Kadiatou Bah contre Aboubacar Soumah du SLECG : voici les réactions croisées des avocats

10 octobre 2019 à 11 11 15 101510

Les syndicalistes Aboubacar Soumah et Mohamed Bangoura ont comparu hier, mercredi 9 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. Ils sont poursuis par leur collègue, dame Kadiatou Bah pour injures et diffamation. Devant les exceptions soulevées par les avocats de la défense, le tribunal a renvoyé l’affaire au 23 octobre prochain, appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la fin de l’audience, les avocats des deux camps se sont exprimés au micro des médias présents sur les lieux.

Selon maitre Maurice Saa Tolno, l’avocat de dame Kadiatou Bah, les exceptions soulevées par la défense n’ont aucune base légale. « C’est une citation directe. Et l’affaire a été renvoyée aujourd’hui pour aller aux débats. Mais très malheureusement, son avocat ne voulant pas aller au fond, a soulevé des exceptions qui ne tiennent pas. Au cours de ses explications, les articles visés dans le code de procédure pénale guinéen ne tiennent pas. Aucun article n’exige que l’huissier doive préciser la date de naissance ou la nationalité de la partie civile en matière pénale. Seulement, l’avocat d’Aboubacar Soumah ne veut pas aller au fond. Mais, on ira au fond dans cette affaire parce que c’est une demande qui n’est pas fondée. Il n’y a pas de base légale. Et en matière de droit d’une manière générale, si vous soulevez une exception, il faut que cette exception ait une base légale. Mais en cette matière, il n’y a pas de base légale », a lancé maitre Maurice Saa Tolno.

De son côté, maitre Salifou Béavogui, avocat d’Aboubacar Soumah, a dit que ses clients sont victimes d’injustice dans cette affaire. «L’injustice est de trop dans cette affaire. Mon client ou mes clients sont victimes d’injustice. On lui en veut à tout bout de chemin, tout simplement parce qu’il est en train de se battre pour une cause juste et noble. C’est tout. Cela n’a pas une autre signification, ni un autre fondement. D’autres personnes tirent la ficelle. Peut être, on veut se servir pour l’atteindre. Mais ça serait peine perdue. Tous les apprentis sorciers, ou tous ceux la qui tirent la ficelle, qui pensent qu’à travers ce dossier ils peuvent l’atteindre, ils perdent leur temps parce que le droit sera dit. Et nous allons continuer à nous battre. Nous allons nous battre ici au tribunal de Dixinn, nous irons devant la Cour d’Appel, nous irons devant la Cour Suprême et nous iront même devant les juridictions internationales s’il y a lieu. Parce que la liberté syndicale est une liberté qui est consacrée par la constitution guinéenne. Les syndicalistes doivent être protégés et respectés dans notre pays. Donc, voilà le remord que j’ai aujourd’hui de voir un syndicaliste de son rang, de son acabit, trainer devant le tribunal sur la base du faux, sur la base d’un montage grossier, sur la base d’un règlement de compte des personnes tapis dans l’ombre qui lui en veulent et qui ne peuvent pas l’atteindre, mais qui veulent passer par cette procédure ».

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 516 922

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Tribunal de Mafanco : faute d’accusés, toutes les audiences de ce mardi renvoyées

1 octobre 2019 à 21 09 34 103410
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre de la Justice par intérim

Il n’y a pas eu audiences ce mardi, 1er octobre 2019, au TPI de Mafanco (Conakry). Sept (7) affaires criminelles étaient inscrites au rôle de cette juridiction pour cette journée. Mais, toutes ont dû finalement être renvoyées en raison de l’absence des accusés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Parmi les dossiers qui étaient au programme de cette journée, figurent notamment des cas de viol et de trafic international de cocaïne. Mais, les avocats concernés par ces dossiers ont attendu trois heures durant dans la salle d’audience sans voir les accusés. C’est ainsi que, fatigués d’attendre, ils ont décidé d’aller rencontrer le juge pour lui demander de renvoyer les affaires programmées à la semaine prochaine.

Un des 5 hommes en robe noire qui étaient sur les lieux a pris le soin d’appeler le régisseur de la maison centrale de Conakry pour savoir pourquoi les gardes pénitentiaires n’ont pas envoyé les détenus devant être jugés. Le régisseur Soriba Bangoura lui a signifié qu’il a reçu l’appel du procureur lui disant de ne pas envoyer les accusés dont la comparution était prévue aujourd’hui.

Hormis cet état de fait, il faut souligner que très souvent, les audiences s’ouvrent avec un grand retard dans les tribunaux de première instance, particulièrement dans celui de Mafanco. Mécontents de cette situation, certains avocats nous ont expliqué hors micro qu’il y a un dysfonctionnement total à la maison centrale de Conakry. Ce qui serait en partir à l’origine de ces retards. Certains d’entre eux envisagent d’ailleurs d’écrire au ministère de la justice pour que celui-ci trouve une solution à ce problème.

A rappeler qu’au mois de juillet 2019, plusieurs avocats avaient décidé de bouder les audiences du TPI de Mafanco pour dénoncer le manque de ponctualité des magistrats de ce tribunal. Un débrayage qui n’a toujours pas porté fruit.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel : 224 623 53 25 04

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Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

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Cellou sur les massacres du 28 septembre 2009 : « il faut qu’il y ait de la justice »

29 septembre 2019 à 9 09 21 09219
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« J’étais au stade. Je suis sorti de là dans le coma. Un militaire a sorti son arme, il a tiré sur moi. Il a dit où est Dalein, où est Dalein. Mon garde du corps a pris la balle sur l’épaule. J’étais blessé à la tête, je saignais du nez, de la bouche. J’avais les cottes cassées. Je suis prêt à pardonner ; mais, il faut qu’il y ait la justice ».

Comme tous les samedis, l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu, ce 28 septembre 2019, son assemblée générale hebdomadaire à son siège à la manière. Et, c’est son leader, Cellou Dalein Diallo, qui a présidé la rencontre. Une rencontre au cours de laquelle le chef de file de l’opposition guinéenne a évoqué avec beaucoup d’émotions, les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry. Devant ses militants, Cellou Dalein Diallo a dit être prêt à pardonner. Mais, précise-t-il, il faut qu’il y ait de la justice, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

Au cours de cette rencontre politique de son parti, le leader de l’UFDG s’est remémoré les tristes et douloureux évènements du 28 septembre 2009 à Conakry. Tout en réclamant justice, Cellou Dalein Diallo a évoqué les atrocités qui ont été commises contre la foule qui était massée à l’enceinte du stade de Conakry, à l’appel des forces vives (partis politique, syndicat, société civile).

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Il y a dix ans, vous étiez massivement sortis pour aller exiger plus de démocratie, plus de liberté pour notre peuple. Beaucoup d’entre nous, arrachés à notre affection par des forces de défense et de sécurité, n’avaient pas pu rejoindre leur domicile. Ils s’étaient acharnés contre les manifestants au stade du 28 septembre. Nous avions assisté à des spectacles insoutenables. 157 morts, 100 disparus, 100 femmes violées en plein jour, dans notre capitale. Ce n’est pas facile d’oublier ça. Jusqu’à présent, malgré l’existence de deux rapports dressés par une commission mise en place par les Nations Unies, il n’y a pas eu de procès. Mais, nous devons exiger le procès, non pas pour que certains aillent en prison, mais pour notre peuple, pour que les victimes et les coupables admettent ensemble que ce sont des actes inhumains, dégradants qui ont été commis, pour que ça ne se répète pas. Parce que l’impunité encourage la récidive. Il faut que les guinéens soient d’accord que ce sont des actes répréhensibles, inhumains qui ont été commis. Et, que nul ne soit jamais fier d’avoir commis des actes de cette nature. On doit avoir honte si on a participé à ces massacres », a dit Cellou Dalein Diallo devant ses militants.

