Condamnation de Paul Moussa : le Balai Citoyen salue le « le fonctionnement exceptionnel » de la justice

20 avril 2019 à 14 02 20 04204

SOCIETE CIVILE GUINEENNE

Cellule Balai Citoyen (CBC)-Guinée
      Siège social :
Guinée-Conakry/Coleah-Lansebougni

E-mail : cellulebalaicitoyen@gmail.com Tel : (+224) 628 64 58 80/669 47 16 54

COMMUNIQUE DE PRESSE 020/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen salue le verdict prononcé dans le cadre du jugement de Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité, et se réjouit du plein fonctionnement exceptionnel de l’appareil judiciaire. Nous espérons que cette condamnation ne s’avérera pas n’être qu’un sursaut isolé et sera suivie par l’interpellation prochaine de l’ensemble des autres bandits à col blanc qui encrassent les rouages de notre nation à tous les niveaux.

Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité (OGP), ainsi que son comptable, Monsieur Inza Bayo, ont été condamnés le lundi 15 avril à cinq ans d’emprisonnement ferme. Ces deux commis de l’Etat étaient poursuivis pour des malversations financières portant sur un montant de plus de 39 milliards de GNF !

Le tribunal de première instance de Kaloum a déclaré Monsieur Diawara coupable de détournement de deniers publics et Monsieur Bayo de complicité. La justice a en outre ordonné la confiscation de leurs biens et les a condamné à payer une amende de 50 millions GNF et à 9 milliards GNF à titre de dommages et intérêts. Le Président du tribunal de Kaloum a décerné un mandat de dépôt immédiat contre les deux coupables.

La Cellule Balai Citoyen ne peut qu’applaudir cette décision qui matérialise de façon concrète la résolution du gouvernement à enrayer la mal gouvernance qui prolifère de façon endémique et maintien notre pays en arrière. Pour la Cellule Balai Citoyen, cette condamnation n’est en rien une fin en elle-même. Il est vital que la plus grande des rigueures devienne systématiquement la norme en la matière.

Si la condamnation de Monsieur Diawara est sans conteste à appréhender comme une victoire en matière de la lutte contre la corruption, ne perdons pas de vue que la bataille sera encore longue. La justice guinéenne demeure encore et toujours à deux vitesse. Sans parler de l’impunité générale qui caractérise le contexte guinéen, trop nombreux ont été les cas de condamnations excessivement clémentes à l’encontre de commis de l’État pourtant inculpés de fraudes en tous genres.

Nous nous permettons de faire remarquer que c’est dans le cadre d’une mission de vérification administrative et financière d’une série d’établissements publics et parapublics que les activités illicites de Monsieur Diawara furent dévoilées. En février dernier, le Premier Ministre avait écrit au Vérificateur Général pour lui demander d’étendre ces audits auprès d’un second lot de sept nouveaux établissements.

Malheureusement, des pressions internes d’ordre politique eurent raison de cette initiative qui visait cette fois la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Nationale des Impôts (DNI), l’Agence Nationale des Infrastructures Minières (ANAIM), la Société Navale Guinéenne (SNG), le Patrimoine Bâti Public (PBP), la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) et le Fonds National de Sauvegarde de l’Environnement.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Ces jeux d’influence et pressions qui entravent cette initiative indispensable de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus.

Il est inacceptable que ces audits ne se limitent qu’à une portion des régies financières. Cet état de fait nous laisse le goût amer d’une justice sélective. Nous demandons donc au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

La Cellule Balai Citoyen continuera à informer et mobiliser la population pour la lutte contre toutes formes de mal gouvernance afin d’assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

 

                                                                                           Conakry, le 20 avril 2019

                                                                                        Secrétariat Administratif

                                                                                             Aboubacar Diakité

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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Paul Moussa condamné : la réaction d’un député de l’UFDG

16 avril 2019 à 18 06 25 04254
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

Les acteurs politiques guinéens continuent de réagir suite à la condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’OGP (Office Guinéen de Publicité). Reconnu coupable de détournement d’un montant d’environ 40 milliards de francs guinéens, le leader politique qui était un allié de la mouvance présidentielle, a été condamné avec son comptable, à 5 ans de prison ferme.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, le député Cellou Baldé de l’UFDG salue cette condamnation et espère que celle-ci ne soit pas un simple règlement de comptes entre des camps rivaux de la mouvance présidentielle. Il annonce dans le même temps que l’opposition va suivre de près ce dossier pour savoir si cette décision judiciaire sera bien respectée.

Décryptage !

« Je pense que d’une manière ou d’une autre, ça fait partie de la lutte contre la corruption, même si cette lutte n’est pas systématique et globale dans notre pays. Paul Moussa Diawara, tout le monde l’a vu utiliser le denier public pour faire de la propagande politique. Il a pensé qu’il allait échapper à la justice parce que c’est au nom du RPG Arc-en-ciel qu’il le faisait. Nous l’avons même vu, après qu’il soit devant les tribunaux, nous l’avons vu venir participer à une propagande politique au palais du peuple au nom d’un 3ème mandat.

Donc, je crois que c’est juste que Paul Moussa Diawara soit condamné par rapport à ce détournement de fonds. Mais, cela doit continuer. Ça ne doit pas être une initiative juste pour régler des comptes entre des partisans d’une même mouvance qui ne s’entendent pas.

Aujourd’hui dans notre pays, quand vous prenez même si c’est 1 milliard, ce montant peut servir à créer des initiatives en faveur des jeunes pour que ceux-ci se prennent en charge et qu’ils ne traversent pas la méditerranée où qu’ils ne meurent pas dans la méditerranée. A plus forte raison quand vous parlez de 40 milliards. Ce montant peut mettre des centaines des milliers de jeunes à l’abri du chômage et de la précarité dans notre pays.

Sa condamnation va maintenant être suivie et évaluée. Aujourd’hui, nous avons les partis politiques de l’opposition, nous avons les plateformes de la société civile qui sont là et qui vont regarder comment ça va se passer. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux rivés vers la maison centrale de Coronthie pour voir est-ce que Paul Moussa est là parce qu’une bonne partie de l’opinion nationale estime que bientôt, il va se retrouver dans les rues et surtout dans les mouvements de soutien pour un éventuel 3ème mandat à Alpha Condé. Mais, le peuple est vigilant et restera vigilant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Urgent : 5 ans de prison ferme pour Paul Moussa et Inza Bayo

15 avril 2019 à 10 10 39 04394
Paul Moussa Diawara, condamné pour un détournement de 42 milliards à l’OGP

Le verdict vient de tomber au tribunal de première instance de Kaloum dans le procès portant sur un détournement d’environ 42 milliards de francs guinéens. Les anciens Directeur Général et Comptable de l’OGP sont condamnés à Cinq (5) ans de prison ferme et à une amende de 50 millions de francs guinéens chacun pour avoir détourné les deniers publics, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement au TPI de Kaloum.

