Les réactions continuent de se faire entendre au sein de la classe politique guinéenne suite à la nomination de Mamady 3 Kaba comme commissaire à la CENI. Comme la plupart des opposants, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, estime que la désignation de ce juriste pour remplacer feu Me Amadou Salif Kébé, l’ancien président de l’institution électorale, n’a pas respecté la loi. Pour lui, Mamady 3 Kaba n’est pas allé représenter la société à la CENI, mais plutôt le pouvoir dont il est l’un des partisans. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce vendredi 15 mai 2020.

 « Cette nomination est une violation flagrante de la loi. Et la manière dont les choses sont prises, c’est impossible de penser que ce pays-là peut aller en avant. C’est un choix du pouvoir en place, un choix d’Alpha Condé. Le CNOSCG n’est qu’un par-avant pour la simple et bonne raison que Kaba était déjà directeur de cabinet du président de leur Assemblée (la nouvelle Assemblée nationale non reconnue par l’opposition, ndlr). Donc, il ne peut plus se prévaloir des droits qu’il a, s’il en avait, au niveau de la société civile…

En plus, il faut reconnaitre que le CNOSCG n’est pas la seule structure faitière de la société civile aujourd’hui. Si avant c’était valable pour eux seulement, parce qu’il n’existait qu’eux seulement, aujourd’hui on a trois structures faitières de la société civile. C’est eux tous qui doivent se réunir pour choisir la personne qui doit représenter la société civile à la CENI. Mais, ici ce n’est pas le cas. Ici, c’est l’ordre des avocats qui doit désigner son représentant. Nous avons eu Me Abass Bangoura qui a été désigné au niveau de l’ordre des avocats et qui avait démissionné.

Par la suite, c’est par le même biais que l’ordre des avocats avait désigné Me Salif Kébé parce qu’on dit que c’est la structure de laquelle tu es issu qui va désigner ton remplaçant. Donc, c’est les avocats qui doivent désigner, nonobstant le choix machiavélique de Mamady 3 Kaba, qui est déjà sorti de la société civile étant donné qu’il est le directeur de cabinet du président de leur Assemblée. Les gens sont en train de voir ça autrement, mais je dis que le CNOSCG d’aujourd’hui est un total soutien au pouvoir en place. Et son président Dansa Kourouma joue avec le RPG », a dit ce responsable de l’UFR.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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