Tout en accusant le président Alpha Condé de refuser, « pour des calculs politiciens », le procès des massacres du 28 septembre, le chef de file de l’opposition guinéenne précise que la justice ne signifie pas nécessairement la prison. « Mais, lorsque des actes répréhensibles ont été commis, la justice du pays doit dire que ce sont des actes répréhensibles, prévus dans la loi. Aujourd’hui, rien ! Mais, ce n’est pas étonnant. Et, ça a continué lors de nos manifestations. De 2011 à maintenant, 104 guinéens ont été tués. A Zogota, à 01 heure du matin, les forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des guinéens, investissent un district et tuent de paisibles citoyens. Et, jusqu’à présent, il n’y a pas de procès. On a violé les droits des gens à Galapaye. Ces derniers n’ont jamais pu être rétablis dans leurs droits. Il faut que la Guinée tourne ces pages de la violence d’Etat, pour qu’on avance vers la réconciliation. Et, que nous prenions conscience que nous sommes tous des frères ; et, on n’a pas le droit de violer les droits de son frère, de lui ôter la vie. Sinon, c’est toute la société qui reste de son côté, au-delà des appartenances ethniques et politiques. Ce qui s’est passé le 28 septembre, ce n’est pas une ethnie. C’est la Guinée qui a été touchée. Et, les gens sont morts, ils n’ont pas eu droit à la justice. Un viol en plein jour, au XXIème siècle, au stade », a-t-il dénoncé.

Pour sortir de ce « cycle de violence », le leader de l’UFDG soutient qu’il faut aller vers la réconciliation. « Mais, avant de tourner la page, il faut la lire. Faire en sorte qu’on distingue et qu’on discerne le bien du mal. C’est un mal de tuer un être humain. C’est un mal de garantir l’impunité à un assassin, fut-il votre frère ou votre mère… J’étais au stade. Je suis sorti de là dans le coma. Un militaire a sorti son arme, il a tiré sur moi. Il a dit où est Dalein, où est Dalein. Mon garde du corps a pris la balle sur l’épaule. J’étais blessé à la tête, je saignais du nez, de la bouche. J’avais les cottes cassées. Je suis prêt à pardonner ; mais, il faut qu’il y ait la justice. Le jeune soldat qui avait tiré sur moi, j’ai appris plus tard qu’il a été découpé vivant. Je ne me suis pas réjoui d’une mort si cruelle, infligée à un compatriote de manière extrajudiciaire. J’ai condamné l’acte. Il faut que ça s’arrête par un vrai processus de réconciliation. Des rapports ont été produits par nos religieux sur ce qu’il faut pour aller à la réconciliation… Ils sont mis dans les tiroirs. Les tiroirs de monsieur Alpha Condé. Rien n’a été mis en œuvre. Or, les guinéens ont besoin de réapprendre à vivre ensemble dans la fraternité, la tolérance, la solidarité. L’UFDG au pouvoir, le fera », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Crimes du 28 septembre : les promesses du Gouvernement

27 septembre 2019 à 21 09 00 09009

« Tous les auteurs des injustices commises à l’occasion de ces évènements tragiques du stade du 28 septembre seront jugés et les victimes indemnisées à la hauteur des préjudices qui leur ont été causés. Ce procès sera, nous l’espérons, et nous nous y engageons fermement, une occasion de rendre justice aux victimes, de relever concrètement le défi contre l’impunité pour construire durablement en Guinée, un modèle démocratique ancré sur les valeurs et les principes de l’Etat de Droit », a notamment indiqué Kassory Fofana, dans une déclaration officielle de ce 27 septembre 2019.

Ci-dessous, l’intégralité de ce discours du Premier ministre :

Dix ans après les exactions commises sur des manifestants pacifiquement réunis au stade de Conakry, le lundi 28 septembre 2009, pour défendre des droits légitimes et constitutionnellement garantis, je tiens à traduire, en ce jour dixième anniversaire des meurtres de masse, au nom de Monsieur le Président de la République, toute la compassion et les condoléances renouvelées de la Nation pour les victimes de ces tragiques évènements.

Pour celles et ceux de nos compatriotes qui ont vécu dans leur chair, les viols, les outrages, les sévices, les coups et blessures ou les disparitions de proches du fait notamment de ces violences qui ont endeuillé la Guinée et consterné le monde entier, je veux les rassurer de notre détermination à œuvrer pour la manifestation de la vérité et pour la lutte contre l’impunité.

Tous les présumés auteurs desdites exactions, quels que soient leur appartenance politique, leur titre, leur rang ou leur grade, devront répondre de leurs actes devant la justice de notre pays.

D’ores et déjà, Je puis vous dire, non sans une certaine satisfaction, que l’instruction judiciaire étant close depuis l’an 2017, les dispositions matérielles ainsi que le renforcement des capacités psychotechniques du personnel judiciaire dans son ensemble sont en voie d’être mises en œuvre et font l’objet d’un suivi avec constance et rigueur par le Gouvernement.

C’est le lieu pour moi de remercier chaleureusement les partenaires techniques et financiers qui nous ont accompagnés dans la préparation du procès et plus particulièrement ceux qui siègent avec nous au sein du Comité de Pilotage dudit procès.

Je formule le souhait ardent de voir cet appui se poursuivre et même s’amplifier pour nous permettre de conduire ce procès à son terme.

Monsieur le Président de la République a instruit mon Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires aux fins d’appuyer le Garde des Sceaux et le comité de pilotage pour la tenue de ce procès.

Certes, les enquêtes judiciaires ont pris du temps dans un contexte, comme vous le savez, marqué par la réforme de l’institution judiciaire de notre pays, eu égard à l’état de délabrement dans lequel le système judiciaire a fonctionné depuis l’accession de la Guinée à l’indépendance.

En outre, la gravité exceptionnelle des crimes perpétrés, la nature et l’ampleur du nombre de victimes et de témoins, de même que le statut et les rôles des personnes inculpées et la complexité du dossier pénal ont poussé le pool des magistrats instructeurs à travailler avec prudence et patience. Les difficultés humaines et matérielles rencontrées sont tout aussi considérables.

La saisine de la Cour Suprême dans le cadre d’un pourvoi en cassation introduit aux fins de requalifier les crimes de droit commun, retenus dans l’ordonnance de renvoi, en crimes contre l’Humanité a duré trois ans.

Il nous appartient désormais, de créer les conditions matérielles, logistiques, techniques et sécuritaires pour la tenue effective de ce procès dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, cadre naturel indiqué pour l’organisation d’un procès de cette envergure.

Chers concitoyens,

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à confirmer l’engagement de Monsieur le Président de la République, du Gouvernement de la République, qu’aucun crime de ce genre ne doit rester impuni. Nous devons cela à la mémoire de toutes les victimes et à la dignité humaine des familles concernées.

A cet égard, il est heureux de noter, que la justice guinéenne bénéficie en ce moment même de la coopération technique des Nations Unies visant à procéder à la fouille des charniers dont l’existence est liée aux tragédies du Camp Boiro, aux évènements tout aussi tragiques de juillet 1985 et de janvier 2007, afin de permettre aux parents des victimes de les identifier et permettre à la Nation de leur accorder une sépulture digne.

Mes chers Concitoyens,

Notre priorité est de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale à travers une justice au service de la vérité.

Aussi, mon Gouvernement réaffirme-t-il solennellement que tous les auteurs des injustices commises à l’occasion de ces évènements tragiques du stade du 28 septembre seront jugés et les victimes indemnisées à la hauteur des préjudices qui leur ont été causés.

Ce procès sera, nous l’espérons, et nous nous y engageons fermement, une occasion de rendre justice aux victimes, de relever concrètement le défi contre l’impunité pour construire durablement en Guinée, un modèle démocratique ancré sur les valeurs et les principes de l’Etat de Droit.

Je vous remercie !

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Justice : le procès des présumés assassins d’Elhadj Doura s’ouvre le 30 septembre

26 septembre 2019 à 19 07 08 09089
Feu Elhadj Doura

L’enlèvement suivi de l’assassinat d’Elhadj Abdourahmane Diallo, plus connu sous le nom d’Elhadj Doura, en décembre 2017, avait ému l’opinion nationale et relancé le débat sur l’insécurité galopante dans notre pays. Le procès des présumés auteurs de ces faits va s’ouvrir ce lundi, 30 septembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn, a appris Guineematin.com d’une source proche du dossier.

Sidy Souleymane N’Diaye, procureur de la République près le tribunal de Dixinn

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye, le jugement de ce dossier va débuter ce lundi. Le présumé cerveau de l’enlèvement, et de l’assassinat du vieil homme, est un certain Elhadj Mamadou Diallo. Il sera jugé avec 19 autres personnes pour des faits d’enlèvement, de séquestration et d’assassinat, a précisé le Procureur.

Pour rappel, Elhadj Doura était un opérateur économique, âgé de 85 ans, enlevé au petit matin du 03 décembre 2017, au quartier Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Ses ravisseurs avaient par la suite exigé le payement d’une rançon pour sa libération.

