Lutte contre un 3ème mandat d’Alpha Condé : des blessés par balles et le chauffeur de Hadja Halimatou Dalein libérés

2 avril 2020 à 16 04 45 04454

Le contesté double scrutin législatif et référendaire du 22 mars dernier a fait des morts, des blessés graves, des dégâts matériels et de nombreuses arrestations à travers la Guinée. Cinq personnes, dont des proches de Hadja Halimatou Dalein, épouse du chef de file de l’opposition, ont été mis aux arrêts ce jour funeste et poursuivis par la justice. Leur procès pour outrage à agent a eu lieu dans la journée d’hier mercredi, 1er avril 2020.

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Le député Chérif Diallo sur son incarcération : « nous étions 9 personnes dans une salle non couverte »

2 avril 2020 à 10 10 35 04354

Honorable Mamadou Chérif Diallo

Comme annoncé précédemment, le député de l’UFDG, honorable Chérif Diallo, et 8 autres personnes qui étaient détenus à Gaoual, ont été libérés hier, mercredi 1er avril 2020. Ces 9 opposants au régime d’Alpha Condé ont été interpellés suite aux violences qui ont émaillé le double scrutin législatif et référendaire du 22 mars 2020, dans cette préfecture. Peu après sa libération, le député et maire de la commune rurale de Kounsitel, s’est confié à Guineematin.com sur les conditions de son arrestation et sa détention.

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Guinée : l’encombrante victoire

26 mars 2020 à 9 09 45 03453

Après la fin de la crise actuelle, l’un des nombreux défis auxquels la Guinée sera confrontée sera inévitablement celui du renouvellement de la classe politique. C’est en cela que la remise en cause de la constitution écrite avec le sang des martyrs de la démocratie est une aubaine. Cette remise en cause est une occasion pour faire le tri entre ceux qui ont choisi la Patrie et ceux qui ont privilégié leurs intérêts personnels. Les promoteurs de la nouvelle constitution sont de cette deuxième catégorie. Ils sont majoritairement des militants de la 25ème heure dont le seul objectif est de se remplir les poches.

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Guinée : les cours et tribunaux fermés pour cause de Coronavirus

26 mars 2020 à 0 12 34 03343

Les audiences sont suspendues jusqu’à nouvel ordre dans toutes les juridictions de la Guinée. C’est le ministère de la Justice qui l’a annoncé à travers un communiqué publié ce mercredi, 25 mars 2020. Le département justifie cette décision par la crise sanitaire mondiale liée au Coronavirus.

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Plusieurs morts lors du contesté scrutin en Guinée : les Etats-Unis condamnent et réclament des enquêtes

25 mars 2020 à 13 01 21 03213

L’usage disproportionné et excessif de la force publique (avec un déploiement des policiers, gendarmes et militaires) contre des paisibles citoyens guinéens qui tenaient à empêcher « le putsch constitutionnel » à l’appel du Front international pour la défense de la démocratie continue de susciter des condamnations. Après la France, les Etats-Unis condamnent les tueries des pauvres citoyens et réclament au gouvernement Alpha Condé des enquêtes « rapides et transparentes ».

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Référendum contesté en Guinée : 68,12% de OUI à Yomou (CEPI)

25 mars 2020 à 10 10 45 03453

Le dépouillement et la centralisation des votes sont terminés à Yomou, en ce qui concerne le référendum constitutionnel du dimanche, 22 mars 2020. A l’issue des travaux, la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) a communiqué les résultats. Et, c’est le OUI à la nouvelle Constitution proposée par le président Alpha Condé qui l’emporte avec 68,12% des suffrages, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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Covid-19 : ce que Kassory Fofana et les acteurs impliqués dans la lutte se sont dits

24 mars 2020 à 19 07 52 03523

Actuellement, la Guinée a 4 cas confirmés de Coronavirus ; 1 282 contacts, dont 237 à risque. Les autres sont des voyageurs qui sont venus des pays fortement contaminés. Il y a aussi 247 cas qui ne sont plus suivis ; c’est-à-dire qu’après les 14 jours, ils n’ont montré aucun signe de maladie. Aujourd’hui, il y a 1 034 personnes qui continuent à être suivies, a appris Guineematin.com ce mardi.

