3ème mandat pour Alpha Condé ? « ce sera une erreur monumentale », avertit Kabèlè Camara

15 mars 2019 à 12 12 24 03243

La question du 3ème mandat est aujourd’hui sur toutes les lèvres en Guinée. Même si le principal concerné, le professeur Alpha Condé, ne s’est pas encore ouvertement prononcé sur la question, mais il y a des signes qui trompent pas. D’ici là, des voix s’élèvent pour clouer au pilori les agitateurs et autres promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah.

Parmi les nombreux adversaires de cette idée, figure maître Abdoul Kabèlè Camara, président du parti Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD). Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, maître Kabèlè a dit tout le mal qu’il pense de cette question.

Guineematin.com : vous multipliez les rencontres avec les acteurs politiques guinéens. Après Cellou Dalein et Sidya Touré, on vous a vu avec Dr Faya Millimouno. Quel est l’objectif de ces rencontres ?

Abdoul Kabèlè Camara : le Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD) a élaboré un calendrier de visite à l’intention de tous les partis politiques, progressistes, patriotes, qui sont en train de se battre pour la consolidation des acquis démocratiques ; mais surtout pour l’alternance démocratique en Guinée, en un mot, pour la consolidation et la préservation de notre Constitution.

Le RGD se fait le devoir de rendre visite à tous les partis politiques, sans exclusion, et leur adresser ce message de large coalition de l’ensemble des partis politiques, non pas pour se dresser contre un parti ou un homme ; mais simplement, dans l’intérêt exclusif et supérieur de notre pays et de nos braves populations qui ont besoin de paix, de justice, de sécurité et qui ont besoin de sortir de la pauvreté. Ces rencontres s’inscrivent dans ce sens. Qu’est-ce qui est essentiel pour nous aujourd’hui en Guinée ?

Quelque soit nos sensibilités politiques, nous devons nous lever tous pour mener une action commune : celle de la préservation de notre Constitution. Il ne faut pas y toucher, il ne faut pas tenter de violer la Constitution, notamment les dispositions des articles 27 et 154. La Constitution, émanation de l’œuvre du CNT, qu’elle soit bonne ou mauvaise, est une Constitution qui nous a permis de gérer notre nation pendant presque bientôt 10 ans, depuis l’arrivée du président en exercice.

Donc, si cette Constitution était considérée comme mauvaise, dès 2011, on aurait dû lancer le processus de changement. Maintenant, il y a tout un programme qui attend les guinéens. Les élections législatives ne sont pas organisées, le mandat des députés a expiré. D’ailleurs, on s’est amusé à faire proroger ce mandat de façon illimitée parce qu’aucune date précise n’a été fixée pour la fin de cette prorogation. Les élections présidentielles sont à nos portes.

D’ici un an et demi, on doit organiser ces élections, c’est la fin du mandat du Président de la République. Devons-nous rester les bras croisés et regarder faire ? Ou faut-il se lever, lancer l’alerte au maximum pour que la loi soit respectée dans ce pays à commencer par la loi fondamentale qui est la constitution guinéenne ?

Donc, c’est pour cette raison que le RGD s’est levé pour conduire des missions de prise de contact avec les autres partis politiques, les anciens, les plus jeunes, toutes les forces vives pour que nous puissions parler le même langage et entreprendre la même action. Je le dis, et en connaissance de cause, que certains sont en train de manœuvrer pour faire admettre l’idée d’un changement de la Constitution.

Nous le savons, nous connaissons les démarches qui sont en train d’être entreprises en ce moment, en coulisse : on distribue de l’argent, nous le savons. Un groupe de femmes est contacté, des groupes de jeunes sont mis sur le chantier pour essayer de distiller cette information concernant le 3ème mandat. Ça sera une erreur monumentale, parce que c’est la meilleure façon de trahir la confiance du peuple de Guinée.

Guineematin.com : qui soupçonnez-vous être derrière ces manœuvres ? Le président de la République ?

Abdoul Kabèlè Camara : mais c’est lui qui a intérêt.

Guineematin.com : selon vous, qui a intérêt à soutenir ces manœuvres ?

Abdoul Kabèlè Camara : mais, c’est celui qui a intérêt. Ecoutez ! L’alternance démocratique, à mon avis, tout le monde en a besoin. Tous les partis politiques, même le RPG a besoin d’alternance. Si nous voulons parler d’une démocratie réelle, même le président de la République actuellement en fonction a besoin d’alternance démocratique puisque, lui-même a toujours souhaité cette alternance démocratique pendant tout le combat politique qu’il a mené du temps du général Lansana Conté et avant lui.