Selon nos informations, d’importantes sommes d’argent avaient versées aux kidnappeurs, sans jamais que le vieil homme ne recouvre la liberté. Pire, il avait trouvé la mort dans les mains de ses ravisseurs qui l’avaient transféré de Conakry à Forécariah où ils l’avaient enterré en brousse.

Après les enquêtes de la gendarmerie nationale, des suspects avaient été mis aux arrêts. Ce qui avait permis, de fil en aiguille, de comprendre leur mode opératoire, digne du cinéma hollywoodien. Elhadj Doura avait été finalement inhumé dignement le 13 mai 2018 à Bindy, dans la préfecture de Dalaba.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

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Condamnation de 4 opposants à un 3ème mandat à Macenta : voici la réaction de leur avocat

24 septembre 2019 à 16 04 46 09469

Au lendemain de la condamnation de quatre opposants à un troisième mandat à Macenta, leur avocat a réagi ce mardi, 24 septembre 2019, à cette décision du tribunal de première instance de la ville. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, maître Salifou Béavogui a salué la remise en liberté de ses clients, avant d’annoncer qu’il va interjeter appel contre la décision pour éviter que leurs casiers judiciaires ne soient salis.

Maître Salifou Béavogui, avocat des opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé

« Je suis très content du fait qu’ils soient libérés dans le cadre d’un procès équitable. Pour nous, l’objectif était d’obtenir leur libération. Cet objectif est atteint. Cependant, je compte interjeter appel contre la décision du tribunal afin de maintenir les casiers judiciaires de mes clients vierges. La vérité des faits prouve en réalité qu’on ne devait même pas les condamner. Mais, il fallait coûte que coûte prononcer une condamnation pour faire croire aux gens qu’il y a eu infraction, alors que dans la logique il n’y a rien », a déclaré l’avocat.

A rappeler que Jean Pévé Goepogui, Mamady Camara, Koma Guilavogui et Robert Kaliva Guilavogui, tous membres du mouvement « Elazologa Atebein », ont été condamnés hier, lundi, au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens chacun. Ils ont été reconnus coupables de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, coups et blessures volontaires et destruction de biens publics.

Cela, suite à leur appel à une manifestation de rue le jeudi, 19 septembre 2019, contre le projet de nouvelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha C ondé ». Les forces de l’ordre qui ont interpellé les quatre personnes avaient étouffé la manifestation.

De retour de Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Macenta : les 4 opposants à un 3ème mandat condamnés à payer une amende

23 septembre 2019 à 18 06 58 09589

Le procès des quatre membres du mouvement « Elazologa Atebein » qui signifie ça ne marchera pas (allusion faite au projet de nouvelle constitution) a pris fin dans l’après-midi de ce lundi, 23 septembre 2019, à Macenta. Le tribunal a condamné les quatre opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé au payement d’une amende de 500 mille francs chacun, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est sans avocats que Jean Pévé Goepogui, Mamady Camara, Koma Guilavogui et Robert Kaliva Guilavogui ont comparu devant le tribunal de première instance de Macenta. Ils ont tous rejeté en bloc les accusations de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, coups et blessures volontaires et destruction des biens publics.

Pendant les débats, les prévenus ont tenté de prouver leur innocence, alors que le ministère public soutenait le contraire. Dans ses réquisitions, le procureur, Abdoulaye Babady Camara, a sollicité la condamnation des quatre prévenus à 6 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende d’un million de francs chacun.

Après le délibéré, le tribunal a reconnu Pévé Goepogui et Mamady Camara, coupables de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique ; Robert Kaliva Guilavogui, coupable de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics ; et Koma Guilavogui, coupable de coups et blessures volontaires sur la personne de Sakir Kaba (contre lequel il s’est battu).

La juridiction a condamné chacun d’eux au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens, ordonné la confiscation des 3 T-Shirts du mouvement « Elazologa Atebein » qu’ils portaient, ordonné la libération des quatre jeunes et la restitution de leur motos qui étaient mises sous scellés. Les opposants à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen ont pu donc regagner leurs domiciles après quelques jours de détention.

Trois d’entre eux ont été interpellés le jeudi dernier et le quatrième le lendemain, en raison de leur décision d’organiser une marche pacifique dans la ville de Macenta, pour protester contre le changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir et « les promesses non tenues du président Alpha Condé ». La manifestation avait été empêchée par les forces de l’ordre, qui ont procédé à ces interpellations.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/66689087

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Un étudiant guinéen kidnappé en Egypte : son frère interpelle les autorités guinéennes

23 septembre 2019 à 14 02 34 09349
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen enlevé au Caire (Egypte)

Mohamed Bilal Bah, 34 ans, étudiant guinéen en Egypte, a été enlevé dans la nuit du lundi au mardi, 10 septembre 2019, à son domicile, au Caire. Deux semaines après, il reste sans nouvelles. Inquiet, son frère aîné interpelle les autorités guinéennes sur cette situation. Aboubacar Bah l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 23 septembre 2019, à Conakry.

Selon lui, son jeune frère est parti en Egypte en 2010, dans le but de poursuivre ses études. Il vit dans la capitale (Caire) avec son épouse et ses enfants. Et, c’est là qu’il a été enlevé nuitamment par des hommes non identifiés. « Selon ce que sa femme Mariama Diallo nous a dit, ce sont trois personnes qui sont venues le chercher aux environs de 1h30 minutes du matin à son domicile, au Caire. Ils ont frappé à sa porte pendant 20 minutes environ, avant de la défoncer pour entrer. Quand ils sont entrés, deux des trois personnes lui ont demandé c’est toi Mohamed Bilal Bah ? Il a répondu par l’affirmative.

Ensuite, ils lui ont demandé où se trouvait son ordinateur, ils ont pris son ordinateur, son téléphone portable et lui-même. Il (Mohamed Bilal Bah) leur a dit de lui laisser le temps au moins pour qu’il se rhabille, ils ont refusé. Depuis qu’il a été enlevé à une heure et quelques minutes du matin, il y a aujourd’hui 15 jours, on n’a aucune nouvelle de lui à ce jour. On ne sait pas s’il est dans un commissariat, on n’a aucune nouvelle de lui. Cela, en dépit de toutes les recherches menées aussi bien par sa femme que par l’ambassadeur de Guinée en Egypte », a-t-il indiqué.

Aboubacar Bah, frère de Mohamed Bilal Bah

Aboubacar Bah pense que son frère est toujours en vie et qu’il est retenu en otage. C’est pourquoi, il appelle à une plus grande implication des autorités guinéennes pour aider à le retrouver. « Notre frère est en Egypte dans le cadre des études. Il ne fait rien d’autres là-bas qui pourraient le mettre en mal avec les autorités égyptiennes. Il est Egypte depuis 9 ans, jusque-là, jamais il ne nous a été dit qu’il a commis une infraction dans ce pays. Il y est avec sa femme et ses trois garçons. Nous exhortons le gouvernement guinéen à tout mettre en œuvre pour que nous puissions retrouver Mohamed Bilal Bah.

Nous pensons que jusque-là, notre frère est en vie et qu’il serait toujours entre les mains de ses ravisseurs. Nous prions le gouvernement guinéen à nous aider à le retrouver. Mohamed Bilal Bah est à 100% guinéen. Il est né en Sierra-Léone, mais il a commencé les études franco-arabes ici en Guinée, avant d’aller en Egypte où il poursuit ses études supérieures depuis fin 2010. Nous exhortons le gouvernement guinéen, le président de la République ou toute personne ressource à nous aider à retrouver saint et sauf Mohamed Bilal Bah », a-t-il exhorté.

Monsieur Bah en profite pour prier toute personne qui aurait des nouvelles de son jeune frère d’appeler les numéros : 015 52 72 99 88 (contact Egypte) et 00224 623 48 71 84 (contact Guinée).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cinq motos détournées à Conakry : l’auteur présumé devant la justice

13 septembre 2019 à 8 08 03 09039
image d’archive

Le procès d’un jeune Abdourahmane Baldé s’est poursuivi hier, jeudi 12 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi par Elhadj Mamadou Diallo, qui l’accuse d’avoir détourné cinq motos lui appartenant. Cette audience a été consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon nos informations, le prévenu Abdourahmane Baldé et le plaignant
Elhadj Mamadou Diallo étaient des amis intimes. C’est alors qu’Abdourahmane Baldé a proposé à son ami un projet relatif à l’achat de motos qu’il allait remettre à des personnes crédibles pour en faire des taxis. Ce qui devait rapporter de l’argent au propriétaire des motos. Séduit par l’idée, Elhadj Mamadou Diallo aurait pris des crédits auprès d’autres personnes pour acheter 5 motos. Il les a mises toutes à la disposition de son ami Abdourahmane Baldé.

