawara a eu des démêlées judiciaires. Il aurait relayé des rumeurs faisant état d’un présumé détournement de mobiliers au ministère de la Sécurité et de la Protection Civile par Alpha Ibrahima Kéira, récemment remplacé à ce poste par Damantan Albert Camara.

Foko Millimouno et Alpha Kanso pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

Lire

Contre le 3ème mandat : le FNDC-Kindia compte marcher le mardi

22 novembre 2019 à 19 07 22 112211

La Coordination Régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ne compte pas reculer. Empêchée de marcher comme elle le souhaitait il y a une semaine, la coordination va remettre ça dans les jours à venir. La démarche vise à protester contre le projet de 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com badé dans la préfecture.

Alors que ses principaux responsables sont mis aux arrêts et détenus à la prison civile, le FNDC de Kindia ne compte pas baisser la garde. La structure projette une nouvelle marche pacifique pour protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce vendredi, 22 novembre 2019, par le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia.

Une lettre d’information a été déposée à cet effet à la commune urbaine, apprend-on. Selon Kémo Mali Fofana, coordinateur par intérim, le FNDC compte organiser une autre marche le mardi, 26 novembre 2019. Elle partira de la gare routière de Yéwolé à 10h pour la Place des Martyrs, dans la commune urbaine. Ce sera une manière de dénoncer la répression sanglante de ses membres, les arrestations arbitraires et le contesté projet de nouvelle constitution. « On a déposé la lettre d’information aujourd’hui pour être dans le délai de 48h. Et nous appelons tous les fils dignes du pays, épris de justice, de descendre dans la rue pour exprimer le vrai visage du peuple majoritaire qui s’oppose au projet suicidaire du professeur Alpha Condé », a martelé Kémo Mali Fofana.

On attend désormais de voir ce que va être la réaction des autorités communales de Kindia, généralement promptes à ne pas céder.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

Lire

TPI de Dixinn : un concessionnaire jugé pour escroquerie sur une déguerpie de Kaporo Rails

21 novembre 2019 à 16 04 19 111911

Madame Marliatou Diallo, victime de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, croyait avoir trouvé un sauveur en la personne de Mamoudou Diallo. Après avoir quitté la zone, la malheureuse qui était à la recherche d’un logement, tombe sur Mamadou Diallo, domicilié à Dar-Es-Salam. Ce dernier accepte que dame Marliatou construise un bâtiment dans sa concession. Après avoir fini de construire, elle sera finalement interdite d’accéder sur les lieux. L’affaire, portée au tribunal de Dixinn, a connu son dernier virage hier mercredi, 20 novembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamoudou Diallo, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2019, est jugé pour escroquerie au préjudice de Marliatou Diallo dans une affaire de construction d’un bâtiment composé d’une chambre, d’un salon et d’une toilette interne. Appelé à la barre par le juge Aboubacar Maférin Camara, le prévenu a nié les faits d’escroquerie pour lesquels il est poursuivi. « Moi, je n’ai escroqué personne. Ce que moi je sais, madame Marliatou Bah, déguerpie de Kaporo Rails, est venue me voir par le canal d’une connaissance de ma grande sœur pour affaire de logement chez nous. Quand elle est venue se présenter à moi, elle m’a dit qu’elle veut avoir une location. Je lui ai dit que chez moi il n’y a pas de bâtiment à louer mais on peut lui donner des espaces vides en location. Elle même elle va construire son logement. On est tombé d’accord sur ça. Après ça, je lui ai donné un espace où construire un bâtiment d’une chambre, un salon et une toilette intime. Dans un premier temps, elle m’a donné de l’argent dont le montant s’élève à un peu plus de 3 millions de FG. J’ai trouvé un maçon qui avait commencé à faire le mur. Mais quelques temps après, elle venue envoyer un autre maçon pour elle même. C’est ainsi qu’on a continué la construction jusqu’à la fin. Nous avons convenu que les frais de location sont à 350 mille francs guinéens par mois, après avoir fini de construire, c’est qu’elle va payer. Maintenant qu’elle a fini de construire, elle dit qu’elle ne va plus entrer dans la maison, elle veut avoir son argent qu’elle a dépensé pour la construction du bâtiment. Mais, ce n’est pas moi qui lui ai dit de ne pas entrer dedans et je ne sais pas pourquoi elle dit qu’elle ne va pas occuper le bâtiment », a-t-il expliqué.

Dans ses explications, dame Marliatou Bah soutient mordicus avoir été victime d’escroquerie. « C’est après que j’ai été déguerpie à Kaporo que j’ai appris qu’il y a des bâtiments en location chez Mamoudou Diallo. Je suis allée le voir. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de logements, mais des espaces libres si je veux construire. J’ai donné mon accord. C’est ainsi qu’il m’a présentée à tous ceux qui sont à l’intérieur de la cour. Tout le monde a confirmé que c’est Mamoudou et ses deux grandes sœurs : l’une est à Conakry ici, l’autre est en occident, qui sont propriétaires de la concession. Après ça, il m’a rassuré qu’il n’y a pas de problèmes, que je peux aller construire sans aucun problème et qu’on n’a même pas besoin de papiers pour ça, c’est lui qui coordonne tout dans la concession ».