Je pense que c’est un constat. Il a toujours parlé de démocratie, de justice. Le cas échéant, il devra être celui-là qui sera sur la première ligne de combat pour défendre la démocratie, la Constitution. Ne pas toucher à la durée du mandat : un mandat renouvelable une fois et en aucun cas, les deux mandats ne peuvent être dépassés. Donc, celui-là qui s’est battu pendant des années ne devra pas être aujourd’hui sur la première ligne pour violer la Constitution, pour organiser une fraude à la Constitution.

Il ne le fera pas, je suis sûr et certain. Mais, il y a certaines personnes mal intentionnées tout simplement pour des besoins que nous connaissons tous parce qu’ils sont accrochés à l’Etat, ils tentent de lui faire croire que le 3ème mandat est possible. C’est une erreur grave, une trahison, une fraude à la Constitution qui va être organisée.

A cause de cela, le peuple sera là devant et nous tirerons les fondements de la mobilisation du peuple : des dispositions des traités internationaux, des directives de l’UA, de la CEDEAO et également du droit international. C’est très simple et c’est pourquoi dans certains pays, la désobéissance civile est organisée.

Guineematin.com : pensez-vous qu’une telle action va être enclenchée ici aussi ?

Abdoul Kabèlè Camara : bien sûr, parce que le peuple de Guinée ne l’acceptera pas. C’est ma conviction profonde et c’est ce que les sondages ressortent aujourd’hui.

Guineematin.com : est-ce que vous travaillez dans ce sens ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : le Président lui-même n’a qu’à faire le sondage au niveau de la population. Il comprendra que le peuple de Guinée n’acceptera pas un 3ème mandat, il n’acceptera pas un changement de Constitution. Il n’y a que des gens mal intentionnés qui, pour des besoins qui leur sont propres, tentent de distiller cette information. Mais, le peuple de Guinée, dans sa grande majorité, est contre. Et, c’est un couteau à double tranchant.

A supposer qu’ils organisent un référendum, si le NON l’emporte, il sera en ce moment l’artisan de son propre départ de la présidence parce qu’il aura été désavoué par le peuple. Et, quand un Président est désavoué, il n’a plus aucun intérêt à rester en fonction. Il organise des élections présidentielles le plus rapidement pour dire au revoir au peuple.

Nous souhaitons que le Président en exercice sorte grandi de ses deux mandats et qu’il puisse passer le relais à d’autres dignes fils du pays et assurer ainsi la continuité et préserver de la manière la plus exemplaire en Afrique de l’alternance démocratique. Le Sénégal vient d’être cité comme exemple, pourquoi pas la Guinée ? Le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire, pourquoi pas la Guinée ? Dans notre sous région, les exemples font légion.

Guineematin.com : vous avez parlé d’une grande coalition des acteurs politiques pour barrer la route au Président de la République au cas où il serait tenté de rester au pouvoir après 2020. Mais, on voit que déjà l’opposition est divisée avec d’un côté l’Opposition Républicaine et de l’autre, la Convergence de l’Opposition Démocratique. Dans quel camp on peut classer votre parti ?

Abdoul Kabèlè Camara : l’opposition n’est pas divisée. Sur ce chapitre, nous défendons la même cause, la Constitution guinéenne. C’est à la portée de tout le monde. On peut avoir des sensibilités différentes. Quand les élections législatives arriveront, il y aura concertation entre les partis politiques. Les partis élaboreront des chartes communes. A l’occasion des élections présidentielles, les partis qui pensent qu’ils peuvent s’unir pour aller vers les élections présidentielles, il n’y a aucun problème. Donc ça, ce n’est pas la division.

Mais aujourd’hui, qui touche à la Constitution, touche aux guinéens, quelque soit leur sensibilité, y compris le RPG. Le RPG défend les principes démocratiques à ce que je sache. Donc, le RPG aussi a intérêt à défendre la consolidation et la préservation de la Constitution. Je le dis et je le répète, tant qu’aussi longtemps, on n’appliquera pas correctement les lois et les règlements intérieurs, notre pays va prendre du recul. Il n’y aura pas de démocratie.

Regardez, quand un président issu d’un parti et qui a été candidat de ce parti, il devient élu. Normalement, il doit quitter la scène politique. Il doit s’éloigner des tendances politiques puisqu’il est de facto, le Président de tous les guinéens. Mais, à quoi on assiste ici en Guinée ? Un Président est élu, normalement il doit passer le relai à un autre secrétaire général ou à un président, lui ne devrait plus aller animer les conférences du parti au siège puisqu’il est le Président de tous les guinéens.

En y allant, il fait de la stigmatisation, provoque la division, la préférence d’une fraction du peuple par rapport à une autre. Donc, c’est de l’injustice. C’est la violation de tous les principes fondamentaux. Le Président doit s’éloigner de toutes les tendances et rester à équidistance des partis. Bien entendu, c’est un être humain et il a été porté à la tête de l’Etat non pas par son parti seulement. Il est élu par le peuple de Guinée au suffrage universel. Son parti n’est pas un parti majoritaire. La preuve, au 1er tour de 2010, quel était son pourcentage ?

