Criminalité : Mamadou Saliou Barry assassiné par la police angolaise a été inhumé à Conakry

Mamadou Saliou Barry, froidement abattu par un policier angolais à LuandaLe corps du jeune Mamadou Saliou Barry, froidement abattu par un policier angolais à Luanda a regagné Conakry dans la nuit du vendredi au samedi 21 mars 2015, à 2 heures du matin, a assisté Guineematin.com à l’aéroport international de Gbéssia Conakry.

Au tarmac de l’aéroport Gbessia, le corps a été accueilli par les responsables de la communauté guinéenne en Angola et le directeur national des affaires sociales et culturelles des Guinéens de l’étranger.

Interrogé sur place par des journalistes dont un reporter de Guineematin.com, monsieur Ibrahima Condé, attaché militaire à l’ambassade de Guinée à Luanda, qui a accompagné le corps, a déclaré : «On a eu ce malheur malgré nous. Mais, dans la vie, on ne sait jamais. Monsieur l’ambassadeur a fait son mieux jusqu’à ce que le corps soit arrivé à Conakry. Malheureusement, cet acte s’est passé. Cela ne nous a pas plus », a-t-il entamé.

Sur les circonstances de la mort de Mamadou Saliou Barry, Ibrahima Condé explique : « Avec l’exercice de sa fonction, le jeune était dans sa boutique, il fermait. On leur a dit de partir, c’était un vendredi, de monter dans le véhicule de la police. En partant, le jeune a pris la fuite et à partir de ce moment, le monsieur lui a tiré dessus et il est tombé. La police l’a pris pour l’amener à l’hôpital et l’ambassadeur m’a dit d’aller suivre l’affaire. Nous l’avons fait avec nos parents qui se trouvent en Angola. Eux-mêmes savent ce qui se passe dans ce pays. »

A en croire cet officier militaire, il faut déconseiller les jeunes guinéens d’aller dans ce pays : « l’Angola n’est plus comme avant. Donc, je demanderais à tous nos jeunes qui veulent tenter leur aventure dans ce pays de ne pas y aller »

Pour monsieur Boubacar Diallo, Directeur nationale des affaires sociales et culturelles au département des Guinéens de l’Etranger, il s’est dit désolé qu’on se réunisse dans ces genres de circonstances pour accueillir le corps d’un compatriote guinéen qui était parti chercher le bonheur : « On aurait souhaité être là pour autre chose. Mais, malheureusement, on ne peut rien faire contre la volonté de Dieu. Ce que je peux dire de plus est qu’il est notre responsabilité, le département, de défendre nos compatriotes vivants à l’étranger. C’est cette responsabilité qui nous oblige d’être là auprès de la famille de la victime pour présenter nos condoléances et leur montrer que le département, à travers le ministre, Sanoussy Bantama Sow, est là pour montrer notre compassion ».

Sur les mesures prises par le gouvernement Guinéen par rapport à l’assassinat de ce jeune par un policier, monsieur Boubacar Diallo a dit : « Je peux vous affirmer que nous avons saisi le gouvernement angolais à travers notre ambassade à Luanda. A travers un rapport, on nous a dit que l’ambassade a porté plainte contre ce policier. L’une des mesures prises par le gouvernement angolais a été l’arrestation du policier, mais aussi sa radiation des effectifs de leur police », rassure-t-il.

Quant à Thierno Amadou Diallo, de la communauté guinéenne vivant en Angola, il a dit être en manque de mots pour qualifier cet assassinat : « Le terme ‘’assassinat’’ est petit pour qualifier cet acte. Nous sommes confrontés à une situation toute particulière. Les communautés qui vivent en Angola font face à une insécurité totale. Une insécurité marquée par la violence, le viol, le brigandage, malgré le dévouement des forces de sécurité angolaise ». Pour lui, la communauté guinéenne vivant en Angola atteint 20 000 personnes et parmi eux moins de 5 000 auraient des papiers légaux.

A rappeler que le défunt, Mamadou Saliou Barry, âgé d’une trentaine d’années, marié et père de trois enfants dont une fille a rejoint sa dernière demeure ce samedi 21 mars 2015 après la prière de 14 heures au cimetière de Hafia2, à Conakry.

Mamadou Alpha Baldé

Tél : 622 68 00 41

 

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