L’Organisation non gouvernementale (ONG) Solidarité Suisse Guinée anime depuis pratiquement 5 ans, un centre de formation en couture hommes et dames pour la réinsertion des enfants défavorisés qui n’ont jamais eu la chance d’aller à l’école ou qui n’ont pas pu poursuivre les études à cause de l’extrême pauvreté des parents, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Installé au quartier Tata I dans la commune urbaine de Labé, le Centre de formation Jean-Dominique Jacquemet qui a démarré avec 50 gosses, totalise aujourd’hui 150 enfants déshérités apprenants la couture et la broderie, à côté des séances d’alphabétisation.

« La présidente de l’association Solidarité Suisse Guinée m’a demandé de récupérer les enfants qui  n’ont pas eu la chance d’aller à l’école à cause de l’extrême pauvreté de leurs parents pour qu’ils puissent prendre en charge leurs destins dans les prochaines années » a expliqué le chef du centre, Elhadj Soriba Camara.

Avec une formation rapide et gratuite, 5 jeunes filles ont réussi à leur examen de sorti et obtenu leurs diplômes  Centre Dominique de Tata I, cette année.

« Il n’y a aucun problème. Ces 5 filles ont maîtrisé leur métier. Ceux qui veulent, peuvent confier leurs tenues à coudre à ces jeunes filles. Tout le monde me connait ici, à Labé. J’ai obtenu les ciseaux d’or à Labé ici », a rassuré notre interlocuteur.

L’apprentissage s’y fait avec les sacs de ciment vides. Ce qui permet de garantir la rapidité dans la formation des apprenants. Mais il faut dire que ceux et celles qui fréquentent le Centre Dominique de Tata I restent confrontés à  certaines difficultés liées à l’insuffisance des machines à coudre, au problème d’eau potable et au manque de toilettes.

« La présidente de l’association, Hadja Adjidjatou Barry Baud a promis de nous aider à résoudre ces problèmes. En attendant, j’invite les citoyens de Labé à envoyer leurs enfants au centre Dominique de Tata I. Je garantis que la formation ne va pas dépasser les 3 ans. Surtout que la présidente s’est engagée à nous trouver d’autres machines pour la broderie et un système solaire comme source d’énergie permanente », a conclu le chef du Centre Dominique de Tata I, créé par l’association Solidarité Suisse Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com  

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