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Bantama Sow : « pourquoi les services de défense pourchassent les enfants dans les quartiers ? »

24 mars 2020 à 19 07 07 03073

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports et candidat du RPG Arc-en-ciel à l’uninominal de Mamou

Le contesté double scrutin législatif et référendaire du dimanche dernier, 22 mars 2020, a été marqué par des violences meurtrières, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Au lendemain de ces troubles, le bilan est lourd sur le plan humain, matériel et psychologique. Dans la journée de ce mardi, 24 mars, Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports et candidat à l’uninominal de Mamou du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, a répondu à quelques questions du correspondant de Guineematin.com basé dans la ville-carrefour.

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Guinée : l’impunité quand tu nous tiens !

24 mars 2020 à 9 09 17 03173

Selon le Front national pour la défense de la constitution, depuis le vote du dimanche dernier, 22 mars 2020, il y aurait eu « au moins 11 morts. Des Guinéens qui auraient été liquidés de sang-froid par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger. Et paradoxalement, sous le règne d’un civil. Et de surcroît élu par les mêmes victimes. Même si on nous rétorquera que ce sont des opposants qui sont tués. Mais, à partir du moment où un chef d’Etat est installé dans ses fonctions, tous les citoyens sont égaux devant lui.

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Meurtre de Nassouroulaye Diallo à Cosa : « c’est un agent de l’USSEL qui a tiré sur lui »

23 mars 2020 à 19 07 47 03473

Comme annoncé précédemment, plusieurs jeunes ont été tués à Conakry au cours des violences qui ont émaillé le double scrutin législatif et référendaire du dimanche, 22 mars 2020, contesté par l’opposition. Parmi eux, Elhadj Nassouroulaye Diallo, un jeune homme originaire de Maci, dans la préfecture de Pita. Selon des témoins qui se sont confiés à Guineematin.com ce lundi, c’est un agent de l’USSEL (l’Unité Spéciale de Sécurisation des Elections) qui a tiré sur lui.

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Hafiziou Diallo, tué par balle à Hamdallaye : témoignages de ses proches

23 mars 2020 à 18 06 27 03273

Hafiziou Diallo, un jeune conducteur de taxi moto de 25 ans, est l’une des victimes des violences qui ont émaillé le contesté double scrutin du dimanche, 22 mars 2020, en Guinée. Il a été tué par balle à Hamdallaye, précisément à Gnariwada, en banlieue de Conakry. Un reporter de Guineematin.com s’est rendu au domicile familial du jeune homme, où régnaient émotion et consternation dans la matinée de ce lundi, 23 mars 2020.

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Un jeune tué par balle à Kégneko (Mamou) : la mairie accuse la police

22 mars 2020 à 19 07 13 03133

En marge des élections contestées, suivies de violences, enregistrées ce dimanche, 22 mars 2020, dans la préfecture de Mamou, un jeune mécanicien, âgé de 16 ans, a été fauché par balles à Kégneko, une sous-préfecture située à une cinquantaine de kilomètres du chef lieu de la préfecture de Mamou. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com par l’autorité communale, la victime aurait été tuée par le commissaire de police de Kégneko.

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Télimélé : le bureau du juge de paix attaqué et incendié par des inconnus

22 mars 2020 à 9 09 20 03203

Comme annoncé précédemment, la veille du très constaté double scrutin de ce dimanche a été électrique dans plusieurs localités de l’intérieur de la Guinée. Des routes ont été barricadées et du matériel a été incendié dans plusieurs endroits. Cependant, dans la préfecture de Télimélé, c’est le bureau du juge de paix qui a fait les frais de la colère des opposants au « coup d’Etat constitutionnel ». À la faveur de la nuit d’hier, samedi 21 mars 2020, des individus non encore identifiés ont attaqué et incendié le bureau du juge Yamoussa Conté.

