Il y a quelques jours, la rédaction de Guineematin.com a reçu l’ancien ministre de la Communication, Alhousseiny Makanéra Kaké. Dans ce cet entretien à bâtons rompus, nous avons évoqué avec l’opposant, plusieurs questions d’actualité.

Nous vous livrons la première partie de cet entretien.

Décryptage !

Guineematin.com : Bonjour Alhousseiny Makanéra Kaké, nous sommes en début d’année, quels sont vos vœux, qu’est-ce que vous souhaitez que le Président Alpha Condé fasse pour la Guinée en 2018 ?

Makanéra Kaké : Je voudrais d’abord profiter de votre micro pour adresser mes vœux les meilleurs à toute la Guinée, à la classe politique guinéenne et surtout à la presse qui a été martyrisée ces derniers temps. C’est toujours un grand plaisir de me retrouver à Guineematin.com qui est aussi un exemple de site d’information. Avec le courage, on comprend qu’on peut réaliser de grandes choses.

Mes vœux pour le Pr Alpha Condé en 2018, c’est de lui formuler les vœux de santé, de prospérité, surtout de prise de conscience pour préparer l’alternance démocratique par la voie constitutionnelle en Guinée. Aujourd’hui, tout est clair, il ne peut pas gagner la compétition économique. Il n’est pas préparé à cela et il prend du retard pour dire aux guinéens qu’il n’est pas candidat pour un 3ème mandat, pour dire aux guinéens qu’il va respecter la constitution. Et j’ai peur pour lui que trop tard ne joue son rôle. Je voudrais également, dire au peuple de Guinée que la dictature, la pauvreté, la misère ne sont pas une fatalité et que chaque peuple mérite son chef. Il faudrait que nous puissions assumer nos responsabilités pour faire en sorte que la Guinée soit un pays démocratique et qu’elle puisse rejoindre rapidement sa place dans le rang du concert des nations émergentes.

Guineematin.com : Vous dites que chaque peuple mérite son chef, ça veut dire que nous méritons vraiment le Pr Alpha Condé et sa gouvernance ?

Makanéra Kaké : Aujourd’hui je le dis oui.

Guineematin.com : Donc, il faut l’applaudir ?

Makanéra Kaké : Non ! On ne doit pas applaudir. C’est dire tout simplement que nous avons failli quelque part. Nous avons failli parce que nous n’avons pas exigé d’Alpha Condé de la transparence dans la gestion des deniers publics.

Guineematin.com : Qu’est-ce qu’il fallait faire ? 

Makanéra Kaké : Ce qu’il fallait faire, c’est de faire en sorte qu’Alpha Condé soit un homme normal comme tous les guinéens.

Guineematin.com : Quand il était candidat ?

Makanéra Kaké : Quand il était candidat tout comme quand il est devenu Président de la République.

Guineematin.com : Mais quand il était candidat, vous faites partie de ceux qui disaient à la population de l’accompagner ?

Makanéra Kaké Oui !

Guineematin.com : Vous étiez donc de son camp !

Makanéra Kaké : Ce qui est évident, ce que j’étais de son camp et j’ai fait en sorte que beaucoup de personnes soient de son camp, parce que je croyais en lui. Vous savez qu’un Président de la République n’est pas élu sur la base de ses résultats, mais il est élu sur la base d’un projet de société. Son projet de société était un projet qui pouvait faire en sorte que les guinéens soient libres au moins.

Guineematin.com : Et vous pensez qu’il n’a pas respecté ce projet de société que vous aviez soutenu ?

