Le fleuve Milo, qui coule entre les quartiers Koryalén et Kankankoura, dans la ville de Kankan, était navigable il y a de cela plusieurs années. Mais aujourd’hui, avec la baisse du niveau de l’eau, sa navigation plus possible. Une situation qui s’explique par les activités de l’homme. Les citoyens de la savane guinéenne pratiquent régulièrement l’extraction de sable sur le lit du cours d’eau, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant local.

Tout au long du fleuve Milo, il y’a des tas de sable extraient du fond du cours d’eau. De nombreux citoyens vivent de cette activité qui génère des revenus pour eux. Ce sable servant à la construction d’édifices divers.

Parmi ces nombreux habitants de Kankan, il y a des étudiantes. C’est à l’image d’Onné Onivogui, étudiante en santé communautaire. Parallèlement à ses études, mademoiselle Onivogui pratique cette activité pour gagner sa vie. « Nous venons ici, c’est parce que nous n’avons pas assez de moyens pour subvenir à nos besoins. Ce n’est pas de notre propre volonté, c’est le manque de moyens qui fait que nous sommes là », a-t-elle expliqué.

Mory Condé exerce l’extraction du sable depuis trois (3) ans. Ses explications sont tout aussi simples : « C’est par manque d’emploi que nous venons ici pour extraire le sable. Personne ne nous a autorisés. Moi, je suis au près de ma mère au village, c’est pendant l’étiage que je viens me débrouiller ici. Je cherche à satisfaire mes propres besoins ainsi que ceux de mes parents grâce à cette activité. Nous vendons le plein d’une pirogue entre 6 000 FG à 8 000 FG ».

De son côté, M’Ballou Kourouma est veuve et mère de 11 enfants. Pour elle, cette activité est plus rentable que le commerce. « Quand tu fais le commerce, tu ne gagnes rien, et pourtant tu as des enfants. C’est pourquoi nous avons envisagé de venir extraire du sable et revendre par chargement », dit-elle.

Il faut signaler que cette activité, bien qu’elle soit génératrice de revenus, a un impact négatif sur le fleuve Milo, menacé de disparition. Il revient donc aux autorités en charge de l’environnement de prendre des dispositions pour freiner ce phénomène.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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