Congrès de l’USTG : les réactions de quelques acteurs clés de la rencontre

Comme annoncé précédemment, le bureau exécutif national de l’USTG a lancé hier lundi, 19 novembre 2018, le 6ème congrès de la centrale syndicale. La rencontre se tient au Palais de Conakry. Elle permettra de renouveler le bureau exécutif de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée. Au sortir de la première journée des travaux quelques acteurs présents ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com présent à la rencontre.

Au nombre des réactions, celle de Louis M’Bemba Soumah, secrétaire général de l’USTG. Le syndicaliste qui a décidé de prendre sa retraite, s’est réjoui d’avoir ramené dans les rangs de l’USTG, les organisations qui avaient quitté la centrale syndicale. « Que ce soit le SLECG, la FESABAG, la FESATEL ou autres, toutes ses fédérations sont revenues à la maison syndicale de l’USTG. Et, c’est ce qui est important. Il faut savoir que même entre la langue et la bouche, il peut y avoir des petits problèmes. L’objectif de tous ces efforts étant d’aider le travailleur à manger à sa faim, à se loger correctement et travailler dans un environnement propice », a-t-il dit.

Abdoulaye Sow, le secrétaire général de la FESABAG et potentiel candidat à la succession de Louis M’Bemba Soumah, a exprimé aussi sa satisfaction par rapport à la réunification de toutes les organisations membres de l’USTG. Il a évoqué également la grève des enseignants lancée par le SLECG, une autre organisation membre de l’USTG, assurant qu’une solution négociée sera trouvée à cette crise qui secoue le secteur de l’éducation.

« On a coutume de dire que même en cas de guerre ou de rébellion, les problèmes finissent autour de la table. Pour le cas de la grève syndicale des enseignants, nous allons revenir autour de la table et discuter. Nous allons voir ce qui est possible pour les deux parties et arrêter cette pagaille », a dit le bouillant syndicaliste.

Abdoulaye Sow s’est prononcé aussi sur le congrès tenu récemment à Mamou par certains membres de l’USTG qui ont été par la suite exclus de la centrale syndicale. « Nous avons au moins 150 congressistes venus de 10 fédérations membres de l’USTG. A Mamou, il n’y avait qu’une frange de 12 membres sur les 26 que compte le bureau exécutif de l’USTG ».

Pour lui d’ailleurs, tout le monde reconnaît le bureau syndical USTG dirigé par Louis M’Bemba Soumah, à qui il rend un vibrant hommage. « Louis M’Bemba Soumah est un grand syndicaliste, qui a formé beaucoup d’autres syndicalistes et mérite la reconnaissance de tout le mouvement syndical », a déclaré Abdoulaye qui indique que le congrès de Mamou ne peut pas être reconnu alors qu’il a été organisé sans l’accord du bureau exécutif dirigé par Louis M’Bemba Soumah.

Présent aussi à la rencontre, Dr Mamadou Taran Diallo, président de l’Association guinéenne pour la transparence et membre du conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), s’est félicité de la tenue de ce congrès. « Ce 6ème Congrès est une excellente chose pour l’USTG qui a réussi à réunir autour d’elle, d’importantes figures syndicales guinéennes. Ce congrès annoncé sous le sceau du changement doit aboutir à plus d’unité entre les syndicalistes et également à l’arrivée de plus de jeunes et de femmes dans les instances de la centrale syndicale », a dit l’activiste de la société civile.

Faut-il rappeler que la cérémonie d’ouverture de ce 6ème congrès de l’USTG a été marquée par la présence de plusieurs personnalités du mouvement social guinéen, à l’image du Président de la PCUD, Abdourahmane Sanoh, de Dr Mamadou Taran Diallo du CNOSCG, de Mariama Penda Diallo de la Cour des Comptes ou encore de Maître Mohamed Traoré, le bâtonnier de l’ordre national des avocats, désigné président d’honneur de l’évènement.

Au nombre des grands absents, le gouvernement et le patronat, deux partenaires privilégiés du mouvement syndical.

Parlant du gouvernement, une source syndicale a confié à Guineematin.com que les relations ne sont pas aussi mal. Elle en veut pour preuve de l’exigence faite à Aboubacar Soumah d’annuler le sit-in du SLECG qui était prévu ce lundi devant le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Les autres absents qui ont marqué les attentions des observateurs, c’est bien le SLECG, version Kadiatou Bah, pourtant mis en place par l’USTG, ou encore la CNTG, la plus importante centrale syndicale du pays.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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