L’assemblée générale de l’Union des Forces du Changement (UFC) s’est tenue ce samedi 5 août 2017, à son siège national sis à Taouyah, dans la commune de Ratoma. Elle a été présidée par Aboubacar Sylla, entouré des membres du bureau politique national du parti. Le dossier du 28 septembre, la promulgation du code électoral, la cacophonie qui mine actuellement la CENI, ont été entre-autres sujets débattus au cours de cette rencontre, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Abordant la question du dossier du 28 septembre, celui qui se considère encore porte-parole de l’opposition républicaine, a laissé entendre que le gouvernement guinéen ne veut pas que les guinéens soient situés sur cette tragédie. « Chaque année, le ministre de la justice donne des engagements sur la tenue du procès du dossier du 28 septembre. Le gouvernement guinéen dans sa composition actuelle ne veut pas que la lumière soit faite sur cette tragédie. Pour quelle obscure raison ? Je n’en sais absolument rien. Non seulement les personnes qui sont inculpées dans ce dossier continuent à exercer des fonctions à un niveau élevé de l’administration, mais aussi le principale inculpé, Moussa Dadis Camara, est au Burkina Faso», a dit le président de l’UFC.

Aboubacar Sylla menace de descendre dans la rue avec la société civile et les citoyens guinéens si le procès n’est pas organisé à la fin de cette année. « Nous avons constaté que le ministre de la justice est en train de faire une fuite en avant sur ce dossier. Si à la fin de cette année ce procès ne s’ouvre pas, nous nous battrons avec la société civile et avec les citoyens guinéens conscients pour que ce crime ne reste pas impuni. Nous descendrons dans la rue, nous manifesterons pour que ce dossier soit transféré à la CPI », a-t-il martelé.

S’agissant de la Céni, Aboubacar Sylla a fait comprendre que « comme c’est le mercantilisme qui est à la base de ce dysfonctionnement au niveau de cette institution, tous les commissaires devraient être disqualifiés. Donc il fallait complètement dissoudre cette CENI incompétente et revoir sa composition », a-t-il lancé.

Quand à la promulgation du code électoral par le président de République, l’honorable Sylla a dit que « la procédure législative n’a pas été respectée, elle a été violée. Quand un texte est adopté à l’assemblée nationale, si c’est une loi organique, il est transmis au président de la République et le président a l’obligation de soumettre ce texte à l’avis de constitutionnalité de la Cour Constitutionnelle. Tous les délais légaux ont été faussés. Depuis le délai de transmission à la Cour Constitutionnelle, depuis le délai d’examen par la Cour jusqu’au délai de la promulgation, tout à été faussé. Le président de la République s’est précipité récemment pour promulguer ce texte, sans tenir compte des amendements qui ont été faits par la Cour Constitutionnelle », a dénoncé Aboubacar Sylla.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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