Makanéra Kaké : Aujourd’hui, il ne l’a pas respecté et il n’a pas l’air de vouloir le respecter. Qu’est-ce qui a manqué aux guinéens ? C’est de faire en sorte qu’Alpha puisse comprendre qu’il n’est pas notre Dieu, mais un Président de la République. Par conséquent, le seul rapport qui doit nous unir, c’est la constitution et les lois de la République. J’ai vu Alpha venir au pouvoir et je vais vous raconter une anecdote. Alpha Condé était à Kipé quand je suis venu le saluer très tôt le matin. Il avait à ses côtés, Mamady Diawara du PTS. Quand je suis arrivé, les deux personnes m’ont tendu la main. Alpha Condé était plus proche de moi que Mamady Diawara. J’ai sauté la main d’Alpha Condé pour saluer Mamady Diawara qui a dit, non Makanéra ne crée pas de problèmes ! Comment tu peux sauter la main du Président ? J’ai dit non, vous avez quitté chez vous et j’ai quitté chez moi pour venir le saluer. En Afrique, l’étranger est roi. J’ai pris place à côté de Mamady Diawara. Quelques instants après, il y’a un autre qui vient, il a été une personnalité importante pour la Guinée, il se déplaçait avec cortège. Dès qu’il est arrivé, il a mis ses deux genoux à terre pour saluer Alpha Condé qui a dit : « Je n’aime pas ça, c’est vous qui rendez les gens dictateurs».

Guineematin.com : Il venait d’être élu ?

Makanéra Kaké : Il venait d’être élu.

Guineematin.com : Et c’est qui cette personne ?

Makanéra Kaké : Non je préfère garder son nom.

Guineematin.com : Il est vivant ?

Makanéra Kaké : Non ! Malheureusement il est décédé.

Guineematin.com : C’était un acteur politique ?

Makanéra Kaké : Majeur de notre pays. Il a occupé des fonctions importantes dans ce pays. Mamady Diawara connait l’intéressé puisque quand je dis quelque chose, souvent je trouve un moyen de citer le nom d’un témoin. Mamady Diawara est vivant, celui qui l’a fait est mort.

Guineematin.com : J’espère qu’après l’interview, vous allez nous livrer son nom?

Makanéra Kaké : Non ! Je ne vais pas dire le nom de la personne. Je préfère garder ça pour moi. Mais c’est pour vous dire jusqu’à quel niveau Alpha Condé…

Guineematin.com : Vous voulez nous expliquer qu’Alpha Condé n’est pas un dictateur ?

Makanéra Kaké : Non ! C’est parce que vous êtes revenus sur le fait que j’ai dit que chaque peuple mérite son chef. Même si Alpha Condé était un dictateur, je ne dis pas qu’il n’a pas été un dictateur mais le peuple allait l’obliger à ne pas l’être.

Guineematin.com : En quoi faisant ?

Makanéra Kaké : En refusant les combines, en refusant d’obéir à des ordres manifestement illégaux. Je ne parle pas seulement des acteurs politiques parce que souvent la presse renvoie dos à dos les acteurs politiques et l’administration. Quand je dis peuple, je parle de la presse, de la gendarmerie, de l’armée et de toutes les composantes de la nation.

Guineematin.com : Vous pensez qu’on a failli ?

Makanéra Kaké : Oui on a failli.

Guineematin.com : Qu’est-ce qu’on aurait dû faire ?

Makanéra Kaké : Ce qu’on aurait dû faire, c’est d’exiger le respect de la loi, de la constitution.

Guineematin.com : En quoi faisant ?