Poursuivant, dame Marliatou a fait savoir qu’elle a donné de l’argent pour les travaux. « C’est ainsi que je me suis engagée et je lui ai donné un peu plus de 3 millions de francs guinéens pour le début des travaux. Mais quelques jours après, je suis venue trouver qu’il n’a fait que 3 rangées de briques. Je lui ai demandé à ce que moi-même je prenne mon propre maçon. J’ai envoyé mon maçon, on a continué les travaux jusqu’à la fin de l’élévation des murs. Sa sœur qui est à Conakry est venue arrêter les travaux pour nous convoquer tous les deux à la gendarmerie de la Carrière. De négociation en négociation, Mamoudou a pris la garantie, il s’est entendu avec la famille qu’il n’y aura plus de problème et que je peux continuer les travaux. En ce moment j’avais dépensé un peu plus de 10 millions de francs guinéens. C’est après ça que je suis revenue continuer les travaux jusqu’à la finition. Quand j’ai fini de tout faire, j’ai fermé à cadenas, j’ai pris une copie de la clé du salon je lui ai donné puisqu’il y avait ces matériels de dedans. En tout, ça tout m’a coûté 27 millions 37 mille francs guinéens sans compter le transport que je payais à chaque fois que je venais », a révélé la dame.

Les choses vont tourner court juste après. « C’est quand maintenant je me suis apprêtée à venir m’installer que Mamoudou et sa sœur m’ont dit que le bâtiment a augmenté de valeur, que ce n’est plus 350 mille francs guinéens, mais c’est 1 million que le bâtiment vaut en location par mois. Mais même avec ça, je ne vais plus mettre pieds dans cette maison. Sa sœur m’a dit qu’elle allait me tuer si j’y mettais mon pied. C’est ainsi que j’ai décidé de ne plus repartir là-bas puisque ma sécurité est menacée. Ils n’ont qu’à me restituer les 27 millions 37 mille francs guinéens, plus l’intérêt que cela pourrait engendrer si je les mettais dans mon commerce », a sollicité Marliatou Bah.

Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries des parties au procès.

L’avocat de la partie civile, maître Moumini Diallo, va demander au tribunal d’appliquer la Loi. « Monsieur le président, nous demandons qu’il vous plaise d’observer les faits et d’appliquer la Loi conformément aux dispositions de l’article 403 du code pénal en condamnant le prévenu au payement intégral du montant dépensé pour la construction du bâtiment, au payement de 50 millions au titre de dommages et intérêts et au payement de 15 millions de francs guinéens pour la réparation du préjudice moral causé à notre cliente », a demandé l’avocat.

Le procureur Daouda Diomandé va pour sa part requérir 1 an d’emprisonnement, assorti de 6 mois de sursis, contre Mamoudou Diallo, et le payement intégral du montant que la partie civile a dépensé dans la construction du bâtiment. « Monsieur le Président, monsieur Mamoudou Diallo et sa sœur ont autorisé madame Marliatou Bah à construire ce bâtiment. Elle l’a construit, tout est fini. Il ne lui reste plus qu’à y entrer. Ils attendent jusqu’à ce qu’elle fini de tout faire pour lui dire que le bâtiment a augmenté de valeur d’un million. Qui l’a construit et l’a mis en valeur si ce n’est pas elle ? En plus de ça, ils l’empêchent d’entrer dans le bâtiment qu’elle a construit avec leur accord en la menaçant de mort. Si elle a construit c’est parce qu’elle a été rassurée qu’elle n’allait avoir aucun problème. Maintenant, ils ont fait le contraire de ce qu’ils ont promis. Le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir monsieur Mamoudou Diallo dans les liens de culpabilité et de le condamner à 1 an d’emprisonnement assorti de 6 mois de sursis avec le payement intégral du montant dépensé qui s’élève à 27 millions 37 mille francs guinéens. En le faisant, vous aurez rendu une saine justice », a requis le procureur.

De son côté, maître Alsény Sylla, avocat de la défense, a estimé lui, que le tribunal correctionnel de Dixinn n’est pas compétent pour juger cette affaire. « Je suis déçu, je suis choqué, je suis révolté quand j’entends le représentant du ministère public dire qu’il y a eu de l’escroquerie dans cette affaire. Il n’y a eu nulle part dans cette affaire de l’escroquerie. Parce dans ce dossier, il n’y a ni de faux nom, ni de fausse qualité, ni de manœuvres frauduleuses. Monsieur le président, qu’il vous plaise de renvoyer cette affaire pour incompétence, parce qu’elle pénale, mais civile », a-t-il plaidé.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendu le mercredi 27 novembre 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Labé : une mineure violée par un conducteur de taxi moto

21 novembre 2019 à 15 03 52 115211

Un nouveau cas de viol sur mineure a été enregistré récemment dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du lundi au mardi 19 novembre 2019, au secteur Djanyabhé, relevant du quartier Madina. C’est seulement ce jeudi, 21 novembre, que les parents de la victime, âgée de 12 ans, l’ont envoyée à l’hôpital, avant de se confier aux médias.

Selon les informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, la victime a été violée nuitamment par un taxi-motard, alors qu’elle revenait d’une veillée. « J’étais partie avec ma tante pour assister à une soirée récréative. On a quitté ensemble chez ma grand-mère. Lorsque ma tante est rentrée, le jeune Mamadou Saidou Diallo m’a tirée la main, tout en me traînant dans un endroit isolé. C’est un conducteur de taxi moto. On se connait bien ; car, nous logeons côte à côte. Il m’a fermé la bouche et a abusé de moi sexuellement avant de prendre la poudre d’escampette lorsque j’ai crié au secours », a expliqué la victime, ajoutant avoir été blessée au cou par les griffes du taxi-motard lors de leur bagarre.

Après avoir été reçue à l’hôpital, les médecins ont constaté que la fillette a été violée, a indiqué sa mère. « Le carnet médical atteste qu’elle a été violée ».