C’est la coalition de plusieurs groupes de guinéens patriotes qui l’a porté au pouvoir. En conséquence, il doit rester à équidistance. Mais, il ne le fait pas. Il est au RPG, anime les réunions du RPG, donne des directives au RPG, souvent contre les autres partis. C’est une prise de position systématique en violation flagrante des règles élémentaires de la démocratie. Monsieur le Président de la République doit arrêter de telles manœuvres politiques.

Il doit mettre fin à cela d’ici la fin de son mandat en 2020. Si non, sa situation pourrait s’aggraver, il va quitter la scène politique de façon catastrophique. Parce qu’on n’aura pas reconnu l’homme du peuple qu’il se prônait avant 2010, l’homme de la démocratie, de la justice qu’il se réclamait. Ce serait en ce moment la violation de ses propres aspirations.

Guineematin.com : est-ce que depuis que vous avez quitté le gouvernement vous avez rencontré le Président Alpha Condé ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : non. Pourquoi le rencontrer ? Je ne suis pas du genre à aller faire le salamalec à un Président qui a limogé un ministre, ou bien aller encore se mettre à genoux pour demander un poste. Quand je suis rentré en Guinée en 1990, j’ai décidé de travailler dans la profession libérale. Travailler pour moi-même, c’est pourquoi j’ai opté pour le barreau. Je suis devenu avocat après la magistrature au Sénégal. J’ai gardé mon indépendance et je garde cette indépendance encore. Ceux qui pensent que maître Kabèlè peut aller courir pour demander de poste, ils se trompent.

Je suis en rupture avec une telle personnalité et ceux-là aussi qui pensent qu’avec maître Kabèlè, le RGD travaille pour un parti politique, fut-il le RPG ou pour un autre, fut-il un Président Alpha Condé, ils se trompent. Maître Kabèlè n’est dépendant de personne. Il ne dépend que de Dieu, il a foi en Dieu et il est profondément musulman. Personne ne peut me manipuler et je ne manipulerais jamais le RGD au bénéfice d’un autre groupe. Le RGD est un parti comme le RPG, l’UFDG, l’UFR, le BL et les autres partis. Tous ceux qui partageront le même idéal que nous, je leur tendrai la main.

Mais, nous ne serons dépendants de personne. Nous garderons notre dignité, notre personnalité. Mais, nous travaillerons avec tous les patriotes. C’est pourquoi, nous avons organisé ces séries de rencontre pour d’abord féliciter et encourager les anciens qui sont sur le terrain pour toutes les actions qu’ils ont mené pendant des années ; mais, en même temps leur dire qu’il y a une urgence puisque de l’autre côté, la sauce est en train de prendre forme.

Donc, il faut que de toute urgence, nous nous levons pour dire attention, ce que vous êtes en train de préparer, nous sommes au courant. Nous connaissons toutes vos démarches, de nuit comme de jour. Nous connaissons vos stratégies et vos hommes d’ailleurs que vous êtes en train d’envoyer sur le terrain sont très maladroits parce qu’ils ne savent pas interpréter ce que vous voulez dire. Donc, faites attention et nous nous lèverons pour dénoncer des telles manœuvres.

Il faut préserver la Constitution. C’est un droit et tous les guinéens doivent dire NON au changement de Constitution et NON au 3ème mandat. Et le RGD mènera ce combat avec tous les patriotes, quelque soit leur tendance politique, leur sensibilité. L’essentiel, c’est la défense de la Constitution. C’est ce qui peut unir tous les partis politiques progressistes, y compris le RPG, s’il prône l’alternance en son sein.

Guineematin.com : parlons du déguerpissement en cours à Kaporo Rails et à Kipé 2. En tant qu’homme de Droit, quel regard portez-vous sur cette situation ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : c’est vraiment malheureux. En Guinée, depuis plusieurs décennies, on ne prend jamais les choses par le bon bout. A supposer que ceux-là qui sont concernés par le cas de Kaporo Rails soient dans l’illégalité, l’illégalité qui n’est pas leur fait, parce qu’ils ont obtenu des documents administratifs pour s’y installer. Il y a sûrement des gens qui les ont autorisés à occuper ces domaines. Ils se sont installés, même s’il n’y a pas de fondement juridique dans l’occupation de ces domaines.

Mais, ce sont des citoyens guinéens, l’Etat a l’obligation des les écouter, de les comprendre et surtout en plein milieu scolaire, de trouver la solution idoine pour soulager la peine des uns et des autres. Essayer de tenir compte des déplacements des familles, des enfants en âge de scolarité ou qui sont déjà en session. Le premier semestre vient d’être achevé, le second est abordé. Les examens vont bientôt arriver. Il faut tenir compte de tout cela avant de prendre une décision aussi brutale.

