Comme prévu, le gouvernement guinéen et le SLECG ont eu une nouvelle journée de négociation ce lundi, 1er octobre 2018. Les discussions ont porté notamment sur la revendication du syndicat des enseignants qui réclame un salaire de base de 8 millions de francs par mois.

Mais la rencontre n’a pas permis d’aller vers un compromis pouvant permettre d’éviter la grève prévue le 03 octobre prochain, jour de la rentrée scolaire, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Si la rencontre du 28 septembre dernier avait permis de susciter de l’espoir autour d’une solution permettant d’éviter la crise qui plane sur le secteur éducatif guinéen, celle de ce lundi, 1er octobre a été tout autre. Après cette nouvelle journée de négociation, les deux parties ne sont pas parvenues à aller vers une convergence de positions. Et la délégation du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée est sortie déçue de cette rencontre.

« C’est avec amertume que nous avons constaté que les propos tenus le jeudi et le vendredi selon lesquels les salaires des enseignants avaient été débloqués et que les enseignants allaient rentrer en possession de leur salaire, aujourd’hui nous avons constaté que cela n’a pas été le cas. Les salaires de ces 11.148 enseignants arbitrairement dévirés des banques n’ont pas été non seulement revirés mais aussi n’ont pas été payés au billetage.

Donc du coup, le couloir de négociation entre le SLECG et le gouvernement autour du salaire de base de huit millions, conformément au statut particulier de l’éducation mais aussi au point 3 inscrit sur le protocole d’accord obtenu le 13 mars 2018, nous avons constaté que le gouvernement est resté catégorique et a refusé de broncher ne serait-ce qu’un mot autour de ce salaire de base minimum de 1 million pour chaque enseignant », a déploré Mohamed Bangoura, responsable de la communication du SLECG.

Le syndicaliste indique que la grève annoncée pour le 03 octobre aura donc effectivement lieu, même si les négociations vont, dans le même temps, se poursuivre avec le gouvernement. « Nous, nous restons dans l’esprit du protocole d’accord. Tant que nous n’obtenons pas satisfaction autour de notre plateforme revendicative, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée est disponible, est disposé à toujours dialoguer avec le gouvernement en vue de trouver une issue favorable à cette crise.

Même s’il faut qu’on négocie dans la grève, nous sommes prêts. Le mercredi 03 octobre 2018, sur toute l’étendue du territoire national, les enseignants de la République de Guinée seront en grève. Tant que nous n’obtenons pas satisfaction autour de notre plateforme revendicative, nous allons continuer la négociation dans la grève », a laissé entendre Mohamed Bangoura.

Les deux parties vont se retrouver le 03 octobre prochain pour poursuivre les négociations sous la médiation de l’inspection générale du travail. Quant à la rentrée scolaire prévue le même jour, elle pourrait être sérieusement perturbée par la grève des enseignants appelée par le SLECG.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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