Séance tenante, un mandat de dépôt a été décerné contre Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, qui comparaissent libres. Ils ont été immédiatement placés dans les rangs des prisonniers s’apprêtent à être conduits à la maison centrale de Coronthie où ils passeront leur première nuit de prison, ce lundi, 15 avril 2019.

A suivre !

Siba Guilavogui est au TPI de Kaloum pour Guineematin.com

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Voyage avorté pour la France : un marchand de pièces détachées jugé pour 67 millions

12 avril 2019 à 15 03 38 04384

Le marchand de pièces détachées, Yousouf Diawara, poursuivi pour escroquerie et complicité portant sur un montant de 67 millions de francs guinéens au préjudice de Kadiatou Sylla, a comparu ce jeudi 11 avril 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. Après plusieurs audiences consacrées aux débats, on en était aux réquisitions et plaidoiries ce jeudi. Le procureur a requis la relaxe du prévenu, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Kadiatou Sylla, qui voulait envoyer ses deux enfants en Europe, aurait déboursé la somme de 67 millions de francs guinéens pour y arriver. Malheureusement, le rêve ne s’est jamais réalisé. C’est ainsi qu’elle a saisi la justice pour récupérer son argent. Après les débats, le procès a connu son dernier virage à Mafanco avec les plaidoiries et réquisitions.

Prenant la parole en premier, l’avocat de la partie civile, maître Maurice Saa Kamano, a mis l’occasion à profit pour rappeler les faits. « Dans cette affaire, il s’agit d’un réseau formé de trois personnes. Ce réseau est constitué de deux personnes qui portent le même nom, Youssouf Diawara, dont un réside en Guinée et l’autre en Cote d’Ivoire ; et d’une dame qui est aussi en Cote d’Ivoire. Yousouf Diawara, qui est en Guinée, est un locataire de la plaignante, madame Kadiatou Sylla, depuis plus de 10 ans. Un jour, Youssouf Diawara est venu convaincre dame Kadiatou Sylla de chercher à envoyer son enfant en Europe. Il lui a dit qu’il a un frère en Côte d’Ivoire, qui est son homonyme, ayant la capacité d’envoyer les gens en Europe. Ainsi, dame Kadiatou Sylla a revendu sa parcelle dont elle avait bénéficié de la succession de sa famille. Elle a proposé d’envoyer Moussa Bangoura et Kadiatou Soumah. Ils ont conclu que ces jeunes doivent quitter la Guinée pour aller en France et après, en Allemagne. Ils ont arrêté ce projet à un montant de 67 millions de francs guinéens. Dame Kadiatou Sylla a versé ce montant dans les mains de Yousouf Diawara qui est en Guinée. Ils ont conclu que 7 000 euros seront également versés, une fois que les jeunes seront en Allemagne », a expliqué l’avocat de la partie civile.

Poursuivant son intervention, maître Maurice Saa Kamano a laissé entendre que Youssouf Diawara n’a pas respecté l’engagement qu’il a conclu avec la dame. «Youssouf Diawara est venu dire que ce ne sont pas les deux (Moussa Bangoura et Kadiatou Soumah) qui vont voyager ensemble. Ils vont désormais voyager séparément en passant par la Cote d’Ivoire. C’est ainsi qu’il a pris le jeune Moussa Bangoura pour l’envoyer en Cote d’Ivoire où il est resté une année auprès d’une femme qui est dans le réseau. Il s’est présenté devant l’Ambassade de la France en Cote d’Ivoire où il a été refoulé. Ils l’ont envoyé au Mali puis au Burkina Fasso, soi-disant qu’ils sont en train de chercher les documents pour son voyage. Finalement, après avoir été exposé à toutes sortes de peines, le jeune est revenu en Guinée. Et, dame Kadiatou Sylla est allée chez Diawara pour réclamer ses 67 millions de FG. Diawara a donné un délai pour payer ce montant. Le délai arrive, il refuse de payer et la dame a finalement porté plainte contre lui » a-t-il détaillé.

Dans ses plaidoiries, l’avocat a laissé entendre que les deux Diawara sont des coauteurs qui ont exposé ce jeune à tous les dangers. Maitre Maurice Saa Kamano va solliciter le remboursement de la somme principale et le payement des préjudices subis. « Ils ne l’ont pas fait voyager. Ma cliente a dépensé de l’argent pour rien. C’est pourquoi, nous la partie civile, nous sollicitons d’être remboursés en principale, 67 millions de francs guinéens ; 10 millions au titre de dommages et intérêts, et 50 millions de francs guinéens pour tous préjudices confondus. Ensuite, nous sollicitions de décerner un mandat d’arrêt contre Yousouf Diawara qui est en fuite », a sollicité le conseil de la partie civile.

Contrairement à la partie civile, l’empereur des poursuites va demander au tribunal de relaxer Yousouf Diawara pour délit non constitué à son égard. Selon le procureur, André Komanan Condé, « le prévenu est poursuivi pour des faits d’escroquerie et de complicité. Mais, il n’a été qu’un simple témoin dans cette affaire. Aux yeux du Ministère Public, il n’y a ni usage de faux, ni fausse qualité, encore moins emploi d’une manœuvre frauduleuse. Donc, je vous demande de le déclarer non coupable des faits à lui reprochés », a requis le procureur.

S’engouffrant dans cette brèche ouverte par le Procureur, l’avocat de la défense, maitre Moussa 2 Keïta, va demander au tribunal de renvoyer son client des fins de la poursuite. « Lorsque dame Kadiatou Sylla est venue voir Yousouf Diawara, marchand de pièces détachées à Conakry, à l’effet de l’aider à envoyer ses enfants en Europe, mon client lui a dit qu’il ne connait rien pour les affaires de voyage. C’est à l’insu de mon client qui est devant vous, que dame Kadiatou Sylla a remis la somme de 67 millions de francs guinéens à Yousouf Diawara, qui est en fuite. C’est après avoir ficelé tout le contrat que chacun a appelé sa connaissance pour faire le témoignage. C’est ainsi que Yousouf Diawara, en fuite, a envoyé mon client, Yousouf Diawara qui est devant vous, pour témoigner. Dame Kadiatou Sylla a envoyé Aboubacar Soumah pour attester son témoignage. Donc, mon client n’est qu’un simple témoin dans cette procédure, au même titre qu’Aboubacar Soumah. Et, on ne peut pas emprisonner un témoin. C’est pourquoi, je vous demande de le relaxer purement et simplement pour délit non constitué », a plaidé l’avocat de la défense.

Finalement, le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 25 avril 2019.

A rappeler que le prévenu, Youssouf Diawara, est détenu à la maison centrale de Conakry depuis le 13 décembre 2018, il y a 4 mois de cela.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Recrutement dans l’armée : un fraudeur condamné à Kindia

12 avril 2019 à 9 09 12 04124

Le Tribunal de Première Instance de Kindia hier, jeudi 11 avril 2019, un candidat au recrutement dans l’armée dont les épreuves sont actuellement en en cours dans le pays. La juridiction a reconnu le jeune homme coupable de fraude et lui a infligé une peine d’un an d’emprisonnement assorti de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Djiba Camara, élève en classe de terminale sciences sociales et candidat au concours de recrutement dans l’armée, a comparu dans la soirée de ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Kindia. Poursuivi pour fraude, le jeune homme a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué qu’il a participé à la première course qui consiste à courir sur une distance de 8 kilomètres et a perdu cette épreuve.