Makanéra Kaké : D’abord, lorsque Alpha Condé a été élu, et là je vous dis, tous les leaders, on n’a pas voulu se battre par rapport à l’article 46 de la constitution, je ne sais pas pourquoi. L’article 46 est clair. « Le Président de la République dispose d’un pouvoir réglementaire qu’il exerce par décret. Il nomme aux emplois civils suivant une liste qui est votée par l’Assemblée nationale, donc à travers une loi organique ». En dehors des membres du gouvernement, Alpha Condé ne devrait nommer aucun cadre tant que l’Assemblée nationale ne vote pas une loi organique pour fixer une liste de cadres qui seront nommés au conseil des ministres. Si on avait exigé cela, aujourd’hui les directeurs qui distribuent de l’argent, ceux qui pensent qu’ils sont au-dessus de la loi, on n’allait pas voir ça. Le Premier ministre allait avoir une certaine prérogative, les autres ministres aussi et les députés allaient jouer pleinement leur rôle. Mais dès le départ, on a commencé à faire des concessions pour Alpha Condé, nous l’avons cru aux mots. Evidemment, moi je croyais qu’il n’allait pas faire deux mandats parce qu’il a dit qu’il va être le Mandela de la Guinée. Cela nous a manqué. Ensuite, par rapport au budget, l’Assemblée nationale est venue en retard trois ans après l’élection du Président de la République, parce qu’il a été élu en fin 2010 et nous avons eu l’assemblée nationale en 2014. Pendant cette période, il s’est établi une tradition que le budget de la Guinée était assimilé à l’argent propre d’Alpha Condé. Et quand les députés sont venus, on n’a pas pu changer de manière qu’aujourd’hui, l’Assemblée nationale vote un budget, Alpha Condé met en place un comité de trésorerie. Ce comité, c’est lui sait qui doit décaisser et qui ne doit pas décaisser. Finalement, le rôle  de l’Assemblée nationale est devenu purement une formalité. L’argent de la Guinée appartient à Alpha Condé et il donne à qui il veut en fonction de ses humeurs. Pour la simple raison, vous avez remarqué, l’un des hommes que moi j’apprécie et que je trouve comme étant l’un des plus grands patriotes de l’histoire de notre pays aujourd’hui c’est le président de l’INIDH, Mamady Kaba. Je n’ai pas vu encore une autre personne comme lui. Je ne dis pas que ça n’existe pas.

Guineematin.com : Qu’est-ce qu’il a de particulier ?

Makanéra Kaké : Ce qu’il a de particulier, c’est le courage de dire ce qu’il pense en tenant compte du fait que quand il va le dire, il ne bénéficiera d’aucun avantage de ça et il a accepté de perdre tous les avantages de sa fonction en choisissant la Guinée. Je voudrais qu’on mette ça en relief. Vous savez, quand on chante le vice, on enterre la vertu. Et quand on chante la vertu, on enterre le vice. Aujourd’hui on préfère chanter les gloires des gens qui profitent d’une situation pour se faire de l’argent, qui peuvent trahir la cause du peuple pour avoir des fonctions. Mais ceux qui ont le courage de tourner le dos à tous les avantages, on ne parle pas beaucoup d’eux. Mamady Kaba, j’ai vu comment il est devenu président de l’INIDH parce que j’étais encore là, ministre de la Communication. Même moi j’ai envoyé quelqu’un là-bas, tout était préparé pour que Mamady Kaba soit à la solde du pouvoir comme la présidente de la HAC et comme les autres présidents des institutions. Je dis bien comme la présidente de la HAC, parce que la HAC est un organe de régulation. Le premier rôle de cet organe de régulation, c’est de faire en sorte que tous les journalistes, quels qu’ils soient, respectent l’éthique et la déontologie. Deuxièmement, faire en sorte que les médias d’Etat respectent les statuts de médias d’Etat.

Guineematin.com : Donc, la HAC ne joue pas son rôle ?

Makanéra Kaké : Mais, vous voyez quelle personne à la RTG ? Quelle personne peut aller même dans les radios rurales si elle ne parle pas de ce qu’Alpha Condé veut ? Le rôle de la HAC c’est ça. Les gens ne comprennent même pas leur mission. La mission de la HAC, parce qu’on a en souvenir que le pouvoir exécutif monopolisait totalement les médias d’Etat, il fallait créer un organe indépendant qui va jouer le rôle d’arbitre et permettre aux médias d’Etat de jouer pleinement leur rôle en étant un média appartenant à tout le monde. Mais si la HAC est incapable de faire passer les leaders d’opinion, les leaders politiques, tous ceux qui pensent autrement que le pouvoir, quelle régulation elle est en train de faire ? Ce n’est pas en menaçant les pauvres journalistes. Son rôle, c’est de protéger les journalistes de la presse privée qui sont vulnérables parce que l’exécutif seulement suffit pour écraser les journalistes. Je n’ai vu aucune sanction à l’encontre des médias d’Etat qu’on peut considérer comme telle.