Mais, quelques temps après, ce dernier a commencé par couper les recettes journalières des cinq motos. Finalement, il a détourné les 5 engins pour aller se « reposer » dans un hôtel à Labé. Mais, grâce à la collaboration des services de sécurité de Conakry et ceux de Labé, il a été arrêté et transféré à Conakry où il a été placé sous mandat le 17 janvier 2019.

Se prononçant sur ce dossier, le procureur Ibrahima Sory Touré a, dans ses réquisitions, indiqué que le prévenu s’est rendu coupable d’abus de confiance, une infraction punie par l’article 428 du code pénal guinéen. « Il détient les motos et il refuse de les restituer. Il est de mauvaise foi. Depuis le début de cette affaire, la partie civile a fait beaucoup de démarches pour que l’affaire soit traitée à l’amiable afin de préserver leur amitié. Mais, il n’a pas accepté. Ses faits et agissements tombent sous le coup d’abus de confiance. C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en le condamnant à 3 ans d’emprisonnement ferme et à 5 millions d’amende », a requis le procureur.

De son côté, l’avocat de la partie civile, maître Amadou Sow, dira que son client a fait beaucoup de démarches qui ont conduit à de dépenses énormes. Selon lui, le prévenu ne s’est pas seulement contenté de détourner les motos et les recettes qu’elles généraient. « Il inventait aussi des pannes alors que les motos étaient des engins neufs. C’est pourquoi, je vous demande de le condamner au payement des motos et des recettes détournées à hauteur de 145 577 000 francs guinéens. Pour les dépenses menées pour aboutir à son arrestation, à 11 520 000 francs guinéens ; et, à 15 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Puis, ordonnez la saisine conservatoire sur l’ensemble des biens du prévenu », a sollicité l’avocat dans ses plaidoiries.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 10 octobre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Éboulement de Kankan-Coura : le conseil du quartier suspendu, les éco-gardes épinglés….

12 septembre 2019 à 18 06 27 09279

Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans une mine d’or le vendredi, 6 septembre 2019, et qui a coûté la vie à six femmes, des têtes commencent à tomber dans la commune urbaine de Kankan. Le conseil du quartier de Kankan-Coura a été suspendu par le préfet Aziz Diop pendant que plusieurs personnes ont été entendues dans cette affaire qui a endeuillé plusieurs familles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le décès de six femmes lors d’un éboulement dans une mine d’or a créé une vive émotion à Kankan. Une semaine après le drame, le préfet Aziz Diop a animé une conférence de presse ce jeudi, 12 septembre 2019. La démarche visait à partager les informations relatives à cet éboulement meurtrier, notamment des suspensions, des dénonciations et des cas de personnes entendues par les services de sécurité.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon monsieur Diop, un comité d’urgence avait été aussitôt mis en place. Au terme des investigations, des sanctions ont été infligées aux responsables locaux. « Nous irons jusqu’au bout. La première sanction administrative, c’est la suspension de tout le conseil du quartier Kankan-Coura, parce qu’on a les preuves de leur responsabilité et leur complicité. Le responsable de l’éco-garde nous a dit qu’il était dépassé par les événements. A chaque fois qu’une femme se faisait arrêtée, c’est le chef de quartier qui venait plaider. Lui et le responsable des jeunes, ils ont même pris des engagements », a dévoilé le préfet.

Par ailleurs, Aziz Diop a laissé entendre qu’une trentaine de personnes doivent être entendues par la police et la gendarmerie. « Tous les neufs membres du conseil de quartier, le chef des Donzo, l’imam, le secrétaire général du RPG à Kankan-Coura… C’est ce dernier qui organisait les femmes à descendre dans la mine. Donc, ça c’est 11 personnes qui sont à la disposition de la police. Au niveau de la gendarmerie, les chefs garagistes et menuiseries qui ont leurs ateliers auprès de la mine ont reçu des convocations. Les maris et parents des six victimes vont être écoutés pour savoir comment leurs femmes sont sorties à 4h du matin pour aller dans la mine. Donc, c’est une brochette d’une trentaine de personnes qui est entendue en ce moment par les services de sécurité. L’enquête n’est pas encore finie », a-t-il fait savoir.

En outre, le préfet a dit que les éco-gardes (les conservateurs de la nature, ndlr) vont être relevés de leurs fonctions et poursuivis en justice. « Comment les femmes peuvent exploiter la mine si les éco-gardes faisaient leur travail ? Donc, nous allons les relever tous de leurs fonctions, les changer et les poursuivre. Parmi ces éco-gardes, on dit qu’il y a cinq dames qui sont des nourrices, il y a d’autres qui sont des invalides. Il faut qu’on arrête de mentir à notre pays. On vous recrute, vous restez à la maison faire des enfants, pendant que notre environnement se dégrade », a-t-il déploré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Justice : le migrant retourné, le coffre-fort et les 48 millions de francs

11 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Après avoir longtemps séjourné en Algérie et au Maroc dans le but de se rendre en Europe, le jeune Ousmane Bangoura s’est vu dans l’obligation de rentrer en Guinée. Aussitôt revenu, ce rescapé du Sahara et de l’enfer maghrébin, s’est retrouvé à la maison centrale de Coronthie, accusé d’abus de confiance et de vol sur un montant de 48 millions de FG par son ancien associé, Mohamed Lamine Cherif, frigoriste au quartier Dixinn. Son procès s’est ouvert ce mercredi, 11 septembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ousmane Bangoura a répondu aux questions du juge au tribunal de Dixinn dans une affaire d’abus de confiance et de vol présumés de 48 millions de FG. Ces infractions auraient été commises en 2018. Après son retour au pays, Ousmane Bangoura été mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt le 23 juillet 2019.

A la barre, le jeune homme a nié en bloc les faits articulés contre lui. « Je vendais dans son magasin des congélateurs et je lui rendais l’argent. Il me paye 200 mille francs guinéens par mois. On a travaillé un an et quelques mois ensemble. Un jour, il m’a accusé de vol d’une bouteille de gaz. Il y a eu altercation entre nous. Cela m’a poussé à quitter le magasin. Je suis allé au village, à Coyah. Après, je suis allé en aventure. Je suis allé au Mali, puis en Algérie et après au Maroc.

Trois semaines après mon arrivée en Algérie, c’est ma maman qui m’a appelé pour me dire que Mohamed Lamine Cherif est venu lui dire que j’ai volé son argent qui se trouvait dans son coffre-fort. Or, moi je n’ai jamais touché à son coffre fort, je n’ai jamais déposé de l’argent là-bas, et il ne m’a jamais remis les clefs de son coffre-fort. Comme je n’ai pas pu traverser pour aller en Europe, je suis revenu en Guinée. C’est ainsi qu’il m’a mis aux arrêts. Mais, je ne connais rien dans cette affaire », a-t-il insisté.

De son côté, le plaignant Mohamed Lamine Cherif soutient mordicus que c’est Ousmane Bangoura qui a pris son argent en défonçant son coffre-fort. « Son rôle, c’est de venir ouvrir le magasin. Il est venu prendre la clef chez sa tente où on confie la clef pour aller ouvrir le magasin. Ce jour, il est venu prendre la clef à 7 heures. Il est allé ouvrir le magasin. Il a gâté le coffre-fort à l’aide d’un tournevis. Il a pris les 48 millions de francs guinéens. Il était avec quelqu’un qui confectionne les clefs-minutes. Il a refermé le magasin et il a voyagé avec son compagnon », a expliqué le plaignant.

Poursuivant sa narration des faits, Mohamed Lamine Cherif dira que c’est un peu plus tard qu’il va découvrir la « supercherie ». « Je suis venu à 8 h 30. J’ai trouvé que le magasin est fermé. Je suis allé chercher la clef là où on a l’habitude de la confier. La dame me dit qu’Ousmane Bangoura est venu prendre la clef le matin et il l’a ramenée aussitôt. J’ai pris la clef, je suis allé ouvrir le magasin et j’ai trouvé que le coffre-fort est gâté. J’ai attendu Ousmane Bangoura jusqu’à 11 heures. Il n’est pas venu. C’est par après que les gens m’ont dit qu’il est parti à son village, à Coyah ».