Je pense que, quelque soit le fondement juridique sur lequel s’appui l’Etat, il a l’obligation de prendre les dispositions nécessaires pour que les choses se passent dans la dignité de la personne humaine, en tenant compte de tous ces paramètres, des personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer, des enfants à bas âge qui sont dans les écoles, les gens qui priaient en un lieu déterminé, même si on n’a pas démoli les mosquées ; mais, ils ne peuvent plus aller dans ces lieux de prières. Où vont-ils aller ?

C’est vrai que l’univers est le temple de Dieu, on peut prier partout ; mais, attention ! Il y a un point fixe pour les uns et les autres. Donc, vous voyez qu’il y a beaucoup de paramètres dont on devrait tenir compte. On n’a pas tenu compte et ça a été mal exécuté. On a entendu même le Président de la République dire qu’il n’a pas d’état d’âme. On applique la loi quand ça vous arrange et on ferme les yeux quand ça ne vous arrange pas. Est-ce qu’on l’a fait pour affaiblir un parti politique ? Est-ce qu’on l’a fait pour stigmatiser une population ?

Je pense que le RGD, une fois au pouvoir, mettra fin à ce nomadisme juridique et à cette gymnastique intellectuelle ou politique qui n’honore pas la Guinée. Quelques soient les circonstances, il faut tenir compte des aspirations du peuple. Quand une fraction de la population est dans l’illégalité, il y a une manière de résoudre ce problème sans coup férir.

Même si sur le fond, les gens n’avaient pas le droit de s’installer là ; mais, on doit retenir qu’ils ont été logés là par le fait de certaines personnes. Comme ce sont des guinéens, il aurait fallu trouver la meilleure formule pour soulager leur souffrance. Donc, sur la forme, il y a eu un dérapage regrettable, exécrable.

Guineematin.com : votre mot de la fin?

Me Abdoul Kabèlè Camara : c’est de demander à vous les journalistes de vous lever, comme vous l’avez toujours fait, vous avez toujours été à l’avant-garde du combat politique, pour la libéralisation des ondes, pour l’instauration de la démocratie. Continuez le combat, levez-vous dès à présent parce que vous êtes des lanceurs d’alerte. L’alerte doit être lancée pour stopper ceux-là qui sont en train de manœuvrer en coulisse pour asseoir l’idée d’un 3ème mandat, pour stopper ceux qui sont en train d’écrire dans un bureau restreint une nouvelle Constitution.

Levez-vous pour dire stop ! Arrêtez-vous, ce n’est pas dans l’intérêt du peuple. Il faut qu’on comprenne que l’intérêt de la Guinée passe par la consolidation et la préservation de notre Constitution pour que les lois et les règlements deviennent une réalité en Guinée. Qu’elles soient appliquées à l’égard de tous, pour qu’il y ait une justice, pour que la pauvreté s’éloigne de nous et que la Guinée tende vers l’émergence comme tous les pays progressistes.

Je pense que c’est le combat que nous devons mener et que je vous appelle, vous journalistes ; quelque soit votre sensibilité politique, il faut défendre la Constitution, parce que de là découle la liberté des médias et des guinéens. C’est le prix à payer. Ne vous laisser pas corrompre, c’est le message que je lance à tous les guinéens aussi. Levons-nous pour empêcher le tripatouillage et la manipulation de notre Constitution pour empêcher que la durée du mandat prévue soit violée. C’est deux mandats, non renouvelable.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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« Tentative d’assassinat» de Cellou Dalein : l’opposant entendu par la justice

14 mars 2019 à 18 06 47 03473

Plus de quatre mois après le tir qui a touché son véhicule et qu’il qualifie de tentative d’assassinat contre sa personne, Cellou Dalein Diallo a été entendu ce jeudi, 14 mars 2019, par la justice. Le chef de file de l’opposition guinéenne s’est rendu au TPI de Dixinn pour répondre aux questions du juge d’instruction en charge de l’affaire. Accompagné de ses avocats : maître Salifou Béavogui et maître Alsény Aïssata Diallo, le président de l’UFDG a été auditionné pendant trois heures environ.

Au sortir de son audition qui a eu lieu à huis clos, l’opposant s’est confié au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place. « Ce qui justifie ma présence ici, c’est la tentative d’assassinat dont j’ai été l’objet le 23 octobre 2018. La justice a voulu avoir mon témoignage. Elle aurait reçu le rapport des gendarmes et souhaite avoir ma version des faits. C’est ce qui a été fait », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que le véhicule du chef de file de l’opposition guinéenne a essuyé un tir le 23 octobre 2018, à l’occasion d’une manifestation de rue organisée par les opposants et interdite par les autorités. Au moment des faits, Cellou Dalein Diallo et d’autres leaders de l’opposition étaient dans le véhicule, mais le projectile, dont la nature n’a pas été identifiée, n’a touché personne.

