Alsény Philip Condé, rédacteur en chef de la radio Nabaya FM de Kourémalé

Comme annoncé précédemment, trois journalistes de la radio privée Nabaya FM de Kourémalé, un district relevant de la préfecture et situé à la frontière entre la Guinée et le Mali, ont été convoqués ce samedi matin, 08 août 2020, au commissariat de police de la localité. Et les deux qui ont répondu à cette convocation ont été immédiatement mis aux arrêts et conduits dans la ville de Siguiri. Ils sont accusés d’avoir critiqué la police dans une émission interactive qu’ils ont animée hier, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

Il s’agit d’Aly Soumah, directeur général adjoint de Nabaya FM et Alsény Philip Condé, le rédacteur en chef de la radio. Dès qu’ils ont répondu à la convocation de la police, ils ont été mis aux arrêts et transférés à Siguiri. « Lorsque nous sommes arrivés à la police, les agents ont proféré des injures et des intimidations contre nous. Ils nous ont dit que dans notre émission d’hier, (Tribune de l’actualité), nous les avons critiqués en disant qu’ils se livrent à des abus dans leur travail.

Ils disent que nous avons été corrompus pour les critiquer. Après, le directeur adjoint de la radio, Aly Soumah, et moi-même, avons été arrêtés et embarqués à bord d’un pick-up. Le commissaire Ibrahima Sory Touré et 7 de ses agents nous ont conduits au commissariat spécial de police de Siguiri », a confié Alsény Philip Condé, joint au téléphone.

A Siguiri, les deux journalistes ont été contraints de signer un engagement qu’ils ne vont plus jamais critiquer la police dans leurs émissions avant d’être libérés. Ce qui constitue une atteinte grave à la liberté de la presse, qui est pourtant consacrée par la constitution guinéenne.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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