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Asmaou Barry sur la libération des leaders du FNDC : « le droit a fini par triompher »

13 mars 2020 à 19 07 08 03083

Comme annoncé précédemment, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno ont recouvré leur liberté ce vendredi, 13 mars 2020, conformément à l’arrêt de la Cour d’Appel de Conakry, qui a ordonné hier leur libération. Asmaou Barry, épouse d’Ibrahima Diallo, a assisté à la sortie des deux leaders du FNDC de la maison centrale de Conakry. Un moment de joie pour la jeune dame, témoin oculaire de leur « enlèvement » il y a une semaine jour pour jour, à son domicile.

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Conakry : des citoyens réclament plus de 100 millions à « un employé à la Présidence »

13 mars 2020 à 12 12 23 03233

Les débats se sont poursuivis ce jeudi, 12 mars 2020, au tribunal de première instance de Mafanco dans le dossier ministère public contre Mouctar Diallo, poursuivi pour des faits d’escroquerie et d’abus de confiance. Mouctar Diallo, qui se présente comme employé à la Présidence de la République, est accusé d’avoir pris d’importantes sommes d’argent avec de nombreux citoyens à l’effet de les aider à obtenir des visas pour l’extérieur, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Malgré l’arrêt de la Cour d’Appel, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno passent la nuit en prison

12 mars 2020 à 22 10 50 03503

Même si la Cour d’Appel de Conakry a décidé de les remettre en liberté, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno vont passer cette nuit à la maison centrale de Conakry. Et pour cause, les formalités nécessaires pour leur libération n’ont pas pu être terminées avant la fermeture de la maison carcérale, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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2 femmes tuées à Conakry : l’auteur de l’accident à la barre

12 mars 2020 à 12 12 10 03103

image d’archive

Le procès de Saïdou Diallo, un chauffeur qui a tué deux femmes et blessé une autre dans un accident de la circulation à Kaporo, s’est ouvert ce mercredi, 11 mars 2020, au tribunal de première instance de Dixinn. La famille des victimes a dit avoir pardonné au prévenu mais le procureur a réclamé sa condamnation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

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Porto tué au couteau à Bambéto : le tribunal de Dixinn libère sa femme, Mariama Diallo

3 mars 2020 à 12 12 59 03593

La nouvelle de l’assassinat du jeune Alpha Amadou Diallo, connu sous le nom de Porto, en février 2019 à Bambéto, dans la commune de Ratoma, avait suscité l’émoi par son caractère cruel. Accusée d’avoir « égorgé », son mari, Mariam Diallo a été finalement libérée ce mardi, 3 mars 2020, par le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma.

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Nouvelles manifestations annoncées en Guinée : le FNDC appelle les forces de défense et de sécurité à rallier le combat du Peuple

29 février 2020 à 15 03 42 02422

Au sortir de la plénière de ses leaders, dans l’après-midi de ce samedi 29 février 2020, le FNDC a demandé « le départ immédiat et sans conditions de M. Alpha CONDE du pouvoir pour parjure et haute trahison ; la poursuite des manifestations pacifiques sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à la fin de la dictature sanglante en Guinée » et appelé « les forces de défense et de sécurité à rallier le combat du Peuple, seule option qui fonde la légitimité et la légalité de leurs actes »…

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Corruption à la FEGUIFOOT ? Super V tacle Antonio Souaré au tribunal de Kaloum

25 février 2020 à 12 12 16 02162

Antonio Souaré et Salifou Camara Super V

Le dossier judiciaire opposant la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot) à quatre de ses anciens dirigeants s’est ouvert hier lundi, 24 février 2020, au tribunal de première instance de Kaloum. Salifou Camara, connu sous le nom de Super V, ancien président de la Féguifoot ; Ibrahima Blasco Barry, ancien secrétaire général de la Féguifoot ; Aboubacar Morthon Soumah, ancien agent comptable ; et Aly Camara, sont poursuivis pour des faits d’abus de confiance et d’atteinte à l’image d’autrui, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, il est reproché à ces quatre personnes des faits de détournement de fonds, portant sur la somme de 28 milliards francs guinéens pendant la période de 2013 à 2015.