Quant à Mamadou Kali Diallo, le père de la victime, il a déjà formulé une plainte contre le jeune Mamadou Saidou Diallo, actuellement en cavale. Il a sollicité l’aide des autorités à tous les niveaux pour que le présumé violeur soit retrouvé et traduit en justice.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Marche des femmes du FNDC : « il faut que les massacres s’arrêtent ! »

19 novembre 2019 à 17 05 08 110811

Comme annoncé précédemment, de nombreuses femmes de Guinée ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution, à Conakry. Elles ont marché de rond-point de Bambéto (commune de Ratoma) à l’héliport de Belle-vue (commune de Dixinn). Les manifestantes protestaient ainsi contre les tueries enregistrées lors des manifestations contre un troisième mandat organisées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne et réclamaient justice pour les victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Halte aux tueries de nos enfants ! » ; « Justice pour nos morts ! » ; « Votre dictature tue notre future ! » ; « Alpha Condé, arrête de tuer nos enfants ! ». Ce sont là entre autres messages qui étaient écrits sur les pancartes que brandissaient certaines manifestantes et que d’autres scandaient durant tout le trajet. Après environ deux kilomètres de marche, ces femmes composées de responsables et de militantes du FNDC, ont tenu un meeting à l’héliport de Belle-vue, où leur porte-parole, madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, a lu une déclaration au nom de toutes.

« Mes chères sœurs, nous venons de marcher encore, nous venons d’exprimer notre colère face aux tueries des enfants de Guinée, nos enfants. Nous ne pouvons rester indifférentes face au sang qui coule et qui continue de couler malheureusement sur le sol guinéen depuis un certain nombre d’années. Tout récemment, depuis le début des manifestations du FNDC contre la nouvelle constitution et le 3ème mandat pour Alpha Condé, une vingtaine de jeunes gens ont été arrachés à la vie, fauchés par des balles provenant d’armes de guerre.

Ce qui est le plus choquant, c’est quand des forces censées nous défendre tirent sur le cortège funèbre des 11 victimes que l’on accompagnait à leur dernière demeure. Ce qui est encore plus choquant, c’est quand ces mêmes forces empêchent une prière correcte sur les morts et jettent des gaz lacrymogènes dans le cimetière perturbant ainsi l’enterrement correcte des victimes », a-t-elle fustigé.

Poursuivant, Hadja Maïmouna Diallo a fait savoir qu’avec tout ce qui s’est passé pendant les obsèques des 11 jeunes tués lors des premières manifestations du FNDC à Conakry, « notre cher pays, la Guinée, a atteint le plus bas niveau de la déshumanisation et de la banalisation de la mort. Femmes, mères et filles de Guinée, nous ne pouvons pas accepter cela. C’est pour cela que nous avons décidé encore de faire un cri de cœur à l’endroit de tout le peuple de Guinée en particulier, et la communauté internationale en général.

Nous devons mettre en exergue que bien que les victimes suite à la marche funèbre du 4 novembre ne sont pas encore enterrées, les forces de répression n’ont pas hésité à augmenter le décompte macabre en assassinant quatre autres jeunes, ce qui nous amène à huit morts couchés dans nos morgues, qui ne sont pas encore enterrés. Il faut que les massacres s’arrêtent ! Tout récemment, Amnesty International qui a entendu nos cris de cœur précédents, a demandé dans un rapport au gouvernement guinéen, de clarifier le cas d’une soixantaine de manifestants morts par balles depuis 2015.

Nous, femmes de Guinée, nous nous joignons à cet appel pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour mettre à nu la vérité sur ces cas de morts dans notre pays. Ainsi, les mamans pourront enfin faire leur deuil et cela sera le début de la fin de l’impunité dont les auteurs de crimes de sang ont bénéficié jusqu’à présent », a-t-elle dit.

Enfin, la porte-parole des femmes du FNDC annonce qu’un autre calendrier de manifestations sera déroulé dans les prochains jours afin non seulement de continuer à dénoncer ces tueries, mais aussi à faire en sorte que ceux qui se sont rendus coupables de ces massacres soient arrêtés, jugés et condamnés.

Il est à noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Seulement des femmes gendarmes et policières étaient déployées pour encadrer la manifestation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Labé : les femmes du FNDC manifestent contre les tueries en Guinée

19 novembre 2019 à 13 01 31 113111

Tout comme à Conakry, de nombreuses femmes ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du FNDC, dans la ville de Labé. Elles ont défilé dans la rue pour protester contre les tueries des manifestants à un troisième mandat enregistrées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Toutes habillées en blanc avec des foulards rouges à la tête, les responsables et militantes du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé se sont rassemblées au rond-point Hoggo M’Bouro. Elles ont entamé là leur marche qui les a conduites au carrefour BICIGUI carrefour mosquée via la place des martyrs-corniche Konkola jusque devant le siège de la préfecture, où elles ont tenu un meeting. Durant tout le trajet, certaines manifestantes tenaient des pancartes et des banderoles alors que d’autres scandaient des slogans comme « Arrêtez de tuer nos enfants » et « Justice pour nos morts ».

« Nous dénonçons ces assassinats en Guinée. Ils tuent nos enfants, et aucune enquête n’est menée là-dessus. Nous sommes fatiguées et nous demandons à ce que justice soit faite pour retrouver les coupables. Nous les femmes de Labé, nous disons halte à ces exactions commises contre nos enfants ! Si vous voyez que les femmes se lèvent à 6 heures du matin pour chercher de quoi vivre, c’est pour que nos enfants soient à l’abri du besoin. Et ça fait très mal de voir son enfant qu’on a mis au monde avec toutes les souffrances que vous connaissez, qu’on entretient avec amour, être abattu par quelqu’un qui est sans scrupules. Nous demandons justice et que plus jamais cela en Guinée », a déclaré Hadja Mam Kouyaté conseillère communale et membre du FNDC-Labé.

A noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Et aucun agent des forces de l’ordre n’était visible sur le trajet emprunté par les manifestantes.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Marche des femmes du FNDC : « Alpha Condé, cesses de tuer nos enfants »

19 novembre 2019 à 11 11 20 112011

Comme annoncé précédemment, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution manifestent une nouvelle fois ce mardi, 19 novembre 2019, à Conakry, pour dénoncer « les assassinats » de leurs enfants « par les forces de l’ordre ». Selon le constat des reporters de Guineematin.com, la mobilisation est en cours au rond-point de Bambéto, le point de ralliement.

De nombreuses femmes, habillées en blanc, sont arrivées sur les lieux. Certaines d’entre elles tiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits des messages comme « Alpha Condé, cesses de tuer nos enfants ». Une innovation, d’autres manifestantes détiennent des balais en mains comme pour dire que si les tueries des manifestants anti-troisième mandat ne cessent pas, elles vont « balayer le président pour le faire partir ».

Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo

Selon madame Bah Hadja Maimouna Diallo, l’une des responsables des femmes du FNDC, elles sont bien obligées aujourd’hui de protester dans la rue pour essayer de se faire entendre par les autorités. « J’ai un sentiment de tristesse parce que la raison pour laquelle nous manifestons m’attriste à plus d’un titre. Il s’agit de l’assassinat de nos enfants. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en une semaine, on a déjà huit (8) corps qui sont couchés dans nos morgues, qui ne sont pas encore enterrés. Alors, en tant que femme, ça m’attriste à plus d’un titre.

Et si nous sommes dans la rue aujourd’hui, c’est pour encore une fois crier notre douleur devant l’opinion nationale et internationale parce que nous disons que la Guinée ne mérite pas cela. Ce pays a trop souffert, on me mérite pas cela en ce 21ème siècle. Vous savez que notre place n’est pas dans la rue en tant que femmes, mais si on nous y oblige, on n’est obligées d’élire domicile dans la rue, c’est pour cela que nous marchons. Nous nous sommes entendues de nous retrouver ici pour faire une marche pacifique, une marche blanche de protestation contre les tueries », a-t-elle expliqué.

Cette marche partira du rond-point de Bambéto pour s’achever au rond-point de Belle-vue.

A suivre !

De Bambeto, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Un prévenu à la barre : « je suis très surpris de me retrouver au tribunal »

19 novembre 2019 à 8 08 59 115911

Poursuivi pour abus de confiance, un citoyen nommé Ibrahima Ly a comparu ce lundi, 18 novembre 2019, devant le tribunal de première instance de Mafanco. A la barre, le prévenu a rejeté en bloc les faits mis à sa charge et assuré n’avoir eu aucun contact avec le plaignant, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est une histoire de construction d’un immeuble R+1 dans la préfecture de Dubréka qui a opposé le plaignant, Sory Kaba, à la sœur ainée de monsieur Ibrahima Ly. Devant la juge Djéinabou Doghol Diallo, le plaignant a expliqué qu’il n’a pas pu recouvrer son argent dépensé dans l’achat de la parcelle, et que c’est Ibrahima Ly qui a confisqué le document de donation qui devait lui permettre de réclamer son argent.

« La grande sœur de monsieur Ibrahima Ly m’avait donné un travail dans la préfecture de Dubréka. Il était question pour moi de construire un immeuble R+1. Lorsque j’ai commencé le soubassement avec mes ouvriers, une famille est venue réclamer la parcelle sur laquelle je travaillais. Il se trouvait que les documents d’achat du domaine étaient faux. En commun accord avec la grande sœur de monsieur Ly, j’ai été mandaté de mener des négociations pour qu’on achète le domaine de manière régulière.

Nous sommes convenus à un montant de 20 millions de francs guinéens et c’est moi qui ai pris les 10 millions de francs guinéens dans ma propre poche pour donner comme avance. Entretemps, la grande sœur de monsieur Ly a décidé de confier les travaux à un autre ingénieur, donc j’ai été écarté. Lorsque je faisais le papier de donation, la sœur de monsieur Ly m’avait dit de mettre le nom de Fatimatou Diallo qui est la vraie propriétaire du domaine acheté. Chose que j’ai faite. Un jour, monsieur Ly m’a appelé pour me dire d’aller chez lui. Et quand je suis arrivé, il m’a dit de lui donner le document de donation, mais j’ai refusé.

Je lui ai dit tant que ta sœur ne rembourse pas mon argent qui s’élève à 133 millions 100 mille francs guinéens, je ne vais pas te donner le document de donation. Il a donc récupéré de force le papier de mes mains et moi aussi j’ai répliqué. C’est dans ça qu’il a donné le document de donation à une autre personne qui était présente au moment de cette scène. J’ai porté plainte contre lui pour m’avoir retiré le document de la donation qui allait me permettre de récupéré l’argent que j’ai dépensé », a expliqué Sory Kaba à la barre.

De son côté, le prévenu Ibrahima Ly, âgé d’une soixantaine d’années, a nié les faits rapportés par le plaignant. « Je sais que Sory Kaba a longtemps travaillé avec ma grande sœur. Donc, ce sont les deux qui ont mené les démarches pour acheter une parcelle à Dubréka pour Fatimatou Diallo qui vit aux Etats-Unis. Je n’ai jamais échangé avec Sory Kaba et je suis très surpris de me retrouver au tribunal.

Ce que je peux dire dans cette affaire, c’est que c’est moi qui ai facilité la signature du document de donation. Parce que je me connaissais bien avec le maire de Dubréka à l’époque. Donc nous sommes allé à trois, mais je n’ai pas touché le document et ne l’ai pas non plus signé. Un jour, Sory Kaba est venu chez moi en me disant de lui donner son argent. Je lui ai dit de s’adresser à ma sœur et que moi je n’avais rien à voir dans leur histoire. C’est tout ce que je peux dire », s’est défendu Ibrahima Ly.