Quand il rentrait, il a rencontré un autre groupe de candidats qui faisait cette même course. C’est ainsi, dit-il, qu’il a proposé à un de ses amis qui était dans ce groupe, son aide. Il a dit à ce dernier de lui donner son ticket afin qu’il termine la course pour lui. Son ami a accepté son offre et il lui a remis son ticket sans savoir que Djiba voulait le tromper pour prendre sa place.

Le fraudeur a réussi cette fois l’épreuve, en terminant la course à la 53ème position. Mais, il s’est fait prendre lors du recensement des gagnants de cette course. En effet, le jeune homme a présenté des tickets différents : celui qu’il a utilisé pendant la course du matin et celui qu’il a pris dans les mains de son ami, qui était de l’équipe du soir. Il a voulu combiner ces tickets pour valider passer cette épreuve.

Mais, les superviseurs de l’opération ont tout de suite constaté l’incohérence au niveau des tickets qu’il a présentés et ils ont mis main sur Djiba Camara. Ce dernier a été reconnu coupable de fraude par le tribunal. Le juge Thierno Sadou Bah l’a condamné ainsi à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500.000 francs guinéens.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Un dossier inédit au TPI de Dixinn : les plaignants sont en même temps les prévenus

11 avril 2019 à 8 08 39 04394

Le chauffeur de taxi Mamadouba Camara et le conducteur de taxi moto Mamadou Dian Bah ont comparu hier, mercredi 10 avril 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Chacun d’eux s’est constitué partie civile en portant plainte contre l’autre. A l’issue des débats, le procureur a requis un an d’emprisonnement assorti de sursis contre chacun d’eux, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux jeunes se sont battus récemment à Sonfonia, et chacun a blessé l’autre. Après la bagarre, Mamadou Dian Bah a porté plainte contre Mamadouba Camara. Ce dernier a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 02 avril 2019, pour coups et blessures volontaires, violence et voies de faits. Le lendemain, Mamadouba Camara aussi a engagé une plainte contre le premier plaignant. Mamadou Dian Bah a été également arrêté et placé sous mandat le 03 avril 2019.

Les deux ont comparu ce mercredi, 10 avril devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour être jugés. A la barre, chacun a donné sa version des faits. « Je revenais de la Cimenterie sur ma moto. Je suis venu jusqu’à Sonfonia, mon carburant est fini. J’ai garé la moto pour aller chercher de l’essence au marché noir. C’est ainsi que Mamadouba Camara est venu dans son taxi, le pneu de son véhicule a touché mon pied et j’ai tapé la voiture. Il est sorti immédiatement en m’insultant.

Dès qu’il m’a insulté, j’ai répondu. Et il est descendu pour venir saisir mon cou. Il m’a donné un coup violent au niveau de la bouche, et moi aussi je lui ai donné un coup à la figure. Chacun de nous s’est blessé. C’est ainsi qu’il est allé chercher un couteau qu’il gardait dans son taxi, pour venir me poignarder au niveau de la poitrine. Il a été aussitôt arrêté et conduit à la gendarmerie de Sonfonia », a expliqué le premier plaignant, Mamadaou Dian Bah.

Quant à Mamadouba Camara, il dit que c’est Mamadou Dian Bah qui détenait le couteau et que c’est dernier qui l’a blessé en première position. « C’est lorsqu’il m’a blessé avec le couteau, que j’ai repris le couteau dans ses mains pour me venger. Et, il a été le premier à me donner un coup à la figure », a assuré Mamadouba Camara. Chacun d’eux a ajouté avoir dépensé plus d’un million de francs guinéens pour se soigner.

Après les débats, la procureure, Mafila Keïta, a demandé au tribunal de retenir tous les deux dans les liens de la culpabilité pour coups et blessures volontaires, violences et voies de faits, tout en les condamnant à un an d’emprisonnement avec sursis chacun.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mercredi 17 avril 2019. En attendant, les deux jeunes qui sont à la fois plaignant et prévenu restent en prison.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Meurtre d’une policière à Kourémalé : 6 personnes interpellées et déférées à Siguiri

9 avril 2019 à 12 12 01 04014

Des affrontements entre deux villages dans Kourémalé, dans la préfecture de Siguiri, ont coûté la vie à une policière dans la journée du dimanche, 07 avril. Suite à cet incident mortel, plusieurs personnes ont été interpellées hier lundi 08 avril et transférées au commissariat central de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dimanche dernier le district de Kourémalé et le secteur Kolènda, relavant tous de la sous-préfecture de Doko, se sont affrontés autour d’une zone aurifère. Des blessés avaient été enregistrés. Des femmes de Kourémalé, non contentes de l’indifférence des agents des forces de l’ordre, s’en sont prises au commissariat spécial de Kourémalé. L’intifada qui s’en est suivie a couté la vie à une policière. Selon nos sources d’information, Capitaine Boh Saran Condé a perdu la vie après avoir reçu un caillou.

C’est dans le souci de retrouver les auteurs de cet acte que le commissariat central de Siguiri a procédé à six (6) interpellations, dont des femmes et des jeunes, dans le district de Kourémalé.

Selon Djemori Diabaté, maire de la commune rurale de Doko, « le dimanche passé, une policière a perdu la vie au cours d’une manifestation des femmes. Les manifestantes ont saccagé les locaux de police. Nous nous sommes rendus sur les lieux pour évaluer les dégâts. Après, le commissaire central de Siguiri, le commandant du camp et le commandant de la gendarmerie départementale sont venus nous trouver.

Sur place, le commissaire a interpellé les six personnes: les membres du bureau de district, la présidente des femmes et le président des jeunes. C’est seulement le président du district qui n’a pas été interpellé pour le moment. Il était à l’hôpital auprès de son enfant qui a été aussi blessé dans l’affrontement ».

Les six (6) personnes mises aux arrêts se trouvent au commissariat central de Siguiri pour leur audition.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : l’opposant Faya Millimouno inculpé et placé sous contrôle judiciaire

8 avril 2019 à 15 03 30 04304

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Dr Faya Millimouno président du Bloc Libéral (BL) et 12 autres membres de cette formation politique ont été auditionnés ce lundi, 8 avril 2019, par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Kaloum. Les 12 membres du parti ont été mis en liberté alors que Dr Faya a été place sous contrôle judiciaire, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au terme de l’instruction de ce lundi, les 13 mis en cause ont été inculpés des faits d’attroupement et trouble à l’ordre public. Mais, c’est seulement Dr Faya Millimouno qui a été place sous contrôle judiciaire. C’est maître Salifou Béavogui, un des avocats des opposants, qui annoncé la nouvelle devant la presse, au sortir de la salle d »instruction.