L’opposition a dénoncé une tentative d’assassinat orchestrée par le pouvoir. Aussitôt, la gendarmerie a ouvert une enquête. Elle a entendu les différentes parties concernées et a produit son rapport qu’elle a remis à la justice. Rien n’a filtré cependant, pour l’heure, sur le contenu de ce rapport.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Maitre Kabélé à l’opposition : « nous avons emprunté un chemin sur lequel il y aura… »

12 mars 2019 à 18 06 18 03183

Le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), maitre Abdoul Kabélé Camara, continue ses consultations avec les acteurs politiques guinéens. Après avoir rencontré Cellou Dalein et Sidya Touré, l’ancien ministre de la sécurité d’Alpha Condé a reçu ce mardi, 12 mars 2019, Dr Faya Millimouno. C’est le siège du cabinet de maitre Kabélé à Kaloum qui a servi de cadre à cette rencontre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’objectif de cette rencontre était d’échanger avec le leader du Bloc Libéral sur la situation sociopolitique guinéenne en général. La démarche vise également à discuter par rapport à la mise en place d’une large coalition de partis politiques pour faire face à toute velléité de modification de la Constitution guinéenne…

Selon Me Abdoul Kabélé Camara l’heure est à la mobilisation de tous les hommes politiques du pays afin de sortir le pays des maux dont il souffre, causé par le non respect des lois de la République. « Nous avons emprunté un chemin sur lequel il y aura beaucoup d’obstacles. Mais, nous savons qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Dans nos rangs, nous avons des lions, des éléphants.

Nous nous donnerons la main, nous irons comme des jumeaux, pour leur dire que nous n’avons aucune prétention d’acquérir le leadership de quoi que ça soit. Notre seul combat, c’est le combat à mener, c’est le combat pour la sauvegarde des acquis démocratiques et il faut que ça soit dès a présent. Nous irons comme des jumeaux, le RGD et le Bloc Libéral, d’autres se joindront à nous parce que, pour gagner, il faut réunir ceux qui peuvent s’entendre facilement », indique-t-il.

Par ailleurs, maitre Abdoul Kabélé Camara a précisé que le combat que l’opposition mène aujourd’hui est profitable à tout le monde, même au RPG-arc en ciel. « Pour l’instant, l’essentiel c’est de sauvegarder les acquis démocratiques. Vous en avez besoin si vous êtes au pouvoir demain, UFDG en a besoin, nous en avons besoin, tous les partis en ont besoin, même le RPG a intérêt à comprendre qu’il faut que les acquis démocratiques soient respectés », a expliqué le président du RGD.

De son côté, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, a remercié le président du RGD pour la main tendue et reste confiant qu’avec Me Kabélé Camara, les lignes vont bouger. « Nous sommes en politique, ce n’est pas juste pour occuper un fauteuil de ministre. Nous sommes en politique pour veiller à ce que certaines valeurs prennent corps dans la société guinéenne. Mais, cela dépend de comment nous nous comportons. Le BL a toujours travaillé à l’unité de l’opposition.

Mais, quelque part, nous nous sommes heurtés à des obstacles qui sont objectifs, qui nous font conclure parfois que dans la société guinéenne que beaucoup de personnes, y compris l’Elite, on a l’impression que la loi, c’est un encombrement. Nous avons un grand espoir avec Me Camara qui connaît quand même de quoi on parle, quand on parle de loi, parce que c’est un homme de droit. C’est pourquoi, c’est un plaisir pour le BL de répondre à cette invitation », s’est-il réjoui.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tel:224623532504

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Alpha Condé dédie son mandat aux femmes : « elles sont mieux placées pour apprécier cela », dit le PADES

9 mars 2019 à 18 06 43 03433

La célébration de la fête internationale des femmes, hier vendredi, continue de polariser les débats. Le Parti des Démocrates et de l’Espoir (PADES), s’est interrogé sur ce qui a été fait ces derniers temps pour la gent féminine, surtout que le président Alpha Condé a promis de consacrer ses mandats aux jeunes et aux femmes. C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 09 mars 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES, Mohamed Kaba, a rappelé les propos du président Alpha Condé qui a promis d’être au servie des femmes de Guinée. « Vous tous, vous savez autant que moi, que notre chef de l’Etat, selon ce qu’il a dit, a dédié son mandat aux femmes d’abord. Dédier son mandat aux femmes, signifie qu’il va prendre toutes les dispositions, toutes les mesures pour aider les femmes, promouvoir les femmes, pour faire en sorte que les droits des femmes soient respectés dans notre pays.