Les prévenus, qui comparaissent libres, ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis en plaidant non coupables à la barre. Ibrahima Blasco Barry se dit être surpris d’être cité dans cette affaire alors qu’il devait être « décoré » pour service rendu à la nation. « C’est avec une grande surprise que je me vois cité dans une affaire de détournement de 28 milliards. Je suis à la fédération depuis 1994 et je n’ai jamais été accusé de quoi que ce soit. De 2013 à 2015, il y a chaque année des audits des comptes de la fédération et un rapport est adressé à la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) sur l’utilisation de tous les fonds que la fédération reçoit. Je ne comprends pas comment ce que ces audits n’ont pas pu prouver peut aujourd’hui être évoqué pour m’incriminer. »

Cité dans une affaire de 800 mille Euros de la société de téléphonie mobile MTN, Ibrahima Blasco Barry a botté en touche. « Je suis également étonné qu’on m’accuse d’avoir détourné les 800 mille euros de MTN. En fait, la Guinée devait postuler pour l’organisation de la CAN de 2019 ou celle de 2021; il n’y avait pas d’argent. Il fallait donc trouver de l’argent pour monter un dossier de candidature. Pour cela, nous avons recruté un cabinet pour le montage de notre dossier de candidature. Pour payer ce cabinet international, et en collaboration avec le gouvernement, MTN a offert une enveloppe de 800 mille euros qui a servi à payer ces experts. Ceci nous a permis de défendre le dossier de la Guinée et d’obtenir l’organisation de la CAN de 2023. Au lieu de me retrouver ici, je crois que je devais plutôt être décoré de médailles », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Salifou Camara Super V soutient que cette affaire est une cabale montée par l’actuel président de la FEGUIFOOT, Antonio Souaré, depuis 2011 pour le salir et récupérer le poste qu’il occupait. « Dans cette affaire, il y a des non-dits qui remontent depuis 2011. C’est monsieur Mamadou Antonio Souaré, dans son envie de me remplacer à la tête de la FEGUIFOOT, qui a incité un dysfonctionnement profond à la fédération. Il a approché certains travailleurs dans le but de créer des crises pour que l’on dise que la fédération ne fonctionne pas normalement. Avec cette situation, on pourrait mettre en place un comité de normalisation et à l’issue, on allait me faire partir. Ensuite, il a organisé un tract pour me salir, d’abord à l’interne, puis à l’international », accuse Super V.

Pour arriver à ses fins, poursuit-il, Antonio Souaré aurait commandité des audits en confiant la tâche à un de ses amis à qui il aurait donné une importante somme d’argent. « Alors, Antonio Souaré a commandité un audit. Même cet audit n’a pas été organisé dans des conditions normales. Il a confié cet audit à son ami, Mory Cissé, à qui il a payé 73 mille dollars par mois et qui lui a déposé un rapport à usage personnel. C’est ce rapport qu’il utilise pour nous accuser de corruption », soutient Super V.

En outre, l’ancien président de la FEGUIFOOT met en doute l’audit qui l’incrimine, surtout qu’il affirme n’avoir jamais été entendu par les auditeurs. « Cet audit ne m’est pas opposable pour la simple raison qu’il n’a pas été fait conformément aux statuts de la FEGUIFOOT. En plus, je n’ai jamais été entendu par les auditeurs pour une confrontation avec les faits qu’on me reproche aujourd’hui. Il ne me désigne pas non plus pour avoir détourné quoi que ce soit. Et mieux, même si les faits qu’on me reproche aujourd’hui s’avéraient, ils ne peuvent pas constituer d’infractions car ils sont frappés de prescription. Je tiens à rappeler que les faits dont il est question remontent en 2013 jusqu’en 2015 ».

Après des débats et une projection de quelques séquences de preuves par le camp Super V, la présidente du tribunal a renvoyé l’affaire au jeudi 27 février pour la suite des débats.

Alsény KABA pour Guineematin.com

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