« Le pool d’avocats chargé de la défense de Dr Faya Millimouno, ayant à sa tête, le doyen Abdoul Kabélé Camara, a rencontré monsieur le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, qui a décidé l’ouverture d’une information en saisissant le doyen de juge du même tribunal.

Le doyen des juges a reçu nos clients individuellement, ils ont été interrogés et inculpés des faits d’attroupement et de trouble à l’ordre public. Selon la loi, l’information judiciaire est secrète. Mais, je pourrais vous dire que tous nos clients ont rejeté systématiquement les faits mis à leur charge.

Donc, ils ont été tous mis en liberté, sauf Docteur Faya Millimouno. Aux dires du juge d’instruction, Dr Faya sera place sous contrôle judiciaire. Et l’interrogatoire sur le fond commence demain », a expliqué maître Salifou Béavogui.

Le président du Bloc Libéral rentre donc chez lui, mais il devra se présenter deux fois par semaine au tribunal de Kaloum jusqu’à l’ouverture de son procès.

A rappeler que Dr Faya Millimono, opposant farouche au régime Alpha Condé, a été arrêté avec ses 12 partisans le vendredi, 05 avril dernier, à quelques mètres du Palais du peuple de Conakry. Les opposants tentaient d’aller manifester devant l’Assemblée nationale pour dénoncer la prorogation par décret présidentiel du mandat des députés et réclamer l’organisation des élections législatives.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Coyah : trois opposants à un 3ème mandat pour Alpha Condé relaxés par la justice

5 avril 2019 à 15 03 56 04564

Le tribunal correctionnel de Coyah a rendu, ce vendredi 05 avril 2019, sa décision dans le procès des trois jeunes opposants à un troisième mandat, jugés en début de semaine pour « atteinte à la liberté de manifester ». La juridiction a estimé que les prévenus ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés et les a relaxés pour « délit non constitué », a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après quelques jours de détention, Aboubacar Sylla, Mamadou Conté et Djibril Kany Bangoura ont recouvré leur liberté ce vendredi. Les trois jeunes ont été arrêtés le dimanche 31 mars dernier lors d’un meeting des partisans du pouvoir à Coyah. Ils sont venus sur les lieux avec des pancartes disant « non à un troisième mandat ».

Inculpés pour « atteinte à la liberté de manifester », ils ont été jugés le mardi, 02 avril dernier, et le procureur avait requis une peine de 6 mois de prison assortie de sursis contre eux. Mais après son délibéré, le tribunal, par la voix de son président, Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a renvoyé les prévenus des fins de poursuite « pour délit non constitué, conformément à l’article 7 de la Constitution, les articles 625 du code pénal et 544 du code de procédure pénale ».

Un ouf de soulagement pour les trois jeunes, célébrés en héros à Coyah. Un collectif de jeunes avait été constitué dans la préfecture, avec comme slogan : « Libérez les trois jeunes patriotes de Coyah ». Les membres de ce collectif étaient venus au tribunal pour apporter leur soutien à leurs amis. Ils ont pu rentrer avec eux ce vendredi, dans une ambiance toute festive.

De Coyah, Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Damaro Camara bientôt devant la justice ? Les magistrats annoncent une assemblée pour statuer

5 avril 2019 à 14 02 38 04384

Le ministère de la Justice et l’association des magistrats de Guinée ont organisé une conférence de presse commune, ce vendredi 05 avril 2019, dans les locaux du département. La démarche vise à dénoncer les propos « malveillants » tenus dans les médias par l’honorable Amadou Damara Camara, président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale à l’endroit des magistrats et de l’appareil judiciaire de notre pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’honorable Amadou Damaro Camara, tout puissant chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a choqué les responsables de l’appareil judiciaire guinéen lors de sa sortie dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace d’hier, jeudi 04 avril 2019. Au lendemain de cette sortie au cours de laquelle le député du RPG Arc-en-ciel s’en est pris à la justice guinéenne, les magistrats et leur département de tutelle se sont montrés très en colère contre lui.

Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats de Guinée, dénonce des déclarations « outrageantes » face auxquelles son camp ne peut pas rester silencieux. « C’est d’autant insupportable que l’honorable député Amadou Damaro Camara se prête à ce jeu. Or, il est trop bien placé pour savoir que contre un magistrat indélicat, il y a un organe de sanction et des procédures de sanction.

Il n’a donc pas besoin d’aller à la radio pour jeter l’anathème sur l’ensemble de la justice. Il aurait pu très bien faire actionner contre le magistrat ou les magistrats indélicats, les processus prévues par la loi, pour mettre fin à de tels manquements », a-t-il dit.

Pour les magistrats, en allant dénigrer et même accuser des magistrats d’avoir pris de l’argent dans un dossier, l’honorable Damaro Camara ouvre une boite à pandore » et encourage même les citoyens à se révolter contre les magistrats. « Les propos de l’honorable Damaro sont séditieux. C’est des propos qui incitent les citoyens à se révolter contre les magistrats.

Ce sont des propos qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité des magistrats et de la magistrature. Or, ces magistrats sont des pères et des mères de familles qui ont des enfants, qui ont des petits enfants, aujourd’hui pour lesquels, la dignité du père, la dignité du grand père est un certain joyau auquel il ne faut pas toucher (…)

Aujourd’hui, nous sommes préoccupés par la sécurité des magistrats à l’intérieur du pays. Premièrement, aucun Palais de justice, en dehors de la Coup d’Appel de Conakry, n’est protégé par un service de sécurité. Aucun magistrat n’est protégé par les services de sécurité. Ils sont facilement accessibles, ils sont soumis à tous les risques.

Et quand donc, on peut tenir des propos qui peuvent inciter des personnes à avoir une attitude de violence, à avoir des propos injurieux, diffamatoires, outrageux contre les magistrats, nous sommes préoccupés ».

Et, face à cette situation, ils n’excluent pas d’engager des poursuites judiciaires pour outrage, diffamation, et injures à l’encontre du député. « Qu’il (Damaro) n’oublie pas, qu’il l’a fait hors session. Sa protection, c’est en session, sa protection, ce n’est pas hors session. Je crois qu’à ce niveau, il y a lieu d’apprendre la loi.

