Diakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures

Le ministre guinéen des hydrocarbures a animé une conférence de presse ce vendredi, 17 janvier 2020, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Diakaria Koulibaly a articulé sa communication autour des principales missions assignées à son département et la présentation du secteur pétrolier dans son évolution en Guinée. Il a aussi fait l’état des lieux secteur pétrolier en 2010 dans le pays, énuméré des actions menées et les principaux résultats atteints et évoqué les perspectives de son département pour les prochaines années, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre avec les professionnels de média.

Dans exposé, le ministre des hydrocarbures a laissé entendre qu’avant l’indépendance, l’approvisionnement du marché guinéen était assuré par les firmes internationales (SHELL, MOBIL, TOTAL). « A l’époque, le prix du carburant n’était ni administré, ni homologué. Chacune des sociétés fixant son prix dans un esprit concurrentiel », a dit Diakaria Koulibaly, tout en précisant que le premier puits pétrolier guinéen a été foré en 1977 par le partenaire BUTTES (une compagnie américaine).

Pour le ministre des hydrocarbures, à l’avènement de la 3ème République (intervenu en fin 2010), le secteur pétrolier guinéen était confronté à l’instabilité de l’approvisionnement du pays en carburant (avec ses désagréments pour les consommateurs qui achetaient par endroit le litre du carburant au double voir au triple du prix officiel à la pompe) ; le besoin d’optimisation de la structure des prix de produits pétroliers ; la faible capacité de stockage de produits pétroliers ; le vieillissement du parc automobile de transport des hydrocarbures couplé du besoin de renforcement des dispositifs sécuritaires ; le prix de vente du gaz butane élevé et hors portée du revenu des ménages ; le retard dans les activités de recherche pétrolière ; l’absence d’un programme efficace de formation visant à renforcer les capacités opérationnelles du personnel administratif du secteur pétrolier ; l’inadaptation du code pétrolier de 1986 au contexte évolutif de l’industrie pétrolière ; la faible couverture du bassin géologique guinéen en données sismiques…

Pour résoudre ces difficultés, d’importants progrès et réformes ont été réalisés, « notamment la stabilisation et sécurisation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et la création d’une structure étatique à vocation de superviser les activités d’importation et de distribution. Et, depuis plus deux (02) ans, l’approvisionnement du pays est stabilisé mettant ainsi fin aux calvaires des consommateurs… ».

En plus de la sécurisation de l’approvisionnement en carburant, explique le ministre des hydrocarbures, d’autres réformes ont été engagées. Et, « ces réformes ont permis de bonifier les recettes pétrolières d’environ 70 milliards de francs guinéens par an… »

Selon le ministre des hydrocarbures, la construction du dépôt de Coronthie (en 2012) a permis d’accroître la capacité de stockage du pays en gasoil passant de 45 000 m3 à 76 000 m3 et de faire face aux besoins énergétiques croissants du secteur minier. « En plus du dépôt de Coronthie, un nouveau dépôt aviation (Jet A1) d’une capacité de 1000 m3 a été construit doublant ainsi la capacité du stockage du pays dans le domaine stratégique du trafic aérien. Le parc de camions citernes autrefois vieillissant a été renouvelé… », a indiqué Diakaria Koulibaly, tout en précisant que la défiscalisation a permis de baisser le prix du gaz de 2010 à nos jours dans les proportions importantes (la Bouteille de 6 KG est passée environ de 180 000 FG à 120 000 FG soit une réduction de 60 000 FG par bouteille ; la bouteille de 12.5 KG est passée environ de 350 000 FG à 230 000 FG soit une réduction 120 000 FG par bouteille).

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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