Guineematin.com : Pour continuer justement sur ce rôle de la HAC et pour peut-être même parler des médias, il y a eu récemment des mesures coercitives, notamment cette initiative de ponctionner le peu de marchés publicitaires, les communiqués, les annonces que les médias privés reçoivent. Est-ce que vous avez pris connaissance de ça et quel est votre commentaire là-dessus?

Makanéra Kaké : Effectivement, j’ai eu connaissance et c’est pourquoi je vous ai dit que ces gens constituent une bande d’incompétents.

Guineematin.com : Vous parlez du gouvernement ?

Makanéra Kaké : Oui ! Les gens-là ne comprennent rien parce que quand quelqu’un est intelligent, il a un certain niveau, même s’il veut faire du tort, il se conforme. La constitution est claire, nul n’est obligé d’obéir à un ordre manifestement illégal. En se fondant sur l’article 72 de la constitution guinéenne, le taux, l’assiette et la manière de recouvrer l’impôt, c’est du domaine de la loi. Maintenant, demandez à ces ministres qui ont pris cet arrêté ce que représentent les 10%.

Guineematin.com : On ne parle que de 10%, mais 10% c’est pour les radios et télévisions, nous les sites web on réclame 15% ?

Makanéra Kaké : Les 15% c’est pourquoi? Parce que si c’est une redevance, c’est que c’est en contrepartie d’un service. Par exemple, la location de la fréquence, on leur exige de payer 20 millions pour les radios commerciales et 10 millions pour les radios communautaires. Mais les 10 et 15% qu’on demande c’est pourquoi ? Si ce n’est pas une redevance, c’est un impôt. Ils sont incompétents de créer l’impôt. Je vous demande de refuser catégoriquement. N’acceptez jamais de payer et d’ailleurs, souvent quand je regarde ces ministres à la télévision ou à la radio j’ai pitié, ils ne comprennent même pas. Ce n’est pas pour rien que le législateur a dit que l’initiative de la loi appartient concurremment à l’exécutif (le Président de la République) et aux députés. On ne va pas seulement brandir les choses pour dire loi. C’est la nécessité qui crée la loi. Même si cette loi est là, si sa nécessité disparait, la loi aussi doit disparaître. Aujourd’hui, le gouvernement est incapable de couvrir en télévision et radio 50% du territoire national, alors que le droit à l’information est constitutionnel. Maintenant, il y a les particuliers, les privés qui se battent pour donner l’information. Les seules radios et télévisions publiques ont été monopolisées par le pouvoir, le citoyen n’a pas sa part dedans. Même s’il y avait une loi qui avait imposé cela, un ministre allait dire aujourd’hui, même si c’est illégal de payer l’argent. Mais l’opportunité n’est pas là parce que nous ne pouvons pas couvrir toute la Guinée. Nous ne sommes pas en mesure de créer la contradiction au niveau des médias d’Etat, donc il faut renforcer les radios privées pour qu’il y ait au moins le choc des idées qui peut créer le développement de la Guinée. En tant que ministre, il se prononce d’abord sur la loi, mais aussi sur l’opportunité de la loi.  C’est pourquoi on leur permet dans leurs domaines, quand l’opportunité n’est pas là, de proposer des nouvelles lois. Donc, je voudrais qu’on aille au-delà de nous dire que c’est la loi. Moi je vous demande, souvent quand vous les interviewer et on vous parle de la loi, demandez c’est quelle loi. Souvent ils disent la loi mais allez au-delà, vous allez comprendre qu’ils ne comprennent rien.

Guineematin.com : Vous-mêmes vous avez été ministre de la Communication, à votre avis, qu’est-ce qui a poussé le gouvernement à  proposer une telle initiative d’aller vers les médias pour renflouer les caisses de l’Etat en voulant ponctionner les publicités et les communiqués?

