Après 8 ans de prison pour un cas de viol : il jure n’avoir pas forcé la fille et est libéré…

Maçon de profession, Michel Koivogui est accusé d’avoir violé une étudiante, ND, il avait été arrêté et mis en détention provisoire le 21 juillet 2009. Depuis, c’est hier, mardi 09 mai 2017 que le tribunal de première instance de Dixinn a indiqué que Michel Koivogui ne devait pas être emprisonné, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Les faits se sont produits en 2009 à Sangoyah, dans la commune de Matoto. D’après la lecture des procès -verbaux que la victime a versé au dossier, c’est à cette période que Michel Koivogui a pris cette étudiante sur sa moto pour l’envoyer dans le quartier Sangoyah où il l’aurait violée sous un hangar installé au niveau d’une briqueterie. « Il m’a menacé avec une arme avant de me violer. Après l’acte, il m’a remis une somme de 20 000 francs guinéens », a-t-elle accusé.

Mais, l’accusé- qui ne nie pas cette relation sexuelle- jure avoir passé à l’acte avec le libre consentement de la fille. Et, « c’est dans un motel qu’on a eu à faire l’acte et non sous un hangar. Elle n’a pas été menacée, elle était consentante. Elle n’a pas crié au moment de l’acte ni après l’acte. Elle était contente », a expliqué Michel Koivogui.

Pour le procureur Sidy Souleymane Diaye, cette affaire comporte trop de zones d’ombres ; c’est pourquoi, la comparution de la partie civile aurait éclairé le tribunal, a fait observer le procureur.

Après être revenu largement sur les faits, le procureur a fait remarquer « qu’il est certain, dans la soirée du 21 juillet 2009, les deux se sont rencontrés. Et, cette rencontre a conduit à la consommation de l’acte sexuel. Qu’importe que cela soit sous un hangar ou dans une chambre de motel. Il ressort qu’il y a eu acte sexuel. Mais, il ne ressort pas que cet acte est suivi de surprise, de contrainte ou de menace. Ensuite, aucun rapport médical n’a été versé au dossier. Et, nulle part, on a fait remarquer que ND a résisté à cet acte sexuel. C’est pourquoi, on vous demande de faire l’application des articles 544 du code de procédure pénale en le renvoyant à des fins de la poursuite », a requis le procureur.

De son côté, la défense, par la voix de maître Pépé Lamah, après avoir vivement salué les réquisitions du ministère public, a plaidé non coupable. « Nous sommes soulagés qu’après 8 ans de détention provisoire, notre client va recouvrer sa liberté. Le ministère public a marché sur la langue de la défense ; car, le dossier est vide sur toute la ligne. Ce citoyen devrait être indemnisé par l’Etat pour l’avoir mis injustement en prison pendant 8 ans », a dit l’avocat.

Enfin, après 8 ans de détention provisoire, Michel Koivogui a ainsi été libéré et devait rejoindre les siens depuis hier.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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