Pour ce qui est de leurs relations avant qu’on en arrive là, le plaignant a fait savoir que pendant les deux ans qu’ils ont travaillé ensemble, son employé ne l’a jamais volé de l’argent. « On a travaillé ensemble pendant 2 ans. Mais, il ne m’a pas volé de l’argent, et je ne lui ai jamais donné les clefs du coffre-fort. Seulement, il m’a volé une bouteille de gaz. Sept mois après ce vol, il est venu défoncer le coffre-fort pour prendre ce montant de 48 millions de francs guinéens. Et, il a voyagé sans me dire au revoir », a-t-il ajouté.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar 1 Bah, après avoir relaté les faits, a dit que les infractions d’abus de confiance et de vol ne sont pas établies a l’encontre du prévenu. « Dans cette affaire, il n’y a pas eu d’abus de confiance parce qu’il n’y a pas eu remise de l’argent ou d’un bien que le prévenu a refusé de rendre. Donc pour l’abus de confiance, le ministère public demande de le relaxer pour délit non établi. En ce qui concerne le vol, il est difficile de défoncer un coffre-fort le matin à Dixinn sans que cela ne retienne l’attention des gens.

L’effraction d’un coffre-fort demande beaucoup d’efforts. Donc, le ministère public ne peut pas imputer ce vol à Ousmane Bangoura. La partie civile elle-même a dit qu’elle n’a jamais remis la clef du coffre-fort à Ousmane Bangoura. C’est pourquoi, le ministère public vous demande de relaxer purement et simplement Ousmane Bangoura pour délit non constitué », a dit le procureur.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 septembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Conakry : un homme d’affaires jugé dans une affaire de faux visas pour le Canada

6 septembre 2019 à 13 01 20 09209

L’homme d’affaires, Ibrahima Amadou Diallo, a comparu hier, jeudi 5 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour trafic illicite de migrants. La plaignante, madame Kadiatou Diallo, accuse le prévenu de lui avoir soutiré la somme de 60 millions 945 mille FG pour un voyage pour le Canada. Dépossédée de son argent sans jamais voyager, la jeune dame a finalement porté plainte, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Appelé à la barre, Ibrahima Amadou Diallo a reconnu avoir reçu le montant de 60 millions 945 mille francs guinéens des mains de la plaignante. Mais, il accuse ses collaborateurs basés en Allemagne de l’avoir trompé en confectionnant de faux visas. « J’ai effectivement reçu ce montant. J’ai transféré l’argent chez mes correspondants Burundais qui sont basés en Allemagne. Ils m’ont envoyé

5 passeports contenant de faux visas. Cette dame (la plaignante, ndlr) devrait aller au Canada. Mais, le visa était faux. C’est pourquoi je lui demande de m’accorder un délai de 3 mois pour restituer son argent », a-t-il laissé entendre.

Kadiatou Diallo dira pour sa part que c’est la première fois que le prévenu reconnaissait son tort. « C’est aujourd’hui qu’il a avoué que le passeport et le visa étaient faux. Il m’a toujours dit que c’est la société DHL qui a confisqué les passeports en plaçant comme argument que seules les ambassades peuvent délivrer un visa entre un pays et un autre. Mais, il ne m’a jamais dit que le visa était faux. Il m’a même envoyé une vidéo du passeport contenant le visa. Mais, c’est aujourd’hui qu’il me dit que c’est faux » a raconté la victime.

Plus loin elle précise que lorsqu’elle a remis le montant à Ibrahima Amadou Diallo, ce dernier est allé rester longtemps en Guinée Bissau avant de rentrer à Conakry. « Et lorsqu’on l’a mis aux arrêts, il a fait trois fois un engagement pour me rembourser. Mais, il n’a jamais respecté son engagement. Donc, moi je réclame l’intégralité de mon argent », a-t-elle ajouté.

Après les explications de la victime, le président du tribunal, Thierno Souleymane Barry va faire constater qu’elle a aidé le prévenu dans son action. « Est-ce que le prévenu est un Consul ? Travaille-t-il dans une ambassade? ».

Après avoir répondu à ces questions par la négative, le juge conclure en ces termes : « cela veut dire que vous saviez qu’il n’a ni la qualité, ni le pouvoir de vous faire voyager. Donc vous-mêmes, vous l’avez aidé à commettre cette infraction. Et on pouvait vous poursuivre pour avoir aidé quelqu’un à la réalisation d’une infraction ».

En guise de réponse, Kadiatou Diallo fera savoir que par le passé, Ibrahima Amadou Diallo avait fait voyager beaucoup de personnes. « Donc, je ne savais pas qu’il était incapable de m’aider, surtout qu’il m’a dit qu’il est président directeur général d’une structure de la place. Ensuite, j’ai eu confiance en lui du fait que c’est ma propre tante et un autre jeune qui m’ont mis en contact avec lui », a-t-elle indiqué.

Le procureur Boubacar l Bah va à son tour demander à Ibrahima Amadou Diallo comment il compte maintenant rembourser ce montant. « Je vous prie de me mettre en liberté et me donner un délai de 3 mois. Je suis un homme d’affaires. Dans trois mois, je vais la rembourser ». Une réponse appuyée par maitre Macky Touré, avocat de la défense.

Mais, la plaignante va juger ce délai très long. « Accordez-lui un délai d’un mois », a rétorqué Kadiatou Diallo.

Dans la foulée, maître Macky Touré va demander au tribunal d’accorder la liberté à son client avant de renvoyer le dossier. Une demande rejetée en bloc par le Procureur qui dira qu’une fois libre, le prévenu va encore aller en Guinée Bissau pour ne plus revenir »

Finalement, le tribunal va accorder la liberté assortie du payement de 50 millions de francs guinéens pour la garantie de sa représentativité. Malheureusement, le prévenu n’a pu payer ce montant. L’affaire a été renvoyée au 12 septembre 2019 pour réquisitions et plaidoiries.

Ibrahima Amadou Diallo, placé sous mandat de dépôt le 6 août 2019, va continuer son séjour du coté de la maison centrale de Coronthie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. :620 589 527/654 416 922

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Conakry : jugé pour menace de mort, Karifa Kourouma dit être victime de maraboutage

5 septembre 2019 à 12 12 49 09499
image d’archive

Le jeune Karifa Kourouma est jugé au tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits de menace de mort et injures à l’encontre de son cousin, le Commandant Alsény Marcus Camara. Le prévenu a reconnu les faits à la barre hier, mercredi 04 septembre 2019. Mais, Karifa Kourouma dit être victime de maraboutage qui fait qu’il s’en prend inconsciemment aux membres de sa famille, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits de menace de mort et injures pour lesquels Karifa Kourouma est jugé se sont produits à la fin du mois de juillet 2019 au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Arrêté et placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Coronthie le 2 août 2019, le jeune homme a comparu ce mercredi pour répondre de ses actes.

Appelé à la barre, le Commandant Marcus Camara est revenu les faits qui l’ont conduit à porter plainte contre son cousin. « Le père Karifa est mon oncle paternel. Mais, Karifa ne fait que lancer des injures à l’encontre de la famille. Ensuite, il menace de mort tout le quartier et toute la famille avec un couteau ou parfois avec une machette. Ce jour-là, il est venu avec un couteau. Il a menacé de tuer quelqu’un dans la famille. Tout le monde s’est enfermé dans la maison. Moi, j’étais au service. La famille m’a appelé pour me dire que si je ne viens pas vite, Karifa allait tuer un membre de la famille. Je suis venu à la maison le trouver. Il a proféré plusieurs fois des injures à mon encontre. Il a proféré des menaces de mort à mon encontre, à l’encontre de ma mère et de toute la famille. C’est dans ces conditions que j’ai réussi à mettre main sur lui et je l’ai déposé à la Direction de la Police Judiciaire », a-t-il expliqué.

Selon le commandant Marcus Camara, Karifa Kourouma fait semblant d’être mentalement malade au moment où il agresse les gens. « Il fait semblant d’être fou en s’attaquant aux gens. Or, il va librement à son service et il revient tranquillement. C’est lorsqu’il arrive au quartier, et surtout dans la famille, qu’il se comporte comme un fou en menaçant tout le monde avec un couteau ou une machette », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le prévenu a laissé entendre que c’est indépendamment de sa volonté qu’il est en train de menacer sa famille, évoquant un problème de maraboutage. « C’est quelque chose qui vient en moi. Je menace la famille indépendamment de ma volonté. C’est au tour d’une affaire domaniale qu’on m’a marabouté. Je lance ces injures et ces menaces sans me rendre compte. Ces gens veulent tout simplement que je quitte la concession familiale », soutient-il.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar l Bah, dira que « les faits sont constants dans cette affaire ». Selon lui, « le prévenu a insulté et menacé de mort non seulement le commandant Alsény Marcus Camara, mais aussi tous les autres membres de la famille. C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de la prévention de menace et injures en le condamnant à 5 mois d’emprisonnement », a requis le procureur.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mercredi 11 septembre 2019.

