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DE : BOUBACAR SYLLA, Secrétaire National de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.

A : Tous les membres du Bureau Exécutif du Conseil National des Organisations de Société Civile de la Guinée (CNOSCG).

Objet : Dénonciation de la mauvaise gouvernance interne et externe du CNOSCG.

Mesdames et Messieurs,

Les membres du Bureau Exécutif du CNOSCG élus suite à l’Assemblée Générale tenue les 8 et 9 février 2014 à Kindia, se sont engagés à restaurer l’image de l’institution auprès de ces mandants, de l’opinion nationale et des partenaires techniques et financiers, pour pouvoir jouer son rôle d’alerte et de force de proposition auprès du Gouvernement afin de favoriser une culture démocratique de lutte contre la pauvreté au profit de nos concitoyens.
Cette rencontre avait eu lieu dans un environnement de méfiance, de discorde et de violence verbale entre les membres présents à ladite assemblée, dont pour sa réussite, il a fallu sécuriser le lieu de la rencontre par les forces de sécurités.

Pour mémoire, le Conseil National des Organisations de la Société Civile de la Guinée avait connu une crise interne due à la violation de ses textes règlementaires (Statuts, Règlement Intérieur et Manuel de Gestion Administratif et Financière). Cette crise avait eu pour conséquences la mauvaise gestion de ses ressources, la démission de la plupart des organisations membres, la perte de crédibilité au sein de l’opinion nationale et au niveau des Partenaires technique et financiers.

En plus, le CNOSCG a perdu son leadership en République de Guinée, par la création d’au moins six autres organisations faitières dont les membres sont constitués pour la plupart des associations et coalitions démissionnaires qui ne se retrouvaient plus dans la gouvernance et les actes qui sont posés.

Malheureusement, après plus de vingt-deux mois de gestion par notre Bureau Exécutif (les sauveurs), les mêmes maux dénoncés par l’ensemble des acteurs inscrits dans un rapport de diagnostic, perdurent et se consolident au sein de notre institution. A titre d’exemple on peut citer entre autres de ces maux :

 La violation des textes réglementaires de l’institution (Statuts, Règlement Intérieurs et procédure administrative et financière s’il y en a) ;

 Le faible fonctionnement du Bureau Exécutif ;

 L’existence de clans au sein du Bureau Exécutif ;

 Le manque notoire de Communication partagée au sein de l’institution ;

 Le non-respect des procédures de gestion des ressources.

Cependant le CNOSCG avait une opportunité de restaurer la gouvernance par l’application des recommandations issues de son diagnostic institutionnel qui a démontré son échec à travers un manque de transparence élucidé comme mode de gouvernance par le Président du Bureau exécutif du Conseil.

A présent, il est regrettable de constater, que des déclarations et des prises de paroles sont faites au nom de l’Institution sur des sujets de préoccupations nationales sans aucune consultation de ses instances par le Président du Bureau exécutif CNOSCG qui confondrait ses intérêts personnels à l’idéal qui sous-entend la vision de l’Institution.

D’ailleurs, il n’est pas rare d’entendre sur des ondes des medias, des sorties intempestives du Président sur des questions de conflits politiques et socioéconomiques sans aucune consultation des membres du Bureau Exécutif ou d’autres structures spécialisées sur ses questions au sein de l’institution. Au-delà de ces déclarations, des engagements financiers pour la mise en œuvre des projets sont pris par le Président et son « petit groupe » sans la moindre information au niveau du Bureau Exécutif et à plus forte raison en Assemblée Générale Ordinaire et/ou Extraordinaire. Et cela constitue un préjudice !

En outre, dans le cadre de la mise en œuvre des activités des projets, le Président du CNOSCG avec « son groupe » se sont entourés d’une équipe en violation de toutes les procédures de l’Institution et ils travaillent dans une opacité totale en violation de tous les textes qui régissent l’Institution.
Mesdames et Messieurs du Bureau Exécutif du Conseil,

Par notre serment auprès de nos mandants (le sacrifice de soi), nous devrions nous investir à honorer nos engagements, qui est celui de la restauration de la crédibilité de notre institution, par la forte participation de chacun d’entre nous à la lutte contre la mauvaise gouvernance par l’application des textes réglementaires de l’institution.
Allons-nous poursuivre le comportement dénoncé de nos prédécesseurs, en violation de nos textes et en trahissant la confiance de nos mandants ? Je pense que c’est NON.

Dans ce cadre, je lance un appel à l’ensemble des membres du Bureau Exécutif, pour une forte implication dans l’application de nos lois et principes qui sont déclinés dans nos textes, afin d’éviter la répétition de la crise qui a caractérisé notre organisation pendant la période 2010 – 2014.

Pour cela, je suggère la convocation d’une réunion extraordinaire du Bureau Exécutif (de l’ensemble du membre du Bureau Exécutif élu à Kindia en février 2014 est indispensable) et avec pour ordre du jour l’analyse de la gouvernance interne du Bureau Exécutif avant le 25 Décembre 2015, afin de faire une revue de la situation à mi-parcours de notre gouvernance et en apporter une correction judicieuse, dans un délai raisonnable.

Avec un tel rêve, j’ose espérer Mesdames et Messieurs membres du Bureau Exécutif, que cette démarche interne est la meilleure alternative à la résolution des questions de dysfonctionnement de notre institution. Conakry, le 8 décembre 2015

Boubacar SYLLA

Ampliations : 26/26

Bureau Exécutif National : 17/26

Coordinations Régionales : 8/26

RONGEPE : 1/26

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