manifJusqu’à tard, ce mardi 16 septembre 2014, le préfet et le gouverneur de N’zékéroké étaient portés disparus ! Partis sensibiliser les populations de la sous préfecture de Wômè, préfecture de N’zérékoré, sur la route de Beyla, les autorités préfectorales et régionales auraient été chassées et se seraient volatilisées dans la brousse, suite à un affrontement qu’on dit sanglant…

Selon les bribes d’informations à notre portées, c’est une rumeur de ‘’pulvérisation’’ de leur village que les habitants ont appris avant de s’attaquer aux autorités locales venues à leur rencontre avec une équipe de sensibilisation contre Ebola. Ayant vaincus le duel avec la garde rapprochée du préfet et du gouverneur de région, les protestataires auraient caillassé les véhicules des officiels qui auraient utilisé le terrain pour se sauver…

Depuis cette ahurissante débandade, on a du mal à savoir qui a réellement pu échapper à la furie de ces populations ‘’anti Ebola’’ et comment… « Je n’ai pas plus d’informations. Aux dernières nouvelles, ni le préfet, ni le gouverneur n’avait encore un téléphone ouvert… », disait à Guineematin.com un responsable de la RTG, joint au téléphone peu avant 23 heures.

Cette grave incompréhension aurait entraîné des dégâts dramatiques dont Guineematin.com ne peut hasarder de chiffre sans une confirmation officielle.

On se rappelle, il y a juste quelques jours, des rumeurs similaires avaient également fait cas de ‘’pulvérisation’’ du marché de N’zérékoré où des protestations avaient entraîné une paralysie de la ville dans les deux jours qui ont suivi. Seulement, il n’y avait heureusement pas eu de perte en vie humaine.

La fièvre hémorragique à virus Ebola est en Guinée il y a plus de huit mois avec un total cumulé de 949 cas dont 601 décès, selon les chiffres de l’OMS, à la date du 14 septembre. Malheureusement, il reste encore plusieurs poches de résistance, notamment dans la région forestière de la Guinée, épicentre de l’épidémie…

 

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