Aviez vous appréciez effectivement la promesse qui a été faite? Pour voir si cette promesse est tenue ou si elle n’est pas ténue, je pense que les femmes sont mieux placées que tout le monde pour apprécier cela. Qu’est ce qui est réellement fait pour les femmes, pour leur promotion ? Voilà la vraie question qui mérite d’être posée », a dit l’animateur principal de la rencontre.

Parlant d’actes concrets, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES a dénoncé la sous-représentativité des femmes dans l’administration publique guinéenne. « Lorsqu’on dédie un mandat aux femmes, je pense cela devrait être pris par les actes concrets. Il y a combien de femmes dans le gouvernement ? Il y a qui à quel poste de responsabilités ? Au-delà de ça, regardez l’assemblée nationale, il y a combien de femmes?

Regardons les structures déconcentrées au niveau des élections communales, il y avait beaucoup de partis, mais très peu à l’image du PADES, ont pris des femmes comme tête de liste. Je peux vous assurer que sur beaucoup de listes du PADES, les femmes étaient en tête de liste et ont été élus comme maire du PADES. Ça, ce sont les actes qui accompagnent la parole », se réjouit ce proche de Dr Ousmane Kaba.

Sur un autre aspect, Mohamed Kaba a dénoncé la poursuite des violences faites aux femmes à travers la Guinée. « Si vous regardez les statistiques, vous allez vous rendre compte que les violences faites aux femmes ont augmenté de taux. Chaque jour, ce sont des violences qu’on apprend des villes, chaque jour ce sont des violences conjugales.

Pour freiner ça, c’est un travail de tout le monde, c’est vrai que ça devrait commencer par la femme elle-même… Je pense que nous devons encourager les femmes à se battre pour dire oui, nos droits d’abord, ne nous utilisez pas pour aller danser, pour aller faire des soirées et lorsque les activités sont finies nous sommes rejetées, nous sommes mise à la poubelle… »

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Fodé Bangoura sur le 3ème mandat : « des sommes d’argent sont en train d’être distribuées… »

7 mars 2019 à 12 12 59 03593

Les membres du bureau politique national du Parti de l’Unité et du Progrès(PUP) ont conféré, hier mercredi, 6 mars 2019, avec les militants de la fédération de Matam. La démarche des militants et militantes du PUP visait à réaffirmer leur soutien indéfectible aux idéaux de l’ancien parti au pouvoir. Le président du parti en a profité pour dénoncer les promoteurs du 3ème mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre, présidée par Elhadj Fodé Bangoura, numéro un du parti, a connu la participation de plusieurs militants et sympathisants du PUP, notamment les femmes.

Dans son discours de bienvenue, la présidente de Séré PUP de Matam, madame M’Mah Sacko, a laissé entendre que les femmes de cette commune ont pour vocation de valoriser et de promouvoir les œuvres réalisées par le président Lansana Conté. « Notre association est composée de femmes ménagères, teinturière, commerçantes, bureaucrates, et autres.

Connaissant la place que la femme occupe sur l’arène politique dans notre pays, nous, grandes dames de Séré PUP de Matam, profitons de cette belle retrouvaille pour vous rassurer que nous sommes du PUP et nous y demeurerons éternellement. Donc, la valorisation et la promotion des actions laissées par feu, le général Lansana Conté, est notre vocation », a lancé madame Sacko.

Dans la même lancée, le secrétaire administratif du bureau fédéral de Matam, Cheik Amadou Soumah, dira que cette cérémonie est une occasion de se retrouver pour préparer les prochaines échéances électorales. Il a précisé que par rapport à ces échéances en vue, la circonscription de Matam est en bonne voie…

En guise de réponse, le président du parti, Elhadj Fodé Bangoura, les a rappelé que Matam a toujours été un bastion du PUP. « Les femmes de Matam ont toujours voté pour le PUP. Et le PUP a toujours gagné à Matam. Donc, Matam est un bastion du PUP », a-t-il laissé entendre.