Makanéra Kaké : Ce n’est pas pour renflouer les caisses de l’Etat. Renflouer les caisses de l’Etat n’a jamais été le souci du Pr Alpha Condé. Sinon, il y a des régies financières où on peut exiger vraiment une certaine discipline pour renflouer les caisses de l’Etat. Alpha Condé est en train de faire en sorte de tuer les médias en Guinée parce qu’il n’accepte pas des idées contradictoires. Quand j’étais là, puisque je ne suis plus sous le poids de l’obligation de réserve, il y avait cette volonté de harceler les médias. Martine Condé est mon témoin puisque j’ai dit que dès que je parle, je cite un témoin. Les Damantang à l’époque, m’ont remis une liste de griefs contre les médias. A commencer par les studios des émissions à l’intérieur, en passant par la redevance qui n’est pas payée, sans oublier le fait qu’on n’a pas pu renouveler les agréments. Quand j’ai reçu tous ces griefs, je me suis déplacé pour aller voir Martine Condé. Là, je crois qu’elle peut être mon témoin. J’ai dit qu’on ne peut pas exiger aux radios aujourd’hui de payer de l’argent parce qu’elles travaillent dans des conditions très difficiles, je pense que notre combat, c’est de faire en sorte qu’on puisse renforcer la subvention qu’on donne à la presse. Et ensuite, pour les stations des émissions et même les caractéristiques techniques des émetteurs, parce qu’ils avaient dit qu’il ne fallait pas qu’une radio puisse émettre au-delà de 30 Km carré, J’ai dit non que ce n’est plus possible, c’est dépassé.

Guineematin.com : Avec l’internet…

Makanéra Kaké : Avec l’internet où la vitesse est de 300.000 Km/s, on ne peut pas dire à une radio aujourd’hui qu’elle ne peut pas émettre à plus de 30 Km.  Donc, j’ai résolu ce problème à mon temps et vous avez remarqué que tout le temps que j’ai été ministre de la Communication, personne n’a payé un franc. Là, Martine m’a accompagné, mais ces derniers temps, avec la volonté de tripatouiller la constitution, nous avons commencé à voir…

Guineematin.com : Vous pensez que c’est lié ?

Makanéra Kaké : C’est lié. Vous savez, au départ Damantang avait commencé à signer des conventions avec les radios pour présenter aux meilleurs jours les actions du gouvernement. Là, je me suis opposé. J’ai dit que ce qu’on a gagné par la porte, on est en train de le perdre par la fenêtre. La liberté de la presse allait prendre un coup parce que les médias ne sont pas des organes de communication, mais des organes d’information. Si vous payez de l’argent pour qu’ils présentent aux meilleurs jours ce que vous êtes en train de faire, vous dénaturez le rôle de l’information et avec quel argent ? L’argent du contribuable. Je crois que vous vous rappelez de ça. Et on a attaqué, ça n’a pas pu prospérer. Maintenant, ils ont changé pour menacer. On va fermer la radio, c’est pathétique mon frère. Quand c’est un professeur de droit, Président de la République, qu’on dit opposant historique ose dire devant la communauté nationale et internationale qu’il va fermer une radio, j’ai eu pitié de lui. Il oublie qu’avec la liberté de la presse, ni lui, ni ses ministres et personne d’autre ne peut fermer une radio en Guinée. La radio ou la télévision peut être fermée quand elle est en conflit avec la loi et pour cela, il faut la HAC qui n’est pas la présidente seulement. C’est un vote. C’est pourquoi, on a fait en sorte que la HAC soit le reflet des organisations professionnelles, pas seulement de l’exécutif. Comme il a échoué, maintenant il est revenu pour utiliser le levier des impôts pour tuer la presse. Ça aussi a une limite parce qu’il ne sait pas que lui et ses ministres ne peuvent pas créer un impôt. C’est pourquoi, je vous demande de refuser. On va attendre de voir quels sont les élus du peuple qui peuvent prendre cette responsabilité devant l’histoire, d’imposer un impôt pour tuer la presse en Guinée. Là où je suis déçu d’Alpha Condé, celui-là même qui a utilisé des tracts en Guinée dans le besoin d’informer. L’on se rappelle de Sagati et le poisson commence à pourrir par la tête.  Si c’est lui qui ferme des radios qui ont la licence, c’est dire que c’est tout une déception qui m’habite aujourd’hui. J’ai été témoin de cette histoire de notre pays.

A suivre !

Alpha Assia et Nouhou Baldé pour Guineemain.com

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