Après les questions du ministère public et des avocats des deux parties, la juge Djéinabou Doghol Diallo a renvoyé l’affaire au 25 décembre 2019, pour la comparution des témoins qui sont au nombre de trois.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Tueries de manifestants en Guinée : Kalémodou accuse Alpha Condé et le Général Mathurin

16 novembre 2019 à 15 03 48 114811

Les récentes tueries de manifestants, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés au 3ème mandat pour Alpha Condé en Guinée, ont choqué les consciences. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), c’est un sentiment de colère et de révolte qui se dégage. Kalémodou Yansané, un des vice-présidents du principal parti de l’opposition, impute la responsabilité de cette tragédie au président Alpha Condé et aux autorités locales de Conakry. Il l’a annoncé ce samedi 16 novembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Kalémodou Yansané, l’appel lancé par le président Alpha Condé à l’affrontement est la conséquence du drame que traverse notre pays en ce moment, avec une vingtaine de tués par balles dans la lutte contre le 3ème mandat. « Au siège d’un parti politique, au RPG Arc-en-ciel, le président de la République a ôté son manteau pour parler comme un citoyen ordinaire, pour appeler à l’affrontement. L’affrontement a commencé et c’est lui qui en a donné le mot d’ordre, c’est lui qui a donné ordre aux militaires de tirer sur les jeunes, c’est lui qui a donné les instructions de brûler le bus, c’est lui qui a donné les instructions à Boureyma Condé d’interdire les cortèges. Il l’a dit publiquement au siège d’un parti politique, c’est le président Alpha Condé lui-même », accuse monsieur Yansané.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFDG dénonce le comportement des commis de l’Etat, préoccupés à garder leurs privilèges, en campagne pour le 3ème mandat. « Aujourd’hui, tout le gouvernement, tous les rejetés du peuple de Guinée sont entrain de mener une campagne contre le peuple de Guinée. A la tête de la campagne, le président de l’Assemblée Nationale qui a eu le courage de dire que la Constitution qui lui a permis d’être président du parlement est une constitution qui est contre le peuple de Guinée. C’est une honte pour le pays », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de la manifestation du jeudi 14 novembre 2019, soldée par la mort de 4 jeunes gens, Kalémodou Yansané en impute la responsabilité au gouverneur de Conakry et aux maires des communes. Il dénonce une agression contre le Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). « Vous avez tous constaté ce qui s’est passé le 14 novembre à Condébounyi. C’est une agression contre le FNDC. Une agression perpétrée contre le FNDC par les autorités locales de Conakry en complicité avec monsieur le gouverneur. Lui, qui est un général d’armée, qui connait parfaitement la règle en la matière, qui attend la nuit tardive pour dire vous ne passez par ici, mais par là. La première faute qui a abouti aux accrochages vient de là. Les autorités locales n’ont pas pris leurs responsabilités et ont failli à leur devoir. Il aurait dû appeler 48 heures à l’avance les organisateurs pour parler de l’itinéraire. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? J’impute la 1ère responsabilité des affrontements au gouverneur de Conakry », accuse-t-il.

En outre, le président de la séance dément les autorités sur l’origine de l’incendie d’un bus de transport en commun le 14 novembre dernier à Gbessia. « Aujourd’hui, ils passent dans tous les médias pour dire que les militants sont violents. Ils parlent d’un bidon de 20 litres qui a servi à brûler le bus. Comment quelqu’un peut-il être dans une marche avec un bidon de 20 litres d’essence sans se faire repérer par la sécurité qui est là ? Est-ce que c’est possible ça ? Peut-être qu’ils ont organisé eux-mêmes cette affaire de bus brûlé », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 9 17

Lire

Conseil des ministres : le Gouvernement guinéen s’oppose au rapport d’Amnesty International (Communiqué)

14 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Au moment où les défenseurs de la Constitution guinéenne prenaient d’assaut les rues de Conakry et de certaines villes de l’intérieur pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour rester à vie à la tête de la Guinée, le Gouvernement était en conseil. Et, comme on pouvait s’y attendre, le président Alpha Condé et ses ministres n’ont pas aimé le rapport d’Amnesty International qui dénonce les innombrables violations des droits humains, les tueries de manifestants et qui s’inquiète du climat politique qui se dégrade.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le compte rendu intégral du conseil des ministres :

COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI, 14 NOVEMBRE 2019

Conakry, le 14 Novembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 novembre 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LASESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 12 NOVEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a informé le Conseil de la signature à Tokyo de l’accord de financement et de construction du pont sur la Soumba, dans la préfecture de Dubréka. Il a aussi confirmé l’évolution favorable des négociations autour de la reconstruction du pont de Faranah.

Le Chef de l’Etat s’est félicité du dénouement des procédures d’adjudication des concessions minières relatives aux gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 du Simandou par le biais d’un appel d’offres international dont la transparence et la régularité ont été reconnues par tous les soumissionnaires.

Le Président de la République a apprécié le lancement effectif de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI) tout en rappelant la nécessité de ne pas confondre les prérogatives de cette nouvelle structure avec les tâches dévolues aux différentes régies financières de l’Etat comme les services des Douanes et des impôts.