A suivre!

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Contrôle judiciaire de Aboubakr : les associations des médias dénoncent

3 septembre 2019 à 12 12 32 09329
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM

Déclaration : C’est avec regret et frustration que nous constatons le maintien, en toute impunité, de la mise sous contrôle judiciaire de Aboubakr, Directeur Général de la radio Lynx fm par un juge du tribunal de première instance de Kaloum, ce cas s’ajoute à celui de Lansana Camara, Directeur de publication du site conakrylive.info, également sous contrôle judiciaire, sans oublier le procès en cours de Mohamed Bangoura, Directeur de publication du site mosaiqueguinee.com etc.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée rappellent que nul n’est censé ignorer la loi et à une loi injuste, nul n’est censé l’obéir. Fortes de ces deux principes généraux en matière de droit, les organisations professionnelles de médias en Guinée disent non à cette violation flagrante et ce piétinement de la loi 002 portant « liberté de la presse en Guinée ».

Il convient d’ailleurs de rappeler à l’intention de l’opinion nationale et internationale que suite à plusieurs investigations menées par nos soins, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute quant à la non publication dans le journal officiel de la République de la loi 037 portant cyber-sécurité et protection des données à caractère personnel d’où sa nullité et son inopposabilité face aux citoyens. Ceci nous ramène de facto à une double violation de la loi puisque celle portant sur la liberté de la presse en est également victime de la part du même juge et du même tribunal. A cet effet, nous comptons saisir le conseil supérieur de la magistrature par une plainte régulière en bonne et due forme avant d’interpeler la Cour Suprême à travers sa chambre administrative pour le fait de nullité de cet acte du juge d’instruction.

A ce stade, nous pensons que l’opinion a grand besoin de connaitre l’identité de ces juges qui se prêtent à ces pratiques liberticides et rétrogrades.

En conclusion, les organisations professionnelles de médias en Guinée informent l’opinion qu’elles s’opposeront de la manière la plus catégorique dès ce mercredi à cette injustice qui n’a que trop durée.

Elles invitent toutes la presse nationale à se présenter ce mercredi dès 8h00 au tribunal de première instance de Kaloum pour venir signer l’acte de présence car, dorénavant, nous serons tous sous contrôle judiciaire. Que les registres soient donc nombreux et spacieux, il y aura beaucoup de signatures.

La presse mérite mieux !

Ont signé

URTELGUI, AGUIPEL, AGEPI, REMIGUI, APAC, SPPG, UPLG, UFSIG, AJPRG, l’UPF

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AVIS D’APPEL D’OFRES PUBLIC POUR LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT

2 septembre 2019 à 6 06 02 09029

Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un Don de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) d’un montant de 30 millions $ US, pour financer le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), en vue de faciliter l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Conakry.

La Société des Eaux de Guinée (SEG) se propose d’utiliser une partie de ce fonds pour effectuer des paiements autorisés au titre du contrat découlant de la consultation concernant le recrutement d’un cabinet de consultants qui aura pour mission d’élaborer le cahier de charges pour l’acquisition d’un système de gestion clientèle.

Les services de consultants (« Services ») comprennent :

  • La rédaction d’un cahier de charges pour l’acquisition d’un système (logiciel et infrastructures réseaux) de gestion clientèle intégré et évolutif, dédié aux services combinés d’eau et d’assainissement,
  • Appui à la SEG pour le choix d’une solution optimale de gestion clientèle et assistance à l’analyse des offres et la négociation du projet de contrat.
  • Appui à la SEG pour la supervision de l’installation et la réception finale des produits (logiciels et infrastructures réseaux).

La Société des Eaux de Guinée (SEG) invite les firmes de consultants (« Consultants ») à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Les Consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises et une expérience pertinente pour l’exécution des Services. Les critères pour l’établissement de la liste restreinte sont:

  • la nature des activités du candidat ainsi que le nombre d’années d’expériences (Prospectus, autres documents) ;
  • les qualifications du candidat dans le domaine des prestations et notamment les références concernant l’exécution de marchés analogues dans le domaine des prestations décrites plus hauts en mentionnant les références des dix (10) dernières années pour des prestations similaires. Ces références doivent être certifiées par la fourniture d’attestations dûment signées par le maître d’ouvrage du projet.
  • l’organisation technique et managériale du consultant ou toute information jugée pertinente ;
  • Le classement se fera selon le plus grand nombre de références similaires ;
  • La liste restreinte ne devra pas contenir plus de deux candidats de même nationalité. Le candidat fournira dans son offre les documents administratifs officiels (certificat d’enregistrement ou Kbis) indiquant la nationalité et le capital social du consultant. 

La présente mission sera confiée à un cabinet d’études multidisciplinaires, dotés d’une grande expérience dans la rédaction de cahiers de charges pour la fourniture, l’installation, l’exploitation et la formation du personnel sur le logiciel spécialisé dans la gestion commerciale des services en réseaux (eau & assainissement, électricité, téléphonie, etc…).

Les Consultants peuvent s’associer avec d’autres firmes en vue de renforcer leurs compétences respectives sous la forme d’un groupement solidaire ou d’un accord de sous-traitant.

Un consultant  sera sélectionné sur la méthode de sélection basée sur la qualité et le Coût (SBQC) et conformément aux procédures décrites dans les présents termes de référence et aux politiques de l’IDA énoncées dans les Directives de la Sélection et l’Emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque Mondiale de Janvier 2011 et mises à jour en juillet 2014 ou Règlements de passation des marchés juillet 2016, révisés en novembre 2017, Une liste restreinte de trois (3) bureaux d’études, au minimum sans dépasser six (6), sera établie à l’issue de cet appel d’offres public à manifestation d’intérêt.

Il est porté à l’attention des Consultants que les dispositions du paragraphe 1.9 des « Directives : Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque Mondiale dans le cadre des Prêts de la BIRD et des Crédits et Dons de l’AID° ; relatives aux règles de la Banque Mondiale en matière de conflit d’intérêts sont applicables. Veuillez noter les dispositions additionnelles suivantes relatives au conflit d’intérêts dans le cadre des Services objet de la présente Sollicitation de manifestation d’intérêt :

« Un consultant ne doit soumettre qu’une seule proposition soit à titre individuel ou soit en tant que membre d’un groupement. Si un consultant, y compris un membre d’un groupement, soumet ou participe à plus d’une proposition, toutes ces propositions seront disqualifiées. Toutefois cela ne limite pas la participation d’un consultant en tant que sous-traitant, ou d’un individu en tant que membre d’équipe, à plus d’une proposition lorsque les circonstances le justifient et que cela est autorisé par la Demande de Propositions ».

Les consultants/firmes intéressés peuvent obtenir des informations complémentaires auprès de la Société des Eaux de Guinée (SEG) aux adresses suivantes : Thierno Mamadou Nassirou DIALLO Email : naspetel2007@yahoo.fr, Tél : (+224) 628.51.88.87, S/D Planification des Investissements, Mamadou Samba Boiro Email : mboiro@segguinee.com , Tel: (224) 657.33.00.10, Directeur du Système d’Information de la SEG Sise à Almamya Commune de Kaloum et à l’Unité de Gestion du Projet Sis à Landréah Commune de Dixinn Tel : (224) 621.12.62.38.

Le dossier de manifestation d’intérêt doit être rédigé en langue française.

Les manifestations d’intérêt écrites doivent être déposées à l’adresse ci-dessous en personne ou par courrier, au plus tard le Lundi 30 Septembre 2019 à 10 heures 30 mn. Les offres seront ouvertes le même jour à l’adresse mentionnée ci-dessus à 11 heures 30 mn en un (1) original et en deux (2) copies. à la société des Eaux de Guinée  sis à Almamya, Commune de Kaloum, BP 150 – Conakry, République de Guinée, Téléphone:(+224) 628.51.88.87.

