La grève appelée par le SLECG est largement suivie dans les écoles de Mamou. Ce lundi 08 octobre 2018 encore, les enseignants de la ville carrefour ont brillé par leur absence dans les écoles tout comme les élèves d’ailleurs. Ce qui a empêché la reprise des cours souhaitée par les autorités, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces derniers, les autorités éducatives du pays ont multiplié les menaces pour tenter d’intimider les enseignants et les amener à reprendre le chemin des classes ce lundi, 08 octobre 2018. Mais, ces différentes sorties médiatiques sont loin visiblement de dissuader les enseignants de Mamou, déterminés à suivre l’appel de leur syndicat jusqu’ à l’augmentation de leur salaire.

Dans les écoles de la ville, le constat est resté le même que celui de la semaine dernière. Pas d’enseignants ni d’élèves. Seuls les chefs d’établissements et les autres membres de l’encadrement étaient dans les écoles.

Et la situation ne devrait pas s’arranger tant qu’un accord ne sera pas obtenu entre le Syndicat des enseignants dirigé par Aboubacar Soumah et le gouvernement, promet un enseignant qui s’est exprimé sous anonymat : « Nous irons jusqu’au bout, seul le général Soumah nous donnera l’ordre de rejoindre les classes. Ils (les responsables éducatifs) pensent qu’ils vont nous intimider en envoyant des mercenaires pour nous remplacer dans les salles de classes, mais ça ne marchera. Donc, c’est à l’État de trouver une solution à cette crise. Nous, nous sommes disposés à négocier », a-t-il indiqué.

Cette nouvelle crise qui frappe le secteur éducatif préoccupe les parents d’élèves. L’un d’eux que nous avons interrogé, appelle à une solution urgente à ce problème qui paralyse les écoles du pays. « C’est vraiment préoccupant, nos enfants sont abandonnés à eux-mêmes. Nous demandons au syndicat et gouvernement de trouver une solution à cette crise pour l’avenir de notre pays.

L’éducation permet d’avoir des futurs cadres bien formés et aptes à assurer l’avenir de leur pays.

La sous-région a démarré les cours depuis le mois de septembre. Les programmes sont circonscrits dans l’espace et dans le temps, si ce temps n’est pas respecté, il va de soi qu’on bâcle encore les programmes comme cela l’avait été l’année passée. Et, je pense que si ça continue comme ça, nous aurons les mêmes résultats que ceux que nous avons connus l’année dernière à Mamou qui fut la dernière région dans les différents examens nationaux session 2018 », souligne ce parent d’élève.

Pour l’heure, les négociations entre le gouvernement et le SLECG autour des 8 millions de salaire mensuel réclamés par le syndicat des enseignants restent bloquées, et les deux parties campent chacune sur sa position.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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