Deux jours après la signature de l’accord entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation (composée de syndicalistes non-grévistes), le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah a tenu une assemblée générale extraordinaire ce jeudi, 30 janvier 2020, à son siège national, à Conakry. La rencontre a regroupé les structures de l’organisation syndicale dans les 5 communes de la capitale et les préfectures de Dubréka, Coyah, et Kindia. Le leader du SLECG a invité les enseignants à poursuivre leur grève jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte par le gouvernement, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Aboubacar Soumah a commencé par évoquer l’accord signé le mardi, 28 janvier 2020, entre le gouvernement et plusieurs organisations syndicales de l’éducation, opposées à la grève déclenchée le 9 janvier dernier par le SLECG. Il fustige l’attitude des autorités guinéennes et parle d’un faux et usage de faux de la part des syndicalistes. « Je ne peux pas comprendre que le gouvernement signe un accord avec des structures syndicales de l’éducation que je que qualifie de fantômes. Ça, je le dirai haut et fort que c’est une irresponsabilité notoire du gouvernement de s’asseoir avec des individus exclus de notre structure pour signer un accord concernant la vie des enseignants.

Mais, je m’en vais vous dire que c’est le ministre du travail, Lansana Komara, qui est à la base de tous ces amalgames au sein de notre corporation, et ça ne marchera pas du tout. Nous n’avons jamais parlé de primes avec le gouvernement, nous avons toujours parlé avec ce gouvernement de nos salaires de 8 millions de francs. Donc, s’il y a des individus soi-disant syndicalistes qui sont allés signer avec ce gouvernement un quelconque accord, je dirai que c’est un faux et usage de faux », a-t-il dit.

Face à cette situation, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée appelle les enseignants membres de la structure à ne pas lâcher prise. Il leur demande à continuer d’observer le mot d’ordre de grève jusqu’à ce que le gouvernement accepte de négocier avec le SLECG autour de ses revendications. « Si la grève doit être suspendue, il faudrait qu’il y ait une négociation entre le SLECG et le gouvernement concernant les 8 millions de francs. Et en deuxième position, l’engagement effectif et sans délai des enseignants contractuels à la fonction publique. Sinon, notre grève continue », a prévenu Aboubacar Soumah.

Par ailleurs, le leader syndical a évoqué le non-paiement des salaires du mois de janvier constaté dans certaines préfectures du pays. Il a rassuré les enseignants que leurs salaires ne seront pas gelés. « Aucune personne d’une IRE et d’une DPE ne pourra se permettre de geler le salaire d’un enseignant qui est en train de revendiquer son droit. Et si cet acte ignoble se présentait, nous allons utiliser tous les moyens légaux pour que cet enseignant soit rétabli à l’immédiat dans ses droits fondamentaux », a promis Aboubacar Soumah.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel. 661 74 99 64

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