Le Chef de l’Etat a instruit les départements concernés et en particulier le Ministère des Hydrocarbures, d’accélérer les démarches visant la réalisationd’un nouveau dépôt d’hydrocarbures de grande capacité et présentant toutes les garanties au plan sécuritaire et environnemental. Il a apprécié le niveau de mobilisation des ressourcesnécessaires au financement de cet important projet tout en insistant sur le fait que toute participation éventuelle de l’Etat au capital de la société de construction et d’exploitation doit être financée à partir d’éléments de la structure des prix des produits pétroliers pour éviter tout prélèvement sur le budget de l’Etat.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel tenue le mardi12 novembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travailqui a présenté une communication relative aux modalités de fonctionnement des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM).
Le ministre a expliqué que dans le cadre du renforcement du secteur de la formation technique et professionnelle au profit des jeunes guinéens, le gouvernement guinéen a mené une opération de promotion auprès des pays amis et autres partenaires techniques et financiers, aux fins de mettre en place un vaste projet de construction et d’équipement d’écoles d’un type nouveau que sont les Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM). Selon le Ministre, c’est ainsi qu’ont été obtenus les financements de :

  • Quatre (4) ERAM déjà réalisées à Boké, Labé, Siguiri et N’Nzérékoré, par le Fonds saoudien de développement(FSD),
  • Quatre autres par la Banque islamique de développement (BID) dont deux (2) sont en construction à Dabola et Coyah et deux (2) en projet à Kindia et Mamou.

Le Ministre a abordé le volet concernant le niveau d’exécution des travaux de construction et d’équipement des 4 ERAM (Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré). A ce niveau il a indiqué que le coût global du projet est de 26,5 millions USD financé par le Fonds Saoudien de Développement (FSD) à hauteur de 90.000.000 de Riyals Saoudiens soit 24.000.000 de dollars américains et par la contrepartie guinéenne pour un montant de 2.500.000 USD. A date, les travaux de construction sont achevés sur les 4 sites et les réceptions provisoires prononcées depuis les mois de Mai à Novembre 2018.

Il a rappelé que le montant engagé dans les travaux de construction a difficilement supporté les coûts des travaux de génie civil, mettant ainsi le projet face à des travaux supplémentaires non contractuels mais indispensables pour des raisons de stabilité et de bon fonctionnement des ouvrages. Ces travaux supplémentaires nécessaires ont été conséquemment attestés par le Bureau de supervision des projets.

En abordant le volet équipement, le Ministre a indiqué que les marchés ont été attribués à deux fournisseurs et que les contrats sont approuvés et les demandes de retrait de fonds (DRF) concernant l’avance de démarrage (20%) et les règlements de lettre de crédit 70% sont parvenus au FSD depuis le 02 juin 2019.

En abordant le Projet de construction et d’équipement des 2 ERAM (Coyah et Dabola), le Ministre a rappelé le montant total du projet qui s’élève à 28 560 000 USD financé par la BID pour 25 000 000 USD et 3 560 000 USD par le Gouvernement Guinéen.

Au niveau de l’exécution des travaux, le Ministre a expliqué ce qui suit :

Le niveau d’exécution physique des travaux de génie civil est de 85% et le retard s’explique par les facteurs suivants :

§ Augmentation du domaine du site de l’ERAM de Coyah qui a nécessité une étude supplémentaire de redistribution des ouvrages sur le site ;

§ Le retard dans le lancement des travaux eu égard à la signature tardive du contrat du cabinet de supervision par rapport à celui de l’entreprise en charge de la construction ;

§ Le retard de la notification de l’avis de non-objection des travaux supplémentaires des deux ERAM.

Concernant leniveau d’exécution financière, il l’a estimé à un taux de 78,31%.

Pour les équipements, le Ministre a rappelé qu’à date le dossier d’appel d’offres(DAO) relatif aux équipements des infrastructures validées par l’ensemble des intervenants du côté du gouvernement, attend depuis Mai 2019 un avis de non objection de la BID après transmission.

En conclusion,

  1. Les ERAM de Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré ne pourront recevoir les étudiants qu’en octobre 2020, et cela après l’achèvement des travaux complémentaires, l’installation des équipements et la formation des formateurs sur les équipements.
  2. Il en est de même pour les ERAM de Dabola et Coyah, qui sont en construction.

Selon le Ministre, le montant total du projet de construction et d’équipements des ERAM de Mamou et Kindia est de 31.610.000 USD financés par la BID et le Gouvernement Guinéen.

A ce jour, la BID a assuré la prise en charge de ce projet dans son Plan de financement 2020 des projets de la Guinée. L’Etude de faisabilité et le DAO sont déjà disponibles.

Les débats qui ont résulté de cette communication ont mis un accent particulier sur des faiblesses notoires qui affectent globalement les capacités d’absorption des financements extérieur par les ministères sectoriels. Il s’agit des faiblesses caractérisant l’unité de gestion des projets, celles liées à la maitrise des règles et procédures des bailleurs de fonds par les départements ministériels et la qualité des documents soumis aux partenaires techniques et financiers.

Pour corriger ces faiblesses, le conseil a :

a- Invité le Ministère de l’Economie et des Finances, Le Ministère du Plan et du Développement Economique et L’ACGP à organiser une concertation pour une meilleure compréhension des règles et procédures des partenaires au développement, d’une part, et à mettre en place une structure pérenne et simplifiée pour soutenir la gestion et le fonctionnement de tous les projets ;

b- Instruit le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Plan et du Développement Economique, le Ministère du Budget à déterminer le coût budgétaire de mise en route des quatre (4) ERAM qui ont déjà fait l’objet de réception provisoire en 2018. De façon impérative, ces 4 ERAM doivent être rendues fonctionnelles en septembre 2020 pour recevoir les premiers étudiants ;

Le Conseil, après avoir pris acte de l’engagement de MPDE à mobiliser de l’expertise pour appuyer le METFPET a donné son quitus à la communication relative aux modalités de fonctionnement des ERAM.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis une communication relative à la célébration de la journée internationale des personnes handicapées.