L’ancien bras droit de feu le général Lansana Conté a mis l’occasion à profit pour expliquer à l’assistance la position du parti sur la question du 3ème mandat. « Des sommes d’argent sont en train d’être distribuées dans les foyers par le pouvoir en place en vue d’obtenir un 3ème mandat. S’ils viennent dans vos familles pour vous remettre de l’argent dans ce cadre, prenez l’argent et manger, en restant toujours dans votre camp. Mais l’argent, prenez et manger, car c’est l’argent du contribuable », conseille Fodé Bangoura.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/ 654 416 922

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Coordination des fédérations UFDG de l’intérieur : Cellou Baldé fixe ses priorités

21 février 2019 à 12 12 24 02242

Le président de l’UFDG a procédé hier, mercredi 20 février 2019, à quelques réaménagements au sein de sa formation politique. Cellou Dalein Diallo a nommé quatre cadres du parti à de nouveaux postes. Il s’agit de l’honorable Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG, qui est nommé au poste de vice-président chargé des affaires politiques en remplacement de Bano Sow, parti à la CENI ; l’honorable Cellou Baldé, vice-président de la commission électorale du parti devient coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays ; Elhadj Mamadou Diouma Bah, membre du bureau exécutif et fondateur de l’université IUHEG va occuper le poste de coordinateur des fédérations UFDG de l’extérieur et mademoiselle Nadia Nahman est nommée cheffe de cabinet par intérim du président de l’UFDG.

Au lendemain de ses nominations, l’honorable Cellou Baldé s’est confié à Guineematin.com ce jeudi, 21 février 2019. Le député de Labé s’est dit satisfait de la confiance placée en lui. « Nous avons accueilli cette nomination avec satisfaction et nous exprimons toute notre gratitude au président Cellou Dalein Diallo parce que c’est à son pouvoir discrétionnaire par le simple fait que nous ne sommes pas au congrès.

Le poste de vice-président est un poste électif et c’est au congrès de le meubler ; mais, quand il est vacant entre deux congrès, c’est au président de procéder à une nomination. Il a bien voulu assister le vice-président chargé des affaires politiques de deux coordinateurs pour les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur », a-t-il expliqué.

Ainsi donc, honorable Cellou Baldé se fixe déjà plusieurs objectifs, notamment ceux de mieux encadrer les fédérations de l’intérieur du pays auprès du vice-président en charge des affaires politiques et la réorganisation des structures à la base : les comités de base, les sections et les fédérations. « Puisque nous venons de sortir d’un scrutin pour lequel il y a eu beaucoup d’élus, il faut réorganiser les structures du parti.

Nous avons eu beaucoup de maires et de vices maires. Nous comptons aujourd’hui 416 membres des différents exécutifs du pays, 120 maires et environ 121 vices maires également. Nous avons eu plus de 2000 conseillers. Cela va sûrement plus ou moins affecter l’organisation des structures à la base. Donc aujourd’hui, il est question de relancer la redynamisation de ces structures ; mais également, assurer l’encadrement de nos militants et responsables à la base », a souligné le député.

L’élu de Labé pense que la mission ne s’arrête pas là et qu’il faut également étendre l’étendard du parti à travers son implantation dans des zones où il n’y avait pas assez de structures. « Il y a peut-être des zones où il n’y a pas de structures de base, donc il faut étendre l’emprise du parti dans tous les villages, les districts et sous-préfectures du pays. Et, avec un travail collégial, nous ferons en sorte que les résultats attendus soient produits et que l’UFDG soit au sommet en 2020 et que Cellou Dalein Diallo soit élu Président de la République pour que l’alternance soit assurée », a-t-il promis au bout du fil.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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« Choqué par l’arrogance du pouvoir », Cellou Dalein se radicalise : vidéo

29 octobre 2018 à 10 10 14 101410

Cellou Dalein Diallo

« La sûreté est en train de se remplir ; mais, nous n’avons pas droit de les abandonner ! Et, la meilleure manière de lutter pour leur libération, c’est de continuer la résistance. Si nous baissons les bras, c’est terminé ! Il ne s’agit pas d’aller négocier avec le gouvernement la libération de celui-ci, de celui-là, organisons-nous, soyons dans la rue, manifestons, montrons notre indignation. Il ne faut pas me dire d’aller chercher leur libération. Je ne négocie pas avec le gouvernement. Donc, la meilleure négociation, c’est la rue, les manifestations. S’ils veulent, ils nous envoient tous en prison ; mais, ne reculons pas », a notamment annoncé Cellou Dalein Diallo qui appelle ses militants à ne pas oublier ceux qui ont donné leurs vies pour l’avènement de la démocratie dans notre pays.

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Ibrahima Bangoura à l’AG de l’UFR : « Nous sommes marqués par la perte de notre député de Boké »

20 octobre 2018 à 23 11 00 100010

Le décès de l’honorable Abdoulaye Sylla, député uninominal de Boké, a été le principal sujet évoqué lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR, ce samedi, 20 octobre 2018. Les responsables du parti de Sidya Touré ont regretté cette perte tragique et rendu hommage à leur collègue, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

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Crise à l’UDG : Mamadou Sylla qualifie les frondeurs de fous

25 juin 2018 à 15 03 33 06336

Le député et richissime homme d’affaires, Elhadj Mamadou Sylla, n’est plus en odeur de sainteté avec son ancien secrétaire général, Alsény Kolia Sylla. Ce dernier a annoncé la destitution de l’ancien président du patronat guinéen de la tête de l’Union Démocratique de Guinée (UDG). Mais, Mamadou Sylla trouve cette décision absurde et qualifie ceux qui l’ont prise comme étant « des fous », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Kassory Fofana chez Cellou Dalein : vers une décrispation politique ?