L’immunité parlementaire a deux volets : en session et hors session. Et, il devrait faire très attention parce que le 12 avril prochain, je vais faire convoquer une assemblée générale des magistrats pour que nous statuons sur les différentes déclarations qu’il a faites dont nous avons les copies, afin de voir dans quelle mesure nous allons engager une poursuite contre lui en commençant par demander la levée de son immunité parlementaire », a annoncé Mohamed Aly Thiam.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Justice : des présumés récidivistes jugés pour 25 braquages à Conakry, Dalaba et Labé

2 avril 2019 à 17 05 57 04574

Cinq (5) présumés bandits de grand chemin, poursuivis pour vingt cinq (25) braquages, continuent de défiler par devant le tribunal criminel de Dixinn. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat. Des faits qu’ils auraient commis dans les villes de Labé, Dalaba et Conakry vers 2012. Trois d’entre eux ont été entendus hier lundi, 1er avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les accusés dans ce dossier criminel sont : Ibrahima Bah, dit Faouzi ; Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun ; Ibrahima Ly, dit Mouzby ; Amadou Sadio Barry ; et Sékouba Keïta, dit Escobar. Les faits pour lesquels ils sont poursuivis ont eu lieu entre 2011 et 2012. Ils ont été inculpés et mis sous mandat de dépôt le 23 avril 2012

Après l’audition d’Ibrahima Bah, dit Faouzi, c’est Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun ; Ibrahima Ly, dit Mouzby et Sékouba Keïta, dit Escobar, qui ont défilé à la barre hier lundi. Tous ont plaidé non coupables.

Devant le tribunal, Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun, déjà condamné à 15 ans de réclusion criminelle dans une autre affaire de vol et d’assassinat, a nié toute implication dans une quelconque attaque. « Monsieur le président, j’ai écouté ce que le greffier a dit et je crois avoir déjà été jugé et condamné pour la même affaire.

Je ne vois pas pourquoi je suis là. Je ne connais rien dans cette affaire. On m’a arrêté sur dénonciation. On a fait une perquisition chez moi, ils n’ont rien trouvé. On ne m’a jamais montré un objet. J’ai été arrêté arbitrairement par le biais d’Alpha Saliou Barry. On ne m’a jamais confronté avec les plaignants. Je souhaite qu’on appelle les témoins des 25 attaques pour que la lumière soit faite », a lancé l’accusé.

Des déclarations qui ont poussé le procureur, Daouda Diomandé, à réagir pour lever l’équivoque. « Oui monsieur juge, Mamadou Djouma Diallo a été jugé et condamné, mais pas dans cette affaire. D’ailleurs, les parties civiles ne sont pas les mêmes. Mamadou Djouma est un habitué des faits, et il n’est pas le seul dans ce cas », a martelé le procureur.

Le juge Ibrahima Kalil Diakité va abonder dans le même sens. « Dans ce dossier et celui sur lequel vous avez été jugé, les chefs d’accusations ne sont pas les mêmes, ainsi que les parties civiles. Vous pensez pouvoir distraire le tribunal, mais vous ne pourrez pas », a fait remarquer le juge.

Pour sa part, Ibrahima Ly, dit Mouzby, un autre accusé qui est déjà condamné à 10 ans de réclusion criminelle dans une autre affaire, a révélé qu’il était revendeur de torches et ampoules qu’il ne connait rien de cette affaire. « Je ne connais rien dans l’affaire là. C’est un certain Alpha Saliou Barry qui m’a appelé et m’a dit de venir en me disant qu’il voulait des torches, parce que je suis revendeur de torches et ampoules.

Je suis venu à sa rencontre, j’ai trouvé les gendarmes qui m’ont pris pour m’envoyer à la maison centrale. Ils ne m’ont arrêté avec rien, ni arme, ni rien. Ils m’ont torturé et arraché mes dents de devant », a dit Ibrahima Ly.

De son côté, Sékouba Keita, le troisième accusé à avoir comparu ce lundi, s’est dit aussi innocent. « Je n’ai jamais volé quoi que ça soit, avec qui que ce soit. Les gendarmes sont venus chez moi, ils m’ont dit qu’on a dit mon nom, de les suivre et qu’après les enquêtes, ils allaient me relâcher. Depuis ce jour, je suis à la maison centrale. Ibrahima Bah, c’est mon ami. Mais, je n’ai jamais volé avec lui, ni participé à quoi que ça soit. Toutes les personnes ici, c’est en prison qu’on s’est connu à part Ibrahima », soutient-il.

Cependant, le procureur Daouda Diomandé estime que les accusés tentent de nier l’évidence. Il soutient que le groupe est responsable de plusieurs autres opérations armées tant à l’intérieur du pays qu’à Conakry.

Des affirmations du procureur balayées d’un revers de main par maître Abou Camara, avocat de la défense. Il va solliciter la comparution de la partie Civile ainsi que du nommé Alpha Saliou Barry, cité plusieurs fois par ses client et présenté comme celui qui leur à tendu un guet-apens. Devant cette demande de l’avocat de la défense, le procureur a promis de se renseigner afin qu’Alpha Saliou Barry comparaisse. Ce fameux Alpha Saliou Barry a été condamné et se trouve être détenu à la maison centrale.

Le dossier a été renvoyé au 9 avril 2019 pour la suite des débats et la comparution de la partie civile.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Justice : après près d’un an de détention, Aïssatou Koulibaly acquittée par le TPI de Kankan

2 avril 2019 à 15 03 45 04454

Le tribunal criminel de Kankan a rendu sa décision dans le procès de Aïssatou Koulibaly, poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’accusée a été déclarée non-coupable et acquittée hier lundi, 1er avril 2019, après avoir passé plus de dix (10) mois de détention, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les faits se sont produits dans la nuit du mercredi 2 mai 2018 dans la commune rurale de Naidèkôrô, relevant de la préfecture de Mandiana. La dame a mortellement poignardé Sayon qui aurait tenté de la violer sous la menace d’un couteau.

Le jeudi 10 Mai 2018, Aïssatou Koulibaly a été placée sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan avant le début de son procès.

Dans ce dossier, le procureur de la République, Aly Touré, avait requis une peine de 10 ans de réclusion contre Aïssatou Koulibaly. Par contre, son avocat, maître Ibrahima Kalil Kanté avait plaidé l’acquittement de sa cliente qui n’a fait que se défendre.

Dans le verdict rendu ce lundi, « le tribunal constate que le couteau qui a occasionné le décès de Sayon Koulibaly, la victime, était utilisé pour menacer Aissatou Koulibaly ; constate que c’est en se défendant, au risque d’être violée, qu’elle a poussé Sayon Koulibaly avec le dit couteau qui a amené le décès de ce dernier.

Cet acte constituait pour Aïssatou Koulibaly de la légitime défense et, en conséquence, le tribunal la déclare irresponsable pour cause de légitime défense et la renvoi des fins de la poursuite et ordonne sa libération immédiate », a dit le juge Kpoulomou Gbamon.

Après la lecture du verdict, Aïssatou Koulibaly a fondu en larmes. Son avocat, maître Ibrahima Kalil Kanté a exprimé toute sa joie. « Ma cliente était en légitime défense. Un homme est mort, d’accord. Mais, comment cet homme est mort ? C’est ce que le tribunal a fait ressortir, la légitime défense.

Donc, elle est irresponsable de la mort de cet homme. Donc, c’est une fierté. Je ne suis pas content parce qu’elle est libre, mais parce que le droit a été dit », a laissé entendre maître Kanté.

Une position qui contraste avec celle d’Aly Touré, le procureur de la République près le Tribunal de Première de Kankan, qui compte interjeter appel. « Nous allons immédiatement faire appel. Nous avons requis 10 ans de réclusion criminelle, le tribunal a prononcé l’acquittement. Nous n’avons pas compris pourquoi.