Conakry, le 30 Août 2019

Directeur Général Adjoint chargé des

Infrastructures et du Développement

M. Laye Mamady CHERIF

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Plainte de Thiâ’nguel à la justice de la CEDEAO : voici la réponse du régime d’Alpha Condé

1 septembre 2019 à 15 03 36 09369
Souleymane Thiâ’nguel Bah

La justice guinéenne n’a pas condamné Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel, responsable de la Communication de l’UFDG. Ni au niveau de l’instruction, ni pendant le jugement, il n’a été établi que le nommé Thianguel (qui avait été poursuivi et condamné) est le même que Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel. D’ailleurs, les deux (Thiâ’nguel et Thianguel) n’ont pas la même orthographe. Donc, la justice guinéenne a condamné Thianguel (qu’elle n’a pas pu identifier) et non Souleymane Bah dit Thiâ’nguel…

C’est à peu près l’idée de la réponse de l’agent judiciaire de l’Etat guinéen, à la plainte déposée à la justice de la CEDEAO par Souleymane Thiâ’nguel Bah, ancien Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG pour réclamer justice suite à sa surprenante condamnation par le TPI de Dixinn, le mardi 09 janvier 2018.

Rappel des faits

Après sa grâce présidentielle et dénoncé (avec Tibou Kamara et Diallo Sadakadji sur RFI) avant de le faire poursuivre et condamner suite à la tentative avortée d’un coup d’Etat présumé, le 19 juillet 2011- le vice-président de l’UFDG a été accusé de vouloir déstabiliser le parti et y a été alors exclu, le jeudi 04 février 2019. Furieux et convaincu de pouvoir transformer la sympathie de certains de ses compatriotes en soutien politique, Bah Oury (qui est un des fondateurs de l’UFDG) a refusé la décision du parti et décidé de se rendre à la réunion hebdomadaire du bureau exécutif national qui devait se tenir au lendemain de son exclusion.

Ainsi, dans l’après-midi de ce vendredi 05 février 2016, le vice-président exclu est arrivé au siège de l’UFDG avec quelques proches et un journaliste de Guineematin.com qui avait passé la journée à ses côtés. Et, comme on pouvait s’y attendre, le portail du parti lui a été fermé. Mais, il a voulu forcer l’entrée. Ce qui a entraîné un affrontement entre ses partisans et les agents chargés d’assurer la sécurité du siège. Dans cet imbroglio, une balle a été tirée d’on ne sait où et a atteint Elhadj Mohamed Koula Diallo, un des journalistes qui étaient venus couvrir cet attendu bras de fer. Le journaliste rendra l’âme peu après. Et, le monde sera surpris de découvrir son corps à la morgue de l’hôpital national Donka, à cause d’un simple malentendu entre dirigeants d’un parti politique.

Qui a tué Mohamed Koula Diallo ?

Peu après cet incident, l’UFDG a sorti un communiqué pour accuser Bah Oury d’agression et d’être l’auteur du tir qui a tué le journaliste. Le vice-président exclu réagira avec plus de virulence en retournant cette accusation de meurtre du journaliste à l’UFDG. Bah Oury ajoutera d’ailleurs que c’est lui qui était visé par la balle et portera plainte pour tentative d’assassinat. Une vingtaine d’agents de la sécurité du parti seront emprisonnés et un d’entre eux (Mamadou Saïdou Bah) y perdra la vie. Mais, rien n’a été retenu contre aucun d’entre eux. Même Amadou Sow et Alghassimou Keita (les deux agents de la sécurité de l’UFDG qui étaient encore en détention) ont été acquittés puisque RIEN n’a été retenu contre eux par le tribunal.

D’ailleurs, au cours des différentes audiences, le débat n’a jamais porté sur le meurtre de ce journaliste ; mais, sur la tentative d’assassinat de Bah Oury. Autrement écrit, le meurtre de notre confrère était devenu secondaire, mis entre parenthèses. Et, le problème qui a focalisé tous les débats était la tentative présumée de tuer l’ancien vice-président de l’UFDG.

Finalement, le tribunal de première instance de Dixinn ne condamnera aucun coupable du meurtre du journaliste, Elhadj Mohamed Koula Diallo. Par contre, il a estimé que Thianguel était le complice de ce meurtrier. Il a alors été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui…

Qui est ce mystérieux Thianguel ?

Dans sa défense face à la plainte de Souleymane Thiâ’nguel Bah à la justice de la CEDEAO, l’avocat qui représente l’agent judiciaire de l’Etat a expliqué que le tribunal criminel de Dixinn avait bien mis devant le nom du condamné Thianguel la mention SAR, qui signifie « Sans Autres Renseignements ». Cela signifie concrètement qu’on n’a JAMAIS su qui était ce Thianguel !

Il importe de rappeler que c’est Bah Oury qui a été le tout premier à révéler l’inculpation de Souleymane Thiâ’nguel Bah, qui est un expert et consultant en communication et qui était au moment des faits Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG. Invité d’une émission de la radio privée « Horizon Fm », l’ancien vice-président de l’UFDG avait alors surpris l’auditoire en annonçant que « même Souleymane Bah, dit Thianguel est inculpé… ». Le journaliste demandera alors s’il s’agissait bien du « tout puissant chargé de communication de l’UFDG », Bah Oury répondra par l’affirmative. Mais, après tout, l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat écrit à la justice de la CEDEAO que Soueleymane Bah n’est pas ce Thianguel que la justice guinéenne a poursuivi et condamné…

Des avocats qui humilient la Guinée à l’étranger

A lire les arguments de Me Joachim Gbilimou, dans sa défense, au nom et pour le compte de l’Agent judiciaire de l’Etat, on a l’impression qu’il a été pris de court et a peut-être dicté quelques phrases à sa secrétaire pour répondre immédiatement à un courrier. Mais, on se rend compte qu’après le délai légal d’un mois pour sa défense, il avait demandé et obtenu un mois supplémentaire pour produire sa défense. Alors, on se demande bien comment est-ce que des préposés d’un Etat peuvent agir, au nom de tout un pays avec une légèreté aussi déconcertante !

Même le nom de Souleymane Bah est quelques fois altéré ! Et, l’étranger qui reçoit ce document (destiné à la justice de la CEDEAO) se demandera si Souleymane est Bah ou bien Diallo. Et puis, comment peut-on bâtir son argument sur la non identification d’un accusé, alors que le plaignant a bien expliqué à l’opinion qui était cette personne.

Pourtant, on apprend que même dans le dossier d’accusation, il était bien mentionné « Thianguel, se disant chargé de communication de l’UFDG ». Sans compter que dans sa lettre du 3 août 2016, adressé au ministre de la justice, Bah Oury avait encore clairement parlé de « Souleymane Bah dit Thianguel, responsable de la communication de Cellou Dalein » qui aurait pris la fuite…

Enfin, invité de l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace Fm, le ministre Cheick Sako, alors en charge de la justice, avait confirmé que ce Thianguel était bien le responsable de la communication de l’UFDG, suite à une question de précision, posée par un des animateurs. D’ailleurs, y a-t-il une foule de personnes qui se font appeler Thianguel dans l’entourage de Cellou Dalein Diallo pour dire qu’on ne parvient pas à identifier cette personne ?

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Ci-dessous, vous pouvez télécharger et lire la défense de l’Agent judiciaire de l’Etat contre Souleymane Thiâ’nguel Bah :

Mémoire en défense de l’Etat guinéen contre Thiâ’nguel

Souleymane Thiâ’nguel Bah
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Justice : le collégien, l’arme et le gendarme

31 août 2019 à 7 07 44 08448
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Poursuivi pour détention illégale d’arme et de munitions, Thierno Macky Fall, domicilié au quartier CBA, dans la préfecture de Coyah, a été entendu au tribunal correctionnel de Mafanco le jeudi dernier, 29 août 2019. Cet élève en classe de 9ème année, âgé de 23 ans, a été mis aux arrêts suite à une dénonciation d’un gendarme qui est son colocataire, a appris Guineematin.com à travers son reporter qui était au tribunal.

Selon nos informations, Thierno Macky Fall est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 8 août 2019. Il est accusé d’avoir détenu illégalement une arme de fabrication locale de calibre 12 ainsi que 3 cartouches soigneusement gardées dans sa chambre. Thierno Macky Fall soutient avoir ramassé l’arme ainsi que les cartouches à 0 h pendant qu’il rentrait d’une veillée.