La communication de la Ministre a commencé par un rappel de la Résolution 47/3 adoptée par les Nations Unies en octobre 1992, par laquelle la date du 03 décembre de chaque année a été proclamée comme Journée internationale des personnes handicapées dans le monde entier. Selon La Ministre, la célébration de cette journée est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile de nos frères et sœurs porteurs de déficience afin de promouvoir leurs droits et leur bien-être.

Les études et recherches prouvent sans détour que ces personnes rencontrent beaucoup de difficultés dans leur existence quotidienne. Ces difficultés, dues pour la plupart au non-respect de leurs droits fondamentaux et à la nature spécifique de leur statut physique, ont trait entre autres aux préjugés et attitudes négatives de la société, au faible accès aux services sociaux de base ou encore à la législation générale qui n’intègre pas suffisamment la spécificité du handicap ainsi qu’à la faiblesse des allocations budgétaires au secteur.

Concernant l’inauguration du Centre d’Apprentissage de Métiers pour Personnes Handicapées à la Cité de Solidarité, la Ministre a rappelé que, construite en 1978, la Cité de Solidarité avait eu pour mission de recevoir les personnes handicapées afin de les nourrir, loger, vêtir, soigner, alphabétiser, rééduquer et assurer leur formation professionnelle.

Mais tirant les leçons de l’expérience vécue dans le fonctionnement de ce centre et surtout de la non opérationnalisation du secteur de la formation professionnelle, on se rend compte de la nécessité d’une réorientation de son profil. L’avènement de la 3e République a permis de lancer les travaux de réhabilitation de cet établissement en vue d’assurer l’autonomisation si chère au Président de la République. A ce jour, un bloc prévu pour l’apprentissage de métiers est opérationnel. Grâce à l’appui du PNUD-Guinée, des ateliers en faveur de six filières sont installés et équipés : Saponification, Bambou-Rotin, Couture, Cordonnerie, Teinture et Chaudronnerie. Des formateurs ont bénéficié de séances de perfectionnement en Guinée et dans la sous-région.

La Ministre a indiqué que son Département sera très honoré de placer l’inauguration de ce bloc, sous la présidence du Chef de l’Etat, le 03 décembre 2019. L’occasion sera également mise à profit pour effectuer la remise d’équipements à une dizaine d’associations ou de PME qui s’investissent dans l’autonomisation des Personnes handicapées.

Pour le lancement du Programme National d’Inclusion et d’Autonomisation des Personnes handicapées (PNIAPH), la Ministre a rappelé que fort de l’engagement du Gouvernement, le MASPFE a sollicité à partir de 2017 l’accompagnement du PNUD.

La Ministre a soutenu qu’avec ses six axes d’intervention que sont la Gouvernance et le renforcement institutionnel (i); l’Autonomisation et la réduction de la dépendance (ii); le Renforcement de l’accès des personnes handicapées à l’information et à la communication (iii); la Promotion de l’éducation inclusive et de la formation professionnelle des personnes handicapées (iv) ; le Développement des activités artistiques, culturelles, sportives et de loisir pour les personnes handicapées (v) et enfin la Recherche et les Statistiques (vi), le PNIAPH se veut être le cadre de référence des interventions dans le domaine du handicap.

La Ministre a exprimé également son intime conviction que ce programme favorisera, à moyen terme, l’amélioration des conditions d’existence de milliers de Personnes handicapées du pays.

Compte tenu du caractère très sensible de cette couche sociale vulnérable, le Conseil a apporté son soutien à Madame La Ministre dans la mobilisation des ressources pour célébration de la journée internationale des personnes handicapées prévues le 03 décembre 2019 à Conakry.

Le Ministre du Commerce qui a présenté une communication relative au projet des Plateformes du commerce électronique en Afrique, initié par l’Union Africaine en partenariat avec le Groupe Africain du Commerce Electronique (AeTrade).

La communication du Ministre du Commerce avait pour objet d’éclairer le Gouvernement sur le projet de mise en place dans les Etats membres des cinq (5) régions du continent africain, du siège ou de l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

Le Ministre a présenté son projet en plusieurs points :

  1. OBJECTIFS

Abordant les objectifs, le Ministre a indiqué que le partenariat de l’UA avec AeTrade vise à :

  • Pallier les insuffisances majeures en matière de TIC et de commerce électronique à plus grande échelle en Afrique grâce à la mobilisation d’appui en faveur des PME ;
  • Fournir des solutions TIC aux questions de gouvernance, de politique commerciale et industrielle, de cadre réglementaire de l’Economie Numérique et d’infrastructures y afférentes.
  1. BREVE DESCRIPTION DU PROJET

Dans la présentation de son projet, le Ministre a expliqué que AeTrade est un fournisseur de plateforme de commerce électronique visant à travailler en étroite collaboration avec la CUA, afin de fournir sur demande des Etats membres, des services dans un certain nombre de domaine dont entre autres :

  1. LES AVANTAGES ESCOMPTES DU PROJET

Selon le Ministre qui s’est appuyé que les estimations du Groupe, le projet appuiera 600.000 PME pouvant générer jusqu’à 22 millions d’emplois durant les quatre (4) premières années de la mise en œuvre de sa première phase. Sur une période de 15 ans, la plateforme facilitera la création de 5 millions de PME et la création de 80 à 125 millions nouveaux emplois sur le continent dont 30.000 emplois potentiels dans le pays où le siège sera finalement installé.

La mise en place du projet favorisera également :

  • La gestion des infrastructures transfrontalières pour faciliter le commerce électronique en Afrique (télécommunications, aéroports, routes, ports, voies ferrées, notamment le train à grande vitesse) ;
  • La gestion des Zones économiques spéciales transfrontières pour la fabrication de produits spécifiques destinés au marché continental et au-delà ;
  • La gestion des corridors économiques transfrontaliers qui sont essentiels pour le transit de biens et de services sur le continent, conscient des mécanismes de sécurité et de collaboration entre les Etats membres de l’UA.
  • Les avantages liés à l’échange d’informations commerciales – le genre, répartition sectorielle ;
  • La capacité d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063.