Nous ne comprenons pas qu’un individu qui a donné la mort, qui est intervenu suite aux coups et blessures que la victime a reçus, que le tribunal puisse prononcer un acquittement dans cette affaire. De toutes les façons, le tribunal est souverain. Mais, nous estimons que le droit n’a pas été dit et nous comptons faire valoir notre droit de recours et nous l’avons fait », a-t-il dit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Viol sur un bébé de 2 ans : un Léonais condamné à 15 ans de prison à Conakry

2 avril 2019 à 10 10 59 04594

Le verdict est tombé dans le dossier Ministère Public contre Elhadj Koroma, hier, lundi 1er avril 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Accusé de viol sur un bébé de 2 ans, Elhadj Koroma, un ressortissant Léonais âgé d’une trentaine d’années, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire qui remonte au mois de mai 2016. Elhadj Koroma est rentré nuitamment à son domicile, complètement ivre, où il a un colocataire répondant au nom d’Amara Conté, père de la victime. Profitant du sommeil de monsieur Conté, Elhadj Koroma se serait saisi du bébé, âgé de deux ans à l’époque, pour utiliser du beurre de karité comme lubrifiant avant de la violer.

Elhadj Koroma sera aussitôt mis aux arrêts et conduit à la maison centrale. Lors de son procès, qui a eu lieu le 25 mars dernier, le ressortissant sierra-léonais avait nié les faits qui lui son reprochés.

Pendants ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Dixinn avait requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre Elhadj Koroma, avec une période de sureté de 10 ans.

Par contre, maitre Abou Camara, avocat du léonais, avait sollicité le renvoi de son client des fins de la poursuite faute de preuve.

Finalement, le tribunal a déclaré Elhadj Koroma coupable des faits de viol. Pour la répression, le ressortissant léonais est condamné à 15 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans. Il est également condamné au payement de la somme de 30 millions de Francs Guinéens à titre de dommages et intérêts au préjudice de la victime.

Un verdict qui n’a pas été du goût de l’avocat de la défense, maître Abou Camara. Ce dernier dénonce un manque de preuves contre son client et annonce qu’il va interjeter appel de cette décision.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél : 224623532504

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Détention de Lansana Camara : la justice rejette la demande de mise en liberté du journaliste

1 avril 2019 à 14 02 35 04354

Alors que beaucoup s’attendaient à la remise en liberté de Lansana Camara ce lundi, 1er avril 2019, tout porte à croire que le journaliste va continuer à séjourner en prison. En effet, la justice a rejeté la demande de mise en liberté introduite en fin de semaine dernière par son avocat, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Jusqu’à quand Lansana Camara restera-t-il en prison ? Nul ne saurait répondre, pour l’heure, à cette question. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que les autorités judiciaires semblent bien décidées à garder le journaliste en prison. Malgré l’illégalité de son incarcération (les délits de presse ayant été dépénalisés en Guinée), le juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Kaloum a rejeté la demande de mise en liberté introduite par son avocat.

La décision est tombée ce lundi, à la grande surprise de l’avocat de Lansana Camara et des responsables des associations professionnelles de médias, qui s’activent depuis plusieurs jours pour tenter d’obtenir la libération de notre confrère.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Amadou Tham Camara, le président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), a regretté cette décision et annoncé qu’ils feront appel ce lundi même.

RSF « exige sa libération »

Pendant ce temps, l’indignation est grande en Guinée. Journalistes, activistes de la société civile et opposants au pouvoir en place continuent de dénoncer une violation flagrante de la loi et une atteinte grave à la liberté de la presse.

De son côté, Reporters Sans Frontières a estimé, dans un communiqué, que « cette arrestation constitue une entrave à la liberté d’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation ».

L’organisation de défense des droits des journalistes « exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée ».

A rappeler que Lansana Camara a été arrêté le 26 mars 2019 suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères, qui l’accuse de diffamation. Cela, en raison d’un article de presse qu’il a écrit et qui révèle une tentative de détournement de fonds au ministère des Affaires Etrangères. Il croupit depuis, à la maison centrale de Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Affaire viande pourrie : le procureur demande la libération du restaurateur Modibo

29 mars 2019 à 21 09 36 03363

Le dossier du cuisinier, Mamadou Djouma Modibo Barry, gérant du célèbre restaurant Modibo, a connu son dernier virage ce vendredi 29 mars 2019, avec les réquisitions et plaidoiries au Tribunal correctionnel de Kaloum. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé au tribunal de relaxer Modibo Barry, poursuivi pour atteinte à la santé publique, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Modibo Barry avait été mis aux arrêts et présenté aux médias par les hommes du colonel Moussa Thiégboro Camara, des services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé. Accusé de vendre de la viande pourrie à la population, il a été placé sous mandat depuis le 20 février 2019.

Pour la journée de ce vendredi, on en était aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

Dans ses réquisitions, le procureur, Aboubacar Sir Sylla, est revenu d’abord sur les faits avant de demander la relaxe pour Modibo. « Le prévenu a reconnu que les agents ont trouvé 25 cartons de poulets, dont la date est arrivée en expiration. Il attendait jusqu’à ce que la quantité atteigne 4 mètres cube pour l’incinérer. La quantité de nerfs découverts était également gardée pour être incinérée. Il n’a jamais vendu de la viande impropre à la population pendant les 30 ans qu’il a exercé cette profession.

Ensuite, la quantité de viande dont on parle appartenait à un certains Habib Diallo qui a loué les conteneurs de Modibo. Il a même reconnu que c’est pour lui la viande et les os. Et même ça, après le transport judiciaire effectué sur le terrain le 7 mars 2019, c’est mentionné sur les étiquètes que cette viande doit expirer le 22 décembre 2020. Donc, elle est encore propre à la consommation. Alors, l’infraction n’est pas imputable à son encontre. Je vous demande de le relaxer pour délit non constitué », a requis le procureur.

Dans les détails, le procureur a laissé entendre que lorsque les citoyens ont appris qu’une quantité de la viande pourrie a été saisie chez Modibo, tout le monde était angoissé. « Les citoyens étaient angoissés. Moi procureur, j’ai toujours mangé dans ce restaurant à cause de sa propreté, mais je n’ai jamais eu des maux de ventre. Et, je n’ai jamais connu Modibo en personne. C’est lorsque cette affaire a éclaté que je l’ai vu pour la première fois à la maison centrale », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le procureur a regretté le comportement des agents des services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé. Des agents qui ont fait payer à Modibo, dans leurs locaux, la somme de 14 millions de francs guinéens. « Les agents judiciaires ont toujours bien travaillé. C’est grâce à eux que les assassins de feue madame Boiro et du vieux Abdourahmane ont été retrouvés. Mais partout, il y a des brebis galeuses.

