Le rapport ITIE-Guinée pour l’année 2016 a été étudié et amendé au cours d’un atelier qui s’est tenu récemment à Conakry. Les acteurs de la société civile qui ont pris part aux travaux, ont procédé à la relecture du document et son appréciation et son amélioration avant qu’il ne soit soumis à l’ITIE international pour validation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Trente acteurs de la société civile issus des ONG Publiez ce que vous payez (PCQVP) et Action mines Guinée (AMIG), se sont réunis le 31 mai et le 1er juin 2018 à Conakry, pour plancher sur le rapport de l’ITIE-Guinée pour l’année 2016. Rapport qui doit être soumis à l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE) internationale pour validation en juillet prochain.

Au micro de Guineematin.com, le Président de PCQVP, Dr Abdoulaye Diallo, également vice-président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC), a expliqué que « cette rencontre de Conakry a permis de jeter un regard critique et fouillé sur ce rapport ITIE-Guinée 2016 soumis à l’appréciation de la société civile. Un travail facilité par le guide d’auto évaluation qui a permis d’interroger ce projet de rapport ».

Ce travail a permis aux participants d’apprécier les forces et de relever les faiblesses, mais aussi d’apporter des corrections au document. Cela, « afin de permettre au conciliateur d’apporter des améliorations au rapport avant le jour indiqué pour sa validation. Le document actuel prend en compte les préoccupations de l’ensemble des acteurs intervenant sur la chaîne notamment les communautés impactées », a dit le Président de PCQVP.

Visiblement satisfait, Dr Abdoulaye Diallo relève que ce rapport est bien structuré, bien détaillé, les informations minières bien fournies avec des tableaux lisibles. Toutefois, les participants ont pu déceler quelques faiblesses comme des fautes d’orthographes et grammaticales qui ont été identifiées et consignées dans un tableau et adressé à la fois au conciliateur et au Comité de pilotage.

Même appréciation de la part du Président de l’AMIG, Amadou Bah, qui salue le travail du conciliateur. Cependant, précise-t-il, « à part des petites fautes de saisie, d’orthographes ou de grammaires, il a été relevé des erreurs de calcul sur certains chiffres et pourcentages dans le document ».

Les participants estiment que certaines entités de l’Etat, notamment la SOGUIPAMI, l’ANAIM et quelques sociétés minières devraient faire plus d’efforts pour fournir les données chiffrées relevant de leur responsabilité.

« Le conciliateur devra relancer ces organismes pour qu’ils puissent fournir ces informations, en vue de compléter le rapport et le rendre plus crédible. Ce sont des informations capitales pour le Comité de pilotage qui a charge de valider le rapport. En tout ce sont 10 sociétés qui ont accepté de fournir des informations sur les 36 existantes et 24 autres font l’objet de rapprochement. Ces sociétés évoluent dans l’extraction de l’or, du granite, du diamant, de la bauxite, … », a expliqué M. Bah.

Selon lui, les participants ont salué unanimement la bonne foi des entités de l’Etat qui doivent être à même de compléter les données exigées par le rapport. Amadou Bah a également salué et remercié le partenaire technique et financier, NRGI, qui a accompagné les organisateurs dans ces travaux.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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