Manifestation, meeting, opposition, HamdallayeA quelques heures du deuxième meeting de l’opposition guinéenne cette année, Guineematin.com a joint au téléphone un des responsables de l’opposition pour mieux vous informer de l’état actuel de la préparation de ce meeting et aussi du sentiment qui prévaut chez les organisateurs.

Comme on le sait, les principaux opposants au régime Alpha Condé ont appelé leurs militants à un grand rassemblement ce jeudi 22 janvier 2015 au stade de Bonfia, dans la commune de Matam. Ce sera le deuxième de cette année, après celui du 7 janvier à l’esplanade du stade du 28 septembre.

Mais, la grande particularité du meeting d’aujourd’hui est le risque de paralysie totale de la capitale guinéenne. Car, habitant majoritairement la route Le Prince, les partisans de l’opposition pourraient bien paralyser la route Le Prince sur le chemin de Bonfi dont la proximité de l’autoroute Fidel Castro pourrait également perturber la circulation de ce côté.

Au téléphone de Guineematin.com, le directeur de la cellule de communication de l’UFDG, Souleymane Thianguel Bah, craint des répressions des forces de l’ordre contre les militants de l’opposition. Rappelant que les incidents ne sont souvent enregistrés le plus souvent qu’à l’aller ou/et au retour, ce responsable de l’opposition a accusé les forces de l’ordre de provoquer les opposants.

Pour ce responsable de communication, les forces de l’ordre doivent savoir que l’autorisation d’un meeting, comme c’est le cas d’aujourd’hui, autorise aussi les participants à aller et venir sans entrave et en toute sécurité.

Sur le plan de la mobilisation, monsieur Bah rêve d’un public plus nombreux que celui du 7 janvier. « Même en 2013, c’était comme ça ! Les mobilisations vont crescendo ».

Concernant le choix de la date d’aujourd’hui, qui correspond à l’anniversaire du «massacre »  du 22 janvier 2007, à l’occasion des manifestations sociales contre le régime du général Lansana Conté, Souley Thianguel a parlé de pure coïncidence, tout en demandant que les forces de la police, de  la gendarmerie et de l’armée aient le sens de la responsabilité pour que tout se passe dans le calme et la sérénité…

Pour sa part, le pouvoir reproche souvent à l’opposition de transformer ses meetings autorisé dans un endroit précise en marche dans les rues qui devient du coup paralysées et la ville perturbée…

L’opposition exige un dialogue avec le pouvoir, notamment sur l’organisation des élections à venir !

Nouhou Baldé

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