4 juin 2018 à 11 11 03 06036

Dans la matinée de ce lundi, 04 juin 2018, Docteur Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement, a été reçu par Elhadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, à son QG à Hamdallaye, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

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Violences en RDC : réaction de la Secrétaire générale de la Francophonie

1 janvier 2018 à 13 01 55 01551

« Rien ne saurait entamer la volonté et les efforts vers une sortie de crise en République Démocratique du Congo » a déclaré la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, tout en exprimant ses plus vives préoccupations face aux violences qui ont fait, hier, 31 décembre 2017, plusieurs morts, de très nombreux blessés et des interpellations massives, alors que par milliers dans la capitale et à travers le pays, l’opposition et la société civile souhaitaient marquer le premier anniversaire des termes de l’Accord de la Saint-Sylvestre auxquels ils tiennent pour y avoir contribué.

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Kérouané : le président Alpha Condé dissout le bureau du RPG à Banankoro

21 décembre 2017 à 18 06 15 121512

Après un statu quo qui a duré plusieurs semaines autour de l’établissement de la liste de candidature du RPG Arc-en-ciel pour les élections locales prochaines à Banankoro, le président de la République Alpha Condé, a décidé de dissoudre le bureau exécutif du comité directeur de son parti dans la localité. Une décision qui suscite une vague d’indignation dans les rangs du parti, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

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Elections locales : l’UFR veut relever « un grand défi, surtout à Conakry » (vidéo)

2 décembre 2017 à 20 08 16 121612

« Nous avons un grand défi à relever, surtout à Conakry où nous avons trois (3) députés uninominaux sur les cinq (5). Nous devons nous battre pour que nous ayons les maires des trois communes (Kaloum, Matam et Matoto, ndlr) où nous avons les députés uninominaux », a notamment dit l’honorable Goyo Zoumanigui, fondateur et vice-président de l’UFR.

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Tournée des femmes leaders et parlementaires : les promesses de l’UPR et du BL

4 novembre 2017 à 21 09 27 112711

Comme annoncé dans nos précédents articles, le forum des femmes parlementaires de Guinée et les femmes leaders de la société civile ont continué leur caravane pour la deuxième et dernière journée, ce samedi 4 novembre 2017, dans la commune de Ratoma, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était dans la délégation.

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Thierno Ousmane de l’UPR prêt à aider Bah Oury à reconquérir l’UFDG : « nous sommes tous de Pita »

29 octobre 2017 à 10 10 29 102910

Lors d’un entretien accordé à la presse dont Guineematin.com, en marge de l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UPR, qu’il a présidée hier, samedi 28 octobre, Thierno Ousmane Diallo, par ailleurs ministre d’Etat en charge de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, a exprimé tout son soutien à Bah Oury, vice-président exclu de l’UFDG.

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Interdiction de la marche : Fodé Oussou sort ses griffes

3 octobre 2017 à 14 02 28 102810

« Pour le moment, nous avons écrit aux autorité et on n’a pas reçu un courrier-réponse qui nous indiquerait les bonnes raisons pour lesquelles on annulerait cette marche ! Donc, c’est vous qui dites que la marche est interdite… », a dit à Guineematin.com Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG (principal parti de l’opposition guinéenne), ce mardi, 03 octobre 2017.

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Fête de l’indépendance : Tibou Kamara sur l’absence des opposants à la place des martyrs

2 octobre 2017 à 20 08 59 105910

Monsieur Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller personnel du chef de l’Etat était parmi les personnalités présentes à la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale. Interrogé après la cérémonie, monsieur Kamara a salué le courage et la détermination de nos devanciers, surtout des héros de l’indépendance, avant d’espérer que ceci inspire les générations actuelles.

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Cellou Dalein dénonce : « L’Etat est entièrement responsable de ce qui est arrivé à Dar-Es-Salam »

30 août 2017 à 12 12 49 08498

Dans la soirée d’hier, mardi 29 août 2017, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne et une importante délégation de son parti se sont rendus à Dar-Es-Salam pour compatir au décès des 9 citoyens tués par la décharge le 22 août dernier. Arrivés vers 16 heures 30 minutes, le patron de l’opposition guinéenne et la délégation qui l’accompagnait se sont d’abord rendus à la mosquée pour s’acquitter de leur devoir religieux avant d’aller aux domiciles des victimes de ces montagnes d’ordures où ils ont présenté leurs condoléances, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

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