Sinon, pourquoi ces agents ont demandé à quelqu’un qui n’a rien fait 200 millions, puis 100 millions, et finalement lui retirer 14 millions de francs guinéens ? Ça, c’est de l’indélicatesse. La police judiciaire travaille bien. Mais, ce qui est arrivé à Modibo est ahurissant et incroyable. Mais, la hiérarchie supérieur sera informée pour que ce genre de choses ne se reproduise jamais », a martelé le procureur dans ses réquisitions.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la défense, maitre Dinah Sampil, va demander au tribunal de suivre les réquisitions du procureur en relaxant son client pour délit non constitué. « Dans cette affaire, les faits imputables à Modibo n’existent pas. Thiégboro, pour se maintenir dans les grâces du président, ramasse les gens en les brimant.

Modibo n’en rien dans cette affaire. Il fallait qu’il garde cette quantité dans son frigo jusqu’à atteindre une quantité suffisante à incinérer, comme il l’a toujours fait depuis 30 ans. Alors, je vous demande de le relaxer pour délit non constitué », a plaidé maitre Dinah Sampil

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 3 avril 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Conakry : un guinéen trimbalé en justice par un canadien dans une affaire de 30 000 dollars

27 mars 2019 à 20 08 56 03563

Poursuivi pour faux et usage de faux, et escroquerie, Thierno Hamidou Diallo a comparu ce mercredi, 27 mars 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il est accusé d’avoir falsifié des documents pour s’accaparer d’un bus de transport en commun acheté des mains d’un canadien, Luck Jovian. Le prévenu, qui est non-détenu, a nié les faits qui lui sont reprochés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, cette affaire remonte au mois de mars 2017. A cette période, le ressortissant canadien, Luck Jovian, PDG de la société CANAGUI Sarl, a revendu un bus à Thierno Hamidou Diallo à 40 mille dollars. Mais, l’acquéreur du bus n’en aurait versé que 10 mille.

Il était prévu de payer le reliquat pour les mois suivants. Une clause que Thierno Hamidou n’aurait pas respectée. Pire, le prévenu aurait changé les papiers du bus en y mettant son nom, il aurait changé la plaque d’immatriculation sans le consentement du PDG de la société CANAGUI Sarl.

Appelé à la barre, Thierno Hamidou Diallo a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué que le prix d’achat du bus en question était plutôt de 30 mille dollars. Par ailleurs, le prévenu a dit que la carte grise et tout le reste des dossiers du bus lui ont été donnés par son oncle, également actionnaire la société lui CANAGUI Sarl.

Selon Thierno Hamidou, il avait même proposé à Luck Jovian de lui remettre les clefs du bus afin de récupérer son argent, en ce sens qu’il n’était pas prêt à payer les 40.000 dollars. Mais, le canadien a refusé cette proposition, soutient-il.

Après ces explications, le juge Aboubacar Maféring Camara va appeler à la barre le plaignant pour qu’il donne sa version des faits. Selon Luck Jovian, « il est venu nous voir, implorant tous les saints de lui revendre le bus. Mais, il n’avait pas toute la somme convenue. Il n’avait que 10 000 dollars. Comme son oncle est mon partenaire dans l’entreprise, j’ai accepté de lui faire une faveur en lui remettant le bus à 40 000 dollars. Il devait payer une avance de 10 000 dollars pour entrer en possession du bus.

Il a payé les 10 000 dollars et on lui a remis le bus. Mais, sur la carte grise, c’est le nom de l’entreprise. Ça ne devait être changé que quand il aura fini de payer tout le montant convenu. Le délai est arrivé, Mr Diallo n’a pas payé. Je l’ai appelé plusieurs fois. A chaque fois, il dit qu’il va payer. Finalement, il ne l’a pas fait. J’ai voyagé, je suis revenu, j’ai compris que le bus était en circulation, mais il n’avait toujours pas payé.

Après quelques enquêtes, on a su qu’il à falsifié les dossiers, il a changé le nom sur la carte grise et a d’ailleurs changé la plaque du bus sans d’ailleurs passé par le CADAC. Il ne peut pas faire tout ceci, conduire le bus durant 2 ans, et revenir nous tendre la clef du bus soi-disant qu’il veut récupérer ses 10.000 dollars. Nous estimons que c’est une perte pour nous. Il a falsifié les documents, trahi notre confiance.

Nous voulons qu’il paye les 30 000 dollars restants. Il a dit que c’est 30 000 dollars qui étaient convenus, mais c’est 40.000 dollars. Son oncle en est témoin. Personne ne lui a remis les documents qu’il détient, il les a falsifiés au niveau du CADAC. Rien n’est enregistré à son nom », a-t-il expliqué.

Après ces explications, les avocats des deux camps ont demandé la comparution de l’oncle du prévenu en qualité de témoin.

L’affaire a été renvoyée au 3 avril 2019 pour la suite des débats et la comparution du témoin.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: (00224) 623 53 25 04

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Procès Thierno Nouhou contre Oustaz Taïbou : les débats ouverts devant la Cour Suprême

27 mars 2019 à 8 08 45 03453

Le dossier opposant le cambiste, Thierno Nouhou Diallo au juriste et islamologue, Mamadou Taïbou Bah, et sa femme, Hassatou Baldé, s’est ouvert hier, mardi 26 mars 2019, devant la Cour Suprême. Mais, dès après la lecture de l’arrêt de renvoi, les avocats des deux bords ont relevé des observations. Ce qui a amené la juridiction à renvoyer l’affaire pour la communication des pièces et la mise à jour du rapport de renvoi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, Mamadou Taïbou Bah, plus connu sous le nom d’Oustaz Taïbou et sa femme, sont poursuivis pour escroquerie portant sur plus de 8 milliards de francs guinéens au préjudice du cambiste, Thierno Nouhou Diallo.

Le 22 septembre 2016 Thierno Nouhou a porté plainte contre ce couple Bah au niveau du tribunal correctionnel de Mafanco pour des faits d’escroquerie portant sur la somme de 8 milliards 086 millions 321 mille 800 francs guinéens.

Au cours des audiences, tenues pendant plusieurs mois, les prévenus n’ont pas reconnu les faits articulés contre eux. Et, le 14 avril 2017, le tribunal de Mafanco a reconnu les deux prévenus coupables des faits d’escroquerie.
La décision suivante avait été rendue. « Le tribunal condamne Mamadou Taïbou Bah à 18 mois, dont 12 mois assortis de sursis, et 20 millions de francs guinéens d’amende ; condamne madame Hassatou Baldé à 18 mois de prison ferme et 30 millions de francs guinéens d’amende ; reçoit la constitution de partie civile de Thierno Nouhou Diallo et condamne solidairement le couple au payement de 8 086 321 800 francs guinéens ; valide la saisine des biens meubles et immeubles des prévenus ».

Après cette décision du tribunal de première instance de Mafanco, la partie civile a estimé que le tribunal a oublié les dommages et intérêts. Pour sa part, la défense dénonce la non-application de la loi. Ainsi, toutes les parties ont relevé appel de cette décision.