Il a ensuite soutenu que c’est dans le souci d’être en phase avec la volonté politique sans cesse réitéré par Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, Chef de l’Etat, de voir notre pays bénéficier pleinement de la quatrième révolution industrielle, matérialisée par les NTICs, que son Département en collaboration avec le Ministère des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, avait au nom du Gouvernement, exprimé à l’Union Africaine en janvier 2019, l’intérêt de notre pays à abriter le siège et/ou l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

La soumission de la manifestation d’intérêt a eu pour effet, la conduite par les experts du Groupe AeTrade, d’une mission d’évaluation sur le terrain, du 9 au 10 mai 2019, à Conakry.

Au terme de cette mission, soutient le Ministre, le projet de rapport envoyé par les experts a été partagé avec les départements et structures concernés par le projet.

Le Ministre a informé le Conseil avoir reçu, le 21 juin 2019, une lettre de félicitations du PDG du Groupe AeTrade, suite à la sélection de notre pays pour abriter le bureau régional Afrique de l’Ouest des plateformes à l’issue d’un examen minutieux des dossiers de candidatures et l’approbation par le Conseil d’Administration du Groupe, des recommandations formulées à cet effet par ce dernier.

Cette décision a été rendue publique lors du 12ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Niamey, le 7 juillet 2019, et notre pays a été officiellement informé de cette décision par l’Union Africaine.

Depuis, les points des ministères du Commerce et des Postes et Télécommunications sont restés permanemment en contact avec le Groupe AeTrade afin de faire avancer le processus de lancement des activités du projet.

Le Ministre a ainsi rappelé que le 20 octobre 2019, le Groupe a envoyé à notre pays, un projet de programme de travail en vue de la signature de l’accord de siège et du lancement de la plateforme.

C’est à ce titre que qu’il a partagé avec le Conseil, le Projet de programme amendé par les points focaux du projet, pour examen et adoption.

Il a enfin sollicité, encore une fois, l’implication et le soutien de l’équipe Gouvernementale pour la concrétisation et la réussite de ce projet, créateur d’emploi, dans notre pays.

Le Conseil a salué les efforts remarquables des Ministres en charge du commerce et de l’économie numérique qui ont abouti au choix de la Guinée pour abriter le siège des plateformes de commerce électronique en Afrique. Le Conseil soutient que cette démarche s’inscrit en droite ligne dans la vision de SEM le Président de la République en matière d’intégration régionale et de bénéfice de la 4ème révolution industrielle matérialisée par les TICs.

Le Conseil, après avoir examiné l’ensemble des conditions et avantages requis liés à ce projet, a donné son approbation pour la construction du siège de la plateforme ouest-africaine de commerce électronique à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historiquea informé le Conseil, qu’après avoir fait l’honneur à notre pays de présider la zone A de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines de Football (UFOA), cette institution Ouest-africaine de Football, organise le tournoi U20, du 24 novembre au 08 décembre 2019 à Conakry (Stade du 28 septembre et de Nongo), sous le Haut Patronage de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, son Département sollicite :

  1. Le dégagement des abords immédiats du Stade de Nongo, des garages et autres kiosques, par le Ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ;
  2. Le choix du nom de baptême du Stade de Nongo par Monsieur le Président de la République.

D’autre part, il a indiqué que du 20 au 23 novembre 2019 aura lieu à Kankan, la phase finale de la 2ème Edition de la Compétition de Football dotée du trophée de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, la jeunesse de Kankan fière de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE, décide d’organiser un grand carnaval de soutien aux actions et idéaux du Chef de l’Etat.

Il sollicite la présence de tous les membres du Gouvernement ressortissants de la région à Kankan.

Enfin, il a signalé que la 2ème Edition du Tour Cycliste International de Guinée prendra le départ le 27 novembre 2019 à Kissidougou. L’arrivée du Tour est prévue le 1er décembre 2019 à Conakry, sous la présidence d’honneur de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale et le Ministre de la Justice Garde des Sceaux sont intervenus pour donner au Conseil des informations avérées mettant en cause des faits d’atteintes aux droits de l’homme ainsi que les conclusions contenues dans le rapport de l’ONG AMNESTY INTERNATIONAL. Ce rapport alternatif qui voudrait contredire celui élaboré par les autorités guinéennes pour être présenté à l’Examen Périodique Universel (EPU) présente ainsi des faits insuffisamment vérifiés et recoupés et passe volontairement sous silence les efforts et les progrès significatifs réalisés dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’amélioration de la conduite des forces de sécurité dans les opérations de maintien d’ordre. Amnesty International n’évoque pas les difficultés particulières qui compliquent les procédures judiciaires comme la nature violente et chaotique de certaines manifestations, le désordre immédiat de la scène de crime et le manque de confiance entre certaines populations et le personnel d’application de la Loi. L’ONG en n’évoquant que superficiellement les efforts fournis dans le cadre légal et règlementaire (adoption d’un nouveau Code pénal, casernement des militaires, utilisation formelle du matériel conventionnel de maintien d’ordre, fouille des policiers et gendarmes avant toute opération pour s’assurer du non port d’armes létales, etc…) voudrait accréditer l’idée d’un manque total de volonté politique de la part des autorités pour améliorer la situation des Droits humains en Guinée. Le Conseil a invité les ministres concernés à organiser régulièrement des rencontres avec les médias à l’effet de présenter à l’opinion la situation réelle qui prévaut dans le pays

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lire