Appelé à la barre par le juge Amadou Kindy Baldé, le jeune prévenu a expliqué ce qui s’est passé. « Mr le président je ne reconnais pas avoir détenu illégalement l’arme, mais je reconnais qu’elle a été retrouvée dans ma chambre. Il était 0 h quand je quittais là où on veille à la plaque, j’avais une torche, je marchais, la lumière de ma torche s’est pointée sur l’arme ainsi que les cartouches qui étaient attachées à l’arme. J’ai tout ramassé pour envoyer chez moi. J’ai tout gardé dans ma chambre. Deux semaines après, ils m’ont arrêté parce que mon ami qui est gendarme à la BAC 7 m’a dénoncé dans son unité. C’est ainsi que je me suis retrouvé en prison ».

La procureure Joséphine Loly Tinkiano, ne s’est pas laissé convaincre par les explications du jeune homme. Elle va demander au prévenu d’être franc et de dire toute la vérité. « Si vous avez ramassé l’arme, pourquoi ne pas l’avoir déclaré à la gendarmerie ou la police ou bien de le dire à votre ami gendarme qui dort dans la même chambre que vous ? »

Le prévenu va camper sur sa position, arguant qu’il a ramassé l’arme par terre et qu’il avait eu peur de la déclarer pour ne pas qu’on pense du mal de lui.

Des propos balayés d’un revers de main par la procureure. « Vous gardez l’arme durant deux semaines dans votre chambre sans dire à qui que ça soit, sans la rendre et vous nous dites que rien ne motivait cette démarche ? D’accord, vous l’avez ramassée, mais si vous n’aviez pas l’intention d’en faire usage, vous auriez au moins dû le dire à votre ami, de surcroît qui est gendarme. Vous ne l’avez pas fait parce que vous aviez quelque chose derrière la tête », a lancé Joséphine Loly Tinkiano.

Dans ces réquisitions, la représentante du ministère publique va indiquer que la loi sur la détention illégale d’arme est claire avant de demander au tribunal de faire application de la loi. « Malgré qu’il n’ait pas reconnu les faits, mais selon lui, l’arme a été retrouvée dans sa chambre et il l’a gardée durant deux semaines sans la déclarer à la famille, ni à la gendarmerie ou à la police. Nous ne savons pas quelles étaient ses intentions. Mais, la loi LOO8 du 22 juin 1987 est claire sur la détention illégale d’armes. C’est pourquoi Mr le président, le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la culpabilité de détention illégale d’arme. Pour la répression, vous ferez application de l’article 17 de la loi portant sur les armes en le condamnant à 2 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende de 800 mille FG », a-t-elle requis.

Après les réquisitions du ministère public, le juge Amadou Kindy Baldé va demander au prévenu son dernier mot pour sa propre défense. Sans avoir compris le rôle de la procureure, Thierno Macky Fall dira : « monsieur le juge, je regrette mon acte. Mais, je vous demande de diminuer la peine à 6 mois au lieu de 2 ans… ».

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi prochain, 2 septembre 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 623 53 25 04

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Liberté de la presse en danger : ce que Yacine Diallo propose aux journalistes

29 août 2019 à 21 09 02 08028
Boubacar Yacine Diallo, ancien président du Conseil National de la Communication et ancien ministre
Boubacar Yacine Diallo, Journaliste, ancien ministre et ancien président du CNC

Journaliste, écrivain, ancien président du Conseil National de la Communication et ancien ministre, Boubacar Yacine Diallo est très préoccupé par la situation que vivent aujourd’hui les médias guinéens. Après ses récentes sorties à travers des écrits publiés dans la presse, le PDG de la radio Horizon FM a participé à la synergie des médias organisée ce jeudi, 29 août 2019, par les organisations professionnelles de médias du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Il a dénoncé le placement sous contrôle judiciaire des journalistes poursuivis pour délits de presse, mais aussi le fait que les magistrats ignorent la loi sur la liberté de la presse pour utiliser celle sur la cyber-sécurité à l’encontre des hommes de médias

« Je suis singulièrement surpris que ce débat soit rouvert parce que depuis 2010, cette loi existe, les juges l’appliquent, les procureurs aussi. Et je suis étonné que depuis quelque temps, les journalistes subissent plutôt une autre loi. Je suis un peu déçu quand j’ai entendu quelques autorités dire que la loi sur la presse est une loi générale, je pense qu’elles doivent revoir leurs cours de droit. C’est une loi spécifique qui a été appliquée depuis 2010. Et je voudrais rappeler que le CNT a fait dans les formes ce projet de loi, et cette loi a été adoptée par le CNT.

A l’époque, moi j’étais conseiller en communication du général Sékouba Konaté (président de transition d’alors, ndlr). Quand cette loi est venue là-bas, le ministre Tibou a dit que ceux qui ont fait cette loi ont ma confiance. Et j’ai répété la même chose. Donc c’est ainsi que le général Sékouba Konaté a promulgué cette loi, elle a été appliquée jusqu’à maintenant. Que des gens inventent une autre loi et prétendent l’appliquer à la presse, nous disons non. Nous avons dit et répété que les journalistes sont des citoyens sujets de droit, nous sommes prêts à être jugés, mais uniquement que par la loi qui nous concerne », a dit Boubacar Yacine Diallo.

Face à cette situation, ce doyen de la presse guinéenne invite les journalistes à porter plainte désormais contre tout magistrat qui va les poursuivre sur la base d’une loi qui ne soit pas celle portant liberté de la presse en Guinée. « Moi je pense qu’il suffit simplement que les magistrats du siège qui sont réputés indépendants de l’exécutif, ne puissent pas suivre les réquisitions des procureurs, eux, qui dépendent de l’exécutif, du ministre de la justice. Il faut faire la part des choses.

D’ailleurs, ce que je vais suggérer aux journalistes désormais, comme il y a un conseil supérieur de la magistrature, quand un juge fait mal son travail, il faut saisir le conseil supérieur de la magistrature pour que réparation soit faite, pour que ce juge soit condamné. Qu’il subisse la rigueur de la loi parce qu’autant il peut juger, autant il peut être jugé par le conseil supérieur de la magistrature », préconise l’ancien président de l’URTELGUI, qui dit avoir confiance au conseil supérieur de la magistrature.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Guinée : le Directeur de Lynx Fm toujours sous contrôle judiciaire

29 août 2019 à 10 10 50 08508
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le contrôle judiciaire imposé au PDG du groupe de presse Lynx-Lance, Elhadj Diallo Souleymane, pionnier de la liberté de la presse en Guinée, a été levé et notification lui a déjà été faite dans ce sens par le bureau du Doyen des juges d’instruction.

Par contre, contrairement à toutes les assurances de certaines autorités du pays aux dirigeants de ce groupe de presse, la levée du contrôle judiciaire n’est toujours pas notifiée au Directeur Général de la radio, Abou Bakr. Le co-animateur de l’émission Œil de Lynx est ainsi obligé de continuer à se présenter chaque lundi, mercredi et vendredi au tribunal de première instance de Kaloum. Ce qui justifie, s’il en était encore besoin, la synergie des radios et sites d’informations de ce jeudi, 29 août 2019.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les PDG du Groupe Lynx-Lance et Directeur Général de la radio Lynx Fm ne savent toujours pas qui est derrière la plainte qui leur prive aujourd’hui de liberté dans ce pays. Le ministre de la Défense qui avait été accusé a nié être l’auteur et on ne sait toujours pas qui les poursuit !

A rappeler que le régime Alpha Condé refuse aux journalistes l’application d’une Loi Organique spéciale, qui a été votée en 2010 pour favoriser la liberté de la presse en Guinée et leur impose une Loi Ordinaire Générale portant sur la Cyber-sécurité. Ce qui constitue un très grave recul des droits de l’Homme sous ce régime.

LOI SUR LA LIBERTE-DE-LA-PRESSE

Loi sur la cybersecurité

Voulant prolonger son bail à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat légal, le président Alpha Condé a d’abord cherché à anéantir toute opposition dans le pays. Il a imposé des PA militaires dans plusieurs quartiers de la capitale pour réprimer la moindre manifestation de protestation des partis d’opposition et de la société civile. Alors que les répressions des précédentes manifestations sous son règne avaient déjà dépassé cent morts, dont la plupart par balles réelles, avant même le déploiement des militaires armés sur le terrain…

Aujourd’hui, le seul rempart qui persiste à ne pas suivre la vague révisionniste pour ouvrir le boulevard au changement de la Constitution est la presse privée où les acteurs de la société civile et des partis politiques continuent à se relayer pour appeler à la résistance en vue de sauver ce qui reste de la démocratie guinéenne acquise avec d’énormes sacrifices humains et économiques…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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