Après avoir examiné l’affaire, la Cour d’Appel a infirmé, le 20 novembre 2017, la décision du tribunal de première instance de Mafanco dans toutes ses dispositions. Elle renvoie les époux « Mamadou Taïbou Bah et madame Hassatou Baldé des fins de la poursuite pour délit non constitué. Elle condamne Thierno Nouhou Diallo au payement de la somme de 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour abus de constitution de partie civile ».

C’est contre cet arrêt de la Cour d’Appel que Thierno Nouhou Diallo et ses conseils ont saisi la Cour Suprême pour « annulation et cassation de la décision de la Cour d’Appel ».

Ce mardi, 26 mars 2019, toutes les parties étaient présentes. Prenant la parole, l’un des conseils de la partie civile, maître Alsény Aïssata Diallo, a demandé à la Cour d’accepter d’annuler la décision de la Cour d’appel. « Vous êtes là pour faire triompher le droit. Eu égard à toutes les violations du droit faites par la Cour d’Appel, acceptez d’annuler et de casser la décision rendue par cette Cour», a-t-il sollicité.

Par contre, l’un des avocats de la défense, maître Moussa Diallo, a dit qu’aucun acte ne lui a été notifié par rapport à ce renvoi de cassation. « Je suis le principal avocat dans ce dossier. Mais, aucun acte ne m’a été notifié par rapport à ce renvoi de cassation. Je n’ai reçu aucun acte. Donc, je suis venu pour demander à la Cour d’ordonner à ce qu’on me communique les actes afin que je puisse me préparer pour assurer la défense de mes clients. Je demande donc le renvoi pour avoir les actes de notification », a-t-il demandé.

Dans la même lancée, maître Ibrahima Barry, a fait observer qu’il y a eu des dossiers qui n’ont pas été communiqués à leur niveau. « Lors de la lecture du rapport de renvoi, j’ai entendu des choses qui ne sont pas à notre niveau. S’il y a des mémoires additifs au rapport de renvoi, cela doit être communiqué à notre niveau pour que nous soyons au même pied d’égalité », a précisé maître Ibrahima Barry, qui défend lui aussi les intérêts du couple Bah.

Au terme de ces différentes observations, la Cour a finalement renvoyé l’affaire au mardi, 28 mai 2019, pour la communication des pièces et la mise à jour du rapport de renvoi.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Condamnation de Grenade : l’UFDG dénonce l’acharnement du régime Condé sur un citoyen

22 mars 2019 à 17 05 05 03053

Après son arrestation et sa détention arbitraires, Monsieur Boubacar DIALLO vient d’être injustement condamné à dix (10) ans de détention criminelle avec une période de sûreté de cinq (5) ans. La Direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) exprime toute sa solidarité à son vaillant et loyal militant et, en même temps, dénonce et condamne solennellement l’acharnement injustifié sur ce jeune homme innocent et sur les autres militants de l’opposition par une Justice aux ordres.

Cette condamnation intervient en dépit des efforts déployés par les Avocats qui n’ont pas manqué de démontrer pendant tout le procès, l’absence de preuves sur la culpabilité de Boubacar DIALLO et la violation systématique du formalisme procédural, protecteur des libertés individuelles.

Depuis le début de l’affaire, on assiste à un enchaînement de manipulations conduisant à ce qu’il faut bien appeler une dénaturation de la justice tant la procédure suivie est en contrariété avec ce qu’on est en droit d’attendre d’une justice indépendante et impartiale. En effet, les conditions d’arrestation et de détention de Boubacar DIALLO, le refus de prendre en compte l’annulation de la procédure engagée contre lui par la Chambre d’Instruction de la Cour d’appel de Conakry, l’expiration du mandat de dépot, la primauté de la loi sur toute autre considération, sont autant d’éléments constitutifs de la violation des droits de la défense et du droit à un procès juste et équitable.

La parodie de justice à laquelle nous avons assisté le 19 mars 2019 déshonore la Guinée. Dans un État de droit, la justice est le dernier rempart contre l’arbitraire. Malheureusement, cette justice chargée de veiller au respect des droits et de garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives s’est muée en une justice à deux vitesses qui garantit l’impunité totale pour les affidés du pouvoir, et organise des procès biaisés et expéditifs contre les partisans de l’Opposition.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

En tout état de cause, l’histoire retiendra qu’ayant échoué à mettre en cause les responsables de l’UFDG par des accusations grossières et absurdes, le Régime de Alpha CONDE, par cette condamnation injuste, s’est acharné sur le citoyen Boubacar DIALLO pour son militantisme.

Fait à Conakry, le 21 mars 2019

La Direction nationale de l’UFDG

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Siguiri : le parquet veut collaborer avec la société civile pour limiter les infractions à la loi

22 mars 2019 à 15 03 43 03433

Le Parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri continue sa série de rencontres avec les différentes couches sociales de la ville. Après les sages, les brigades de surveillance, les huissiers, le procureur de la République, Alghassimou Diallo, était en conclave avec les acteurs de la société civile, ce vendredi 22 mars 2019. Les échanges ont porté sur la collaboration que le Parquet compte avoir avec ces acteurs sociaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Le procureur de la République de Siguiri entend œuvrer pour faire en sorte que cette ville soit une cité où la loi est respectée, où les infractions de toutes sortes sont très rares. C’est pourquoi, outre la répression du banditisme et la criminalité, Alghassimou Diallo veut s’attaquer aux racines des problèmes. D’où ces rencontres avec les couches sociales de la ville.

Pour ce qui est de la société civile, le Parquet souhaite collaborer avec elle pour empêcher la commission de certaines infractions. « La société civile a une vocation apolitique, une vocation qui veut que la société civile soit une structure de veille, une case de veille et une structure avant-gardiste. La collaboration qui doit exister entre votre structure et la justice, c’est ce qui sera au centre de cette rencontre.

Je veux que nos échanges tournent autour de cette collaboration puisque dans beaucoup de préfectures, les procureurs que nous sommes, nous nous appuyons plus sur la société civile pour la prévention des infractions à la loi pénale, c’est à dire la sensibilisation que vous devez faire pour qu’il y ait moins d’infractions.

Ensuite, la sensibilisation que vous devez faire pour qu’il y ait moins de conflits communautaires. Cette sensibilisation, vous devez la faire en principe au niveau des écoles et les autres lieux publics. Parce que la plupart des infractions à la loi pénale, sont des œuvres des jeunes.

Bien entendu, je n’occulte pas le fait que certains vieux commettent des infractions à la loi pénale. Ici, j’ai même vu des imams qui commettent des infractions à la loi pénale. Donc, si le dialogue est permanent entre nous et la ligne est bien tracée, nous pouvons s’appuyer sur vous pour réussir en grande partie la mission régalienne pour laquelle nous sommes là », a déclaré le procureur Alghassimou.

Les activistes de la société civile présents à rencontre ont salué cette initiative et promis de collaborer avec le Parquet pour l’atteinte de ses objectifs.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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