Le réseau des  femmes parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) envisage d’appuyer les femmes et les orphelins affectés par le virus Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone. L’annonce a été faite ce mardi 17 janvier 2017, par l’honorable Hadja Aissata Daffé, à l’occasion d’une interview accordée à un reporter de Guineematin.com par l’élue de l’UFR et première vice-présidente dudit réseau.

Tout d’abord, Hadja Aissata Daffé a expliqué que le bureau actuel du réseau des  femmes parlementaires de la CEDEAO existe depuis le mois de mai 2016. « Le nouveau bureau de ce réseau a été mis sur pieds à Abuja, au Nigéria et comprend 5 membres. Ce bureau a un mandat de deux ans non renouvelable. La présidente est une sénatrice du Nigéria, je suis la première vice-présidente, la 2ème vice-présidente est Bissau-guinéenne, la secrétaire générale est malienne, la trésorière est du Nigéria. Le bureau comprend des ressortissantes des pays ayant trois langues différentes à savoir le Français, l’Anglais et le Portugais et c’est une présidente tournante » a expliqué la députée de l’UFR.

Par ailleurs, sur les perspectives du réseau, Hadja Aissata Daffé dira qu’il y a un plan d’action déjà préparé à cet effet.

« Après la mise sur pied du nouveau bureau au mois de mai à la fin de la session, nous nous sommes retrouvés à la session d’octobre. C’est ainsi qu’un plan d’action a été établie et nous comptons l’exécuter pour 2017. La priorité de ce plan d’action est de venir dans les pays qui avaient été atteints d’Ebola, à savoir la Guinée, le Libéria et la Sierra Léone. Dans ces pays, on a des enfants orphelins, des femmes veuves d’Ebola, il faut qu’on aille leur apporter note soutien. Nous avons une session extraordinaire en février prochain. Nous verrons les moyens qui ont été réunis, les moyens apportés par le parlement de la CEDEAO pour qu’on puisse mener nos actions. Nous organiserons aussi une soirée humanitaire au Nigéria pour inviter les personnalités, les bonnes volontés pour apporter quelque chose et que l’on puisse faire le déplacement dans ces 3 pays. C’est la première activité que nous voulons mener », a laissé entendre la femme parlementaire.

Parlant de l’actualité nationale, madame Daffé fera remarquer le litigieux point 2 de l’accord politique du 12 octobre « brime les pauvres citoyens, parce que c’est la seule chose qu’il leur reste, à savoir les quartiers et les districts ». L’élue de l’UFR  pense qu’une « politisation à outrance » des quartiers et districts est un danger pour la paix, se référant notamment sur le problème survenu à Kindiadi, dans Dubreka. C’et pourquoi, selon elle, tous les guinéens doivent se mobiliser pour que le point 2 dont il s’agit ne passe pas à l’Assemblée nationale lors de la session extraordinaire de février 2017.

En outre, Hadja Aissata  Daffé regrette la faible représentativité des femmes dans les instances de décision. « On doit dépasser le quota des 30% pour aller à 50 % comme c’est le cas dans certains pays africains comme le Rwanda ou le Sénégal », soutient-elle.

Cependant, la présidente nationale des femmes de l’UFR pense qu’il appartient aussi aux femmes de se battre pour réclamer les places qu’il leur revient. « On ne peut pas rester à la maison et obtenir 30 ou 50 %. Il faut que les femmes s’engagent, qu’elles se battent pour obtenir ce qui leur revient de droit », a suggéré l’honorable Hadj Aissata Daffé.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

 

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